Découvrir les alignements de menhirs à Carnac

Au cœur de la Bretagne, dans le Morbihan, se trouve une terre de mystères : Carnac. On y trouve un des plus grands ensembles mégalithiques au monde. On branche la machine à remonter dans le temps, et c’est parti pour découvrir cet endroit mondialement connu!
Hop en route!
🙂

Les origines des alignements de menhirs de Carnac ?

Le mystère des alignements de menhirs à Carnac a donné lieu à de nombreuses hypothèses. On a longtemps cru à des vestiges de camps romains ou à des pierres dressées par les druides gaulois. Mais tout ça est bien plus vieux, incroyablement plus ancien! On est désormais à peu près certain de la période où ces pierres ont été érigées dans la lande bretonne. C’était vers 5000 avant JC. Il y a plus de 7.000 ans! Plus de deux millénaires avant les pyramides! Des dates qui donnent le tournis! Les fouilles réalisées on permit de retrouvé des pierres polies venant de plusieurs régions d’Europe. Comment expliquer leurs présences dans le Morbihan? On suppose qu’à cette époque Carnac était le siège d’une « civilisation » prospère, peut-être grâce au commerce du sel. Cette relative prospérité lui aurait donné les moyens, le temps et l’énergie nécessaire pour réaliser ces incroyables alignements de pierres et de tumulus qu’on retrouve partout dans la région. Puis, on sait qu’il y a eu une remontée assez rapide des eaux de la mer à cette période de l’histoire. Ce soudain changement aurait donné lieu à la création du Golfe du Morbihan, noyant au passage une partie du « tissu économique » de ce « royaume » et marquant la fin de ces grandes constructions mégalithiques. Quel était le but de ces alignements ? Aucune idée… points de repères, but religieux, sacré, funéraire ou cérémoniel, tout est imaginable.

Ce qui est sûr c’est qu’il y avait bien plus de menhirs et probablement d’autres alignements. Au fil des millénaires, ils sont soit tombés et recouverts par la végétation ou perdus dans les eaux, soit utilisés par les hommes comme carrières de pierres pour diverses constructions. Actuellement on compte 3 grandes zones d’alignements de menhirs : Ménec, Kermario et Kerleskan. On pense que ces alignements étendus sur 4km de long formaient une véritable continuité visuelle lors de leur construction. Depuis, des forêts ont été plantées, des étangs construits, des champs cultivés, des routes tracées, des pierres arrachées, et le paysage parait bien plus morcelé qu’il ne l’était à l’époque. Pour tenter de stopper le carnage à Carnac (hoho), les alignements de menhirs ont été classé Monuments Historiques dès 1889!

Crédit : Office de Tourisme Carnac

Allons explorer ce qu’il reste de ce très lointain vestige humain. Les alignements sont libres et les visites gratuites. Ils s’observent facilement depuis la route. Les accès aux pierres dépendent de l’état des terrains et de la végétation. Le piétinement des sols par les visiteurs autour des menhirs affaiblis leur stabilité. En moyenne, un menhir de 3m est enterré de seulement 30 cm. Pour essayer de laisser le temps au sol de se rétablir, les accès aux alignements sont ouverts ou non.
Se renseigner à la Maison des Mégalithes (parking gratuits et chiens interdits)

Les alignements du Ménec

Le point de départ du grand site de Carnac : les alignements du Ménec. C’est un peu le site principal, le premier des champs de menhirs le plus à l’ouest. En fait, le site commence réellement par un cromlech, c’est à dire une enceinte circulaire de pierres mégalithiques. On les devine à peine car elles ont été utilisées pour délimiter le hameau du Ménec. La crêperie Le Pressoir est d’ailleurs pile au centre.

Ici les alignements sont répartis sur une zone de 950m de long et 100m de larges (coupée en deux par une route). On compte 1050 menhirs répartis sur 11 files.

Les alignements de menhirs ne sont pas tout à fait parallèles entre eux dans une même zone. Et d’une zone à l’autre, ils ne se prolongent pas parfaitement. Il y a tout un tas de reportages intéressants sur ces sujets 🙂 Cherchez un peu et vous trouverez tout un tas d’explications possibles, c’est assez fascinant! C’est aussi trop long à essayer de résumer ici 🙂

Pour accentuer la perspective et le relief, on constate que les menhirs les plus grand sont sur les points les plus hauts du terrain, et les menhirs les plus petits dans les creux.

Tous les menhirs sont en granit local, disponible à profusion dans ces terres.

Ne vous étonnez pas si vous croisez des moutons entre les pierres. Ils sont utilisés depuis les années 1990 pour entretenir les terrains de façon écologique. Pour information, il s’agit d’une race particulière, les Landes de Bretagne (ou « mouton breton »). On pensait cette race disparue, et surprise, dans les années1980, quelques uns sont aperçus dans les marais de Brière près de Saint-Nazaire.

Rustiques, résistants, aimant le milieu humide, ils sont désormais les compagnons des mystérieux menhirs 🙂

Les alignements de Kermario

La zone des alignements de Kermario est sans doute la plus connue. Ici, on compte 982 menhirs sur 1100m de long.

Ces alignements sont plus populaires car les menhirs sont plus grands et ont des formes plus étranges. En revanche, il y a beaucoup de menhirs couchés.

Dans le prolongement direct du Kermario, il y a les alignements du Manio.

En continuant dans la même direction, c’est le moment de faire une petite escapade en forêt 🙂

Le Géant du Manio

Après une petite balade sympathique dans les bois, on découvre le Géant du Manio. C’est le plus grand menhir de Carnac. Retrouvé couché, il a été redressé au début du XXe siècle. Il mesure 6.5m de haut. Il parait perdu et isolé au milieu des bois, mais il faut bien garder en tête que lorsqu’il a été dressé, il était visible de loin dans un paysage plat et sans végétation. Vous verrez peut-être des petits cailloux au sommet du menhir. Une légende locale dit que si on arrive à jeter une pierre au sommet du menhir, son vœux sera exaucé. Si vous voulez tentez votre chance, vérifiez bien qu’il n’y a personne de l’autre coté lors de votre lancer 😉

Tout proche ce grand menhir, il y a le « quadrilatère du Manio ». On pense d’ailleurs que le menhir devait servir de point de repère pour ce site. Il s’agit d’un ancien tumulus délimité par des pierres au sol, formant un grand rectangle 37m de long et environ 10m de large. Le tumulus a été complètement déblayé lors de fouilles réalisées en 1890 qui n’ont donné aucun résultat.

Les alignements de Kerlescan et du Petit Ménec

En continuant toujours dans la même direction, on arrive sur les alignements de Kerlescan avec 300 menhirs sur 13 files et 350m de long. Et si on en veut encore, 200m plus loin, il y a discrètement caché dans la forêt un autre alignement moins connu, celui du Petit Ménec.

J’avoue qu’on peut ressentir une certaine lassitude après la visite de plusieurs alignements. Car si on n’est pas un spécialiste (ce qui est le cas de beaucoup je pense), on n’a pas l’œil assez aiguisé pour tenter de tout comprendre, et finalement tout fini par se ressembler. C’est pour cette raison que je vous conseille de compléter votre visite des alignements de Carnac avec les tumulus! 🙂

Le Tumulus de Kercado

Commençons par le Tumulus de Kercado, situé à quelques centaines de mètres au sud des alignements du Manio. Il est relativement bien conservé car il était sur les terres d’un ancien domaine seigneurial, ce qui a empêché les habitants des environs de le détruire pour récupérer les pierres. Il est d’ailleurs toujours dans une propriété privée mais il est ouvert au public. C’est un des rares dolmens de Bretagne toujours sous son cairn d’origine! Ce monticule de pierres soigneusement empilées et recouvert de terre et de végétation forme un tumulus de 30m de diamètre sur 5m de hauteur. Il est entouré d’un cercle de petits menhirs, ce qui lui rajoute un côté mystérieux supplémentaire.

Au centre du tumulus, se trouve un dolmen auquel on accède par un couloir de 8m de long. Certaines des grosses dalles de pierre formant le couloir ainsi que la grande dalle du plafond sont décorées de gravures. Mais il faut vraiment avoir l’œil exercé et attentif pour les deviner.

Les fouilles ont permis de retrouver des fragments de poteries, des colliers de perles, des haches et des ossements. On pense que le site aurait été utilisé comme lieu de sépulture pendant de nombreux siècles.

Le tumulus Saint-Michel

À la sortie de Carnac, on trouve l’énorme tumulus Saint-Michel. On a toujours du mal à concevoir que cette colline est en réalité une création humaine. Il s’agit de tonnes et de tonnes de pierres entassées pour recouvrir une petite chambre funéraire. On a ensuite consciencieusement recouvert ces pierres de vases et de terres pour l’isoler, et le temps et la nature a repris son œuvre. Avec 125m de long, 65m de large et une hauteur de 12m, c’est le plus grand tumulus préhistorique de France!

Des premières fouilles ont eu lieu en 1864. Un puit a été creusé à la verticale depuis le sommet. Après 8m d’excavation, les archéologues ont trouvé une chambre funéraire avec un trésor de perles, de pierres polies, ainsi qu’un seul et unique squelette humain. De nouvelles fouilles sont réalisées en 1906. Cette fois, on creuse une galerie de mine et on découvre le sol dallé menant au dolmen central. Hélas il n’est pas ouvert au public, on ne peut pas visiter l’intérieur … Au sommet du tumulus on trouve la petite Chapelle Saint-Michel de Carnac. La chapelle actuelle date de 1926, mais il semble que la plus ancienne construite au sommet remonte au VIe siècle.

Vous en voulez encore plus? Alors descendez du tumulus et partez sur la Presqu’île de Quiberon qui est juste à côté, hop en route! 🙂

Sur les traces de Merlin dans la Forêt de Brocéliande

La Bretagne est incontestablement une terre de contes et de légendes. Parmi toutes ces histoires, une des plus fascinantes c’est celle du Roi Arthur et des chevaliers de la table ronde. La fameuse forêt de Brocéliande où aurait vécu Merlin l’Enchanteur peut se visiter dans le Morbihan!
Allons voir ça, hop en route!
🙂

La légende du Roi Arthur

La légende du roi Arthur est un véritable labyrinthe qui fourmille d’histoires. Pour résumer, cette légende retrace l’histoire d’un roi légendaire qui aux alentours du VIe siècle, aurait permit d’unir et pacifier les deux Bretagnes (la Grande Bretagne au Royaume Uni, et la Bretagne en France), avec l’aide d’un magicien et d’une arme enchantée. Il aurait ensuite créé les Chevaliers de la Table Ronde et se serait lancé sur la quête du Graal. Toutes ces histoires et légendes ont ensuite été compilées, raccourcies ou allongées par différents auteurs au fil des siècles. Les premiers textes écrits connus remontent au XIIe siècle avec Wace et Chrétien de Troyes. Ils deviendront incroyablement populaires au moyen âge et serviront de modèle à la chevalerie. Au cœur de la légende arthurienne, il y a le personnage de Merlin l’Enchanteur. C’est lui qui permettra à Arthur de devenir roi. À la fois personnage divin (mère humaine et père démon), druide, magicien, poète, bâtisseur, il servira de guide et de conseiller, et reste profondément lié à la nature. Il tombera amoureux de la féé Viviane, la fameuse Dame du lac. C’est elle qui a élevé le futur chevalier Lancelot (du lac) et qui a donné l’épée magique Excalibur au roi Arthur (et qui la récupèrera après sa mort). C’est elle aussi à qui Merlin va apprendre tous ses secrets. Elle finira par utiliser les connaissances magiques de Merlin contre lui, pour le garder à tout jamais avec elle, dans une prison invisible. Et cette fameuse fée Viviane vivait dans la forêt de Brocéliande.

La forêt de Brocéliande

Tout le monde a essayé de raccrocher ces légendes à des faits historiques et à des lieux géographiques précis. L’emplacement de la forêt de Brocéliande est un bon exemple. Angleterre, Bretagne, Normandie, tout le monde a une histoire ou une légende rattachant cette forêt mythique à son territoire. L’hypothèse probable serait qu’à l’époque des légendes du roi Arthur, la Bretagne était presque entièrement recouverte d’une grande forêt sauvage, dense et profonde, la fameuse forêt de Brocéliande. Cette antique forêt primordiale a commencé à disparaître au XIe siècle avec le défrichement (bois et charbon) pour se retrouver morcelée en différents massifs forestiers. Parmi ces massifs forestiers qui ont survécus aux siècles, il y a la forêt de Paimpont. Elle se nommait forêt de brécélien dans le passé, elle a une réputation de forêts des merveilles, la petite rivière du Ninian (qui viendrait du prénom Niniane, alias Viviane) coule non loin. Bref, il n’en fallait pas plus pour qu’on finisse par l’identifier comme la fameuse forêt de Brocéliande 🙂 Au cœur de cette forêt légendaire existait le Val Sans Retour. Selon la légende, c’est là où vivait la fée Morgane, qui elle aussi a appris la magie auprès de Merlin. Ce fameux vallon était un piège pour les chevaliers infidèles. On identifie ce val légendaire à la vallée de Gurvant (ou vallée de Rauco) près du hameau de Tréhorenteuc. Et voilà, au XIXe siècle, il est à peu près admis que la forêt de Brocéliande, c’est la forêt de Paimpont et le Val sans retour est identifié. Le mythique est ancré dans le présent, et les visiteurs se déplacent pour marcher dans les légendes 🙂

Balade dans le Val Sans Retour

Pour découvrir ce légendaire Val Sans Retour, direction le Morbihan, dans la commune de Tréhorenteuc entre Paimpont et Ploërmel. Après seulement quelques minutes de marche dans la forêt depuis le parking, on tombe sur un premier lieu enchanteur 🙂

C’est le Miroir aux fées! Ce joli petit étang artificiel servait à alimenter un moulin de la vallée, et son nom de miroir aux fées ne lui a été donné qu’en 1913. Mais qu’à cela ne tienne, il y a bien longtemps « au temps des légendes », c’était l’endroit où vivaient des fées, toutes sœurs. Les malheureux voyageurs perdus dans le Val finissaient leurs vies dans les bras des fées, au fond de l’étang. Peut-être verrez vous leurs visages si vous vous penchez sur la surface? Cet étang où le monde réel et imaginaire semblent se mêler, où on aimerait confondre l’envers et l’endroit, est une invitation à découvrir la magie de la forêt 🙂

Hélas, à notre époque, la forêt semble avoir perdu un peu de ses pouvoirs magiques. Elle a du faire face à de nombreux incendies. Il y a eu plusieurs reboisements successifs du Val et des landes alentours. Après un terrible incendie en 1990, l’artiste François Davin créé l’œuvre de l’Arbre d’Or. Il symbolise le renouveau de la forêt de Brocéliande. C’est un tronc de châtaigner recouvert de 5000 feuilles d’or et entouré de troncs calcinés. Il se trouve à proximité immédiate du miroir aux fées.

Un nouveau terrible feu de forêt a eu lieu durant l’été 2022, ravageant plus de 400 hectares à proximité immédiate du Val…

Plusieurs sentiers serpentent dans le Val Sans Retour. Rassurez-vous, malgré son nom, il est difficile de s’y perdre 🙂 Soit vous suivez le val le long du ruisseau du Gué de Mony, soit vous longez le crête. On peut faire une boucle complète autour du val en marchant quelques kilomètres.

Justement, si on prend un peu de hauteur sur le val, on trouve un paysage de landes. On y trouve aussi une crête de schiste rouge avec des veines de quartz.

Cette curieuse formation rocheuse suffit pour frapper l’imaginaire, alors on décide d’en faire le siège de Merlin. L’enchanteur venait donc s’y asseoir, méditer et veiller sur la forêt. Promis-juré!

Le sentier qui longe la crête est vraiment agréable. On y a des superbes points de vue sur le val et la forêt tout autour.

Parmi les rochers aux formes étranges, vous trouverez peut être celui des amants pétrifiés. Il s’agit du premier amour de la fée Morgane, le chevalier Guyamor, qu’elle a découvert se promenant dans le val, aux bras d’une autre femme. Pour se venger, elle les change en pierre et jette un sortilège sur cette vallée. Ici, tous les infidèles en amour (même en pensée) seront prisonniers à jamais! Le sortilège ne pourra être défait que par un chevalier au cœur pur. C’est Lancelot, le fameux chevalier qui lèvera la malédiction de la vallée, et permettra sans doute à de nombreux visiteurs de pouvoir s’y promener sans danger par la suite … Merci Lancelot!

Vous pourrez aussi découvrir l’Hotié de Viviane. Il s’agit d’une structure datant d’au moins 3000 ans avant JC, une petite fosse entourée de rochers mégalithiques. Quand au XIXe siècle on a décidé que cette région était liée aux légende du Roi Arthur, ce site auparavant connu comme un « tombeau des druides » est finalement renommé. Désormais, c’est l’endroit où la fée Viviane aurait enfermé Merlin dans une bulle d’air invisible.

J’y ai personnellement préféré la ligne de crête juste à côté. Cet affleurement rocheux ressemble énormément au dos d’un dragon endormi sous terre.

Cette forêt a le pouvoir de faire marcher votre imagination à chaque pas!

Où qu’on marche, on tombe sur des endroits qui paraissent à la fois mystérieux et remplis de merveilles. On ne s’étonnerait presque pas de voir surgir un elfe, une licorne, une fée ou un chevalier 🙂

En s’éloignant un tout petit peu du Val Sans Retour, il y a un site facilement accessible. C’est le Tombeau du Géant. Pour un accès plus rapide à cette partie de la forêt, vous pouvez aussi chercher le parking La Touche Guérin. Cette tombe mégalithique en pleine forêt datant de plusieurs millénaires étaient sous un tumulus de terre, disparu il y a bien longtemps.

On le surnomme le tombeau du géant car la sépulture mesurait plus de 3m de long. Pour coller avec la légende arthurienne, on raconte qu’ici était enterré un géant vaincu par un des chevaliers de la Table Ronde.

Est-ce que c’est véritablement la forêt de Brocéliande ? Est-ce que c’est le Val sans Retour des légendes du roi Arthur ? Mystère!

Le plus important je pense, c’est simplement ressentir la beauté et la magie de la nature, vous ne trouvez pas ? 🙂

D’autres lieux magiques à découvrir dans la grande forêt de Brocéliande

Au nord de Tréhorenteuc, perdu dans la végétation, on a retrouvé dans les années 1980 une structure en pierres de 27m de long datant de plusieurs millénaires. Ce site est surnommé le Jardin aux Moines.

Sur la commune de Campénéac, tout droit sorti d’un conte de fées, il y a le Château de Trécesson. C’est sans doute un des plus beaux châteaux de Bretagne. Sa construction remonte au XVe siècle, et il a un charme incroyable avec ses larges douves.

Le château est une résidence privée, mais depuis 2022 on peut le visiter. Comme tout bon château qui se respecte, il possède son lots de légendes et d’histoires de fantômes. Entre la Dame Blanche (une jeune fiancée enterrée vivante dans le parc) et les joueurs de cartes fantômes dans une des chambres, à vous les mystères! Plus d’infos sur le site officiel.

Près du village de Pensée Folle (déjà le nom est improbable), on peut découvrir la Fontaine de Barenton. On dit que cette fontaine permettrait de guérir la folie. Elle était gardée par un chevalier noir qui sera vaincu par Yvain, chevalier de la Table Ronde. En plus d’avoir une eau qui parfois bouillonne, cette fontaine possède un pouvoir magique. Si on renverse son eau sur le perron de la fontaine, ça peut déclencher la pluie et la tempête! Certaines mauvaises langues diront que c’est normal, c’est la météo en Bretagne, tsss! 😉

Il y a aussi bien évidemment le village de Paimpont et son abbaye. Celle qui est actuellement au bord du grand étang date du XIIIe siècle. Elle remplace deux précédents prieurés détruits par les vikings. La chapelle et le jardin se visitent librement. Un bel endroit à découvrir 🙂

Paimpont abritait aussi les plus importantes forges à bois de Bretagne, avec une mine de fer à ciel ouvert à proximité du bourg.

Le Tombeau de Merlin près de la commune du Buisson était une ancienne allée couverte, un mégalithe détruit au XIXe siècle dont il ne reste plus que deux grandes pierres.

Le Château de Comper, près de Concoret. À l’heure actuelle il s’agit d’un manoir du XIXe siècle bâtit sur les restes de fortifications ancestrales qui ont été détruites à travers les siècles et les guerres. D’après les légendes, ce serait ici le lieu de naissance de la Fée Viviane. Certains pensent même que son palais de verre serait au fond du lac, tout comme l’épée Excalibur!

Balade à Quiberon sur la côte sauvage

En Bretagne, il y a des noms qui font rêver, et Quiberon en fait partie! La presqu’île de Quiberon rime avec côte sauvage et plages de sable fin.
Allons-voir ça, hop en route!
🙂

Pour aller à Quiberon il faut passer par l’isthme de Penthièvre. Cette bande de terre (22m dans sa partie la plus étroite) n’est apparue qu’au XIe siècle. Avant, Quiberon, c’était une île. Maintenant c’est une presqu’île 🙂 En breton, on dit Kiberen, au cas où 😉

Côté ouest, c’est la fameuse côte sauvage. Cette côte de granit est face aux vents dominants, fouettée par les tempêtes et les vagues incessantes. Côté est, la côte est abritée des vents et propose des belles plages donnant sur la baie de Quiberon. Hélas pour moi (ou tant mieux?), lors de ma visite la météo était à la presque tempête. Avec ce mauvais temps, la meilleure option est la découverte de la côte sauvage. Une découverte vivifiante! 🙂

Cette côte sauvage s’étend sur 8km. À cause du vent et du relief, cette zone est restée dans son état naturel. Par mauvais temps, il y règne une ambiance de bout du monde.

Un sentier de randonnée est bien aménagé sur les pelouses recouvertes d’œillets, bruyères, et genêts, le long des falaises qui peuvent atteindre jusqu’à 20m de hauteur. La tentation est grande de s’approcher tout près du bord, mais c’est une mauvaise idée. Le granit est glissant, le vent peut jouer des mauvais tours. Il y a chaque année des accidents le long de cette côte sauvage, alors restez prudents 🙂

À la Pointe du Percho, dans les ruines de l’ancienne maison des douaniers, on essaye de trouver du soleil, mais décidément ce jour là, c’était peine perdue!

La plage de Port Blanc est un petit coin de paradis, quand il fait beau 🙂 Du sable fin, ça donne envie de se jeter à l’eau!

Mais attention, la plage n’est pas surveillée. Avec de forts courants et face à la houle, il n’est vraiment pas conseillé de s’y baigner. En revanche, c’est un spot réputé pour la pratique du surf 🙂

C’est aussi sur cette plage que vous pourrez découvrir la Roche Percée, à marée basse. En bonus, s’il fait beau, vous pourrez voir le soleil se coucher à travers 🙂

Un peu plus loin vous pourrez découvrir le vivier. Aménagé dans la roche au début du XXe siècle, il servait à stocker des crustacés. Un restaurant du même nom situé juste à côté vous permettra de déguster avec plaisir les crustacés de votre choix 🙂 Juste à côté du parking, ne loupez pas le menhir de Beg Er Goh Lannec!

Les sites mégalithiques qui ont survécus aux millénaires sont plutôt discrets sur la presqu’île de Quiberon. Sur le site mésolithique de Beg-er-Vil, tout au sud, des fouilles ont permis de retrouver des traces de présence humaines datant de 6000 av JC! C’est un des plus vieux vestiges humains retrouvé en bretagne.

Une des constructions les plus notables de Quiberon, c’est le Château Turpault. Cette maison étonnante qui ressemble à une sorte de manoir médiéval anglais a été construite en 1910 par un riche industriel. C’est une propriété privée isolée sur une falaise, le site ne se visite pas.

Au bout de la côte sauvage, on arrive au village de Quiberon. Après avoir survécu aux pillages des vikings, aux invasions anglaises, il y a même eu un débarquement! En 1795, quand des milliers de royalistes venus d’Angleterre ont débarqué ici pour tenter de renverser la jeune République! Comme on s’en doute, ça n’a pas marché. Quiberon, c’est aussi avec Port Maria, le premier port sardinier de France jusque dans les années 1950! Vous connaissez sans doute les célèbres marques de conserves de sardines la Belle Iloise et la Quiberonnaise 🙂

À Quiberon vous pouvez aussi découvrir un centre de thalassothérapie ouvert en 1964 par Louison Bobet (le champion cyclisme). Cette thalasso nommée Thalassa (original) a servi à développer le tourisme à Quiberon, en attirant notamment de nombreuses célébrités. Pour en savoir plus, cliquez ici. Quiberon fait d’ailleurs partie des endroits particulièrement touchés par le sur-tourisme avec une population multipliée par dix en été!

D’ailleurs si vous venez en été ET que vous avez la chance d’avoir du beau temps 😉 vous pourrez jouir des plages de sable fin avec des eaux limpides, flâner dans les villages, faire des sports nautiques, bronzer et pourquoi pas visiter Belle île en Mer juste en face 🙂 Je reviendrais pour faire tout ça aussi, haha croisons les doigts 😉

La Basilique Notre-Dame de Montligeon

Dans le Perche, il y a un lieu réellement étonnant. Alors qu’on roule tranquillement à travers la jolie campagne verte, on croit rêver! À l’horizon, une énorme basilique apparait, comme perdue au milieu de nul part! Allons découvrir ce lieu unique, ce « sanctuaire qui fait du bien aux âmes ». Hop en route! 🙂

Cette improbable et incroyable édifice en pleine campagne, c’est la Basilique Notre-Dame de Montligeon. On la surnomme aussi la « cathédrale dans les champs ». Son histoire est intimement liée à celle de l’abbé Paul Buguet (1843-1918). Il est nommé curé du petit village de La Chapelle-Montligeon en 1878. Il aide ses paroissiens en créant des ateliers, mais au fond de lui, une pensée continue de le travailler. Que deviennent les âmes des défunts après la mort ? Il décide alors de se dédier plus particulièrement aux prières pour les âmes des défunts au Purgatoire. Pour réaliser cette mission, en 1884, il créé l’Œuvre expiatoire, une association pour la délivrance des âmes délaissées du purgatoire. Le curé effectue alors de nombreux voyages pour faire connaitre son projet ce qui lui donnera un certain succès à l’international. Les pèlerins et les dons commencent à affluer dans le petit village. La petite église paroissiale est hélas bien trop petite pour accueillir tout le monde convenablement. Qu’à cela ne tienne, en 1896 il décide d’en faire construire une nouvelle!

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la nouvelle église du village est tout sauf modeste! Dans un style néo-gothique, elle mesure 74m de long et 32m de large. Les deux flèches de 60m de haut sont visibles à des kilomètres à la ronde. C’est juste le plus grand monument de la région du Perche. Elle est inaugurée par une messe en 1911. L’église devient une basilique mineure en 1928.

À l’intérieur, ça brille! Le maitre-autel en marbre blanc de Carrare est surmontée d’une statue de Notre-Dame de Montligeon qui mesure 3.7m et pèse 13 tonnes.

Des grands vitraux illuminent et embellissent encore d’avantage la basilique. Ils sont issus de divers ateliers, permettant de suivre l’évolution de l’art du vitrail de 1912 à 1978.

La basilique est le centre spirituel du sanctuaire, qui est considérée comme le centre mondial de prière pour les défunts. Chaque année, la basilique accueille des milliers de simples visiteurs et tout autant de pèlerins qui viennent ici pour prier, chercher réconfort et espérance. Autour de grands jardins à la française plusieurs bâtiments servent de logement pour les pèlerins, de salle de réunion, de boutiques, etc …

Qu’on soit croyant ou non, le lieu inspire clairement à la sérénité et au recueillement 🙂

Si vous voulez en savoir plus sur le sanctuaire et les différents services proposés, plus d’infos sur le site officiel.

Le Château Saint-Jean de Nogent-le-Rotrou

Un des plus vieux donjon en pierre de France vous attend dans la capitale du Perche à Nogent le rotrou! Partons à la découverte de ce monument historique qui domine la région, hop en route 🙂

Quand on arrive à Nogent-le-Rotrou, entre Le Mans et Chartres, on ne peut pas le louper. Le château est construit sur un éperon rocheux haut de 60m qui domine la petite ville. Il occupe un emplacement stratégique au sommet du plateau qui domine la vallée de l’Huisne. Il permettait de verrouiller les « Marches du Perche », à la frontière entre le royaume de France à l’est et le duché de Normandie (rattaché à l’Angleterre) à l’ouest. Il était sur la route naturelle qu’on prenait pour aller de l’Ile de France vers le Maine et la Bretagne.

L’histoire commence autour de l’an mille, quand les vikings sévissent encore. En l’an 980, le seigneur local, un certain Rotoldus, devenu Rotrou, lance les travaux de construction d’un donjon en bois sur un grand talus circulaire de 90m de diamètre. Les seigneurs de Nogent se font désormais appeler Comtes du Perche. Un siècle plus tard, en 1040, le donjon en bois est remplacé par un donjon en pierre, décidé par Rotrou II. C’est un des plus vieux donjons en pierre de ce type encore debout en France. Il mesure 35m de haut. À leurs bases ses murs font 3.5m d’épaisseur! Il est entouré d’un fossé de 8m de profondeur. On lui rajoute plus tard des tours de protections et une enceinte fortifiée. Quand le seigneur Rotrou IV meurt lors de la Troisième Croisade sous les murs de Saint-Jean-d’Acre en 1191, le château est renommé Château Saint-Jean.

Deux grandes tours fortifiées sont rajoutées à l’entrée en 1230. Malheureusement, ça n’empêchera pas le château de subir de terribles assauts pendant la Guerre de Cent-Ans. En 1428, pendant un siège, une bonne partie du donjon est détruite par les boulets de canons anglais. Quand la paix revient, à la Renaissance, le château est en partie reconstruit et embellit, mais l’antique donjon rectangulaire restera dans son jus. Au fil des siècles, l’ensemble commence à tomber en ruine.

En 1836, Victor Hugo le décrit de cette façon :

« Nous avons vu et visité à Nogent-le-Rotrou ce château qu’on voulait me vendre, il y a six à sept ans. Nanteuil en fait pour toi un croquis de souvenir pendant que je t’écris. L’extérieur est encore très beau et domine superbement un immense horizon de plaines ondulantes. L’intérieur n’est que délabrement. »

Plus tard, les futurs propriétaires essaient tant bien que mal de le restaurer, sans grande réussite. Après des nouveaux dégâts pendant le Seconde Guerre Mondiale, le château est finalement classé monument historique en 1948.

La visite coute 5 Eur (gratuit le premier dimanche du mois). Le château abrite aussi un Musée de l’histoire du Perche. Vous apprendrez tout ce qu’il faut savoir sur l’histoire de Nogent-le-Rotrou du moyen-âge à la Révolution. L’ancienne basse-cour du château est reconvertie en jardin médiéval où poussent de nombreuses herbes médicinales. Le château accueille aussi régulièrement des expositions temporaires 🙂

Si vous êtes dans le coin, ne manquez pas cette petite visite historique 🙂

La Citadelle de Blaye

Partons à la découverte de la Citadelle de Blaye! C’est le maillon principal du célèbre « Verrou de l’Estuaire », voulu par Louis XIV et réalisé par Vauban. Hop en route!

La citadelle et son histoire

Le site de la citadelle de Blaye n’est pas choisi par hasard. C’est un éperon rocheux qui domine l’estuaire de la Gironde. Situé à 35m de hauteur, c’est un emplacement privilégié. Une fortification y existe dès l’époque romaine. En 1096, un château fort est construit, c’est le Château des Rudel. Quelques siècles plus tard, le roi soleil Louis XIV décide de verrouiller l’estuaire de la Gironde. Le but est à la fois de protéger Bordeaux, mais aussi d’empêcher Bordeaux « de se vendre à l’ennemi » (comme avec les anglais pendant la guerre de Cent ans ou avec les espagnols pendant la Fronde). C’est le célèbre Vauban qui supervise la réalisation de ce projet d’envergure. Construire une place forte, une imposante citadelle à Blaye, parait un choix évident. Mais hélas, la largeur de l’estuaire est bien trop grande par rapport à la portée des canons de l’époque. Qu’importe, on décide donc de créer un triptyque! La Citadelle de Blaye, le fort Paté (sur une petite île), et le fort Médoc sur l’autre rive en face : ces 3 éléments forment le célèbre et fameux « verrou de l’estuaire ».

La Citadelle de Blaye est construite entre 1685 et 1689. C’est un vaste complexe militaire qui recouvre 38 hectares. Pour des travaux de cette ampleur, on ne fait pas dans la finesse. Une grande partie de la ville médiévale de Blaye est complètement rasée. Les habitants sont relogés dans une « ville neuve » quelques centaines de mètres plus loin à l’est. L’ancien château des Rudel est conservé et intégré dans la citadelle pour servir de logement aux gouverneurs miliaires. On distingue d’ailleurs encore les vieilles tours de pierres moyenâgeuses au dessus des imposants remparts du XVIIe siècle qui s’étendent sur 1.5km de long. La citadelle est protégée par des bastions et des demi-lunes typiques des réalisations de Vauban. Une garnison de 1500 soldats vivait à l’intérieur de ces murs.

Le seul siège de la citadelle aura lieu bien plus tard, en 1814, pendant les guerres napoléoniennes. La citadelle est alors assiégée et bombardée par les anglais mais elle ne tombe pas. Elle se rendra à l’abdication de Napoléon 1er. En revanche, la citadelle a faillit disparaitre dans les années 1930. Le port de Bordeaux veut alors éviter l’ensablement de la Pointe de Grave. Une carrière de pierres est ouverte et on démolit une des demi-lune de Vauban, celle des Cônes. La population s’offusque, la presse s’en mêle, et finalement le projet de destruction n’ira pas plus loin. L’année suivante en 1937, les fortifications sont classés monument historique pour être protégées.

Visiter la citadelle

L’entrée du site de la Citadelle de Blaye est gratuite (tout comme les parkings). L’entrée principale, c’est la Porte royale à l’est. Un premier pont donne sur une petite place ovale bien défendue. Un autre pont-levis donne sur la citadelle. Les 2 ponts ne sont pas alignés pour éviter qu’un tir direct de canon puisse toucher la porte principale. Le même principe est appliqué quelques années plus tard à la création de l’autre accès, la Porte Dauphine. Cet accès pour les piétons donne sur la ville de Blaye.

L’intérieur de la citadelle est comme une ville close, organisée autour de la place d’armes. On y trouve une poudrière, le château des Rudel, le couvent des Minimes, un hôpital, une prison, le champ de tirs, la tour de l’Eguillette, des souterrains et le chemin des remparts. Depuis, l’ancienne prison reconvertie en boulangerie à la fin du XIXe siècle abrite désormais le Musée d’archéologie et d’histoire de Blaye (entrée 5.50 eur).

Le site de la citadelle abrite aussi un camping, un hôtel, un restaurant et quelques maisons d’habitation. Des visites guidées de la citadelle et des souterrains sont possibles (7.50 eur, se renseigner à l’office de tourisme).

Ne vous étonnez pas si apercevez des chèvres sur les remparts, elles ont été introduites en 2016 sur le site pour aider à son débroussaillement 😉

Continuer la visite un peu plus loin…

Pour compléter votre visite, des excursion en bateau croisière sont possibles pour découvrir les autres éléments du verrou de l’estuaire.

À 4km de la citadelle, ne manquez pas le village de Cars et l’étonnant clocher coloré de tuiles vernissées de l’église Saint-Pierre de Cars 🙂

Sur cette église du XIIe siècle, ce clocher coloré est réalisé en 1858 sous l’influence du curé Pallas. Ce clocher est vraiment unique dans la région!

Dans un autre joli village, à Plassac, il est possible de visiter gratuitement les vestiges d’une villa gallo-romaine et se détendre à la chouette guinguette du Peyrat 🙂

La route de la Corniche

Entre le village de Gauriac et Bourg, cette jolie route pittoresque longe sur 10km une petite falaise qui donne sur la Gironde. À Gauriac, au petit port de Roque de Thau, il est possible de louer un carrelet (les célèbres cabanes de pécheurs sur pilotis) et s’avancer sur la Gironde en marchant sur une estacade en bois. Ensuite c’est le début de la Route de la Corniche. La route est parfois au pied de la falaise, parfois au sommet.

Le long du trajet, on découvre avec plaisir des belles villas, des habitations troglodytes, des jardins fleuris magnifiques. Cette route est aussi surnommée « la route de la corniche fleurie » ou « la route des capitaines ». En effet, de nombreuses maisons ont été bâties par des anciens capitaines ayant rapporté des plantes exotiques de leurs lointains voyages. Tout invite à la détente et à la douceur de vivre. Ca donne réellement envie de déménager et s’installer ici! 🙂 Ne loupez pas le village de Bayon-sur-Gironde, avec là aussi un étonnant clocher. L’église du village est surmontée d’une statue de la Vierge. Le village médiéval de Bourg mérite aussi une visite avec sa ville haute et son petit quartier portuaire.

Saint-Emilion, découverte du village médiévale au cœur des vignobles

Situé à 40 min de Bordeaux dans le pays Libournais, le village de Saint-Emilion est mondialement connu. Il doit d’abord sa renommée à son vin qui compte les plus grands crus du monde. Mais c’est aussi un beau village médiéval qui attire chaque année plus d’un million de visiteurs.
On y va, hop en route!
🙂

Un brin d’histoire

Même si le site de l’actuel Saint-Emilion est habité depuis l’époque gallo-romaine, son histoire commence réellement au VIIe siècle. À cette époque, un moine breton nommé Emilion cherche la solitude et l’isolement. Après un long voyage, il s’installe dans la forêt des Combes qui recouvre la région, à l’intérieur d’une grotte naturelle dans une petite falaise. Sa renommée de faiseurs de miracles finira par attirer de nombreux fidèles. Après sa mort, son ermitage devient un site monastique et un lieu de pèlerinage. Le village de Saint-Emilion est né! On commence à y planter des vignes. Plus tard au moyen-âge, la petite cité s’entoure de remparts pour protéger sa prospérité. L’histoire de Saint-Emilion, c’est aussi la Jurade. Cette institution est créée en 1199 par le roi d’Angleterre Jean sans Terre. Il offre aux bourgeois de la cité la possibilité de gérer eux-mêmes leurs affaires. En échange, l’Angleterre recevra les vins fins de Saint-Emilion. La Jurade devient la grande confrérie qui gère la ville et qui valide la qualité des vins. Son activité continue jusqu’à la Révolution. Elle sera refondée en 1948. Cette confrérie est maintenant composée de 140 passionnés qui participent activement à la vie de la ville et à sa renommée viticole dans le monde entier. On ne peut pas les louper avec leur longue robe rouge 🙂

Saint-Emilion, le vin!

Saint-Emilion, c’est évidemment d’abord le vin. Le village situé sur un plateau calcaire est littéralement au centre d’un océan de vignes plantées sur 5400 hectares qui s’étend à perte de vue. Il y a deux appellations, l’AOC Saint-Emilion et Saint-Emilion Grand cru. Les deux appellations partagent la même zone géographique mais les vins classés « grand cru » sont réputés les meilleurs. Les assemblages des vins de Saint-Emilion utilisent principalement les cépages merlot, cabernet franc et cabernet sauvignon. Le village regorgent de caves et d’endroits pour faire des dégustations. Le lieu principal est sans doute la Maison du Vin de Saint-Emilion. Plus d’infos sur les dégustations ici. Et n’oubliez pas, avec modération, tout ça tout ça 😉

En arrivant à l’entrée du village, on découvre dans les vignes les Grandes Murailles. Ce nom est donné depuis le XIXe siècle, mais il s’agit en fait des restes d’un immense couvent dominicain du XIIIe siècle.

L’église collégiale de Saint-Emilion

On arrive ensuite naturellement à l’édifice le plus imposant du village. C’est l’église collégiale de Saint-Emilion. Cette église du XIIe siècle a été construite pour la communauté de chanoines qui géraient la vie religieuse de la cité.

Après plusieurs restaurations, elle est classée Monument historique en 1840 et c’est maintenant l’église paroissiale de Saint-Emilion. C’est une des plus grandes églises de Gironde.

L’église abrite aussi un grand et beau cloître du XIVe siècle. On peut visiter les galeries couvertes de charpente en bois. Sur les murs sud et est, on peut découvrir des tombes de notables et de religieux.

Vous pourrez aussi découvrir une œuvre d’art monumentale dans le cloître de la collégiale, l’Apocalypse de l’artiste François Peltier. C’est une peinture à l’huile, sur différents types de bois qui mesure 38m de long sur 5m de haut. L’Office de Tourisme se trouve dans un ancien réfectoire, collé au cloître.

Juste en face, c’est la place du Clocher et la très belle vue sur le village Saint-Emilion.

C’est à ce moment qu’on comprend bien qu’à Saint-Emilion, il y a une ville-haute et une ville-basse 🙂 Cette distinction se faisait aussi sur la population. La partie « haute » était celle des religieux, et la « basse » celle des laïcs.

On rejoint la ville-basse en empruntant des ruelles tortueuses (des tertres) datant de l’époque médiévale. Ne manquez pas la rue de la cadène. Vous pourrez y voir la dernière maison à pan de de bois du village qui date du XVIe siècle.

L’église monolithe

Une église monolithe, c’est une église creusée dans la pierre. L’église monolithe de Saint-Emilion est une des plus grandes du monde. Elle est creusée dans le flanc de la colline au XIIe siècle. En plus d’abriter les fidèles de la cité, le but est aussi d’attirer une partie des pèlerins en route vers Compostelle vers le tombeau de Saint-Emilion. Le volume creusée dans la roche s’étend sur 38m de long et 12m de haut. Impressionnant! Le clocher de 53m de haut est rajouté seulement au XVIe siècle. Après la Révolution, elle devient une fabrique de salpêtre, et les murs sont raclés pour pouvoir fabriquer de la poudre à canon. Elle est finalement sauvée de la ruine en 1886 quand elle est classée monument historique. Depuis 1999 elle est inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco. Elle ne se visite qu’avec un guide à des horaires réservés en achetant un billet « Saint-Emilion souterrain » (entrée 15€, plus d’infos ici). Le clocher peut se visiter en grimpant 196 marches! Attention, il n’est pas compris dans le billet précédent. Il faut acheter un billet (2€) à l’office du tourisme.

Le cloître des Cordeliers

Un chouette endroit dans la ville-haute pour se détendre un peu à l’écart de la foule des touristes, c’est le Cloître des Cordeliers. Vous serez à l’ombre des vieilles pierres du XIIIe siècle où les moines franciscains (surnommés les cordeliers à cause de la grosse corde à nœuds de leur tenue) ont vécu jusqu’à la Révolution. À partir de 1892, les caves des Cordeliers se spécialisent dans la production de vins effervescents, en suivant la méthode champenoise (pour rappel, la dénomination de « champagne » est strictement réservées aux vins de Champagne près de Reims).

Le bar du cloître permet aussi de se préparer un beau panier pique-nique pour accompagner sa dégustation. Le tout se fait dans un chouette un esprit convivial qui fait plaisir 🙂

Plus d’infos sur l’établissement et les visites privées ici.

Les remparts et la Porte Brunet

Des remparts du XIIe siècle qui entouraient le village, il n’en reste plus grand chose. Ils sont détruits pendant les guerres de religion ou pendant l’aménagement du village et la construction de nouvelles routes. Il y a toujours la marque de fossés profonds d’où a été extrait la pierre pour construire une muraille de 1.5km de long. Il reste cependant la Porte Brunet qui était l’entrée principale de Saint-Emilion.

On peut en avoir une jolie vue depuis un étroit passage dans la rue de la porte Sainte-Marie.

La Tour du Roy

L’autre point culminant de Saint-Emilion, c’est la Tour du Roy, haute de 14m. Elle est isolée du reste de la ville-basse par un fossé creusé dans la roche. C’est le reste d’un donjon du XIIIe siècle qui dominait la petite cité. Est-ce que c’est le roi de France ou d’Angleterre qui a ordonné sa construction durant la période trouble de la Guerre de Cent Ans? En fait il semblerait que cette tour soit une réalisation de la Jurade. Le donjon aurait aussi servi de beffroi municipal, l’hôtel de ville de l’époque.

Pour 2€, vous pouvez grimper les 118 marches pour accéder au toit panorama avec une vue imprenable sur la cité! Si vous ne voulez pas payer et grimper, il y a tout de même une jolie vue sur le village depuis la rue 😉

Derrière la tour, il y a une parcelle de vigne qui a été plantée au XIXe siècle à l’intérieur des remparts. C’est l’emplacement de l’ancien couvent des Ursulines.

Saint-Emilion Underground!

Il y a le « Saint-Emilion souterrain », la version officielle. Je vous propose une version un peu moins officielle, « Saint-Emilion underground »! 🙂 Il faut aller derrière la tour du Roy, où on retrouve le fossé défensif qui entourait le village. Large de 20m et profond de 10m, il devait bien remplir son rôle. On peut le voir très clairement rue des douves (le nom est trompeur puisqu’il n’y a jamais eu d’eau dans ce fossé).

Au XVIIIe siècle, il ne sert plus à défendre, alors on creuse pour en faire des carrières qui s’étendent loin sous la ville. C’est là où ça devient chouette, car il y a plus de 100km de galeries sur 4 étages! Après l’arrêt des carrières au XIXe siècle, les galeries sont reconverties en champignonnières, caves à vin ou simplement abandonnées.

L’accès y est en principe interdit mais il est facile de trouver une ouverture. On arrive ensuite dans un autre monde!

Si vous voulez explorer ce monde souterrain, n’oubliez pas de prendre de la lumière (avec de la batterie), car au bout de quelques mètres, il fait totalement noir. Et on se retrouve souvent par surprise au bord d’une fossé de plusieurs mètres! Soyez prudents!

C’est un véritable labyrinthe et il est vraiment facile de s’y perdre! J’y ai facilement passé une bonne heure à explorer des endroits mystérieux. Le contraste est saisissant avec le Saint-Emilion très touristique qui se trouve quelque mètres plus haut.

Si vous voulez tenter cette expérience de cataphile insolite et totalement dépaysante (je ne vous encourage évidemment pas hein) faites attention et ne vous aventurez pas trop loin 🙂

Les plus beaux endroits du Médoc

Partons à la découverte des plus beaux endroits du Médoc. Direction le nord de Bordeaux, dans la région située entre l’océan Atlantique et l’estuaire de la Gironde. Cette terre a toujours été un peu spéciale. D’une part, elle est historiquement habitée depuis toujours par les Médules, une peuplade aux origines ibériques-basques. Ils n’avaient rien à voir avec les gaulois (même Jules César le disait). D’une autre part, elle a une géographie particulière entre océan et fleuve, battue par les vents, baignée de marais et envahie par les sables. Le médoc rime évidemment avec le vin (principalement le cabernet sauvignon). Entre quelques dégustations, il y a aussi d’autres endroits à découvrir. Hop en route! 🙂

La Pointe de Grave

Commençons par l’extrémité nord de cette région, là où la terre s’arrête, à la Pointe de Grave. C’est un paysage avec un littoral qui se transforme littéralement au gré des vents, des tempêtes, des courants et des marées.

Des villages ont même disparus, envahis par les sables. La commune de Soulac-sur-mer est un exemple. Au moyen-âge la commune n’était pas du côté océan, mais du côté fleuve! Les villageois ont du migrer à cause de l’ensablement. En 1842, la basilique sur la place du village n’était qu’une ruine recouverte de sable dont émergeait à peine le clocher! L’océan grignote inlassablement la côte et les tempêtes déplacent des tonnes de sable. On estime que la plage recule de 4m par an. Il y a bien des tentatives pour tenter de fixer le paysage et briser le courant. Pour les dunes, on plante le pin des landes. Pour le rivage on tente avec des énormes blocs de pierres. C’est le cas dans le port de Verdon-sur-mer, d’où le nom de « port bloc ».

Le paysage de la pointe de Grave est naturel et sauvage. En face, nos yeux se posent de l’autre côté de l’estuaire à 6km, c’est la ville de Royan.

Si vous voulez y aller et éviter un petit détour de 200km, vous pouvez prendre le bac de Verdon-sur-Mer et vous y êtes en 25 minutes (mais c’est tout de même 37€ la voiture et 5€ par passager. Plus d’infos ici).

En regardant vers le large, à quelques kilomètres, on distingue un phare.

Le Phare de Cordouan

Le Phare de Cordouan, c’est LE grand phare qui sécurise l’entrée dans l’estuaire de la Gironde. On le surnomme « le roi des phares ». Il est sur un haut fond rocheux qui a bien changé au cours des siècles. Avant, il y avait des habitations et une tour médiévale, la Tour du Prince Noir où des ermites allumaient des feux. Elle fini par tomber en ruine et on décide la construction d’un nouvel édifice en 1584. Le premier phare de Cordouan mesure 37m et possède un dôme. Il est en partie détruit après une forte tempête. On le consolide et on le réhausse jusqu’à une hauteur de 68m. Le reste de l’îlot disparait peu à peu. Il ne reste plus que ce grand phare qui semble perdu en mer.

Au premier étage du phare, il y a « l’appartement du roi » décoré façon Louis XIV (aucun roi n’y est jamais venu). Au deuxième étage, il y a une chapelle décorée. C’est le seul phare au monde qui en possède une! Si vous avez de la chance, vous pourrez le visiter 🙂 Plus d’infos sur le site officiel.

Il y a un autre phare, plus timide, qui émerge de la forêt, c’est le Phare de Grave. C’est le troisième construit sur la pointe, à cause de l’instabilité du sol. Il date de 1823 et mesure 29m.

Une session Urbex en forêt!

Une petite exploration urbaine insolite ? C’est possible! Ce lieu hors des routes touristiques est caché dans la forêt sur la plus haute dune (34m) des environs. Il faut suivre le chemin forestier qui longe l’ancienne ligne de chemin de fer en direction de la Guinguette de Paupiette.

Garez-vous à ces coordonnées 45°32’46.2″N 1°05’43.6″W. Juste après sur la droite, un sentier grimpe dans la forêt. Après quelques minutes de marche, vous pourrez découvrir des ruines dans la végétation sur votre gauche. Il s’agit des restes de la principale station radar de la côte Atlantique, construite par les allemands pendant la Seconde Guerre Mondiale. Son petit nom c’est « station de radar Ratibor Gi 305 ». Elle était utilisée par la Luftwaffe pour détecter les avions ennemis jusqu’à 700km de distance et guider la chasse allemande ainsi que la défense antiaérienne. On peut pénétrer à l’intérieur des anciens bunkers et jouer à l’explorateur dans ce dédale souterrain en béton 🙂

À quelques dizaine de mètres, vous trouverez une autre ruine, celle de l’ancien sémaphore.

L’église Saint-Vivien-du-Médoc et le moulin de Vensac

Je vous propose la découverte de deux monuments historiques à découvrir à 5km l’un de l’autre dans le haut médoc. Le premier est l’église Saint-Vivien-du-Médoc, dans le village du même nom. Cette église mélange deux styles radicalement opposés. Une partie est de style roman du XIIe siècle. Le clocher lui est totalement moderne. Pendant la guerre, les nazis ont détruits l’ancien clocher pour qu’il ne serve pas de repère. En 1957, on reconstruit un clocher moderne en béton, qui rappelle les constructions d’Auguste Perret au Havre. Le résultat est assez surprenant!

Le second monument c’est le moulin de Vensac. C’est un authentique moulin à vent du XVIIIe siècle. Il a été entièrement démonté et reconstruit 2km plus loin en 1858. Les descendants de la famille du meunier continuent de le faire fonctionner. On peut encore y acheter de la farine fabriquée à l’ancienne 🙂

Le Phare de Richard

Direction la commune de Jau-Dignac-et-Loirac sur le bord de l’estuaire de la Gironde. Ici poussait un arbre exceptionnel, « l’arbre Richard ». On disait que ce peuplier était le plus grand arbre d’Europe. Pendant longtemps, il a servi de repère aux navigateurs sur la Gironde pour éviter le grand banc de sable. Malheureusement l’arbre est finalement abattu par une tempête, alors une pétition est lancée pour la construction d’un phare pour le remplacer. C’est la construction du Phare Richard en 1843. Il ne mesure que 18m. Rapidement, il sera épaulé par un autre phare métallique bien plus grand de 31m, qui a été totalement détruit ensuite. Le petit phare de Richard survit et cesse son activité en 1953. Il est sauvé de la ruine par des passionnés de la commune. Il abrite désormais un musée sur son histoire et les activités maritimes et ostréicoles de la région.

C’est vraiment un bel endroit calme, naturel, avec un beau panorama. C’est le lieu idéal pour un pique-nique et une promenade le long de la Gironde. En été, une guinguette s’installe sur les lieux pour rajouter de l’ambiance 🙂

Juste à côté, vous pourrez aussi découvrir des carrelets, ces fameuses cabanes sur pilotis servant à la pêche dans la Gironde. Photo de carte postale garantie 🙂

La Réserve naturelle de l’étang de Cousseau

Une belle promenade dans la nature vous attend à quelques kilomètres de Lacanau 🙂 Entre dunes boisées et marais, venez découvrir la réserve naturelle de l’étang de Cousseau (créée en 1976). Depuis le grand parking il faut marcher environ 3km pour rejoindre l’étang.

On est surpris de découvrir du relief. C’est le flanc du cordon dunaire du littoral stabilisé par la forêt des landes. Une portion de la forêt est d’ailleurs bien plus ancienne que celle plantée au XIXe siècle. Fini les interminables pins maritimes à l’infini, on traverse avec étonnement une zone peuplée de chênes verts et d’arbousiers.

Le sentier permet de rejoindre des tours d’observation (comme la Tour Lespéron). Vous aurez un magnifique panorama sur l’étang de Cousseau (50 ha). Derrière, c’est le marais de Talaris.

La réserve est un véritable concentré de faune et de flore sauvage dans des grands espaces vierges. On apprécie vraiment le calme sauvage qui se dégage de ce paysage. C’est une véritable belle sortie pour faire le plein de nature 🙂

Profiter de la plage à Lacanau 🙂

Il faut absolument venir profiter de la plage à Lacanau 🙂 Depuis Lacanau-ville, direction Lacanau-Océan, la station balnéaire créée en 1906 pour le plus grand bonheur des touristes. Une bande de sable fin vous attend sur 16km de plage. Entre la plage centrale (directement accessible depuis le centre ville), la plage du nord ou la plage du sud, vous ne saurez que choisir. La plage du sud est réputée plus sauvage.

Tout est paradisiaque, mais il faut faire un tout petit peu attention. La plage est face à la houle. Les vagues sont fortes et régulières. On se bat pour rentrer dans l’eau 🙂 Il faut aussi rester dans les zones de baignades surveillées pour ne pas se faire surprendre par le courant des baïnes.

Une baïne c’est une sorte de piscine naturelle formée par des bancs de sable à marée basse. À marée haute, un phénomène de vidange naturel expulse le trop plein d’eau vers le large avec un fort courant. C’est ce courant de sortie de baïne qui provoque chaque année des noyades. Si vous êtes pris au piège, ce n’est même pas la peine de résister. Il faut se laisser entrainer et appeler à l’aide. Le courant se calme à une centaine de mètre de la plage. Ensuite il faut attendre les secours ou tenter de rejoindre la plage en nageant vers le sud en suivant le courant du large.

Les vagues de Lacanau accueillent chaque année en aout la plus vieille compétition de surf professionnelle en France, le Caraïbos Lacanau Pro. Si vous n’êtes pas très doué en surf, vous pouvez tenter une autre compétition qui se déroule aussi à Lacanau : le championnat du monde de lancer de tong 🙂 Le record est tout de même à plus de 39m. Bon courage 😉

Après toutes ces épreuves, quoi de mieux que de savourer un coucher de soleil sur l’océan en sirotant un verre les pieds dans le sable ? 🙂 Il y a un très chouette endroit pour ça, c’est le Sunset Café Lacanau avec ses 1000m² de terrasse aménagée. Ambiance décontractée et festive garantie 🙂

Le fort Médoc

Près de la commune de Cussac, il y a un monument historique classé à découvrir. C’est le fort Médoc, construit en 1694 pour protéger Bordeaux des risques d’attaques par le fleuve. Pour compléter le dispositif, Vauban fait construire le fort Paté sur un minuscule ilot au milieu de fleuve. Enfin, en face sur l’autre rive à 3km de distance, c’est la grande citadelle de Blaye. C’est 3 éléments forment le « verrou Vauban » voulu par Louis XIV. Le fort pouvait loger 300 soldats. Il n’a pas servi une seule fois dans son histoire.

Le seul accès se fait par la porte Royale orientée vers l’ouest. On distingue sur le fronton le roi soleil, symbole de Louis XIV. Autour d’une large esplanade gazonnée, les bâtiments des salles d’armes, de stockage et les deux casernes peuvent se visiter. On y découvre aussi un musée sur Vauban et des expositions. Quand le fort venait d’être construit, il était au cœur d’un marais et les conditions de vie étaient bien pénible pour la garnison qui avait la malchance d’y être cantonnée.

Depuis le ponton du fort, des balades fluviales sont proposées. Le fort propose une visite en réalité augmentée via une application à télécharger sur son smartphone. Il y a aussi un jeu de piste pour les enfants.

Juste à côté à quelques kilomètres à peine se trouve un autre monument qui mérite une attention particulière, c’est l’église Saint-Seurin de la Lamarque bâtie en 1870. Tel un phare, elle se repère de loin au dessus des vignobles. Son clocher de 35 de haut est surmonté par un dôme panoramique qui fait la fierté du village.

Le dôme et l’escalier pour y accéder ont été entièrement restaurés en 2005. La visite du dôme se fait uniquement sur rendez-vous, il faut contacter la mairie de Lamarque (0556589012 –
mairie-de-lamarque@wanadoo.fr)
.

Et bien sûr, on prolonge la visite en découvrant la jolie ville de Bordeaux 🙂

La belle route du Col des Champs à Colmars

Entre les hautes vallées du Var et du Verdon, il y a une très belle route de montagne à prendre. Pour découvrir le magnifique Col des Champs, et la belle ville de Colmars, hop en route! 🙂

Je vous propose de découvrir cet itinéraire depuis la vallée du Var, pour rejoindre la vallée du Verdon. Par exemple, imaginons que vous êtes dans le coin car vous avez eu la très bonne idée de passer par les belles Gorges de Daluis 😉 Vous continuez de remonter le long du Var et vous arrivez à la petite commune de Saint-Martin-d’Entraunes. Vous pouvez d’ailleurs continuer la route sur une dizaine de kilomètres pour vous arrêter au petit lac d’Estenc, à côté de la source du Var. À la place, prenez à gauche sur la route D78 en direction du Col des Champs! 🙂

C’est parti pour 17km d’ascension! La route a une particularité, après 1.5km elle se sépare en deux. Sur la droite la D278, plus directe mais plus pentue. Ou continuer sur la gauche sur la D78, plus longue. Les deux routes se rejoignent de toute façon un peu plus haut. La montée est rude. La pente peut atteindre 14%. Challenge si vous êtes à vélo! Heureusement le paysage est de toute beauté, alors ne soyez pas trop pressé! 🙂

Par exemple cette portion de route avec dans le fond, les Aiguilles de Pélens (2523m).

Le Col des Champs

Le Col des Champs, à 2045m d’altitude, c’est ce grand et vaste espace d’alpages. L’endroit est tranquille, désert et sauvage. Il y a juste un petit parking et c’est tout. Rien d’autre pour gâcher la belle nature tout autour de vous 🙂 Un véritable paysage de carte postale!

Jusqu’en 1860, ce col marquait une frontière entre la France et le duché de Savoie, puis le royaume de Piémont-Sardaigne. Tout au fond, derrière le sommet de la Grande Tour (2745m) se trouve un des plus beaux lacs de France, le lac d’Allos, que je vous invite à découvrir ici 😉

La route qui descend vers Colmar est plus étroite et serpente à l’ombre d’une grande forêt de mélèzes. La route est plus courte aussi sur ce versant, avec 11km.

Au détour d’un virage donnant sur une prairie, pensez à vous arrêtez sur la petite aire de pique-nique sous les arbres. Vous aurez droit à cette très jolie vue sur la petite ville de Colmars 🙂

Colmars

Bienvenue à la petite cité médiévale fortifiée de Colmars (à ne pas confondre avec Colmar, sans S à la fin, en Alsace). Il y a plusieurs bonnes raisons de s’arrêter ici. La première raison, c’est que vous pourrez vous balader dans des ruelles pavées typiques à l’intérieur des remparts du moyen âge. Vous pourrez même marcher à l’intérieur de l’ancien chemin de ronde! Pour information, tous les ans, au mois d’aout, se tient un grand festival médiéval festif et coloré, qui anime les rues de la ville. Située à la frontière du Royaume de France et du duché de Savoie, Colmars a connu une existence mouvementée. Deux forts ont d’ailleurs été construits au XVIIe siècle pour consolider sa position défensive : le Fort de Savoie au nord et le Fort de France au sud (seul le fort de Savoie se visite).

La deuxième raison, c’est pour profiter du marché local (le vendredi) pour acheter des bons produits locaux. Enfin, la troisième très bonne raison, c’est pour découvrir une cascade magnifique! Il faut d’abord aller en direction de la sculpture du bouquetin près de l’office du tourisme, puis suivre le sentier bien indiqué.

Après 20min de marche on arrive dans un mystérieux cirque rocheux aux formes étranges. On entend un grondement de plus en plus fort. Enfin, après un virage du sentier, on tombe sur cette merveille, la très jolie cascade de la Lance 🙂

Cette cascade de 20m de haut et vraiment facile d’accès, alors ne passez pas à côté de cette petite excursion 🙂

À la découverte des Gorges de Daluis, le Colorado Niçois!

Un paysage incroyable se cache à moins d’une heure de la Côte d’Azur. Les Gorges de Daluis, surnommées le Colorado Niçois, c’est cet endroit unique que je vous propose de découvrir! On ouvre grand les yeux, c’est parti, hop en route! 🙂

Direction le département des Alpes-Maritimes. Entre le très beau village médiéval d’Entrevaux et le village de Guillaumes, la route longe une vallée où coule le Var. Puis, le fleuve s’engouffre dans les flancs ouest de la montagne du Dôme de Barrot (2136m). Au détour d’un virage sinueux, au bord de la route, on trouve une étrange formation rocheuse appelée la « Tête de femme » ou la « Gardienne des gorges ». Elle marque le début d’un autre monde! 🙂

En effet, on pénètre dans un univers incroyablement unique! Le Var a creusé des gorges profondes et étroites. C’est un paysage minéral grandiose et unique au monde. La route suit un tracé au bord de falaises vertigineuses de plus de 300m de haut. Le contraste du ciel bleu, de la végétation sur la roche rouge, et le var étincelant tout au fond, c’est un paysage à couper le souffle!

Ce qui fait la particularité de ces gorges c’est cette couleur rouge! La roche sur cette partie de la montagne est composée de pélites. Il s’agit de cendres volcaniques et de sédiments datant d’il y a 250 millions d’années, qui se sont oxydées pour finir avec cette couleur rouge caractéristique. C’est ce qui vaut à ce lieu d’être surnommé le Colorado Niçois 🙂

Toute la zone est classée et protégée depuis 2012 et la création de la réserve naturelle régionale des gorges de Daluis. C’est un paradis pour les géologues avec des minéraux uniques. Il parait qu’on peut même y trouver graver dans la roche des rides de courants ou des impacts de gouttes de pluie fossilisés. C’est aussi une flore et une faune particulière qui s’est adaptée à cet environnement unique. Le long des falaises, beaucoup de cavités abritent oiseaux et chauves-souris. Plus d’informations sur la réserve sur le site officiel ici.

Le long des gorges, on découvre le Pont de la Mariée. Il a été construit pour permettre le fonctionnement d’une ligne de tramway entre Nice et le village de Guillaumes de 1923 à 1929. Il est vertigineux, perché à 80m de haut! C’est un des tous premiers ponts en béton armé construit en France. Il s’appelait simplement le Pont du Tramway, alors pourquoi ce nom de mariée? On pourrait croire à une obscure légende urbaine. Hélas, c’est bien lié à un véritable et tragique fait divers. Le 30 juillet 1927, un couple de jeune mariés venant de la région parisienne est en voyage de noces dans la région. Les deux amoureux (Bernard Baillet et Marie-Louise Pion) décident de visiter les célèbres gorges à la tombée de la nuit (drôle d’idée). Leur voiture se gare au milieu du pont. D’après le témoignage du mari, à cause de l’obscurité, sa jeune épouse serait tombée accidentellement du haut du pont. Accident ou non, mystère. Mais depuis, le pont a été baptisé ainsi. Il est fermé à la circulation et sert maintenant pour du saut à l’élastique, ou simplement pour lutter contre son vertige et pour profiter de la beauté des lieux 🙂 (en faisant bien attention à ne pas tomber!)

Les Gorges de Daluis peuvent aussi se découvrir à pieds. Sur le versant opposé à la route, le circuit de la Clue d’Amen (5h aller-retour) permet de s’aventurer un peu plus en profondeur dans ces terres rouges!

Si les Gorges de Daluis vous plaisent, alors vous pouvez prolonger le plaisir! De l’autre côté de la montagne, à quelque kilomètres de là, le flanc du massif est creusé par une autre rivière. Ce sont les Gorges de Cians. Elles sont plus profondes et étroites que les Gorges de Daluis. Cette fois, la route serpente tout en bas près de la rivière. On se sent alors tout petit et écrasé par le poids des impressionnantes murailles de roches rouges. Je les trouve personnellement un peu moins spectaculaires car on ne ressent pas la même impression de vertige que dans les Gorges de Daluis.

Dans tous les cas, c’est encore un des beaux endroits à visiter dans cette région pleine de surprises 🙂

Entrevaux, le village médiéval perché sur un éperon rocheux

Longtemps isolée aux confins de la Provence, sur une boucle du Var, le village médiéval fortifié d’Entrevaux, perché sur son éperon rocheux, mérite largement qu’on s’y intéresse. Il fait parti des plus beaux villages de France 🙂 Partons à sa découverte, entre Nice et Digne-les-Bains, dans le département des Alpes-de-Haute-Provence. Hop en route!

On remonte la vallée du Var tout comme on remonte l’histoire pour revenir au commencement, deux millénaires plus tôt. L’histoire commence avec le village gaulois de Glanate qui devient Glandèves. Il se situe un kilomètre en amont, à l’emplacement de l’actuel hôpital d’Entrevaux. Le village est victime des crues du Var et des pillages des Sarrasins et fini par disparaitre. La population et l’évêché s’installe au pied d’un éperon rocheux. Le site est plus facile à défendre.

C’est la naissance d’Entrevaux (qui signifie « entre les vallées »). Malgré tout, le village est brulé et une partie de la population massacrée en 1536, pendant la guerre qui oppose François 1er et Charles Quint pour le contrôle de la Provence. Et ça, l’occupant n’aurait pas du le faire. Six ans plus tard, le barbier du village égorge le gouverneur espagnol. C’est le signal! Ce qui reste de population se révolte et reprend le contrôle du village pour le rendre au roi de France. En remerciement, un édit du roi proclame Entrevaux « ville royale du Royaume de France ».

Sous Richelieu, on renforce les remparts. Sous Louis XIV, Vauban signe les plans pour fortifier la ville. La citadelle se refait une beauté, et les murailles se renforcent! Entrevaux est à la frontière du Royaume de France et des états de Savoie tenus par les Piémontais. Elle doit être imprenable, et elle tiendra cette promesse! Deux fois en 1704, elle sera assiégée. Deux fois les troupes et la population sortiront pour botter les fesses aux envahisseurs. Le village et sa population obtient une telle réputation de durs à cuire qu’on ne cherche plus à l’attaquer. Après cette période de trouble, le village reste relativement coupé du monde. En effet, on ne le peut le rejoindre que par un chemin muletier. C’est seulement en 1873 avec la construction d’une route impériale dans la vallée que le village d’Entrevaux est véritable relié au monde extérieur. Maintenant, le village profite du tourisme, et ça tombe bien, nous voici! 🙂

On pénètre dans ce beau village médiéval par l’unique pont au dessus du Var et par l’impressionnante fortification de la Porte Royale (ou Porte du Midi). Même si le village dégage une allure médiévale avec ses remparts et ses fortifications, les habitations datent principalement de sa reconstruction au XVIIe.

On découvre des ruelles tortueuses débouchant sur la jolie place Charles Panier avec sa fontaine. En déambulant entre les échoppes et les maisons hautes aux façades colorées, on arrive devant la Cathédrale d’Entrevaux.

Elle date de 1624. Après la Révolution elle devient une église paroissiale. Ses dimensions sont modestes à cause du manque de place disponible lors de sa construction. L’intérieur est assez sombre, il n’y a que trois petits vitraux sur le mur sud. En revanche le chœur est joliment décoré, et j’ai particulièrement aimé le buste reliquaire de Saint Jean-Baptiste en bois doré.

Pensez à jeter un coup d’œil à son clocher. Il fait partie des fortifications. Il est crénelé et sert aussi de tour de défense! Juste a coté dans les remparts, il y a la Porte d’Italie avec son pont-levis et ses canons orientés contre l’envahisseur.

Maintenant, on prend son courage à deux mains pour grimper jusqu’à la citadelle Vauban qui domine le village de toute sa hauteur. Et du courage, il va falloir en avoir! Le chemin d’accès est très escarpé et fortifié. Il fait 800m de long sur 9 rampes. Avec un dénivelé de 156m, s’il fait bien chaud, vous allez le sentir passer! 😉

Après 20-30 minutes d’une longue montée, on arrive en sueur (ou pas, fraîcheur Narta!) à la citadelle! Vous pourrez découvrir le donjon, des souterrains et les anciens cachots (qui ont servis pour la dernière fois pendant le Première Guerre Mondiale pour garder des prisonniers allemands).

Un petit musée vous permet de comprendre un peu plus en détail la vie dans la citadelle.

On découvre aussi un autre pont-levis donnant sur le massif plus loin. Plusieurs chemins de randonnées arrivent d’ailleurs ici. Les petits malins (ou les radins) diront que ça peut vous faire économiser les 5 euros d’entrée en entrant par ce pont-levis non surveillé. Tsss!

En plus de visiter la citadelle, monter ici vous permet d’avoir cette magnifique vue sur la vallée du Var 🙂

Ainsi que cette encore plus magnifique vue plongeante sur le village d’Entrevaux, 156m plus bas! Impressionnant! On est pris de vertige car on sent que la citadelle est vraiment construite en équilibre sur une paroi à pic!

Dans le village, en plus des boutiques, galeries d’art et restaurants, vous pourrez aussi découvrir un vieux moulin à huile du XVIIIe siècle toujours en activité, ainsi qu’un petit musée de la moto 🙂

Et ensuite, on reprend la route le long de la vallée pour découvrir toutes les belles autres merveilles de la région. N’hésitez pas à jeter un coup d’œil sur la carte de la page d’accueil du site 😉

Randonnée au Lac de Trécolpas, un incontournable du Parc du Mercantour

Cette randonnée au lac de Trécolpas est une des plus belles à faire dans le Mercantour. Elle est accessible à toute la famille. Elle vous offrira une marche en forêt, des torrents, un lac magnifique, des paysages de haute montagne et un chalet d’altitude. Le tout sans trop d’efforts. Une belle randonnée au top! Alors hop en route 🙂

Pour rejoindre le point de départ de cette randonnée, il faut tout d’abord remonter la vallée de la Vésubie, puis prendre direction Le Boréon. Après avoir dépassé le lac du petit barrage et le parc animalier Alpha (dédié aux loups), la route s’arrête enfin dans un grand parking. Il est facile de s’y garer, juste à côté du chouette restaurant l’Alpage.

La randonnée ne présente pas de difficultés particulières. Depuis le parking, il faut compter environ 2h de marche pour rejoindre le lac. Je vous conseille de faire cette randonnée le matin, car le lac finit dans l’ombre dans l’après-midi. Le chemin est très bien indiqué, on peut presque y aller sans carte.

Le début de la marche se fait à la fraiche dans la vallée humide. Le joli torrent du Boréon bondit joyeusement le long du sentier, à l’ombre d’une forêt de mélèzes. C’est très agréable et rafraichissant 🙂

Une fois arrivé au croisement de la borne 425, il faut prendre à droite pour aller directement au lac. L’autre direction, c’est le refuge de la Cougourde, et il sera pour le chemin du retour 🙂

La montée du val du haut Boréon est un peu raide mais ça reste un pur plaisir. On a une jolie vue sur le mont Pélago (2768m) qui a la tête dans les nuages 🙂

On arrive ensuite au fameux lac de Trécolpas (2150m). L’arrivée se fait presque par surprise, le lac se dévoile d’un seul coup! C’est beau comme un tableau! 🙂

La vue sur ce beau lac glaciaire, avec les montagnes imposantes qui se reflètent dans ses eaux couleur émeraude, ça mérite largement cette petite montée! Il possède même un petit ilot mignon au fond 😉

Miracle ce jour là, il n’y a personne, le lac est seulement pour nous! Et aussi de quelques vaches qui profitent de ce cadre idyllique 😉

Vous croiserez sans aucun doute des chamois peu farouches qui sont nombreux sur les roches au dessus du lac.

N’hésitez pas à faire le tour du lac, la vue est encore plus belle! 🙂

Si vous avez envie de vous dégourdir un peu plus les jambes, c’est justement depuis cette zone du lac que le sentier continue pour prendre un peu plus de hauteur.

Le sentier grimpe ensuite vers le Pas des Ladres. Le paysage devient plus minéral. On entend le cri des marmottes et des rapaces qui volent au dessus des cimes.

Une fois arrivé au Pas des Ladres (2432m) on a cette superbe vue plongeante sur le lac de Trécolpas! 🙂 En italien, « ladre » signifie « voleur ». Les contrebandiers qui venaient d’Italie passaient par cet endroit pour ensuite rejoindre Saint-Martin-Vésubie sans avoir à passer par le poste de douane de Fenestre.

En tournant la tête de l’autre côté, c’est un tout autre paysage, avec une très belle vue plongeante sur le lac de Fenestre (2266m). Juste derrière l’arrête rocheuse qui le domine, il y a plusieurs petits lacs dont le lac Blanc, source de la Vésubie.

Si vous avez vraiment envie de vous dégourdir les jambes, vous pouvez partir sur la gauche en direction du Col de Fenestre (2474m) qui marque la frontière avec l’Italie. Et s’il vous en faut toujours plus 😉 il faut continuer de grimper la crête pour atteindre le plus haut sommet du Mercantour, le Mont Gélas (3143m).

En descendant sur la droite, on rejoint le lac de Fenestre, le vallon du Ponset et la Madone de Fenestre.

Tout ceci n’est pas au programme de cette belle petite rando, alors demi-tour au Pas des Ladres pour amorcer la descente 🙂

Après avoir longé à nouveau le lac de Trécolpas, il faut maintenant suivre un sentier en corniche en direction du refuge.

Sur la droite, des hautes falaises nous surplombent. Au fond à gauche dans les nuages, on devine un sommet avec une forme étrange. C’est le Cayres de la Cougourde (2921m). La cime a une forme de « courge » qui se dit « cougourde » en patois niçois 😉

L’arrivée au refuge de la Cougourde (2100m), c’est l’occasion idéale de siroter une bonne bière artisanale locale et déguster la sacro-sainte tarte aux myrtilles de randonnée 😉 Le refuge propose aussi des couchages. Les réservations et infos sur leur site officiel ici.

Vous pourrez aussi faire des câlins aux chevaux et profiter du paysage derrière le refuge qui est vraiment, vraiment, très beau 🙂 vraiment!

Si vous avez encore du temps devant vous, poussez un peu plus haut. Depuis le refuge un sentier mène au lac des Sagnes (2200m). Après avoir dépassé sur la gauche une jolie cascade vous découvrirez ce petit lac où le Boréon prend sa source. Cette petite boucle supplémentaire vous rajoutera 100m de dénivelé et environ 30-40 minutes de marche supplémentaire.

Cette belle randonnée facile au lac de Trécolpas vous mettra des étoiles pleins les yeux! Testé et approuvé 😉