Jour 5 – Stafafell – Fjords – Egilsstaðir

Jour 5 -Stafafell – Fjords – Egilsstaðir

Le réveil à Höfn se fait toujours sous une météo maussade, on prend un petit café à la station service, et on reprend la route!
Direction la minuscule église Stafafellskirkja, perdue dans son petit parc. Curieux comme destination je sais. Bon, ok on ne vient pas que pour cette petite église, mais comme elle est là, autant la voir de plus près, en plus elle est toute mignonnette. Elle date de 1868 et a été restaurée en 1989.

Stafafellskirkja eglise islande

Par curiosité on jette un œil à l’intérieur, et c’est sobre, clair et très agréable 🙂

Stafafellskirkja eglise islande
Je ne sais pas pourquoi mais j’imagine très bien des Schtroumpfs à l’intérieur

En sortant de l’église, le comité d’accueil local nous salue bizarrement … surement une obscure tradition islandaise.

mouton agneau islande

Si vous avez bien retenu ce mot imprononçable nommant l’endroit où nous sommes: Stafafellskirkja, ça signifie qu’il s’agit de l’église (Kirk = Church) de Stafafell. Et Stafafell, c’est le point de départ d’une très chouette randonnée vers Hvannagil, et c’est justement au programme de cette matinée. On entend d’ailleurs un « Bêêêêêêh » d’encouragement quand on commence à gravir la première pente. On ne se retourne pas, mais on a chaud au cœur d’être soutenu comme ça dès le matin!

Il n’y a pas vraiment de chemin indiqué, mais c’est pas compliqué .. et puis très rapidement on est absorbé par le paysage. Des montagnes enneigées devant nous, des landes de bruyères et des pierres sous nos pieds, la splendide vallée où coule la Jökulsá í Lóni sur votre gauche, et les nuages qui défilent au dessus de votre tête.
Et on aperçoit même un peu de ciel bleu, un miracle ?

timelapse stafafell

montagnes stafafell islande

islande stafafell

islande stafafell

On peut s’allonger sur le sol, il est recouvert de tourbe et de bruyère, qui sert d’isolant, se réchauffe tranquillement au soleil et au final, ça fait un matelas réellement doux chaleureux et confortable, et on y resterait bien faire une petite sieste.

stafafell islande

Il n’y a pas un bruit, à part le vent, personne à l’horizon, c’est si calme, c’est .. Glougloulouloulou !! Glougloulouloulou !! .. ah en fait non, il y avait déjà quelqu’un ici 🙂

stafafell oiseau

Un dernier panorama avant de reprendre la voiture…

stafafell panorama islande

Retour en voiture, et une fois dépassé le minuscule phare Hvalnes, c’est le MIRACLE! enfin on voit du ciel bleu et du soleil! et juste au moment où on emprunte une des plus belles routes d’Islande.

route plage islande

Et c’est tant mieux car ici ça peut très vite devenir la pire route d’Islande. Les vents sont parfois si forts que des voitures peuvent être retournées sur le flanc ! mais le cas le plus fréquent, c’est le vent qui arrache les petites pierres de la plage et qui viennent pilonner les voitures de location et leurs délicates portières à la peinture si fragile. Il arrive même parfois que toute cette section de la route 1 soit fermée à cause des vents trop forts. Donc c’est vraiment le sourire aux lèvre qu’on roule en profitant du spectacle. On ouvre même les fenêtres de la voiture, car en plus il fait chaud ! haha 🙂
Cette partie de la côte sud est vraiment sublime.

route islande

Un peu plus loin on arrive sur la superbe plage de galet de Lækjavik avec son énorme rocher noir qui lutte contre les vagues. Grandiose!

plage Laekjavik islande

Ensuite, on rentre dans la région des Fjords de l’est. En roulant le long du fjord Berufjordur on peut voir dans la mer les cercles correspondant à des élevages de poissons. Toujours dans ce même fjord, il ne faut pas manquer le petit chemin sur la gauche, qui mène à la chute de Sveinsstekksfoss.

chute Sveinsstekksfoss islande

Certes, elle n’est pas très impressionnante, mais elle surgit de cet étroit canyon, et dans ce cadre, ça change tout. Il est possible de longer le canyon et découvrir plein d’autres petites cascades en amont, jusqu’à une petite centrale hydroélectrique.

panorama Sveinsstekksfoss

Le coin est très minéral, très rocailleux, et avec les cimes enneigées des fjords autour de nous, on a vraiment l’impression d’être ailleurs, quelque part dans l’Himalaya, ça n’a rien à voir avec l’Islande qu’on traverse depuis quelques jours.

C’est aussi dans ces fjords qu’on croise notre premier berger! 🙂

islande berger

Car la plupart du temps, les agneaux et leurs mamans sont en liberté, gambadent joyeusement au bord des routes (et j’ai toujours le stress qu’ils se jettent sous les roues de la voiture à la dernière secondes), où profitent tranquillement du soleil et du paysage comme sur cette photo.

fjord moutons islande

Chaque extrémité de fjord est équipée de son minuscule phare.

islande fjord phare

islande fjord phare

Cette partie de la côte est si belle qu’on décide de quitter la route 1 pour continuer sur la 96 et profiter encore un peu de ces superbes Fjords. Et pour une fois qu’il fait beau on en profite!

fjords islande
Puis il faut bien se décider, on quitte la mer, et on prend la route 92 direction le nord. La route est encore une fois magnifique et passe par toute une série de petits vallons enneigés.

route vallons neige islande

On arrive enfin à la petite ville d’Egilsstaðir (2257 habitants). C’est la principale ville de l’Est de l’Islande.
Nous prenons une petite chambre au Skipalækur (http://www.skipalaekur.is/) qui est une ancienne maison de ferme. L’accueil n’est pas des plus chaleureux, la maison est austère et  avec la décoration intérieure on dirait qu’on a voyagé dans le temps et que nous sommes dans les années 50, je crois bien que tout est d’époque! Mais il y a un bon lit, du chauffage, une douche avec de l’eau chaude, et c’est le paradis 🙂 et puis on va faire un coucou aux chevaux dans le pré derrière la maison.

cheval

Même l’homme le plus fort du monde est venu ici, alors pourquoi pas nous! 🙂

homme fort

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Jour 4 – Skaftafell – Jökulsárlón

Jour 4 – Skaftafell – Jökulsárlón

Le lendemain, pendant le petit déjeuner au camping de Kirkjubæjarklaustur, on nous conseille d’aller voir pas très loin d’ici le fameux « sol de l’église ». C’est bien mystérieux, et bien allez hop en route ! direction Kirkjugólf. On grimpe la colline, on longe la falaise, on slalome entre les crottes de moutons et on surveille de loin si une brebis ne va pas nous charger pour protéger ses petits agneaux trop mignons (qu’on finit toujours hélas par manger tellement ils sont mignons … c’est le drame ça en Islande, tous ces adorables petits agneaux le long des routes et qui finissent invariablement dans nos assiettes). Et nous arrivons donc devant ce sol d’église :

kirkjugolf sol eglise basaltique islande

D’église en fait, vous l’aurez compris, il n’y en a jamais eu, mais appeler ce lieu « sol composé de sommets d’orgues basaltiques de formes polygonales », ça faisait un peu long et je vous laisse imaginer la même chose prononcée en islandais, c’est peu vendeur, alors sol de l’église fera très bien l’affaire 🙂 Le site s’étend sur environ 80m2 et il parait qu’un de ces pavés a 10 faces, on vous laisse trouver lequel! vous avez 5 minutes, tic tac tic tac!

De retour sur la route 1, on fait un petit retour en arrière sur quelques kilomètres pour se rendre au canyon de Fjaðrárgljúfur (il était trop tard la veille pour y aller). Cette fois on a le temps.

canyon Fjadrargljufur islande
c’est déjà beau comme ça alors imaginez avec un ciel bleu!

Ce canyon est traversé par la rivière Fjaðrá. Il fait un peu plus de 2km de long et les falaises atteignent parfois 100m de haut! Il s’est formé à la fin de la dernière période glaciaire.
Il est surement possible d’aller à pieds et de longer la rivière tout le long du canyon, mais il faut être équipé de hautes bottes bien imperméables, car il y a des nombreux guets à traverser, et comme d’habitude, faites attention aux falaises. On peut aussi longer le canyon par le haut sur un petit sentier, c’est ce que la majorité des gens font, et c’est vraiment chouette (et il y a régulièrement des panneaux pour rappeler le danger de s’approcher trop près du bord des falaises).

On reprend la route 1 vers l’est, sous des trombes d’eau, comme d’hab’ quoi, c’est déjà la routine!

route nuages islande

Magie! quelques minutes et quelques kilomètres plus loin, hop nouvelle ambiance!

route islande

Plus tard, quand la route 1 oblique plein nord pour rejoindre le parc de Skaftafell on a vraiment l’impression qu’on va finir droit dans le glacier Skeiðarárjökull!

Skaftafell route glacier islande

La parc national de Skaftafell , ce n’est pas de la rigolade. Le parking est énorme. Et la superficie de la zone protégée par ce parc représente plus de 4800km2. Les principales zones du parc sont : la caldeira du volcan Grímsvötn (un des volcans les plus actifs d’Islande), les Lakagígar (c’est un ensemble d’une centaines de cratères de volcans qui sont les vestiges des éruptions massives qui ont eu lieu en 1783 et qui ont tué la moitié des animaux de l’ile et 20% des islandais, et qui ont envoyé un nuage de cendres empoisonnées sur l’Europe ce qui a tué plusieurs dizaines de milliers de personnes. Ces éruptions ont été le point de départ de plusieurs hivers glaciaires, comme celui qui apportera entre autre famine en France et sera une des causes pour la révolution française … bref, tout ça, c’est parti d’ici!), le massif montagneux des Esjufjöll et plusieurs langues glaciaires. Malheureusement pour nous, la plupart de ces lieux ne sont accessibles que par avion ou après des longs trajets à bord d’énormes 4×4.
Donc avec les moyens du bord, nous nous limiterons modestement à partir à la découverte de deux cascades (et oui, encore des cascades!).
On suit le chemin très aménagé de cette ballade-randonnée, et on arrive rapidement à la première chute Hundafoss, qui signifie ‘chute des chiens’ car lors des crues de la rivière les chiens de la ferme voisine avaient tendance à être emportés.

hundafoss islande

Vous ne remarquez rien d’étrange sur cette photo? Des arbres! C’est Baejarstadaskogur, une des seules forêts du pays, principalement composée de bouleaux, sorbiers et saules. Comme vous le découvrirez vite, les arbres en Islande, c’est rare, vraiment rare. Et pourquoi ça ? car la majorité des forêts ont soit brûlées au fur et à mesure des diverses éruptions et des coulées de laves, ou ont servies de bois de chauffage et de matériaux de construction aux islandais. Si bien que l’île n’a plus de forêt digne de ce nom. Alors croyez moi quand vous voyez un arbre, vous avez un peu de mal à y croire 🙂

hundafoss islande

Et ensuite, au bout du chemin, on arrive devant celle pour qui tout le monde fait le déplacement, la cascade de Svartifoss.

svartifoss islande

C’est parait-il une des cascades les plus photogéniques d’Islande. Évidemment une cascade de12m de hauteur au milieu d’orgues basaltique, c’est beau! Mais personnellement j’ai été un peu déçu, pas très grande, pas très imposante, et la « balade » qui amène au pied de la cascade est tellement aménagée pour les touristes que j’ai eu l’impression d’être à Disney-Island …

Par contre avant de redescendre, j’ai adoré cette vue donnant sur la grande plaine qui s’étend du pied des falaises jusqu’à la mer.

vue depuis parc Skaftafell islande

On reprend la route 1 et on contourne l’imposant mont Hvannadalshnjúkur pour arriver enfin au Jökulsárlón.

Jokulsarlon islande

C’est un grand lac de fonte de l’incroyable glacier Breiðamerkurjökull qui se jette dedans et qui n’est lui même qu’un bras du grand glacier Vatnajökull. Ce lac de fonte est apparu en 1934 suite au recul du glacier. On sait que ce recul va continuer avec le réchauffement climatique, et que ce lac va devenir de plus en plus grand jusqu’à former un véritable fjord, et les énormes blocs de glace qui se détachent vont aussi devenir une menace pour le petit pont de la route 1 qui enjambe l’ouverture vers la mer.

pont Jokulsarlon islande

Jokulsarlon islande

En attendant, ça fait le bonheur de tout le monde. Les voyageurs peuvent profiter de cette vue incroyable. Les poissons remontent dans le lac, et les phoques les attendent pour se régaler, et dans les landes autour, de nombreux oiseaux amateurs de poissons nichent aussi (d’ailleurs vous allez très surement vous faire attaquer par ces chers volatiles si vous vous approchez un peu trop près, soyez prévenus!)

oiseaux jokulsarlon islande

Jokulsarlon phoques

J’aurais pu passer la journée entière ici et même plus si j’avais eu le temps.

Jokulsarlon islande

En plus le spectacle n’est pas seulement côté glacier, mais aussi côté mer. Voir les blocs de glace à la dérive s’entrechoquer dans le courant puis s’échouer sur la plage ou partir à l’aventure dans la mer qui va vite les engloutir, on ne s’en lasse pas. On peut vraiment passer des heures ici sans s’ennuyer.

Jokulsarlon glace plage mer islande

Et je ne résiste pas au plaisir de partager cette vidéo en timelapse qu’on a réalisé sur place.

Mais encore une fois, on découvre qu’il est tard et qu’on est loinnnnn de notre lieu de repos. On reprend la route. Durant le trajet, on longe cette étrange montagne et j’avoue que j’ai perdu son nom …

islande montagne étages

On arrive enfin à la petite ville de Höfn (1600 habitants), et son camping. Pour le repas ce soir on se fait plaisir, on va au temple du homard et de la langoustine, l’excellent restaurant Humarhofnin (https://humarhofnin.is/). L’estomac bien rempli, on essaie de vite trouver le sommeil 🙂

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Jour 3 – Seljalandsfoss – Skógafoss – Sólheimajökull – Kirkjufjara

Jour 3 – Seljalandsfoss – Skógafoss – Sólheimajökull – Kirkjufjara

Réveil en douceur suite à notre nuit passée au Leirubakki, on est frais beaux et pimpants, prêts à affronter l’Islande haha! Mais dès qu’on met le nez dehors, la météo nous calme directe : de la pluie de la pluie de la pluie! Météo Islande 1 – 0 Nous. Vainqueur par KO!
Allez c’est pas grave, hop! en route! On rejoint enfin la grande route numéro 1, c’est celle qui fait la grande boucle autour de l’île, et d’ailleurs on en profite pour repartir en direction de l’est pour notre boucle ? et bien non. On fait un petit retour en arrière pour voir la chute de Urriðafoss (la cascade de la truite ou du saumon) le long du fleuve Þjórsá (le plus long fleuve d’Islande, 230km).

urridafoss islande

urridafoss islande

Même si en terme de hauteur, elle est un peu ridicule en comparaison de celles qu’on a déjà pu voir jusqu’ici, elle reste l’une des plus importantes en terme de volume (plus de 360m3/s) car ici le fleuve est très large. Pendant longtemps il y a eu un projet de barrage hydroélectrique à cet emplacement, heureusement pour nous, des habitants se sont battus pour préserver cet environnement et il n’a jamais abouti, mais ces questions liées au besoin de développement et d’infrastructures en Islande sont toujours d’actualité et reviennent régulièrement.
Comme on peut le voir, ce matin là, la petite rivière qui se jette dedans était littéralement rouge. J’imagine que c’est la conséquence des pluies incessantes et des terres chargées de fer autour qui donnaient cette couleur, à moins qu’une grande usine de ketchup se trouve dans les environs mais je ne pense pas. Si vous avez la véritable information pour cette couleur je suis preneur.

Allez  hop, on repart vers l’est, et on fait une boucle par la route 264 qui se transforme en piste. La lumière change rapidement, c’est magnifique, et des poney islandais gambadent en pleine nature. C’est le kif ici 🙂

poneys islandais sur la 264

Le but de ce détour me direz-vous ? et bien c’est d’aller voir Keldur, un hameau agricole, où se seraient installés les premiers colons vikings en Islande. Il est connu pour sa vieille église datant de 1875 et surtout pour ses petites maisons recouvertes de tourbe. C’est ici qu’on trouverait le plus vieux bâtiment d’Islande.

keldur ferme islande

keldur islande

L’endroit est splendide mais on avait vraiment l’impression d’être chez quelqu’un, car à côté du site « historique » il y a une ferme en activité où des vrais gens vivent et travaillent, et ce matin là, on s’est vraiment senti comme des intrus venant chez les gens sans leurs permissions. C’est probablement idiot vu que des milliers de touristes passent ici chaque année, et que des visites organisées sont même possibles (en juillet-aout), mais on n’a pas voulu trop déranger et on n’a pas trop exploré les lieux.

banc bidon lait le long de la 264 en islande

Nous revoilà sur la route 1, et maintenant, nous découvrons la magnifique chute de Seljalandsfoss.

Seljalandsfoss islande

Elle fait 65m de haut, et sa particularité c’est qu’un passage permet de se retrouver derrière la cascade. Si vous avez de la chance et que vous avez du soleil, venez plutôt en fin de journée, car vous aurez un festival d’arc en ciel au pied de le cascade. Pour nous c’est un festival de goutte de pluie dans la figure haha 🙂

Seljalandsfoss islande

Le site est vraiment au bord de la route. C’est ce qui est génial et aussi cruellement trompeur quand on voit ces photos, car on s’imagine une cascade perdue et accessible uniquement pour des aventuriers qui marchent pendant des heures dans des chemins impossibles. Et bien non, c’est à 100m de la route principale, visible à des kilomètres à la ronde, avec des grands parkings pouvant recevoir des dizaines de bus à touristes. C’est assez étrange, car comme de nombreux sites naturels magnifiques islandais, on a l’impression de voir des gens être comme devant un « bien de consommation facile » : on se gare devant, on prend sa photo (limite depuis le bus), on facebook / instagram / twitter, et on file ailleurs. Un peu perturbant … et on se demande à quel point on rentre ou pas dans ce schéma.

Seljalandsfoss islande

Nous sommes chanceux dans notre malheur, car comme le temps est toujours pluvieux et le vent assez fort (la magie de la photo fait qu’on ne voit pas ça sur les images),ce matin là, il n’y a quasiment personne! Tant mieux pour nous, on peut se balader tranquillement le long des falaises autour de la cascade.

On reprend la route et quand on vous dit qu’il y a du vent … mêmes les petites cascades sur les falaises n’arrivent plus à atteindre le sol et l’eau se fait littéralement disperser en plein vol. On croise les doigts pour que notre petit 4×4 ne subisse pas le même sort !

cascade vent islande

Un peu plus loin, sur votre gauche, en bas de la falaise, vous verrez la grotte de  Rútshellir. C’est une des plus anciennes grottes habitées par l’homme en Islande. Elle est maintenant aménagée en abri pour les petites familles de moutons, brebis et agneaux 🙂

grotte Rutshellir islande

Il y a en fait deux petites grottes creusées par l’homme. La première fait environ 20m de long sur 2m de haut, et elle était utilisée pour stocker du fourrage. La deuxième, plus petite, fait 8m de long et servait probablement de fumoir. Il y a un petit conduit reliant ces 2 grottes.
Selon la légende c’est ici que vivait un géant nommé Ruth, qui dormait dans la grande grotte, et la petite grotte aurait été la cellule de ses esclaves. Et ils auraient utilisés le petit conduit pour le tuer discrètement dans son sommeil.
En 1936, les troupes SS de Ahnenerbe (spécialisées dans les sciences occultes) auraient fouillées de fond en comble ces grottes en espérant y trouver d’anciennes traces de temples.

Plus loin, toujours le long de la route 1, on arrive sur un gros morceau : Skógafoss. Probablement la plus belle cascade d’Islande!

chute skogafoss islande

Encore une fois, l’avantage de cette météo catastrophique fait qu’il n’y a personne! Nous sommes hyper chanceux et je crois que c’est un vrai miracle car ce site est en principe rempli de visiteurs. On se sent donc hyper privilégiés, seuls face à ce monumental rideau d’eau et dans ce décor de folie (c’est embêtant d’écrire sur l’Islande, car on doit utiliser des superlatifs, tout le temps! :-)) Là aussi, d’après les légendes, quand il fait soleil, un double arc en ciel est facilement visible ici .. il parait. Je suis de plus en plus intimement persuadé que « beau temps ensoleillé » en islandais se traduit par « publicité mensongère pour attirer les voyageurs »!
Selon une autre légende, le viking Þrasi Þórólfsson aurait caché un trésor, un coffre rempli d’or, derrière la chute, et il y a longtemps un enfant aurait réussi à se faufiler derrière et trouver le coffre du trésor, mais il n’aurait réussit qu’à attraper la poignée du coffre qui aurait disparut ensuite dans les profondeurs de la cascade, et la poignée serait restée dans sa main. Cette fameuse poignée est visible dans le Skógar museum.
Petite résumé : Skogafoss c’est la chute d’eau, sur la rivière Skoga, à côté du village de Skogar. 62m de hauteur, 25m de large.

chute skogafoss islande

Et prenez vraiment le temps (vraiment!) de prendre le petit chemin qui grimpe sur la droite, car ensuite c’est une super randonnée, le long de la rivière Skoga en direction du massif montagneux de Þórsmörk. Une succession de cascades dans un décor magique. C’est le point de départ d’un des treks les plus réputés d’Islande et qui peut prendre jusqu’à 12 jours dans sa version la plus longue. Mais nous n’avons ni le temps ni l’équipement pour, alors nous avons simplement marché aussi loin que nous pouvions, et je vous conseille de faire pareil.

skogafoss trekk islande

skogafoss trekk islande

skogafoss trekk islande

Normalement avec ces photos, vous ne devriez pas manquer de motivation pour faire cette superbe randonnée! 🙂

De retour à la voiture, après quelques kilomètres à peine sur la route 1, on reprend à nouveau la route à gauche, sur la 221, pour rejoindre le glacier Sólheimajökull.

glacier Solheimajokull islande

glacier Solheimajokull islande

Ce glacier d’une dizaine de kilomètres de longueur n’est en fait qu’un bras de la calotte glacière du grand glacier Mýrdalsjökull, qui n’est lui même que le 4e glacier du pays! et pourtant, c’est déjà gigantesque! Vous pouvez vous balader un peu dessus mais il faut évidemment être bien équipé, ce serait dommage de glisser et tomber dans une crevasse ou finir dans l’eau glacée du lac de fonte de glace. Des randonnées avec guide sont évidemment possibles (crampons et piolets fournis).
On est loin de l’image du glacier immaculé, blanc de neige et de glace. Ici il y a énormément de cendres issues de la dernière éruption du Eyjafjallajökull. Le glacier recule d’avantage chaque année à cause du réchauffement climatique, et des odeurs d’œufs pourris caractéristique des émanations de soufre viennent parfois chatouiller nos narines. Malgré tout, ça reste un spectacle dont il faut profiter pleinement. Comme vient nous le rappeler un énorme corbeau qui survolait le glacier.

corbeau glacier islande
« Profitez pleinement du spectaaaaacle ! Croaaaa ! et Winter is coming !! »

On reprend la route, toujours le long de la 1, et on prend ensuite à droite sur la 218 pour voir la superbe plage de sable noir de Kirkjufjara.

plage sable noir Kirkjufjara islande

Malgré les apparences cette plage est réputée très dangereuse. Il y a fréquemment des éboulements au bord des falaises, en particulier lors des journées pluvieuses. Et régulièrement, une vague plus forte que les autres nettoie la plage et emporte ce qu’elle trouve dessus. En particulier en cas de mauvais temps et grand vent, il est déconseillé de se promener sur cette plage ou en tout cas d’être réellement vigilant.
L’accès à la plage est d’ailleurs parfois fermé comme en novembre 2015 après l’éboulement d’une falaise et en janvier 2017 quand une touriste est morte noyée, emportée par une vague …

Un peu plus loin en prenant la 215 on peut accéder à la plage et admirer la grotte basaltique Hálsanefshellir.

grotte Hálsanefshellir islande
grotte Hálsanefshellir islande

De retour dans la voiture et sur la route 1 (quelle surprise), on reprend le chemin dans notre boucle vers l’est. Le décor est rapidement plongé dans le brouillard, et le peu qu’on voit se résume a des champs de lande désertique et d’innombrables petits monticules de lave qui ressemblent à autant de petit cairns créés par des fées et des lutins. C’est en particulier marquant à Laufskálavarða. Cette partie du trajet m’a réellement parut glauque, car l’atmosphère était assez étrange, tout était très fantomatique, mais je devais être surement un peu fatigué…

champ lave Laufskalavarda islande

Allez, il est déjà 21h, vite on se dépêche et on finit par trouver refuge au camping de Kirkjubæjarklaustur (il y a une station service dans ce petit village, ouf!). On grignote rapidement dans la petite kitchenette du camping en examinant notre carte et ce qu’on espère découvrir le lendemain et on s’installe comme on peut dans la voiture pour dormir.

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Jour 2 – Pingvallavatn – Geysir – Gulfoss – Hekla

Jour 2 – Pingvallavatn – Geysir – Gulfoss – Hekla

Notre première nuit en Islande fut loin d’être confortable, et le réveil est encore pire. Dehors c’est les ténèbres, et il suffit de rajouter la pluie, le vent, et les nuages lourds noirs et pesants et le tableau est complet! On sait qu’en Islande, le temps peut changer toutes les 20 minutes. Il peut y avoir une tempête de neige un matin, et un grand ciel bleu l’après-midi. Pour nous pas de chance ce matin là, ça ne change pas. C’est tellement catastrophique qu’on fait l’impasse sur tout ce qu’on voulait voir à Thingvellir.

Thingvellir

De toute façon, c’est certain, je reviendrais un jour, ne serait-ce que pour aller plonger dans la faille de Silfrugjá, une fissure d’une centaine de mètres de long, une profondeur pouvant atteindre 60m, et surtout une des eaux les plus pures du monde, ce qui donne une visibilité incroyable et sûrement des sensations de folie (si on est bien protégé de l’eau à 4°C of course).

Un peu à regret, on se décide donc à partir, et on contourne le lac Pingvallavatn (lac des plaines du parlement), c’est le plus grand lac naturel d’Islande.

Pingvallavatn

On profite d’une brève accalmie de la météo pour visiter une des nombreuses failles qu’on trouve dans le secteur. Ces grandes fissures une des conséquence de la dorsale qui traverse l’île, et les tremblements de terre sont parait-il fréquents.

Thingvellir fissure islande

Heureusement, la pluie s’arrête et le vent se calme un peu. Ce n’est pas encore le ciel bleu, mais on croise les doigts très fort.

Et à force de croiser les doigts, quelque chose d’inattendu arrive, un éclair blanc sur la droite, hop photo! mais c’est quoi?

renard polaire islande

On dirait bien qu’il s’agit d’un renard polaire, et lui aussi était surement en train de chercher un abri contre la pluie. En tout cas, c’était une chouette surprise, on ne s’y attendait vraiment pas, car a priori, c’est assez difficile de pouvoir en observer.

Plus loin, on rencontre nos premiers poneys islandais. En fait on dit « poney » car il n’est pas grand, mais pour un islandais, c’est un vrai cheval. Et pas n’importe quel cheval, c’est l’Islandais! C’est une fierté et un trésor national. Il y en a 80.000 sur l’île et ils sont isolés du reste du monde depuis l’an 982. Aucun autre cheval n’a le droit de pénétrer sur l’ile. Le matériel hippique qui est importé doit être stérilisé. Aucun croisement n’est permis avec une espèce étrangère. Si un poney islandais quitte l’île il ne peut plus jamais revenir. Ces règles strictes ont permis de préserver cette race particulière, robuste, résistante aux hivers islandais, et qui possède une allure unique en plus du pas, du trot et du galop, c’est le Tölt, et c’est inné pour un poney islandais. C’est une sorte de pas rapide à ce qu’il parait, mais personnellement, je n’y connais pas grand chose 🙂

poney islandais

En tout cas ils étaient bien sympa, et on leur a promis de revenir les voir pour faire une chouette randonnée avec eux un de ces jours ! 🙂

Arrivée à Geysir. C’est un peu comme Paris et la Tour Eiffel, ça parait incontournable. C’est au cœur d’un champ géothermique que se trouve le fameux Geysir, qui a donné son nom à tous les autres geysers de la terre. Il atteint les 70m de haut, et quelques fois, suite à un tremblement de terre, il aurait dépassé les 120m de hauteur! Mais en fait actuellement, le Geysir est plutôt calme et ne jaillit que 2 à 3 fois par jour et des fois pas du tout. Autant dire que vous aurez peu de chance de le voir en action et vous ne contemplerez qu’une grande mare frémissante et dont il vaut mieux ne pas s’approcher trop près.

Geysir islande

Du coup c’est un remplaçant qui lui vole la vedette : le geyser Strokkur, qui jaillit toutes les 10 minutes environ à une hauteur d’au moins 20m.

Geyser strokkur a geysir islande
Strokkur en action
bulle geyser strokkur islande
Bulle de gaz du geyser juste avant l’explosion

Petit conseil : pensez à regarder la zone mouillée au sol avant de vous mettre en attente pour le spectacle. Il suffit d’un peu de vent et des dizaines de personnes se retrouvent trempées 🙂

Strokkur geyser islande

Mais tandis que la vieille star Geysir sommeille tranquillement, et que le Strokkur donne tout ce qu’il a en véritable showman, heureusement pour l’Islande, la relève est déjà là, avec Litli Geysir! 🙂

little geysir islande

Comme ce site fait partie des incontournables et qu’il n’est pas très éloigné de la capitale : c’est rempli de gens et ça fait assez bizarre, car depuis notre arrivée en Islande on était un peu seuls au monde sur l’île.

Vous pouvez passer par la presque incontournable boutique à touristes, où il y a un article qui a retenu mon attention 🙂

ice fresh air island

Si vous avez une petite faim ou même ne serait-ce que pour prendre une bonne boisson chaude, n’hésitez pas à rentrer dans le restaurant Geysir Glima, la décoration est vraiment belle et on y est très bien 🙂

Sur le site de Geysir on rencontre aussi nos premiers gros 4×4, et pas franchement la même catégorie que le notre. Là, c’est les 4×4 bodybuildés pour les excursions de folie, qui escaladent les montagnes et franchissent les torrents, c’est limite s’ils ne roulent pas sur la lave, ils sont immenses. Mais c’est pas la taille qui compte il parait 🙂

4x4 islande

Allez hop! On reprend la route, direction Gulfoss. Là,c’est du lourd ! Elle est surnommée « la chute d’or » à cause de l’arc en ciel qu’on voit souvent au dessus … bon ça c’est dans le cas où il y a un minium de soleil, et si vous avez suivi jusqu’ici, vous devinez qu’on n’a pas vu la moindre trace d’arc en ciel haha.

gulfoss islande

Gulfoss, c’est une succession de deux énormes chutes sur la rivière Hvita, qui est elle-même le résultat de la fonte de l’énorme glacier Langjökull. Et c’est donc au cœur d’un imposant canyon creusé par cette rivière que se trouve cette impressionnante chute d’une hauteur de 32m et d’une largeur de 70m.

gulfoss islande

On a encore de la brume plein les yeux, mais il faut reprendre la route, et le ciel se charge brutalement de nuages lourds et sombres en quelques minutes seulement, c’est assez incroyable, mais je prie pour ne pas avoir à déclencher les essuies-glaces à nouveau!

nuages islande

On reprend la route le long de la 30 puis de la 32 vers Hjálparfoss. Évidemment en comparaison à avec celle qu’on vient de quitter, cette « minuscule » double chute d’eau fait pâle figure. Son nom viendrait du fait qu’il y a bien longtemps, quand les islandais des régions du nord traversaient l’ile vers le sud, ils avaient beaucoup de mal à trouver des pâturages pour leurs chevaux, et c’est dans les environs de cette chute qu’ils trouvaient des grands herbages et ça leur était d’une grande aide. Et donc aide = hjalp = help. Et hop!

chute Hjalparfoss islande

Personnellement je l’aurais baptisée Oursfoss! Car j’y vois plutôt un gros ours en basalte pétrifié qui garde les chutes pour une raison mystérieuse. Et je vous en dirai plus quand j’aurais fini d’écrire cette légende et que je l’aurais transmis officiellement au gouvernement islandais pour qu’ils changent le nom 🙂

Nous reprenons la route, et au bout d’un moment, le doute commence à s’installer, car là c’est vraiment désert de chez désert, genre désertique, et à perte de vue!

route desert islande

On tente d’aller vers le grand lac du réservoir Sultartangalón mais on rebrousse chemin, notre petit 4×4 atteint ses limites dans des pistes beaucoup trop caillouteuses pour lui. On reprend la 26 vers le sud, qui elle aussi se transforme vite en petite piste caillouteuse et chaotique, mais tout de même pratiquable. Et jusqu’à l’infini il n’ya toujours pas le moindre signe de vie. Ok, on a assez d’essence (enfin je fais le conducteur confiant « t’inquiète on est laaarge » .. hem pas tant que ça en fait mais chut!) et je me dis que s’il nous arrivait une panne mécanique quelconque, on serait bien embêtés (et pas de réseau of course).
Au bout d’un long moment, une lumière à l’horizon! Les phares d’une voiture! J’imagine un gros 4×4 fonçant à toute allure. Je suis content de croiser quelqu’un mais en même temps je suis déjà en train de serrer les dents en pensant aux cailloux arrachés par ses énormes pneus et qui vont fissurer le pare-brise nickel de mon petit 4×4 de location!

route 26 en islande

Et en fait non, c’était une minuscule petite Micra! mais qui roulait à fond. Et c’est là que je me suis rendu compte que pour ne pas être secoué, en fait il fallait rouler vite et que les suspensions feraient le reste, après tout un 4×4 c’est fait pour ça hein 🙂

A un moment, une petite piste part sur la droite, ne la loupez pas! car elle mène à l’une des plus belles chutes d’Islande (dans mon classement personnel).

 C’est la chute de Þjófafoss . A vrai dire ce n’est pas vraiment la chute en elle même qui est magique, mais l’ensemble, le paysage, avec ce décor lunaire et ravagé et le petit volcan Búrfell de 670m juste derrière. Top!

chute bjofafoss islande

Il parait que dans cette cascade, on jetait les voleurs qui étaient condamnés! A priori c’était efficace, aucun n’est jamais revenu! Il arrive parfois que cette cascade puisse être à sec, car la rivière qui l’alimente est maintenant contrôlée par Landsvirkjun (le fournisseur d’électricité islandais, l’EDF local) qui gère le débit de la rivière en amont au barrage.

4x4 islande

La fatigue commence à se faire sentir, mais ce soir on dormira très bien, car on s’arrête dans un petit hôtel, le Leirubakki le long de la 26. Accueil très sympathique, chambre nickel. Belle vue sur le mont Hekla (sous les nuages). Le restaurant, et bien il était excellent, superbe agneau et du bon vin, réellement, ça nous a surpris 🙂 Et cerise sur le gâteau, il y a la vikingpool, un bain chaud à ciel ouvert!
Plus d’infos ici : http://www.leirubakki.is/www.leirubakki.is/index.html

De quoi vous détendre et passer une très belle nuit 🙂

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Islande pratique

Quelques infos pratiques sur l’Islande

  • La compagnie aérienne Wow Air! Compagnie low cost lancée en 2011, elle propose toujours des bons prix, soyez à l’affût des offres. En plus, cette compagnie donne vraiment une image « cool » 🙂
  • L’Islande est un pays cher, un des plus cher du monde. Si vous dormez chaque nuit dans un hôtel, c’est que vous avez les moyens, bravo! Si vous mangez midi et soir dans un restaurant, vous être riches! J’exagère un peu bien sûr mais l’hébergement (souvent complet) et les restaurants sont affreusement chers.
  • On mange quoi ? Ce qui revient le plus souvent, ce sont les soupes, et surtout l’agneau, sous toutes ses formes, c’est souvent très bon et un peu triste car on en croise tellement le long de la route et ils ont tous l’air si mignon! Et bien sûr du poisson. Vous pourrez tenter le requin faisandé. La baleine est aussi au menu, mais je vous invite à la boycotter. Hors des restaurants, le poisson séché est énormément consommé, et les pizzas biens grasses sont aussi à l’honneur. Et les pâtisseries standards sont de taille xxl et nappées de chocolat, à fuir ! 😛
  • La voiture ? Pour se déplacer, même si des lignes de bus fiables existent, même si l’autostop est parait-il efficace, la voiture semble être le meilleur moyen. Vous pouvez tenter la moto ou le vélo, mais vu les conditions météos et surtout le vent, ça ne parait vraiment pas un bon choix!

4×4 ou pas ?

Nous avions pris un petit 4×4, et sincèrement, ça ne nous a pas servi à grand chose, à part être un peu plus confiant ou rassuré en roulant sur des pistes ou au milieu des pierres. Mais globalement la grande majorité des routes et pistes que vous prendrez, vous pouvez y circuler avec une voiture normale. Et vous consommerez moins.

Les 4×4 pour s’aventurer loin à l’intérieur du pays sont déjà beaucoup plus chers, et ensuite il faut savoir les piloter. On ne traverse pas des petits guets. On peut facilement se retrouver coincé dans ce qui devient un torrent. Et en Islande vous pouvez passer des heures sans voir personne, alors là aussi, laissez les islandais vous conduire avec leurs propres 4×4, c’est une autre catégorie!

4x4 islande

Assurance auto

CDW : cette assurance veut dire « COLLISSION DAMAGE WAIVER ». Louer la voiture avec cette assurance vous rend responsable des dommages causés jusqu’à 350.000 ISK (2400€ environ).

SCDW : cette assurance veut dire « SUPER COLLISSION DAMAGE WAIVER ». Louer la voiture avec cette assurance vous rend responsable des dommages causés jusqu’à 110.000 ou 150.000 ISK (750€ environ). En gros, ça réduit la franchise par rapport à l’assurance CDW. Son prix est souvent de 12€ par jour.

Attention car pour les assurances CDW et SCDW, ne sont pas compris dedans : des actes de négligence du conducteur, des dommages causés par le fait de rouler dans les rivières, lacs et autres points d’eau, les dommages causés sous le véhicule (du genre oups, une grosse pierre a abîmé le pot d’échappement), les dommages sur les pneus, les phares, ou encore le pare-brise.

TP : cette assurance signifie « THEFT PROTECTION », c’est la protection contre le vol. Mais de tout ce qu’on a lu et entendu d’amis qui sont allés en Islande, quand on ferme à clé sa voiture, les islandais nous rient au nez. Les vols sont très très rares. Son prix est souvent de 5€ par jour, assez inutile.

GP : cette assurance veut dire « GRAVEL PROTECTION » et couvre les dommages causés au pare-brise,  phares, pare-chocs avant, rétroviseurs et au capot de la voiture quand le gravier ou les roches sont projetés sur le véhicule par une autre voiture. Une franchise pour le bris de pare-brise peut-être appliquée. Son prix avoisine les 7€ par jour, c’est une assurance non négligeable.

SAAP : cette assurance signifie « SAND AND ASH PROTECTION ». Comme son nom l’indique, c’est une assurance contre le sable et les cendres. C’est une assurance relativement récente proposée maintenant par la plupart des loueurs. Elle couvre les dommages causés à la peinture/vitres/phares/plastiques par le sable et les cendres. Ce genre de dommages peuvent coûter des milliers d’euros (les témoignages dessus ne manquent pas).  Prendre cette assurance réduit la franchise à  150.000 ISK (750€ environ). Souvenez vous de l’éruption du volcan au nom imprononçable qui a mis l’aviation européenne en vrac pendant des jours à cause des nuages de cendres, ce sont ces cendres qui sont ensuite déposées sur les routes (du sud surtout) et qui, par grand vent, peuvent endommager le véhicule. Le prix de cette assurance tourne autour des 10€ par jour

Rouler en Islande

La limite de vitesse est de 50 km/h dans les zones urbaines, 80 km/h sur les routes en terre, et 90 km/h sur les routes en asphalte. Il faut rouler les phares allumés. Je n’ai pas vu le moindre radar de vitesse, et une seule fois nous avons croisé une voiture de police. Mais globalement tout le monde roule très bien. En fait le danger vient souvent du voyageur qui regarde plus le paysage que la route.

Les panneaux manquent de lisibilité, car justement ils indiquent tout! Sur ce panneau par exemple, l’échelle n’est pas vraiment respectée et on a l’impression que tous les noms sont des villages, mais parfois c’est une simple maison.

islande carte route

A part ça, c’est difficile de se perdre 🙂 La majorité du trajet si vous faites un roadtrip autour de l’Islande se passe sur la route principale 1.

Un must have, cette carte très pratique :
http://international-photographer.com/fr/cartes/islande/

  • Les islandais et l’alcool, c’est une histoire compliquée. L’Islande a connu la prohibition de l’alcool (comme les états-unis). En 1935 les alcools forts sont à nouveau autorisés. Mais la bière elle, ne doit pas dépasser 2.5% (jusqu’en 1989). Vous ne trouverez quasiment rien de plus fort dans les magasins. Pour trouver du vin ou plus fort, il faut tout d’abord découvrir où se cachent (c’est bien le terme), les magasins de la chaîne Vínbúðin gérés par l’état. Mal indiqués et confidentiels, on a l’impression de rentrer dans une banque sécurisée. Boire un peu en société vous fait passer pour un alcoolique, alors qu’être ivre mort le week-end était « normal ». Mais depuis quelques temps le gouvernement islandais est en train de réussir son pari pour détourner la jeunesse de la drogue et de l’alcool en misant énormément sur le sport par exemple, avec le programme Youth in Island je vous laisse vous renseigner sur le sujet 🙂
  • Une petite chose qui nous a marqué c’est le nombre de jeunes islandais qui travaillent. Je veux dire par là des étudiants qui travaillent dans les agences de locations, dans les stations services, dans les supermarchés, dans les restaurants, etc .. En Islande on devient très vite indépendant quand on est jeune et on travaille beaucoup. Pour beaucoup, cumuler plusieurs activités est normal et permet de se lancer dans un grand voyage autour du monde avant de se plonger dans la vie active.

Jour 1 – Péninsule de Reykjanes

Jour 1 – Péninsule de Reykjanes

Atterrissage dans l’après midi à l’Aéroport Keflavik, voilà, on est en Islande! L’aéroport n’est pas très grand. Juste après avoir récupéré la valise, il y a un petit stand qui propose une dégustation de Vodka. « Hey, sympa l’accueil ! » 🙂 mais sachant que je dois prendre le volant juste après, je m’abstiens. 🙁
D’ailleurs j’en profite pour vous parler de la relation étrange qu’ont les islandais avec l’alcool dans cet autre article.

L’agence de location de voiture a envoyé quelqu’un nous attendre avec une petite pancarte, c’est gentil. « Ho on dirait un stagiaire collégien » … ah mais tiens, il conduit une voiture pour nous emmener  500 m plus loin au bureau de l’agence (on se regarde : « il a l’âge pour conduire tu crois? »). A l’intérieur de l’agence, c’est pareil, soit c’est la journée des jeunes stagiaires, soit … c’est quelque chose qui se vérifiera pendant le séjour : on trouve beaucoup de jeunes qui travaillent. (Quelques explications ici.)

Pour l’agence de location de voiture, c’est Blue Car Rental (après pas mal de recherches, les retours des clients sont très positifs et les tarifs très corrects) et tout se passe très bien (kilométrage illimité, assurances CDW, TP, GP et SCDW incluses). On récupère notre petite Jeep Suzuki Jimny, qui parait bien petite maintenant que nous la voyons…
Plus d’infos ici : https://www.bluecarrental.is/fr/

Et c’est parti !

Juste en sortant de la zone de l’aéroport faites un bref détour à Reykjanesbær, sur 2 ronds points le long de la Flugvallarvegur, il y a depuis 2013 la tour Eiffel (et une cabine téléphonique anglaise), c’est idiot mais ça fait toujours plaisir 🙂

tour eiffel en islande

Un petit peu plus loin, vous pouvez visiter le petit musée Viking World () https://www.vikingworld.is/

Au bout de quelques kilomètres nous croisons les premiers autochtones 🙂 on espère qu’ils nous souhaitent la bienvenue!

moutons islande

En descendant la route 43, on passe à côté de la Centrale géothermique de Svartsengi. Première rencontre avec ces fumées et ces tuyaux qu’on retrouvera un peu partout en Islande. Grâce à l’énergie géothermique, cette centrale produit 75MW d’électricité et 150MW d’énergie thermique pour le chauffage.

centrale Svartsengi en islande

Un puits à 2.000m de profondeur va chercher de l’eau sous pression à une température de 240 degrés. Une partie de cette eau refroidie et riche en silice sert à alimenter le célèbre le lagon du Blue Lagoon juste derrière. Ce lagon est une véritable « carte postale » qu’on retrouve sur toutes les publicités pour voyager en Islande. Il est artificiel, et très fréquenté, et comme nous ne sommes pas venus pour nous retrouver dans la foule, on fait l’impasse sur cette baignade. On lui préfèrera les bains naturels de Myvtan (plus petits, moins chers, moins de monde et surtout un panorama splendide).
Mais si le Blue Lagoon vous tente, plus d’infos ici : http://www.bluelagoon.com/
(les prix augmentent en mars 2018, à partir de 6990 ISK)

On continue la route vers la pointe de la péninsule et nous visitons les sources chaudes de Gunnuhver (classées à l’Unesco). Cette zone tire son nom de la sorcière Gunna. Il y a 400 ans, elle causait de gros problèmes dans la région et à sa mort, son fantôme revint hanter et tuer des habitants. Finalement deux fermiers et un prêtre réussirent à lui tendre un piège et son fantôme fut prisonnier d’un trou où l’eau jaillit a plus de 300 degrés! D’après la légende, suite à ça, la région est redevenu calme … enfin, il parait!

Gunnuhver en island
Il parait que le fantôme de Gunna réapparait parfois dans les brumes… et la zone reste instable et dangereuse, ne pas sortir de la piste!

Plus loin, on atteint le phare de Reykjanes, c’est le plus vieux phare d’Islande. Pourquoi n’est il pas juste sur la côte ? Car le premier phare qui lui était près de la côte a été tellement endommagé par les éléments naturels qu’il a finalement été détruit et qu’un autre a été construit ensuite sur cette petite colline en 1908.

Reykjanes Lighthouse

reykjnaes ile islande

Ici, le territoire est vraiment désolé : roche noire nue et dure à perte de vue! C’est assez saisissant, surtout avec ce temps gris et ce vent qui n’arrête pas de souffler.

A quelques minutes au nord, il y a le Bru Milli Heimsalfa, un pont métallique au dessus d’une petite crevasse qui est sensée être la ligne de démarcation entre la plaque continentale terrestre nord américaine et la plaque eurasienne. C’est purement symbolique, pas très beau et à vrai dire ça ne présente pas vraiment d’intérêt…

Nous reprenons vers l’est et l’arrêt suivant, c’est la source géothermale Krýsuvík qui est plutôt impressionnante, avec son odeur de soufre, ces mares de boues colorées, les fumerolles et les terres ocres.

Krisuvik islande

Krisuvik islande

Krisuvik islande

Et surtout ne marchez pas n’importe où! L’Islande est, malgré les apparences, dotée d’une nature TRÈS fragile. Il y a toujours un abruti qui se croit plus malin et veut prendre « la photo au plus près »… et bien son empreinte d’abruti reste marquée dans le sol pour des centaines d’années. Idem pour les plantes, c’est déjà un miracle quand elles arrivent à pousser ici, alors ne les cueillez pas 🙂

Puis, toujours sur la même route, qui d’ailleurs est devenu une piste entre temps, c’est le lac Kleifarvatn : des grandes plages de sables noirs, des roches déchiquetées. Une ancienne légende raconte qu’un serpent géant vivrait dans ce lac, qui est le plus profond d’Islande.

lac Kleifarvatn islande

Le paysage envoie du pâté comme on dit et ça fait à peine 5 minutes qu’on a atterrit. Ho bin non en fait, il fait plein jour mais il est déjà 21h! Vite on reprend la route, direction Þingvellir, en passant par Reykjavik, et on est déjà en retard!

route islande

poisson seche en islande

Le long de la route, il y a des séchoirs à poissons. D’ailleurs du poisson séché, on en trouve dans toutes les boutiques, tout le monde en mange façon grignotage, alors on fait pareil. C’est comestible, si si 🙂

Nous arrivons en vue du lac Pingvallavatn, enfin façon de parler car avec le brouillard, la pluie et le vent qui viennent de s’installer autour de nous, on ne voit plus rien! je finis par me garer un peu au hasard à côté d’un panneau, qui j’espère nous protègera un peu du vent. Il y a plein de petits cairns de pierres tout autour.

Pingvallavatn
Photo prise « de nuit » à 1h30

Il est tard, on est fatigué, il faut dormir. Hahaha, on s’était dit « on pourra dormir facilement dans un grand 4×4 et puis il fera pas si froid que ça ». Et bien c’est loupé!

C’est exiguë et on s’installe comme on peut. On enfile les polaires pour la nuit, on rentre dans les duvets chauds, on laisse tourner un peu le chauffage de la voiture « au cas où » et on essaye de fermer les yeux et dormir. Et puis on ne dort toujours pas, car il fait toujours jour dehors! Comme s’il était 6h du matin et que le soleil allait bientôt se lever. On a beau s’y attendre, on n’est pas vraiment préparé à ces nuits sans obscurité dans le nord du globe. Il faut donc prévoir une installation improvisée pour faire des « rideaux ». Cette première nuit est catastrophique, orage, pluie battante, froid, et le vent qui secoue régulièrement la voiture.

Mais bon près tout c’est l’Islande hein, on n’est pas venu passer des vacances aux Seychelles ! 🙂

>> Jour 2 – Pingvallavatn – Geysir – Gulfoss – Hekla

Val Gardena

– Allez, et si on allait skier à Val Gardena ?
– Attends c’est où ça ?
– En Italie! on passe par l’Autriche et on y est! C’est très beau il parait!
– Ca fait pas un peu loin quand même ? Ho et puis zut,
Allez hop! en route pour Val Gardena!

Des fois, on fait des choix étranges, et celui là en était surement un. Val Gardena pour aller skier, quelle drôle d’idée? « Oui mais on sera hors période scolaire française, trop bien! » Bon sauf qu’une fois sur place, c’était en pleines vacances scolaires italiennes 🙂

Déjà pour le trajet en voiture, à peu près 1000km et 10h de route. Hem. Mais on voit du pays : on passe par la Suisse, on traverse les longues vallées en Autriche, on fait une petite halte à Innsbruck et on voit  son impressionnant tremplin de saut à ski (Bergisel), pour finalement arriver dans les Dolomites, au nord de l’Italie, et enfin, à la petite ville d’Ortisei.

Skier dans les dolomites, en plus d’être dans un cadre splendide classé à l’Unesco, c’est faire parti de Superski Dolomiti, un immense domaine skiable avec plus de 1200km de pistes réparties en 12 zones! Mais ici on se limitera à Val Gardena qui permet tout de même de profiter de la célèbre et fameuse Sella Ronda.

La Sella Ronda ?

Val Gardena dans les dolomites en italie

On pourrait comparer ça à une sorte de grand périphérique de plus de 40km de long, qui fait le tour complet de l’imposant massif montagneux de Sella. Comme pour le périphérique parisien, il y a plusieurs « portes » d’accès qui permettent d’accéder aux pistes, depuis  les stations et villages alentours.

Val Gardena dans les dolomites en italie

Val Gardena dans les dolomites en italie

Faire la Sella Ronda dans la journée, c’est possible bien sûr, ça peut prendre entre 5 et 6 heures de ski et de remontées, et ça offre un total de pistes réelles de 26km.

Si on est plutôt bon skieur, on prend le « périphérique » dans le sens horaire, et pour les moins confiants, dans le sens anti-horaire.

Les pistes ne sont pas trop en altitude, on ne dépasse par les 2400m.

Val Gardena dans les dolomites en italie

La Sella Ronda a quand même un défaut, c’est que certaines portes de sortie sont plus demandées que d’autres, mais genre, beaucoup plus. Et on assiste parfois à de vrais embouteillages en fin de journée.

Val Gardena dans les dolomites en italie
Et si vous calculez mal votre coup et que vous êtes coincé de l’autre côté du massif à l’arrêt des téléphériques, bon courage pour le retour chez vous, ça n’a pas de prix haha 🙂

Val Gardena dans les dolomites en italie

Val Gardena dans les dolomites en italie

Val Gardena dans les dolomites en italie

En tout cas, la Sella Ronda est vraiment je pense un itinéraire à faire au moins une fois dans sa vie 🙂

Val Gardena dans les dolomites en italie

Et Ortisei ?

Le logement « bon marché » qu’on avait choisi, c’était chez Apartments Schmalzl. L’accueil est un peu « rugueux », l’hospitalité ortisienne ne restera pas dans les annales. Et on découvre très rapidement que peu de gens parlent Italien. Ici, on parle le ladin, très bien l’allemand et peut être un peu d’italien aussi.

Comme beaucoup de stations de ski qui accueillent des grandes évènements de coupe du monde et qui veulent être connues et reconnues internationalement, Ortisei a un côté bling-bling jet set assez prononcé, et beaucoup de russes viennent skier ici (ça fait cliché oui je sais).

De mon côté, je n’ai toujours pas trouvé où j’ai caché mes millions d’euros, alors du coup Ortisei, on n’en a pas réellement profité.

En tout cas si vous prenez un logement la-bas, pensez à vous mettre plutôt sur le versant nord de la vallée, celui qui reste ensoleillé. Car dans l’après-midi, l’autre versant se trouve très rapidement dans l’ombre et c’est moins sympa 🙂

Val Gardena dans les dolomites en italie

Val Gardena dans les dolomites en italie

Séjour réalisé en février 2015

Cotentin

La péninsule du Cotentin, il y a quoi à faire la-bas ? Allons le découvrir, et puis la mer ça fait toujours du bien tu vas voir.
Allez hop en route pour le Cotentin!

Clin d’oeil à Valognes, chez des amis, puis direction le Phare de Gatteville à la pointe de Barfleur.

Ce lieu est d’ailleurs célèbre à cause du naufrage de la Blanche-Nef en 1120. Quand le roi d’Angleterre Henri embarque de Barfleur pour traverser la Manche. Un autre navire, la blanche-Nef, est proposé au roi pour embarquer 140 hauts barons, dix-huit femmes de haute naissance, filles, sœurs, nièces ou épouses de rois et de comtes … ainsi que le prince Guillaume Adelin, fils du roi, et seul héritier mâle du trône d’Angleterre. Et ce bateau trop chargé a croisé trop près de la point de Barfleur et à coulé en laissant un seul survivant, mais l’héritier du trône est mort. Ce naufrage sera la cause d’une guerre civile pour la succession du trônes en Angleterre, et c’est aussi le point de départ du célèbre roman les Piliers de la Terre de Ken Follett. Bref, c’était ici.

pointe barfleur

phare gatteville

C’est donc à cause des forts courants et des nombreux rochers dans la zone qu’un premier phare est construit en 1774. Mais à la longue il s’avère trop petit et inadapté. Un nouveau phare est construite et inauguré en 1835.  D’une hauteur de 75m c’est le 2e plus haut phare d’Europe.

Détails amusants, le phare compte autant de marches que de jours dans l’année, autant de fenêtre que de semaines et autant d’étages que de mois 🙂

Pour la modique somme de 3€ vous pouvez monter au sommet. Attention par mauvais temps l’accès au public est fermé.

etang gatteville

oiseaux de mer

Ensuite, longez la côte vers l’ouest, saluez les pêcheurs qui luttent contre les vagues sur les rochers du Coin du Role et prenez ensuite un petit chemin pour une balade le long de l’étang de Gattemare.1 km de long, 59 hectares, avec une faune composée de hérons cendrés, d’aigrettes blanches et de cormorans huppés, il protégé par le conservatoire du littoral depuis 30 ans.

st vaast

On peut faire une petite halte au port de Saint Vaast la Hougue et en profiter pour faire le plein d’huitres, mais pas n’importe lesquelles, les huitres hélie, excellentes ( http://www.huitres-st-vaast.com/ ) et médaille d’or au salon de l’agriculture 2017.

Un lieu de passage obligé pour tous les gourmands : La Maison du Biscuit (Le Hameau Costard, 50270 Sortosville-en-Beaumont) . Depuis 1903, 5 générations de biscuitiers se suivent dans la famille Burnouf et la Maison du Biscuit proprement dite est fondée en 1980 et ne fonctionne que par vente directe, et le produit de ces recettes familiales s’arrachent comme des petits pains! ou plutôt comme des petits biscuits 🙂

maison du biscuit
Le lieu s’est élargit et propose un peu tout ce qui se mange et se boit, et c’est toujours délicieux et on ne repart jamais les mains vides. Pensez vraiment à y faire une halte. Même le lieu en lui même vaut le coup d’œil !
Plus d’infos pratiques ici : http://www.maisondubiscuit.fr/fr/

plage carteret

Et puis faire du cerf-volant sur la plage à marée basse à Carteret sur la plage de la Potinière. Ensuite partez vous aventurer dans les rochers au niveau du Cap de Carteret et si vous êtes rattrapés par la marée ne tentez pas le diable et rejoignez le chemin des Douaniers pour rentrer tranquillement les pieds au sec.

cerf volant plage carteret

cerf volant plage carteret

Ho et puis si on allait faire du surf ? Ca tombe bien il y a un spot bien connu dans la région, la Plage de Siouville, entre Flamanville et La Hague. Évidemment la combinaison néoprène est obligatoire. Personnellement je suis nul en surf et j’ai à peine pu rester plus de 5 secondes accroupi sur la planche, mais on a un pote qui se débrouille plus que bien 🙂
Pour avoir une petite idée de ce que le site peut vous offrir dans les conditions optimales, faites un petit tour ici : https://www.cotentinsurfclub.com/le-spot/

surf siouville

A très vite le Cotentin, on est content quand on en revient 🙂

Randos et balades en Ile de France

Quand on habite Paris, on aspire qu’à une chose, en partir et prendre un bonne dose de nature le week-end ! en tout cas, nous on aime ça 🙂 Du coup je vous propose une petite liste des randonnées les plus sympas, des idées de balades, de quoi vous faire plaisir tout en restant en Ile de France

Arcades de Buc

Il y a une très belle balade à faire autour des Arcades de Buc entre Buc et Jouy.

Arcades de Buc

St Rémy les Chevreuses

Au sud ouest de Paris, en Yvelines, se trouve St Rémy les Chevreuses. C’est déjà exotique en soit car c’est le terminus de la ligne B du RER ! Quelque chose qu’on ne voit jamais, et on a presque du mal à croire que ça existe 😉 Mais cette commune, c’est aussi la porte d’entrée de la Haute Vallée de Chevreuse.

De la gare RER vous partez en balade à pieds vers Chevreuse, en longeant l’Yvette. C’est très champêtre, les canaux sont jolis à voir et of course, vous grimpez la colline jusqu’au Chateau de la Madeleine pour avoir un chouette point de vue sur la vallée!

Bon et puis je ne résiste pas à vous partager cette vidéo 🙂

 

Honfleur

Et si on allait à la plage ? En Normandie ? Allez hop en route direction Honfleur, qui est une destination ultra-visitée, et pourquoi ça ? et bien car c’est joli quand même non ? 🙂

(pour se garer, hop le long du boulevard Charles V, c’est parfois un peu éloigné mais on trouve vite une place)

Place du marche devant le clocher de l eglise sainte catherine a honfleur

L’église Ste Catherine (la plus grande église en bois de France) et son clocher séparé sont à voir.

Le vieux centre et rempli de ruelles pavées et de maisons centenaires frôlant parfois la ruine.

statue vierge honfleursculpture en bois peint dans les rues de honfleur

 

 

 

 

 

 

 

Ne manquez pas de passer au 25 rue de la Foulerie, à La Forge, un lieu un peu fou dédié à la création en tout genre 🙂 (vérifiez bien pour les visites, c’est souvent fermé)

lieu de creation la forge a honfleur

Le port est bien sur LE passage obligé. Toutes les façades sont colorées et c’est surement plus sympa à voir que sur cette photo où ça manquait un peu de ciel bleu.

couleurs au port de honfleur

Le Jardin des Personnalités permet de faire une balade sympa un peu à l’écart du flot de touristes agglutinés autour du port.estuaire honfleur avec vue sur le havre

Un chemin le long de l’estuaire permet d’offrir une jolie perspective sur le Pont de Normandie.vue sur le pont de normandie depuis honfleur

Le mauvais temps a un grand avantage, c’est qu’on assiste parfois à de très beaux spectacles, juste après une averse 🙂plage du butin a honfleur

Il suffit de pousser un peu plus loin à la plage du Butin, avec le Manoir des Impressionnistes qui profite du coucher de soleil comme vous.

Le Havre en face vous invite (ou pas) à venir la visiter.

Etretat

Un petit week-end au bord de la mer, ça fait toujours plaisir, et les falaises c’est toujours impressionnant! Allez hop, en route pour Etretat !

Les falaises d’Etretat font partie des joyaux de la France et il faut vraiment y aller au moins une fois. Qu’importe la météo, c’est beau! et c’est peut être même encore plus beau quand les éléments se liguent contre vous.

Il pleut? c’est simple, vous êtes déjà mouillés de toute façon, alors autant aller se baigner!

baignade etretat sous la pluie

Si vous avez un mot du médecin et que vous ne pouvez pas vous baigner quand il fait 12°C le plan B consiste à se réfugier dans l’huitrière … mais de quoi parle-t’il ?

Mais du restaurant panoramique (et pas si cher), et où le repas qui s’achève à coups de calva vous mettra d’aplomb (ou presque) pour explorer les environs.

restaurant l huitriere etretat

Le sentier le long des falaises peut s’avérer dangereux, gardez la tête froide et faites attention, vous êtes surveillés.

mouette sur la falaise etretat

Le parc à huitres creusé par M. Belvert  pour Marie-Antoinette en 1777.

parc huitres etretat

Le trou de serrure

Si vous êtes en jambe ou si vous êtes coincés par la marée, tentez l’échelle … bon courage !

echelle etretat

Et surtout, profitez du spectacle !

etretat falaises

falaises d etretat

plage galets etretat

 

Zoo de Beauval

Le zoo de Beauval mérite bien un article a lui seul. Il est régulièrement classé dans le Top 10 des zoo dans le monde et sans conteste le numéro 1 en France.

Créé en 1980, il est dirigé par la même famille depuis les débuts, et ne cesse de s’agrandir. A l’heure actuelle il couvre plus de 35 hectares et héberge 3.000 animaux répartis sur plus de 600 espèces. Et parmi elles, des espèces que vous verrez difficilement ailleurs. Et une moyenne d’un million de visiteurs par an. Voila, c’est du lourd ! 🙂

Pour y aller c’est facile, dans le Loir-et-Cher vous trouverez un peu partout des panneaux indiquant la direction. Sinon, c’est au sud de Saint-Aignan.

Tous les environnements sont présentés : la serre des grands singes, le vivarium des reptiles, la grande serre des oiseaux, la serre tropicale des gorilles et des lamentins, la plaine africaine, la bassin des otaries, la serre australasienne, la plaine des éléphants, la plaine asiatique, les hauteurs de chine, le théatre naturel pour le show des rapaces, etc …

rhinoceros au zoo de beauval

tigres blancs au zoo de beauval

ratons laveurs au zoo de beauval

grue au zoo de beauval

Évidemment la star actuelle, c’est le bébé panda (et les parents bien sur). Les pandas sont propriétés de l’état chinois et sont seulement « prêtés  » au zoo.

panda au zoo de beauval

Panda et bambous au zoo de Beauval

Une chose qui marque dans ce zoo, c’est l’espace et l’impression d’environnement naturel. De nombreuses personnes qui sont pourtant contre l’idée de zoo repartent avec un bon souvenir de Beauval. Ce n’est pas pour rien que ce zoo participe activement à des programmes de repeuplement d’espèces en danger, car la reproduction est facilité quand les animaux se sentent bien.

elephant au zoo de beauval

flamants rose au zoo de beauval

Et bizarrement, l’espèce animale qui est la plus couteuse pour le zoo, ce ne sont pas les pandas, ni les éléphants … mais les koalas ! car leur régime alimentaire en eucalyptus coute visiblement une fortune.

pelican au zoo de beauval

varan au zoo de beauval

iguane au zoo de beauval

panda roux au zoo de beauval

autruche au zoo de beauval

savane au zoo de beauval

Si vous ne devez voir qu’un zoo en France, c’est Beauval 🙂

Toutes les infos pratiques sur le site officiel : https://www.zoobeauval.com/