À la découverte de Chinon

Bienvenue à Chinon, jolie petite commune de l’Indre-et-Loire, à mi-chemin entre Tours et Saumur. Notre visite de Chinon a été un peu rapide 😉 Nous étions de passage pour participer à Vignes Vins Randos. Si vous ne connaissez pas cet évènement, je vous le conseille vraiment ! Nous avons tout de même visité un peu cette jolie ville. Voyons ça ensemble, hop en route ! 🙂

Pour vous garer, après la traversée du pont, ne vous embêtez pas et profitez du grand parking sur la droite. D’ailleurs au milieu du parking trône cette grande statue, c’est Jeanne d’Arc en pleine action! Cette statue date de 1893, réalisée par Jules Roulleau. Elle a été exposée un moment à Paris avant d’être acheminée par la route (elle ne passait pas dans les tunnels par le train!). Le parking est l’emplacement supposé où Jeanne d’Arc s’entrainait à la quintaine (jeu d’adresse pour chevalier où on doit toucher une cible avec sa lance).

Note historique : C’est à Chinon, en 1429, que la petite Jeanne, tout juste sortie de sa campagne, arrivera (selon la légende) à reconnaitre le roi Charles VII au milieu de ses courtisans. Impressionné par sa ferveur le roi, qu’elle nomme simplement le dauphin (car il n’est pas couronné dans la cathédrale de Reims), lui autorisera de participer au siège d’Orléans. Ce sera le début du changement de rapport de force dans la Guerre de Cents Ans. Et tout ça c’est une longue histoire 😉

Tout proche du parking vous remarquerez les platanes immenses qui bordent la Vienne, le long de la Promenade du Docteur Mattrait. Ces arbres font près de 40m de haut!

Les même énormes platanes longent la longue ligne droite qui mènent au pont, au sud de la ville. Ils ne sont pas si vieux, tout juste centenaires, mais ils sont véritablement impressionnants ! 🙂

L’Église Saint-Étienne de Chinon date de 1490. Elle est coincée entre les rues moyenâgeuses et la façade en tuffeau commence à se dégrader.

L’intérieur est très joli. Si vous êtes attentifs, vous trouverez une statue de Jeanne d’Arc qui va dégainer son épée. Elle date d’avant sa canonisation en 1920 où on ne la représente plus en mode guerrière dans une église 😉

Un petit peu plus loin, il y a la Collégiale Saint-Mexme de Chinon. Elle est bien plus vieille que sa voisine, car elle date de 1050. Elle est bâtie sur l’emplacement de l’ancien monastère fondé par Saint Mexme au Ve siècle. Saint Mexme (ou Saint Mesme), c’était un disciple de Saint Martin. En 463, lors du siège de Chinon par les Wisigoths, ses prières auraient apportée la pluie attendue par les assiégées.

La collégiale est classée Monument Historique depuis 1840. Malheureusement nous n’avons pas pu la visiter ce jour là, car il y avait des répétitions pour un concert de musique classique à l’intérieur.

Je vous conseille ensuite de prendre la rue qui grimpe vers la colline. Si vous êtes attentif, au sommet de la crête vous verrez une statue du christ protecteur, les bras écartés, comme à Rio. Elle date de 1941. Le curé de Chinon et les habitants ont voulu remercier Dieu pour les avoir protégés de l’avancée nazie en 1940 qui n’aurait pas fait de mort dans la ville.

Vous êtes maintenant sur la rue du coteau sainte-Radegonde. C’est en fait un petit sentier où on peut faire une très belle balade sur les hauteurs de Chinon.

Vous aurez une belle vue sur les toits de la ville et le panorama de la région 🙂

En bonus, de nombreuses habitations troglodytiques parsèment le chemin. Certaines ressemblent d’avantage à des grottes abandonnées, et vous pourrez aller les explorer comme bon vous semble.

Le but de cette balade, c’est la Chapelle Sainte-Radegonde. On ne peut la visiter que le samedi et dimanche après-midi (mieux vaut prendre contact au 02.47.93.18.35 car cette fois là, c’était portes closes…). La chapelle est à l’emplacement d’un ancien puits païen avec une eau miraculeuse. Au VIe siècle un ermite d’une grande sagesse s’installe ici. Sainte Radegonde viendra le consulter avant de créer son monastère et hospice à Poitiers. La chapelle a gardé son nom.

Pour la petite histoire : Radegonde était une princesse du VIe siècle. Retenue en captivité, elle est devenue Reine des Francs en 539 par un mariage forcé avec Clotaire Ier, le fils de Clovis. Ayant suivi une éducation stricte et religieuse et rejetant complètement la violence meurtrière de son mari royal, elle s’enfuit. Elle force la main d’un évêque pour devenir simple nonne, et le pape interdit au roi de la reprendre. Elle mène ensuite une vie vouée au service des pauvres et devient adorée par le peuple.

L’endroit le plus connu de Chinon, c’est évidemment la forteresse royale de Chinon. Elle est au sommet de l’éperon rocheux qui domine la Vienne. La forteresse est en fait divisée en trois châteaux. Chacun a son enceinte indépendante : le fort du Coudray, le Château du Milieu avec les logis royaux, et le fort Saint-Georges. Ce site est occupée depuis la préhistoire. Les romains, puis les wisigoths et plus tard les comtes de Blois, tout le monde a profité de cette place forte

A partir du XVIe siècle, la forteresse n’est plus habitée, car on lui préfère des châteaux plus récents. Elle tombe de plus en plus en ruine. En 1854 il est même question de la démolir complètement car les ruines menacent de s’écrouler sur les habitations plus bas! Un véritable projet de restauration ne sera lancé qu’en 2004.
Plus d’infos pour la visite sur le site officiel

Comme nous sommes sur les terres de François Rabelais, il faut penser à bien manger et boire ! 😉

Je vous conseille ces deux bonnes adresses 🙂

  • Restaurant La Maison Rouge Chinon (38 rue Voltaire)
  • Restaurant At’able! (21 rue Rabelais)

Autour de Chinon …

Les vins de Chinon

Difficile de venir à Chinon et ne pas déguster les vins de Chinon! Les vignobles de Chinon sont plus que millénaire. Ils datent de l’époque de St Martin de Tours au IVe siècle. L’appellation Chinon (AOC), est une appellation communale parmi les plus importantes de France avec 2400 hectares en production. 13 millions de bouteilles sont produites chaque année. Le vin rouge représente plus de 85% de la production. Le cépage utilisé est principalement le cabernet franc et le cabernet sauvignon. Pour les 2% de vins blancs produits, il s’agit du chenin.

Le mieux est sans doute de faire confiance aux plus fervents défenseurs, la Confrérie des Entonneurs Rabelaisiens 🙂 Ici une dégustation en leur agréable compagnie, au domaine de la Sablière de Nicolas Pointeau lors du VVR 2020 🙂

Pour en savoir plus sur les vins de Chinon.

Candes Saint-Martin

Le petit village de Candes Saint-Martin mérite un arrêt. Il reste encore quelques vestiges du port antique romain et de la longue activité de batellerie sur la Vienne et la Loire. C’est aussi dans ce village que le célèbre Saint-Martin est mort en 397. La grande église de la Collégiale Saint-Martin de Candes commémore cette page d’histoire. Enfin, sur les hauteurs du village, il y a un super point de vue sur la confluence de la Vienne et la Loire. Attention, la rue du panorama pour y accéder et très étroite.

Un peu moins glamour, tout au fond à droite, on distingue la Centrale Nucléaire de Chinon. C’est une des plus vieilles de France. Sa mise en service date de 1963. Elle est discrète dans le paysage car il a été volontairement choisi de limiter la hauteur des cheminées de refroidissement au dessus des réacteurs. Elles ne font que 28m.

Et bien entendu, il faut prolonger la découverte de la région en partant à la découverte des Châteaux de la Loire! 😉

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