Dépaysement garanti dans le Colorado Provençal

Vous cherchez un endroit qui va vous en mettre plein les yeux ? Vous voulez de la couleur ? Et bien j’ai ce qu’il vous faut, c’est le Colorado Provençal. C’est un très beau site à visiter et vous allez obligatoirement aimer, c’est pas possible autrement 😉 Allez hop en route pour découvrir ça!

Direction le Vaucluse, 60km à l’ouest d’Avignon et 50km au nord d’Aix en Provence. Il faut rejoindre le village de Rustrel, et ensuite c’est bien indiqué, il n’y a plus qu’à suivre les panneau jusqu’à un grand parking. Le prix d’entrée correspond au prix du véhicule (quelque soit le nombre de passagers). La voiture, c’est 8€, ou sinon 2€ pour un vélo / piéton. Bref, c’est pas cher, c’est beau et c’est bien! 🙂
Plus d’infos sur le site officiel ici (le site est privé)
Se renseigner en pleine saison, l’accès au site peut être restreint si les risques d’incendies sont importants.

Plusieurs circuits sont proposés : le bleu « Sahara » (2.1km et 40min de marche), l’orange « le belvédère » (3.9km et 1h45, pas adapté aux poussettes), et vous pouvez bien sur mélanger les circuits et y rester le temps que vous voulez.

Le paysage est incroyable avec ce contraste entre la couleur de l’ocre, le vert de la forêt et la blanc des massifs de calcaire.

L’ocre c’est un reste de sable argileux, de grès vert et des coquillages microscopiques qui datent d’il y a plus de 100 millions d’années. Avec le temps, l’ensemble s’est dégradé et une transformation chimique a eu lieu donnant de l’ocre jaune et de l ocre rouge (plus riche en fer).

Je vais briser un rêve mais le paysage que vous avez sous les yeux n’est pas vraiment d’origine naturelle 😉 L’ocre était bien caché sous terre et ce qu’on voit, c’est ce qu’il reste de la carrière d’exploitation et l’érosion qui a fait son œuvre .

Cette terre colorée est extraite pour son pigment coloré depuis la nuit des temps! On s’en servait dans les grottes de la préhistoire, les fresques romaines, l’art du moyen age, etc .. Plus tard l’ocre est aussi utilisé dans la peinture, le textile et l’industrie du caoutchouc (ça servait épaississant).

Ce site s’appelle aussi les Anciennes Carrières d’Ocres de Rustrel. L’exploitation débute en 1871. L’extraction de l’ocre était d’abord une source de revenu complémentaire pour les paysans provençaux. Puis avec la demande qui grandissait, c’est devenu une activité à temps plein. En 1925, au plus fort de l’activité, plus de cents ouvriers travaillaient sur le site. L’arrivée des colorants artificiels dans les années 1930 sonnera la fin de cet époque. La carrière est officiellement fermée en 1991, date du dernier lavage d’ocre. Il est encore possible de voir des vestiges de ce passé industriel avec des bassins de décantations, des rigoles, des tuyaux.

Avec des lances à hautes pressions, la colline était découpée. Le mélange d’eau, sable et ocre passait dans des pièges à sable. Il ne restait plus que l’eau et l’ocre. Comme l’ocre est plus lourd que l’eau, il se déposait au fond des bassins. On laissait l’eau s’évaporer (un peu comme pour les marais salants) et quand l’ocre était bien séché par le soleil, il était découpé en briques et envoyé vers les usines de transformation.

On retrouve vite son âme d’enfant et tout le site est un peu comme un terrain de jeu. On a envie de jouer avec les sables des différentes couleurs et laisser son esprit créatif se faire plaisir haha 🙂

Un bon conseil : pour visiter le Colorado Provençal ne portez pas de chaussures blanches ou en toiles! La couleur est quasi impossible à faire disparaitre 😉

Même les sentiers sont beaux 😉

Une belle vue depuis le belvédère sur le Colorado et la Provence 🙂

Attention lors de votre visite si vous voyez cette faille dans la roche qui donne trop envie d’être explorée… Au moment de notre visite, c’était devenu la maison des frelons, on a vite fait demi-tour!

Ne confondez pas le Colorado Provençal avec le Sentier des Ocres. Il s’agit de deux sites complètement différents. Le sentier des ocres se trouve à côté du village de Roussillon à une vingtaine de kilomètres. Le site du Colorado Provençal est plus grand et plus sauvage, et c’est pour cette raison que je préfère vous le présenter et que je vous le conseille grandement 🙂

Colorado exploré en juillet 2017

Randonnée dans Les Vaux de Cernay

Vous cherchez une belle idée de randonnée en Ile de France? Facile, je vous propose une petite rando pittoresque dans les Vaux de Cernay! Vous allez voir c’est très chouette, hop en route! 🙂

Direction le sud-ouest de Paris, dans le Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse. Au programme du jour : de la belle forêt, des fougères géantes, des rochers étranges, une ancienne abbaye, un étang et une cascade ! Moi je dis que ça donne envie ! 😉

On se gare à peu près ici (48°40’53.9″N 1°56’31.6″E), sur le parking de la route de l’Abbaye, près du mur d’enceinte. D’ailleurs on va suivre un itinéraire se rapprochant de celui-ci. Il faut compter environ 3h de marche (et quelques petits dénivelés par ci par là). On traverse le ruisseau du Vaux et on grimpe dans la forêt. C’est beau, c’est vert, c’est riche, c’est la nature qu’on aime 🙂

En grimpant toujours et en prenant la direction du Sentier des Maréchaux on croise des blocs de grès aux formes improbables. Ça rappelle certains endroits de la belle foret de Fontainebleau.

Entre joli point de vue, sentier sableux qui chemine entre les chênes les pins et les bouleaux, vous ne saurez plus où donner de la tête 🙂 A proximité vous pourrez aussi voir ce qu’il reste de la carrière des Maréchaux. C’est ici qu’était extrait le grès qui servait à faire les fameux pavés parisiens!

Dans certaines zone, les fougères aigles (les grandes fougères) sont omniprésentes 🙂 C’est beau mais c’est aussi l’habitat préféré des tiques porteuses de la maladie de Lyme, alors ne gambadez pas trop dedans 😉 En redescendant, vous arrivez dans une zone marécageuse qui s’ouvre ensuite sur l’étang de Cernay.

Vous verrez un monument à Léon Germain Pelouse. Cet illustre inconnu est en fait un peintre paysagiste (de l’école de Barbizon) qui a eu un beau succès. Plusieurs de ses tableaux sont au musée d’Orsay par exemple. En suivant le Vaux, vous arrivez au vieux moulin construit par les moines de l’abbaye.

Et hop comme promis, en suivant le sentier jusqu’au Petit Moulin, vous avez droit à cette magnifique cascade! 🙂 Ensuite, retour à la voiture en remontant le ruisseau.

Vous voulez suivre la même rando ? Et bien ça ressemble un peu à cet itinéraire. Et pour prolonger le plaisir et en savoir plus sur le Parc naturel de la vallée de la Haute-Chevreuse, plus d’infos ici.

L’Abbaye des Vaux de Cernay

Comme on est à côté, on est curieux et on en profite pour rentrer dans l’Abbaye des Vaux de Cernay. Attention : c’est une propriété privée.

Le site est actuellement « fermé pour travaux » car des gros travaux de rénovations sont en cours pour prolonger l’activité hôtelière. Mais si vous voyez la grille ouverte et que « ça à l’air ok », et bien hop allez y et aillez l’air à l’aise!

Au XIIe siècle, le vallon marécageux de Vaux est offert en don aux moines de Savigny. Après de long travaux d’assainissement, une abbaye est construite. C’est la naissance des Vaux de Cernay. En 1147 l’abbaye est rattachée la prestigieuse abbaye de Cîteaux. Elle devient un centre de culture important dans la région. La noblesse et mêmes les rois s’y rendent. Après la Guerre de Cent ans, l’abbaye a du mal à s’en remettre et c’est le début de la fin. La Révolution française sera le coup de grâce. Des batiments sont brulés, des reliques détruites et il ne reste plus que des ruines.

En 1873, l’ensemble est acheté par la baronne de Rothschild qui lancera les premières restaurations. En 1988 un groupe hôtelier devient propriétaire du domaine de l’abbaye et ré-ouvre enfin le parc au public.

Le parc a un charme indéniable avec ces ruines. Si vous voulez épatez votre ami(e), c’est un bon plan! 😉

Plus d’infos sur l’Abbaye des Vaux de Cernay ici.

Rando réalisée en juin 2017

Une journée à la découverte de Chartres

Et si on allait visiter la ville de Chartres le temps d’un petit weekend ? Ni une ni deux, c’est parti, hop en route! En voiture pour cette destination sans trop savoir à quoi s’attendre. Une belle journée pleine de surprises 🙂

Un petit peu d’histoire (car j’aime bien ça!)

Chartres c’est en région Centre, dans l’Eure-et-Loir. La ville existe depuis le temps des gaulois. César en parlait car c’est ici que chaque année se réunissaient les druides de toute la Gaule. C’était alors la capitale des Carnutes, d’où elle tire son nom. Sous l’époque gallo-romaine, la ville a une certaine importance et possède 2 aqueducs, un amphithéâtre et des temples. La ville sera pillée et détruite par les invasions vikings. En 876, le roi Charles II offre une relique précieuse à la ville : le Voile de la Vierge Marie! C’est à l’époque l’une des reliques les plus précieuses d’Occident. L’aura de la relique sacrée sera encore plus grand quand en 911, selon la légende, l’évêque de Chartres brandit le Voile depuis les remparts et fait fuir le chef normand Rollon qui assiège la ville. La ville connait une belle prospérité et l’évêché de Chartres et un des plus grands de France. Elle traverse à peu près sans encombres l’histoire et pendant la Seconde Guerre Mondiale, le préfet qui y habite n’est autre que le célèbre Jean Moulin (futur héros de la résistance). Maintenant Chartres vit principalement de l’agriculture, du tourisme, et du parfum (je ne le savais pas mais les plus grandes marques ont installés leurs productions ici, c’est la Cosmetic Valley).

Chartres et l’Eure

En arrivant à Chartres, on ne s’attendait pas à voir une ville si verte, et où l’eau est aussi présente. J’avais dans mon imaginaire l’idée que Chartres était une ville « plate et sans relief » perdue au milieu des immenses champs céréaliers de la Beauce. Alors qu’en fait le centre ville historique est sur un promontoire rocheux que contourne l’Eure.

Si vous voulez profiter de ce cadre très agréable, je vous conseille de vous poser à La Petite Venise, la guinguette de Chartres. Produits frais et locaux et option promenade en pédalo ou kayak incluse 😉 Plus d’infos ici. Vous pouvez prolonger la balade avec le Parc des Bords de l’Eure, juste à côté. Idéal pour les enfants.

La Cathédrale de Chartres

On ne peut pas venir à Chartres sans visiter au moins une fois la Cathédrale! Elle domine la plaine de la Beauce et on la voit à plus de 30km de distance. Elle est considérée comme la cathédrale gothique la mieux conservée. C’est un des premiers monuments inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco en 1979. Comme on l’a vu plus haut, Chartres était un lieu important pour les druides, et le site de la cathédrale est étroitement lié aux druides. La légende dit que la crypte est à l’emplacement d’une ancienne grotte druide dédiée à « la vierge devant enfanter ». Il y a aussi dans la cathédrale le « puits des Saints Forts ». C’est la partie la plus ancienne car on suppose justement que ce puits qui rejoint la nappe phréatique sous la cathédrale a été creusé par les druides ou au moins à l’époque gallo-romaine. Depuis l’an 350, on recense plusieurs édifices catholiques qui au fil des siècles seront détruit par des invasions ou des incendies. C’est justement après le grand incendie de 1134 que la ville décide de construire une nouvelle cathédrale, car les maisons qui ont brulés ont libérées de la place! Les travaux commencent en 1194 pour finir en 1230. Ce délai assez court fait que la cathédrale a une belle homogénéité de style. Pourtant on voit bien que les 2 tours sur la façade ne sont pas identiques. Et oui, celle de gauche disparait dans un incendie provoqué par la foudre et une nouvelle tour dans le style gothique flamboyant est érigée en 1520. Elle culmine à 115m de hauteur.

Sous la Révolution française ça va mal : des statues détruites, tout le mobilier disparait, l’argenterie est fondue, des vitraux cassés et la statue de Notre-Dame-de-Sous-Terre est brulée (on retrouvera plus tard dans une vieille maison une miniature de cette statue qui permettra d’en faire une nouvelle version remise dans la crypte en 1976). En 1836 toute la toiture est détruite dans un incendie (c’est maintenant une charpente métallique). En 1944 la cathédrale faillit être bombardée par les alliés car on croyait que les Allemands y avait un poste d’observation. Heureusement le colonel américain Welborn Griffith refuse l’ordre, part en mission pour vérifier qu’il n’y a pas d’ennemis à l’intérieur et fait sonner les cloches pour éviter la destruction! un miracle ! La cathédrale Notre-Dame de Chartres est toujours un important lieu de pèlerinage.

Sur la façade, des centaines de statues forment un véritable livre à ciel ouvert … enfin pour ceux qui savent encore le lire ! 🙂

Un pavillon extérieur supplémentaire a été rajouté en 1520 pour y installer une grande horloge. Mais ce qui frappe surtout à l’extérieur de la cathédrale, c’est la grande rosace qui fait 13,36m de diamètre. C’est une des plus grandes du monde.

L’intérieur de la cathédrale est immense, c’est une des plus grandes cathédrales de France (seulement dépassée par celle d’Amiens). A l’intérieur on trouve aussi une horloge astronomique et une « clôture » qui entoure le chœur de la cathédrale. Ce mur est entièrement sculpté. Avec plus de 200 statues c’est une véritable dentelle de pierre!

Il y a aussi le labyrinthe au sol mais qu’on ne peut pas voir quand les bancs sont installés .. Le vendredi, les chaises sont mises de côté et on peut le parcourir. Il est circulaire et fait presque 13m de diamètre. On n’a jamais vraiment su pourquoi il a été créé et on suppose que c’est pour permettre une sorte de pèlerinage intérieur. Il y a beaucoup de théories sur le sujet, je vous laisse chercher 😉

Avec plus de 2600m2 de vitraux, c’est la plus grande surface aux monde de vitraux du XIIe et XIIIe siècle.

Plus d’infos sur le site officiel.

Musée des Beaux-Arts

Juste à côté de la cathédrale se trouve le Musée des beaux-arts de Chartres, situé dans l’ancien palais épiscopal.

C’est le principal musée de la ville. Il est créé en 1833.

On y retrouve une collection de peintures, dessins et sculptures. C’est franchement une belle visite culturelle à faire et qui ne vous prendra pas trop longtemps non plus 🙂

Visite gratuite (hors période d’exposition temporaire). Plus d’infos sur le site officiel.

Le Chemin des Arts et la Collégiale Saint-André

Vous voulez encore un peu de culture? Soyez curieux et rentrez dans la collégiale Saint-André. Chaque printemps la ville propose un parcours d’art contemporain appelé le Chemin des arts, et ce lieu en fait parti.

Au moyen age, c’était l’église principale de la ville basse construite à l’emplacement de l’ancien amphithéâtre romain. Après la Révolution elle sera transformée en atelier de menuiserie et de stockage de récoltes avant de finir en ruines. C’est grâce à des rénovation récentes qu’elle a pu renaitre pour animer la vie culturelle à Chartres 🙂

Visite gratuite. Plus d’infos sur le Chemin des Arts.

Chartres en lumières !

Depuis 2003, chaque année, vous pouvez profiter de Chartres en Lumières. D’avril à octobre, les plus beaux monuments de la ville sont illuminés de projections pleines de couleurs 🙂

Cette fête populaire attire 1 million de visiteurs par an! Évidemment la cathédrale est illuminée elle aussi. La foule s’amasse sur le parvis pour admirer le spectacle.

Plus d’infos (horaires, programmation, parcours) sur le site officiel ici.

♪♫ Chartr’Estivales ♪♫

En bonus, si vous visitez Chartres l’été, vous tomberez pile pendant Chartr’Estivales : 2 mois de fête et de musique pour tous et dans tous les styles 🙂 Et c’est réellement ça! Pour nous, c’était vraiment incroyable. Alors qu’on prenait tranquillement l’apéro dans la ville basse, on entend de la grosse guitare saturée venant de la cathédrale. La curiosité nous guide, on y va et là on tombe sur .. un concert d’AC/DCu ! Un groupe complètement frappadingue qui fait des supers reprises d’AC/DC (leur site). Et croyez moi, pogoter avec le sourire sur Higway to Hell en hurlant et en jetant sa bière en l’air devant la cathédrale de Chartres un soir d’été, ça n’a pas de prix haha le décalage était total ! 🙂 Sinon le festival propose aussi des soirées plus « classiques » 😉
Le détail sur le site officiel ici.

J’espère que cet article sur Chartres vous aura donné à vous aussi l’envie de découvrir cette ville. Pour nous ce fut une véritable belle surprise 🙂

Séjour réalisé en juillet 2017

Beaune, capitale des vins de Bourgogne

On passe souvent à côté de Beaune en faisant le trajet Paris – Lyon et on ne s’y arrête jamais. Lors d’un séjour en Bourgogne l’occasion s’est présentée, alors on fonce, hop en route pour partir à la découverte de Beaune, la capitale des vins de Bourgogne! 🙂

Nous sommes dans le département de la Côte-d’Or, en Bourgogne, à 45km au sud de Dijon, et nous découvrons cette jolie petite ville qui se visite facilement en une journée, entre vieilles pierres et monuments, entre dégustations de vins et restaurants.

Plus d’infos sur le site de l’Office de Tourisme de Beaune.

Quand on arrive depuis le nord, on est accueilli à Beaune par la Porte Saint Nicolas. Elle est située à l’emplacement de l’ancienne porte fortifiée avec pont-levis. En 1770 il est décidé de créer une porte plus élégante pour marquer les esprits des visiteurs 🙂

La rue de Lorraine vous conduit ensuite naturellement jusqu’à la jolie petite Place Carnot. C’est là où se trouvent la majorité des restaurants. Car Beaune n’est pas seulement la capitale du vin, mais c’est aussi une capitale de la gastronomie. La cuisine de Bourgogne regorgent de spécialités : ses œufs en meurette, son jambon persillé, son bœuf bourguignon, ses escargots à l’ail et au persil, les quenelles de brocher, le fromage d’Epoisse, les nonnettes et plein d’autres plats délicieux n’attendent que votre bon appétit 😉

Notre choix s’est porté sur le restaurant L’Ecrit’Vin (8 Place Carnot – https://www.ecritvin.fr/ ). Le déjeuner s’est très bien passé, on vous le recommande 🙂

Les Hospices de Beaune

Les Hospices c’est LE lieu à visiter à Beaune. Le riche chancelier Rolin décide que pour le bien de son âme, il doit faire le bien autour de lui. Il choisi la ville de Beaune, achète des terrains, et fait construire son hôtel Dieu. De 1441 au XXe siècle, les vieillards, les pauvres, les infirmes, pourront venir se faire soigner gratuitement. Pour les touristes en revanche c’est payant, entrée à 12 euros, et voyons voir ce qu’il y a à voir dans ce joyau de l’architecture médiévale bourguignonne.

Plus d’infos sur le site officiel ici.

La façade gothique côté rue est surmontée d’une flèche de 50m de haut, et des feuilles d’or ont été utilisées pour enrichir la toiture en ardoise.

La cour d’honneur est vraiment très jolie et c’est l’image la plus connue des hospices, une véritable carte postale à elle seule. Les tuiles colorées qu’on peut voir intérieur datent de 1907. On sait qu’il y en avait aux siècles précédents, mais il n’y aucune description de leurs motifs.

La grande salle « des pôvres » est la pièce la plus importante des hospices. Elle fait 50m de long, 14m de large et 16m de haut. La charpente de chêne au plafond est peinte, comme les poutres qui sortent de gueules de dragons. C’est dans cette salle où les patients étaient allongés dans leurs lits à rideaux, et tout au fond une chapelle.

On découvre ensuite les autres salles des hospices où sont exposés divers trésors historiques.

Étrangement, c’est l’apothicairerie qui m’a le plus intéressé. L’ancienne pharmacie est encore remplie de flacons aux compositions les plus étranges! Je ne sais pas ce que peut soigner les yeux d’écrevisse et la poudre de cloportes, mais surement qu’avec un peu de pierre divine, tout ira mieux! 🙂 Les pots datent de 1782, ils sont peut être légèrement périmés …

Il y a aussi les caves médiévales qui ne sont ouvertes au public qu’au moment de la vente des hospices de Beaune. En effet, les hospices possèdent 60 hectares de vignobles côte de Beaune et côte de Nuits avec des grands crus d’exception. Depuis 1794, chaque 3e dimanche de novembre, ces grands vins sont vendus aux enchères. Le résultat de cette vente de charité la plus célèbre du monde est utilisé pour le fonctionnement de l’hospice (et du centre hospitalier de Beaune). Pour information, en 2021 la vente a rapporté 11 millions d’euros.

Basilique Notre-Dame

Elle date du XIIe siècle et c’est une des dernières grandes églises romanes de Bourgogne (avant l’avènement du gotique). Beaune était une étape sur la route de ceux qui partaient en croisade, et il fallait un grand et beau monument pour les recevoir. Les pèlerins venaient aussi en grand nombre pour prier la Vierge Noire.

La basilique a été restaurée par Viollet-le-Duc en 1844.

La basilique est réputée pour ses tapisseries, ses beaux vitraux, et surtout son grand orgue, le plus beau de Bourgogne!

Le Beffroi

Durant votre balade dans les rues de Beaune vous pourrez voir le beffroi sur la place Monge, aussi appelé la Tour de l’Horloge. La tour date de 1395.

Les remparts

A Beaune, il y a chouette circuit pour une belle balade : la promenade des remparts. Vous pourrez faire le tour de la ville le long des fortifications du XIVe au XVIIe siècle.

Séjour réalisé en février 2022

Faire du char à voile au Touquet, une expérience qui décoiffe!

Tout commence par un cadeau d’anniversaire un peu original « faire du char à voile au Touquet » 🙂 et finalement le temps d’un week-end, toute une bande d’amis se retrouve pour partager cette expérience et pour découvrir le Touquet. Allez je vous embarque aussi, hop en route ! 😉

Direction le département du Pas-de-Calais, à l’embouchure de la Canche. Nous rentrons dans la région naturelle du Marquenterre. C’est le pays des dunes et des plages sans fins et c’est là que se trouve le Touquet ou plutot le Touquet-Paris-Plage !

L’histoire du Touquet-Paris-Plage

Tout commence en 1837, quand l’État met en vente des terrains dunaires sur le lieu dit du Touquet. Un riche ancien notaire, Alphonse Daloz, décide d’acheter le terrain. Il essaye de faire de l’élevage et de l’agriculture mais ça ne fonctionne pas du tout. En 1856, il décide de stabiliser les dunes en plantant des pins maritimes, comme dans les Landes de Gascogne. La forêt du Touquet s’implante très bien et est toujours là aujourd’hui. Comme le domaine commence à avoir fière allure, il se fait bâtir un château. Un de ses amis vient lui rendre visite en 1874 et ce n’est pas n’importe qui, c’est Hippolyte de Villemessant, le fondateur du Figaro. Il s’émerveille de la beauté du lieu avec sa forêt et les dunes, la surnomme l’Arcachon du Nord, et suggère l’idée de développer la plage et de l’appeler Paris-Plage. En 1882 Daloz lance le projet, les premiers lotissements apparaissent, la station balnéaire est créée.

En 1894, John Whitley, un riche homme d’affaire britannique, s’associe au développement. En 1912 le Touquet-Paris-Plage devient officiellement une commune. Le Touquet devient rapidement un endroit à la mode, la jet-set s’y presse, le casino tourne à plein régime, les plus beaux hôtels sont construits pour accueillir les fortunes françaises et britanniques. Durant la seconde guerre mondiale une bonne partie de la ville est détruite. A la libération, Touquet est la commune la plus minée de France. Le tourisme reviendra dans les années 1970, et maintenant le Touquet-Paris-Plage essaye de retrouver le charme de son apogée dans les années 1930 : nature et élégance 🙂

Plus d’infos sur les activités proposées au Touquet sur ce site.

Le char à voile

Cette activité est née sur les grandes plages du nord de la France et de la Belgique. C’est d’ailleurs Louis Bleriot (le père de l’aviation en France et aussi un habitant du coin) qui avait créé un modèle de série, l’aéroplage, qui avait atteint 100km/h! Nous, on la joue plus modeste et on s’adresse au Centre Nautique de la Manche Bertrand Lambert.

Ce jour là, les conditions sont parfaites : un grand vent fort et régulier bien face à la plage, la marée basse, peu de gens sur la plage car nous sommes en hiver et un ciel bleu splendide. Le seul bémol, la combinaison pas sexy haha (mais combinaison obligatoire car vous finirez trempé !)

Après un rapide débrief sur la façon dont on doit manœuvrer l’engin et le choix de notre bolide, c’est parti ! C’est une découverte pour tout le monde et c’est un kif total. C’est facile à diriger, on a belle sensation de vitesse, ça accélère très vite, et très vite on ne suit plus vraiment les premières consignes et on enchaine les slaloms, les courses et les dérapages 🙂

Le terrain de jeu est énorme (une plage de 11km), et c’est une expérience que je vous recommande à 1000% ! 🙂

Après cette chouette expérience, prolongez le plaisir du vent avec un session de kitesurf par exemple ? il y a le local de l’école de KiteSurf juste à côté des chars à voile 😉 ou sinon plus modestement, un peu de cerf-volant, ça marche aussi !

Le Touquet, ce n’est pas qu’une plage immense, c’est aussi un patrimoine architectural 🙂

Le marché couvert en arc de cercle est par exemple emblématique du centre ville, la rue principale passe juste au milieu.

De nombreuses villas sont classées au monuments historiques. Le moderne côtoie l’authentique. Tout est possible au Touquet-Paris-Plage!

Certaines villas sont plus incroyables que d’autres, comme la Villa Castel construite en 1904 et qu’on croirait directement sortie d’un conte de fée.

L’hôtel de ville aussi est un monument à part avec son style gothique anglais. Il est construit en 1931 avec un beffroi de 38m.

Je fais une petite infidélité au Touquet pour vous emmener de l’autre côté de l’estuaire de la Canche pour vous montrer ce magnifique coucher de soleil sur la très belle plage de Sainte-Cécile 🙂

Séjour réalisé en février 2022

Visiter Malte : Itinéraire de 5 jours sur 2 îles

Malte est une superbe destination touristique en raison de son histoire riche, de sa culture unique et de ses paysages magnifiques. Il y a beaucoup de choses à voir et à faire, comme visiter les nombreux temples mégalithiques, explorer les citadelles historiques et les forteresses, et se baigner sur les plages de sable fin. C’est un mélange réussi entre les origines phéniciennes, l’influence arabe et italienne, et la culture anglaise. Alors vous voulez y aller ? On y va, hop en route ! 🙂

Quel programme pour découvrir Malte ?

Oui il est possible de profiter de Malte en quelques jours. Il faut au moins se garder une journée entière pour découvrir La Valette et les 3 cités, et une autre journée pour explorer l’ile de Gozo. Bien évidemment si vous avez plus de temps devant vous, rajouter une journée de plus à Gozo, une journée farniente et plage à Comino, et prenez votre temps! Dans tout les cas, l’archipel maltais est suffisamment petit et accessible pour pouvoir se faire plaisir même sur une courte période.

Comment se déplacer à Malte ?

Le réseau de bus permet de rejoindre tous les principaux endroits de l’ile. Il n’est pas très cher (il faut avoir la somme exacte pour acheter le ticket en montant dans le bus), mais pas forcément toujours à l’heure. Le bus est à mon avis la meilleure solution pour aller à La Valette. Pour le reste de votre séjour je vous recommande plutôt de louer une voiture. Pour la location, afin d’éviter les arnaques, je vous recommande JS Car Hire. Cette agence a très bonne réputation, la procédure est simple et nous n’avons eu absolument aucun souci! Le plus dur pour vous sera sans doute de conduire à gauche! Et oui, on conduit à gauche à Malte 😉 Ce point mis à part les routes sont bien entretenues et tout devrait bien se passer pour vous 😉

Où loger à Malte ?

Après avoir fait quelques recherches et discuté avec des amis y ayant vécus, notre choix s’est porté sur Bugibba, une petite ville sur la côte Nord. C’est le bon compromis entre les villes ultra-touristiques et bien trop animées et les petites villages perdus dans la campagne maltaise. Loger à La Valette est je pense une mauvaise idée car en sortir chaque jour vous prendra du temps.

La Valette et les 3 cités

La visite de la capitale La Valette et des 3 cités, c’est incontournable, et ça vaut vraiment le coup!

Tout est expliqué sur cette page dédiée ici 🙂

Mosta

Dans la ville de Mosta se trouve un monument unique, car il possède un des plus grands dômes en pierre du monde! Il s’agit du Sanctuaire Sainte-Marie-de-l’Assomption de Mosta, aussi appelé la rotonde de Mosta. La façade est déjà majestueuse avec ses grandes colonnes et ses statues.

La construction du bâtiment commence en 1833 pour s’achever en 1860. Le dôme a un diamètre intérieur de 37,2m. C’est juste après celui du Panthéon de Rome (43m), de la cathédrale de Florence (42.2m) et de la Basilique St Pierre de Rome (42m). Sacrée performance ! La coupole atteint 67m de haut. Elle a été construit sans échafaudage en utilisant une méthode de construction en spirale.

Si vous trouvez que le plafond n’est pas super homogène au niveau de la décoration, l’explication est juste en dessous.

Le miracle de l’obus

C’est une histoire incroyable. Le 9 avril 1942, un raid aérien de l’armée allemande a lieu sur Malte. C’est le soir et plus de 300 fidèles sont réunis dans l’église pour la messe. Une bombe de 500kg tombe directement sur le grand dôme, passe à travers et s’écrase au sol … et n’explose pas! un véritable miracle ! (et une autre bombe va rebondir sur le dôme et la aussi n’explosera pas, double miracle!)

La bombe qui est présenté dans le petit musée de l’église est une réplique.

Il faut grimper au niveau de la rotonde pour se rendre compte d’avantage des proportions énormes de l’église. Il n’y a aucune colonne qui soutient le dôme, l’espace est libéré et le volume est juste incroyable. L’intérieur est aussi très lumineux et richement décoré.

La visite est à 5 Eur et vous aurez en prime une vue sur toute la ville de Mosta. Plus d’informations sur le site officiel ici.

Mdina

Direction Mdina, l’ancienne capitale de Malte fondée par les phéniciens. Plus tard lors de l’invasion arabe de l’ile, la capitale est coupée en 2. La ville fortifiée : Mdina, et séparée par un fossé, le faubourg : Rabat.

Pour se garer à Rabat il y a un grand parking public mais qui est très vite rempli. Vous aurez surement droit au « gardien de parking » qui viendra vous réclamer une pièce pour vous trouver une place. C’est une pratique très répandue à Malte.

Se balader à Mdina, c’est se perdre dans un dédale de ruelles. La ville est calme, piétonne, propre, restauré et très fleurie.

Il y a plusieurs lieux que je vous conseille de découvrir, par exemple :

L’église des carmélites

Elle est construite en 1675 et a la particularité d’avoir une coupole ovale. L’intérieur de l’église est intégralement peint. C’est aussi dans cette église que commença le mouvement d’insurrection contre les troupes de Napoléon en 1800.

Le Musée de la cathédrale

Le musée de la cathédrale de Mdina est dans une énorme bâtisse construite en 1733 pour accueillir les séminaires du diocèse de Malte.

Très honnêtement, on ne s’attendait pas à grand chose et on ne voulait pas vraiment s’enfermer dans un musée. Et finalement ce fut une très bonne surprise! 🙂 Il est beaucoup plus grand qu’on pourrait le croire, il y a de nombreuses peintures et sculptures, des trésors de l’église, etc …

Le contenu est vraiment riche et on se surprend à y rester beaucoup plus longtemps que prévu.

L’entrée est à 10 Eur, et très honnêtement ça vaut le coup! En plus ça inclus l’entrée pour la cathédrale 🙂
Plus d’info sur le site officiel ici.

La Cathédrale Saint Paul

On ne peut pas la louper, elle est sur une très jolie petite place baroque. Tout a été très endommagé durant un tremblement de terre en 1693 et fut reconstruit ensuite. Celle qu’on peut voir aujourd’hui date de 1702.

C’est la cathédrale historique de Malte. Selon la légende c’est ici que Saint Paul aurait converti au christianisme le gouverneur romain Publius qui deviendra le premier évêque de Malte. En effet, lorsque Saint Paul est fait prisonnier pour être jugé à Rome, son navire fait naufrage à Malte et il restera 3 mois sur l’ile. Il réalisera plusieurs miracles dont la guérison du père de Publius.

Le sol est couvert de plaque de marbre des tombes de grands maitres et d’autres personnalités. Tout est richement décoré et peint. Il y a des statues partout, c’est grandiose! La aussi, c’est une visite à ne pas louper! Et comme c’est inclus dans le billet combiné avec le musée, il ne faut pas se priver 🙂

Pour manger, je vous conseille le Café Fontanella. C’est le spot de Mdina. Il possède en plus une superbe terrasse avec une belle vue panoramique (qui forcément est prise d’assaut). Mention spéciales pour les excellents gâteaux 🙂
Plus d’infos sur leur site ici.

Une fois sortis de Mdina, nous n’avons pas visité Rabat. La ville semblait moins intéressante. Cependant il y a les célèbres Catacombes de Saint-Paul à découvrir.

Les falaises de Dingli

Tout le monde en parle, alors on y va. Ces fameuses falaises de Dingli sont sur la côte sud de l’ile de Malte. Elle font plus de 250m de haut et c’est l’endroit idéal pour les couchers de soleil, principalement depuis la petite chapelle Sainte Marie-Madeleine. Ça, c’est la théorie…

En réalité, le spot de la chapelle (qui est d’ailleurs le point le plus haut de Malte, 257m d’altitude) est très vite rempli et pour l’ambiance paisible c’est loupé. En plus de là, les falaises on ne les voit pas trop. On les devine à peine. En fait il y a un plateau juste en dessous. Pour avoir une meilleure vue, il faut longer la route vers le sud est où il y a un autre spot qui permet de les voir un peu plus, mais franchement, rien d’extraordinaire. Pour avoir une belle vue de ces falaises, il faut les voir depuis la mer. Ou sinon aller à un autre spot que je vous propose plus loin 😉

Ah et pour le coucher de soleil, on a laissé tomber, le ciel était voilé – laiteux. Quand ça veut pas, ça vaut pas ! 😉

Le mystère des « cart ruts »

Vous vous demandez sans doute de quoi il s’agit ? et bien à Malte il y a un mystère qui n’est toujours pas résolu, ce sont les « cart ruts ». A plusieurs endroits sur l’ile, il y a des sillons creusés dans la roche. Ces sillons sont parallèles, et semble suivre des routes bien définies. Et il y a même des sortes d’aiguillages (Clapham Junction). Jusque là rien d’extraordinaire, le passage répété de chariots lourdement chargés ?

Sauf qu’on estime que ces sillons datent d’il y a des millénaires. Bien avant l’invention des premiers chariots … et là, ça commence à coincer. Comment ces sillons ont été créés ? par qui et pourquoi ? A certains endroits de l’ile ces sillons se prolongent même dans la mer. Ce qui voudrait dire qu’ils auraient été tracé à une époque où la méditerranée était plus basse … et là, on remonte bien loin dans les années, et ça donne le vertige!

Pour découvrir le principal site : depuis les falaises de Dingli, il faut prendre la route Triq Inżul ix Xemx qui va vers Busket Woods, tourner sur la route Limiti tal-Buskett et se garer (35°51’15.6″N 14°23’47.6″E). Ensuite vous remontez le chemin à pieds et il n’y a plus qu’à explorer la plaine et tenter de résoudre le mystère 😉

Les plages 🙂

Golden Bay et Ghajn Tuffieha

La plage de Golden Bay est une des plus populaire de Malte. Eau cristalline, sable dorée, plage bien équipée : le trio gagnant ! Pas de rocher, pente douche : que des avantages! C’est aussi une plage entourée d’hôtels et de bars. A voir si c’est le genre d’ambiance qui vous plait 🙂

Juste à côté, il y a la plage de Ghajn Tuffieha. Elle est pourtant beaucoup plus intime et moins peuplée. En effet pour rejoindre cette plage il faut descendre un escalier de 202 marches ! (et idem pour repartir). Elle est considérée comme une des plus belles plages de Malte 🙂

Gnejna

La plage de Gnejna (elle aussi au même endroit de l’ile) est toute aussi belle et beaucoup moins touristique. Elle est parait plus authentique et naturelle, plus maltaise 😉 Peu d’installations mais grand parking et accès facile.

Il Qarraba

A mi-chemin entre la baie Gnejna et Ghajn Tuffieha il y a un imposant promontoire rocheux : Il Qarraba. Depuis les plages, il suffit de suivre les sentiers y menant.

Vous allez découvrir un paysage insolite composé de falaises d’argiles aux formes étranges. Un air de bout du monde 🙂

Il y a même une plateforme rocheuse qui est l’endroit idéal pour se jeter à l’eau.

J’ai personnellement trouvé ce lieu plein de magie et je vous encourage vraiment à vous éloigner de la plage pour profiter aussi de ces paysages!

Le Village de Popeye

Il y a une curiosité à voir au nord-ouest de l’ile : les décors qui ont servit au film de Popeye (réalisé en 1980, un film que personne n’a vu d’ailleurs ?). Il y a un très beau point de vue depuis la falaise. La baie devant le village est réellement magnifique et on regrette un peu que le site ne soit pas d’avantage dédié à la baignade.

Le site a été reconverti en parc à thèmes pour les enfants. Si vous cherchez un endroit où emmener vos petits, c’est une option à envisager. Pour les plus grands, je pense que ça n’a aucun intéret 🙂
Plus d’infos sur le site officiel ici.

La falaise Migra I-Ferha

Il y a une falaise découvrir, et beaucoup plus photogénique que celles de Dingli (à mon humble avis) même si elle est bien plus petite en taille. C’est la falaise de Migra I-Ferha. Pour ça il faudra prendre une petite route qui semble mener nul part 🙂

Si vous voulez un peu d’aventure, il y a des marches dans la roche qui vous permettent de descendre dans une gorge profonde et étroite. C’est impressionnant (ok, ce n’est pas le Grand Canyon non plus, ne nous emballons pas), et ça a aussi l’avantage d’être bien à l’ombre et de vous apporter un peu de fraicheur 😉 L’expédition vous amènera directement au niveau de la mer. Et bon courage pour le retour haha

N’hésitez pas à faire un détour pour découvrir ce lieu méconnu et vous balader le long des falaises, cheveux au vents, le regard vers l’infini et au-delà ! 🙂

Ce site est a priori aussi très réputé pour la plongée (on y retrouve d’ailleurs au fond de la mer quelques voiture qui ont fait le grand saut depuis la falaise ou bien qui avait un problème de frein à main).

Blue Grotto

Sur la côte sud de Malte, il y a sans doute le site le plus connu de Malte : Blue Grotto. La grotte bleue est une immense arche naturelle de 43m qui s’enfonce dans la mer.

Les vagues ont creusée la roche pour y former de nombreuses grottes. La transparence de l’eau et la lumière du soleil donne à la mer une étonnante couleur bleue. Au bout de la route, on peut faire la petite visite en bateau (15 minutes environs pour 8 Eur par personne).

St Peter’s ¨Pool

Tout à l’est de Malte se trouve un autre lieu très connu : St Peter’s Pool. Pourtant pour y accéder, ce n’est pas si simple. La route est minuscule et se finit en chemin de terre où on prie pour ne pas avoir à croiser une voiture dans le sens inverse. Une fois garé sur le parking en terre battue (payant 4 eur), il n’y a plus qu’à suivre la descente vers la fameuse piscine naturelle.

Ce jour là, par chance il n’y a avait pas beaucoup de monde. Et par malchance … la raison était que l’eau était infestée de méduses. Du coup pas de baignade ni de super sauts périlleux et plongeons … mais en temps normal, c’est la cohue ici et il est difficile de trouver une place. Il n’y a pas d’ombre et à peine une minuscule buvette à proximité, donc prévoyez de quoi vous hydrater et vous protéger du soleil.

Attention, il n’y a pas de sable ici, ce n’est que de la roche nue. Mais ce paysage lunaire a un charme qui opère rapidement. On se croit presque dans un autre monde. Et il faut toujours explorer un monde nouveau! Alors ne vous limitez pas à la piscine naturelle et prolongez la découverte le long de la côte. Vous serez agréablement surpris! 🙂

Marsaxlokk

Si vous cherchez un « petit village de pécheur authentique », il faut aller à Marsaxlokk (ce nom est totalement imprononçable). Le port a été fondé par les phéniciens et c’est le plus grand port de pêche de Malte. Malgré tout, cette petite ville reste très agréable car il n’y a pas de grands buildings modernes de stations balnéaires. Le côté pittoresque du port est prononcé par les luzzi, les embarcations traditionnelles et colorées, ornées d’un œil d’Isis 🙂

Chaque dimanche matin, il y a ici le marché le plus prisé des maltais pour faire le plein de poisson frais. Et c’est donc sans surprise que tous les restaurants proposent des « spécialités de la mer ». Je vous recommande avec plaisir le restaurant « Roots ». Il ne paye pas de mine, il est beaucoup moins à destination des touristes et il n’a pas la super terrasse à côté des bateaux … mais vous avez l’assurance d’avoir un excellent repas 😉

Marsaskala

Encore une ville qui commence par « Marsa » ? et oui, ça signifie « port » en arabe. Marsakala est donc une autre jolie ville portuaire à l’est de Malte.

Nous n’y sommes pas resté très longtemps. Juste le temps de visiter rapidement le port, l’église moderne, et se poser au milieu des habitants pour simplement profiter de la douceur de vivre, loin des touristes, en buvant tranquillement nos verres en terrasse en fin d’après-midi et dans le calme. La belle vie 🙂

Séjour réalisé en avril 2022

Une journée à La Valette, les incontournables!

La Valette, c’est la capitale de Malte, et c’est évidemment une visite incontournable lors d’un séjour sur l’ile. C’est le joyau baroque de la méditerranée. Elle est classée au patrimoine de l’Unesco et regorge de palais, églises et musées. Vous tomberez sous le charme de ses ruelles, ses escaliers, ses balcons colorés, ses jardins. Bref, vous allez aimer 🙂

Comment y aller ?

Je pense vraiment que le meilleur moyen pour venir à La Valette, c’est en prenant le bus (nous venions de Buġibba et c’était le plus évident). Tous les bus ont leur terminal à l’entrée de la ville ce qui est super pratique. Et surtout, venir à La Valette en voiture et trouver une place pour se garer peut vite devenir un véritable enfer. Ensuite tout se fait à pieds 🙂

Petit rappel historique (pas de panique ce sera rapide 😉 )

L’histoire commence quand l’empereur Charles Quint offre à l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem de s’installer à Malte. Ils viennent d’être chassés de leur place forte de Rhodes par les turcs en 1522 (malgré une résistance héroïque ce qui leur a même valu le droit d’avoir la vie sauve de la part du sultan). L’empereur veut continuer de protéger ses intérêts en méditerranée. En 1530 les chevaliers débarquent donc à Malte avec à leur tête le grand maitre Philippe de Villiers de L’Isle-Adam. Ils décident de ne pas s’installer dans la capitale Mdina située au centre des terres, et préfèrent s’implantent sur la cote nord à Birgu et fortifient le port. Ensuite les navires de l’Ordre harcèlent la flotte ottomane, et le sultan turc en a vite assez. En 1565, Soliman le magnifique fait attaquer l’ile avec 159 navires et plus de 30 000 homes! En face, il n’y a que quelques centaines de chevaliers commandés par le nouveau grand maitre Jean de Valette et quelques milliers de mercenaires. Les chevaliers se replient dans le fort et dans les villes fortifiées de Birgu et Senglea (L-Isla). Malgré leur faible nombre ils arrivent à repousser les assauts turcs pendant plusieurs mois et infligent même de lourdes pertes dans les rangs ennemis. Quand les renforts arrivent, les turcs se replient. C’est une grande victoire pour l’Ordre, et grâce à son retentissement, les dons affluent. En 1566, le fort de St Elme est reconstruit et une nouvelle ville fortifiée est créée a coté. Elle s’appelle d’abord Citta’ Umilissima puis elle prend le nom de La Valette, en hommage au grand maitre victorieux.

Insolite!

Si vous découvrez la valette le jour de la Saint Georges (23 avril), vous aurez peut-être comme nous la surprise de découvrir des milliers d’enfants rassemblés sur la grande Pjazza San Publiju devant l’Église Saint-Publius de Floriana. C’est pour l’occasion de la grande parade annuelle scout! Plus de 5000 scouts participent, les fanfares les cornemuses et les kilts sont de sorties, les familles sont heureuses, bref un bel accueil et on aime déjà la ville haha

L’entrée de la ville est facile à trouver, il y a l’énorme fontaine des tritons juste devant. Ce sera le premier de vos nombreux arrêts photos 😉

Vous pénétrez dans la ville par la porte Bieb il-Belt. L’ancienne porte a été détruite dans les années 1960. En 2014, une nouvelle « porte » moderne la remplace, comme une brèche dans les remparts. Je vous invite à prendre directement à droite. Vous arrivez à l’Auberge de Castille. C’est le point le plus haut de la capitale. C’est ici que l’ordre en 1574 construit la plus grande auberge de la ville pour loger les chevaliers de Castille. Depuis 1972, c’est le bureau premier ministre.

Juste devant, une statue étrange : c’est Manwel Dimech. C’était un journaliste et philosophe maltais qui dérangeait les autorités politiques et religieuses avec ses idées révolutionnaires socialistes. Il sera banni à vie en 1914. Après l’indépendance de Malte, ses idées refont surface et on le réhabilite. Il tient maintenant sa revanche avec une statue installée en 1976 et qui semble défier le bureau du premier ministre!

Upper Barraka Gardens

Juste à côté se trouve un des plus beaux endroits de la ville : Upper Barrakka Gardens. Il s’agit des anciens jardins privés des chevaliers (les jardins privatifs étaient interdits à la construction de la ville). Ils sont ouverts au public depuis le XIXe siècle, et l’accès est gratuit.

Les jardins sont à la fois un havre de paix et victime de leur succès touristique. Malgré tout, l’endroit est magnifique. En vous promenant sous les arcades, vous découvrirez de nombreuses statues. Il y a aussi de quoi se restaurer et s’asseoir tranquillement à l’ombre, un luxe ! 😉

Depuis la grande terrasse du jardin, on a la plus belle vue de la ville! Tout le grand port (Grand Harbour) est devant vous. En face, on aperçoit les 3 cités (j’en reparle plus loin).

Insolite : tous les jours à midi, un coup de canon est tiré! Il est possible d’accéder à la zone des canons plus bas, mais c’est payant (plus d’infos ici).

Un gigantesque ascenseur permet de rejoindre le quai 58m plus bas (descente gratuite, montée payante 1€, et oui!)

La cathédrale Saint Jean

En réalité il s’agit d’une « co-cathédrale », car le siège du diocèse n’est pas ici, mais à la cathédrale de Mdina. Bon en fait on s’en fout un peu, ça ne change pas grand chose pour nous 🙂 Elle est construite par les chevaliers de l’ordre en 1577. La façade est simple et austère avec ses 2 larges clochers … mais à l’intérieur c’est complètement différent !

Toutes les surfaces sont recouvertes de feuilles d’or et il y a des décorations partout. Sur 53m de long et 15m de large, ça fait un peu chargé! Même le plafond est peint intégralement. Tout le sol de la cathédrale est composé de 405 tombes en marbres de chevaliers. Chaque tombe est unique et décorée. Près de la porte d’entrée latérale, il y a d’ailleurs une inscription qui dit « Vous qui marchez sur les morts, rappelez-vous qu’un jour on marchera sur vous ». Les grands maitres sont enterrés à part dans une crypte. La cathédrale est aussi célèbre pour abriter une des œuvres principales du peintre le Caravage « la décapitation de saint jean ».

L’entrée est à 15 eur (c’est un peu cher…). Attention, la cathédrale est fermée les dimanche, jours fériés et le samedi après midi. Plus d’infos sur le site officiel.

Près de l’entrée sur Republic Street, il y a le monument du Grand Siège de malte. Et au pied du monument, il y a le mémorial improvisé pour Daphne Caruana Galizia. C’est une journaliste qui dénonçait la corruption endémique sur l’ile et assassinée en 2017. Malte a aussi son coté sombre …

Elle a été tuée dans l’explosion de sa voiture. Sa mort a été une onde de choc à malte et en Europe, et a conduit à la démission du premier ministre en 2020. Beaucoup continuent de penser que les 3 personnes condamnées n’ont servi que de bouc émissaire pour protéger des membres du gouvernement et des hommes d’affaires qui voulaient la faire taire…

Les rues de La Valette

Ce qui contribue au charme de La Valette, ce sont ses longues rues étroites aux couleurs jaune et ocre.

La particularité des rues à Malte : les Gallariji. Ces balcons maltais sont en pierre, en fer, en bois. Il y en a absolument partout! Leur origine est incertaine. On pense que la nombreuse main d’œuvre utilisée par les chevaliers pour bâtir la capitale, venant d’Afrique du nord, a apporté avec elle ce savoir faire.

Le balcon fermé permettait aux femmes de voir ce qu’il se passe dans la rue sans être vu, rafraichir la température, agrandir la pièce, discuter avec son voisin en face, etc …

Ces balcons sont devenus tellement à la mode que le gouvernement a du créer de nouvelles lois pour que les propriétaires les construisent dans la tradition, car à certains endroits, ça devient un peu anarchique et exagéré, ho juste à peine haha 🙂

Lower Barrakka Gardens

En longeant la ville on arrive aux Lower Barrakka Gardens. C’est l’autre jardin de La Valette (le upper en haut, et le lower plus bas, facile). Il y a moins de monde ici, je le trouve personnellement plus agréable.

La vue est toujours aussi belle et c’est un autre bon endroit pour se reposer les jambes après une longue marche dans les rues de la ville.

Le temple au milieu du jardin n’est pas un vestige antique. Il date de 1810! il s’agit en fait d’un monument construit en hommage à Sir Alexander Ball, Ce fut le premier dirigeant anglais de Malte après que l’ile soit reprise à Napoléon.

The Siege Bell War Memorial

Au bout du Lower Garden se trouve un autre monument célèbre de la ville : the Siege Bell War Memorial. La cloche en bronze de 10 tonnes est ici en l’honneur des 7000 militaires qui sont morts à Malte pendant la seconde guerre mondiale. de 1940 à 1943 l’ile sera continuellement bombardée par les nazis.

Plus de 1700 raids aériens, 75% des habitations détruites, plus de bombes reçues que pendant la bataille d’Angleterre : c’est le Siège de Malte (à ne pas confondre avec le Grand Siège de Malte, celui fait par les turcs).

juste a coté je vous conseille un petit resto très sympa, le Valetta St Paul’s AFT (VGX8+5X8, Lvant). Ambiance sans chichi, très conviviale, et surtout une terrasse ombragée et au calme (une denrée plutôt rare en ville 😉 )

Le Fort Saint Elme

Tout au bout de la péninsule, la ville de la valette s’arrête pour laisser la place à l’historique fort Saint Elme. A l’arrivée de l’Ordre, c’est Birgu la place forte avec le fort St Ange. Le fort St Elme n’est alors qu’une petite fortification. Pourtant pendant le grand siège de Malte, c’est sur le fort de st Elme que les turcs vont user une grande partie de leur boulets de canon pendant plus d’un mois avant de finalement s’en emparer. Cette résistance sera une des clés de la victoire de l’Ordre. Après le départ des turcs, le fort est reconstruit et agrandi.

Sous Napoléon il servira aussi de prison. Quand les anglais prennent le contrôle de l’ile, ils modifient le fort pour pouvoir aussi se défendre contre La Valette, car les habitants n’appréciaient pas tellement ce colonialisme forcé! Après avoir résisté aux bombardements de la seconde guerre mondiale, c’est maintenant une école de police, un musée de la guerre, et franchement je trouvais qu’il y avait plus agréable à voir alors je ne peux pas vous en montrer plus 🙂

Basilique Notre-Dame-du-Mont-Carmel de La Valette

Justement, parmi les belles choses à voir, on la distingue de loin, avec son dôme de 60m qui domine toute la ville. C’est la Basilique Notre-Dame-du-Mont-Carmel de La Valette. Elle est construite en 1570. Elle a la particulaire d’avoir une coupole ovale à l’intérieur. Elle a été reconstruite en 1958 a cause des bombardements. Elle est toujours considérée comme un des plus beaux monuments de La Valette.

L’entrée est gratuite et loin de la foule. Attention cependant, elle n’est ouverte que le matin et en fin d’après midi. Pour cause de mauvais timing, on est arrivé pile quand on ne pouvait pas y entrer snif snif… Plus d’infos ici.

Et par conséquent, même verdict pour l’autre édifice juste à côté, la cathédrale anglicane Saint-Paul de La Valette. C’est la première église anglicane de Malte, construite en 1844.

… Elle était Fermée elle aussi ..

Pour se remettre de ce désagrément, on flâne dans les rues, on repose les jambes en profitant en terrasse, comme par exemple sur la très belle place de la République avec sa statue de la Reine Victoria. Juste derrière c’est la Bibliothèque Nationale. Cette belle terrasse est encore une belle occasion de plus pour boire une Cisck, la bière blonde incontournable de malte.

Sous les arcades juste à côté, on retrouve le Palais Présidentiel et le Palais des Grands Maitres construit en 1572. C’est normalement un passage obligé lors d’une visite à la valette. Mais le palais des grands maitre ainsi que le musée des armures et le musée national des arts étaient en travaux de rénovations, réouverture prévue en 2023 …. à suivre!

Allez direction le port pour continuer la visite. On passe par Victoria gate, la dernière grande porte de l’enceinte fortifiée.

Direction la zone d’embarcadère pour aller voir les 3 Cités juste en face. Il y a le choix : soit prendre le ferry, soit grimper à bord d’une petite embarcation locale, une dghajsa (se prononce « daissa »), une sorte de gondole qui sert de bateau-taxi. Le tarif est kif kif entre 2 et 3 euros pour l’aller-retour. On n’a pas eu à hésiter très longtemps, le ferry arrivait directement, hop on monte, tant pis pour le coté traditionnel 🙂

Dans tous les cas, la traversée en bateau par le port sera beaucoup plus avantageuse, plus agréable et plus rapide que prendre le bus ou la voiture pour rejoindre les 3 cités.

Pour la petite balade au 3 cités, ça se passe sur cette page 🙂

En quittant la ville, après une très belle journée, vous passez à côté des grandes ruines du Teatru Rjal. Elles ne sont pas du tout antiques même si on se croirait un peu devant des ruines romaines. Il s’agit des restes du Theatre Royal construit en 1866 et détruit par les bombardements de 1942. Après des décennies à se demander quoi faire de ces ruines, c’est finalement un projet de scène en plein air qui voit le jour en 2013.

Et juste à côté, le bâtiment moderne, ce n’est pas un musée d’art contemporain. Non, il s’agit du nouveau Parlement de Malte, construit en 2015 à la place d’un ancien parking 🙂

En quittant la valette pour prendre le bus du retour, on ne peut s’empêcher de jeter un dernier regard sur ces incroyables remparts qui ont fait de cette capitale une des places fortes les plus connues de la méditerranée pendant des siècles!

Découvrir les 3 Cités de Malte

Les fameuses 3 cités sont juste en face de La Valette, de l’autre côté du port. Ces villes et forts historiques de Malte méritent la visite! Alors on embarque et on va à la découverte de Birgu (Citta Vittoriosa), Isla (Citta Invicta ou Citta Senglea) et Bormla (Citta Cospicua). C’est parti ! 🙂

Comment y aller ?

Ne vous posez pas de question : le plus simple et le plus agréable, c’est depuis La Valette, à bord d’un ferry ou d’une barque traditionnelle. Entre 2 et 3 euros l’aller retour. Venir en bus ou en voiture sera beaucoup plus long et beaucoup moins sympathique.

Birgu

Birgu est la plus ancienne des 3 cités et sans doute la plus belle et la plus intéressante. C’était le deuxième village le plus peuplé après la capitale Mdina. Il devait son importance au fait que c’était le seul port de l’ile. C’est ici que les chevaliers de l’Ordre s’installent à leur arrivée en 1530 et ils en font la capitale de Malte à la place de Mdina. Je vous rappel qu’à ce moment là, La Valette n’existait pas encore.

La porte d’entrée principale de Birgu passe majestueusement à travers les imposants remparts de la cité.

On y trouve aussi un musée de la guerre et les jardins Ditch gardens (mais sans grand intérêt … c’était sec et cramé par la chaleur).

Les ruelles de Birgu forment un vrai dédale et c’est un plaisir de s’y perdre. Il y a beaucoup moins de monde qu’a La Valette.

A voir :

Le palais de l’inquisiteur C’est un des derniers palais inquisitorial au monde. Il servait à la fois de tribunal, de prison et de logement pour l’inquisiteur. L’inquisiteur aura un grand pouvoir à Malte car il est un envoyé direct du pape et peut donc s’opposer aux Grand maitres. La présence forte de l’inquisition à Malte jouera un rôle important dans le fait que l’île est quasi exclusivement chrétienne et qu’il y a eu très peu de mixité due à l’immigration.
Entrée 6 euros. Plus d’infos sur le site.

La Casa Normanna. C’est une des plus anciennes maisons de Malte. Elle est ouverte au public, et l’entrée est gratuite 🙂 Pas grand chose à voir, mais c’est toujours curieux de visiter un logement conservé exactement dans l’état où il était quand les chevaliers y vivaient des siècles plus tôt.

Birgu a connu une période d’exode et de déclin après la seconde guerre mondiale. A cause de la base navale britannique au fort Saint Ange, la cité a été copieusement bombardée et pendant des années elle à l’abandon et délaissée …

Ce n’est que depuis les années 1990 que la cité revient à la mode et elle est devenue « the place to be »! Il n’y a qu’à se promener le long des quais de Birgu au milieu des yachts luxueux pour s’en rendre compte 😉 La balade est très agréables. Il y a de nombreux restaurants et bars pour prolonger le plaisir d’être ici. Birgu est même candidate au titre de capitale européenne de la culture en 2031!

Enfin tout au bout de la presqu’ile de Birgu, il y a le fort Saint Ange.

La fortification existe depuis 1240 mais elle est en ruine quand les chevaliers de l’Ordre en prennent possession en 1530. Après des années de travaux et de modernisation, le fort est fin prêt pour le Grand Siège de 1565. Après cette bataille, le village obtient le titre de Citta Vittoriosa, la « cité victorieuse ». La visite du fort est possible pour 10 euros. Plus d’infos sur le site officiel.

Isla

Son nom vient de l’italien « isola » car à l’origine, c’était une île. Une langue de terre a été rajoutée pour la relier directement à Malte. On l’appelle aussi Citta Senglea car c’est le grand maitre Claude de la Sengle (le prédécesseur de Jean de Valette) qui est à l’origine de son développement. Après le Grand Siège de Malte, elle obtient le titre de Citta Invicta, « cité invaincue ».

La cité n’est pas très grande. Au début du XXe siècle c’était d’ailleurs le bout de ville le plus peuplé d’Europe avec plus de 8.000 habitants qui s’entassaient ici.

A voir : Les jardins Gardijola gardens qui sont à la place de l’ancien fort Saint Michel et la basilique de Senglea. Faute de temps nous avons fait l’impasse sur Isla 🙂

Bormla

C’est la cité qui est juste derrière Isla. C’est la dernière construite et aussi la plus grande. Pourtant le site est habité depuis l’époque du mégalithique. On a aussi retrouvé des grottes datant des premiers chrétiens et de l’époque byzantine. Elle ne devient une ville qu’en 1722 avec les travaux du grand maitre de l’ordre Marc’Antonio Zondadari qui lui donne le titre de Citta Cospicua, « cité remarquable ». Officiellement les 3 cités existent 🙂 Le grand essor économique de Bormla a lieu en 1776 quand l’Ordre fait construire les grands docks.

C’est ici que le ferry depuis la valette vous déposera. En allant au bout de la marina à gauche, vous serez devant l’escalier monumental qui grimpe à l’église de l’Immaculée Conception. L’entrée est gratuite et elle est très belle à l’intérieur

Il y a aussi à voir le Bir Mula heritage museum, un petit musée privé loin de la foule, tenu par un passionné. Visite possible le matin. Se renseigner ici.

Escapade à Gozo lors d’un séjour à Malte

L’ile de Gozo, c’est un peu la petite sœur de Malte. Elle est séparée de l’ile principale par un petit bras de mer de 5 km où se trouve une autre ile (Comino). Selon la légende, c’est sur Gozo que vivait la nymphe Calypso qui a retenu Ulysse prisonnier. Gozo est beaucoup plus calme et rurale que l’ile de Malte. Elle a la réputation d’être aussi plus authentique et accueillante. Avec 14km de long sur 7 km de large, on en fait facilement le tour et il y a plein de belles choses à voir, c’est parti ! 🙂

Combien de temps pour visiter Gozo ?

On peut facilement visiter les sites les plus importants de l’ile en une seule journée. Évidemment, si vous avez le temps de prolonger le plaisir, ne vous pressez pas et planifiez 2 jours 🙂

Et Comino alors ?

Sur cette ile minuscule (1.5km de long sur 800m de large), il n’y a pas grand chose à voir. Son nom vient du mot cumin, la seule plante qui arrive (difficilement) à y survivre. Aucune habitation à part un petit hôtel, une chapelle et quelques bungalows. Si tout le monde veut y aller, c’est principalement pour le blue lagoon.

A cet endroit, le fond sableux et la pureté de l’eau donnent à la mer une couleur bleue qui attire tous les touristes. C’est le spot à baignade et snorkeling ! Par contre ne vous attendez pas à être seuls sur place 🙂

Le principal (est quasi unique) vestige historique de Comino, c’est la Tour Sainte Marie. Cette ancienne tour de guet construite par l’Ordre domine l’ile du haut de ses 12m. S’il y a un drapeau qui flotte au sommet, c’est qu’il est possible de la visiter.

On a préféré faire l’impasse sur Comino et on l’a juste vu depuis le ferry. Si vous avez du temps et envie de faire une journée farniente et baignade, c’est surement un très bel endroit 🙂

Voir en plein écran

Mgarr

Le ferry vous dépose à Mgarr, c’est le terminus.

Pas grand chose à faire ici … à part peut être faire une visite à la petite Chapelle Notre Dame de Lourdes au sommet du village, pour avoir une belle vue sur le port et Comino.

Rabat

C’est la « capitale » de Gozo, elle est pile au centre de l’ile. Pour ne pas être confondue avec la ville de Rabat sur Malte, elle est aussi appelé Victoria (en hommage à la reine).

La citadelle

A rabat, la visite obligatoire, c’est la citadelle qui domine la ville. Le site est occupé depuis l’antiquité. C’était le seul refuge fortifié des habitants de l’ile pour échapper aux pirates. Mais les remparts sont vieux et en 1551, la quasi totalité de la population de l’ile est capturée et réduite en esclavage par des pirates ottomans! La citadelle sera reconstruite par les chevaliers de l’Ordre. De nos jours les remparts ont été restaurés et seul le nord de la citadelle est resté en état de ruines.

Si vous êtes en voiture prenez la route qui monte, et au virage il y a l’entrée d’un parking (en terre et payant 2€). La citadelle se parcoure à pieds, l’entrée est gratuite. Dès l’entrée franchit, vous êtes sur une place face à la Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption.

Elle n’est pas très grande, et son entrée (ainsi que pour un mini musée) c’est 5€. On a préféré flâner dans les ruelles 🙂 Plus d’infos sur le site officiel ici.

Dans la citadelle vous pouvez aussi visiter l’ancienne prison, l’ancien palais des Évêques, le musée du folklore et celui de la nature. Tout est payant et d’après ce qu’on a pu entendre, on peut très bien s’en passer, c’est ce qu’on a fait! 🙂 Finalement le principal intérêt de venir à la citadelle, c’est surtout pour profiter du point de vue imprenable sur la ville de Rabat et la belle campagne tout autour.

Basilique Saint-Georges

Dans la ville basse, on arrive immanquablement sur la petite place de la Basilique Saint-Georges. Les restaurants et les touristes s’entassent 🙂 Et au fond de la placette, la Basilique. La façade ne paye pas de mine, mais l’intérieur est vraiment surprenant (et c’est gratuit), ne loupez pas cette visite!! 🙂

Elle est construite en 1678 à la place de l’ancienne église. On l’appelle aussi « église dorée » car elle est entièrement recouverte de marbre, de dorure et de peinture. L’énorme baldaquin en bronze et or date de 1967 et s’inspire de celui qu’on peut retrouver dans la basilique St Pierre de Rome. Plus d’infos sur le site officiel ici.

Ggantija

Ggantija est un site à ne pas manquer sur Gozo! Il faut rejoindre le village Xaghra, au nord est de Victoria. Le nom veut dire « tour des géants » en maltais. La légende dit en effet que l’ile de Gozo a été colonisée il y a très très longtemps par des étrangers venant de la mer et qui étaient les enfants d’une géante. Et ce sont eux qui auraient construit ces temples mégalithiques. La vérité est .. qu’on ne sait rien! La construction arrondie fait 50m sur 35m et la plus grande pierre de la paroi mesure plus de 5m et un poids estimé à 50 tonnes! Monumental donc, seuls des géants peuvent faire ça 😉

Ce serait la première construction mégalithique au monde (!!), avant les pyramides d’Égypte, avant Stonehenge, avant les menhirs, avant tout! Le site est tellement ancien qu’on ne sait pas le dater! Malgré tout il semble que la communauté scientifique s’accorde sur une date d’au moins 4000 ans av JC (mais c’est peut être bien plus vieux!). Et le plus mystérieux, c’est que ces constructions mégalithiques (sur Gozo et Malte) ont été réalisées par un peuple qui a disparu sans laisser de trace!

Sur le site il y a aussi un très chouette musée à découvrir. L’ensemble est moderne et très bien fait. Plus d’infos sur le site officiel ici.

La baie de Dwerja et Inland Sea

Inland Sea (la mer intérieure), aussi appelé Il Qawra, est un site incroyable qui se trouve à San Lawrenz, tout à l’ouest de Gozo. Ce petit lagon d’eau sallée a la particularité d’être fermé côté mer par une énorme barre rocheuse avec un étroit passage permettant de le traverser!

Le tunnel qui rejoint la mer est nommé Ghar iz-Zerqa et fait 60m de long. Il est tellement étroit qu’on a l’impression que la barque ne passera jamais! D’ailleurs on ne peut le traverser que par temps calme.

La petite balade en bateau est à 4€ par personne (on paye au retour) et permet de découvrir les impressionnantes falaises côté mer.

La baie de Dwerja était aussi mondialement connue pour l’Azure Window que tout le monde venait admirer. C’était une énorme arche de pierre qui malheureusement a disparue lors d’une grosse tempête en 2017. Elle était juste là … il faut imaginer maintenant, snif snif

Dans les autres curiosités de la baie il y a le Blue Hole qui est un spot de plongé très prisé et qui prend une couleur bleue impressionnante (plus facile à voir depuis les falaises). Il y a aussi un ilot qui s’appelle le Fungus Rock. Dessus pousse une plante parasite qu’on longtemps pris pour un champignon et qui était utilisée dans la pharmacopée du moyen âge. Elle était rare et valait très chère! Pas la peine d’y aller en cueillir, ça n’intéresse plus personne aujourd’hui 😉

Basilique Notre-Dame Ta’ Pinu de Gharb

En roulant à l’ouest de Gozo, vous apercevrez forcément ce monument assez unique : une grande basilique perdue au milieu des champs ! Il s’agit de la Basilique Notre-Dame Ta’ Pinu de Gharb. Son histoire commence en 1883 quand une paysanne a entendu la voix de la Vierge à l’intérieur d’une vieille chapelle. Après quelques miracles et un pèlerinage de plus en plus important, il est décidé de construire une grande église en 1920. C’est un peu le Lourdes version maltais.

L’édifice est vraiment impressionnant de loin ! En fait plus on s’en approche et moins il parait grand, assez étrange. Grand parking et entrée gratuite 🙂

Les salines

En prenant la route qui longe la côte au nord de Gozo, vous pourrez découvrir les salines. Taillés directement dans la roche, il y a des centaines de salines. Les plus vieilles datent au moins de l’époque phénicienne et romaine.

Des salines plus récentes sont toujours exploitées aujourd’hui et transmises de générations en générations.

Traditionnellement, le sel est stocké dans des entrepôts directement creusés dans la roche côtière, de l’autre côté de la route.

Amiens, c’est bien !

C’est par cette super phrase d’accroche que je vous propose de visiter Amiens, car Amiens c’est bien ! et ouais ! alors hop en route ! 🙂

Amiens, c’est la capitale historique de la Picardie, la préfecture de la Somme, à mi-chemin entre Paris et Lille. C’est une ville qu’on prend plaisir à visiter. La ville surnommée « la petite Venise du Nord » est aussi une ville bien vivante et dynamique avec une grande population étudiante 🙂 L’histoire de la ville remonte à bien longtemps, dès l’antiquité, c’était la capitale des Ambiens, les gaulois qui vivaient ici. Et le nom est devenu celui de la ville. Entre temps, elle s’appellera aussi Samarobriva sous l’occupation romaine. Après les pillages vikings, la ville renait de ses cendres et devient très riche au XIIe siècle grâce à la culture de la « waide » (aussi appelée pastel des teinturiers ou guède). Même si cette plante a des fleurs jaunes, c’est à partir de ses feuilles qu’on extrait un pigment bleu, le bleu d’Amiens, qui servira à la peinture et à teindre la majorité des tissus de l’époque. Cette richesse et cette stabilité permettra la construction en 1220 de la plus grande cathédrale gothique du monde.

Le grand monument de la ville, c’est bien évidemment la cathédrale d’Amiens. C’est simple on la voit de partout! Tout le monde est d’accord pour dire que c’est un véritable chef d’œuvre de l’art gothique. Elle mesure 145m de long et culmine à 112m.

Grâce à une construction assez rapide (entre 1220 et 1288), l’architecture reste homogène. On reste déjà bouche bée devant sa façade décorée de plus de 3000 statues ! La cathédrale a eu la chance de passer à travers la révolution française et les deux guerres mondiales sans subir trop de dégâts. Un véritable miracle !

Les voutes atteignent 42m de haut, c’est juste énorme. Son volume est tellement grand qu’elle pourrait contenir deux fois Notre-Dame de Paris! Si elle est aussi grande, c’est parce qu’il fallait voir grand pour accueillir des pèlerins venant de toute l’Europe pour voir la relique de Saint Jean-Baptiste (son crâne est ici, enfin, un des nombreux véritables crânes du saint 😉 ).

On est vraiment tout de suite frappé par les dimensions quand on pénètre dans la cathédrale. Tout est immense et élancé vers le ciel. C’est l’apogée du gothique classique.

Le grand orgue est un des plus anciens de France (1422) et le plus haut perché (à 17m du sol).

Une des raretés de cette cathédrale, c’est le grand pentacle inversé dans la rosace du côté Nord. A priori rien de satanique là dedans, car la symbolique du pentacle inversé comme synonyme du diable est arrivée beaucoup plus tard, mais tout de même, c’est le seul endroit où on peut voir ça. Pourquoi ce choix? mystère mystère !

Parmi les autres trésors de la cathédrale, il y a son grand labyrinthe au sol, comme à la cathédrale de Chartres, les gisants de bronze qui ont survécut à la révolution et n’ont pas été refondus (très rare), la clôture du chœur et ses innombrables statues, et bien sur le crâne de St Jean Baptiste. La liste est longue, et croyez moi, il y a beaucoup à voir 🙂

La grande flèche de la cathédrale a été reconstruite en 1533 suite un incendie. Elle est tout en bois de chêne et recouverte de plomb (71 tonnes de plomb!).

On gravite naturellement autour de la cathédrale, on ne s’arrête jamais de lever les yeux pour l’admirer à nouveau. Si vous en avez marre d’avoir un torticolis à force de regarder en l’air, venez vous reposer dans le très agréable Parc de l’évêché.

Tout naturellement vous arriverez ensuite au quartier de Saint Leu, sans doute l’endroit le plus vivant de la ville 🙂

Il y a de nombreux bars et restaurants, des terrasses, une belle ambiance en soirée. Des belles maisons colorées et à colombages et une promenade fleurie servent de décor idéal pour flâner le long de la Somme 🙂

Une des attractions du quartier, c’est la sculpture de l’Homme sur sa bouée. Si vous faites attention, vous verrez que l’homme regarde deux autres statues sur une façade, la femme à la robe verte et l’homme à la chemise rouge. Un peu comme le Manneken Pies à Bruxelles, cette sculpture avec les pieds dans l’eau a régulièrement droit à un relooking par les étudiants 😉 Dans la rubrique insolite, vous verrez aussi l’arbre à Gargouilles. C’est un « arbre à souhaits », vous accrochez un tissu ou une ficelle, vous faites un vœu et il sera exaucé ! Elle est pas belle la vie ? 😉

Une des particularités de la ville, c’est les « amiénoises ». Il s’agit des maisons typiques qui ont été construites après la révolution industrielle. Généralement les façades sont en briques et assez étroites, les maisons toutes en longueur, et avec un jardin. Il y l’amiénoise simple avec une seule fenêtre par étage, et l’amiénoise double avec deux fenêtres à chaque niveau. Voilà vous êtes incollables maintenant 😉

La ville d’Amiens est aussi célèbre pour ses hortillonnages. Sur plus de 300 hectares, il s’agit d’un réseau de jardins entourés de canaux. C’est le poumon vert de la ville et ce qui lui a fait gagner de nombreux prix sur la biodiversité et l’environnement. Les premiers hortillonnages datent de l’époque des romains. C’était l’endroit idéal pour cultiver des légumes sur ses ilots aux terres fertiles. Des légumes sont toujours cultivés et vendus le samedi au « marché sur l’eau » dans le quartier Saint Leu.

Ne manquez pas le Festival International de Jardin sur l’ile aux Fagots! Vous ferez un voyage poétique et paysager au cœur des hortillonnages. Et en plus, c’est gratuit ! 😉

Plus d’informations sur le site officiel.

Enfin prenez simplement le temps de vous balader le long du chemin de halage. Admirez les nombreuses passerelles décorées, les maisons mignonnes, les jardins fleuris, les canards, et la douceur de vivre qui se dégage de cet endroit.

Il est évidemment possible de découvrir les hortillonnages au fil de l’eau. Soit à bord d’une barque traditionnelle avec une visite guidée ou dans des petits bateaux sans-permis, de nombreux services sont proposés et vous trouverez facilement votre bonheur 🙂

Amiens, c’est aussi un patrimoine et une vie culturelle. La ville est par exemple indissociable de Jules Verne. Le plus grand écrivain français alors au sommet de sa gloire viendra s’installer et vivre à Amiens, et la Maison Jules Verne (2 rue Charles-Dubois) peut maintenant se visiter. Il faut aussi voir le Cirque Jules Verne, inauguré en 1889. C’est un des rares cirques en dur encore existant en France (comme le Cirque d’Hiver à Paris). Le musée de Picardie est aussi très réputé et surnommé le « petit Louvre de la Province ». Bon, personnellement j’ai préféré illustrer tout ça avec la Maison de la Culture et son look résolument moderne qui tranche avec le reste de la ville, et le Grand Hôtel de l’Univers, car cette modestie dans le nom méritait d’être connu haha 🙂

Il y a un autre monument célèbre à Amiens, c’est la Tour Perret. Elle est construite dans le quartier de la gare, complètement rasé par les bombardements de 1944. La tour est inaugurée en 1952. Avec ses 110m de haut, elle a été pendant longtemps le plus haut gratte-ciel d’Europe, et elle était le premier gratte-ciel français. Il aura fallu attendre plus de 10 ans avant que les premiers habitants s’y installent, car les prix étaient trop chers et personne ne voulait y vivre!

Si vous avez envie de prendre de la hauteur, l’appartement panoramique du 19e étage peut se louer, cherchez le 360° Tour Perret 😉

On ne manquera pas non plus la grande verrière de la gare (aussi appelée Gare du nord).

Alors, Amiens, ça vous tente d’y faire un petit tour ? 😉

Séjour réalisé en octobre 2017

L’ancien couvent de la Baumette, une pépite angevine!

Venez découvrir un lieu unique, chargé d’histoires, et tout proche d’Angers. Cette pépite méconnue, c’est l’ancien couvent de la Baumette. Allez, je vous fais découvrir, hop en route ! 🙂

Pour avoir la chance de découvrir ce lieu, il faut se rendre à quelques kilomètre au sud d’Angers. Dominant la rivière de la Maine sur son rocher, l’ancien couvent de la Baumette se dresse depuis le XVe siècle. Classé aux monuments historiques, le lieu est actuellement une résidence privée mais il est possible de le visiter à divers occasions (ou quand on connait les gens :-P)
Plus d’infos sur le site officiel.

Son histoire commence donc au XVe siècle. A l’époque, c’est le bon Roi René d’Anjou qui est au pouvoir dans la région. Comme il est à la fois comte d’Anjou et de Provence, il se rend régulièrement dans le sud, où il va parfois dans la grotte du massif de Sainte-Baume consacrée à Sainte-Madeleine. Comme il trouve que le roc qui domine la Maine a un air de ressemblance, il décide d’y faire construire un monastère voué à Sainte Marie Madeleine, la Baumette (la petite Beaume).

La construction est terminée en 1454, et l’ordre des moines Cordeliers s’y installent à la demande du roi René. Des religieux vivront ici jusqu’à la Révolution française. Ensuite le couvent est vendu comme bien national.

Le lieu comprend des grands jardins en terrasse taillés dans le schiste du Roc de Chanzé, ainsi que des bassins et des puits.

Le cloître du couvent est très particulier. Il est creusé directement dans la roche!

On trouve aussi une grande chapelle du XVe siècle, à flanc de rocher. A de nombreux endroits on retrouve des graffitis taillés dans la pierre au fil des siècles par les moines. Il y a surement des secrets cachés dans ces symboles! Parmi les anciens pensionnaires célèbres e la Baumette, on peut citer François Rabelais et Joachim du Bellay. Le roi Henri IV y a

Devenu une résidence privée, l’ancien couvent tombe dans les mains de la la famille Cheux. Albert Cheux, fameux météorologue, s’y installera et fera construire une tour de 6 étages et transformera le couvent en station météorologique de 1860 à 1914. On retrouve encore quelques uns de ses instruments de mesures. La tour sera démoli lors de la libération d’Angers en 1944.

Lors d’une balade en canoé sur la Maine, vous passerez forcément devant. Maintenant vous savez que 15m plus haut, il y a des jardins magnifiques à visiter.

Qui plus est, le point de vue sur la Maine vaut le coup. On distingue même le château d’Angers au loin 🙂

Et si vous avez de la chance, vous pourrez profiter du coucher de soleil et profiter d’un excellent diner sur la plus belle terrasse de la région, et avec bien entendu les meilleurs vin du coin 😉

Faire la fête au carnaval de Dunkerque !

Pendant des années, le carnaval de Dunkerque était quelque chose de mystérieux pour moi. Alors quand un ami nordiste m’a proposé d’y participer, évidemment j’ai dit oui, et hop en route pour un des plus grands évènements festifs de France!! 🙂

Les origines du carnaval de Dunkerque remontent au XVIIe siècle. Les pêcheurs de la régions partaient pour 6 mois de pêche en Islande. Avant leur départ, les armateurs organisaient un repas et une fête, et en plus ils versaient la moitié de leur solde. Comme beaucoup ne revenaient pas (naufrage, etc…), c’était l’occasion de faire une grande fête. Depuis, chaque année vers Mardi gras, le carnaval envahit les rues de la ville 🙂

On se retrouve devant le grand et très bel hôtel de ville de Dunkerque avec son beffroi, et on en profite pour enfiler son plus beau déguisement. Enfin son plus beau « clet’che » comme on dit ici 😉 Traditionnellement, les hommes se déguisent en femmes, et il vaut mieux prévoir des accessoires qui ne craignent rien, car la journée va être mouvementée ! Pensez à prévoir des bonnes chaussures aussi 🙂

Voici ce qu’il faut retenir pour réussir son carnaval de Dunkerque qui est bien codifié :

Il y a le tambour-major. C’est un peu le chef d’orchestre de la journée. Il dirige la clique (la fanfare), choisit les chants. Il décide des endroits où s’arrêter pour les chahuts. Il est connu par toute la ville.

Quand on vient au carnaval de Dunkerque, il faut réviser les chants. TOUT le monde connait les chants par cœur, et TOUT le monde chante 🙂 Heureusement les chants ne sont pas très longs, en revanche il y en a beaucoup. Les paroles sont généralement très poétiques, par exemple « ♪ l’avion l’avion, ça fait lever les yeux, la femme la femme, ça fait lever la queue ♫ » ou « ♫ Chantaaaal, t’as mis ton doigt dans mon trou d’bal, c’est pas normaaaal, tu m’dois cent baaaaalles ♪ ». Oui ok ça surprend un peu au début, mais on s’y fait très vite!

Tous les « carnavaleux » sont réunis dans une bande, qui suit la fanfare et le tambour-major. La première ligne de la bande est très importante. La ligne doit faire la largeur de la rue, et tout le monde se tient par le coude. Le but va être de tenir bon quand le chahut va être lancé.

Pendant le chahut, la première ligne ne bouge plus et retient tous les autres carnavaleux qui poussent derrière. C’est juste un joyeux bordel, tout le monde est comprimé contre les autres, et tout se fait dans la bonne humeur et avec le sourire. Au bout de quelque minutes, le chahut cesse, la musique reprend, et la bande reprend sa joyeuse avancée dans les rues de la ville. Lors d’un chahut il ne faut même pas essayer de sortir, c’est impossible. Si on ne se sent pas en état, on s’écarte simplement de la bande pour ne pas risquer d’être coincé. En cas d’urgence, on peut toujours crier « sortie! » et les carnavaleux s’écartent pour laisser les personnes en détresse s’échapper.

Pas de panique, on peut très bien profiter du carnaval sans connaître les chansons, ni être un pilier de rugby qui s’éclate dans le chahut. Mais il faut reconnaitre que c’est un peu dommage de ne pas jouer complètement le jeu, car c’est vraiment l’âme du carnaval. L’ambiance est réellement familiale et dans un très bon état d’esprit 🙂

La bande fait un passage obligatoire sur la grande place devant l’hôtel de ville. Tout le monde est là pour le lancer de harengs! Depuis le balcon, le maire et des personnalités jettent des harengs dans la foule (les harengs sont emballés). Arriver à attraper un hareng fait de vous la fierté locale! Bon courage pour essayer d’en avoir un, car c’est véritablement la guerre à ce moment là 🙂

Pour avoir une vue imprenable sur ce rassemblement, vous pouvez rentrer dans une chapelle. « Faire chapelle », c’est ouvrir son logement aux carnavaleux, pour qu’ils puissent boire, manger et faire fête. Attention, on ne rentre dans une chapelle que si on connait l’hôte, ou si on est invité. Et si on arrive dans une chapelle, il est bien vu d’apporter aussi des boissons et de la nourriture.

Partout dans la ville l’alcool coule à flots. On peut même croiser des personnes ivres dès le matin 🙂 Et au risque de me répéter, tout se passe dans la bonne humeur. Dans plein d’autres endroits en France, il y aurait des bagarres et des débordements, mais pas ici. C’est vraiment l’occasion pour toute la population et les visiteurs de faire la fête en toute sécurité (même si on est complètement imbibés haha).

En fin de journée, tous les carnavaleux se retrouvent sur la place Jean-Bart. La clique s’installe dans un kiosque installé au pied de la statue du corsaire. Ensuite, c’est le rigodon final : une heure de chants, de chahuts, en tournant autour du kiosque. C’est très intense !

Le moment le plus poignant reste la Cantate à Jean Bart, et surtout l’Hymne à Co-pinard (alias Jean Minne, le tambour major le plus célèbre qui a dirigé le carnaval pendant 30 ans). Tout le monde à genoux et la main sur le cœur. Des frissons rien que d’y repenser 🙂

La journée n’est pas finie ! hahaha 🙂

Vous pouvez ensuite continuer le carnaval dans un des nombreux bals qui ont lieu dans la ville. C’est là où il faut aller pour continuer de boire, manger, danser, chanter et faire la fête jusqu’au bout de la nuit !

Et sinon, vous pouvez profiter de votre passage au carnaval de Dunkerque pour découvrir le patrimoine de la ville.

Il y a par exemple le grand beffroi, haut de 58m et construit en 1440! Il sert toujours de clocher pour la ville.

Vous admirerez la belle façade de l’église Saint-Eloi. Elle abrite Notre-Dame-des-Dunes, la patronne des marins de Dunkerque.

Sur la façade de l’hôtel de ville, il y a la statue de Louis XIV à cheval. Il est un personnage important pour l’histoire de la ville, car le roi de France rachète Dunkerque aux anglais en 1662. Juste après, il charge Vauban de fortifier la cité, et Dunkerque deviendra le plus grand port de guerre du royaume.

L’autre statue incontournable de Dunkerque, c’est celle de Jean Bart. Ce corsaire célèbre sera la hantise des anglais pendant les guerres de Louis XIV. Son exploit le plus célèbre sera de récupérer un convoi de 110 navires chargés de blé, et que Louis XIV avait acheté à la Norvège. Le royaume de France était sous blocus et la famine arrivait! Les hollandais, en supériorité numérique, s’emparent du convoi. Mais Jean Bart réussira l’impossible, et après un dur combat, il escortera les navires jusqu’en France, et sauvera la patrie. Il sera décoré de l’Ordre de Saint-Louis par le roi.

Dans un registre un peu moins historique, à Dunkerque on la voit de partout, c’est la Tour de Reuze. Cet immeuble résidentiel de 88m est le point culminant de la ville.

Enfin, on profitera d’une venue à Dunkerque pour se balader à proximité du port (le 3e port français), aller jouer au casino, admirer les belles façades des propriétés bourgeoises, et flâner le long de la grand plage de sable 🙂

Carnaval vécu en 2017, et hâte d’y retourner 😉