Athènes! Ha ça faisait depuis bien longtemps que je voulais découvrir la capitale de la Grèce! Bercé par la mythologie et le poids historique de ce nom, Athènes me faisait rêver! Alors durant ce road trip en Grèce, il fallait absolument y faire une étape. Mon passage n’y a été que pour une journée et demi, c’était court mais intense, et j’y reviendrais avec grand plaisir 🙂 C’est parti pour la découverte de la plus grande ville de Grèce, le berceau de la civilisation occidentale. Hop en route!
Comme d’habitude, avant d’aller découvrir cette ville, un petit rappel historique car ça ne fait jamais de mal 😉
Athènes, des origines à nos jours
Athènes aurait été fondée il y a bien longtemps par le roi légendaire Cécrops et placée sous la protection de la déesse Athéna. Historiquement, la ville existe officiellement -800 et se concentre autour de l’Acropole. Devenue une puissante cité, elle sera plongée dans les guerre médiques (conflits entre les cités-états grecques du continent, contre les Perses, à cause du soutien à l’indépendance des cités-états grecques d’Asie). Les athéniens triompheront une première fois en -492 à la bataille de Marathon face à Darius. Ce sera ensuite la vengeance de Xerxès qui déferle sur la Grèce avec ses armées et pille Athènes en -480. Mais une nouvelle fois Athènes triomphe pendant la bataille navale de Salamine. Ensuite, c’est l’âge d’or d’Athènes sous le règne de Périclès. Puis ce sera la Guerre du Péloponnèse et la défaite face à Sparte. La ville passera ensuite sous contrôle Macédonien avant d’être conquise et pillée par les romain en -86. Après un nouvel essor, elle est de nouveau détruite par l’invasion des Hérules germaniques en 267. Durant la période byzantine, Athènes n’est plus qu’une petite ville de province, presque oubliée. Elle traverse l’histoire et passe sous contrôle Ottoman en 1456, puis c’est la guerre d’Indépendance de la Grèce. C’est Athènes qui est choisie comme capitale du nouveau royaume de Grèce en 1834. À ce moment, l’ancienne puissante cité n’est plus qu’une petite ville inhabitée et en partie en ruines! La reconstruction sous le roi Othon suit les recommandations de ses architectes et urbanistes bavarois. On construit des palais et des grandes maisons, mais les rues ne sont ni pavées ni éclairées, et tout autour, c’est des terrains vagues. Dans les années 1920, après la guerre gréco-turque, un grand afflux de population et de réfugiés arrivent à Athènes, et de nouveaux quartiers émergent. Après la guerre civile grecque, à partir des années 1950, la ville commence véritablement à devenir le cœur économique de la Grèce moderne. C’est désormais la plus grande ville du pays et une des principales destinations touristiques d’Europe 🙂
Maintenant que les présentations sont faites, partons à la visite de la ville. Direction le cœur historique de la cité, l’endroit le plus célèbre : la fameuse Acropole!
L’Aéropage
Tout d’abord, un arrêt par l’Aéropage (rien à voir avec un aéroport). C’est un énorme bloc de marbre situé juste à côté de l’Acropole. On grimpe au sommet de ce monolithe par un escalier, l’accès est libre et gratuit. Il porte ce nom car il est associé depuis toujours au dieu Arès. Selon la mythologie, sur ce promontoire rocheux, un fils du dieu Poséidon a violé Alcippe, une fille du dieu Arès. Plein de colère, le dieu de la guerre a tué le fils de Poséidon. Ce dernier demande à Zeus une réparation. C’est donc ici sur ce rocher qu’aurait eut lieu le premier procès de l’histoire, un tribunal des dieux.

Pendant l’antiquité, ce rocher reste lié au pouvoir et à l’ordre. C’est ici que siégeait le Conseil des Anciens de la ville, et plus tard un puissant tribunal judiciaire. Au même endroit, l’apôtre Paul a prêché auprès des athéniens avec cette fameuse phrase « Or, ce Dieu inconnu que vous vénérez sans le connaître, voilà ce que, moi, je viens vous annoncer ». Il y a une petite plaque commémorative pour rappeler cet épisode biblique.

Maintenant c’est avant tout un des meilleurs spots pour profiter d’un sunset sur la ville. Vous rêvez d’un petit apéro cool et voir les plus belles couleurs sur l’Acropole? c’est ici qu’il faut venir 🙂

L’Acropole d’Athènes
Pour visiter l’Acropole, tout un tas de sites proposent des billets, mais il n’y a qu’une seule billetterie officielle, c’est Hellenic Heritage, sur ce lien. Pour tenter de régler les problèmes de sur fréquentation du site, il faut choisir un créneau horaire lors de l’achat du billet. Je vous conseille grandement d’acheter ce billet bien en avance. Déjà, pour être certain d’avoir une entrée, et aussi, pour choisir un horaire en dehors des heures les plus chaudes de la journée. Préférez soit tôt le matin ou en fin d’après-midi. Prévoyez aussi une casquette et de l’eau, car il n’y a aucune zone d’ombre sur l’Acropole. Grimper à l’Acropole c’est mettre ses pas directement dans les plus anciennes traces de la mythologie grecque. L’histoire liée à l’Acropole est juste hallucinante, lisez ça 🙂

L’Acropole, c’est une colline avec un plateau rocheux qui culmine à 156m au dessus de la ville. Le site est occupé depuis la nuit des temps, mais c’est à partir de -1300 que le plateau est entouré de remparts et de murs pour servir de véritable sanctuaire forteresse. L’Acropole porte ce nom en rapport avec le premier roi légendaire de la cité : Cécrops. Il y a très longtemps, cet homme « né directement de la terre », mi-homme mi-serpent (probablement un exilé égyptien), arrive dans la région. Aux hommes qui sont encore presque à l’état sauvage, il apporte l’écriture, l’agriculture, le mariage et les règles de la civilisation. Il explique qui sont les dieux, avec Zeus à leur tête, et comment les adorer. Il interdit les sacrifices humains archaïques et instaure à la place des offrandes de gâteaux au miel (les pelanoi). Bref, Cécrops, c’est LE personnage fondateur d’Athènes. Il arbitre aussi le duel entre la déesse Athéna et le dieu Poséidon qui s’affrontent sur cette colline pour savoir qui contrôlera la province de l’Attique et sera la divinité de la cité. Poséidon fait jaillir de la roche une source d’eau salée d’un coup de trident. Athéna fait pousser un olivier. Cécrops juge qu’Athéna a remporté le duel. La cité devient Athènes, le commerce de l’huile d’olive devient la première source de richesse, et un culte sera rendu à la déesse. Pendant des siècles, la dévotion à Athéna sera donnée à un xoanon, une pièce de bois difforme tombée du ciel et non sculptée par l’homme. Cet objet sacré représentant la divinité était régulièrement couvert de bijoux et de vêtements précieux. Quand Athènes est évacuée en -480 avant l’arrivée des armées de Xerxès, le xoanon d’Athéna est la priorité à sauver. Tant pis si l’Acropole brûle et si la cité est rasée, tant que le xoanon est intact, Athènes est toujours vivante! La reconstruction de l’Acropole se fera principalement sous le règne de Périclès.

La visite de l’Acropole débute par les marches qui montent jusqu’aux Propylées. C’est le monument qui servait d’entrée principale. Périclès voulait une entrée monumentale avec un complexe de temples. Les travaux lancés en -437 ne seront jamais finis, interrompus par la guerre du Péloponnèse et la défaite contre Sparte. Bien plus tard, les romains, les byzantins, les florentins et les ottomans modifieront et démoliront des portions des Propylées pour en faire des palais pour les évêques et les princes, et même un dépôt d’armes!

Après cette grande entrée majestueuse, les visiteurs pouvaient admirer la grande statue en bronze d’Athéna. Comme l’Acropole abritait plusieurs statues sacrées d’Athéna, elles ont toutes un nom. Celle en bronze, c’était Athéna Promachos. Elle est achevée par le sculpteur Phidias en -450 après 10 ans de travaux! Elle mesurait plus de 10m de haut et était visible à des kilomètres de distance. En arme et pointant sa lance vers l’ouest, son regard jugeait tous ceux qui montaient à l’Acropole. Un millénaire plus tard, en 465, elle sera emmenée comme d’autres trésors de l’Acropole jusqu’à Constantinople. Elle disparait de l’histoire lors de la capture de la ville par les Croisés en 1204, probablement fondue pour son bronze. Sur l’Acropole, il ne reste plus que son piédestal vaguement visible au milieu des décombres sur la gauche …

Le Parthénon! Ah, tout le monde vient pour ce monument qui fait parler de lui depuis l’antiquité 🙂 Il fait parti du grand plan de reconstruction de l’Acropole après la dévastation laissée par les Perses. Après la guerre, la cité d’Athènes redevient riche et puissante et veut honorer la déesse. Le Parthénon est construit entre -447 et -438. Il mesure 69m de long et 30m de large. C’est un des rares temples grecs tout en marbre. D’ailleurs est-ce que c’était un temple? et bien non. Le Parthénon était d’avantage vu comme une grande salle aux trésors, un véritable coffre-fort géant. En plus des tonnes d’argent du trésor de la Ligue de Délos, on y trouvait des butins et des trophées de guerre, avec entre autre le trône d’argent de Xerxès (Durant la grande bataille navale de Salamine, le roi Perse avait fait installer un siège pour contempler sa victoire. Mais hélas pour lui, c’est la flotte Grecque qui remporte le combat, Xerxès fuit avec son armée, laissant son trône symbole de sa défaite). Et encore plus important, le Parthénon devait abriter la plus grande statue d’Athéna. Il a d’ailleurs été presque conçu uniquement dans ce but.


Après la réalisation de la grande statue de bronze, Phidias se voit confier la tâche d’une statue encore plus grande! C’est Athéna Parthénos. Elle est appelée chryséléphantine, car on utilisait de l’ivoire d’éléphant pour reproduire la peau, et de l’or pour les bijoux et les vêtements. Elle avait une armature en bois imputrescible (sans doute du cyprès). Achevée en -438, elle faisait plus de 11m de haut. Sa construction a nécessité une somme énorme, estimée à l’équivalent de 200 navires de guerre, presque autant que la flotte athénienne! Même si cette statue était sacrée, elle servait aussi de réserve d’or en cas de besoin (avec plus d’une tonne d’or, qu’on pouvait emprunter par plaques et rembourser avec des intérêts). Elle était placée au centre du Parthénon et sa tête touchait presque le plafond! Devant la statue, il y avait un bassin d’eau huileuse, utilisé à la fois pour lustrer la statue et entretenir l’ivoire, assainir l’air, et lui donner un aspect encore plus vivant grâce aux reflets sur l’eau. Malgré ce nouveau chef d’œuvre, on accusa Phidias d’avoir détourné de l’or durant la construction et d’être impie car il avait sculpté un visage lui ressemblant sur le bouclier de la déesse sans en avoir la permission. Chassé d’Athènes, il s’exilera à Olympie, où il construira la statue de Zeus, une des sept merveilles du monde. Mais ça, c’est une autre histoire, et Olympie j’en parle sur cette page 😉 *** Et au fait, que devient cette grande statue Athéna Parthénos ? Et bien elle aussi sera démontée par les romains et envoyée à Constantinople où elle disparaitra dans un incendie …
Lors de sa construction, le fronton du Parthénon est le plus grand de l’époque. D’un côté il y avait des sculptures représentant la naissance d’Athéna. De l’autre côté, la scène représentée était le fameux duel entre Athéna et Poséidon. Tout autour, une grande frise sculptée longue de 160m décrit le déroulement des festivités des jeux panathénaïques en l’honneur de la déesse.

Le Parthénon traverse les siècles. Il est préservé par les romains. Par miracle, à l’époque byzantine quand les cultes païens sont interdits dans l’empire, il est reconverti en église pour ne pas être détruit. On lui rajoute même un petit clocher! Mille ans plus tard, quand les turcs font la conquête d’Athènes en 1458, Mehmed II décide de le transformer en mosquée. Le clocher devient un minaret et le Panthéon est à nouveau sauvé! En fait il n’y aura jamais vraiment de culte musulman à l’intérieur du monument, il semblerait que c’était d’avantage une volonté du sultan de préserver ce magnifique monument. Finalement la plus grosse destruction intervient en 1687 quand Venise est en guerre contre les turcs à Athènes. Un boulet de canon vénitien vise et touche la réserve de poudre qui était entreposée ici. L’explosion détruit une bonne partie du Parthénon et il finit par tomber en ruines.
Malgré tout ça, c’était quasiment le seul exemple de grand temple antique dont les sculptures pourtant païennes sur les frontons avaient été préservées du vandalisme et avaient survécues jusqu’à nos jours. Enfin ça, c’était jusqu’en 1802. Car le coup de grâce donné au Parthénon est réalisé par l’anglais Thomas Bruce, alors ambassadeur britannique dans l’empire Ottoman. Après avoir distribué de nombreux pots de vin aux autorités turcs, il découpe à la scie les frontons du Parthénon (alors qu’il ne devait faire que des moulages) et repart avec en Angleterre! Et le comble, c’est que le bateau transportant secrètement la précieuse cargaison a coulé dans une tempête près de Cythère, une île du sud du Péloponnèse. Des plongeurs pêcheurs d’éponges grecs, appelés à la rescousse, ont réussi à remonter les caisses (annoncées contenir des pierres sans valeurs) des fonds marins. Depuis, le tout est exposé au British Museum à Londres, et c’est une crise diplomatique sans fin entre la Grèce et l’Angleterre pour la restitution des fresques du Parthénon…

Malgré cette longue histoire pleines de rebondissements, le Parthénon reste mondialement renommé pour ses grandes dimensions et son élégance. Ce symbole de la puissance d’Athènes et du monde grec antique est un incroyable témoignage du passé 🙂
Et vous saviez qu’il existe une réplique en taille réelle du Parthénon ? C’est à Nashville dans le Tennessee aux USA. En 1897, pour les festivités du centenaire de la création de l’état, on décide de construire un Parthénon grandeur nature (en bois, briques et plâtres). Il y a même la grande statue d’Athéna taille réelle à l’intérieur!
Tout ça n’est presque rien comparé à l’Érechthéion 🙂 C’est le petit temple construit tout près du rebord de l’Acropole, pour remplacer l’ancien temple Athéna Polias, détruit par les Perses en -480. Ces ruines sont d’ailleurs visibles juste à côté. Les athéniens ne voulaient pas reconstruire les temples détruits par les perses pour justement garder en mémoire ce terrible évènement. L’Érechthéion est construit en -421. Son rôle est de garder les objets sacrés liés au culte d’Athéna. Le plus sacré d’entre tous, c’était le Palladion, ou xoanon, la fameuse petite statue de bois tombée du ciel.

C’est vers cette statuette que convergeait la grande procession des Panathénées à travers la cité pour lui offrir le peplos sacré (Chaque année, une tunique était tissée pendant 9 mois par des jeunes athéniennes et offerte à la déesse. La tunique précédente, devenue sacrée, était alors soigneusement conservée dans les trésors du Parthénon). La statue était éclairée en permanence par une lampe à huile magique qui ne s’éteignait jamais. En le réservoir à huile de la lampe était tellement grand qu’on ne le remplissait qu’une fois par an, et sa mèche ne se consumait pas car elle était sans doute en amiante.
L’Érechthéion marque aussi physiquement l’emplacement de la dispute divine entre Athéna et Poséidon. La marque du trident de Poséidon est visible, avec la trace d’une fissure dans la roche d’où jaillissait de l’eau (la source est à sec depuis longtemps). L’olivier sacré d’Athéna est à côté du temple. Il était toujours vert et ne grandissait jamais. Il est brulé comme tout le reste par les Perses, mais quand les athéniens reviennent dans leur cité en cendres, une branche verte avait déjà repoussé! Celui qu’on voit de nos jours a été planté dans les années 1950 à l’endroit supposé où se trouvait l’ancien olivier sacré. Encore plus fort, l’Érechthéion garde aussi une trace de Zeus! Une ouverture dans le plafond et une faille dans le sol marquent l’emplacement où le roi des dieux, Zeus, aurait envoyé sa foudre pour tuer le roi Erechthée (6e roi légendaire d’Athènes). C’était pour le punir d’avoir tué au combat le roi Thrace Eumolpos (un fils de Poséidon). Erechthée est considéré comme un héros de la cité et le temple porte son nom.


La légende veut que sous le célèbre porche des Cariatides sur le côté du temple, se trouve la tombe du mythique Cécrops. Une énorme poutre en marbre a été placée au dessus pour ne pas abîmer la tombe. Les cariatides portent éternellement les offrandes pour le roi légendaire situé sous leurs pieds. Une autre tombe sous le temple est sensée être celle du roi Erechthée. La légende dit qu’elle abritait un serpent géant que les prêtresses d’Athéna devaient régulièrement nourrir avec des offrandes.
Le tout a été pillé et transformé à de nombreuses reprises durant l’histoire. Le xaonon sacré a sans doute été brulé comme un vulgaire bout de bois par des fanatiques chrétiens. L’Érechthéion sera transformé en église, puis en palais et même en harem. Une des cariatides sera arrachée par le fameux anglais (et aussi exposée au British Museum). Les 5 autres sont à l’abri au musée de l’Acropole. Celles qu’on voit sur le temple sont des répliques exactes. Enfin, pendant la guerre d’indépendance grecque en 1827, l’Érechthéion est bombardé.

Voilà, c’est fini pour l’histoire incroyable et fascinante de l’Acropole! 🙂
Sinon, grimper à l’Acropole, c’est aussi l’occasion de découvrir des superbes points de vue sur la ville. Par exemple, vers le nord-est, c’est la vue sur le quartier Plaka, Syntagma (le centre politique et moderne), et enfin le quartier chic de Kolonaki sur les pentes du mont Lycabette 🙂

Côté sud-ouest, la jolie vue sur la colline de Filipappou, ainsi qu’une bonne couche de pollution au loin…

En bas, on aperçoit l’Odéon d’Hérode Atticus construit en 161 par un riche banquier de la cité. Ce théâtre pouvait accueillir 5.000 spectateurs. Malgré ses dimensions impressionnantes, il était recouvert par un plafond en bois de cèdre. Il sera incendié et pillé un siècle plus tard, lors de l’invasion des Hérules. Depuis sa rénovation dans les années 1950, il est régulièrement utilisé pour des grands concerts en plein air 🙂
Plein sud, c’est le quartier Makriyanni, avec au premier plan le théâtre de Dionysos. Au départ il s’agissait d’un sanctuaire dédié à Dionysos, le dieu du vin de la fête et du théâtre. Les spectateurs assistaient aux cérémonies et sacrifices en s’asseyant directement dans l’herbe de la colline. Puis, le lieu prend une autre dimension au Ve siècle avant JC. Il pouvait alors accueillir jusqu’à 17.000 spectateurs. Il devient le premier théâtre du monde. C’est ici que les grands dramaturges Sophocle, Euripide et Eschyle font jouer leurs chefs d’œuvres pour la première fois.

Derrière le théâtre, on aperçoit un grand bâtiment moderne, c’est justement la prochaine étape de la visite 🙂
Le Musée de l’Acropole
Quasiment indissociable d’une visite de l’Acropole, c’est la visite du musée de l’Acropole, situé juste au pied de la colline sur le versant sud. C’est un grand bâtiment à l’architecture moderne (et bien climatisé) inauguré en 2009. Il est dédié exclusivement aux résultats des fouilles réalisées sur la colline de l’Acropole.

On peut y découvrir la grande frise sculptée qui faisait le tour du Parthénon et s’approcher au plus près des fameuses cariatides de l’Erechthéion.

Une partie des collections provient du « dépôt des Perses ». C’est ainsi qu’on appelle les nombreuses sculptures détruites par les troupes de Xerxès Ier lors du pillage d’Athènes en -480.



Pèle mêle, une petite compilation d’œuvres présentées 🙂


Le musée est intéressant mais je trouve que la visite est un peu gâchée par la foule. Il y a vraiment énormément de touristes, et souvent plus intéressés par les selfies que par les antiquités.
Si vous voulez le visiter, plus d’infos sur ce site.
On continue la balade dans le quartier en allant prendre un peu de hauteur 🙂
La colline de Filopappou
C’est une grande colline au sud-ouest de l’Acropole. Elle était souvent utilisée par les attaquants lors des sièges de la ville. L’accès à cette colline est libre. Ici on est loin de la foule et on peut se balader de façon bien plus paisible à l’ombre des pins avant d’atteindre des points de vue tous plus beaux les uns que les autres.

La colline porte ce nom en référence au monument construit à son sommet. Ce monument en marbre a été construit en l’an 119 pour honorer le prince Philopappos, un bienfaiteur de la cité.

Cette colline abrite aussi quelques petites grottes qui sont présentées comme la prison de Socrate. Pour rappel, dans l’Antiquité, quand Athènes perd la guerre face à Sparte, c’est la déchéance et il faut trouver des coupables. On accuse entre autres le célèbre philosophe Socrate de dépraver la jeunesse. À l’issu d’un procès où il ne cherche pas à se défendre, il est condamné à mort par empoisonnement. Selon la légende, c’est dans une de ses grottes qu’il aurait mis fin à ses jours, en présence de ses disciples, dont Platon.

Depuis le sommet de la colline on aperçoit Le Pirée situé quelques kilomètres plus loin au sud. Le Pirée c’est le port historique qui a permis à Athènes d’étendre son influence grâce à sa flotte militaire et marchande. Deux gigantesques longs murs fortifiés partaient de la cité jusqu’au port. Maintenant, Le Pirée, c’est un des principaux sites industriels de Grèce et un des plus grands ports du monde pour le transport de passagers.
On en profite aussi pour admirer la vue sur l’Acropole et le Parthénon, on ne s’en lasse pas 🙂

De nuit aussi, c’est très joli 😉

L’Agora Romaine
On continue la visite au nord de l’Acropole. Après la conquête de la ville par Rome en -86, la cité se devait d’avoir une traditionnelle Agora Romaine. Elle sera construite à côté de l’antique Agora Grecque construite 6 siècles plus tôt. Après deux mille ans d’existence, l’Agora romaine a peu à peu disparue sous les constructions et les habitations de la ville. Des récentes restaurations ont permit de remettre à jour ce qui restait du site. On commence par la grande Porte d’Athéna Archegetis. C’était un monument construit par les romains pour les athéniens, en l’an -11, en hommage à la déesse Athéna. Elle marquait l’entrée de l’Agora.

Dans l’agora, on trouve la célèbre Tour des Vents aussi appelée horloge d’Andronicos. Cette tour octogonale de 13m de haut doit son nom aux sculptures représentant les 8 dieux des vents. Cette modeste construction était en réalité une ingénieuse horloge hydraulique, accompagnée de cadrans solaires et d’une girouette. C’était une prouesse technologique à l’époque! On a retrouvé des traces de canalisations mais on n’a aucune idée du mécanisme qu’il y avait à l’intérieur de la tour, mystère! Occupée (et préservée pendant) des siècles, elle n’a été totalement dégagée que lors des fouilles du XIXe siècle.
Deux rues plus loin, on peut découvrir le site de la Bibliothèque d’Hadrien, construite en l’an 131 par l’empereur du même nom. Le monumental bâtiment été d’avantage comme une sorte de grand centre culturel, avec une bibliothèque, des salles d’expositions d’œuvres d’arts etc … En partie détruit lors du pillage d’Athènes en 267 par les Hérules germaniques, l’ensemble n’a jamais été totalement reconstruit. Un grand mur a été restauré dans les années 1980, et c’est tout ce qu’il reste du fameux monument.

Sur le même site, on peut voir les ruines du Temple de Tetrakochochos. C’était une basilique byzantine construite sur les vestiges de la bibliothèque antique. L’entrée de l’Agora romaine est payante (10€), mais on peut voir la majorité des ruines gratuitement depuis la rue.
Hadrianopolis
À l’est de l’Acropole, au IIe siècle, l’empereur Hadrien, grand fan de la culture grecque, décide d’agrandir la cité avec un tout nouveau quartier, Hadrianopolis. Pour marquer symboliquement la frontière entre l’ancienne cité et la nouvelle, un monument est construit. C’est l’Arche d’Hadrien. Un monument en marbre de 18m de haut érigé en l’honneur de l’empereur romain. L’arche a miraculeusement survécut jusqu’à nos jours. Maintenant une route encombrée de voitures passe juste à côté.

Juste après cette arche, on découvre le monumental Temple de Zeus Olympien. Sa construction a commencé bien avant les romains, au VIe siècle avant JC. À l’époque, les tyrans, dirigeants athéniens, voulaient construire le plus grand temple du monde. Plus de 100m de long et 40m de large, et une centaine de colonnes hautes de 17m! Après la chute des tyrans et la naissance de la République d’Athènes, on abandonne sa construction, jugée inutile et beaucoup trop couteuse. Le temple reste à l’abandon pendant plus de 3 siècles. Les travaux reprennent en -174 avant d’être à nouveau interrompus. En -86, le général romain Sylla fit même transporter des colonnes du temple jusqu’à Rome pour orner le Capitole. Le grand temple de Zeus ne sera finalement achevé que sous le règne de l’empereur romain Hadrien en 129 (presque 800 ans après les premières pierres).

À l’intérieur le temple abritait une gigantesque statue de Zeus en or et en ivoire, ainsi qu’une énorme statue de l’empereur Hadrien, s’élevant ainsi lui-même au rang de divinité. Finalement ce gigantesque temple n’aura vécut qu’un siècle seulement. Il sera détruit et pillé en 267 par les Hérules. Impossible à réparer, il servira de carrière de pierres pour la reconstruction de la cité. Sur les 104 gigantesques colonnes, il n’en reste plus que 16 encore debout. L’entrée du site est payante (20€!) et a priori il n’y a plus grand chose à voir.
Le Stade Panathénaïque
Un peu plus loin à l’est, après avoir traversé une grande avenue, on arrive devant le Stade panathénaïque, le « stade de tous les athéniens ». Son origine remonte en l’an -330. Il est de forme allongée avec une piste longue de 220m et un virage très serré. On y célébrait les Panathénées tous les 4 ans (des espèces de mini-jeux olympiques propres aux Athéniens). Plus tard, en 140, les romains agrandissent le stade antique. Il devient alors un grand stade recouvert de marbre qui pouvait accueillir 50.000 spectateurs! Après l’interdiction des fêtes païennes au Ve siècle, le stade n’est plus utilisé. Le marbre est alors pillé pour d’autres constructions et le stade situé dans un creux entre deux collines fini recouvert par la terre et la végétation.

Il disparait de la mémoire des hommes avant de réapparaitre suite aux fouilles archéologiques du XIXe siècle. Il est alors entièrement remis en état pour les Jeux Olympiques de 1896.
L’entrée sur le stade coûte 12€ et permet d’accéder aussi à un petit espace musée. Plus d’infos sur ce site.
Revenons maintenant dans le quartier historique de Plaka 🙂 Au milieu de ces jolies ruelles animées on trouve quelques pépites.
Le Manoir Benizelos
C’est officiellement la plus ancienne maison existante d’Athènes. La famille aristocratique athénienne des Benizelos vivait dans cette demeure au XVIe siècle. Elle deviendra ensuite une taverne, puis sera divisée en plusieurs habitations et tombera en ruines dans les années 1980.


Après d’importants travaux de rénovation, l’ancien manoir ouvre au public et essaye de montrer l’intérieur typique d’une habitation à Athènes au XVIIIe siècle. On y découvre un petit musée expliquant la vie dans les différentes pièces d’une riche demeure à Athènes durant la période Ottomane. L’entrée est à prix libre (donation).


Une figure importante de la famille Benizelos, c’est sainte Philothée. C’était une jeune femme belle, intelligente et extrêmement riche. Par exemple elle avait reçu en héritage un quartier entier d’Athènes! Elle décide d’en faire don à l’église et devient nonne. Elle utilisera toute sa fortune pour des actions caritatives et sociales. Elle meurt en 1589 après des tortures que les turcs lui font subir. Sa relique est préservée dans la cathédrale. C’est la sainte patronne d’Athènes.
La Cathédrale d’Athènes
Un peu plus loin, on arrive sur la place Mitropoleos. On y voit la statue de Constantin XI (dernier empereur de l’Empire Romain d’Orient) et celle à l’allure sévère de l’archevêque Damaskinos (premier ministre de la Grèce en 1946). Mais on vient surtout ici pour visiter la grande Cathédrale d’Athènes. Sa construction est lancée en 1842 par le nouveau roi de Grèce Othon 1er.


Sa construction durera 20 ans. Le marbre utilisé provient de 70 église démolies ou en ruines après le départ des ottomans d’Athènes.
Juste à côté de la grande cathédrale, on trouve la petite église connue comme la Petite Métropole. On pense qu’elle a été construite vers le XIVe siècle.


Ce qui est assez curieux, c’est que presque toutes les pierres proviennent d’autres constructions. C’est une petite église recyclée 😉
Quelques rues plus loin, il y a une autre curiosité, avec cette étonnante et pittoresque église Agia Dynami. Elle est construite au XVIe siècle sur les ruines d’un ancien temples d’Héraclès, pendant l’époque ottomane. Ironie du sort, elle a faillit être détruite dans les années 1980, lors de la construction du Ministère de l’éducation et des affaires religieuses, celui qui doit justement protéger les églises! Elle est finalement sauvegardée et se retrouve maintenant coincée entre les piles de l’immeuble moderne reconverti depuis en hôtel 5 étoiles. Les femmes enceintes viennent prier ici pour se donner de la force pour l’accouchement et avoir un enfant en bonne santé. Cette petite église a aussi servi de réseau clandestin de munition pendant la guerre d’indépendance grecque. Tant de choses pour un si petit bâtiment 😉


Dans le même quartier, on peut découvrir la plus grande et la plus ancienne église byzantine d’Athènes ayant survécu, c’est l’église Agia Sotiria Lykodimou, connue comme l’église de la Sainte Trinité. Elle date du XIe siècle et elle est maintenant rattachée à l’église orthodoxe russe.
Le Parlement Grec
Plus loin, c’est la grande place Sýntagma, la place principale de la capitale. Il y a un énorme bâtiment : c’est le Parlement Grec. Juste après l’indépendance de la Grèce acquise en 1830 face à l’empire Ottoman, l’Europe des grandes puissances impose Othon 1er comme jeune roi de ce nouveau pays. Il choisit Athènes comme capitale (qui n’est alors qu’une ville modeste), et dans la foulée, il fait appel à l’architecte de son père Louis 1er de Bavière pour la construction de sa grande demeure royale. L’ancien palais royal est donc construit en 1843.


Si on vient ici, ce n’est pas juste pour admirer l’énorme façade. C’est aussi car il y a la tombe du soldat inconnu grec. La cérémonie de la relève de la garde est un spectacle que tout le monde s’empresse de venir voir 🙂 Les gardes en question sont des Evzones, des soldats d’élites, mais avec un costume traditionnel à la limite du ridicule, avec la petite jupette et les pompons sur les chaussures ! On rigole moins quand on sait que ce pompon pouvait servir à cacher une lame acérée qui dépasse de la chaussure! Bref, cette fameuse relève de la garde, elle a lieu toutes les heures …


Enfin ça c’est la théorie. Ce jour là il y avait une énorme manifestation sur la place, et la police bouclait tout le périmètre! Snif .. à refaire!
Le Jardin national d’Athènes
Les 16 hectares du Jardin National d’Athènes, c’est un véritable havre de paix au milieu de l’agitation, du bruit et de la pollution d’Athènes. C’est pratiquement le seul espace vert de la capitale. Créé en 1839 comme jardin royal par la reine Amélie, ce n’est qu’en 1923 qu’il devient un jardin ouvert au public.


On profite de l’ombre bienvenue, on se promène sous les pergolas fleuries, et on contemple les dizaines de tortues dans la mare. C’est un bel endroit où se détendre au milieu de plantes venues du monde entier.


Au sud du parc vous pourrez découvrir le Zappéion. C’est un grand bâtiment à l’aspect classique, destiné au sport et en particulier à la première édition des Jeux Olympiques modernes en 1896. Il accueille maintenant des évènements privés. Pour tenter de le visiter, plus d’infos sur ce site.


Le jardin du palais présidentiel se trouve juste à côté. En revanche, il n’est ouvert au public que le dimanche de 10h à 14h30 (pensez à prendre votre passeport ou une pièce d’identité qui vous sera demandé à l’entrée).
Le quartier Anafiotika
Voici une petite visite insolite à ne pas manquer, tout proche de l’Acropole 🙂 Sur le flanc nord-est, il y a le quartier pittoresque d’Anafiotika. Il prend naissance au XIXe siècle quand de nombreux habitants de l’ile d’Anafi viennent à Athènes comme ouvriers pour aider à reconstruire la ville. Sur la pente de l’Acropole, dans l’illégalité, ils se construisent des logements dans le style des cyclades.

Une partie du quartier a été démoli dans les années 1950 quand des fouilles ont été réalisées. Il ne reste plus que 45 petites maisons typiques avec les murs blanchis, des bougainvilliers fleuris dans les cours et des chats qui se prélassent au soleil. C’est un véritable petit labyrinthe qui dépayse vraiment 🙂 Les ruelles ne portent même pas de véritables noms!

La fin de la balade se fait au milieu des terrasses des restaurants qui envahissent les marches des escaliers qui rejoignent le quartier Plaka 🙂


Au nord du quartier Plaka, c’est une Athènes plus moderne et dynamique, sans doute moins touristique, mais qui grouille de vie 🙂
Le marché d’Athènes
En plus des grandes avenues commerçantes et des boutiques modernes, on y trouve par exemple le marché centrale d’Athènes dans les halles municipales de Varvakios, surnommées « le ventre d’Athènes ». Vous découvrirez des grands étals de viandes et de poissons. Ce n’est pas particulièrement une destination touristique, car le marché est bruyant et rempli d’odeurs haha. Le marché est fermé le dimanche. Le quartier est aussi très populaire et très vivant. Dans les rues adjacentes, il y a de nombreuses petites échoppes qui vendent des épices. Pendant des siècles, le grand marché d’Athènes se déroulait à l’emplacement de l’Agora romaine. Après l’incendie du marché en 1884, on en a profité pour le délocaliser dans une nouvelle halle moderne en 1886 (et c’était aussi l’occasion de lancer des fouilles archéologiques plus poussées sur l’Agora)
Le Musée archéologique d’Athènes
Si vous voulez vraiment voir un magnifique musée sur la Grèce antique à Athènes, alors sans aucune hésitation, il faut aller au Musée archéologique d’Athènes! Rien à voir avec le Musée de l’Acropole qui se limite uniquement aux fouilles de l’Acropole. Ici, c’est une autre dimension, ce musée propose la plus grande collection d’antiquités grecques au monde! Il se trouve au nord de la ville.

On y trouve plein de choses incroyables. Je vous montre une petite compilation des pièces les plus marquantes!
Par exemple les fresques colorées des murs des maisons d’Akrotiri datant du XVIe siècle av JC, préservées sous des couches de cendres après l’éruption du Santorin. C’est fou de se dire qu’on regarde la peinture des murs d’une maison datant d’il y a 3600 ans!

On peut admirer des trésors de la civilisation mycénienne. Il y a par exemple le célèbre Masque d’Agamemnon retrouvé dans une tombe lors de fouilles à Mycènes *** Même si depuis, on sait que ces masques en or datent de plusieurs siècles avant la Guerre de Troie.

Les dagues en bronze avec des incrustations d’or et d’argents sont absolument sublimes!


La grande statue du Kouros de Sounion mesurant plus de 3m de haut datant du VIe siècle av JC, à l’époque où les statues représentant les hommes idéalisés s’inspiraient des sculptures égyptiennes. Elle a été retrouvée dans les ruines laissées par les Perses sur un temple de Poséidon à Cap Sounion, au sud-est d’Athènes.


Autre chef d’œuvre, le Dieu de l’Artémision datant du Ve siècle av JC. C’est une des rares statues en bronze qui a survécu jusqu’à nos jours sans être refondue. On pense que cette statue de Zeus (ou Poséidon) provenait du pillage de Corinthe, car on l’a retrouvé dans une épave romaine qui a fait naufrage au IIe siècle, au large du cap Artémision.
Une salle regroupe des copies romaines d’originaux grecs classiques. Ces copies datant du IIe siècle montrent l’influence qu’avait l’art grec sur les romains. On retrouve par exemple une statue d’Hermès découverte à Atalante.

L’Aphrodite de Syracuse ou Héraclès enfant 🙂


Des sculptures du IVe-IIIe siècle utilisées dans des stèles funéraires monumentales, comme ce cheval ou ce soldat (naiskos).


Les 2 éphèbes en bronze, avec l’Ephèbe d’Anticythère (retrouvée dans la fameuse épave où on a aussi retrouvé le célèbre mécanisme, aussi exposé dans ce musée) et l’Ephèbe de Marathon.


La sculpture la plus incroyable à mon avis, c’est celle du Cavalier de l’Artémision, datée vers -150. C’est un des seuls exemples de cheval de course de la Grèce antique et si cette statue est encore là, c’est uniquement car elle a été perdue dans le naufrage du navire qui la transportait. Sinon, comme la majorité des sculptures en bronze en antique, elle aurait été fondue et aurait disparue à jamais.

Qui sait le nombre d’autres chefs d’œuvres absolument incroyables qui ont été oubliés de cette façon. Et ce qui nous parait incroyable ici était peut être presque commun, avec des statues en bronze à chaque coins de rues haha 😉
Une petite compilation de têtes étonnantes 🙂 avec la tête en bronze du philosophe (retrouvée elle aussi dans l’épave d’Anticythère), un masque de théâtre, et la tête d’Attale II roi de Pergame.



Ou encore l’enfant au canard, le petit enfant portant un chien, et cette tête inconnue mais si expressive.



Ou bien encore, la grande statue du Poséidon de Milos, provenant de la même île que la célèbre Vénus de Milo.


Et justement une autre Aphrodite qui menace Pan d’un coup de sandale 😉



Vraiment, ce musée est une merveille. Il y a tant de choses à voir! C’est un must absolu si vous voyagez en Grèce et que vous êtes un petit peu intéressés par l’histoire classique 😉

L’entrée coûte 20€, et prévoyez plusieurs heures sur place. Personnellement je pourrais y passer plusieurs jours 😉 Plus d’infos sur ce site.
Alors Athènes ?
Athènes, c’est chouette! 🙂 Hélas, il y a encore plein d’endroits que je souhaite découvrir, mais ce sera pour une prochaine fois. J’ai adoré Athènes et son effervescence. J’ai un peu moins aimé la pollution (qui se ressent vraiment) et le fait que la ville n’est pas très belle du point de vue de l’architecture. Dès qu’on s’éloigne des quartiers historiques, c’est la ville du béton et du ciment. Mais ça n’enlève pas l’envie d’y revenir 😉
Allez, on reprend le road trip! Prochaine étape, direction l’Oracle de Delphes et les Thermopyles des spartiates! 🙂
>> Suite du road trip : Delphes et les Thermopyles
<< Etape précédente : Nauplie, Tyrinthe, Néméa, Corinthe
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