Bruxelles, la suite!

Après une bonne journée de marche et de découvertes à travers la ville, évidemment qu’on a envie de remettre ça! Alors hop en route pour Bruxelles, la suite!

Il est dimanche matin, on passe rapidement par la Foire du Midi, il n’y a pas beaucoup de monde encore, on flâne un peu au milieu des manèges et des attractions, mais on préfère trouver un lieu un peu plus calme.

bruxelles foire du midi

On prend les rues un peu au hasard vers le quartier des Marolles, le but est de s’éloigner des touristes, de simplement être dans la ville, et d’atterrir à la Place du jeu de balle. Car le matin, ici, c’est le Marché aux Puces!

C’est la bonne ambiance, on y trouve de tout et n’importe quoi, et à vrai dire, surtout du n’importe quoi 😉 mais l’ambiance est cool, c’est convivial, c’est cosmopolite, c’est l’esprit vide grenier et fripes, tout étalé par terre sur des tapis, et il y a plein de petits troquets autour de la place où vous pouvez vous poser pour siroter votre café au soleil

bruxelles marche puces place marolles

Et c’est comme ça depuis 1873, d’ailleurs certains articles sont surement de cette époque et doivent être achetés chaque matin pour être vendus les jours suivants et ainsi de suite! Si vous avez de la chance vous tomberez peut être sur la maquette du bateau de la Licorne, car c’est ici que Tintin l’a acheté 😉 et le 20 juillet ici il y a le Bal National, et le lendemain, jour de fête national, c’est le Resto National.
Les Amis du vieux marché ont même fait un site 🙂 C’est ici

Ensuite on prend le temps de déambuler au hasard des rues, découvrir toutes les petites boutiques farfelues qu’on peut croiser et continuer la chasse aux fresques de Parcours BD.

Une petite pause en terrasse s’impose, mais loin des touristes et de la foule, ça tombe bien, et comme il fait beau, on tente Le Soleil (Rue du Marché au Charbon 86), un bar à l’ancienne, avec les habitués du quartier, et les personnes de passage comme nous .. mais pas trop vite de passage, on prend le temps de savourer nos bières et un peu de fromage.

bar soleil bruxelles
Je pense que c’est plutôt un bar pour se poser, boire et grignoter que pour réellement manger. En tout cas la déco tout en boiserie est sympa, les prix pas cher, le fromage Chimay bon, et le service était cool. On recommande.

C’est reparti! Nos pas nous mènent de l’autre côté du Boulevard Anspasch et nous passons à côté de l’église Notre-Dame aux Riches-Claires (1665)

eglise notre dame riches claires bruxelles

Un peu plus loin, un autre bâtiment nous appelle, c’est les Halles de Saint-Géry. Elles datent de 1881, et cet ancien marché couvert est maintenant un lieu de vie connecté à son époque. On regrette un peu de ne pas être venu plus tôt, ce jour là c’était un marché de créateurs et d’expo photos. Vérifiez ce qu’il y a à la programmation quand vous passez car ce lieu abrite des manifestations vraiment variées : rencontres, expositions, concerts, performances, débats, marchés, conférences, … C’est ouvert tous les jours, de 10h à minuit, et c’est gratuit.  Un endroit à découvrir!

bruxelles halles saint-gery

Plus d’infos sur le site officiel.

On continue vers le nord et on arrive à la Place Sainte Catherine, dominée par la grande Église Sainte Catherine. Elle est assez récente, construite entre 1854 et 1874, c’est d’ailleurs le seul édifice religieux construit dans le pentagone (le vieux centre historique) de Bruxelles depuis le XIXe siècle. Elle tombe peu à peu en ruine et en 1950 elle a faillit être rasée pour mettre un parking à la place! Mais depuis elle s’est refait une beauté, même s’il reste toujours des rénovations à faire. L’intérieur est vaste et très sobre.

bruxelles eglise sainte-catherine

Et cette église cache une surprise, elle a sa propre bière! la Ste Kat’ qui est je cite « Une bière d’église rafraichissante au cœur de la ville ». Produite en collaboration avec Brussels Beer Project qui est une brasserie cool jeune et dynamique pas très loin de là, le but étant de créer un lien avec les alcooliques bonnes gens du quartier et le profit des ventes sert à la rénovation de l’église! A la votre, amen! 🙂

Plus d’infos sur l’église et la Ste Kat’ sur le site officiel 🙂
Plus d’infos sur Brussels Beer Project

Et d’ailleurs vous avez de bonnes chances de pouvoir y gouter si vous vous installez à un des nombreux restaurants et terrasses de la place du Marché aux poissons, perpendiculaire à l’église. Cette place était en fait un ancien port au centre de Bruxelles où les péniches venaient débarquer leurs cargaisons de poissons, mais il a été comblé en 1882. Même s’il n’y a plus de marché aux poissons, ça reste l’endroit à Bruxelles avec le plus de restaurants de poissons et de fruits de mer. Cette place a vraiment quelque chose d’atypique. (désolé pas de photos, j’étais fatigué sur ce coup là)

Faites une halte par la Rue du Marais si vous aimez l’architecture et que vous voulez voir ce qu’on peut réaliser de pire, enfin selon mes goûts, l’architecture brute, aaaaah. Le siège de BNP … ça fait rêver!

bruxelles bnp rue du marais

Heureusement pour s’en remettre, on prend la première à droite, rue de sables, et on va faire une petite pause détente au Centre belge de la Bande dessinée. Comme on le devine, c’est un musée sur la BD. Le lieu n’est pas trop bondé, le bâtiment est un chef d’œuvre d’art nouveau, il y a plein de choses à voir partout, plein de choses à lire, on y est bien. Ça fait une belle pause et c’est ouvert tous les jours de 10h à 18h et possibilité de combiner le ticket d’entrée (10 Eur) avec un autre musée de Bruxelles. Alors viendez les gens! 🙂
Plus d’infos ici.

bruxelles gaston lagaffe

En sortant du musée, pensez à grimper les marches au bout de la rue, en haut Gaston Lagaffe vous attend, ainsi qu’un container sur le rond point, je ne vous en dit pas plus, surprise! mais vous y ferez surement une photo!

On finit par arriver au boulevard du jardin botanique. Ça tombe bien, on va justement y aller un peu plus tard, mais avant, jetez un œil et admirez l’impressionnante perspective qui mène jusqu’à la Basilique Nationale du Sacré-Cœur à 4km d’ici, en haut de la colline de Koekelberg!

bruxelles sacre-coeur

A l’origine cette colline était convoitée pour y construire un Panthéon, mais la bourgeoise catholique qui détenait le pouvoir à l’époque fait pression et obtient le terrain du roi Léopold II en 1902 et projette d’y construire un Sacré-Coeur comme celui de Paris qui venait tout juste d’être construit … mais évidemment, en Belgique il sera bien plus grand! Le projet initial prévoyé une grande cathédrale gothique avec 7 tours et la plus grande qui aurait atteint 146 mètres! Mais alors que les travaux de fondation sont à peine finis, la Première Guerre mondiale commence. Dans les années 20, on a beaucoup moins d’argent à dépenser pour l’édifice et on revoit les ambitions à la baisse. On choisit un nouvel architecte, Albert van Huffel et on part sur une construction en béton armé et en brique, plus rapide et moins cher. Et les travaux vont durer, durer .. et ne s’achèvent officiellement qu’en 1965! Avec 164m de longueur, 107m de largeur et 93m de haut, la Basilique du Sacré-cœur peut accueillir 20.000 personnes. C’est la 5e plus grande église du monde!
Il y a même un ascendeur panoramique pour profiter de la vue au sommet!
Plus d’infos ici.

Mais trop grand, trop loin, pas le temps … et en parlant de perspective impressionnante, si on tourne la tête de l’autre côté, au bout de la Rue Royale, on a l’Église Royale Sainte-Marie. C’est pas mal aussi!

bruxelles eglise royale sainte marie

Allez c’est plus proche, hop en route! 🙂

Construite de 1845 à 1888, de forme octogonale et de style romano-byzantin, l’intérieur est plutôt sobre mais la coupole reste impressionnante malgré des dimensions plus mesurées que sa grande sœur sur la colline. Elle mesure 38m de haut et la coupole est en bronze sur un squelette de métal, ce qui était une première à l’époque.

bruxelles eglise royale sainte marie

Allez on revient en arrière et on fait un tour au Jardin Botanique de Bruxelles. Gratuit et ouvert tous les jours de 10h à 18h. En fait c’était un véritable jardin botanique à ses début quand il fut créé en 1826. Mais en 1958 quand la gare du Nord de Bruxelles fut construite pour l’Exposition Universelle de Bruxelles, la moitié du jardin a été absorbée par les travaux et le reste a été aménagé en parc.

bruxelles jardin botanique

Il y a surement beaucoup moins de statues qu’avant, beaucoup moins d’espèces végétales à observer, mais ça reste un parc très agréable et petite bouffée de verdure au milieu de cette ville. Et c’est aussi un lieu vivant, il y a régulèrement des spectacles de théâtre, de la chanson, de la danse, du cinéma et des expositions temporaires, ainsi que le festival « Les Nuits du Botanique »  en septembre (plus d’infos ici).

Après ce petit repos « champêtre » on repart le long de la Rue Royale, c’est royal! On s’arrête un petit moment devant la Colonne du Congrès (47m de haut!).

bruxelles colonne congres

Cette colonne a été construite entre 1850 et 1859 pour célébrer le premier congrès du parlement Belge en aout 1830 lorsque la constitution fut écrite et au sommet on trouve la statue de Léopold Ier, premier roi des belges. Au pied de la colonne en 1920, la flamme du soldat inconnu a été installée en hommage aux soldats morts à la Première Guerre Mondiale. (Il y a un petit escalier à l’intérieur qui permet d’atteindre le sommet, mais la colonne ne se visite plus).

Allez, on continue le long de la Rue Royale, et on arrive en vue du grand Parc de Bruxelles. Ça tombe bien, on a mal aux pieds, ça va être l’occasion de se reposer tranquillement à l’ombre sous un arbre.

parc bruxelles jet d eau

Alors ce parc, c’est 11 hectares aménagés en 1775 et comme souvent à Bruxelles, malgré les apparences, il a une lourde histoire. Pendant des centaines d’années, juste à côté, il y avait le Palais de Coudenberg, un immense palais où vivaient tous ceux qui ont régné sur le Duché de Brabant, c’est à dire la Belgique, les Pays-Bas et les régions autour. Bref, c’était énorme et en 1731, il y a eu un accident, et tout a brulé! Le palais tombé en ruine, il restait encore le grand parc du palais, qui reste à l’abandon. Puis on décide de tout reconstruire, on façonne le parc, on aplanit le terrain, on abat 1218 arbres pour tracer des grandes allées, et on installe des fontaines et des superbes statues un peu partout. C’est magnifique. Et la Révolution Française arrive … et toutes les statues sont détruites! Pendant la guerre d’indépendance, l’armée hollandaise l’utilisera comme camp. Maintenant tout est calme, et il a été à nouveau réaménagé en 2001.

bruxelles parc

Bon en fait c’était pas aussi calme que ça car tout le monde a eu la même bonne idée que nous, et il y avait un festival électro au kiosque royal, l’Electronic Garden 🙂 D’ailleurs plus d’infos ici : http://www.electronicgarden.be/

Bon on est bien reposé, hop on bouge! Comme je parlais justement de la destruction du Palais du Coudenberg, en 1731 si vous avez bien suivi, et bien sur une partie de ces ruines, à la place, il y a la Place Royale. Et au centre de cette place, une imposante statue.

bruxelles statue godefroy bouillon

Mais au début ce n’était pas cette statue, il y en avait une autre, la statue du gouverneur des Pays-Bas, Charles-Alexandre de Lorraine. Mais à la Révolution Française, bim, par terre! Plus tard, elle est restaurée et remise à sa place. Mais les français passent encore avec Napoléon, bim, par terre! et cette fois pour être certain de ne plus la voir, la statue en bronze est fondue pour faire des petites pièces de monnaie! A la place, les français plantent un Arbre de la liberté, qui sera lui aussi abattu dès la chute de Napoléon. Et pendant plusieurs dizaines d’années, on se demande ce qu’on pourrait mettre au milieu de cette grande place, et ce qui pourrait être un symbole de patriotisme, de courage et de liberté pour les belges ? Et en 1843, bingo! ce sera Godefroy de Bouillon!

Je vous résume son histoire juste après, car cette statue aussi a eu des problèmes! Avec 5 mètres de haut (sans l’étendard et sans le socle) et 12 tonnes de bronze, il n’y avait pas de possibilité pour le sculpteur Eugène Simonis pour réaliser ce projet en Belgique. Ce sera réalisé par un fondeur parisien. Mais il fait faillite! Un autre fondeur parisien prend le relais … mais la révolution française de 1848 arrive et la statue à peine réalisée a faillit être détruite par les révolutionnaires car trop « royale » à leurs yeux! Et finalement après bien des péripéties, le 15 aout 1848, il y a enfin une statue au milieu de la Place Royale, et c’est Godefroy de Bouillon qui s’y colle. On lui souhaite d’y rester encore longtemps ! 🙂

bruxelles statue godefroy bouillon

Bon et Godefroy de Bouillon, au fait, c’est qui ? Alors le petit Godefroy il est né en 1058, c’est le fils de la Sainte Ide de Boulogne, une descendante de Charlemagne et son père fait partie d’une dynastie de Ducs. Il grandit chevalier, et se range du côté d’Henri IV contre le pape Grégoire VII et il rentre dans Rome les armes à la main. Suite à ces évènements Henri IV règne sur le Saint Empire Germanique et en 1087 il récompense Godefroy en le faisant duc d’une grande région qui englobe une partie des Pays-Bas de la Belgique et du nord de la France. Les affaires vont bien. Sauf que Godefroy est tombé malade, et comme il est quand même croyant, il fait le voeu d’aller aider les chrétiens d’orient s’il se rétablit. C’est le cas, et dans le même temps le nouveau pape Urbain II lance la Première Croisade et ni une ni deux, Godefroy lève la main, hypothèque une grande partie de ses biens et se lance dans l’aventure. On est en 1096, il a 38 ans, on ne l’arrête pas! Il traverse toute l’Europe, réunit d’autres armées avec lui, arrive à Constantinople où l’empereur byzantin Alexis Ier lui demande de combattre les Turcs avant d’aller plus loin sinon, il ne passe pas le détroit, un point c’est tout. Pas le choix, il le fait, et capture ce qui doit être capturé, combat ce qui doit être combattu. Il poursuit sa marche vers Jérusalem et après bien des combats, la Ville Sainte est prise par les croisés en 1099. Comme c’est le plus fort et qu’il dirige tout le monde, on lui propose la couronne de roi de Jérusalem, mais il ne veut pas, c’est Jésus-Christ le roi de la ville après tout. Godefroy meurt en 1100, de maladie ou d’empoisonnement et c’est finalement son frère Baudoin qui sera le premier roi de Jérusalem. Voilà, Godefroy de Bouillon c’était lui, il mérite bien une statue hein.

Ouf, fin de cette longue parenthèse historique et revenons à Bruxelles, et partons de la Place Royale et prenons la rue qui descend, c’est plus facile 🙂

On admire en premier le MIM, le Musée des Instruments de Musique, c’est le plus grand musée de ce genre au monde. Il est fondé en 1877 et il contient plus de 8.000 instruments. Entrée 10 Eur. Et en plus il est installé dans le superbe immeuble Old England symbole de l’art nouveau à Bruxelles. « vous allez voir ce que vous allez entendre« .
Plus d’infos ici.

bruxelles mim old england

Quelques mètres plus bas c’est l’ancienne Pharmacie Delacre. Une belle histoire, Charles Delacre, pharmacien de profession, installé dans la boutique devant laquelle vous êtes, décide en 1870 à 50 ans de prescrire du chocolat comme fortifiant et remède. Et très rapidement c’est le succès. Il ouvre une chocolaterie à une autre adresse et là aussi le succès dépasse toutes ses espérances! En 1879 il est officiellement « fournisseur de la cour », titre royal! Il continue son expansion, et en 1891 il lance les fameux biscuits, s’agrandit, et en 1898 Paul Saintenoy réalise cette superbe façade en néo-gothique néo-renaissance. Maintenant la marque Delacre est présente partout dans le monde (et aux dernières nouvelles, elle fait partie du groupe Ferrero).
Plus d’infos sur Delacre ici.

bruxelles pharmacie delacre

Maintenant vous y trouverez la Pharmacie Anglaise, un bar à cocktails thématique qui visiblement vaut le coup, mais pas testé.
Plus d’infos ici.

Et après être passé à côté de la sculpture moderne de l’oreille qui tourne, vous arrivez au Mont des Arts. Un beau panorama et une transition verte entre le haut et le bas de la ville. Cette place est aménagée une première fois en jardin pour l’Exposition Universelle de 1910 pour masquer un terrain laissé à l’abandon. Dans les années 50 ils remodelé pour ressembler à ce que nous voyons aujourd’hui et en 2001 il y a eu de grandes travaux de rénovation.

bruxelles mont des arts

Tout autour vous trouverez la Bibliothèque royale de Belgique, le Palais des Congrès, la Chapelle de Nassau et le Carillon du Mont des Arts avec ses figurines qui sortent sur la façade pour indiquer l’heure, et surveillez sur le toit, la statue en bronze du Jacquemart qui sonne les heures 🙂

Et justement il est l’heure de rentrer en France,
et c’est sûr on reviendra pour une autre visite 🙂

Chassepierre

Chassepierre, c’est l’un des plus beaux villages de Belgique. Et il y a aussi chaque été un Festival international des arts de la rue, et ça aussi, on aime.

Alors pour ces raisons, on n’hésite pas, hop! en route pour Chassepierre !

Donc Chassepierre se situe en région Wallone, et finalement pas très loin de la frontière avec la France, juste après les Ardennes.

Le est village à flanc de colline est domine une plaine où la rivière le Semois décrit une large boucle. Le point de repère immanquable, c’est l’église Saint Martin et son fameux clocher.

Chassepierre

Le Festival international des arts de rue de Chassepierre existe depuis 1973. Il se déroule sur 2 jours mi-aout et attire plus de 30.000 personnes.

L’idéal pour en profiter, c’est venir planter sa tente au camping des Cabrettes, à 5 minutes à pieds du village. C’est assez folklorique, surtout si les champs sont embourbés et que les tracteurs viennent en aide aux voitures 🙂

Les nombreux spectacles se déroulent dans les rues du petit village, dans des cours intérieurs, dans la grande prairie le long de la Semois, etc …

Semois

Un festival d’art de rue, c’est tout à la fois : du théâtre, de la musique, de la jongle, de la voltige, des acrobaties, de la danse, des rires. C’est vivant, c’est informel, on s’assoit où on veut (et si on le peut), on improvise les journées en essayant de suivre son programme,  qu’on n’arrive finalement jamais à suivre, et on a des véritables coups de cœur 🙂

Compagnie les goulus à Chassepierre
Compagnie Les Goulus
Compagnie l'Art Osé à Chassepierre
Compagnie l’Art Osé, Jacqueline & Marcel

Et pour faire des pauses, il y a des espaces artisanats, des terrasses où manger et boire (ça pour boire, vous pourrez boire ;-)) mais toujours dans un très bon état d’esprit. On se prend même en photo avec la police!

Des grandes tentes permettent de s’abriter si par malheur il pleut, mais on n’est jamais vraiment malheureux avec une gaufre ou en buvant une bonne bière belge. Et ce n’est pas les nombreux stands avec la Chouffe à 3 Eur par exemple qui vont vous laisser assoiffé 🙂 N’hésitez pas non plus à gouter le fameux pâté gaumais, une spécialité culinaire locale, une sorte de tourte au cochon, très bon!

Plus d’infos, programme, etc .. sur le site officiel : http://www.chassepierre.be/fr

Les photos sont issues des éditions 2013, 2016 et 2017.

Réellement, venez! 🙂

Ah et puis sur la route du retour … n’oubliez pas de saluer Woinic, le plus grand sanglier du monde ! 🙂 sur l’autoroute A34 qui traverse les Ardennes. Fierté ou honte locale, au choix.

Woinic le plus grand sanglier du monde
Woinic

Bruxelles

Bruxelles, capitale de la Belgique, capitale de l’Europe, capitale des bonnes bières, capitale de la bande dessinée et capitale de la bonne humeur ?
Allons vérifier, hop en route pour Bruxelles!

3h de voiture depuis Paris ou en train depuis Paris Gare du Nord avec le Thalys, arrivée Gare du Midi dans le centre ville. Personnellement je préfère cette option, en 1h30 et il y a régulièrement des promos pour voyager pas cher 🙂 En sortant de la gare vous ne pourrez pas louper la Tour du Midi, l’immeuble le plus grand de Belgique avec une hauteur de 150m et inauguré en 1967.

Si vous y allez de mi-juillet à mi-août, vous pourrez profiter des nombreux manèges et attractions de la Foire du Midi, sur le Boulevard du Midi, juste à côté de la Gare du Midi. C’est une tradition chaque année depuis 1880!

Un petit week-end dans une ville étrangère c’est toujours agréable, et cette fois on a décidé de la visiter d’une façon un peu particulière et originale, en suivant un jeu de piste par SMS. Je n’étais pas très fan au début, je pensais que ce serait un peu limité et frustrant, et au final, on a pas mal marché et découvert des endroits que je n’aurais peut être pas vu autrement. Du coup je vous partage cette option de découverte vraiment sympa proposée par Gemotion Mobile Adventures (je ne gagne rien sur ce lien ;-))

Et on vous embarque dans 2 journées de balades et de découvertes dans une Bruxelles pleine de surprises.

bruxelles porte hal

C’est parti, on commence notre visite à quelques minutes à pieds de la gare, à la Porte de Hal. Un peu d’histoire : au XIIIe siècle, la ville décide de se protéger à l’abri derrière des remparts. Un grand mur est construit et entoure la ville et l’accès se fait par 7 grandes portes. Mais la ville grandit et on se sent à l’étroit derrière cette muraille. Alors une deuxième enceinte est construite entre 1356 et 1383, avec 8 km de long et 7 nouvelles grandes portes d’entrée. Des centaines d’années plus tard, en 1810, Napoléon décide de faire raser cette deuxième enceinte pour la remplacer par des grands boulevards. Les travaux durent plus de 20 ans et en arrivant au niveau de la Porte de Hal, le gouvernement de l’époque décide de l’épargner. Depuis 1847, cette tour sert de musée sur l’époque médiévale. Et c’est donc le seul vestige qui reste de cette seconde ceinture médiévale. Dans le centre de Bruxelles, on peut retrouver d’autres traces de la première enceinte.

bruxelles porte hal Pour visiter la tour, plus d’infos ici.

 On continue la ballade le long du Boulevard Waterloo

bruxelles statue waterloo

.. pour arriver à Porte de Namur (c’était une des portes médiévales). C’est maintenant un grand centre commercial et le carrefour est dominé par la grande tour de  bureaux du Bastion Tower construite en 1965.

bruxelles bastion tower

On rebrousse chemin vers le grand hôtel de luxe The Hotel Brussels, ici c’est chic et les grandes marques se pressent sur le Boulevard : Cartier, Hermès, Gucci, Armani, etc …  Nous, on est pas clients 🙂 Alors on tourne à gauche au n°31, sous la petite arcade, pour passer par l’ISELP (Institut Supérieur pour l’Étude du Langage Plastique), c’est un centre d’art contemporain. Nombreuses expositions et évènements. Plus d’infos ici.
L’ISELP occupe les anciennes écuries du Palais d’Egmont et cette petite ruelle pavé est l’une des entrées du Parc d’Egmont (qui est complètement entouré d’habitations et donc peu visible si on ne le connait pas). Ce parc verdoyant est vraiment agréable, il y a plusieurs statues dont une assez célèbre, c’est celle de Peter Pan.

bruxelles statue peter pan

C’est l’œuvre du sculpteur George Frampton. L’originale est à Londres dans les Jardins de Kensington. L’artiste en a réalisé 7 qui ont été distribuées à travers le monde, et voici celles de Bruxelles offerte en 1924. Cette statue est classée monument historique depuis 1975.

bruxelles palais egmont

Vue sur le Palais d’Egmont depuis le parc, où sont organisés les grands évènement diplomatique à Bruxelles.

bruxelles palais egmont

On contourne le Palais d’Egmont pour rentrer dans le quartier du Sablon. Et on arrive sur un des plus beau square de Bruxelles: le Square du Petit Sablon.

bruxelles square petit sablon

C’est un jardin fleuri de Style néo-renaissance flamande aménagé en 1890. Les 2 premiers personnages qu’on voit sont les comtes Egmont et Hornes. Ils ont lutté contre le Duc d’Albe, l’envahisseur espagnol qui régnait sur les Provinces du Nord (Luxembourg, Belgique, Pays-Bas), ils sont arrêtés et décapités à Bruxelles en 1568. C’est le point de départ de la guerre de 80 ans qui permettra aux provinces de chasser les espagnols et acquérir leurs indépendances.

bruxelles square sablon

Le reste du square est aussi rempli de statues, c’est un véritable musée en plein air. Chacune des 48 corporations bruxelloise à une statue en bronze ici, et il y a d’autres grandes statues d’humanistes célèbres du XVIe siècle (Mercator, Abraham Ortélius, Louis Van Bodeghem, Rombaud Dodonée).

Ensuite nos pas nous mènent dans la grande Église Notre-Dame du Sablon (XVe siècle). Cette église a une histoire assez particulière. Il faut remonter en 1300, lorsque la guilde des arbalétriers de Bruxelles reçoit des privilèges particulier dont un terrain au Sablon pour s’exercer au tir. Plus tard ils font construire une petite chapelle pour la Vierge. Et en 1348, une certaine Beatrijs Soetkens a une vision en rêve de la Vierge qui lui demande d’aller voler la statue de la Vierge à la Cathédrale d’Anvers et de la rapporter à Bruxelles. Elle se lance dans l’aventure et rapporte la précieuse statue en bois après bien des péripéties et petits miracles la statue est accueillit en triomphe et la guilde des arbalétriers lui construit une église, c’est maintenant la Vierge protectrice de Bruxelles sous le nom de Notre-Dame des Victoires du Sablon, et sa présence va amener de nombreux pèlerins. La Guilde assure sa protection et en son honneur ils organisent une grande procession, un Ommegang sur la Grand-Place.
Cet énorme procession historique a toujours lieu début juillet. Plus d’infos ici.

bruxelles notre-dame-sablon

monument funeraire egmont bruxelles
Monument funéraire en l’honneur d’Egmont

Eglise sablon bruxelles

En sortant, on profite de la belle perspective sur la Rue de la Régence avec au fond le gigantesque dôme doré du Palais de Justice.

bruxelles rue régence

On continue vers le quartier des Marolles et on passe à côté de l’Église Notre-Dame de la Chapelle.

eglise marolles bruxelles

C’est un des plus anciens monuments de la ville, il date d’au moins 1210, et au cours des siècles cette église a été brulée, pillée, bombardée et a faillit s’écrouler lors de la construction du métro! Une survivante 🙂

Encore une autre église dans ce quartier historique et pavé, ici Rue des Minimes, avec l’Église Saint-Jean-et-Étienne-aux-Minimes.

eglise minimes bruxelles

L’arrière de l’église avec ses briques est assez inhabituel.

bruxelles eglise minimes

On arrive ensuite à la

bruxelles place Poelaert

Et le Palais de Justice alors ? et bien on le voit d’un peu partout, mais il est tellement énorme que c’est vraiment dur de l’avoir proprement en photo, et avec tous les échafaudages présents sur la façade, il n’était pas assez « esthétique » à mon goût 🙂

Donc je poste une petite photo from Wikipédia, voilà, c’est fait :

bruxelles palais justice

Pour la petite histoire : C’est un gigantesque bâtiment de style gréco-romain avec une surface au sol de 26 000m2, c’est plus vaste que la Basilique Saint-Pierre de Rome! Il est l’œuvre de l’architecte Joseph Poelaert et fut construit entre 1866 et 1883. Il reste encore aujourd’hui l’un des plus grands monument en pierre de la planète. Rien que dans le hall d’entrée la hauteur du plafond atteint 100m! En 1944 quand les nazis sont chassés de Bruxelles, ils mettent le feu au dôme qui s’écroule et font exploser des caves. Une fois les incendies éteint, un nouveau dôme plus grand et plus arrondis que le premier est construit.

Ce Palais de Justice était un symbole pour confirmer que la Belgique, ce nouveau pays indépendant (suite à la guerre d’indépendance contre les Pays-Bas) avec Léopold Ier à sa tête, était basé sur un état parlementaire et démocratique avec une volonté axée sur le droit et la défense des libertés. Pour rappel, la Belgique n’existe « officiellement » que depuis le 4 octobre 1830 et sa fête nationale est le 21 juillet date de la prestation de serment du roi choisi, Léopold Ier.

L’entrée est gratuite, du lundi au vendredi de 08h00 à 17h00, fermé le week-end et les jours fériés.

Ensuite on descend vers le bas de la ville, et c’est l’occasion de prendre l’ascenseur des Marolles, il est gratuit, mais il a tendance à être en panne. S’il marche le jour où vous êtes là, prenez le, c’est une attraction en soi. Les 27m se descendent ou se montent en 30 secondes et il a été inauguré en 2001. Sinon, prenez vos pieds, et descendez jusqu’à la rue Notre dame de grâces.

Et pourquoi donc ? car c’est un des endroits où se trouvent les grandes fresques colorées de Parcours BD. C’est un projet débuté en 1991 avec la collaboration du Centre belge de la bande dessinée pour masquer certaines murs qui avaient besoin de rénovation et permettre du même coup à rappeler aux habitants comme au touristes, que la Belgique, c’est le pays qui a vu naître de grands auteurs de bande dessinées. Et au fil des ans, le projet a pris de l’ampleur et on compte maintenant une quarantaine de fresques dans le centre ville, et une vingtaine dans la banlieue.

Quelques exemples en photos :

parcours bd bruxelles

Pour vous aider, voici la liste des fresques existantes :

Allez, vous continuez sur la rue des miroirs et vous prenez la rue des ursulines pour passer sous les rails du chemin de fer. Le coin n’est pas très touristique, mais il y a des tags sympas sur les murs. Allez hop un petit aperçu de ce petit bout d’underground.

bruxelles tag graffiti street art

Un peu plus loin, toujours en suivant la rue des ursulines dans le sens de la montée, vous arriverez à côté du skatepark des Ursulines. Et si vous avez faim, pas loin d’ici il y a la C’est Bon C’est Belge .

Allez, ensuite on redescend vers la rue de Villers pour voir un reste de la première muraille médiévale avec la Courtine de Villers et la Tour de Villers.

bruxelles courtine villers

Revenez un peu sur vos pas et regardez un peu mieux autour de vous dans la rue, vous devriez apercevoir cet objet étrange au milieu des briques : un boulet de canon.

bruxelles boulet canon

En 1695, les troupes de Louis XIV sont aux portes de la ville. Le but est soulager le siège de Namur alors occupée par les français en bombardant Bruxelles pour attirer les troupes ennemies loin du siège. Pour l’assaut on compte au moins « 12 canons, 25 mortiers, 4 000 boulets, 5 000 bombes incendiaires » , une lettre est envoyée à la ville pour la prévenir de l’attaque et du 13 au 15 aout Bruxelles est bombardée. Sans réelles défenses, la ville ne peut rien faire. Il y a des morts (mais la majorité de la population s’était mise à l’abri) et les dégâts sont immenses. La ville en proie aux incendies et quasiment détruite, rasée. C’est la première fois en Europe que la population civile d’une ville est attaquée par une armée sans projet d’invasion, juste par pur objectif militaire de représailles ou de diversion. C’est un énorme choc (pour les militaires français présents, il y a des témoignages montrant qu’ils ne pensaient pas que cette attaque pourrait avoir un tel résultat), et les nations d’Europe pleurent la destruction de Bruxelles et jurent de se venger de Louis XIV. Suite à ce bombardement tragique, le centre-ville de Bruxelles sera complètement remodelé et reconstruit.

Pendant la reconstruction, il semblerait que la ville décide de racheter les boulets  qui jonchaient les ruines de la ville pour une somme dérisoire. Les Bruxellois, moqueurs comme il se doit, se mirent à encastrer des boulets au dessus de leurs portes d’entrée pour montrer leur mépris pour cette espèce d’aumône alors que la ville était à moitié détruite. Il y avait de nombreuses maisons avec un boulet au dessus de la porte dans le centre de la ville avant la construction des boulevards centraux.
Et ce portail de la rue de Villers vient de la rue des Six Jetons, avec son boulet.

Sortons de cette dure page de l’histoire et prenons à gauche et descendons la rue du Chêne, à un moment vous devriez voir une foule rassemblée.

bruxelles rue chene

C’est qu’il y a forcément quelque chose d’incroyable à voir? et bien tout le monde regarde une minuscule petite statue de 55cm à peine … le Manneken Pis.

manneken pis bruxelles

Le Manneken Pis daterait de 1619 et très rapidement ce petit bonhomme deviendra un symbole de Bruxelles. Très rapidement aussi, on prend l’habitude de l’habiller. Et très régulièrement, le Manneken Pis teste une nouvelle garde robe. Tous ces vêtements sont aussi conservés au musée. Et au cours des siècles cette petite statue a été volée et endommagée à de nombreuses reprises, c’est pourquoi depuis 1965, la statue exposée dans la rue est une copie à l’identique. L’originale est précieusement conservée au Musée de la Ville de Bruxelles.

Moins connu et plus récente, il y a sa petite soeur, la Jeanneke-Pis, elle se trouve au 12 de l’impasse de la Fidélité, elle date de 1985.

bruxelles Jeanneke-Pis

Plus loin, passez par la rue de la Chaufferette , en plus de posséder des bars et boites gays, la rue possède elle aussi quelques œuvres de street art.

bruxelles chaufferette

bruxelles cochons roa sonke

Hélas la grande fresque des cochons endormis de Roa et Sonke a du être détruite en novembre 2016 lors des travaux de rénovation de la maison.

On arrive ensuite sur La Grand Place. C’est un des lieux les plus connus de Bruxelles, elle est considérée comme une des plus belles places du monde (Victor Hugo l’a même écrit). C’est aussi probablement l’endroit où vous trouverez le plus de touristes.

Cette place a eu  une histoire agitée : en 1523 les premiers martyrs protestants y sont brûlés vifs par l’inquisition, en 1568 les comtes d’Egmont et de Hornes y sont décapités, en 1695 lors du grand bombardement réalisé par les armées françaises tous les bâtiments en bois sont détruits, l’Hotel de Ville et sa tour qui servait de point de repère pour les artilleurs n’a pas été trop endommagée. Très rapidement les corporations reconstruisent leurs maisons tout autour de la Grand Place, mais en pierre cette fois. Et la révolution française finit de ruiner la place, il n’y a plus ni dorures ni statues. La majorité de ce qui est visible maintenant date d’une importante période de restauration de la Grand Place lancée au XIXe siècle. Depuis 1998 elle est classée au patrimoine mondiale de l’Unesco.

bruxelles hotel de ville grand place

L’Hotel de Ville est le monument emblématique. La construction commence en 1402 et s’achève en 1455 avec la flèche du Beffroi qui culmine à 96m. La flèche est couronnée par la statue de Saint Michel terrassant le dragon, c’est le saint patron de la ville. Une légende raconte que l’architecte Jean de Ruysbroeck se serait jeté du haut de la tour une fois qu’il se serait rendu compte qu’elle n’était pas dans l’axe du porche.

bruxelles grand-place

La Maison du Roi (à gauche) était initialement la maison du Duc de Brabant qui plus tard sous Charles Quint qui devient par héritage Roi d’Espagne, la maison devient la Maison du Roi. Ravagée par les bombardements et le temps, elle est reconstruite en 1873 en style gothique. Elle abrite le musée de la ville depuis 1887.

Les corporations de la ville ont toutes leur bâtiment autour de la place : corporation des boulangers, des graissiers, des ébénistes, des bateliers, etc .. la liste est longue 🙂

Qui dit Grand Place dit Grands Événements! Voici quelques exemples de ce que vous pourrez y trouver suivant la période où vous venez :  l’Ommegang, le 9 aout le cortège du Meiboom organisé par la confrérie des compagnons de saint-Laurent (plus d’infos ici), le Tapis de Fleurs (77 x 24 m) organisé tous les 2 ans à la mi-août et formé de plus de 500 000 plants de bégonias, fin septembre la Fête du Folklore (Folklorissimo) célèbre les traditions bruxelloises, le grand sapin de Noël, le marché des plantes quotidien, etc …

Autre petite « attraction locale » :  dans la galerie passant sous la « Maison de l’Étoile », au coin de la rue Charles Buls et de la Grand-Place, il y a un bas relief datant de 1902, en l’honneur de Éverard t’Serclaes, un héros bruxellois mort suite à ses blessures en 1388. Tout le monde carresse la statue, soit pour espérer avoir un vœux exaucé soit pour être certain de revenir un jour à Bruxelles. Essayez et vous verrez.

Pour partir de la Grand Place, prenez les Galeries Royales Saint-Hubert. Il s’agit en fait de 3 galeries, celle de la Reine, du Roi et celle des Princes. Elles sont construites en 1847 par Jean-Pierre Cluysenaar et sont inédites et uniques au monde à l’époque par leur taille, car l’idée était de faire des galeries couvertes mais de la largeur d’une grande rue. Elles abritent à la foi des restaurants, des pharmacies, des chocolateries, des bureaux et des appartements. La verrière est magnifique, et chaque année, c’est près de 6 millions de personnes qui empruntent ces passages.
Plus d’infos, plan, détail des boutiques, ici.

bruxelles gallerie reine

Un peu plus loin, sur la Place d’Espagne (aussi baptisée Place du Marsupilami), vous verrez la statue de Don Quichotte, qui est la réplique de la fameuse statue installée sur la place d’Espagne à Madrid, c’est un cadeau de l’Espagne à Bruxelles en 1989.

bruxelles don quichotte

Au bout de la place, dirigez vous vers la Galerie Horta, et vous verrez devant une énorme statue de Schtroumpf blanc assis sur son champignon. Inauguré en juin 2012, il mesure près de 4m et pèse 10 tonnes.

bruxelles statue schtroumpf gallerie horta

Et ensuite, si on allait se reposer un peu à la plage… A la plage à Bruxelles ? bin oui, il suffit de prendre le métro, sortir à la station Yser, on remonte la rue, on n’oublie pas d’aller de l’autre côté du carrefour pour saluer le pauvre agent 15 (statue bien marrante du policier de la bd Quick & Flupke, installée en 1994).

agent 15 bruxelles statue

On longe les quais, et on y est : Bruxelles les bains! Depuis 2003, chaque année en juillet et aout, la ville de Bruxelles transforme le quai des péniches pour en faire un lieu estival. Si le beau temps est là, il faut y aller!

Au programme : jeux d’eau, plage de sable, transats pour bronzer, animations sportives, des stands de cuisines de tous les pays, du beach volley, de la musique, du cinéma en plein air, des concerts, de la bonne humeur, des bons cocktails et une fin de journée qui dépayse.

Bref je vous laisse découvrir un peu plus en vidéo 🙂
(et le site officiel c’est ici)

Quant à nous on se retrouve dans l’article suivant pour la suite des découvertes à faire et des lieux insolites à Bruxelles 🙂