Nouvelle étape de ce roadtrip en Andalousie. Après la visite de la belle Séville, direction la ville de Cordoue, située à environ 1h30 de route au nord-est. À vrai dire, je n’avais pas d’attentes particulières concernant Cordoue. Au final, j’ai vraiment eu un coup de cœur pour cette ville 🙂 J’espère que la lecture cette page vous donnera vraiment envie d’y aller aussi!
Petit rappel historique
La cité de Corduba a été fondée par les romains il y a plus de deux mille ans. Elle devient rapidement la capitale de la province. Après l’occupation par les wisigoths, elle tombe aux mains des musulmans en 711. Elle sera la capitale du Califat de Cordoue. Au Xe siècle, on considère que c’est la ville la plus importante d’Occident. Elle rivalise même avec Bagdad. C’est l’apogée de Cordoue! La ville est réputée pour le travail du cuir (d’ailleurs le mot cordonnier vient de là) et la production de textile et de papiers (de nombreux scribes vivaient à Cordoue, qui disposait alors d’une immense bibliothèque). Puis au XIe siècle, c’est le début des conflits internes entre califats et Cordoue perd son titre de capitale. C’est le début de son lent déclin. Elle est prise par Ferdinand III de Castille en 1236. Malgré ses atouts, elle restera dans l’ombre de Séville pendant plusieurs siècles. En 1808, comme beaucoup d’autres villes, elle est pillée par les troupes napoléoniennes.

Dans les années 1950, la ville se refait une beauté et redevient une destination touristique importante. La vieille ville et inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco pour sa richesse historique.
C’est donc avec une grande curiosité qu’on arrive à Cordoue. Le centre ville historique n’est pas du tout adapté pour la circulation, il faut se garer en dehors. Des solutions de stationnements gratuits existent au sud de la ville, mais c’est un peu excentré. Je vous conseille donc la facilité avec le Parking de La Ribera, idéalement situé en plein centre, avec un accès facile et sécurisé (tarifs 2 Eur/heure ou 19 Eur la journée).
Partons à présent à la découverte des plus beaux endroits de la ville 🙂
La Mezquita
Commençons par le principal monument de Cordoue : la Mezquita, la fameuse mosquée-cathédrale, un des monuments les plus visités d’Espagne. Sur cet emplacement, il y avait tout d’abord un temple romain, puis une basilique chrétienne sous les Wisigoths, puis c’est la domination arabe. Les Omeyades lancent la construction de la grande mosquée en 786.

Elle sera agrandie à plusieurs reprises pour devenir à l’époque la plus grande mosquée du monde après celle de La Mecque. En se promenant dans les ruelles qui font le tour du bâtiment, on constate ses impressionnantes dimensions : 180m de long et 130m de large!
Une fois à l’intérieur, on est immédiatement plongé dans un autre monde. À travers une véritable forêt de colonnes de pierres plongées dans une semi-obscurité, on ne sait trop où aller. Nos pas nous mènent devant l’impressionnant mihrab, très richement décoré. Cette ouverture est sensée pointer vers la Kaaba de La Mecque. Elle indique la direction vers laquelle les musulmans doivent se tourner pour la prière.


Mais il semblerait que contrairement à la tradition, le mihrab de la mosquée de Cordoue pointe en fait en direction de Damas, l’ancienne capitale des Omeyades, qui régnaient sur le monde musulman au VIIe siècle à l’époque de sa construction.


On ne manque pas d’admirer l’impressionnante coupole en marbre et les mosaïques au dessus du mihrab. C’est l’œuvre d’artisans byzantins envoyés par l’empereur Nicéphore II à la demande du calife de Cordoue.
La Mezquita est célèbre pour ses innombrables colonnes qui faisaient déjà sa renommée au moyen-âge 🙂 Une bonne partie de ces colonnes est en fait un réemploi de celles qui existaient dans l’ancienne basilique wisigoth. Une partie aussi a disparu lors des travaux réalisés par les chrétiens. Tout de même, il reste actuellement 850 colonnes, et c’est véritablement impressionnant!

Une innovation architecturale liée à ces colonnes fait aussi la renommée de cette mosquée. Pour la première fois on a utilisé des doubles arcades en fer à cheval au dessus des colonnes afin d’avoir un plafond plus haut. Cette astuce donne une impression de légèreté à cette construction 🙂
Dès le lendemain de la conquête de la ville par Ferdinand III de Castille, le roi ordonne la « purification » du site le 29 juin 1236, pour en faire la cathédrale du diocèse de Cordoue. Les modifications apportées sont mineures. On creuse principalement des chapelles dans le pourtour de l’édifice.


Mais trois siècles plus tard, on décide de faire des plus gros travaux. Le projet est d’installer au centre de l’immense édifice une grande chapelle centrale, la Capilla Mayor. Les travaux durent de 1523 à 1607. Le résultat est époustouflant!
D’un seul coup, on passe de l’espace sombre de l’ancienne mosquée à un grand espace ouvert, haut et lumineux. C’est littéralement comme une grande église de style renaissance plantée au beau milieu d’un autre bâtiment. Même à l’époque, ce choix n’a pas fait l’unanimité. Le roi Charles Quint qui a fini par donner son accord pour les travaux regrettait qu’on « détruise quelque chose qui était unique au monde pour faire la même chose qu’on voit partout ». Finalement, ce mélange d’architecture mauresque et chrétienne sera salué par tous 🙂


Après avoir admiré les fines sculptures en acajou des 53 stalles du chœur des chanoines, on peut se rendre dans la chapelle Sainte-Thérèse pour découvrir le trésor de la cathédrale. La pièce maitresse, c’est l’ostensoir d’Arfe. Il pèse plus de 200 kilos d’or, d’argent et de diamants. Il mesure 2.63m et sert à porter l’hostie consacrée lors de la fête du Corpus Christi.


On peut aussi voir le grand retable principal en marbre rose, et attraper un torticolis en contemplant l’orgue et la coupole décorée tout la haut 🙂


On termine la visite par la grande cour des orangers. C’est l’ancienne cour de la mosquée qui était réservée aux ablutions des musulmans. Les chrétiens décident d’en faire un jardin et y plantent orangers, oliviers et cyprès.

On y aperçoit le clocher de la Mezquita. Il est construit sur la base de l’ancien minaret. Au sommet, on voit une statue de l’archange Raphaël. Avec 54m de haut, c’est le point culminant de la ville.
➡️ Pour visiter la Mezquita, l’achat des billets se fait sur ce site (15 Eur, et 4 Eur supplémentaire si vous voulez grimper au sommet du clocher).
À l’extérieur, tout le long de la longue façade, Il faut prendre le temps d’admirer les nombreuses belles portes décorées de la Mezquita. Il y a aussi un petit truc insolite à découvrir dans le coin de la façade qui donne sur la colonne de l’archange Raphaël 🙂

Il ne s’agit pas de la très belle porte décorée de San Ildefonso de la Mezquita, ni de la jolie porte décorée de l’historique hôpital San Sebastian qui se trouve juste en face. En cherchant un peu, vous devriez pouvoir trouver une étrange étoile dans une des pierres du mur de la Mezquita, en bas à droite, près de l’angle (et non ce n’est pas l’anus de la cathédrale!).


Il s’agit en fait d’un fossile (probablement un oursin) que les carriers de l’époque ont trouvé en cherchant des pierres pour la construction de la mosquée. On suppose qu’elle a été perçue comme une sorte de talisman portant chance, et c’est pour cette raison que cette pierre a été conservée et placée là, littéralement à portée de main. Et depuis plus d’un millénaire, la légende dit que cette pierre peut exaucer un vœu si on la touche. Vous me direz si ça a fonctionné pour vous 😉
Calleja de las Flores
La rue des fleurs, la fameuse Calleja de la las Flores est devenue une véritable attraction touristique. Toute proche de la cathédrale, cette minuscule ruelle qui se termine en cul-de-sac n’avait pourtant rien de spécial. Jusqu’en 1939, quand une habitante décide de mettre des pots de fleurs sur le mur dans la rue car elle n’avait pas assez de place chez elle. Surpris, son voisin aime l’idée et décide de faire pareil. Et petit à petit, toute la rue se retrouve couverte de pots de fleurs 🙂


Dans les années 1950, le maire de Cordoue décide d’embellir les rues de la ville, et la Calleja de las Flores se refera évidemment une beauté. C’est maintenant la rue la plus photogénique de la ville 🙂
Et si vous aimez les fleurs, je vous conseille de vérifier votre agenda! Car chaque année, au mois de mai, la ville organise la Fiesta de los Patios de Cordoba. Pour cette occasion, des patios d’habitations privées sont ouverts au public. C’est l’occasion de découvrir des magnifiques décorations florales dans des endroits d’exception 🙂
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La Juderia
La Juderia, c’est le nom de l’ancien quartier juif de Cordoue. C’est un véritable dédale de ruelles, à ouest de la Mezquita. Le quartier était caché, à l’abri des remparts, et fermé par plusieurs portes pour éviter la colère des chrétiens. Il fait partie intégrante du magnifique centre historique de Cordoue et c’est un plaisir de se perdre dans ce labyrinthe 🙂
Durant votre balade, vous croiserez inévitablement la statue de Moïse Maimonide. Né à Cordoue au XIIe siècle, ce savant religieux et philosophe est considéré comme une des plus éminentes autorités rabbiniques du Moyen Age.


On y trouve aussi la synagogue médiévale de Cordoue (Calle Judíos, 20). Le bâtiment en lui même n’a rien d’impressionnant. C’est un petit édifice de style mudéjar. Son intérêt est principalement historique. Construit en 1315, c’est l’une des trois seules synagogues espagnoles conservées qui date d’avant l’expulsion des juifs en 1492 (les deux autres sont à Tolède). La synagogue de Cordoue deviendra ensuite un petit hôpital, puis une école. C’est seulement lors de travaux de restauration en 1884 qu’on découvre par hasard les inscriptions sculptées en hébreu, datant d’il y a plus de cinq siècles. L’édifice est alors déclaré Monument National. La visite du lieu est vraiment rapide et l’entrée est gratuite.
Dans le quartier de la Juderia, on peut aussi découvrir le marché des artisans (Zoco de los artesanos) dans la rue Calle Judios.

Si vous cherchez des petits cadeaux « made in Cordoue », c’est ici qu’il faut venir 🙂
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Calle Cairuan
On quitte ensuite la médina pour suivre Calle Cairuan. C’est une jolie rue avec des petits jardins et bassins, qui longe une partie de l’ancienne muraille de la ville 🙂


Cette portion de remparts n’est pas véritablement d’époque. Elle a été reconstituée au siècle dernier.
On fait (hélas) l’impasse sur les écuries royales qui se trouvent juste à côté. Cette institution fondée en 1570 est célèbre pour la qualité de son dressage. C’est ici qu’a été créée la fameuse race du cheval andalou. Le soir, on peut régulièrement y voir des spectacles qui mêlent démonstrations de dressage, danse et musique flamenco. Si vous aimez les chevaux, cet endroit est pour vous! 🙂
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Idem, on zappe la visite des bains califaux qui datent du Xe siècle. Ces bains étaient utilisés par le Calife et sa famille jusqu’au XIIIe siècle. Ils ont ensuite été ensevelis et redécouverts par hasard lors de travaux sur la place en 1903! Depuis, un petit musée retrace l’histoire du lieu et on peut y voir quelques ruines de ces bains. L’entrée n’est pas chère (3 Eur),mais il parait qu’il n’y a pas grand chose à voir…
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L’objectif de cette fin de journée était un peu plus loin.
L’Alcazar des rois chrétiens
On arrive enfin devant des grandes murailles entourées de palmiers. C’est l’Alcazar des rois chrétiens. Durant la domination des maures, la ville possédait un autre alcazar non loin d’ici. Il sera en partie détruit par les forces chrétiennes après la reconquête. En 1328, Alphonse XI de Castille décide de construire un nouvel Alcazar à sa façon. Il est réalisé dans le style mudéjar : l’application d’influences et de techniques musulmanes sur des constructions chrétiennes. En raison de la suite de la guerre pour la Reconquista, contre Grenade notamment, il devient une résidence royale jusqu’en 1492.

Une sculpture à l’intérieur rappel un épisode de l’histoire que je ne connaissais pas : la conquête des îles Canaries (qui se déroulait en même temps que la Reconquista de la péninsule espagnole). On y voit une représentation de la reine Isabelle la Catholique et Abenchara. C’était la femme du roi de Gran Canaria, retenue prisonnière à Cordoue. À la même époque, l’émir de Grenade (Boadbil) sera aussi fait prisonnier à l’Alcazar.



Après la prise de Grenade, la famille royale cède l’Alcazar à l’Inquisition. Le palais est alors transformé en tribunal, on y construit des cellules et des salles de tortures. L’l’inquisition espagnole y sera active jusqu’en 1812! Puis, l’ancien palais devient une prison, jusqu’à ce qu’il soit déclaré monument national et ouvert au public à partir de 1960. Du fait de ces changements de fonctions, la décoration et l’ameublement intérieur ne correspond pas vraiment à ce qu’on pourrait attendre d’un ancien palais royal. C’est plutôt dépouillé et même un poil austère.
En revanche, dès qu’on découvre les jardins mauresques, c’est in-croy-able! En fin d’après-midi, les couleurs sont sublimes 🙂

Le nom de mauresque est trompeur car ces jardins ne datent pas du tout de l’époque de l’occupation mauresque. Ils sont aménagés entre le XVIIIe et XIXe siècle, en remplacement d’anciens vergers. Enfin, ils ont été complètement remaniés durant les années 1950.
Sur plus de 5 hectares, on y retrouve des palmiers, des orangers, des citronniers, des cyprès, des bassins et des fontaines. Le tout est disposé avec une réelle élégance. Les reflets dans l’eau sont dignes d’une carte postale 🙂

À ce moment de la visite, l’Alcazar de Cordoue, c’était vraiment le plus bel endroit sur terre 😉


C’et vraiment un endroit où il faut se promener paisiblement et se prélasser dans la douce chaleur d’une soirée andalouse. D’ailleurs, la nuit, le lieu est illuminé de milles couleurs. Il parait que c’est aussi très joli 🙂
➡️ Vous pouvez acheter un billet en ligne ou directement au guichet à l’entrée. Plus d’infos sur ce site.
Après la visite de l’Alcazar, je vous conseille de descendre sur la rive du fleuve Guadalquivir. On y trouve les vestiges d’un autre grand monument.
Le Moulin Albolafia
Le long du fleuve, il y avait les onze moulins de Cordoue. Le plus connu est sans aucun doute le moulin Albolafia 🙂 On suppose que les romains avaient déjà construit un moulin à cet emplacement, mais c’est surtout au XIIe siècle qu’il est connu pour avoir servi de noria par les musulmans. L’eau du fleuve était remontée grâce à la grande roue qui comportait des seaux, puis déversée dans un aqueduc. Il permettait d’irriguer en eau douce le palais des émirs, et d’irriguer les jardins. Enfin, accessoirement, il apportait de l’eau à la population de la ville.

En 1492, la reine Isabelle la Catholique fera démonter la grande roue du moulin, car elle trouvait que ça faisait trop de bruit quand elle était à l’Alcazar! Les oreilles royales sont vraiment sensibles… Ensuite, le moulin retrouvera une activité et servira à moudre le grain en farine jusqu’au début du XXe siècle. Puis avec la construction des barrages et des retenues d’eau le long du fleuve pour maitriser les crues, il ne sera plus utilisé. On démolit donc l’aqueduc devenu inutile, mais la grande roue de 15m de haut est conservée. C’est d’ailleurs un des emblèmes de la ville, présent sur le blason depuis le XIVe siècle. La roue qu’on peut voir actuellement date de 1992 (reconstruite après un incendie).
Le Pont Romain
Juste à côté du moulin Albolafia, on arrive au vieux pont romain de Cordoue. Son entrée est marquée par la Porte du Pont. Elle a été construite en 1572 à l’emplacement de l’ancienne porte romaine.

Le pont lui, a été construit par les romains en l’an -45. Il a évidemment été consolidé et restauré à de nombreuses reprises. Mais tout de même, c’est encore un travail incroyable réalisé par les romains. Il mesure 247m de long, et pendant 20 siècles c’était le seul pont de la ville!

C’est maintenant un pont réservé aux piétons. À l’autre bout du pont, on trouve la Tour de la Calahorra. C’est une tour fortifiée rajoutée par les maures au XIIe siècle. Elle obligera les troupes du roi Ferdinand III à traverser le fleuve en radeaux pour la conquête de la ville.

Et pour info, voici la petite vue qu’on a sur Cordoue depuis le second pont de la ville construit en 1953, le pont de San Rafael 🙂
En s’éloignant un peu du centre historique vers l’ouest, il y a d’autres ruelles agréables à visiter.

C’est aussi l’occasion, si vous en avez le temps, de suivre un circuit touristique proposé par la ville.
La route des églises fernandines
Ce circuit c’est la route des églises fernandines (rutas de las iglesias fernandinas). Cet itinéraire permet de découvrir la dizaine d’églises que Ferdinand III a fait construire au XIIIe-XIVe siècle. Elles sont réparties dans toute la ville, et en voici la liste : l’église de San Francisco, l’église de San Pedro, l’église de Santiago Apóstol, l’église de La Magdalena, l’église de San Lorenzo, l’église de Santa Marina, San Andrés, l’église de San Pablo, l’église de San Miguel et l’église de San Nicolás.


Ici par exemple, je vous présente l’église San Francisco, et l’église San Pablo. L’entrée de ces églises est payant (6€) ou gratuit si vous présentez votre billet de la Mezquita. Plus d’infos ici. On préférait profiter du beau soleil et j’avoue qu’on a un peu esquivé la visite de ces églises, mais il parait quel les intérieurs valent le coup et sont richement décorés 🙂
Le Musée archéologique
On en profite aussi pour faire une petite visite du Musée archéologique de Cordoue (sur la plaza de Jerónimo Páez).


Le musée est moderne et les collections ne sont pas trop grandes. Il se visite en une petite heure. On y découvre les trouvailles archéologiques réalisées à Cordoue datant de la préhistoire jusqu’à l’époque romaine. Ne manquez pas la visite du joli patio qui jouxte le musée 🙂

Ce musée a aussi l’avantage d’être gratuit. Plus d’infos sur ce site.
Le temple romain
Un peu plus loin, dans un quartier plus moderne, à côté de l’hôtel de ville, on découvre les colonnes du temple romain de Cordoue. Sa construction remonte au premier siècle après JC.

Il a été redécouvert par hasard en 1951 pendant des travaux d’agrandissement de la mairie! Ce qu’on a retrouvé des colonnes de marbre de près de 10m de haut a été reconstitué en 2024.
La Plaza de la Corredera
Un tout petit peu plus loin, dans le quartier San Pedro, on arrive à la Plaza de la Corredera. C’est la grande Plaza Mayor, la place principale de Cordoue. C’est aussi la seule place principale d’Andalousie a avoir un grand plan rectangulaire et fermé, comme en Castille, avec ces longues façades couvertes de balcons et ces arcades couvertes. Elle mesure 113m de long et 55m de large. Son aménagement remonte à 1683.

C’était le lieu des grandes célébrations et du marché, mais aussi des exécutions de l’inquisition, ou des corridas (avant la construction des arènes du Tejares). Elle est maintenant cernée de restaurants et de bars 🙂 Depuis les années 1980, la place est classée Monument historique et artistique.
Et aussi …
Je regrette de n’avoir passé qu’une journée dans cette ville. Il y a d’autres parcs et jardins que j’aurais voulu traverser, des ambiances d’autres quartiers à découvrir. Voir même aller se perdre dans le quartier de l’Arenal un jour de féria (avec la plus grande porte de féria d’Espagne!). Bref, je ressens une certaine frustration en écrivant ces lignes. Mais j’ai aussi un sourire sur le visage. Car Cordoue, c’était vraiment bien, vraiment! 🙂
➡️ La suite du road-trip en Andalousie : Grenade, les plus beaux endroits
⬅️ L’étape précédente : Séville, la capitale de l’Andalousie
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