Road trip en Grèce : à travers le Péloponnèse

Pour cette nouvelle étape de road trip en Grèce, je pars du magnifique sanctuaire d’Olympie que j’ai visité la veille. Je prends la direction de l’ouest à travers le Péloponnèse, en direction des montagnes. Hop en route!

En chemin, je fais quelques pauses pour profiter de la beauté des paysages. Comme par exemple à la charmante petite église de Kakouraiika.

Le temps est splendide, la vue dégagée. Il fait beau et chaud. La route devient sinueuse et serpente dans les montagnes. Mais c’est toujours un réel plaisir de conduire en Grèce 🙂

Les Gorges de Lousios

J’arrive enfin à mon étape suivante, les gorges de Lousios. Ces belles gorges où coule la rivière Lousios sont aussi connues pour abriter un des plus célèbres monastères de Grèce. Pour y arriver, vous avez deux options. Soit vous garer au parking situé au nord des gorges, juste devant le Monastère du Nouveau Philosophe, soit vous garer au sud des gorges, sur le parking de la petite église de la Transfiguration. Comme j’arrive par la route du nord, je choisis donc la première option. Ce « nouveau » monastère date du 17e siècle. Il remplace l’ancien monastère du Xe siècle dont les ruines à flanc de falaises sont encore accessibles un peu plus loin (ce jour là, le chemin était bloqué à cause des risques d’éboulements). Le nom de « philosophe » vient de son fondateur, qui était secrétaire (et philosophe) de l’empereur de Byzance. Je ne prends pas de photos en traversant la cour du monastère, car des moines orthodoxes étaient tranquillement en train de discuter sur une petite table, je ne voulais pas les déranger. Ils m’indiquent poliment la petite porte en fer qui permet de rejoindre le chemin de randonnée.

Le monastère étant perché au sommet de la falaise, la vue sur les gorges est splendide 🙂 Les gorges atteignent une profondeur de 500m et s’étirent sur près de 5km.

Tout au fond là-bas, accroché aux falaises, je distingue le but de cette petite randonnée qui prendra environ 2 heures aller-retour 😉

Il faut descendre beaucoup de marches, il fait terriblement chaud. Heureusement une bonne partie du sentier est à l’ombre de la végétation. Le chemin est agréable et passe d’un versant à l’autre une fois la rivière franchie au dessus d’un impressionnant torrent qui gronde.

Il y a régulièrement des superbes points de vue sur les Gorges de Lousios 🙂

Pour savoir si vous êtes bientôt arrivé, il suffit de tendre l’oreille. Quand vous entendez un chien aboyer, c’est que vous y êtes presque!

Le Monastère de Prodromos

Le chemin débouche sur cet incroyable monastère perché à flanc de falaise : le Monastère de Prodromos! Il date du XVIe siècle, quand des moines décident d’investir des grottes naturelles afin d’y construire un endroit encore plus à l’écart du monde pour pouvoir y prier en paix.

On peut y entrer librement (tenue correcte recommandée), l’accès est gratuit (il est généralement fermé de 13h à 17h). Vous pourrez vous y rafraichir à une fontaine, et peut être même un petit café et un loukoum de bienvenue offert par un moine 🙂 Le jour de mon passage, il y avait des cérémonies de baptêmes et je n’ai pas pu trop les quelques parties du monastères accessibles au public.

Pendant la période ottomane, le monastère servait d’école secrète pour préserver la langue grecque. De nos jours, une douzaine de moines vivent encore dans le monastère. À la fin des années 1960, des arbres fruitiers sont plantés, une petite ferme et un champ sont créés pour apporter l’autosuffisance alimentaire. En 1970, le monastère est raccordé au réseau électrique.

Quand on voit comment certaines parties du monastère tiennent encore debout, c’est un véritable miracle!

N’hésitez pas à prolonger la balade en suivant le chemin longeant la falaise (attention les pierres sont glissantes).

Tout au bout, vous arriverez à la petite église de la Transfiguration, là où se trouve l’autre parking pour accéder à ces gorges. Cette église date des années 1970 et n’est pas particulièrement intéressante. En revanche, elle est située sur un bord de falaise et vous offre un point de vue inégalé sur les Gorges de Lousios. Rien que pour ça, ça vaut le coup d’y aller 🙂

Ensuite, et bien il ne vous reste plus qu’à faire tout le chemin dans le sens inverse pour revenir jusqu’au premier parking 😉

Histoire d’agrémenter la balade, il est possible de se baigner dans la rivière Lousios. L’eau est (très) fraiche! Après l’interminable volée de marche pour rejoindre le monastère du Nouveau Philosophe, je salues les moines en tirant la langue (il fait chauuuuud) et je reprends la route.

Après 45min de conduite sur minuscule route de montagne étroite et sinueuse, je jette un dernier coup d’œil sur les gorges au loin.

Ensuite, j’arrive à un autre endroit que je vous recommande vraiment.

Le vieux pont en pierre d’Atsicholou

La route en direction du village de Karytaina traverse la rivière Lousios sur un pont moderne. Mais juste à côté se trouve un vieux pont en pierre datant de la période ottomane. C’est le vieux pont d’Atsicholou.

Je trouve ce vieux pont plein de charme et très photogénique. N’hésitez pas à vous arrêter à cet endroit pour faire une pause rafraichissante. On peut descendre sur la berge de la rivière. C’est littéralement enchanteur!

À ce moment là, j’ai vraiment trouvé que c’était la plus belle rivière du monde! On s’attend vraiment à voir surgir des nymphes comme dans les vieilles légendes de la Grèce antique. Vous l’aurez compris, j’ai adoré cet endroit ! Coup de cœur 🙂

Mégalopolis

Je fais ensuite une halte dans la grande plaine du fleuve Alphée pour m’arrêter à Mégalopolis. En fait, le nom de cette ville est tellement incroyable que je tenais absolument à y passer! Son nom signifie littéralement ‘grande ville’ en Grec, ce qui a donné le mot mégalopole. Cette cité a été fondée en – 371 pour contrer l’expansion de Sparte. Ce n’était pas du tout la plus grande ville de Grèce (mais elle avait un des plus grands théâtres avec 20.000 places assises). Elle a survécu un millénaire avant d’être détruite et abandonnée lors des invasions slaves du VIIe siècle. Des siècles plus tard, un petit village nommé Sinanou reprend forme sur les ruines, puis la petite ville retrouve son nom Mégalopolis après la guerre d’indépendance. De l’antique cité grecque il ne reste pratiquement rien. La visite de la ville n’est donc pas très intéressante. J’en profite surtout pour me rassasier au petit restaurant de grillades Mpagiátiko (Archeou Theatrou 14), des gens sympas, bon et pas cher, miam! En quittant la ville je découvre alors la grande mine de lignite (une sorte de charbon) à ciel ouvert qui est exploitée depuis les années 1970. Elle alimente une grande centrale thermique. Le décor est incroyable, le sol est retourné, creusé jusqu’à l’horizon. C’est lunaire. Des tuyaux, des tapis pour le minerais et d’énormes engins de chantier partout. Et la petite route passe au milieu de tout ça. S’il n’y avait pas eu tous les camions de chantier et la poussière, je serais bien resté à prendre quelques photos.

L’église miraculeuse Agia Theodora

Après environ une heure de route j’arrive à la prochaine étape, le minuscule village de Vasta. Ici c’est un endroit miraculeux! La petite église Agia Theodora mérite en effet le détour. La légende autour de cette église commence il y a un millénaire, sous la domination byzantine. Chaque famille devait fournir un garçon à la milice locale pour défendre les villages contre les brigands. Si les familles n’avaient pas de garçons, ils devaient engager un mercenaire. Dans une famille très pauvre, il n’y avait qu’une fille, Théodora. Pour éviter des ennuis à ses parents, elle décide de se déguiser en homme, et s’engage dans la milice sous le nom de Théodore. Elle, ou plutôt il, devient rapidement très populaire grâce à son courage et sa beauté. On lui confie la garde et la protection d’un couvent. Une des nonnes tombe amoureuse de Théodore. Comme Théodore refuse ses avances, la nonne décide de se venger en allant dans les bras d’un autre soldat et finit par tomber enceinte. Elle accuse alors Théodore en disant qu’il est le père de son enfant à venir. Théodor(a)e ne cherche pas à prouver son innocence, car elle ne veut pas de représailles contre sa famille, et elle ne peut toujours pas épouser la nonne pour se racheter puisqu’elle est une femme. Les autorités ordonnent donc sa décapitation. Juste avant sa mort, elle aurait dit « que ma tombe soit une église, mes cheveux des arbres, mon sang une rivière ».

C’est après sa mort qu’on découvre qu’elle était une femme. On l’enterre à la sortie du village et une petite chapelle est érigée sur sa tombe. Avec le temps, pas moins de 17 arbres poussent sur cette chapelle. Ils mesurent près de 20m de haut et pèsent plusieurs tonnes. Et pourtant la petite église tient toujours debout. Encore plus incroyable, il n’y a aucune racine visible! Que ce soit à l’extérieur ou à l’intérieur de l’église, il n’y a rien!

Une étude récente a permit de démontrer que les racines se sont frayées un chemin à travers les interstices des pierres mais sans détruire le minuscule bâtiment. Ce qui est un véritable miracle!

Theodora est célébrée comme une sainte le 11 septembre. Ce jour là, c’est un véritable pèlerinage de plusieurs milliers de croyants qui affluent de toute la Grèce pour la prier et espérer obtenir un miracle. Ce lieu est véritablement incroyable et attire continuellement des croyants et des curieux. Vous aussi vous n’en croirez pas vos yeux en pénétrant à l’intérieur de cette église miraculeuse 🙂

Les oliviers!

Une dizaine de kilomètres plus loin vers le sud, quand la route redescend vers la plaine, je suis saisi par ce panorama incroyable.

La plaine est recouverte de plantations qui s’étendent jusqu’à l’horizon! Des oliviers par milliers, par millions même, à perte de vue!

C’est toute cette région qui produit les fameuses olives de Kalamata.

La lagune de Gialova

Après plus de 100km de route en direction de Pylos, j’arrive sur la côte ouest du Péloponnèse, dans une zone préservée et protégée Natura 2000. C’est la lagune de Gialova (aussi connu sous le nom de lagune de Divari).

Cette zone humide est un véritable paradis pour les oiseaux (258 espèces répertoriées dont des espèces rares) et c’est aussi un paradis pour les moustiques… On y trouve aussi le caméléon africain. C’est d’ailleurs le seul endroit d’Europe où on peut observer cette espèce en liberté dans la nature.

Une longue piste sableuse longe la grande plage de Divari qui donne sur la baie de Navarin.

Du sable fin, une eau transparente, de la belle nature, et beaucoup de place! C’est presque un véritable luxe en Grèce 😉

Il est facile de se garer à peu près où on veut. Je profite de cette belle fin d’après-midi avec un grand plaisir 🙂

Un peu plus loin se cache un autre trésor : la plage de Voidokillia. Avec sa forme originale en fer à cheval, c’est sans aucun doute une des plus belles plages de Grèce 🙂

Des dunes de sables blancs en font le tour, l’eau est transparente et peu profonde. Elle est magnifiquement préservée car il n’y a aucune installation ou bar de plage, et le village le plus proche est à 2km.

(Elle n’a peut être qu’un seul défaut, les moustiques)

Pour rejoindre cette sublime plage, il faut contourner un imposant massif rocheux d’une hauteur de 200m à l’entrée de la baie. Au sommet on y trouve le Château du Vieux-Navarin, ou Navarino. Cette forteresse a été construite par les Francs en 1280, puis a changé de propriétaires à de nombreuses reprises au cours des siècles. Il n’en reste plus que des remparts en ruine. L’accès est libre mais la visite est en théorie interdite à cause des risques d’éboulements.

Il y a un autre site curieux sur ce massif rocheux : la Grotte de Nestor. Selon la légende, c’est dans cette grotte qu’Hermès aurait caché les 50 bœufs volés à Apollon. L’intérieur de la grotte n’est pas très intéressant, son principal intérêt (en plus de la légende mythologique), c’est que son ouverture donne directement sur la belle plage de Voidokillia.

Il est temps de rejoindre mon logement du soir, à 1h de route. J’arrive dans la petite localité d’Agios Andreas, donnant sur le golfe de Messénie. Je loge au Sarantakis apartments, un chouette endroit que je recommande vraiment. Des chambres immenses avec terrasses, un jardin privatif et calme, et un accès à une petite plage privée. C’est parfait! 🙂

Pour le diner, c’est très simple, à seulement deux minutes à pieds, il y a le restaurant Jamas. J’y ai sans doute mangé mon meilleur repas de ce roadtrip en Grèce 🙂 Cuisine familiale, un accueil et un service adorable, tout était frais et bon. Vraiment une belle adresse!

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Road trip en Grèce : de Leucade à Olympie

Nouvelle journée dans la belle ile de Leucade, avant de reprendre la route pour ce road trip en Grèce. La prochaine étape du trajet sera de rejoindre la péninsule du Péloponnèse dans le sud du pays, et en particulier le célèbre site d’Olympie! 🙂

Le saut de Leucade

Tout d’abord, direction la pointe sud de Leucade. Ici se trouve un site connue depuis l’antiquité appelé le Saut de Leucade.

Selon une ancienne légende, les amants qui n’étaient pas aimés en retour, se jetaient de désespoir depuis la falaise. S’ils survivaient, ils étaient guéris de cet amour malheureux. Quand on pense que la falaise mesure 72m de haut, on se doute que le taux de survie ne devait pas être très élevé. Heureusement cette tradition remonte loin dans le passé. Sinon, vous pouvez juste venir ici car c’est joli 🙂

Le phare Akrotiri a été construit au sommet de la falaise en 1913.

Après cette chouette balade matinale, il est temps hélas pour moi de quitter cette belle ile de Leucade. Direction le Péloponnèse. Hop en route pour environ 2-3h et 200km de trajet!

Le Pont Rion-Antirion

Pour rentrer dans la péninsule du Péloponnèse, je choisi de passer par le grand pont Rion-Antirion, qui comme son nom l’indique, rejoint les villes d’Antirion (côté Grèce continentale) et Rion (côté Péloponnèse). Une fois qu’on a payé le péage (14.70€), hop en 5 minutes on est de l’autre côté! Si vous n’êtes pas pressé, vous pouvez prendre l’autre option qui consiste à traverser en ferry. C’est moins cher que le pont et la traversée dure 26 minutes. En bonus, vous aurez aussi l’occasion de découvrir cette merveille d’ingénierie sous toutes ses coutures.

Ce gigantesque pont à haubans est en effet une fierté pour les Grecs. Il est achevé en 2004 pour les JO d’Athènes. Il mesure 2.8km de long et son point culminant est à 163m de hauteur. C’est le troisième plus grand pont à haubans du monde derrière le viaduc de Millau et un pont en Chine. Ce pont a entre autre été conçu pour résister à un tremblement de terre de magnitude 7, ainsi qu’à un choc frontal contre un pétrolier et il peut s’adapter à la tectonique. En effet le Péloponnèse s’éloigne de la Grèce d’environ 8mm par an et le pont est capable de s’étirer! Mais jusqu’à quel point? mystère!

Patras

Peu après la traversée du pont, je décide de faire une petite pause dans la ville côtière de Patras pour visiter la plus grande église de Grèce! Il s’agit de la Basilique Saint-André-Apôtre de Patras. Elle est inaugurée en 1974. La basilique a une capacité de 5500 places assises. Le dôme mesure 50m de haut avec une croix en or de 5m au sommet. Il est entouré de 12 autres dômes symbolisant les douze Apôtres de Jésus.

Selon la légende, André, un des douze apôtres de Jésus aurait fini crucifié en martyr à Patras en l’an 60. Son corps a ensuite été transporté à Constantinople, puis Rome. Son crâne était d’ailleurs une des reliques les plus importantes de la basilique Saint-Pierre de Rome jusqu’en 1964. En effet, cette année là, le pape Paul VI décide de rendre le saint crâne à la ville de Patras. Il est maintenant conservé dans la basilique, dans un très joli reliquaire en argent.

Le grand lustre qui pend du plafond peint et particulièrement imposant!

Le centre ville n’offre pas grand chose à voir. Patras a été presque entièrement détruite en 1821 durant la guerre de d’indépendance des Grecs contre l’empire Turc. C’est une ville moderne avec un important port industriel. Il faut tout de même noter le musée archéologique de Patras. Il est réputé et c’est parait-il le deuxième plus grand de Grèce après celui d’Athènes. Mais je n’ai pas trop le temps pour le visiter (un musée archéologique, j’y passe des heures!). Sur les hauteurs qui dominent la ville, on peut aussi visiter les ruines de l’ancienne forteresse du VIe siècle et les quelques ruelles du Patras historique autour.

Je décide donc de faire une bonne pause déjeuner dans une petite taverne de rue 100% locale. Le resto Tzelos mezeklikia (Riga Fereou 171). Chouette accueil, ambiance familiale, plein de bons petits plats à grignoter, pas cher, bref une adresse cool comme on les aime 🙂

Je ne m’attarde pas trop car il me reste encore une bonne centaine de kilomètres et environ deux heures de route avant de rejoindre la prochaine étape de ce roadtrip : un des sites les plus connus de Grèce!

Olympie

Me voici arrivé à Olympie et je suis assez surpris : c’est minuscule! C’est un tout petit village composé de quelques rues et il ne doit pas y avoir plus de 1200 habitants. Ce village « moderne » n’existe administrativement que depuis 1908. C’est assez curieux quand on sait qu’il est collé à l’un des sites archéologiques les plus célèbres du monde. En fait dans l’antiquité, Olympie n’a jamais été une ville ou une cité, mais un sanctuaire, uniquement habité par des prêtres et le personnel des temples.

J’arrive donc dans l’après-midi dans cette petite bourgade perdue au milieu de la campagne, et je m’arrête à mon logement. C’est le petit Hôtel Hermès, juste à l’entrée de la ville sur la route principale. C’est un hôtel simple qui n’a pas bougé depuis les années 1970. Tout est d’époque haha Une chambre plus que basique et tarif plus que pas cher. Pour une nuit, ça suffira. Je file ensuite à pieds jusqu’à l’entrée du site archéologique d’Olympie, situé à quelques minutes de marche. Au cas où, il y a un grand parking gratuit juste à l’entrée du site 🙂

Après avoir traversé le pont métallique enjambant le ruisseau qui délimite le site Olympique, je me dirige à l’entrée du musée pour prendre le billet combiné 12€ (site + musée) et je me dirige vers le sanctuaire. Le site d’Olympie est occupé depuis des millénaires et on sait qu’il était plus particulièrement dédié à Zeus, le roi des dieux de l’Olympe.

Alors comme le sujet m’intéresse, je vous fais un « petit » résumé des Jeux Olympiques dans l’Antiquité 🙂 Dans la mythologie, le héros Héraclès aurait instauré la tradition des Jeux Olympiques (et de la trêve qui l’accompagne). Ces jeux perdus depuis des siècles sont repris officiellement en l’an -776 par le roi Iphitos. Tous les quatres ans, on fait annoncer dans toute la Grèce que les jeux vont avoir lieu et que c’est le début de la trêve sacrée. Toute attaque est punie d’amende et la cité-état prise en faute est exclue des jeux. Les athlètes ont un mois pour rejoindre le site et s’entrainer avec les autres participants. Une véritable foire est alors organisée autour des jeux. Les artistes poètes, les sculpteurs et peintres de toute la Grèce viennent exposer et se montrer. Le public afflue en masse. Les esclaves et les barbares (les non-grecs) peuvent aussi assister aux Jeux, mais pas les femmes. Elles ont leur propres jeux réservés, les Héraia. Les athlètes font un serment devant la statue de Zeus avant de se préparer pour les épreuves qui s’étalent sur 7 jours. Les épreuves sont composées de courses hippiques (en char et aussi à dos de cheval, sans selle ni étrier), et d’épreuves gymniques où les athlètes sont complètements nus et la peau enduite d’huile. On y retrouve l’épreuve du pentathlon (lancer du disque et du javelot, saut en longueur, course et lutte). L’épreuve reine des jeux, c’est le Stadion, l’équivalent du 100m moderne. C’est la course la plus rapide pour couvrir la longueur d’un stade, soit 192m. Le vainqueur donne alors son nom à l’olympiade. Le grand stade d’Olympie pouvait accueillir 40.000 spectateurs!

Les épreuves de lutte sont très populaires, tout comme le pugilat qui ressemble à la boxe anglaise, où on doit mettre KO son adversaire par des coups à la tête. Il y a aussi l’épreuve du pancrace où on peut tout faire pour mettre son adversaire hors de combat, sauf mettre ses doigts dans ses yeux, le mordre ou tirer sur ses parties génitales. Bref, un peu l’ancêtre du MMA 🙂 Il y avait aussi une course en armes où les athlètes doivent courir deux tours de stade avec un casque et un bouclier. Seul le vainqueur de chaque épreuve a droit au bandeau de la victoire et au tour d’honneur sous les acclamations de la foule en délire. Il n’y a pas de récompense pour le deuxième et le troisième. À la fin des jeux, chaque vainqueur d’épreuve reçoit une couronne d’olivier lors d’un grand banquet. Les poètes chanteront leurs exploits à travers les contrées, et une statue en leur honneur est dressée sur le site d’Olympie.

De retour dans leurs cités, les athlètes porteurs de la couronne d’olivier sont célébrés en héros et reçoivent richesses et privilèges. Leur prestige est tel que les cités rivalisent pour avoir plus le plus de champions à leur palmarès. À ce jeux là, c’est la cité de Sparte qui l’emporte sur les autres. Parfois, des cités n’hésitent pas à essayer de débaucher des athlètes étrangers ou à tenter la corruption et les pots de vin. Les athlètes pris en flagrant délit de tricherie doivent payer une forte amende. L’argent récolté sert à ériger des statues à l’entrée du stade où on rappelle que tricher c’est pas bien et le nom des athlètes tricheurs est affiché et lu par tout le monde. Un véritable hall of shame! 🙂

Cette formule des Jeux Olympiques rencontre un vif succès et se répand dans tout le monde Grec. D’autres cités créeront aussi leurs propres jeux en copiant ceux d’Olympie. Mais c’est vraiment les Jeux d’Olympie qui sont les plus importants et les plus sacrés.

On a du mal à imaginer la splendeur des temples quand Olympie rayonnait dans le monde Grec. Par exemple, c’est ici que se trouvait une des 7 merveilles du monde : la grande statue de Zeus, en ivoire et en or, haute de plus de 12m et sculptée par Phidias! Elle était dans un temple immense dont il ne reste rien. La statue a plus tard été emportée par les romains jusqu’à Constantinople, et elle a hélas disparu dans un incendie.

Les jeux olympiques vont se dérouler pendant plus de mille ans sans interruption, jusqu’en l’an 393, quand l’empereur romain Théodose décide d’arrêter les traditions grecques païennes. Plus tard, en 426, les romains détruisent les temples. Enfin, un siècle plus tard, un séisme finira d’achever le sanctuaire d’Olympie et il restera plus qu’un champ de ruines laissé à l’abandon. Puis, tout le site disparait sous les sédiments au cours des siècles. Ce n’est qu’en 1829 que des fouilles permettent de redécouvrir les traces de l’antique Olympie.

Les objets découverts lors de ces fouilles sont maintenant entreposés dans le musée. Avec son look néo-classique épuré au milieu de la nature, il est très beau de l’extérieur. Et il est encore plus beau à l’intérieur!

Des milliers d’artefacts antiques ont été découverts lors des fouilles et on retrouve dans ce musée la plus grande collection de bronzes antiques au monde.

Parmi les chef d’œuvres présents, il y a deux grandes statues : Hermès portant Dionysos enfant sur un bras et la déesse de la Victoire Niké.

On retrouve aussi les deux frontons du grand Temple de Zeus, des ensembles de sculptures monumentales de 26m de long. Au moment de sa construction, le grand temple de Zeus à Olympie était le plus grand temple de Grèce! Le fronton ouest représente le banquet de mariage du héros Pirithoos et Hippodamie. Dans cette épisode de la mythologie, durant le banquet des festivité, parmi les invités, il y a des Centaures de la région. Ils deviennent rapidement complètement ivres à cause du vin et kidnappent la jeune mariée et ainsi que les autres femmes présentes au banquet pour abuser d’elles! Il s’en suit évidemment une terrible bataille avec d’un côté le héros (soutenu par Appolon, la grande statue centrale) et les Lapithes (la tribu de la mariée), et de l’autre côté, les Centaures.

Bien évidemment, les Centaures en prennent plein la tronche! On retiendra donc qu’il ne faut pas les inviter à un banquet de mariage pour ne pas gâcher la fête!

Le fronton du côté Est représente un des mythes fondateurs du Péloponnèse : la préparation de la course de chars entre le héros Pélops et le roi Oenomaos. La légende raconte que le roi Oenomaos, fils du dieu de la guerre Arès, reçoit un jour la prédiction qu’il sera tué par celui qui épouserait sa fille. Pour éviter ce fâcheux incident, il déclare publiquement qu’il donnera la main de sa fille à celui qui remportera la victoire dans une course de char face à lui. Possédant un char de combat et des chevaux imbattables, offerts par son père le dieu Arès, il remporte toutes les courses et tous les malheureux prétendants sont mis à mort.

Mais un jour, le héros Pélops se présente. Il est le fils de Tantale et un protégé de Poséidon. Il reçoit l’aide du dieu des mers qui lui offre des chevaux divins. Il va aussi soudoyer Myrtilos, le cocher du roi, qui va saboter le char de combat. Pendant la course, au moment où les adversaires sont au coude à coude, une roue du char du roi se détache, il chute et meurt trainé par ses chevaux. Pélops devient alors le nouveau grand roi et le Péloponnèse porte son nom 🙂

J’ai personnellement adoré la visite de ce musée que je vous recommande particulièrement!

Je fini cette belle journée à l’une des nombreuses terrasses de tavernes d’Olympie 🙂

… avant de rejoindre mon fabuleux hôtel Hermès. J’avais promis au vieux propriétaire de venir y manger le soir, car c’est son encore plus vieux père qui fait la cuisine! Autant vous dire que le cuisinier avait largement dépassé l’âge de la retraite mais il insistait pour continuer de faire cuire ses grillades. Ce n’était peut être pas le meilleur repas du monde, mais c’était très touchant. Je sympathise aussi avec un couple de voyageurs français et on passe toute la nuit à discuter, manger et trinquer 🙂 Du moins jusqu’au moment où le propriétaire nous demande de partir de table car il veut rentrer dormir haha. C’est donc avec le sourire que se termine cette nouvelle belle journée bien remplie en Grèce 🙂

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Road trip en Grèce : à la découverte de la belle Leucade

Pour cette nouvelle journée de road trip en Grèce, l’objectif du jour est de rejoindre Leucade, une magnifique île grecque de la mer Ionienne, célèbre pour ses falaises de craie blanche et ses eaux turquoise. Contrairement à la plupart des îles grecques, elle présente la particularité unique d’être accessible en voiture depuis le continent. Alors j’en profite, hop en route! 🙂

Réveil à Menidi

Cette journée commence par un réveil agréable dans le petit village de Menidi. Après un agréable café sur la terrasse ensoleillée du Corali, le petit hôtel familial où j’ai passé la nuit, je prends la voiture pour grimper sur les hauteurs du village. Au niveau du terrain de football communal, il y a cette belle vue sur le Golfe Ambracique 🙂

La journée s’annonce excellente !

Petit bonus, il y a une curiosité insolite à découvrir cet endroit. Il s’agit d’un avion de chasse! Plus précisément un ancien Lockheed F-104G de la Force Aérienne Grecque!

Si vous êtes passionné par le sujet, sachez qu’il y en a d’autres exposés un peu partout dans le pays. Il y a même une liste disponible sur ce site.

Je reprends la route en direction d’un des joyaux de la Grèce, l’île de Leucade!

En réalité je devrais plutôt dire la presqu’île de Leucade, car depuis l’antiquité, elle est reliée au continent par un étroit passage au nord, qui permet de la rejoindre sans avoir à prendre un bateau.

Leucade, la ville

Quand on arrive sur l’ile de Leucade, on passe obligatoirement par sa capitale, la ville de Leucade (ou Lefkada) et ses 10.000 habitants. Cette cité a été fondée au VIIe siècle avant JC par les Corinthiens.

La balade dans cette ville ne m’a pas laissé un souvenir impérissable : beaucoup de monde, des embouteillages sur la route principale qui fait tout le tour de la ville, des boutiques pour touristes partout, un port de plaisance assez banal, un labyrinthe de petite ruelles sans charmes mais qui ont au moins le mérite d’être bien colorées.

Sur la colline qui surplombe la ville, vous pouvez visiter le monastère de Faneromeni. Il vaut le coup pour son joli parc où il y a même un minuscule zoo et un petit jardin botanique. Mais j’avoue qu’après avoir visité tous les monastères des Météores, j’étais un peu moins intéressé …

Leucade, la plage

Je m’enfuis rapidement de la petite ville car je ne suis pas venu ici pour ça. Direction la plage! Je longe donc la côte ouest de l’ile. C’est la plus belle côte, celle qui donne sur la Mer Ionienne, sur les grands espaces, sur les belles falaises et les plages de rêve! À environ 20min de route de la ville de Leucade, il y a le petit village Agios Nikitas que je vous recommande fortement!

Ce village pittoresque et touristique possède aussi une petite plage paradisiaque : Paralia Agios Nikitas 🙂 On rejoint cette plage à pied en quelques minutes depuis la rue principale bordée de tavernes et de terrasses.

Le plus dur sera d’arriver à se garer, les quelques places de parking au niveau de la rue principale sont toutes prises d’assaut. Mon conseil : se garer le long du mur en béton avant d’arriver au village.

Depuis la route un sentier mène directement à ce petit coin de paradis à l’écart de la foule, où vous pourrez vous baigner en toute tranquillité, dans une eau limpide au milieu des rochers 🙂

Bonus : il y a une autre plage secrète! La plage de Mylos. Elle se mérite d’avantage. Il faut grimper sur la colline et marcher environ 20min (ou prendre un bateau taxi pour 3 euros). En récompense, une belle grande plage entourée de falaises et ‘presque’ rien que pour vous 🙂

Leucade, les hauteurs

Le centre de l’ile est recouvert de montagnes. Sur ces sommets on trouve quelques villages perchés. Un des plus typique est celui de Karya. Il est réputé pour son artisanat autour de la dentelle. De nombreuses boutiques vendent les créations locales.

Ce qui fait aussi le charme de ce village c’est sans aucun doute sa grande et belle place centrale bordée de platanes. C’est réellement l’endroit idéal pour siroter un verre à l’ombre à la terrasse d’une des nombreuses tavernes 🙂

Urbex dans une ancienne base militaire

Près du village de Kyria, sur le plateau Agios Donatos, il y a un lieu insolite : une ancienne base militaire construite par les USA pendant la guerre froide en 1965. Le site est facilement accessible en voiture et vous pouvez explorer librement les lieux. C’est une des bases faisant partie du réseau « 486L – MEDiteranean COMmunications Troposcatter ».

Quatre grandes antennes en acier permettaient de communiquer avec des bases de l’Otan en Méditerranée. Elles sont regroupées par paires dans des directions opposées, une antenne pour émettre, une antenne pour recevoir.

En contrebas des grandes antennes, il reste les ruines du camp militaire qui abritait une trentaine de soldats. Après la chute du Mur de Berlin et la fin de la guerre froide, la base est abandonnée. Le site est rendu à l’état Grec et la population locale est venu récupérer tout ce qui restait. C’est une chouette visite insolite 🙂

La petite église du prophète Elias

À proximité du site de l’ancienne base militaire, il y a cette incroyable minuscule église isolée et perchée sur un sommet. La route qui y conduit n’est pas en très bon état, mais le déplacement en vaut la peine. Coup de cœur assuré!

L’intérieur de l’église est plus que sobre et minimaliste et comporte une unique fresque colorée sur un mur.

Depuis ce site d’exception, vous aurez une panorama à 360 degrés sur toute l’ile de Leucade.

C’est vraiment de toute beauté 🙂

Pour finir la journée en mode farniente, je rejoins l’hôtel Thalero Holidays Center (Ligia, Kariotes 311 00) au nord-est de l’ile. Belle chambre à prix correct, et surtout une grande piscine et un bar à cocktails 🙂

J’en profite jusqu’au coucher du soleil. Pour diner, je vous recommande le restaurant Koutouki, à quelques minutes à pieds à peine, le long de la route principale. C’est une belle taverne grecque traditionnelle, au service impeccable, avec de bonnes portions et des prix corrects.

Après une belle nuit, c’est reparti pour profiter de la beauté et des douceurs de l’ile de Leucade 🙂

La plage de Pefkoulia

Direction la plaaaage! 🙂 Je reprends la route en direction d’une plage que j’avais vu la veille, la grande plage de Pefkoulia au nord-ouest. La vue depuis la route sur les hauteurs, la plage, tout est magnifique!

La plage est facilement accessible en voiture. Un parking gratuit vous attend au pied de la falaise. Le passage à pied vers la plage se fait par la terrasse du bar-resto The Deck. La plage est divisée en deux parties. La partie gauche, c’est celle qui est organisée, avec les transats payants. La partie droite, la plus grande, c’est la plage libre et gratuite. C’est cette partie que j’ai choisi, avec une grande étendue de sable, où il y a de la place pour tout le monde et où on est au calme 🙂

Encore plus loin sur la droite, c’est la zone pour du camping sauvage à l’abri des pins et les naturistes. En bonus, de temps en temps, vous verrez des parapentes venir atterrir sur la plage! J’ai vraiment aimé cette plage pour sa tranquillité, son eau limpide et son côté nature. Petit coup de cœur 🙂

Panorama sur la Plage d’Egremmi

En suivant la côte vers le sud, c’est la zone des grandes falaises et des plages plus belles les unes que les autres, mais qui sont aussi de plus en plus difficiles d’accès. Depuis le point de vue aménagé en face du restaurant Taverna Oasis, vous aurez par exemple un panorama magnifique sur la plage d’Egremmi. Elle est classée dans le top 10 des plus belles plages du monde!

Cette plage se mérite : après un parking (payant 8 euros), il faut marcher 2km le long d’une route en pente à 15% (fermée à la circulation) puis emprunter un escalier vertigineux le long de la falaises avec 409 marches. Environ 30-40 min à l’aller, et au moins 1h30 au retour, et le tout sans ombre! Bon courage! 🙂 (sinon, la plage est aussi accessible en bateau)

J’ai préféré la voir depuis les hauteurs 😉

Café Panorama

En continuant la route vers le sud de l’ile, il y a un endroit qui ne paye pas de mine. Mais si on s’arrête, c’est le coup de cœur assuré 🙂 Ce lieu, c’est le Café Panorama. Dans un virage au bord de la route, il y a cette petite bicoque. N’hésitez pas, garez vous! Commandez un café glacé, une petite bière ou un petit quelque chose à grignoter. Il n’y a pas grand chose d’autre à commander, et c’est pas cher. Installez vous sur un tabouret et là, vous avez ça 🙂

Vous êtes littéralement perché complètement au dessus du vide, avec une falaise de plus de 100 mètres juste en dessous de vous! Ce n’est pas le moment de faire tomber quelque chose haha.

Pour info, c’est au niveau de la petite flèche jaune sur la photo!

Cette vue imprenable mérite vraiment une petite halte pour le plus beau café panorama 😉

Porto Katsiki

C’est LA plage la plus célèbre de Leucade, un peu plus loin sur la route : Porto Katsiki. Avec son étroite bande de sable sous des hautes falaises blanches et une eau bleu transparente, elle a tout pour faire rêver! 🙂 Elle est considérée comme une des plus belles plages du monde!

Derrière cette véritable image de carte postale, il y a le revers de la médaille. L’accès par la route est un véritable calvaire. Ca bouchonne, quasi impossible de trouver une place pour se garer le long de la route ou encore moins dans l’unique petit parking, où on vous demandera de payer au moins 10 euros de stationnement. Il faut ensuite prendre un escalier raide de 100 marches pour rejoindre la plage, où il n’y a pas d’ombre et où les rochers ont parfois tendance à chuter de la falaise. Enfin, l’unique bar de plage a la réputation d’être de mauvaise qualité et hors de prix, et enfin, il n’y a pas de toilettes. Pour couronner le tout, cette plage est aussi desservie par des bateaux de touristes qui déversent d’un seul coup des centaines de personnes. Les bateaux restent ensuite devant la plage avec de la musique à fond.

Si malgré tout ça, vous voulez toujours y aller, alors foncez! 🙂

Vasiliki

Quelques kilomètres plus loin se trouve le village de Vasiliki, à l’abri d’une très belle baie au sud de Leucade. L’endroit est populaire pour faire de la planche à voile grâce à un vent chaud qui se lève en fin d’après-midi. Malgré le vent, il n’y a pas de grosses vagues. Il y a une grande plage de petits galets avec une eau peu profonde. Attention tout de même si vous vous baignez à ne pas vous prendre une planche à voile dans la tête!

C’est dans ce charmant petit coin de paradis que je termine ma journée. J’ai choisi l’hôtel Katerina Lefkada. Belle piscine et joli point de vue en hauteur, mais la chambre est assez petite, et la route d’accès est vraiment étroite et difficile. Pour le dîner, je vous conseille le restaurant Maistros au bord de l’eau pour ses excellentes grillades de poissons. Après cette belle journée où j’ai totalement cramé à la plage, je m’endors dans les bras de morphée 🙂

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Road trip en Grèce : Météores, Gorges de Vikos et Grèce occidentale

Deuxième journée sur le célèbre site des Météores. Au programme, continuer la visite des monastères, puis partir vers l’ouest, vers la Grèce Occidentale. Des magnifiques site à découvrir, vous allez voir ça 🙂

Les Météores, la suite!

Après les différentes visites de la veille, je commence la journée avec la découverte du Monastère du Grand Météore. Il est fondé par Saint Athanase, un moine qui priait avec sa communauté au mont Athos au XIVe siècle. Comme les moines du mont Athos étaient souvent pris pour cibles par les pirates turcs, Saint Athanase décide de quitter les lieux pour trouver un nouvel endroit où se retirer pour prier. Il finit par découvrir le site des Météores où vivent déjà quelques ermites. C’est l’endroit idéal! Il s’installe sur le plus haut rocher et prie Dieu, loin du monde. D’autres moines le rejoignent. En 1382, il construit une église et instaure une vie monastique. Sa renommée va se propager dans toute la Grèce. C’est principalement grâce à lui que les moines affluent de toute part et que les autres monastères sont créés. Le monastère actuel est fondé en 1536, et la petite église initiale est conservée comme sanctuaire de la grande église.

C’est donc le monastère principal du site des Météores, c’est le plus grand, et c’est aussi le plus touristique… Après avoir gravi les 146 marches d’un escalier creusé en 1922, on domine tous les autres monastères depuis le sommet. Est-ce l’afflux des touristes dès le matin, une certaine lassitude après avoir visité les autres monastères la veille ? Toujours est-il que je n’ai pas été plus transporté que ça par le monastère du Grand Météore … je crois que la vie de moine, ça ne me fait définitivement pas rêver haha 🙂

Je fais d’ailleurs l’impasse sur un autre monastère, celui de Saint-Nicolas Anapafsas (le plus petit des monastères, et le plus proche du village de Kostraki). Après tout, 5 monastères visités sur 6, c’est déjà un bon score ! Il ne faut pas trop abuser des bonnes choses.

Après un dernier regard sur le très beau Monastère de Varlaam, il est temps de reprendre la route pour sillonner l’ouest de la Grèce continentale 🙂

Janina

Une centaine de kilomètres à l’ouest des Météores et de la ville de Kalambaka, se trouve la ville de Janina (ou Ioannina). C’est la ville la plus importante de la région d’Epire. Elle est située sur la rive ouest du grand lac Pamvotis. Sur ce lac se trouve une petite île. Cette ville, ce lac et cette île sont très connus en Grèce. Ils sont étroitement liés à l’histoire du célèbre Ali Pacha. Ce personnage d’origine albanaise, un peu brigand, un peu politique, à force d’alliances et de magouilles diverses, fini par obtenir le titre de Pacha en 1784. À l’époque la Grèce fait partie l’empire Ottoman, et à Constantinople le Sultan règne sur l’empire. Les Pachas sont des sortes de gouverneurs de provinces. Grâce à ce titre, son influence s’étend. À son apogée, il gouverne 2 millions d’habitants et plusieurs dizaines de milliers de troupes dans son armée. Il devient alors un interlocuteur des occidentaux qui voient en lui une possibilité de grignoter l’empire Ottoman. Ali Pacha s’imagine en effet un peu plus que Pacha et rêve même d’indépendance. Le nouveau sultan Mahmoud II ne voit pas du tout les choses de cette façon. C’est le début de la guerre ouverte en 1820. Les troupes du sultan assiègent la région et renversent l’armée d’Ali Pacha. En 1822, il se réfugie sur l’ile au milieu du lac. Des assassins finissent par le tuer et sa tête est ramenée en trophée à Constantinople. Cette guerre qui a mobilisée une bonne partie des troupes turques sera le point de départ de la Guerre d’Indépendance. Profitant de cette agitation, des révolutionnaires sèment le trouble et se révoltent. Cette guerre aboutira à l’indépendance de la Grèce en 1830, mais c’est une autre histoire 🙂

La route E92 qui passe sur les hauteurs au nord du lac permet d’avoir une belle vue sur ce lieu d’histoire 🙂

Au passage vous remarquerez ce petit ex-voto sur la photo. Il y en a partout sur les routes de Grèce. On les appelle aussi des afieroma. Ils sont parfois en forme de basilique en pierre ou en ciment, et parfois même décorés. Ils célèbrent à la fois le souvenir d’une personne décédée dans un accident de la route, ou au contraire quelqu’un qui a échappé à un accident, ou le culte d’un saint. Vous en verrez vraiment partout et je tenais à laisser un petit mot à ce sujet 🙂

Zagori

Ce mot étrange correspond à une zone située à une trentaine de kilomètres au nord ouest de Janina. La région montagneuse de Zagori est constituée de petits villages de pierres entourés de forêts sacrées et reliés entre eux par des chemins pavés, des escaliers et des ponts en arc. Cette unité culturelle autour du bassin de la rivière Vikos est même inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco!

La route qui grimpe vers cette région passe à côté d’une grande statue de 6m de haut, visible de loin. C’est le monument en hommage aux femmes Zagoria des montagnes du Pinde. Pendant la seconde guerre mondiale, en automne 1940, les troupes italiennes tentent d’envahir la Grèce en passant par l’Albanie. Les troupes grecques stoppent leur avancée dans les montagnes, dans la région de Vrysochori. Mais hélas, ils sont loin de tout ravitaillement possible. Ce sont finalement les femmes des villages, qui porteront sur leur dos, à travers les montagnes et dans la neige, les armes et les provisions nécessaires aux combattants, leur permettant ainsi de contrer victorieusement les armées fascistes. Ce sacrifice et cette bravoure des femmes est commémoré ici.

Et en plus, en vous arrêtant ici, vous aurez un très beau panorama sur la région!

En continuant sur la route, les superbes paysages de Zagori s’offrent à vous 🙂

Au loin on distingue le village de Monodéndri, la principale localité de la région.

Les Gorges de Vikos

Il y a de nombreuses manières de découvrir les Gorges de Vikos. Vous pouvez rejoindre le petit hameau de Vikos à une trentaine de kilomètres au nord, il donne droit sur l’entrée des gorges. De là, vous pourrez suivre un sentier de randonnée le long de rivière Voïdomátis qui coule au fond du canyon, avec son eau limpide et fraiche 🙂 Si vous voulez une option plus sportive, choisissez les marches de Vradeto. Après avoir traversé des vieux ponts ottomans en pierres avec leurs arches typiques de la région (dont le fameux pont Kokkori), vous grimperez la falaise en suivant un antique escalier (1100 marches, 39 virages, 250m de dénivelé!). Cette randonnée vous conduira au point de vue de Beloi. Il existe une option plus tranquille, c’est celle que j’ai choisi 😉 Il suffit de continuer la route unique qui traverse le village de Monodendri en direction du point de vue Oxya.

En prenant cette option, n’oubliez pas de vous arrêter à la forêt de pierre. Ce site naturel est juste au bord de la route, dans un virage. Vous découvrirez un incroyable labyrinthe de formations rocheuses aux formes improbables.

C’est vraiment un très chouette endroit à découvrir! 🙂

Deux kilomètres plus loin, la route se termine sur un petit parking. Enfin, après quelques minutes de marche, on débouche sur ça! BIM !

Le point de vue Oxya sur les Gorges Vikos est sublime! 🙂

Si vous êtes sensibles au vertige, ne vous avancez pas plus loin, car le petit sentier continue à flanc de falaise, et sans aucune sécurité. Vikos est classée par le Guinness des records comme la gorge la plus profonde du monde par rapport à sa largeur!

Ce grand canyon s’étend sur 10 km, entre Monodendri et Vikos. Les parois à pic peuvent atteindre une hauteur maximale de 1200m!

Ce site peu connu mérite laaaaargement le détour dans un roadtrip en Grèce! 🙂

Après en avoir pris plein les yeux, je reprends la route vers le sud. Direction du sud-est pour traverser le Parc National de Tzoumerka.

Le Parc National de Tzoumerka

Ici, d’autres merveilles vous attendent sur la route. Par exemple, depuis le petit village de Kalentzi, une piste vous amène à proximité de la belle cascade de Klifkis. Ce site naturel se mérite car si la descente est facile, la remontée sera bien plus pénible (se renseigner avant au village pour savoir s’il y a du débit, et là, il n’y avait pas d’eau du tout snif).

En chemin, vous pourrez avoir ce beau point de vue sur le canyon d’Arachtos. En tournant la tête sur droite, c’est la vallée de Tzoumerka. On distingue bien le grand massif montagneux qui s’étire sur 40km de long et qui forme une frontière naturelle entre l’Épire et la Thessalie.

En plein cœur de ce massif, il y a un site naturel que je voulais découvrir : les grandes cascades de Tzoumerka, qui sont situées sur les hauteurs à une altitude de 1360m. Hélas, en me rapprochant de plus en plus du site, je croise plusieurs personnes qui me confirment qu’elles sont complètement à sec. Petite déception … Je m’évite finalement ce détour supplémentaire dans la montagne et je reprends la route vers le sud en direction de l’Epire et de la ville d’Arta. En tout cas si la chance est avec vous, vous pourrez découvrir les plus belles cascades de Grèce 🙂

L’aqueduc romain de Nikopolis

En arrivant à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de la ville d’Arta, il y a une curiosité à découvrir : l’aqueduc romain de Nikopolis. Ce site est juste au bord de la route E951, mais il n’est presque pas indiqué, alors ne loupez pas la sortie. Nikopolis est une cité fondée par l’empereur romain Octave pour célébrer sa victoire à la grande bataille navale d’Actium en l’an -31 dans le Golfe Ambracique pas très loin d’ici (où il affrontait Marc-Antoine et Cléopâtre). Cette bataille lui ouvrira la voie au titre d’Empereur Romain.

L’aqueduc (qui faisait partie d’un réseau long de 50km) permettait d’alimenter en eau potable la cité de Nikopolis et ses 150.000 habitants!

Cette merveille d’ingénierie romaine a traversé les millénaires sans trop de dégâts. Vous pourrez vous approchez au plus près de ces arches en briques romaines qui enjambent la jolie rivière Louros.

Les collines rouges de Kokkinopilos

Juste à côté, il y a une curiosité à découvrir! Un peu plus loin, garez vous sur la route, au niveau d’un petit parking, à côté du tunnel creusé sous la montagne (dans le prolongement de l’aqueduc). Depuis ce parking, une dizaine de mètres à gauche du tunnel, vous verrez un petit escalier qui grimpe dans la végétation. Après quelques minutes de marche, le chemin se dégage et débouche sur les collines rouges de Kokkinopilos 🙂

La couleur de ces étranges collines est due à de l’argile rouge et de l’oxyde de fer présent en quantité dans le sol de la région.

Le temps et l’érosion a transformé ce plateau en une succession de petites collines, de ravines, avec des ilots de végétations ici et là.

Ce site naturel insolite mérite le détour 🙂

Menidi

Pour finir cette longue et belle journée, j’ai choisi le petit village balnéaire de Menidi situé au bord du golfe Ambracique. Le village date des années 1950 et l’ambiance y est calme et paisible. J’ai choisi une chambre dans le petit hôtel familial Corali (Coastal Road, Menidi 300 16, Grèce), situé juste au bord de l’eau. Bel accueil, propre et pas cher, je recommande.

Après avoir profité de la grande terrasse rooftop pour le sunset, je me promène le long de la petite marina et je m’arrête à l’Ocean Cafe, un bar de plage comme il en existe des milliers.

Petite soirée sympathique : burger, bières et match de foot à la télé, et en prime un politicien en campagne qui vient me serrer la main avec tout son staff (je ne comprenais rien du tout, c’est le patron du bar qui m’a expliqué ensuite haha).

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Road trip en Grèce : en route pour les Météores!

Nouvelle étape de ce road trip en Grèce. Le programme du jour, c’est rejoindre le célèbre site des Météores depuis la petite ville de Litochoro au pied du mont Olympe. Il me faudra environ 3h de route. Je ne prend pas l’itinéraire le plus rapide (en 2h) qui passe au sud du massif du mont Olympe car les routes sont impraticables suite à des récentes inondations. Je dois donc prendre un itinéraire qui contourne le massif par le nord. Ce sera l’occasion de découvrir des endroits splendides! 🙂

La Cascade Orlias

La première petite merveille sur la route se trouve sur les contreforts du Mont Olympe, à la sortie du village de Dion. Il faut se garer le long de la route en montée. Ce n’est pas très bien indiqué, alors voici exactement l’endroit, cliquez ici.

Après seulement quelques minutes de marche, on découvre la cascade d’Orlias. Il s’agit en fait de plusieurs belles cascades facilement accessibles. Le site est magnifique! L’eau est bien trop fraiche pour s’y baigner ce matin haha.

Si vous en voulez encore plus, vous pouvez suivre le chemin de randonnée qui remonte le canyon. Après une heure de marche vous arriverez devant une autre cascade de 20m de haut! 🙂 Personnellement, je n’avais pas envie de marcher d’avantage ce matin après ma longue randonnée de la veille sur le mont Olympe.

Alors je reprends la route car les Météores m’attendent!

Je suis les indications du GPS à travers les petites routes de campagnes qui contournent le mont Olympe par le nord. Le paysage est toujours aussi beau!

Le hasard de la route fait bien les choses, j’arrive sur une nouvelle pépite (précisément ici 40°12’45.1″N 22°19’05.6″E). Je suis vraiment tombé sous le charme de ce petit coin de nature, avec cette belle rivière juste au bord de la route 🙂

La route débouche ensuite sur la grande plaine de la Thessalie avec le fleuve Pénée qui serpente au milieu. Cette région est le grenier à blé de la Grèce.

Les Météores

J’arrive enfin à la petite ville de Kalambaka, au pied des fameuses Météores! Pour le logement, j’ai choisi de m’écarter un peu du centre ville bruyant et sans charme de Kalambaka. Juste à côté se trouve le petit village de Kastraki, bien plus agréable 🙂 Je vous conseille le petit hôtel Zozas Rooms (Patriarchou Dimitriou, Kastraki 422 00). C’est vraiment pas cher, le hall d’entrée vaut le détour (haha) et les chambres ont une très belle vue sur les Météores.

Les Météores c’est quoi ? Il s’agit de grandes formations rocheuses formées de « poudingue » (une roche composée d’un amalgame de galets et de ciment sableux). Selon la légende, elles auraient été envoyées depuis le ciel pour permettre aux croyants de s’y retirer pour prier, d’où leurs noms de « météores ». Etrangement, il n’y aucune trace de sanctuaire de la Grèce antique ici. C’est à se demander pourquoi les grecs de l’antiquité n’ont pas utilisé ce site naturel incroyable? Ce n’est qu’après l’arrivée de Saint Athanase au XIVe siècle que les sommets des Météores se couvrent de monastères perchés. Sur les 24 monastères existant au XVe siècle, il n’en reste plus que 6. Les autres ont été abandonnés ou ont été détruits durant les guerres.

Visiter les Météores : infos pratiques

Visiter les célèbres monastères perchés des Météores, c’est facile, mais il y a quelques petites choses à savoir.

Le site n’est pas très étendu. Il peut même se visiter à pieds, mais très franchement, vous allez perdre un temps infini et marcher le long de la route, c’est pas très agréable. Il faut donc privilégier la voiture. Une petite route serpente sur les hauteurs et permet de rejoindre rapidement chaque monastère. Ils disposent tous d’un parking gratuit. S’il est rempli, ce n’est généralement pas compliqué de se garer le long de la route. Attention, les monastères ne sont pas tous ouverts les mêmes jours! Je vous conseille donc de passer au moins une nuit sur place pour pouvoir les découvrir. Cerise sur le gâteau, ça vous permettra aussi de voir un magnifique coucher de soleil 😉

Pour vous y retrouver, voici la liste :

Grand MétéoreHoraire d’été: 9:00-15:00
Fermé le Mardi
Monastère de VarlaamHoraire d’été: 9:00-16:00
Fermé le Vendredi
Monastère de RoussanouHoraire d’été: 10:00-16:00
Fermé le Mercredi
Monastère Saint-Nicolas AnapafsasHoraire d’été: 9:00-16:00
Fermé le Vendredi
Monastère Sainte-TrinitéHoraire d’été: 9:00-17:00
Fermé le Jeudi
Monastère Saint-ÉtienneHoraire d’été: 9:00-13:20 & 15:30-17:30
Le Dimanche ouvre 9:30 – Fermé le Lundi

N’hésitez pas à vérifier les dates et horaires sur le site officiel. Après de longs calculs savants, j’avais choisi d’être sur place le mardi et le mercredi 😉

L’entrée des monastères est payante (3euros, prévoyez la monnaie) et il n’y a pas de visites guidées. Les femmes doivent porter une jupe et se couvrir les épaules et les hommes doivent porter un pantalon (cette règle n’est pas toujours systématiquement appliqué). À l’entrée, si vous n’avez pas la bonne tenue, on pourra vous prêter des vêtements adéquats à mettre par dessus les vôtres.

Le Monastère de Varlaam

Je commence ma découverte des monastères par celui qui est réputé le plus beau, le monastère de Varlaam 🙂

Le monastère porte le nom d’un moine qui s’est installé au sommet du piton rocheux au XIVe siècle et y a construit une petite église et une cellule pour prier. Le site est ensuite abandonné jusqu’à l’arrivée de deux frères qui lancent la construction du monastère en 1536.

Je découvre avec curiosité les mécanismes qui permettent depuis des siècles de transporter de la marchandises dans les monastères perchés : un treuil, un long câble et un filet. Le filet permet aussi de faire monter les moines ! 🙂 Il y avait aussi des échelles de bois. Tout ça parait tellement lointain et périlleux. Maintenant on y accède « facilement » en empruntant un bel escalier de 150 marches taillées dans la pierre.

L’église principale du monastère est dédiée à tous les saints. Elle est superbe avec ses boiseries, ses icônes brillantes et ses fresques magnifiques.

Il est en théorie interdit de prendre des photos dans le Katholikon (l’église principale du monastère) mais je crois que mon appareil s’est déclenché à l’insu de mon plein gré …

En dessous de l’église se trouve un petit musée. Une curiosité de ce monastère, c’est sa grande barrique en bois d’une contenance de 12.000 litres!

Visiter le monastère, c’est l’occasion idéale pour faire des emplettes et acheter des produits issus de l’artisanat des moines (une icone sacrée, un cadeau original qui fera toujours plaisir!)

On ne peut visiter qu’une petite partie du monastère. Le reste est réservé aux moines qui continuent de vivre loin de l’agitation du monde et de la foule des touristes.

Il faut avouer qu’ils ont bien choisi leur emplacement car la petite esplanade fleurie devant l’église est splendide 🙂

On profite évidemment de la vue sur le reste du site des Météores.

Malgré le nombre de visiteurs important, je trouve que ce monastère mérite vraiment une visite 🙂

Le Monastère de Roussanou

Je continue la visite avec le monastère de Roussanou. Ce petit monastère recouvre totalement le sommet du piton rocheux. Un grand escalier et deux petits ponts au dessus du vide permettent de s’y rendre. Avant, il fallait utiliser des échelles de cordes!

La partie visitable du monastère est vraiment minuscule. À la différence des autres monastère, il n’est pas tenu par des moines, mais par des nonnes.

Encore une fois, la vue est jolie, mais il n’y a vraiment pas grand chose à visiter dans ce monastère. N’ayez pas trop de regrets si vous ne le visitez pas 😉

Le Monastère Aghia Triada

La suite de la visite se déroule au monastère Aghia Triada, dit de la Sainte Trinité. Sa construction date de 1476 ce qui en fait le plus vieux des monastères des Météores. Il est sur un piton rocheux de 300m de haut. Sévèrement endommagé pendant la Seconde Guerre Mondiale, il sera sauvé de la ruine dans les années 1970.

Lui aussi n’était accessible que par des échelles de cordes ou le système du filet. Depuis 1925 un escalier de 140 marches rend la vie plus facile.

À noter, ce monastère dispose d’une innovation, il a aussi d’une sorte de télécabine 🙂

J’ai trouvé la visite de ce monastère très agréable. Il est plus grand et ouvert que les autres, et il y a moins de visiteurs. Après avoir dépassé le petit jardin on atteint la grande terrasse offrant un panorama sur toute la région, avec la ville de Kalambaka et le fleuve Pénée en contrebas.

Cette vue est vraiment magnifique. Ne serait-ce que pour ça je vous recommande cette visite ! 🙂

Le Monastère Agios Stefanos

Mon dernier monastère de la journée, c’est Agios Stefanos (Saint-Etienne). Il est situé à l’extrémité sud du site des Météores. C’est le seul monastère qu’on peut visiter sans avoir à monter de nombreuses marches. On y accède directement par un petit pont.

Le monastère renferme encore de nombreuses reliques et les décoration de ses deux églises sont très jolies. Peut-être à cause du grand nombre de visiteurs (sans doute lié à sa facilité d’accès), j’ai un peu moins aimé cette visite.

Je vous conseille tout de même de le découvrir 😉

Après la fermeture des monastères au public en fin d’après-midi, il est temps de vous préparer pour l’autre activité de la journée!

Le coucher de soleil aux Météores

Le coucher de soleil aux Météores, c’est presqu’un rituel obligatoire 🙂

Vous trouverez sans problèmes les 2 principaux spots pour profiter de ce spectacle. Ca se passe sur la route qui surplombe les Météores. Il y a deux éperons rocheux, vierges de monastères, où on peut venir s’installer confortablement. Le seul problème, c’est que vous ne serez pas le seul à avoir cette bonne idée. Les places pour se garer le long de la route sont rares et attendez vous à avoir du monde à vos côtés 🙂

Mes photos ne rendent pas justice à la beauté de ce moment. En tout cas je vous garantie que ce coucher de soleil mérite presque à lui seul le fait de rester au moins deux jours aux Météores 😉

C’est clairement magnifique!

Je vous montre tout de même l’envers du décor, avec la foule et les shootings photos, pour que vous ne soyez pas trop surpris une fois sur place 😉

Après avoir rassasié mes yeux avec ce magnifique moment offert par Dame Nature, il est temps de rassasier l’estomac! 🙂 Je choisi le petit restaurant situé juste à côté de mon hôtel. C’est le Stefanos Meteora Tavern (Eparchiaki Odos Kalampakas, Agiou Stefanou 17, Kastraki 422 00). C’est une petite taverne familiale avec un énorme barbecue en pierre pour y faire griller au feu de bois toutes les souvlakis que vous désirez. Un chouette accueil souriant, une bonne nourriture sans chichi, simple bon et pas cher, « what else » ! 🙂

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Road trip en Grèce : le Mont Olympe !

Vous avez toujours rêvé d’atteindre les sommets parmi les dieux ? En Grèce c’est possible en grimpant sur le mont Olympe 🙂 Je vous montre ça, hop en route!

Le point de départ c’est la petite ville de Litochoro. Presque tous les itinéraires pour le mont Olympe partent d’ici. Et c’est justement la première étape de ce superbe road-trip en Grèce que je vous propose de suivre 🙂

Pour le mont Olympe, prévoyez une bonne journée de marche en perspective. Il faut prendre la voiture pour rejoindre l’entrée du Parc National du mont Olympe, avec le bâtiment Olympus National Park Information Center. C’est d’avantage un petit musée gratuit sur le parc qu’un véritable centre d’information (pas de cartes d’itinéraires etc…). Mais ne vous inquiétez pas, la suite du trajet est simple. Il n’y a qu’une route à suivre, impossible de se perdre. En chemin, au détour d’un virage dans la montée, ne loupez pas le chouette point de vue de Zilniá sur les Gorges de l’Enipéas, creusées par la rivière du même nom.

Plus loin sur la route, après avoir franchi un gué, il y a un croisement. Si vous avez le temps, vous pouvez bifurquez sur la gauche pour visiter le vieux monastère d’Agios Dionysos (actuellement en travaux pour une durée indéterminée). Sinon, continuez le chemin. Après environ 30min de route en lacets, on arrive à Priònia. Terminus tout le monde descend! On se gare facilement sur le grand parking et il y a un restaurant si vous avez faim. Pour ma part, je me lance directement dans l’ascension 🙂

C’est parti pour environ 20km de marche et 2200m de dénivelés. Hop en route!

Au début, on ne peut pas se perdre, il n’y a qu’un sentier principal à suivre pour le moment. Dès le début de la randonnée vous découvrirez une petite cascade juste à la sortie du parking 🙂 Pour cette première partie de l’ascension, on est à l’abri du soleil sous les arbres, c’est très agréable.

En chemin, je croise beaucoup de randonneurs qui redescendent de la montagne après avoir passé la nuit aux refuges. En effet, plusieurs refuges peuvent vous accueillir au plus près du sommet. Le premier, c’est le refuge Spilios Agapitos. Il est situé sur un balcon rocheux à 2060m d’altitude. C’est sans doute le plus populaire. Il a été construit en 1913 (date de la première ascension du pic Mytikas, sommet du mont Olympe). Ce refuge peut recevoir 110 personnes, réservation conseillée sur ce site. Le second, c’est le refuge Giosos Apostolidis. Il est construit en 1961 sur le plateau des Muses, à 2697m d’altitude. C’est d’ailleurs officiellement le plus haut logement de Grèce et des Balkans 🙂 Sa capacité est de 80 personnes, réservations sur ce site. Le troisième, c’est le refuge Christos Kakkalos. Il est lui aussi sur le plateau, à 2650m, avec une capacité de 17 personnes seulement. Réservation ici. Vous pouvez aussi planter votre tente pour un bivouac sur le plateau, tout le monde le fait. Enfin, il est tout à fait possible de faire l’aller-retour dans la journée, c’est ce que je fais (mais il faut avouer que ça pique un peu les jambes à la fin haha 😉 ).

Une fois que vous avez atteint le premier refuge Spilios Agapitos vous pouvez faire une petite halte pour une collation. Ensuite, la pente s’accentue. La forêt laisse place à la roche. Le paysage reste toujours magnifique. Le vert de la vallée qui mène jusqu’à Litochoro puis le bleu de la mer Egée, c’est juste trop beau 🙂

Le sentier arrive maintenant à un croisement. En continuant sur la gauche, c’est direction le mont Skala et le mont Skolio. Sur la droite, c’est direction le plateau des Muses. Entre les deux, c’est le Mont Olympe.

Le mont Olympe se compose de en effet de trois sommets. Mytikas (le point culminant à 2918m), Skolio (2905m) et Skala (2820 m). Pour atteindre le sommet du Mont Olympe, le point culminant de la Grèce, c’est donc le mont Mytikas qu’il faut gravir. Je dis bien gravir, voir même escalader, car il y a une dernière portion de 200m très raide où il vaut mieux être accompagné, et si possible équipé d’une corde (et d’un casque pour les chutes de pierres) et suivre très prudemment la ligne de vie en métal.

N’ayant rien de tout ça, j’ai préféré rejoindre d’abord le mont Skala, pour avoir la jolie vue sur le sommet Mytikas. Ce passage est tout à fait safe et la vue est toute aussi belle 🙂

Regardez moi ça, c’est pas un paysage de toute beauté ? 🙂

Depuis le sommet du mont Skala, il y a tout d’abord le mont Skolio qui se détache nettement sur la gauche. Devant une mer de nuages, je le trouve vraiment beau et photogénique.

Juste en face, presque à portée de main, c’est le Mytikas, alias le plus haut sommet du Mont Olympe 😉

Depuis le Skala, il est possible de rejoindre directement le Mytikas en suivant la ligne de crête, mais tout le monde me confirme qu’il faut vraiment faire attention…

Le mont Olympe, dans la mythologie grecque, c’est la montagne des dieux. En théorie, le trône de Zeus se trouve tout là-haut. Les dieux de l’Olympe y vivent éternellement en se nourrissant d’ambroisie et de nectar. Depuis ces hauteurs inaccessibles, ils observent le monde des humains. Voici un scoop, j’ai bien vérifié, mais il semblerait bien que les 12 dieux de l’Olympe ne vivent plus ici! C’est tout de même avec une certaine émotion que j’admire ce sommet mythologique dont j’entends parler depuis mon enfance. Je ne croyais même pas qu’il existait en vrai haha 🙂

Il est temps maintenant de redescendre jusqu’au croisement des sentiers. Je décide de prolonger le plaisir de la rando, et je prends le sentier vers le Plateau des Muses et les deux autres refuges.

Ce chemin est assez spectaculaire. Il est à flanc de montagne, juste sous le mont Mytikas. On se dit qu’au moindre faux pas, c’est la chute fatale et on glisse jusqu’à la mer!

Je vous rassure, c’est plus impressionnant en photo qu’en vrai 😉 il y a suffisamment de la place pour croiser un autre randonneur, et à part un seul endroit où je me suis accroché à une ligne de vie par sécurité, je n’ai pas du tout ressenti de sensation de vertige. Il faut juste avoir le pied sûr.

On arrive maintenant en vue des deux refuges Giosos Apostolidis et Christos Kakkalos. Ils sont sur le plateau des Muses. C’est une grande zone plane et herbeuse qui s’étend au nord-est du mont Olympe.

Dans la mythologie, les Muses sont les 9 filles de Zeus et Mnémosyne. D’après la tradition, elles font le lien entre les dieux et les humains. Quand un artiste (poète, chanteur, sculpteur, écrivain, ….) est pris d’une inspiration divine créatrice, c’est parce qu’un muse s’est intéressée à lui. Force est de constater que les Muses ne vivent plus sur le plateau. En revanche à la place, vous découvrirez des troupeaux d’animaux sauvages, et principalement des chamois des balkans 🙂 Ils sont un peu plus grands que ceux des Alpes, car les hivers sont moins durs et ils ont plus de nourriture.

Avec calme et sérénité, vous observerez la danse des nuages autour du trône de Zeus. C’est majestueux et irréel 🙂 Vous pouvez aussi décider de planter votre tente tranquillement entre les refuges et profiter du soleil qui se couchera derrière le mont Olympe.

En ce qui me concerne, je ne suis pas parti avec une tente et je ne dors pas en refuge, je dois maintenant retourner au parking de Priònia. Plusieurs options sont possibles : quitter le plateau des Muses par la passe de Yosos (au nord-est) pour rejoindre un autre refuge (Petrostrouga) sur le nord du massif (mais c’est un long détour), reprendre le même sentier qu’à l’aller, choisir le passage en via ferrata de Gomarostalou (j’étais moyennement motivé), ou prendre un autre sentier qui semble être le raccourci sur la carte. Je choisis cette dernière option et je descends le sentier en lacets, juste sous le refuge Christos Kakkalos.

Ce chemin aussi est à flanc de montagne, mais bien plus exposé et étroit que celui que j’avais pris à l’aller. Sans être vraiment dangereux, je n’étais pas tout à fait à l’aise par endroits. Et surtout, ce fameux «raccourci» devient ensuite un véritable chaos de roches. En descente après une bonne journée de marche, ça commence à taper dans les genoux et les cuisses. À mon sens, ce passage est ok pour monter au plateau, mais pas vraiment pour en redescendre. J’en arrive finalement à bout, et je retrouve le sentier principal, sous le refuge Spilios Agapitos.

L’arrivée au parking est une véritable délivrance 🙂 Le mont Olympe en une journée, c’est possible!

Je vous conseille vraiment de faire cette randonnée tôt dans la journée, car en fin d’après-midi, le soleil sera caché par le mont Olympe. Sur cette photo prise sur la route du retour il est un peu plus de 17h et la région est déjà plongée dans l’ombre du sommet de la Grèce. Une fois à Litochoro, je ne veux PLUS marcher! Juste à côté de mon logement, il y a la terrasse de la Bella Italia Pizza (Agiou Nikolaou, Litochoro). Je passe une très belle soirée avec un service très sympathique, une pizza correcte, un vin rouge local légèrement sucré très bon, et surtout des chouettes voisins de tables 🙂

Ensuite direction le lit pour une nuit de repos bien méritée, avant de prendre la route pour les Météores 😉

>> Suite du road trip : en route pour les Météores!
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