Indonésie : pratique

Ça y est c’est décidé, vous partez en Indonésie ? Très bon choix! Alors quelques petites infos pratiques à checker avant de partir 🙂

Vaccins : Faut-il se vacciner pour aller en Indonésie ? A priori oui, ou faire des rappels, personnellement je ne l’ai pas fait. A la fois pour le manque de confiance dans les vaccins adjuvants aluminium (mais c’est un autre débat) et car je n’avais pas prévu d’aller dans des zones particulièrement à risques. En revanche un traitement anti-palu est je pense nécessaire, avec en gros 3 choix qui s’offrent à vous : Nivaquine, Malarone, Lariam. Après avoir étudié un peu le sujet, j’ai choisi le Malarone, pas trop contraignant et il n’y a eu aucun effet indésirable. En tout cas, consultez votre médecin, tout ça tout ça. La protection anti-moustique est de toute façon quasi obligatoire (crème, manches longues le soir, moustiquaire la nuit ou ventilo).

Electricité : Même format, pas besoin d’adaptateur. Par contre une petite multiprise en plus est toujours la bienvenue. Il y a aussi souvent des interrupteurs sur les prises électriques. A vérifier avant de râler 😉

Nourriture : Je n’ai pas été hyper emballé par la gastronomie indonésienne, mais j’ai fait une chouette découverte avec le tempeh ! 🙂 (personnellement je trouve que la nourriture vietnamienne est toujours number one en Asie du sud-est) Eau en bouteille quasi obligatoire, et on en trouve facilement partout (il faut vraiment penser à s’hydrater, il fait très chaud)

Argent : Une roupie indonésienne vaut (au moment où j’écris) :
0,000062 Euro. Autant vous dire que vous aurez régulièrement d’énormes liasses de billets dans les poches, et plusieurs millions de roupies sur vous. Le paiement par carte bancaire n’est pas très répandu, il faut de l’argent liquide. Heureusement le cout de la vie n’est pas très cher, une fois quelques repères de prix en tête c’est ok. Il y a évidemment le marchandage qui peut être réalisé quasiment partout, car de base, en tant que touriste occidental, le prix est déjà x2 par rapport à un local, mais il faut savoir et aimer marchander 🙂 (ce qui n’est pas vraiment mon cas) Pensez à retirer de l’argent de préférence dans les distributeurs qui sont dans une banque plutot que dans les petits distributeurs chez des commerçants. Il y a beaucoup d’arnaques aux cartes bancaires copiées.

Hôtels et activités : Si vous souhaitez vous loger pas cher, le bon plan en Asie, c’est de réserver les chambres d’hotels via Agoda. Il y a souvent des supers promotions et vous pairez en général toujours moins cher que sur place (sauf si vous êtes un pro du marchandage). Pour les activités, à moins d’être vraiment sur quelque chose de très spécifique, tout peut se réserver facilement sur place et presque à la dernière minute. Ne vous paniquez pas trop pour ça 🙂

Sécurité : Pas de mauvais feeling à ce niveau là, même si dans beaucoup d’endroit la population est très pauvre. Si on ne fait pas étalage de richesse (appareils photos, etc …), si on n’a pas un sac à moitié ouvert ou qui attire l’attention, je pense qu’il n’y a pas de problème. Juste être vigilant comme d’habitude en voyage quoi. Les gens sont plutôt souriants 🙂

Ramadan : Partir ou non pendant la période du Ramadan en Indonésie, c’est une question qui peut se poser. Et c’est concrètement ce qu’on a vécu. L’Indonésie (à part certaines zones peu touristiques) pratique un islam assez modéré. Personnellement, je pense qu’il y a plus de risques de se faire aggresser par un taré barbu à une terrasse de café à Paris qu’à Java. Evidemment, un inconvénient et que beaucoup de restaurants et bars sont fermés ou avec une activité et ambiance revue à la baisse. Les horaires des administrations et des lieux à visiter peuvent aussi changer, il faut vraiment s’informer pour ne pas louper une visite à cause de ça. Mais sinon je n’ai ressenti aucune tension particulière durant ce mois saint 🙂

Et si pour vous « Ramadan = risque et attentats », ce n’est absolument rien par rapport aux risques d’éruption volcaniques (d’ailleurs un volcan situé à 20km de notre première destination s’était réveillé une semaine avant notre départ), tremblements de terre et tsunamis! Qui eux, sont véritablement mortels et hélas imprévisibles.

Dernière petite info, dans beaucoup d’endroits, il n’y a pas d’eau chaude pour la douche. Ça surprend un peu quand on doit se lever à 3h du matin pour une grosse journée rando et que ça commence littéralement par une douche froide 😉

Jour 14 – Bali

Indonésie – Jour 14 – Bali

Une nouvelle matinée commence à Ubud, au cœur de Bali. On est un peu chez nous maintenant, c’est assez rare qu’on se lève au moins 3 fois au même endroit 🙂 Hop une fois le bon petit déjeuner de la Sayong House dans le ventre, on retrouve Karma vers 8h30. C’est notre sympathique chauffeur pour la journée. Allez, c’est parti! hop en route! 🙂

Tiens au passage, on lui fait un peu de pub, on laisse ses coordonnées, il est cool Karma 🙂
Phone : +6281 338 539 189 / 081 338 539 189
https://www.facebook.com/made.karma.1

Pura Luhur Batukaru

Cette fois on part dans la région ouest de l’ile, sur les pentes du mont Batukaru, le 2e sommet de Bali, culminant à 2276m d’altitude. Le temple Pura Luhur Batukaru est très connu mais très peu touristique, allez savoir pourquoi? Peut être car il est perdu au milieu de nul part en pleine nature? Notre arrivée ce jour là se fait alors qu’il y a une grande cérémonie de prévue, on est le 3e jour de Galungan. Le grand parking du site est littéralement envahi de voitures et de scooters, et des tentes avec des vendeurs de tout et n’importe quoi occupent l’espace restant. Une marque de café indonésien semble sponsoriser une partie des boutiques, il y avait la pub partout. Au milieu de cette foule, on est les seuls occidentaux.

En cherchant notre chemin, on arrive devant une barrière de sécurité sur la route menant au temple. Cette barrière est gardée par 4 policiers armés de mitraillettes. Sérieusement, on s’est posé la question s’il y avait un risque d’attentat dont on n’aurait pas été prévenu? et directement le chef policier, le plus grand, celui avec la tête la plus méchante et la plus grosse mitrailleuse lourde se dirige droit vers nous. Après mon plus beau « selamat pagi » (le bonjour du matin en balinais), on discute un peu. Une fois que je lui explique qu’on va ensuite faire un tour aux rizières de Jatiluwih, il se déride, c’est son village! « number one in Bali » ahah 🙂 il me parle de sa femme et ses enfants, bref on est devenu potes, une chaleureuse poignée de main et hop on passe la barrière, ouf! Ensuite il faut grimper la route sur la pente du volcan. Tout autour de nous, les balinais en famille font le même chemin, ça sent la bonne ambiance, tout le monde a l’air heureux, alors nous aussi 🙂

indonesie-bali temple pura luhur batukaru

Le temple Pura Luhur Batukaru est un des temples directionnels de Bali, c’est à dire, un temple qui protège toute une zone géographique, il est donc très important et en partie dédié à l’esprit du mont Batukaru. Il a été construit au XIe siècle, puis détruit pendant des guerres aux XVIe siècle et reconstruit en 1959.

Devant l’entrée du temple, on zappe complètement l’entrée normale, et on se fait vite rappeler à l’ordre par « le gang des blousons en cuir », des gars chargés (je pense) de surveiller les trucs bizarres pendant la cérémonie, et donc les occidentaux entre autres. Il y a toujours plein de policiers armés partout. Parmi les « blousons en cuir », il y avait un petit vieillard tout bizarre qui faisait rigoler tout le monde et en s’approchant de nous on découvre qu’il parle un français impeccable 🙂 il est ici pour un groupe qui doit arriver plus tard et il nous oriente dans la bonne direction.

indonesie-bali temple pura luhur batukaru

Une fois dans le temple Pura Luhur Batukaru , on suit la foule un peu au hasard, sans vraiment savoir si ce qu’on fait est interdit ou non. La foule passe par des zones en principe interdites aux touristes. Très naturellement la discussion s’engage avec un type à côté de moi dans la foule, et il nous dit qu’il n’y a pas de problèmes si on reste un peu en retrait, que ça lui fait plaisir qu’on s’intéresse à sa culture, et qu’aujourd’hui c’est très important car les gens viennent prier pour leurs ancêtres et parfois des esprits descendent pour prendre possession de certaines personnes qui rentrent alors en transe. On le remercie chaleureusement, d’autres personnes se font prendre en photo avec nous. Évidemment on n’est pas habillé en blanc comme tout le monde et on porte des sarong tout bariolés, on ne passe franchement pas inaperçu! 🙂

indonesie-bali temple pura luhur batukaru

On assiste à plein des cérémonies, de prières et d’offrandes, de bains et de purifications. Malgré la présence des patrouilles de policiers armés qu’on croise toutes les 10 minutes, l’atmosphère générale est vraiment festive et chaleureuse. Cet endroit dégage vraiment une bonne énergie 🙂 Sur le grand bassin à l’est du temple il y a une petite ile où seuls les prêtres ont le droit d’aller.

indonesie-bali temple pura luhur batukaru

Un peu à regret on se prépare à quitter les lieux. Je fais une dernière photo pleines de sourires et on y va 🙂

indonesie-bali temple pura luhur batukaru

En retournant au parking, le chef policier à la mine patiublaire en profite pour me taper un check dans la main, yeah 🙂

Jatiluwih

Alors qu’on est encore à 2 ou 3km de notre destination, il y a une sorte de péage sur la route. Si on est à cet enrdoit sur la route, et s’il y a des occidentaux dans la voiture, c’est forcément pour aller aux rizières de Jatiluwih, alors hop, il faut payer! Après ça, on s’arrête où on veut, mais ne vous embêtez pas, prenez le grand parking principal. Déjà, et bien il y a un parking prévu au lieu de se garer en mode sauvage sur la route, et puis il y a des restos buvettes et toilettes, ça peut toujours servir. Et c’est aussi le point de départ des petites randonnées balisées.

indonesie bali jatiluwih riziere rice field

A mon avis, il n’y a pas photos entre ces rizières et celles de Tegallalang. C’est à Jatiluwih qu’il faut aller. Ne vous faites pas une fausse idée : ce coin est énormément touristique. Et pas seulement des touristes étrangers, beaucoup de locaux viennent ici, car tout simplement le panorama est joli et ça fait une belle sortie à faire 🙂

indonesie bali jatiluwih riziere rice field

Depuis peu, ces rizières ont fait leur entrée au patrimoine mondial de l’Unesco. Ici c’est toujours le subak, le droit à l’eau, partagé en communauté pour l’organisation de ces rizières qui est mis à l’honneur. C’est aussi une culture de riz traditionnelle. Les tiges ici sont plus grandes et plus blondes que dans les autres rizières de Bali. Cette variété ne donne qu’une récolte par an (voir 2) et son prix est plus cher. Dans le reste de l’ile, c’est une variété plus petite et verte, importée, qui donne 2 à 3 récoltes par an. Mais cette variété importée demande plus d’eau et de l’engrais voir même des pesticides, mais elle a aussi permis à toute la population de pouvoir se nourrir. C’est une longue guerre du riz.

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Il y a plusieurs chemins de balades qui serpentent au milieu des rizières, et de toute façon, vous ne pouvez pas vous perdre, et le paysage est vraiment joli, c’est un plaisir 🙂

indonesie bali jatiluwih riziere rice field
indonesie bali jatiluwih riziere rice field
indonesie bali jatiluwih riziere rice field
indonesie bali jatiluwih riziere rice field

Pour le repas, on finit au Gong Jatiluwih, un resto principalement rempli de touristes, avec une belle terrasse en bois à l’ancienne. De toute façon, ici, un resto terrasse avec vue sur les rizières, c’est forcément pour les touristes hein. Bon, la bouffe était sympa sans plus, mais la vue valait son pesant de nasi goreng 🙂
http://gongjatiluwih.com/

indonesie bali jatiluwih riziere rice field

Bedugul

Ensuite, on contourne la montagne et on file plein nord. Plus on avance, moins il fait beau, le ciel devient de plus en plus gris et moche. Est-ce une conséquence ou non? mais le paysage autour de nous aussi devient moche. On suite des petites routes de montagnes où on ne roule pas vite du tout. C’est dans cet état d’esprit qu’on arrive à la petite localité de Bedugul, et on a trouvé ça très moche. On pensait aller au parc botanique, mais il semble que depuis quelques temps, il est clairement laissé à l’abandon. Il y a aussi la possibilité de faire de l’accrobranche ici (histoire de changer), mais vu la météo, ça ne donnait pas trop envie. Au cas où, voici le site : http://www.balitreetop.com

Karma nous explique aussi que cette année pour le jour de la « fête du silence« , Nyepi, qui est célébré sur toute l’ile de Bali comme un jour de méditation et de recueillement, et bien ici à Bedugul, la communauté musulmane n’aurait pas du tout respecté cette tradition du silence. La fête a été violée et il y a des tensions. D’ailleurs je remarque les premières mosquées depuis que je suis à Bali

A Bedugul on trouve aussi un marché réputé particulièrement pour ses fraises, car c’est ici la seule zone de production de fraises sur l’ile, mais elles sont très peu sucrées. Il y a aussi énormément de cultures maraichères (choux etc …) car le climat est plus froid et humide ici. On voit aussi beaucoup de champs couverts de fleurs, des hortensia. Ces fleurs sont utilisées pour les offrandes quotidiennes réalisées par les balinais. Mais honnêtement, à part une sculpture d’épi de maïs géant au milieu d’un rond point, j’ai trouvé la localité de Bedugul particulièrement moche et inintéressante, désolé pour les habitants.

Pura Ulun Danu Bratan

Le truc à voir ici, c’est le temple Pura Ulun Danu Bratan. Il est très célèbre est dédié à Shiva. Le temple est sur les berges du grand lac Bratan. Mais attention, ici ça n’a rien à voir avec les autres temples qu’on a pu visiter. Tout d’abord le parking est immense, on a l’impression d’arriver dans un grand centre commercial et tout autour de nous, tout semble neuf. Pas besoin de prendre son sarong, pas de petite cabane à l’entrée, non, là c’est limite un hall de gare qu’il faut traverser. Le ticket d’entrée coute 50K Rp. Ce qui est d’ailleurs probablement fait exprès car si on regarde le billet de 50.000 roupies indonésiennes, que voit-on imprimé dessus ? le temple Pura Ulun Danu Bratan! 🙂

billet 50000 50k idr roupie indonesie  indonesie bali ulun danu beratan temple

Mais avant de voir le temple il faut traverser un grand parc aménagé. Car ici, on ne rentre pas directement dans une zone sacrée, ici, c’est une station balnéaire prisée par les locaux. On se promène donc au milieu d’un parc d’attractions. Il y a du gazon super bien tondus pour les picnic en famille, des statues colorées d’animaux plus ou moins bizarres un peu partout. Je ne comprends toujours pas pourquoi l’ours n’a pas de corps, pourquoi les grenouilles ont pris du LSD et pourquoi il y a la statue d’un sanglier psychopathe dégoulinant de sang!!! 🙂

indonesie bali ulun danu beratan parc statues animau animals
indonesie bali ulun danu beratan parc statues animau animals
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Il y a aussi des aires de jeux pour enfants. Le parc est avant tout prévu pour les locaux et pas forcément pour les touristes occidentaux, alors on trouve ça un peu kitsh mais très honnêtement, comme tout le monde a l’air content ici, c’est contagieux, et finalement on trouve l’endroit cool aussi 🙂 Ah il y aussi un temple bouddhiste, tout discret, mais c’est à signaler, c’est assez rare ici.

On arrive sur les berges du lac Bratan. C’est le 2e plus grand lac de l’ile est il permet l’irrigation de tous les champs des environs. On est à 1200m d’altitude et ce jour là, les nuages sont au rendez-vous, mais ça reste joli quand même non ? 🙂

indonesie bali ulun danu beratan temple lac

Voici le fameux temple Pura Ulun Danu Bratan, construit en 1663. Il est aussi surnommé le temple sur le lac. Et bien très franchement … euh bof. Il faut noter que là aussi on retrouve des sculptures de grenouilles ridicules 😐 Le temple n’est franchement pas grand ni impressionnant, et l’ambiance parc d’attraction tout autour fait que s’il y a un brin de spiritualité ici, il me passe carrément à côté! (A noter que pendant la saisons sèche, le niveau du lac descend et le temple n’est plus sur ile.)

indonesie bali ulun danu beratan temple lac

A la limite je trouve presque plus intéressant ce tout petit ilot avec ses bambous et ses dragons autour, je ne sais pas si c’est attaché à une quelconque légendes de monstres dans le lac, mais au moins, j’accroche un peu plus 🙂

indonesie bali ulun danu beratan temple lac

Sinon, ce qui semble être l’attraction à la mode ici, c’est faire des tours en hors-bord sur le lac. Toutes les 5 minutes, on voit un bateau partir de l’embarcadère où les gens font la queue. Et tant pis pour les pauvres pêcheurs traditionnels sur leur pauvre petite pirogue, le touriste n’attend pas!

indonesie bali ulun danu beratan temple lac

Avant de partir, le même endroit côté face, qu’on ne voit jamais sur les photos cartes postales internet. Le temple hindouiste, le temple boudhiste, le village, et la grande mosquée derrière. Joli tableau de famille non ?

indonesie bali ulun danu beratan temple lac

On continue la route en contournant le volcan. L’objectif c’est d’aller un peu plus loin à l’ouest. Car toute la zone qui entoure le volcan ici, était un immense lac qui s’est scindé en trois parties après des mouvements sismiques. On a déjà vu le lac Bratan. Maintenant on part en direction du lac Buyan et du lac Tamblingan. Et il y a un endroit sur la route où on peut voir ces deux lacs en même temps et avec la jungle entre les deux : le panorama est superbe 🙂

indonesie bali lac danau tramblingan buyan viewpoint
On était à peine garé depuis 2 minutes pour prendre cette photo qu’un gardien surgit de nul part arrive pour réclamer 10K Rp, une belle photo, ça n’a pas de prix 🙂

Ensuite Karma veut nous emmener aux Banyumala twin waterfalls. On ne connait pas et notre chauffeur non plus à vrai dire. Il en a entendu parler et c’est dans le coin, alors ok why not, c’est parti! Sauf que pour trouver le chemin, c’est pas gagné, il n’y a pas d’indications, ces chutes d’eau ne sont pas (encore) touristiques. En demandant aux locaux, on s’enfonce dans une minuscule route qui se transforme rapidement en petit sentier en pente descendant dans les champs, et la voiture a du mal. Il commence à pleuvoir, et comme on est limite en train de s’embourber, on se dit que parfois il vaut mieux savoir renoncer. Rien que pour faire demi tour, ça nous a pris 15-20 min, et on était déjà en train de se demander si on devrait sortir pour pousser la voiture dans la montée. En tout cas, si vous pouvez, allez-y car vu les photos sur le net, ça a l’air de valoir carrément le coup!

Le temps de revenir à Ubud, la route est lonnnnngue, il est déjà 18h. On quitte Karma en lui demandant s’il est dispo demain matin, car hélas c’est la date de notre départ et on a besoin de rejoindre l’aéroport de Denpasar. Il est ok et on se met d’accord pour un tarif de 300K Rp. Pour cette nuit j’avais voulu changer d’hôtel, toujours dans la ruelle en impasse Jl. Dewisita, car depuis la terrasse du Sayong House, je voyais des chambres en face qui me donnaient carrément envie, et ça avait l’air d’être le Esty House … et en fait non haha, c’était le Dewi Putri (géré par la même famille que Esty House, mais construit ensuite et bref on s’en fout un peu). Toujours est-il qu’on ne se retrouve pas dans l’hôtel que je souhaitais, que l’autre est complet et que notre chambre au Sayong House est aussi prise alors tant pis. C’est beaucoup moins ‘ambiance familiale’ que Sayong House, ça fait vraiment « hôtel », mais la chambre est plus classe, et le lit bien plus confortable et la salle de bain est vraiment digne de ce nom. Bref on aurait du rester au Sayong House 🙂

Pour cette dernière soirée à Ubud je décide de claquer tous mes billets restants en nourriture et boisson, hop! 🙂

Le gros resto gastronomique à Ubud, c’est le Locavore. Pratique, il est juste en bas dans la rue. Mais il faut réserver longtemps à l’avance, et ce samedi soir c’est mort.
https://www.locavore.co.id/

Rien n’est perdu, car fort de leur succès, ils ont ouvert une autre adresse en 2017, à 5min à pieds de là, le Nusantara. Il rentre aussi clairement dans la catégorie restaurant gastronomique. Ici, l’idée c’est de revisiter les grands classique des plats de toute l’Indonésie. La déco est top, le service aussi, et on commence par d’excellents cocktails, puis des galettes de riz craquantes et 8 sauces délicieuses, et 3 entrées réussies (tempeh braisé à se taper le cul par terre, du jacquet au curry plutôt réussi et du kalungan un poisson fumé). Pour les plats, on commande de la pieuvre cuite dans une feuille de palmier, et du porc cuit dans une tige de bambou. La présentation est là aussi au top mais déception! A notre gout, il y a trop de sel et de piment dans la pieuvre et trop d’ail dans le porc. On ne trouve pas ça génial. Bon allez on arrose ça de Bintang, on lâche 1.2 millions de roupies et on y va. A la table d’à côté, une pseudo mannequin suédoise et un dj américain n’arrêtaient pas de lâcher des « wow » « amazing » « huge » … on n’a pas vraiment les mêmes gouts je crois 😉

Pour continuer dans le genre qui se la pète un peu, on part se poser au fameux Lotus Café pour boire quelques verres. Et bien on ne vous le conseille pas du tout. C’est vieillot, service très moyen et des prix élevés pour rien. Le seul intérêt c’est sa superbe vue sur le temple et le bassin aux lotus
http://www.cafelotusubud.com/

Après cette dernière nuit à Bali, on passera la route jusqu’à l’aéroport à discuter avec Karma des pires spécialités gastronomiques de nos pays respectifs 🙂 Et à Bali aussi, ils mangent des grenouilles et des escargots 😉

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Jour 13 – Bali

Indonésie – Jour 13 – Bali

On se réveille encore avec un soleil radieux à Ubud. On découvre une nouvelle fois les cacas de chauve souris géantes sur notre terrasse du Sayong House. On explique ça à l’employé qui nous monte le petit déjeuner et lui aussi a découvert ça très récemment. Il semblerait qu’elles sont venues s’installer dans le coin il y a une semaine à peine, et lui aussi ne les aime pas trop. A 8h30 on a rendez-vous avec notre chauffeur pour la journée. C’est une formule très utilisée à Bali pour se déplacer. En gros soit vous vous promenez en scooter si vous êtes doués pour ça mais c’est un peu l’anarchie sur les routes balinaises et la police a tendance à vous verbaliser pour tout et n’importe quoi. Soit vous louez un chauffeur à la journée pour une durée de 8h en gros et il vous conduit où vous voulez et vous attend le temps de votre visite ou promenade. C’est une formule fréquemment utilisée.

On fait donc connaissance avec Karma, un mec très sympa et souriant, qui parle un peu anglais et on blague tout de suite sur sa voiture. La majorité des voitures à Bali ressemblent à des mini-combo van, et le sien est customisé avec des jantes sports, un aileron à l’arrière, etc … ça ne nous fera pas rouler plus vite mais au moins ce sera facile pour le retrouver 🙂 Pour le programme de la journée, on a pioché un peu comme dans un catalogue de jouets pour Noël « il faudrait voir ça » « oh ça aussi », et Karma dit qu’on ne pourra sans doute pas tout faire. On va bien voir, hop en route pour la journée visite marathon!

Tegallalang

On commence par un spot dont tout le monde parle, à 10km d’Ubud : les fameuses rizières en terrasse de Tegallalang. Notre verdict = franchement très peu d’intérêt. Au petit village de Tegallalang, il y a une vallée au bord de la route qui est aménagée avec de jolis rizières en terrasse. Formidable. Et c’est devenu une attraction touristique majeure. Il faut payer 10K Rp pour simplement pouvoir se garer (il n’y a pas vraiment de parking) et un gardien surveille tout le monde. Ensuite, on s’approche et « ho des rizières », et puis c’est tout. Il y a moyen de se promener dedans, mais ça ne donne pas vraiment envie 🙁 et face aux rizières c’est des successions de terrasses et resto proposant « the best viewpoint ever » , ça sent l’exploitation à plein nez, on n’aime pas trop l’ambiance. On prend une photo et on s’en va. Bon je râle mais le lieu est tout de même inscrit à la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Ici en plus du cadre, ça célèbre le système d’irrigation subak introduit à Bali au IXe siècle par le saint Rsi Markandeya.

indonesie bali riziere tegallalang rice fields

Pour repartir il faut remettre au gardien le post-it qu’il nous a laissé, dessus il y a le code de notre chauffeur. Il sort sont talkie-walkie, et 5 minutes plus tard, il y a une annonce dans des hauts parleurs pour appeler le chauffeur qui arrive ensuite. Ça rigole pas l’organisation. Allez hop on va voir ailleurs si on y est.

Gunung Kawi Sebatu

Le temple Gunung Kawi Sebatu est principalement dédié à Vishnu, qui est sensé régner sur l’eau. Il est donc construit sur des sources naturelles, entre des parois rocheuses et une forêt. On met son sarong, on paye 15K Rp le ticket d’entrée et on pénètre dans le sanctuaire. Quand on arrive, on est seuls dans le temple, et avec la jolie lumière du matin et le calme reposant, c’était vraiment un chouette moment. Le premier grand bassin possède une statue de la déesse Sarasvati qui semble flotter au dessus de l’eau.

indonesie bali temple gunung kawi sebatu

Dans une partie du temple des ouvriers étaient à l’œuvre et finalement ce sont des véritables tailleurs de pierre qui font les sculptures. Je dois dire qu’à un moment je pensais que c’était des moulages en béton, tellement toutes les statues sont identiques 🙂 et finalement non!

indonesie bali temple gunung kawi sebatu

indonesie bali temple gunung kawi sebatu

Il y a de nombreux bassins avec des sources d’eau naturelles et des grandes carpes colorées qui nagent tranquillement dedans. D’autres bassins sont destinés aux bains et il est interdit de prendre des photos. On sent vraiment la sérénité et la quiétude se dégager de ce temple. Peut-être mon préféré à Bali  🙂

indonesie bali temple gunung kawi sebatu

Pura Gunung Kawi

Pour y accéder à ce temple, il va falloir se taper une sacrée descente, car le temple Pura Gunung Kawi est tout au fond d’une vallée assez encaissée. Le problème donc, c’est les marches et toutes les boutiques d’artisanats plus ou moins local qui se succèdent à l’infini … mais l’avantage, c’est que tout autour, et bien c’est beau! Il y a des chouettes rizières jolies. N’hésitez pas à sortir de temps en temps des marches pour vous évader un peu.

indonesie bali temple pura gunung kawi

indonesie bali temple pura gunung kawi

Bon des fois c’est un peu too much … là par exemple je ne sais pas s’ils ont saisi qu’un mammouth et un éléphant, c’est pas exactement la même chose? un erreur dans la commande ou choix volontaire, on ne sait pas! 🙂

indonesie bali temple pura gunung kawi

et pour « probably the best view point in the world », on vous laisse juger 🙂

indonesie bali temple pura gunung kawi

On arrive en vue du temple Pura Gunung Kawi. Il date du XIe siècle et se compose de tombeaux creusés dans la roche et serait en hommage au roi Anak Wungsu. Et au milieu coule la rivière sacrée Pakerisan.

indonesie bali temple pura gunung kawi

indonesie bali temple pura gunung kawi

Certaines zones du temple doivent se parcourir pieds nus.

indonesie bali temple pura gunung kawi

Ces grandes ouvertures de 7m de haut creusées dans la roche sont des Cadi.

indonesie bali temple pura gunung kawi

indonesie bali temple pura gunung kawi

Encore une fois, on a de la chance, la visite en matinée est plutôt tranquille, il y a très peu de monde et on profite de la sérénité de l’endroit. Pour un peu on se mettrait presque à vouloir méditer 🙂

indonesie bali temple pura gunung kawi

Voici une vue du chemin d’accès quand on arrive juste à l’entrée du temple et qu’on passe sous une impressionnante et massive arche en pierre. Je me demande vraiment la somme de travail que ça a du demander pour creuser tout ça!

indonesie bali temple pura gunung kawi

En reprenant la route je n’ai pas pu m’empêcher de prendre en photo cette divinité car c’est le genre de petites statues décoratives qu’on retrouve un peu partout. Ça surprend un peu quand c’est à l’improviste sur un rond point ou à un croisement 🙂

indonesie bali statue geante

Pura Mengening

A vol d’oiseau il est à 300m de temple Pura Gunung Kawi. Ce temple de Pura Mengening est moins connu, et pour y accéder il faut d’abord traverser un dédale de bâches bleues du marché local qui se trouve là. Après il faut encore descendre une longue volée de marches mais ça en vaut la peine. Une nouvelle fois, le temple est perdu au fond de la vallée. A l’ombre des grands arbres; il y a de nombreuses petites cascades et de l’eau qui coule partout. Cest vraiment reposant et agréable 🙂

indonesie bali temple pura mengening

indonesie bali temple pura mengening

Tout en bas du temple, il y a deux grands bassins, un réservé aux femmes et l’autre aux hommes. Pas de photos voyeurisme. Très peu d’occidentaux (on était les seuls à ce moment là). Et encore une fois une belle découverte.

indonesie bali temple pura mengening

Pura Tirta Empul

Direction maintenant le temple Pura Tirta Empul. Lui aussi n’est qu’à quelques centaines de mètre de là. Ici c’est pas du tout la même ambiance. Il y a un grand parking, et des dizaines (voir des centaines) de voitures garées. On sent que c’est « le gros truc ». Dès l’entrée du temple, après avoir payé le ticket d’entrée à 15K Rp, il y a un arbre immense.

indonesie bali temple pura tirta empul

Ce temple est très connu à Bali pour sa source d’eau sacrée (qui est d’ailleurs la source de la rivière sacrée Pakerisan). Il date de l’an 926 et il est principalement dédié à Vishnu. La légende dit que cette source est née pendant une bataille entre le dieu Mayadanawa et le dieu Indra. Le premier a créé une source d’où sortait une eau empoisonnée pour tuer les soldats démons de l’armée adverse. Et l’autre a transformée la source en eau de jeunesse éternelle pour rendre vie à ses troupes. On peut voir l’eau continuer de jaillir du sol dans un grand bassin.

indonesie bali temple pura tirta empul

Cette eau sacrée est ensuite distribuée par 12 fontaines en pierre dans chacun des deux autres bassins. Et c’est ici que les balinais viennent se purifier. Il faut d’abord déposer une offrande et passer sous la première fontaine à gauche, faire une prière, et ensuite passer à tout de rôle sous chacune des autres fontaines. On est ainsi lavé de ses mauvaises pensées. Ce rituel s’appelle le Melukat. Les 2 dernières fontaines ne sont pas utilisées, elle sont pour purifier les morts en cas de décès dans la famille. Certains visiteurs repartent même avec de l’eau sacrée du temple dans des bouteilles.

indonesie bali temple pura tirta empul

Ce rituel n’est pas réservé qu’aux balinais. En fait n’importe qui peut aller se purifier à ces fontaines sacrées. Du coup, il y a beaucoup de monde, y compris des touristes.

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Et parfois même beaucoup beaucoup beaucoup de monde !

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Au passage ne vous étonnez pas si vous voyez des croix gammées ici et là. C’est le symbole de la Svastika. Ce symbole sanskrit millénaire signifie « la bonne fortune », « le bien être » et il n’y a évidemment aucun rapport avec les nazis dans ces temples.

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Attention toutefois, en 2017 par exemple, les bassins ont été temporairement fermés. A cause de la pollution des eaux usées relâchées n’importe comment en amont du site, la nappe phréatique a été touchée et l’eau sacrée était infectée par la bactérie E. Coli qui a faillit rendre aveugle une personne …

Plus loin dans l’enceinte du temple, il y a la partie sanctuaire hindou réservée aux prières, très richement décorée, et où il n’y a presque personne. A croire que la seule « attraction » du temple, c’est les bassins.

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Sur la colline qui domine le temple, on peut voir du gazon impeccablement tondu, un pont design et des grilles modernes, il y a quoi ici ? et bien c’est l’ancienne résidence du président Sukarno (le premier président de la République d’Indonésie, après la fin de la colonisation hollandaise et la 2nde Guerre mondiale). Ce grand ensemble présidentiel moderne construit en 1954 occupe toute la colline au dessus.

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Ensuite, et bien on commence à avoir un peu faim. A ce moment là, on est en train de rouler le long de la longue route Jl. Tampaksiring vers les hauteurs de l’ile. C’est une zone rempli de plantations de caféiers, et par hasard (comme beaucoup de lieux sont fermés, toujours une conséquence de Galungan), on voit une pancarte qui a l’air sympa « Bali As Warung ». On demande à Karma de s’y arrêter. On est encore les seuls sur le parking. Du coup on profite d’un chouette beau resto, avec une grande terrasse tranquille donnant sur la jungle et les plantations, et pas un bruit à part les oiseaux. Pour la tranquillité du lieu, on recommande. Et puis il y a moyen de faire un petit tour de balançoire, alors bon hein, voilà quoi 🙂

indonesie bali balancoire jungle

Avant de partir on fait un rapide tour de la plantation, on nous explique les différents types de café, on goutte le fameux Kopi Luwak, le café le plus cher du monde (mais pas forcément le meilleur hein). A l’origine, ce sont les néerlandais qui ont lancé la culture du café dans leurs colonies, dont l’Indonésie. La répression était très dure et il était par exemple interdit aux locaux d’avoir des plants de cafés chez eux. Mais très vite ils ont découvert que la Civette, un petit rongeur, était devenu fan du café et qu’il mangeait les graines, mais qu’elles n’étaient pas toutes digérées. Discrètement, le caca de civette était récupéré, et une fois les grains pré-digérés torréfiés, ça donnait un café avec une saveur unique. Et très vite aussi, tout le monde a entendu parler de ce café. Il est unique par sa méthode de production, et donc beaucoup plus rare. Et c’est maintenant le café le plus cher du monde, de 200 à 400 Eur le kilo!

indonesie bali as warung kupilawak

Le problème est que maintenant les civettes sont souvent élevées en cage dans des conditions pitoyables et avec un fort taux de mortalité. Évidemment ici, même s’il y a un animal en cage, on nous explique que toutes les autres sont en liberté dans la forêt et qu’on continue de ramasser les déjections manuellement au sol … on essaie de le croire gentiment en souriant 🙂

(Au passage si l’histoire du café indonésien vous intéresse, vous pouvez par exemple découvrir dans la rue à Amsterdam, la statue d’une grande tête, il s’agit de Multatuli, alias Eduard Douwes Dekker, qui a écrit un roman quasi autobiographique en 1860 pour dénoncer les conditions de traitement des populations locales dans les plantations des colonies à Java. Son livre a permit de changer la mentalité de l’époque et à améliorer la vie dans les plantations, et le héros s’appelle Max Havelaar, un nom que vous connaissez déjà, c’est le nom repris par une marque éco-reponsable, mais bon tout ça c’est une autre histoire 🙂 )

Pura Kehen

Le prochain temple de notre liste, c’est le temple Pura Kehen. Un temple de la mort très réputé, dans le petit village de Bangli. Mais visiblement ce jour là, tout le monde avait oublié son existence, on était seuls … à part deux tenaces vendeuses de rues qui étaient décidées à ne pas nous lâcher d’une tong! Ça a vraiment été difficile de s’en débarrasser en politesse 🙂 L’entrée du temple est un peu à la tête du client … soit gratos, soit donation libre, soit 30K Rp pour nous. Il y a un grand escalier de pierre de 48 marches à gravir qui donne sur une imposante porte sculptée. Honnêtement, cette entrée de temple est la plus impressionnante de celles que j’ai pu voir à Bali.

indonesie bali temple pura kehen

Dès notre entrée, un vieux guide se propose de nous faire une visite guidée payante, mais le coup des 2 vendeuses juste avant nous a peu fatigué, alors par un réflexe un peu bête on lui dit non merci, alors qu’il parait que sa visite est très bien, tant pis.

Ensuite on est immédiatement frappé par le gigantesque banian qui se dresse au milieu de la première des trois cours. Il a plus de 400 ans.

indonesie bali temple pura kehen

Il est tellement énorme qu’il y a même une construction dans ses branches (ou racines, on ne sait plus trop), un Bale Kulkul. Un petit abri qui sert à la fois de poste d’observation mais principalement ici pour abriter un tambour d’appel.

indonesie bali temple pura kehen

Ses racines se retrouvent à plein d’endroits du temple et creusent la pierre, c’est assez fou, enfin moi je trouve ça fou 🙂

indonesie bali temple pura kehen

Le temple aurait été construit vers 1206.

indonesie bali temple pura kehen

Personnellement c’est n’est pas mon temple préféré de Bali.

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Il y avait des travaux en cours, des bruits de meuleuse et de marteau piqueurs, de la poussière, et puis une impression d’abandon qui ne donnait pas trop envie d’y rester … même les vieilles assiettes incrustées n’ont pas plaidées en sa faveur.

indonesie bali temple pura kehen

En tout cas on peut dire ce qu’on veut, la porte a de la gueule !!! 🙂

indonesie bali temple pura kehen

Avant de rejoindre la voiture, les fameuses vendeuses nous harcèlent à nouveau, et on achètera un super magnet’ de frigo Vishnu 100% local pour avoir un peu la paix haha

Tukad Cepung Waterfall

Pour la suite de la balade, j’ai entendu parler de chutes d’eau un peu cachée, les Tukad Cepung Waterfall. Notre chauffeur n’y est d’ailleurs jamais allé. On trouve l’endroit, on paye un petit 10K Rp d’accès pour la forme et hop c’est parti. On commence par suivre un chemin le long d’un canal (c’est marrant d’ailleurs, ça rappel assez les longues randonnées le long des levadas à Madère, je vous le recommande graaaave) et après il y a un escalier très raide qui descend dans une gorge. On se retrouve dans un canyon étroit et humide avec la jungle autour. C’est la séquence Indiana Jones!

indonesie bali tukad cepung waterfall

Il y a aussi quelques panneaux qui expliquent que s’il y a beaucoup de pluie, et bien on va tous mourir noyés ici car c’est dangereux haha ! Comme il fait beau on continue 😉  On remonte le lit du ruisseau, les pieds dans l’eau. On commence à entendre un bruit caractéristique, et il y a des gouttelettes en suspension dans l’air, on approche!

indonesie bali tukad cepung waterfall

Et BIM! voici une bien jolie chute d’eau non ? 🙂

indonesie bali tukad cepung waterfall

Bon alors le souci ici, c’est que c’est tellement un spot à photos, que les gens font limite la queue pour faire la plus belle photo Instagram-réseaux-sociaux #jem’aimedansunblog. Avec un peu de chance vous pourrez peut être y être tranquilles. En tout cas, cherchez un peu dans google les photos de la chute, et vous verrez tellement de photos « exagérées » , c’est vraiment  n’importe quoi! En tout cas, même au naturel, c’est un endroit très chouette 🙂

Ensuite, on avait prévu d’aller visiter le temple Goa Gajah qui est sur la route du retour vers Ubud. Malheureusement, toujours à cause de Galungan et des processions d’enfants dans les rues, il y a de gros embouteillages en fin d’après midi, et il est trop tard pour cette visite. Tant pis! On arrive à Ubud à plus de 18h, et on laisse finalement 500K Rp à notre chauffeur Karma car il était sympa et on se donne rendez-vous à nouveau pour le lendemain pour une nouvelle journée découverte du nord de Bali.

Ce soir pour le restaurant, c’est direction le Fair Warung Bale. Ce restaurant est le fruit d’une ONG Suisse. Le principe est qu’à la fois, il permet à des jeunes adultes en difficultés d’apprendre un nouveau métier, et les profits sont utilisés pour donner des soins aux personnes en situations précaires. En plus de ça, le lieu est vraiment cool et on y mange bien. C’est un peu plus cher qu’un petit resto équivalent, mais c’est à portée de votre porte monnaie ne vous en faites pas, et surtout vous y mangez très bien et pour la bonne cause. Deux bonnes raisons d’y aller les yeux fermés 🙂
https://www.fairfuturefoundation.org/

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Jour 12 – Bali – Mont Batur – Ubud

Indonésie – Jour 12 – Bali – Mont Batur – Ubud

Aujourd’hui le réveil est particulièrement difficile à Sayong House Ubud! On a dormi 2 heures à peine. On a mis la sonnerie à 1h30 pour être au rendez-vous avec notre chauffeur dans la rue à 2h du matin. D’ailleurs première mauvaise surprise, on n’a plus d’eau dans la salle de bain. Deuxième mauvaise surprise, une fois les chaussures de rando aux pieds et dans la rue en pleine nuit … il n’y a pas de chauffeur! Au bout de 15 min une voiture se gare, un type sort, ah enfin … et non, en fait c’est pas notre chauffeur, mais il va lui aussi au même endroit et doit récupérer d’autres passagers. En gros à cette heure là, tout le monde fait le même trajet Ubud <=> Batur, c’est l’attraction du nord de l’ile. Le type est sympa et on discute un moment avant que ses clients arrivent. Ensuite on attend encore 20 minutes et notre chauffeur arrive enfin. Il y a déjà une brésilienne et une néo-zélandaise dans la voiture, et un peu plus loin on récupère un couple d’allemands. Allez, cette fois c’est la bonne, hop en route pour le volcan! 🙂

Le volcan Batur se situe environ 40km plus loin au nord. En chemin, on s’arrête à Pineh Colada Bali Coffee Organic Plantation. Et des dizaines ed voitures se garent au même endroit. En gros, tout le monde bosse plus ou moins avec l’agence http://www.pinehbalitours.com/ qui propose ce genre de trek sur le mont Batur, et au passage tous les passagers font un arrêt dans la plantation de café liée à l’agence. Là, il fait froid et on nous offre les classiques pancakes bananes et du café (un peu meilleur que d’habitude). Ça réchauffe et ça laisse le temps de faire connaissance avec tous les autres passagers aussi peu réveillés que nous haha l’ambiance est bonne en tout cas!

Un peu plus loin on arrive au grand parking qui est le point de départ de l’excursion. J’ai lu qu’il était en théorie possible de monter le volcan tout seul mais qu’il y a une sorte de « mafia des guides » qui peuvent même se montrer très agressifs si on ne fait pas appel à leurs services. J’ai surtout vu qu’il y a beaucoup de touristes et que c’est plutôt bien organisé : chaque chauffeur contacte un guide qui gère chacun un groupe. Ça rapporte de l’argent à tout le monde et tout le monde est content. Notre guide, c’est Erika (je remarque d’ailleurs beaucoup de guides femmes). Elle nous distribue des lampes et c’est parti! En discutant un peu avec elle, on apprend qu’elle fait cette randonnée tous les jours, et elle se couche ensuite vers 13h.

indonesie bali trek trekking rando mont volcan batur agung sunrise lever soleil

Notre groupe est plutôt sportif, on marche vite et on dépasse des groupes parfois composés d’au moins 20 personnes. On est quand même mieux juste tous les 6 avec notre guide 🙂 Après une montée tranquille dans une forêt humide et une zone sèche et très caillouteuse, on entame la véritable montée et ça devient vite très raide comme pente avec beaucoup de sable et de cendres, ça glisse, et les lampes sont bien utiles pour ne pas se casser la figure. On fait des petites haltes de temps en temps pour vérifier qu’on n’a perdu personne en chemin et on repart. C’est un peu physique mais franchement rien d’insurmontable 🙂

On arrive au sommet du volcan Batur, à 1717m d’altitude. C’est pas très haut, mais il fait bien froid (pensez à emporter une polaire avec vous au minimum). Le volcan est encore actif, sa dernière éruption date de l’année 2000. Il y a encore un impressionnant champ de lave noire sur le flanc sud du volcan. Face à nous se dresse un autre volcan, de l’autre côté de la caldeira, c’est le mont Abang qui culmine à 2152m. Et encore plus loin derrière, un autre volcan, le mont Agung, le point culminant de l’ile à plus de 3000m d’altitude.

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Au sommet on pourrait croire qu’on est dans le calme le plus total, en pleine harmonie avec la nature devant cette mer de nuages et …. bien non. Il y a beaucoup de monde, on doit être plusieurs centaines (voir plus) et juste pour trouver un endroit sympa où s’asseoir c’est pas aussi facile que ça! pire qu’au Starbuck! Et en plus, c’est forcément à ce moment là que tout le monde sort son drone, et dans les c’est le ballet des objets qui font brrrrrrrrrrrrrr Vraiment insupportable 😐 brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr

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En attendant l’arrivée du soleil, Erika part préparer une petite collation avec d’autres guides dans une petite cabane. Au menu : œuf dur, tartines à la confiture, et thé ou café en bonus! L’arrivée de la nourriture marque aussi l’arrivée des chiens errants au sommet du volcan. Pas bêtes les chiens, ils viennent choper les restes de nourritures au milieu des voyageurs et se battent aussi un peu entre eux, pas super zen comme ambiance tout ça 🙂

Ensuite, le soleil se lève au-dessus d’une mer de nuages avec les volcans en arrière plan. C’est beauuuuuuuuu 🙂

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Une fois que le soleil est là, il se passe un truc assez curieux. Plein de singes sortent de nul part et envahissent le sommet du volcan! Et eux aussi en profitent pour chaparder tout ce qui peut se manger ou même juste tout ce qui traine alors faites attention à vos affaires 🙂

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Il y a possibilité de faire le tour complet du cratère du mont Batur par un petit sentier sur la crête, au bord des falaises. Mais visiblement c’est pas prévu pour nous (et à vrai dire je ne savais même pas vraiment qu’on pouvait le faire … c’est en descendant qu’on a vu du monde sur les hauteurs, mais il était déjà trop tard pour réclamer).

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On aura quand même l’occasion de s’approcher au plus près du cratère et voir des fumerolles ici et là qui montrent bien que le Batur est toujours actif. Il est temps de faire nos adieux à ce magnifique paysage, on doit redescendre et s’enfoncer dans la brume. On ne suit pas le même chemin qu’à l’aller et on zigzag dans la pampa. On découvre qu’il y a plein de types en motocross qui proposent un service « on vous ramène à la maison en moto ». Vu la tronche des sentiers (super étroits et en méga pente), je sais pas si beaucoup de gens utilisent le service mais c’est assez dingue je trouve 🙂

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On découvre la petite forêt sous une lueur un peu fantomatique, noyée dans la brume, c’est un peu glauque et il y a d’énormes araignées partout! Il y a aussi plein de cultures maraichères (tomates, choux, piments, poireaux) et quelques cabanes d’agriculteurs avec des habitants qui ont l’air vraiment très pauvres …

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On rejoint enfin le grand parking où tous les chauffeurs attendent leurs passagers. On laisse tous un petit pourboire à Erika, on fait une petite photo souvenir et on lui souhaite plein de bonnes choses pour la suite!

Avant de quitter la caldeira, le chauffeur s’arrête sur le Kintari viewpoint. Depuis la crête en regardant d’où on vient, et bien on découvre notre petit mont Batur à gauche (et les traces des dernières coulées de lave) à droite un grand lac qu’on n’avait même pas remarqué, car il était noyé sous les nuages ce matin. C’est franchement dommage, la photo ne rend rien, mais ce panoramique était vraiment un truc de folie. Des nuages flottaient au ras de l’eau sur le lac Batur, tout était étincelant et irréel, magique ! 🙂

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Au retour on a droit à un nouvel arrêt au Pineh Colada Bali Coffee Organic Plantation pour une sympathique dégustation de 7 sortes de cafés, avec option achat à la fin. Personnellement, j’adhère toujours pas au café Indonésien. En fait c’est surtout la façon de le préparer : limite juste du café au fond de la tasse et de l’eau chaude dessus et hop, c’est tout pâteux à la fin.  Heureusement je me gave de très bon beignets de bananes qui étaient aussi servis 🙂

On arrive à Ubud en fin de matinée. On s’est levé tellement tôt qu’on a l’impression d’être parti depuis une journée entière au mons.

Après une rapide sieste, on part à la recherche d’un resto que j’avais repéré, le Fussy Bird Bali (Jl. Tirta Tawar No.32), à l’est de la ville. « Natural, healthy and delicious food made with love » bon on voit ça sur tous les écriteaux de tous les restaurants à Ubud et ça devient même souvent ridicule. C’est le concours de celui qui fera la liste la plus longue avec des mots bio-yoa-vegan-gluten-free-juicy-healthy, etc etc … mais ici, c’était vraiment bien, tranquille, et franchement très bon!
http://fussybirdbali.weebly.com/

Mention spéciale pour les lasagnes au tempeh. Et là j’ai vraiment découvert le tempeh, j’étais un peu passé à côté depuis mon arrivée en Indonésie. Le tempeh c’est un aliment de base, presque un aliment de pauvre. C’est en gros des grains de soja cuits qu’on fait fermenter avec des champignons, et ça donne une sorte de pâte compacte et qui peut être cuisinée de toutes les façons possibles, et qui a bon gout (et riche en protéines et pauvre en lipides, le rêve des végétariens!). Vive le Tempeh !

Le reste de la journée, c’est glande et shopping. On retrouve notre ami Serge à la terrasse de son appart à la Sayong House et on lui demande s’il connait un chauffeur qu’on pourrait réserver pour se balader à Bali demain. On n’est pas trop scooter, et l’option voiture, et bien c’est confortable et pas si cher alors après tout pourquoi pas hein 🙂 Il nous conseille un ami à lui, Karma, pour 450K Rp la journée. On ne se prend pas la tête, un coup de fil et c’est réglé. Il nous conseille aussi d’autres bons restaurants à Ubud. Ensuite on file profiter de la jolie petite piscine du Sayong House 🙂

Pour le dîner, on va au Warung Citta Ovest , un petit resto italien et qui est sincèrement très bon, vraiment vraiment 🙂
http://warungcitta.com/

Ensuite on est tellement nazes qu’on se couche assez tôt …

Ah au fait, on a élucidé l’affaire du caca mystérieux sur la terrasse!! Avant de me coucher j’ai vu qu’il y avait des énormes trucs qui volaient en rond dans le ciel … et c’est tout simplement des énormes chauves souris géantes … et la nuit elle viennent bouffer leurs fruits et chier sur notre terrasse! J’avoue que vu la taille des bestioles, j’irais pas les embêter cette nuit si elles grattent à la porte haha 🙂

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Jour 11 – Bali – Ubud

Indonésie – Jour 11 – Bali – Ubud

On se réveille tranquillement au cœur de Bali à Ubud, au dernier étage de la Sayong House. Il y a juste le bruit de la fontaine du temple familial dans le jardin et le caquètement des poules. En sortant sur la terrasse, on fait une mystérieuse découverte : il semblerait qu’un animal soit venu chier devant la porte cette nuit !!! Petites crottes mystérieuses, qui peut bien être votre propriétaire? En attendant qu’on résolve cette affaire, on vient nous monter le petit déjeuner (jus de fruit, pancake bananes et un café toujours aussi mauvais haha). On profite du calme et il y a dans l’air une odeur d’encens. C’est chouette Bali 🙂

indonesie bali ubud ganesh statue

En sortant dans la rue on découvre cette tradition typiquement balinaise, les offrandes. Tous les matins, dès l’aube, les balinaises en sarong sortent dans la rue et déposent devant chaque porte, chaque statue, chaque voiture, bref devant pratiquement tout, un petit panier de feuilles de palmiers tressés. Il y a 2 sortes d’offrandes :

  • Segehan : elles sont « offertes » aux démons afin de les éloigner. Elles sont déposées par terre. Quelques fruits, un peu de riz, et on asperge de quelques gouttes d’eau pour bénir.
  • Canang Sari : celles-ci sont destinées aux dieux et sont placées en hauteur. Elles sont plus codifiées, avec des aliments sucrés, de l’encens et des fleurs de différentes couleurs.

Vous allez forcément en voir des centaines et même souvent marcher dedans sans faire attention. Ne vous inquiétez pas, vous ne serez pas puni sur vingt générations. Ce qui importe avant tout c’est le geste de faire l’offrande, c’est l’intention. De toute façon, les offrandes sont en partie mangées par les animaux pendant la journée et remplacées ou brûlées dès le lendemain. Ce rituel a lieu TOUS les jours ! C’est assez dingue 🙂

indonesie bali ubud offrande

Donc on part se promener de bon matin dans les rues de Ubud et TOUT est fermé! Et oui, c’est jour férié, c’est Galugan, le premier jour des festivités qui marquent le passage du nouvel an balinais. On admire les grands Benjos qui sont dressés devant toutes les maisons (il y a des trous percés dans le sol exprès pour les planter chaque année).

indonesie bali ubud rue

Une autre particularité de Bali, ce sont les temples. Chaque maison possède son propre temple domestique, le sanggah. Et ensuite chaque village possède au moins trois temples :

  • Pura Puseh : Ce temple est dédié à Brahma, c’est le temple des Origines et il situé dans le village en direction du mont Agung, la montagne la plus sacrée de Bali.
  • Pura Desa : Ce temple est dédié à Vishnu, et il est en rapport avec les affaires de ce monde. Il est en général au centre du village.
  • Pura Dalem : Ce temple est dédié à Shiva, c’est le temple des morts, de la destruction, du monde des démons et des esprits maléfiques, et il est en général tourné vers la mer.

Comme vous le voyez, vous ne ferez pas 100m à Bali sans croiser au moins un temple ou plus 🙂

indonesie bali ubud porte temple

On se dirige vers la rue Jalan Kajeg. Grâce (ou à cause du tourisme) Ubud est en plein essor économique et la ville est rénovée à de nombreux endroits. Dans cette rue par exemple, les personnes qui ont participé sous forme de dons à la rénovation de la rue ont chacunes une petite dalle avec un message personnel dessus. On retrouve ça à plusieurs endroits dans la ville, c’est sympa, une sorte de « hall of fame » de bienfaiteurs plus ou moins anonymes 🙂

indonesie bali ubud street

On croise des statues marrantes, j’ai franchement eu le coup de cœur pour ce petit couple de vieux rigolards 🙂

indonesie bali ubud statues

Des offrandes encore et toujours, sur les scooters et même sur le capot des voitures !

indonesie bali ubud offrande voiture

En suivant cette rue jusqu’au bout, au nord d’Ubud, vous arrivez directement dans les rizières 🙂 Et c’est parti pour une chouette balade. Il n’y a quasiment pas de touristes, c’est tout tranquille.

indonesie bali ubud riziere rice field

indonesie bali ubud riziere rice field

Si vous avez une petite faim durant la promenade n’hésitez pas à vous arrêter au Sweet Orange Warung, un chouette petit resto perdu dans les rizière.

indonesie bali ubud riziere rice field

On fini la promenade en longeant une sorte de squatt en ruine.

indonesie bali ubud riziere rice field

En longeant les murs du musée Puri Lukisami, on se retrouve directement dans le centre de Ubud. C’est assez frappant de se rendre compte que les calmes des rizières et à seulement quelques minutes à pieds de la fourmilière du centre ville 🙂

Ensuite, il faut aller visiter le temple Pura Dalem, il est juste à côté. Il faut un sarong, c’est obligatoire pour pénétrer dans un temple. On passe à une petite boutique, et hop on achète un sarong à la gentille petite vieille qui tient le magasin. Elle est toute heureuse de nous apprendre comment le nouer correctement. Ça ne coute pas cher et au final c’est toujours utile, n’hésitez pas à en acheter! Le temple de Pura Dalem donc, est un temple de la mort dédié à Rangda.

indonesie bali temple ubud pura dalem statue

Rangda, c’est une démone qui aime se nourrir du sang des fœtus, elle est souvent représentée avec la poitrine tombante, des crocs, une longue langue, et des bébés à grignoter ici et là, charmant! Et à l’entrée du temple, c’est le festival des statues horribles avec des démons partout haha 🙂

indonesie bali temple ubud pura dalem statue

Encore une fois, il y a un gigantesque Banian dans l’enceinte du temple. Quand les racines qui tombent des branches rejoignent le sol, l’arbre devient sacré et un mur de pierre est construit au tour.

indonesie bali temple ubud pura dalem arbre

On a la chance de pouvoir rentrer dans la grande cour du temple, car avec la nouvel an balinais, il y a des cérémonies partout. On sent la ferveur religieuse. Tout le monde vient en famille et vêtus de blanc pour prier les dieux et vénérer les ancêtres. Le prêtre rythme la cérémonie au son d’une clochette, et les balinais sont purifiés à l’eau et à l’encens. On se tient un peu à l’écart pour ne pas gêner (et pour chercher un peu d’ombre aussi, car il fait une chaleur écrasante).

indonesie bali temple ubud pura dalem priere

indonesie bali temple ubud pura dalem porte

indonesie bali temple ubud pura dalem statue

indonesie bali temple ubud pura dalem statue

Notez le souci du détail pour les sculptures avec par exemple ce magnifique lion balinais et …. son anus! ahah

indonesie bali temple ubud pura dalem statue

On continue la balade en descendant le long de JL Raya Ubud. J’ai adoré ces immenses lianes tombant de ces arbres gigantesques et faisant penser à des lustres végétaux.

indonesie bali ubud street arbre

Ensuite il faut prendre à droite dans la minuscule ruelle Jl. Bangkiang Sidem. Au bout d’un moment vous verrez la route sur votre gauche, avec un pont au dessus d’une gorge …

indonesie bali ubud pont

… et à droite, c’est le temple Pura Gunung Lebah, qui daterait de l’an 800. Il est malheureusement fermé à notre arrivée mais on profite quand même de l’architecture et des sculptures.

indonesie bali ubud campuhan ridge walk

indonesie bali ubud campuhan ridge walk

Et ensuite, c’est parti pour une nouvelle balade, la Campuhan Ridge Walk. Cette promenade est très populaire et vous croiserez surement beaucoup de monde. En tout cas, ça vaut le coup, il y a un très beau panorama.

indonesie bali ubud campuhan ridge walk

Le chemin serpente sur un crête en direction du nord (et il n’y a pas vraiment de zones ombragées, alors soyez prévoyants, car le soleil tape dur).

indonesie bali ubud campuhan ridge walk

Il fait d’ailleurs tellement chauuuuuuud qu’on a envie de s’arrêter au premier warung venu pour boire quelque chose, mais bon il faut être un peu patient pour trouver le bon spot. On vous conseille de continuer encore un peu. De temps en temps, on tombe sur des statues assez euh … la c’est pour quelle divinité au fait? Bob Marley ou Serge Gainsbourg ? j’hésite …. 🙂

indonesie bali ubud campuhan ridge walk

On s’arrête finalement au Karsa Café. Ce café a l’avantage d’avoir une grande terrasse ombragée à l’étage avec vue sur les rizières, et après cette marche, c’est un tel luxe de se poser à l’ombre et siroter une bonne bière fraiche au calme 🙂 Il ne faut pas être trop pressé, le service est assez lent.

Bon j’avoue que sur la photo, les rizières étaient un peu à sec …

indonesie bali ubud campuhan ridge walk

En tout cas si vous êtes à Ubud, cette balade Campuhan Ridge Walk est vraiment à faire. Le retour se fait par le même chemin.

indonesie bali ubud campuhan ridge walk

Ensuite on part en direction d’un restaurant avec de très bonnes critiques. On remonte la route Jl. Raya Campuhan à pieds, c’est un peu long, on commence à en avoir un peu marre à vrai dire. On est cramé par la chaleur. Au passage, on passe à côté d’un petit centre commercial avec un ATM, pratique, car la aussi niveau argent liquide, comme les rizières, on était à sec! Enfin on arrive à notre adresse, le restaurant Éléphant, à l’excellente réputation. Et là, BAM! à cause des festivités de Galugan, le restaurant est fermé aaaaaah cruelle déception ! tout ce chemin pour rien !! Tout dépité, on fait marche arrière … En tout cas si vous le pouvez, allez-y : http://www.elephantbali.com/

Du coup on commence a avoir vraiment faim et par hasard on passe devant le restaurant Bebek Sungai. On décide de s’y arrêter pour manger du bebek, une spécialité du coin, c’est du canard un peu à toutes les sauces, croustillant grillé ou frit, et voir même cuit sous la cendre pour le bebek betutu. Le restaurant a ouvert récemment, la déco est top (mention spéciale pour les énormes tables en bois brut). Il faut s’éloigner un peu de la terrasse qui donne sur la route bruyante. L’accueil est vraiment agréable et on est juste un peu déçu par les quantités. En fait j’avais très faim et un canard balinais, c’est pas exactement comme un canard en France, c’est plus petit et il y a moins à manger 😉

Maintenant qu’on a fait le plein on peut repartir à la découverte des richesses d’Ubud. Et justement en descendant la route, juste avant de prendre le pont vers le centre d’Ubud, on va à droite pour visiter le Blanco Museum. 80K Rp le ticket et hop c’est parti!
Plu d’infos ici : http://www.blancomuseum.com/

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

Une fois l’entrée ronde façon maison de hobbit franchie, on se retrouve dans l’univers de Antonio Blanco. C’est un artiste d’origine espagnole qui a grandi aux Philippines, voyagé à travers le monde et s’est finalement installé n 1952 dans cette propriété que lui a offert le roi de Ubud. L’artiste épouse une célèbre danseuse balinaise Ni Ronji et va passer le reste de sa vie à peindre et transformer la propriété à son image : un univers un peu fou et baroque, à la croisée de ses compatriotes Miro et Dali.

Dès le début en traversant une mini jungle on découvre plein de perroquets et autres oiseaux de toutes les couleurs.

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

On arrive ensuite devant un superbe palais sorti tout droit de nul part et gardé par deux dragons.

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

Ah oui, un détail, à l’intérieur, il est interdit de prendre des photos. Je ne sais pas ce qui s’est passé, mon appareil a visiblement pris des photos sans que je m’en aperçoive, c’est fou ça, on ne peut pas faire confiance à la technologie!

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

L’intérieur du palais et franchement beau (et en partie climatisé haaaaa) et les peintures, très honnêtement, j’ai aimé. C’est franchement un plaisir de découvrir son travail sur plusieurs étages.

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

N’oubliez pas de monter tout en haut du palais et d’aller carrément sur le toit. Il y a des supers statues dorées de danseuses balinaises traditionnelles 🙂

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

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Enfin, quand la visite du palais est terminée, il y a l’atelier de l’artiste à explorer (avec une gardienne du musée qui vous suit comme une ombre pour être sûre que vous ne touchez à rien). Enfin pour clore la visite, il y a un rafraichissement offert (thé au jasmin) à siroter tranquillement sur un canapé à l’ombre dans le magnifique jardin zen qui fait face au palais. Franchement, une visite bien agréable à faire 🙂

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

On quitte ce très chouette endroit et on retourne vers Ubud en empruntant l’ancien pont en bois, juste à côté de celui utilisé par les voitures avec la circulation non stop.

indonesie bali ubud pont

De retour en ville, on croise de nombreuses déambulations de ce genre. Pendant Galungan, une des traditions veut que les enfants se promènent en cortège dans les rues en faisant la parade de Barong Bangkung tout en jouant de la musique. Ils vont ensuite de maison en maison pour demander une petite offrande.

indonesie bali ubud galungan

Ça fait un peu penser à halloween et on sent que ça ne se fait pas trop de refuser de leur laisser un petit billet 🙂

indonesie bali ubud galungan

Dans la rue on croise aussi notre vendeur de billet favori, un type très sympa (on se check à chaque fois qu’on se voit haha) et parlant un peu français, on lui prend des billets pour un spectacle de marionnettes pour le soir même. Mais pour le moment, on enchaine on enchaine … direction le sud d’Ubud, pour quoi faire me direz vous ? voici un premier indice :

indonesie bali ubud monkey forest singe

On va à la Monkey Forest! 🙂 On presse d’ailleurs le pas pour descendre la rue Jl. Monkey Forest. C’est pas tout prêt en fait et l’après midi commence à toucher à sa fin et on ne veut pas arriver à la fermetur. Honnêtement j’étais moyennement emballé par cette visite à la « fameuse forêt des singes d’Ubud ». Les singes c’est pas vraiment ma grande passion, et puis sur le papier ça sonnait un peu comme « la visite obligatoire », le truc à touristes de base, donc chiant quoi … et finalement … ?

Et bien on paye 50K Rp l’entrée et on va voir ça . Le site officiel ici : http://www.monkeyforestubud.com/ (de 8h30 à 18h)

Sur un peu plus de 12 hectares de forêt plus ou moins luxuriante suivant les endroits, on retrouve plus de 600 singes, répartis en plusieurs groupes avec chacun son secteur. Et on se promène librement au milieu de tout ce petit monde en suivant les différents sentiers proposés. Dès le début on rencontre quelques singes mais tout de suite, c’est encore les arbres immennnnnnnses qui m’ont frappé, c’est gigantesque !!

indonesie bali ubud monkey forest arbre geant banian giant tree

Certains chemins s’enfoncent dans des gorges humides au milieu de la jungle, d’autres passent par des ponts de pierre sous les racines des banians géants.

indonesie bali ubud monkey forest arbre geant banian giant tree jungle

Tiens on rencontre même en chemin un spécimen de dragon de Komodo ahah 🙂 on a croisé les véritables représentants de l’espèce il y a quelques jours d’ailleurs 😉

indonesie bali ubud monkey forest jungle dragon komodo varan

Bon et les singes alors ? Ce sont des macaques et allez, en voilà une petite compilation. Ils sont gentils mignons et tout, mais ils sont juste tellement habitués à voir du monde passer qu’ils n’hésiteront pas à vous sauter dessus et à fouiller dans vos sacs si vous vous approchez trop. Pour nous ça va, pas d’agression, seulement un foulard porté disparu haha. En tout cas il faut tout le temps être sur ses gardes 🙂

indonesie bali ubud monkey forest singe

Il est interdit de leur donner à manger (ou alors des bananes qu’on peut acheter sur place), et de toute façon si vous le faites, vous êtes dans la merde car il y aura une horde de singes tout autour de vous mouahaha

indonesie bali ubud monkey forest singe

Petite séquence « hoooo ils sont trop mignonnnnns »

indonesie bali ubud monkey forest singe

indonesie bali ubud monkey forest singe

La visite est finalement franchement sympa, c’est validé 🙂

Par contre ne vous trompez pas de sortie pour la forêt … j’ai pas fait attention, j’ai confondu, on était juste à l’opposé et il a fallut faire un long détour en contournant la forêt. Allez à bientôt les monkeys! (et les singes ne s’arrêtent pas du tout à la frontière de la forêt, vous en verrez le long de la route et sur les maisons aux alentours … ils doivent être ravis les habitants du coin).

indonesie bali ubud monkey forest singe

On refait une rapide halte à notre hébergement au Sayong House et on en profite pour réserver via notre hôtel une sortie pour le volcan Batur. Une ascension avec lever du soleil trop beau. Hop c’est réservé, 350K Rp et départ à 2h du mat’ argh ça va faire mal!

Maintenant c’est l’heure de partir en direction de la galerie d’art où on verra un spectacle de théâtre d’ombre . Ça se trouve à Oka Kartini, et c’est loin … on galère un peu à pieds. En arrivant on se rend compte qu’il n’y a quasiment personne (100K Rp le billet, spectacle le mecredi, vendredi et dimanche). En attendant que le spectacle commence on nous invite à aller voir la galerie, c’est le passage obligé pour tout le monde, il faut bien essayer de vendre la marchandise ! 🙂 On n’est pas intéressé … on rejoint la scène : dans un petit hangar, chaises en plastique, petite bouteille d’eau, on est 9, ça sent la loose! Devant nous il y a un drap tiré et derrière il y a une lampe allumée, des marionnettistes et un orchestre de gamelan. L’art du Wayang « le théâtre d’ombre », est un spectacle traditionnel et populaire à Bali. Mais attention, tout le spectacle est en balinais à part deux ou trois blagues en anglais et donc on comprend rien. Et pire, même avec le petite feuille explicative, l’histoire générale « The Sacrifice of Bima » est hyper dure à suivre! Je crois même que je me suis endormi à un moment haha C’est intéressant pour le côté découverte, mais très sincèrement, on peut esquiver cette activité 🙂

Ensuite, retour vers notre hôtel. C’est pratique, la rue en sortant de chez nous, c’est Jalan Dewi Sita, et il y a plein de restos et bars. On découvre le très chouette Bamboo bar, avec des groupes de musique live tous les soirs, plutôt tendance rock reggae, super cool agréable mais pas évident de s’entendre parler. Finalement on se pose un peu par défaut au restaurant Tutmak. Le repas est sympa sans être extraordinaire, c’est clairement de la cuisine pour convenir aux touristes (pas trop d’épices, pas trop de piments, pas trop de saveurs quoi). On file rapidement au lit, car on doit se réveiller dans aaaaah 3 heures à peine ! Allez tcho, bonne nuit et à demain pour le volcan ! 🙂

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Jour 10 – Gili Air – Bali – Ubud

Indonésie – Jour 10 – Gili Air – Bali – Ubud

C’est notre dernier jour sur l’ile de Gili Air. La nuit s’est bien passée et il n’y a pas eu de panne de générateur, alors cette fois la climatisation a fonctionné dans notre chouette bungalow du Turtle Garden, tout comme les hauts parleurs de la mosquée 🙂 On n’est pas du tout pressé aujourd’hui, alors on traîne nos tongs tranquillement jusqu’à la plage.

indonesie gili air plage beach boat bateau epave

Encore une fois, on s’extasie sur le paysage, ça a quand même un petit air de paradis 🙂

indonesie gili air plage beach sable

Mais hélas, l’heure approche, il est temps de faire le check-in avec les employés de Wan Gobel Express, la compagnie de fastboat choisie pour le retour. On pose les affaires sur la plage avec celles des autres passagers. En effet, on n’embarque pas depuis l’embarcadère, mais ce sera directement les pieds dans le sable (ou dans l’eau). Là, on nous annonce qu’il y aura du retard … ok, et bien on part se poser à Coffee & Thyme. C’est juste à côté et c’est clairement dans le trip « vegan bio healthy chill gluten free starbuck instagram » et un peu plus cher qu’ailleurs ( http://www.coffeeandthyme.co/ ), mais le lieu reste cool et les cafés et gâteaux sont très bons 😉 On oublie presque qu’on a un bateau à prendre et on croise les doigts pour que quelqu’un soit toujours en train de surveiller nos affaires!

Notre bateau arrive, et on est franchement ravis, il est tout neuf, il brille, il sent presque encore la peinture! Les sièges sont immaculés, le moteur ronronne. Il est aussi plus large et plus confortable que celui de Blue Water Express.

indonesie gili air fast boat wan gobel express plage beach

La petite serviette chaude offerte et une bouteille d’eau, et hop, un film est diffusé sur deux écrans plats, bref, c’est la classe! La traversée se déroule sans histoires et on arrive à Padangbai même un peu avant la fin du film. Quand on débarque les affaires de la soute, c’est le chaos! Des chauffeurs de taxis et de mini bus grouillent autour de nous pour proposer leurs services, des porteurs sortent de nul part pour voler porter des valises, et les employés en orange fluo nous indiquent de bien se rendre au bureau de Wan Gobel Express pour prendre la navette. Franchement, l’ambiance de joyeux bordel nous fait bien marrer 🙂 On indique qu’on veut aller à Ubud, et on monte dans un petit minibus avec d’autres passagers. Bon c’est moins sympa ici, même si le chauffeur est un petit vieux vraiment marrant et qui essaye de draguer plus ou moins discrètement la petite australienne qu’il a fait s’asseoir à l’avant juste à côté de lui. On roule à 60 km/h maxi, il n’y a pas de climatisation et le trajet est long long long …

En arrivant dans la « banlieue » de la ville d’Ubud, je suis marqué par un arbre gigantesque au bord de la route, le long de Jl. Cok Gede Rai, c’est un banian géant, le premier que je vois, pas le temps de le prendre en photo, mais on aura l’occasion d’en voir plusieurs à Bali 🙂

Ubud, c’est un peu le point central de Bali et un bon spot pour sillonner l’ile. La topographie de la ville est assez particulière. Il faut l’imaginer étalée sur une pente plus ou moins douce où des griffes géantes auraient creusés des sillons parallèles. La ville a été fondée par un prêtre javanais et très rapidement elle a été réputée pour fournir de très bonnes plantes médicinales. Elle est ensuite devenue la ville des seigneurs de la région et au début du XXe siècle, des artistes européens sont tombés amoureux du lieu et on permit de faire sa renommée à travers le monde. Maintenant, il faut bien l’avouer, Ubud est envahie par le tourisme et ressemble vraiment à centre de yoga-spa géant, avec rues commerçantes à l’occidentale. Mais elle a tout de même des jolis atouts qu’on va vous faire découvrir 🙂

Pour le logement, j’ai choisi la Sayong House, tout au bout de la petite ruelle en impasse Jl. Dewisita. L’avantage, c’est qu’on est en plein centre, et il n’y aucun bruit de circulation 🙂 Dans cette grande maison familiale, il y a une jolie cour intérieur avec un jardin aménagé, et son temple évidemment. Une piscine un peu plus loin, et pour chaque chambre, un grand balcon terrasse privé, et nous au dernier étage, on est gâté 🙂

indonesie ubud bali sayong house

Notre chambre est un peu rustique, et il y a surement mieux ailleurs, mais sincèrement on conseille vraiment cet endroit 🙂

Dès notre arrivée on croise un occidental et juste l’entendant dire « hello » on a su que c’était un compatriote! Notre french accent est hélas facile à reconnaitre dans le monde entier! 🙂 On fait ainsi la connaissance de Serge, qui est tombé amoureux de Bali il y a 12 ans et qui depuis vit ici, dans le petit studio qu’il avait loué à  la Sayong House en arrivant à Ubud, c’est maintenant sa maison 🙂 Il nous invite directement pour un petit apéro et nous raconte quelques anecdotes et au passage nous informe que demain c’est férié! Et oui, on avait complètement zappé, c’est Galungan ! 🙂

indonesie ubud bali sayong house

Galungan, c’est un peu l’équivalent du nouvel an. L’année balinaise comporte 210 jours, et la fête de Galungan marque le début des festivités. Elle célèbre en gros la victoire du bien sur le mal. Et 10 jours plus tard, les célébrations se terminent avec la fête de Kuningan. Et c’est durant cette période que les esprits des ancêtres reviennent sur terre, alors ces fêtes sont très importantes pour tous les balinais. Et d’ailleurs dans toutes les rues, devant les maisons, se dressent des Benjos. Ce sont des bambous décorés avec une sorte de queue tressée qui est sensée rappeler la queue de Barong, la divinité à tête de lion qui protège Bali du Mal.

(Rassurez-vous, si vous tombez à cette période, l’ile de Bali n’est pas à l’arrêt complet, et il reste pas mal de choses ouvertes, mais il faut juste être un peu plus prévoyant pour ne pas se retrouver coincé quelque part …)

On part au hasard à la découverte de la ville. On arrive vite sur la petite ruelle Jl. Karna. C’est la ruelle des petites échoppes et qui conduit jusqu’au grand marché, Pasar Ubud. Mais il est déjà trop tard et il est fermé. En revanche toutes les boutiques de souvenirs à touristes made in china sont encore ouvertes. Faites vous plaisir si vous voulez négocier, c’est le jeu, mais ne soyez pas trop regardant sur la qualité des produits …

indonesie bali ubud street market

Nous on préfère dépenser nos sous dans quelques satay ayam, les brochettes de poulet mariné grillé et sauce cacahuète, miam miam 🙂

indonesie bali ubud street food brochettes sate

On arrive invariablement au grand carrefour d’Ubud, au croisement des rues Jl Raya Ubud (la plus grande artère de la ville), Jl Suweta et Jl Monkey Forest. Si d’ailleurs vous roulez en scooter, il y a souvent des policiers ici qui arrêtent tous les occidentaux pour n’importe quel motif alors que dans le même temps une famille de six balinais sur scooter tous sans casques et portant une machine à laver en travers peut passer à côté d’eux sans les faire sourciller 😉

indonesie bali ubud palace

Ici se trouve le Puri Saren Agung, aussi connu sous le nom de Ubud palace. C’était la résidence officielle de la famille royale des Sukawati. La construction commence au XVIIe siècle et s’étale sur de nombreuses années. Le temple qu’on voit a été reconstruit en 1928  car en 1917 il avait été détruit par un tremblement de terre. Il est toujours utilisé par la famille royale et une petite partie seulement est ouverte au publique. La visite est gratuite.

indonesie bali ubud palace

indonesie bali ubud palace

En sortant du temple, un vendeur de rue nous aborde pour nous proposer des billets pour le spectacle de danse traditionnelle qui aura lieu à l’Ubud Palace ce soir. C’est 100 K Rp par personne. On n’avait rien de prévu ce soir alors ok, on prend. Il faut revenir vers 19h pour espérer avoir de la place. En attendant, on continue la promenade.

indonesie bali ubud rue street

Un peu plus loin le long de la rue principale, on arrive au temple Saraswati. Il est dédié à Saraswati, une déesse hindou du savoir et des arts. Pour y arriver il faut traverser le Café Lotus pour arriver face aux bassins remplis de lotus et c’est d’ailleurs pour ça que le temple est aussi appelé Temple aux Lotus. Encore une fois n’hésitez pas à y aller, c’est joli, et c’est gratuit!

indonesie bali ubud saraswati temple lotus

Comme ici aussi, il y a un spectacle qui a lieu le soir, le reste du temple est fermé et on s’arrête devant la grande porte, sur la scène.

indonesie bali ubud saraswati temple lotus

indonesie bali ubud saraswati temple lotus

On fait une petite pause gastronomique dans un restaurant dont je n’arrive plus à me souvenir le nom, aaaaah! et que je n’arrive pas à trouver malgré mes recherches Google … il y a parfois des choses qui doivent rester cachées! Bref, on mange on mange et on ne voit pas le temps passer, viiiiiite bientôt 19h! De retour devant le temple, il y a beaucoup de monde !! Toutes les chaises sont déjà occupées et il faut trouver un endroit où s’installer avec vue sur la scène, finalement en se faufilant on trouve un chouette emplacement 🙂

Quand la nuit est là, l’orchestre commence à jouer et là on se retrouve en plein dans le Gamelan. Le Gamelan c’est un ensemble instrumental typique de l’Indonésie. Il est principalement composés de percussions : gongs, cymbales, métallophones, xylophones et tambours divers. C’est très particulier, la musique est très répétitive et reprend à l’infini des boucles qui varient de temps en temps. C’est un peu hypnotisant et à la fois pas évident à suivre. Il parait qu’un instrumentiste de Gamelan ne répète jamais seul chez lui, l’apprentissage se fait toujours en commun.

indonesie bali ubud puri saren palace danse

Ensuite les danseuses arrivent, c’est la danse Legong. Tout est codifié, la position du corps, les doigts et les yeux écarquillés, rien n’est laissé au hasard.

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Bon personnellement ma partie préférée, c’est ici, avec l’arrivée des « petits cerfs mignons » et qui représentent je ne sais plus quoi 🙂

indonesie bali ubud puri saren palace danse cerfs

Très honnêtement, même avec le livret explicatif, l’histoire est franchement dure à suivre. C’est la danse Ramayana.

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C’est beau, n’est-ce pas ? 😉

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indonesie bali ubud palace puri saren nuit night

Le spectacle dure environ 1h30. Le temps peut paraitre parfois un peu long pour le public non averti (j’en ai vu beaucoup bailler et quelques uns partir haha) mais ça vaut le coup. C’est pas tous les jours qu’on a une danse traditionnelle indonésienne dans un temple au cœur de Bali 🙂

Le reste de la soirée, c’est balade dans les rues et c’est très animé. Il y a énormément de boutiques dont beaucoup de marques internationales (il y a même un Starbuck, et probablement bientôt un Macdo). Ça ne fait pas très authentique, on a presque l’impression d’être dans une galerie marchande à ciel ouvert. Heureusement on retrouve notre chouette terrasse bien tranquille, il fait presque frais, on est bien 🙂

indonesie bali ubud terrasse nuit night moon lune

Allez, bonne nuit Bali!

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Jour 9 – Gili Air

Indonésie – Jour 9 – Gili Air

La nuit n’est pas au top, il y a eu une coupure de courant jusqu’au petit matin (ça arrive souvent sur l’ile qui fonctionne sur générateurs), et du coup plus de clim ni de ventilo, on meurt de chaud, et au matin les hauts parleurs de la mosquée sont là pour rappeler à tout le monde qu’il est heure de se lever! haha 🙂

Petit déjeuner tranquilou au Turtle Garden et ensuite rendez-vous devant la petite boutique où on a booké la veille notre journée snorkeling autour des iles Gili. On découvre nos compagnons de la journée et tout le monde choisi des masques et tubas (en plus ou moins bon état). Nous ça va, on est équipé. On attend ensuite sur la plage qu’un bateau vienne nous chercher. Comme ils sont tous mutualisés et qu’on nous demande de monter sur un bateau déjà rempli à ras bord, on fait semblant de ne pas entendre pour monter dans un prochain qu’on espère moins rempli. Mais le suivant est lui aussi quasi complet, alors tant pis on embarque ! 🙂 le rafiot tangue beaucoup et aucun gilet de sauvetage, mais on ne part pas en haute mer, allez hop en route !

indonesie gili air snorkeling tour

On ira plonger autour des trois iles, Gili Air, Gili Trawangan et Gili Meno. L’eau est carrément transparente, et comme le tour promet « turtle guaranteed » ça tient toutes ses promesses! Dès la première plongée, bim! une tortue de mer qui passe tranquillement par ici. C’est tout de suite l’euphorie, on nage à côté d’une tortue de mer dans son milieu naturel, c’est pas commun, alors on est un peu tout fou 🙂

indonesie gili air snorkeling tour turtle tortue

Bon après quand j’y repense et qu’on voit l’envers du décor, ça fait quand même moins rêver : c’est un troupeau de paparazzis qui harcèle une pauvre petite tortue qui n’avait rien demandé à personne … au moins, tout le monde était « respectueux » et personne ne s’est amusé à lui tenir les nageoires ou autres conneries, c’est déjà ça 🙂

indonesie gili air snorkeling tour turtle tortue

On croisera de nombreuses tortues (on est presque blasés à force ahah 😉 ) et c’est assez incroyable de voir avec quelle facilité notre équipage les repère en un coup d’œil à 10m de fond. Et c’est encore plus incroyable de les voir plonger sans problème à cette profondeur pour inciter la tortue à nager un peu (bon j’avoue c’est pas cool pour la tortue qui prenait son casse croute tranquillement au fond de l’eau).

indonesie gili air snorkeling tour turtle tortue

indonesie gili air snorkeling tour turtle tortue

indonesie gili air snorkeling tour turtle tortue

indonesie gili air snorkeling tour turtle tortue

Ce n’est pas forcément le meilleur côté de la tortue sur cette photo haha 😉

indonesie gili air snorkeling tour turtle tortue

Mais c’est celui qu’on voit le plus souvent car à ma grande surprise, ça nage assez vite une tortue. Même si les mouvements paraissent lents, ils sont sacrément efficaces! Et elle trouve très rapidement les courants pour l’entrainer et on peut très facilement se retrouver embarquer avec elle et réaliser au bout de 10 secondes que le reste du groupe est déjà 100 m derrière! Toujours penser à checker où se trouve le bateau 🙂

Bon il n’y avait pas que des tortues, voici quelques copains poissons.

gili air snorkeling tour poissons

Pour la pause déjeuner on débarque tous sur une plage de Gili Meno, au nord est de l’ile. C’est un autre spot à tortues. Mais en attendant c’est un spot à touristes, car tous les bateaux partis pour le même tour de snorkeling arrivent au même endroit.

gili air snorkeling tour meno

On est tous au Ana Warung, un petit resto sans prétention, de toute façon on n’est pas venu pour la gastronomie, un nasi goreng, une bintang et c’est reparti! 🙂 Mais c’est aussi le moment de discuter avec nos compagnons de bateaux et faire des chouettes rencontres!

gili air snorkeling tour meno

Après cette petite pause on repart nager avec les poissons 🙂

gili air snorkeling tour poissons

On fait aussi des drôles de rencontres sous l’eau, à l’ouest de l’ile. Il s’agit de Bask Nest, une œuvre de l’artiste sculpteur Jason DeCaires Taylor. 48 statues au fond de l’eau. Les statues sont avec un pH neutre et conçues pour être rapidement recouvertes de corail.

gili air snorkeling tour statues bask nest

gili air snorkeling tour statues bask nest

Pas loin de là se trouve aussi le Gili Meno Wall, un autre spot de plongée. Et on retrouve toujours nos copines les tortues ! 🙂

gili air snorkeling tour tortue turtle

Et hop fin de la petite journée snorkeling, on revient à l’embarcadère de Gili Air vers 15h. Franchement si vous êtes sur les iles Gili, ne vous privez pas de cette sortie, c’est tranquille et super agréable, et turtle guaranteed ! 😉

gili air snorkeling tour meno

Bon maintenant on se demande ce qu’on va faire, on sent que les iles Gili c’est sympa, mais passer encore des journées à ne quasi rien faire et boire des cocktails sur la plage, ça devient vite lassant (pour nous en tout cas). On décide de partir le lendemain, alors direction les bureaux de Blue Water Express pour réserver, mais aaaaah tout est complet! C’est à ce moment qu’on nous parle d’une toute nouvelle compagnie (même pas un mois d’existence) qui propose le retour à Bali en fast boat : Wan Gobel Express. 650K Rp par personne et transport inclu jusqu’à notre hôtel à Bali (qu’on n’a toujours pas réservé d’ailleurs). Ça semble honnête, et puis de toute façon on n’a pas trop le choix et on se dit qu’une nouvelle compagnie qui fournit des jolis tenues blanches et orange fluo à ses employés a surement du miser aussi un peu sur la sécurité et l’équipement pour se démarquer de ses concurrents. Allez, on prend les billets, on verra bien demain!

indonesie gili air

La fin de journée est tout peinarde, on lézarde en tong, on shopping, on se ballade le long des plages de l’ile. Il y a des constructions de bungalows, villas et resorts un peu partout. Certains lieux sont d’ailleurs assez flippants dans la démesure et le désign comme le Pink Coco, et puis il y a de la musique lounge partout, et des spots à #maplusbellephoto #instagram #jem’aime tous les 10m. On sent que ça va vite devenir un peu n’importe quoi Gili Air!

indonesie gili air instagram balancoire plage beach

Heureusement on trouve un petit havre de paix : Island View Bar. Des petites tables avec canapés et coussins sous les arbres, des lampions, du reggae, des bons cocktails et un super barbecue, yeah, on se pose ! bon on a juste oublié d’avoir assez d’argent sur nous pour commander une autre tournée et c’est parti pour la recherche d’un ATM (il y en a 5 sur l’ile je crois), alors on part en expédition en s’éclairant au portable et on a faillit écraser notre petit pote le gecko!

indonesie gili air night gecko

Mission réussie, quelques centaines de mètres plus loin, un ATM et de l’argent liquide! on revient vite vers nos coussins douillets et on se fait péter la panse à coup de barbecue de poissons grillés. Simple et bon 🙂

indonesie gili air by night

De retour à l’hôtel, avant de ronfler dormir, j’ai quand même le réflexe de réserver une chambre pour demain (toujours via Agoda), quand on sera à Bali. D’ailleurs où serons nous à Bali, je vous le demande ? Et bien nous verrons ça demain 🙂

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Jour 8 – Gili Air

Indonésie – Jour 8 – Gili Air

On se réveille après une excellente nuit passée au Bejy Bay Resort de Padangbai. La  grande chambre, la moustiquaire, la clim, et la salle de bain tout était ok. On profite aussi un peu de la petite piscine car après tout s’il y a piscine, il faut se baigner hein 🙂 On n’est pas trop pressé, l’embarquement sur le fastboat est à 11h. On se fait aussi plaisir avec un bon petit déjeuner au milieu du grand jardin tropical de l’hôtel. J’en profite pour réserver rapidement un chambre sur Gili Air (via Agoda). Ce sera le Turtle Garden. Sans se presser on se dirige vers les compagnies de fastboats, et pour éviter le harcèlement des revendeurs on explique qu’on est déjà booké.  On se pose tranquillement au Warung Alola. Et pour une fois, je trouve que le café est vraiment bon! (L’Indonésie est un des plus grands producteurs de café au monde, mais jusqu’à présent, le café vietnamien reste en tête dans mon classement personnel 😉 ). Le lieu est plutôt chouette (si on fait abstraction de tous les posters sexistes sur les murs) et on se marre à voir dehors les touristes et leurs grosses valises poursuivis par des hordes de revendeurs.

indonesie padangbai fastboat blue water express embarcadere

Hop c’est l’heure, on va au bureau de Blue Water Express, on fait le check-in et on nous offre une bouteille d’eau, des mentos, et des pilules contre le mal de mer (les sacs à vomis seront fournis dans le bateau haha). Effectivement on avait bien fait de réserver la veille car le bateau affiche complet! Le fastboat va d’abord relier l’ile de Gili Trawangan, puis Teluk Kode (sur Lombok) et enfin l’ile de Gili Air. Le trajet de Padangbai à Gili Air prend environ 2h. Même si la météo est encore idéale aujourd’hui ça secoue dans le bateau. Malgré tout, certains passagers décident d’aller s’installer sur le toit du fastboat. Je trouve que c’est kamikaze, car je suis persuadé qu’on doit en perdre la bonne moitié en route avec toutes ces secousses ! Dix minutes plus tard, ils redescendent complètement trempés mouahaha! Pour agrémenter le trajet et si votre estomac vous le permet, il est possible de commander des bières à bord 🙂

On arrive sur l’ile de Gili Air! On récupère les sacs dans la soute du bateau et on dit bye bye à Frank & Anne (nos amis néerlandais de la veille). Il y a donc 3 minuscules iles à quelques kilomètres de Lombok : Gili Air, Gili Meno et Gili Trawangan. Gili Trawangan est plutôt réputée pour être l’ile des fêtards (musique et beuveries), Gili Meno plutôt très tranquille, et Gili Air un mélange de tout ça. On a donc choisi Gili Air. On découvre ce qui fait le charme de cette petite ile : aucun véhicule à moteur, on se déplace à pieds, à vélo, et il y a de nombreuses petites voitures à cheval (des cimodo) avec leurs clochettes et grelots. Des petites ruelles et sentiers, et tous les chemins mènent à des belles plages 🙂

indonesie gili air rue street

On découvre notre hôtel Turtle Garden, et c’est vraiment un excellent choix ! Bien au calme, des petits bungalows privés avec terrasses, grande chambre en bois sombre, clim, moustiquaire, petit frigo, coffre etc .. et une super salle de bain semi ouverte. Et aussi une piscine. Le tout au milieu d’un jardin bien entretenu. Sincèrement, je vous le recommande 🙂 on en profite pour laisser notre linge sale à l’accueil (25K Rp/ 1kg).

indonesie gili air turtle garden hotel

Il est déjà tard et on cherche un endroit où manger, on choisit le Ruby’s Cafe. Le petit resto tout ouvert dégage une bonne ambiance zen et relax, le service est vraiment souriant, et le vin blanc était très bon. On a un peu moins accroché sur les plats, mais en tout cas il a bonne réputation, vous pouvez y aller sans vous poser de questions 🙂 Par hasard, alors qu’on est tranquillement posé en terrasse on voit passer dans la rue nos amis néerlandais, l’île est vraiment petite! Retour à l’hôtel pour une bonne douche et on repart vers l’ouest de l’ile pour assister au coucher de soleil (à 17h45, il faut se presser).

indonesie gili air centre center

On marche au hasard des ruelles et sentiers, et on découvre le centre de l’ile où habite la population locale (qui travaille en majeur partie dans tous les établissement touristiques qui envahissent l’ile). Ici, c’est ambiance vieilles cabanes en bois sur pilotis, chemins de terre, et les poulets poursuivis par les petits enfants tous nus. On sent que c’est pauvre et ça fait quand même un drôle de contraste avec la débauche de moyen pour les touristes (dont on fait partie) sur tout le reste de l’ile … On découvre aussi la grande mosquée Central Masjid en travaux (elle doit être terminée depuis).

indonesie gili air central masjid mosquee

Les appels à la prières à plein volumes à 5h du matin, vous les entendrez de partout sur l’ile. Et c’est normal, on est dans le plus grand pays musulman du monde, la population a une mosquée et va prier, où est le problème ? quand je lis tous les commentaires de touristes énervés car ça « gâche leur expérience de Gili », ça me donne envie de leur mettre des claques tellement c’est stupide comme réflexion! … bref

Impossible de se perdre sur l’ile, tous les chemins mènent forcément à la plage 🙂

indonesie gili air rue street plage beach

Et sur les plages, c’est une infinité de transats, canapés et poufs en tout genre qui attendent tous ceux qui veulent profiter du coucher de soleil. On choisit le bar de plage le Lucky’s et encore une fois, on découvre que nos néerlandais sont comme par hasard à quelques mètres de là!! On le fait pourtant pas exprès ! on est presque gêné de toujours se retrouver, mais bon, hop c’est parti pour une nouvelle soirée à coups de cocktails 😉 Les boissons sont bonnes, l’ambiance est franchement agréable. Allez mon seul regret c’est qu’à marée basse, la vue est un peu moins jolie 😉

indonesie gili air plage sunset coucher soleil

Le soleil se couche sur les deux autres iles Gili et sur les volcans de Bali, là-bas au loin.

indonesie gili air plage sunset coucher soleil

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Quand la nuit commence à tomber, les lumières s’allument un peu partout sur la plage et c’est vraiment joli 🙂 Il y a des feus et des barbecues et ça ouvre l’appétit, il est temps d’aller manger!

indonesie gili air plage sunset coucher soleil

En déambulant le long de la plage on trouve un grand bac d’eau de mer avec des bébés tortues à l’intérieur et un petit panneau demandant de l’argent pour leur protection. Personne autour, impossible de savoir si c’était un vrai programme de protection ou du fake et de la mendicité-tortue. On passe aussi devant une multitude de grands resorts et on se dit que la sérénité de Gili Air c’était probablement il y a quelques années, mais désormais c’est une ile remplie d’hôtels (et on se dit qu’on aurait peut être du aller sur Gili Meno).

indonesie gili air by night

On décide finalement de se poser au Scally Wags ( https://scallywagsresort.com/beach-club/ ). C’est le restaurant du grand hôtel juste derrière. Large choix de grillades (poissons et viandes) et très bon buffet de salades à volonté. Le tout servi sur des tables de restaurants sur la plage avec les doigts de pieds dans le sable, franchement, on apprécie 🙂

En revenant vers notre hôtel, on passe par la rue principale de l’ile et on en profite pour réserver une sortie snorkeling pour le lendemain. Comme d’habitude, toutes les échoppes proposent grosso modo les mêmes tours, et les bateaux et équipages sont mutualisés, donc ne vous prenez pas trop la tête. Hop c’est réservé pour 100k Rp par personne, allez au lit !

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Jour 7 – Labuan Bajo – Bali – Padangbai

Indonésie – Jour 7 – Labuan Bajo – Bali – Padangbai

Réveil tranquille à la Bohème à Labuan Bajo. Même si une mosquée est juste à côté on n’a pas été dérangé par l’appel à la prière. A la limite c’est plutôt la PS4 dans la salle à côté qui nous a posé problème quand trois hollandais bourrés sont venus y jouer en pleine nuit, mais finalement ça s’est bien arrangé. Ce matin on ne se presse pas, notre vol est à 12h55. J’ai choisi Garuda Indonésia pour être certain de bien pouvoir décoller, la compagnie est réputée plutôt fiable dans ses horaires (ce qui n’est pas le cas de toutes les autres compagnies aériennes en Indonésie, il faut bien prendre ça en compte). Le trajet jusqu’à Bali Denpasar coûte 1.400.000 Rp par personne, c’est un peu cher mais au moins on a la tranquillité.

On déguste paisiblement nos pancakes maison et on discute avec Nathalie, une française qui gère le lieu et nous raconte son quotidien en Indonésie et les joies et les galères qu’elle rencontre. Encore une fois, elle est très sympa, tout comme ce lieu que je recommande à nouveau, il mérite d’être connu! 🙂

indonesie labuan bajo boheme auberge jeunesse

Je profite du wifi pour réserver rapidement une nuit d’hôtel à Padangbai. Car en arrivant à Bali – Denpasar à 14h30, si on rajoute 2-3 h de taxi, il sera de toute façon trop tard pour prendre un bateau pour les iles Gili. Et dans la foulée on s’arrange avec Nathalie pour utiliser un vieux pickup tout pourri pour nous conduire à l’aéroport de Labuan Bajo. Sincèrement, la camionnette tenait avec du scotch et des bouts de ficelles, on a bien rigolé 🙂 (et on laisse un petit 30K Rp de pourboire au conducteur)

L’embarquement et le vol de Florès à Bali avec Garuda Indonésia se passe sans soucis, la météo est toujours nickel.

indonesie avion ile

Une fois arrivés à l’aéroport de Bali Denpasar, il faut maintenant rejoindre Padangbai, et pour ça il faut trouver un taxi … on passe par hasard devant le bureau de la compagnie Blue Bird Taxi dans l’aéroport. C’est la compagnie de taxi la plus « sûre » de Bali (sûre, veut dire plus cher mais pas d’embrouilles sur le prix). Justement, il y a un couple de néerlandais qui est en train de négocier un trajet pour Padang Bai. On leur propose de partager le taxi, et hop, affaire réglée. Ce sera 300K Rp par couple. Pour gagner un peu de temps, on demande au chauffeur de prendre l’autoroute suspendue à la sortie de l’aéroport (il faut rajouter 11.000 Rp de péage). Le trajet prend environ 2h30 et on discute avec nos nouveaux amis (un médecin et une biologiste). On se fait même une petite pause pour s’acheter des bonnes glaces et des gâteaux qu’on partage avec notre chauffeur 🙂

On arrive à Padangbai vers 17h. C’est un petit village de pêcheurs niché dans une crique au nord est de Bali et c’est un des points de départ pour prendre un bateau vers Lombok ou les iles Gili. On file directement vers les  bureaux de la compagnie Blue Water Express ( https://bluewater-express.com/ ). On sait que la traversée de Bali à Lombock / Gili peut être très mouvementée, voir dangereuse. Le détroit de Lombock est souvent agité par une forte houle et il y a énormément de courant. On ne compte plus les anecdotes sur les traversées infernales avec des fastboats qui ressemblent d’avantage à des épaves. Donc pour éviter ça (et car on eu le même genre d’expérience au Vietnam 😉 ) on choisit Blue Water Express. C’est une compagnie un peu plus chère que les autres, mais avec qui on ne risque pas sa vie haha 🙂 Leurs bureaux ferment à 18h alors on se dépêche, d’autant plus que demain c’est dimanche et d’après le chauffeur de taxi il vaut mieux réserver maintenant que risquer de ne pas avoir de places demain matin. Toutes les compagnies ont leurs bureaux au même endroit, et c’est clairement la guerre, toutes les 10 secondes un rabatteur essaie de nous prendre par le bras pour nous emmener chez un concurrent ! Finalement on trouve les bureaux et on négocie péniblement un aller simple vers Gili Air à 700K Rp par personne.

indonesie bali padang bai plage bateaux

Maintenant, direction notre hôtel, le Bejy Bai Resort (250K Rp au lieu de 700K en passant par Agoda). Tout au bout de la plage, il donne bonne impression. Grande allée donnant dans un superbe jardin, accueil au top avec petit cocktail de bienvenue. La chambre est spacieuse et la salle de bain parfaitement nickel. On est vraiment satisfait, même si l’hôtel donne l’impression d’avoir connu son âge d’or il y a une dizaine d’années et qu’il faudrait faire un peu d’entretien. Mais bon on s’en fout, on est juste là pour une nuit 🙂

indonesie bali padang bai bejy bay resort

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On part retrouver nos amis néerlandais du taxi au Sunshine Bar. C’est un tout petit bar, pas loin des bureaux des compagnies de fastboat. L’ambiance est assez sympa, les serveurs sont souriants et après quelques bières on fait la connaissance d’une belge qui joue de la guitare et qui nous explique qu’elle revient souvent ici voir ses potes qui tiennent le bar et que c’est l’endroit le plus cool du coin. On la laisse à sa musique et on part chercher un endroit où manger. Le long de la plage c’est plutôt désert et on s’arrête au restaurant du Puri Rai. En gros c’est le seul resto ouvert avec du monde. C’est clairement un endroit à touristes (avec pizza, pasta et burger au menu). On commande local et même ça, c’est très moyen. Et en prime je prends un verre de vin rouge, dégueu. La soirée reste cool, on s’amuse bien 🙂

En rentrant à l’hôtel en titubant un peu, on aperçoit de nombreux chiens errants sur la plage, dont certains plus ou moins estropiés et se comportant bizarrement. On se demande s’il y a la rage dans le coin alors on se dépêche un peu, et d’autant plus que les moustiques sont de sorties! Hop au dodo!

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Jour 6 – Pulau Padar – Kanawa – Labuan Bajo

Indonésie – Jour 6 – Pulau Padar – Kanawa – Labuan Bajo

La nuit à la belle étoile dans le bateau n’a pas été de tout repos, je me suis réveillé durant la nuit car ça tanguait méchamment ! (j’ai même cru que mon sac était passé par dessus bord!) mais visiblement autour de moi tout le monde dormait paisiblement, et j’ai un peu lutté contre le mal de mer et le bateau s’est mis en route pour trouver un endroit plus calme où finir la nuit. L’avantage d’être réveillé tôt c’est que j’ai pu profiter du très beau lever de soleil 🙂

indonesie komodo bateau mer sunset aurore lever soleil

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Le petit déjeuner à peine terminé, on nous débarque sur une île, sans trop savoir ce qu’il y a ici. Bon on suit les gens, il y a un chemin qui grimpe, hop en route ! (et il fait déjà incroyablement chaud !!!!!). On est sur l’ile de Pulau Padar, située entre Rinca et Komodo, et je dois vous dire que très vite, la petite balade devient waouw! Les couleurs au matin sont incroyables et tout le paysage est beau 🙂

indonesie pulau padar ile

En grimpant (et avec la chaleur croyez moi, cette petite montée fait mal au réveil) on découvre un panorama époustouflant avec une vue sur plusieurs plages. C’est l’endroit idéal pour prendre vos plus belles photos! C’est d’ailleurs un spot réputé pour les photos de robe de mariée 😉

indonesie pulau padar ile

Le chemin du bout du monde !

indonesie pulau padar ile

indonesie pulau padar ile

Je le répète encore une fois, j’ai trouvé cette matinée sur l’ile de Padar vraiment magique! Un superbe souvenir 🙂

indonesie pulau padar ile

En redescendant j’ai de la peine pour des ouvriers qui font des allers retours dans le sentier pentu. Ils montent des lourdes pierres sur leurs dos pour fabriquer des belles marches pour que les prochains visiteurs en tongs puissent monter plus facilement … On achète une petite noix de coco aux vendeurs ambulants sur la plage (et parmi eux je reconnais notre guide de la veille sur l’ile de Komodo! obligé de cumuler les jobs) et retour au bateau. On a tellement chaud alors qu’on improvise un concours de plongeons dans la mer depuis le toit du bateau! super fun et rafraichissant 🙂

indnosie mer rocher

On reprend la mer en direction du fameux Manta Point. Il se situe près des petits atolls de Karangan, au nord-est de Komodo. C’est une zone où très régulièrement des gigantesques raies mantas viennent nager à quelques mètres seulement des plongeurs! Ça fait rêver et a tous envie de voir ce spectacle ! Mais hélas, le rêve se transforme en catastrophe. Une fois sur la zone, on quadrille la surface à la recherche des raies mais on ne trouve rien, et d’autres bateaux nous rejoignent et cherchent eux aussi. Et je crois bien qu’à un moment, notre équipage nous a envoyé à l’eau, juste pour lancer le truc, même s’il n’y avait rien à voir. Et c’est super périlleux, car à cet endroit le courant est vraiment très fort. Il suffit de quelques secondes pour se retrouver à plusieurs dizaines de mètres du bateau et on s’épuise très vite. Sans accompagnement c’est même carrément dangereux. Et finalement notre gentille petite session de plongée se transforme en mission de sauvetage où le petit bateau à moteur essaie de récupérer tous les nageurs partis à la dérive en leur jetant des bouées et en les tirant avec des cordes, haha. C’est un gros loupé!

Dans la catégorie loupé, il y a aussi l’ile des chauves souris, Kalong island. D’après notre équipage, la population de chauves souris a migré récemment vers une autre ile et c’est beaucoup trop long pour y aller (ou alors simplement notre équipage était pressé de rentrer …). En tout cas, si vous en avez l’occasion, il parait qu’au coucher du soleil, on peut voir des milliers de chauves souris géantes s’envoler depuis la mangrove. Ça doit valoir le coup!

Bon, tout n’est pas loupé non plus hein 🙂 ne gâchons pas notre plaisir, et nous reprenons la route vers Kanawa island.

indonesie komodo kanawa island ile

La petite ile de Kanawa est située à environ 1 heure de bateau face à Labuan Bajo et c’est un peu le délire façon petite ile paradisiaque perdue. Un italien a acheté l’ile il y a plusieurs années et y a fait construire des petits bungalows, un restaurant, et il y a un unique ponton qui permet aux bateaux de s’approcher. Il n’y a pas d’eau douce sur l’ile, elle est livrée par bateau. Il y a très peu de monde, le sable est blanc, l’eau transparente, et il y a du corail et des poissons partout !

indonesie komodo kanawa island ile beach plage

Par contre pour y passer la nuit, ça n’a pas l’air génial, les bungalows et les infrastructures ont l’air de tomber doucement en ruine 😉 et on doit s’y sentir rapidement à l’étroit sur cette ile, c’est franchement pas grand …. mais pour y passer une demi-journée, ça vaut carrément le coup! (il y a juste un billet à donner pour permettre l’appontage, c’est l’équipage qui paye, c’est inclus dans notre tour).

Et comme c’est un bon spot pour sortir masque tubas et palmes, c’est parti !

indonesie komodo kanawa snorkeling corail poissons

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C’est simple, on a l’impression de se baigner dans un aquarium tropical géant, sauf qu’ici c’est vraiment la réalité 🙂

Ensuite, c’est le retour à Labuan Bajo. Pour descendre du bateau, c’est encore un exercice périlleux, on enjambe le bastingage, on saute dans un cargo et une fois la cale traversée, on essaie comme on peut de sauter sur le quai sans se tordre la cheville ou tomber dans l’eau. Bonne galère avec les sacs sur le dos!

Au final je conseille carrément cette petite excursion 🙂

indonesie komodo labuan bajo sunset

On repasse rapidement récupérer nos sacs à l’accueil du L Bajo Hotel pour partir s’installer à La Bohème comme promis.

indonesie labuan bajo boheme auberge jeunesse

Puis on part retrouver nos compagnons de Komodo au bar Pirates pour se boire quelques cocktails (vive le Rusty Anchor!) et à la fin d’une soirée bien arrosée, retour à la Bohème. On check rapidement la suite du voyage … traverser toute l’ile de Florès en voiture pour rejoindre Maumere et faire les excursions volcans au passage ? ou prendre un vol pour Maumere et ensuite en prendre un autre pour revenir ? finalement, planning oblige, on décide de zapper Florès et à la place on réserve un vol pour Bali avec pour prochaine destination : les iles de Gili.

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Jour 5 – Rinca – Komodo

Indonésie – Jour 5 – Rinca – Komodo

Nouveau réveil à Labuan Bajo sur l’ile de Florès. Aujourd’hui on se dépêche car on va à la rencontre des dragons de Komodo! On laisse nos gros sacs à l’accueil de l’hôtel et à 7h30 on est devant la minuscule boutique qui nous a vendu le tour. On est toujours un peu stressés de découvrir si on s’est fait arnaquer ou pas. Le jeune est là et on descend avec lui à pieds jusqu’au port (il faut payer 2.000 Rp pour rentrer dans la zone portuaire … prévoir le petit billet).

Ensuite ça sent la galère, on suit notre « guide » au milieu des containers, dans une zone où clairement on n’a rien à faire. Le stress et l’agacement augmentent mais finalement au bout d’un moment on arrive enfin à lui faire cracher le morceau : il ne sait pas où est le bateau ! Après plus de 30 minutes de recherches, plusieurs coups de fils et des renseignements pris avec des pêcheurs, on trouve enfin notre bateau! En fait il est là, mais bien caché, amarré derrière trois autres bateaux ! On enjambe comme on peu les bastingages des navires sans se casser la figure, on traverse des ponts avec des équipages que ça n’étonne visiblement pas du tout! Enfin on est sur notre fier navire, le « Tomas » (du nom du capitaine, très fier lui aussi 🙂 ). On choisit notre matelas à l’arrière, on pose en vrac nos affaires dessus (on dormira à la belle étoile). Hop en route ! Direction les dragons !

indonesie rinca komodo croisiere

Pendant la traversée on a le temps de faire connaissance avec le reste des voyageurs qui nous accompagnent : une famille de polonais globetrotteurs, un couple d’anglais, un couple de néerlandais, un vieux tchèque qui gravit les volcans aux quatre coins du monde, un couple d’indonésiens en lune de miel, un couple venant de Porto Rico, une belge, une canadienne, un australien, et enfin un couple de russes avec une blonde qui nous fera bien rire (Instagram girl power haha 😀 )

indonesie rinca komodo croisiere instagram

La traversée est calme, la météo est magnifique, c’est splendide. L’océan est d’un bleu profond et toutes les iles autour de nous ont cet aspect vraiment caractéristique.

indonesie rinca komodo croisiere

Ici on passe à côté de la petite ile de Kukusan où vit une minorité musulmane de 54 familles installées ici depuis 5 générations. Ils font partie de la communauté des Bajau, les gitans de la mer, qu’on retrouve dans les petites iles indonésiennes et malaisiennes.  Ils vivent principalement de la pêche. Ils sont aussi réputés pour être d’excellents apnéistes. Labuanbajo signifie d’ailleurs le port des Bajau.

indonesie rinca komodo croisiere

Ile de Rinca

Notre bateau arrive sur l’ile de Rinca, tout le monde descend. Il y a parait-il des crocodiles marins dans la baie mais on n’a rien vu. Rinca fait partie du Parc National de Komodo créé en 1980. Il regroupe les iles de Komodo, Rinca, Padar et d’autres iles plus petites.

indonesie rinca komodo crocodile

En passant sous le portail d’entrée du parc on a hâte de voir les dragons autrement qu’en statues.

indonesie rinca komodo

Les rangers de l’ile vivent à l’entrée du parc dans quelques baraquements et attendent la nouvelle tournée de visiteurs assis à l’ombre. Il faut payer à nouveau : 250.000 Rp / personne pour visiter Rinca et Komodo dans la journée, plus un supplément de 30.000 Rp pour le ranger qui nous accompagne. En fait ils sont trois à nous accompagner, ça dépend de la taille du groupe, et ils ont tous un long bâton pour tenir à distance les dragons (si jamais on en croise).

indonesie rinca komodo gardien rangers

Et c’est justement à ce moment là que notre premier dragon de komodo passe tranquillement devant nous, comme s’il revenait des toilettes ! 🙂

indonesie rinca komodo dragon

Il rejoint ses potes qui sont tous là, allongés derrière une maison à 10m de nous. On nous explique qu’ici se trouvent les cuisines  et que les dragons sont attirés par l’odeur (et par les restes de nourriture qu’ils doivent probablement recevoir de temps en temps). Bon au moins on est rassuré sur un point : on ne repartira pas bredouilles, on voit des dragons de Komodo en liberté, à seulement quelques mètre de nous et les bestioles sont sacrément imposantes!

indonesie rinca komodo dragon

C’est le plus grand lézard du monde et il mesure en moyenne 2 à 3 mètres de long pour 70kg. Et quand il vous regarde comme ça, on se dit qu’il est déjà en train de vous imaginer dans son estomac ! Très vite on apprend plein de choses : les mâles ont le museau plus large que les femelles, ils ont des tendances cannibales et les jeunes dragons partent se réfugier dans les arbres, ils ne voient pas très bien mais ont un sens olfactif incroyable grâce à leur langues.

indonesie rinca komodo dragon

La morsure est redoutable (venin, nécrose, bactéries) est peut être mortelle si elle n’est pas immédiatement traitée à grands coups d’antibiotiques. Autant dire que les cerfs, buffles et chèvres qui se font mordre n’ont aucune chance, et il ne reste plus au dragon qu’à suivre sa proie blessée pendant plusieurs jours et attendre qu’il soit trop faible pour pouvoir enfin l’achever. Sa queue lui sert aussi d’arme, il peut la faire claquer comme un fouet (on l’a vu et ça surprend!). Et il peut enfin piquer des petits sprints à 20-30 km/h (il parait qu’il faut s’enfuir en zigzag si on est coursé par un dragon).

Bref, il vaut mieux rester sur ses gardes 🙂 Ah et le comble, si vous pensez vous réfugier dans l’eau, sachez qu’il est aussi capable de nager ! haha

indonesie rinca komodo dragon

C’est parti pour la balade dans le parc. Il y a le « grand »  et le « petit » tour. Les rangers insistent lourdement pour qu’on fasse le petit tour. Il fait très très chaud et en fait la randonnée consiste principalement en une balade dans les hauteurs de l’ile. On se retrouve en pleine savane (il n’y a quasiment jamais de dragons ici).

indonesie rinca komodo savane

C’est un chouette dépaysement, top 🙂 (on jette juste de temps en temps un regard inquiet autour de soi pour vérifier qu’il n’y a quand même pas un dragon perdu ou en embuscade)

indonesie rinca komodo savane

La vue sur la baie où se trouve notre bateau  🙂

indonesie rinca komodo baie

En redescendant on fait connaissance avec les autres habitants de l’ile : la réserve alimentaire des dragons.

indonesie rinca komodo dragon buffle

indonesie rinca komodo savane cerf

indonesie rinca komodo savane singe

Voilà, on a survécu à Rinca, quelle aventure ! ahahah

indonesie rinca komodo savane

Il parait que les 900 dragons qu’on trouve sur cette île sont les plus excités. On n’a pas du tout senti ça, mais je crois que comme tout le monde, ils étaient écrasés par la chaleur. En tout cas, ne vous posez pas de questions, allez à Rinca 🙂

Retour au bateau, déjeune et sieste et on reprend la navigation en direction de l’ile de Komodo.

indonesie rinca komodo mer bateau

indonesie rinca komodo ile

En longeant le rivage on a la chance de croiser deux dauphins en balades. C’était ma première rencontre (de loin) avec des dauphins dans la nature, j’étais tout excité 🙂

indonesie rinca komodo mer dauphins

Le relief de l’ile de Komodo est incroyable et si ça vous fait penser à un film, ce n’est pas un hasard. Moi j’ai directement pensé à King Kong … et ensuite j’ai découvert que ça a réellement servi d’inspiration au film de 1933. En 1926 il y a eu à Komodo l’expédition de Burden, un jeune et riche américain fraichement diplômé de Harvard, qui est parti à la découverte des monstres mystérieux vivants sur cette île. Il est accompagné dans cette aventure par sa jeune femme blonde. Ils ramèneront aux USA quelques spécimens qui feront fortes impression. Le récit de son voyage et de ses aventures impressionneront beaucoup un des ses amis, Cooper, producteur de cinéma et qui s’en inspirera pour le film King Kong 🙂

indonesie rinca komodo ile

On fait halte à la Pink Beach de Komodo. Ici le sable est rose! En réalité, c’est grâce aux foraminifères (des animaux microscopiques) qui produisent un pigment rouge qui se mélange au blanc du sable et hop, le sable devient rose.

komodo pink beach plage sable rose

En plus de faire une pause bronzette sur la plage, on en profite à nouveau pour explorer les fonds sous marins et ça fait bien plaisir 🙂

komodo pink beach plage sable rose snorkeling

komodo pink beach plage sable rose snorkeling

komodo pink beach plage sable rose snorkeling

komodo pink beach plage sable rose snorkeling

komodo pink beach plage sable rose snorkeling

Fin de la petite pause baignade, on reprend la navigation …

komodo pink beach plage sable rose

Ile de Komodo

En fin d’après midi on débarque enfin pour de bon sur l’ile, et on arrive devant le portail du parc. On se croirait dans Jurassik Parc cette fois 🙂

indonesie komodo

L’ile de Komodo est beaucoup plus grande que Rinca et abrite d’avantage de dragons (environ 3.000). Là encore, il y a plusieurs boucles de randonnées proposées. On est les derniers visiteurs de la journée, l’ile est déserte et on se balade tranquillement. On a cette fois la chance de rencontrer des dragons en liberté dans la forêt.

indonesie komodo dragon

Et en particulier ce gros spécimen qui est arrivé sans faire de bruit juste derrière notre groupe pendant qu’on s’extasiait sur le petit dragon de l’autre côté. Il faut vraiment avoir l’œil partout 🙂

indonesie komodo dragon

En revenant à la plage on a la chance de voir un autre dragon se promener au bord de la mer. Difficile de le trouver dangereux avec sa démarche ridicule … et pourtant, en le suivant …

indonesie komodo dragon

Il semble nous avoir déjà oublié et il se dirige vers un endroit bien précis ….

indonesie komodo dragon

Mais où donc sa marche implacable le conduit-il ? nous sommes tous en train de le suivre quand soudain …

indonesie komodo dragon

A une centaine de mètres de là, un cerf se repose paisiblement … et il lui tourne le dos !!! erreur fatale !!

indonesie komodo dragon

La scène horrible de l’attaque fulgurante du dragon et la mise à mort du cerf va avoir lieu juste là, sous nos yeux!! on a envie de prévenir le cerf et on aussi envie de laisser le prédateur à l’œuvre, quel dilemme !!

indonesie komodo dragon

Et en fait … c’est le gros fail !! 🙂 trop lent le dragon, le cerf le repère facilement (il est possible qu’avec tous les « ho my god » qu’il a entendu, il a senti qu’un truc louche se préparait dans son dos 😉 ).

indonesie komodo dragon

On repart de l’ile en mode joyeuse troupe indisciplinée, limite en train de se faire éjecter par les rangers qui veulent se débarrasser de nous, et il y a l’équipage du bateau qui crie de se dépêcher depuis une bonne demi-heure au moins, et tout le monde s’en fout, haha 🙂

indonesie komodo

Le soleil se couche derrière les montagnes de l’ile de Komodo …

indonesie komodo sunset

Notre bateau navigue un peu pour trouver une baie paisible et on passe une excellente soirée. On lance la musique, on blague, on rit, on chante, on ouvre les bières et je pêche du poisson à la ligne sous les étoiles avec mon pote indonésien et sa jeune épouse 🙂

indonesie komodo croisiere sunset

Good night les dragons, une très belle journée passée en votre compagnie 🙂

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Jour 4 – Labuan Bajo

Indonésie – Jour 4 – Labuan Bajo

Après plusieurs journées avec des réveils très matinaux, aujourd’hui on se fait plaisir avec une petit grasse mat’ histoire de bien se reposer. Au réveil, il fait déjà très chaud à Labuan Bajo. On repasse à Avrilia Adventure pour leur donner les numéros de passeport (pour finaliser notre réservation pour notre trip sur Komodo) mais il n’y a personne (et le bureau est grand ouvert). On décide de faire un petit tour en ville en attendant. Labuan Bajo c’est tout petit et ça se fait facilement à pieds. Il y a toujours des travaux partout et on sent que cette petite ville va bientôt devenir un véritable pole touristique dans la région. Juste après le vieux port il y a même un Marina Center ultra moderne en cours de construction. Mais pour le reste, il n’y a pas grand chose à visiter …

indonesie labuan bajo

On retrouve finalement un des jeunes pour les numéros de passeports, mais il est beaucoup moins sympa que la veille et nous demande l’intégralité de l’argent. Je refuse toujours, et je commence à me demander si on n’est pas tombé sur une arnaque … on verra bien demain. Maintenant il faut trouver comment remplir notre journée. Comme on voit pas mal d’agences de plongées, on tente notre chance, mais en très grande majorité les excursions commencent tôt le matin et il est déjà trop tard. Alors qu’on essuie un nouveau refus, un français visiblement pote du patron de l’agence vient nous parler. C’est François, le patron du La Bohème Bajo, une auberge de jeunesse.

On discute pas mal avec lui de son activité et des difficultés à monter son business ici : le manque de formation du personnel (aucune école d’hôtellerie dans les environs et la difficulté à savoir parler anglais), la pollution et la notion d’écologie totalement absente, la gestion des déchets, la radicalisation d’une partie de la population avec des imams financés par l’Arabie Saoudite, l’administration très compliquée à gérer, etc … Bref les choses n’ont pas l’air simples mais l’endroit qu’il a lancé nous intrigue. L’accès n’est pas évident à pieds, on serpente dans des minuscules ruelles, on enjambe un vieux pont au dessus d’une rivière (pleine de déchets), on longe une mosquée et on arrive … et c’est génial! Je fais vraiment la promo, car La Bohème c’est vraiment un lieu très cool ! on s’y sent tout de suite à l’aise et tout est bien fait, il y a de l’effort pour faire simple et bien 🙂
Allez y!!

indonesie labuan bajo boheme auberge jeunesse

Il y a de la pâte à pancake à disposition, on voit des livreurs apporter un véritable billard (on se demande par où ils sont passés vu le chemin qu’on a pris pour venir ici), on discute déco (les portes trouvées à Bali, les tabourets réalisés à partir d’épaves de barques, les céramiques venant d’un artisan local, etc …). On grignote un truc sur place (simple et bon), on sirote une bière et on s’inscrit pour l’excursion snorkeling (30.000 Rp, c’était même gratuit avant, simplement il fallait laisser un petit pourboire au capitaine du petit bateau … mais comme les voyageurs ne jouaient pas le jeu, c’est devenu payant mais hyper abordable, c’est le prix d’une bonne bière!).

Hop c’est parti pour la balade. Dès qu’on sort du La Bohème, sur le front de mer, c’est tout de suite ghetto à côté. On sent que les voisins vivent vraiment dans une très grande misère. Notre bateau arrive, on escalades les rochers et on embarque. On est seuls, c’est le top! 🙂

indonesie labuan bajo ile

La côte est vraiment belle et les couleurs sont magnifiques, c’est trop cool 🙂

indonesie labuan bajo ile

Après quelques minutes de navigation on arrive sur la petite ile de Palau Bidadari (l’ile des anges). C’est en fait une petite ile privée de 15 hectares avec 3 plages, entourée de récifs corallien et le tout est en zone protégée. Il y a un petit resort très classe à quelques dizaines de mètres de là ( https://www.angelisleflores.com/ ) caché par la végétation, et quand on arrive il n’y a personne! La grande plage est pour nous seuls ! 🙂

indonesie labuan bajo palau bidadari

indonesie labuan bajo palau bidadari

Allez hop, c’est parti pour 2 bonnes heures de snorkeling au milieu du corail et des poissons multicolores! 🙂

indonesie palau bidadari angel island snorkeling

Une petite compilation des rencontres sympas que vous pouvez faire sous l’eau à quelques mètres de la plage 🙂

indonesie palau bidadari angel island snorkeling

indonesie palau bidadari angel island snorkeling

indonesie palau bidadari angel island snorkeling

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indonesie palau bidadari angel island snorkeling

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indonesie palau bidadari angel island snorkeling

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On a franchement adoré cette sortie et cette impression de nager dans un aquarium tropical, alors qu’en fait, on est réellement dans une mer tropicale 🙂

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Notre bateau revient en fin d’après midi, et pendant le retour on voit des singes sauvages jouer sur la plage d’une autre ile, le ciel est en partie couvert, et c’est très beau!

indonesie labuan bajo ile

Même si vous avez déjà payé un peu pour la traversée, un petit pourboire dans la tipbox du bateau ne fait pas de mal 😉

indonesie labuan bajo ile

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En revenant à terre, on longe à nouveau le quartier très pauvre en direction de l’auberge de jeunesse. Sur la plage pendant le snorkeling, j’avais trouvé un petit collier de perles en plastique. Je l’offre à une petite fille qui était en train de griller du poisson avec ses parents et qui me faisait un sourire accompagné d’un « helloooo ». Elle est toute surprise et juste après c’est le big smile et la fierté du « hé j’ai un collier ». Les femmes voilées autour font aussi des sourires des signes de la tête pour nous remercier, sourires partagés, un instant vraiment anecdotique mais qui fait plaisir 🙂

indonesie labuan bajo sunset

Après une douche à notre hôtel, on décide d’aller manger au restaurant « gastronomique » de Labuan Bajo. Il y a la pub dès l’arrivée à l’aéroport, c’est le Made in Italy. En fait Marco (le chef italien) a ouvert son premier restaurant en 2010 dans le port de Labuan Bajo avant de le déplacer un peu à l’écart du centre (10 minutes à pieds) sur la rue

Good night Labuan Bajo 🙂

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