Découvrir Malaga en Andalousie

Dernière étape de ce roadtrip en Andalousie! Nous quittons le Parc Naturel de Cabo de Gata-Nijar dans le sud-ouest de l’Espagne. Le temps est plus que maussade. Nous nous arrêtons le temps d’une averse à Retamar pour prendre un café, en espérant que le soleil revienne! C’est une petite cité balnéaire comme on en trouve des centaines le long des côtes espagnoles. Elle est surtout connue pour sa longue plage et sa promenade aménagée.

Autant vous dire qu’avec cette météo, ni la plage ni la promenade ne donnait envie! Le café est fini, il est fait froid, il pleut, il y a du vent. Bref, on ne s’éternise pas plus ici, hop en route !

On traverse rapidement Alméria sous des trombes d’eau, et ensuite nous arrivons dans ce qui est sans doute un des pires paysages d’Espagne. Tout autour de nous, à perte de vue, c’est un véritable océan de plastique. Plus de 35.000 hectares de plantations sous serres, des bâches plastique absolument partout. Une bonne partie des fruits et légumes qu’on retrouve partout en Europe avec la provenance « Espagne » vient de ses serres. Le secteur emploi énormément de main d’œuvre immigrée (et parfois clandestine). Le long de la route, en plus des serres, on traverse de plusieurs véritables bidonvilles. Ce n’est clairement pas la plus belle partie de ce roadtrip, mais c’est aussi ça, l’Andalousie!

L’arrivée à Malaga 🙂

La route quitte finalement cette zone de plantations et de plastiques pour longer la côte sud de l’Espagne. Le décor change, c’est maintenant des falaises rocheuses interminables. Après environ 3h de route sous la pluie, nous atteignons enfin Malaga. On trouve une place de parking gratuit près du cimetière San Miguel et on s’installe dans un petit appartement au nord du centre ville historique, dans le quartier populaire de Capuchinos. Après une soirée tapas et apéro bien arrosée dans les ruelles très animées du centre historique de Malaga, on rentre enfin pour se reposer … enfin c’est ce qu’on croyait! Car avec la foule, la musique et les feux d’artifices dans la rue, un autre programme nous attendait. C’était la procession traditionnelle de Maria Auxiliadora (Marie l’Auxiliatrice), une grande festivité suivie par tous les habitants du quartier. La nuit fut courte 🙂

Le lendemain, la journée ne laissera que peu de temps pour une visite de la ville avant de filer à l’aéroport pour le retour en France.

Malaga, c’est la deuxième ville d’Andalousie derrière Séville. Elle a longtemps été considérée comme une simple porte d’entrée pour les stations balnéaires de la Costa del Sol, mais elle devient de plus en plus une ville avec véritable attrait touristique.

Résumé historique de Malaga

L’histoire de Malaga remonte à plus de 2 800 ans. Fondée par les Phéniciens vers le VIIIe siècle avant J.-C., elle devient rapidement un important port commercial de la Méditerranée occidentale. Les Carthaginois puis les Romains occupent ensuite la ville, laissant derrière eux le théâtre romain que l’on peut encore admirer aujourd’hui. À partir du VIIIe siècle, Malaga entre dans l’ère musulmane sous Al-Andalus. Cette période marque profondément son développement urbain et architectural. Les souverains maures construisent alors l’Alcazaba et le château de Gibralfaro, deux des monuments emblématiques de la ville. En 1487, Malaga est conquise par les Rois Catholiques lors de la Reconquista. La ville se transforme progressivement avec l’apparition d’édifices religieux majeurs, dont la cathédrale.

Grâce à son port stratégique, Malaga connaît ensuite un important essor commercial et industriel durant les XVIIIe et XIXe siècles. Aujourd’hui, la ville est devenue l’une des destinations culturelles les plus dynamiques d’Espagne.

La Cathédrale de Malaga, « la Manquita »

Un des principaux monuments de la ville, c’est la cathédrale. Elle est surnommée « la manquita » (la manchotte), car il n’y a qu’une seule tour (87m de haut) sur sa façade, la deuxième n’a jamais été construite. En 1487, les rois catholiques ordonnent la construction d’un édifice religieux à l’emplacement de la mosquée. Les travaux pour la cathédrale commencent 1528 et s’achèveront en 1782.

En plus d’une tour, il manque aussi un véritable toit à cette cathédrale! Ces petits détails de construction mis de côté, c’est une cathédrale impressionnante avec des voutes qui atteignent 42m de haut

La visite vous coutera 10 Eur. Plus d’infos sur ce site.

Le théâtre romain et l’Alcazaba

Un peu plus loin, on découvre les ruines du théâtre romain de Malaga. Sa construction remonte à l’époque d’Auguste, au 1er siècle avant JC. Durant la période musulmane, des éléments ont été utilisés pour construire l’Alcazaba situé juste au dessus. L’antique monument romain a fini par être enfoui par la terre et il y avait même des constructions dessus. C’est vraiment par hasard qu’il a été découvert lors de travaux dans les années 1950!

Sur la colline qui surplombe le théâtre romain, il y a l’Alcazaba. C’est un palais forteresse bâti au XIe siècle par les musulmans. C’est un peu une version modèle réduit de l’Alhambra de Grenade (qu’on a visité précédemment, voir cette page). Ses remparts massifs rejoignent ceux du Château de Gibralfaro, situé au sommet de la colline. Ces deux grandes constructions n’ont rien à voir et ne sont pas du tout de la même époque. Le château a été construit au XIVe siècle, sur les fondations d’anciennes ruines antiques. Son rôle principal était d’héberger une garnison pour la protection de l’Alcazaba .

La visite de l’Alcazaba seule coute 7€ mais elle peut être combinée avec la visite du château, pour une entrée totale à 10€. Retrouvez plus d’infos sur le site officiel.

On profite aussi de la jolie Plaza Merced, avec son obélisque centrale en hommage au général Torrijos pour sa lutte contre les armées de Napoléon. La place est aussi célèbre car au numéro 15, on peut visiter la maison natale de Pablo Picasso, né à Malaga en 1881 (3 Eur la visite). Le Musée Picasso se trouve quelques rues plus loin, au Palacio de Buenavista (C. San Agustín, 8 – entrée 13 Eur).

Sinon, on peut simplement profiter du beau temps à l’une des nombreuses terrasses de la place ou à l’ombre des jacarandas et de leurs jolies fleurs violettes 🙂

Si vous cherchez un peu de verdure, c’est juste derrière le musée des Beaux-Arts de Malaga (c’est gratuit 😉 ) avec le Parque de Malaga, tout en longueur.

Cet espace vert longe le port de Malaga. À vous de choisir, côté promenade verte, ou promenade marine avec vue sur les paquebots de croisières et les ferrys. Vous pouvez prolonger la balade jusqu’à Muelle Uno (une espèce de grand centre commercial, culturel et loisirs) et les plages un peu plus loin 🙂 Mais hélas pour nous tout se fini, il y a encore plein d’endroits que j’aurais aimé découvrir à Malaga, comme le grand marché couvert Atarazanas par exemple! Bref, tant pis, ce sera une autre fois!

C’était un peu express je sais, mais ce n’est qu’un au revoir. Hop en route et à bientôt Malaga 😉

⬅️ L’étape précédente : Du désert de Tabernas à la plage de San José

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