Prague

Prague, c’est une ville qui m’a toujours attiré. C’est sans doute mon esprit un peu bohème haha. En tout cas « la ville aux mille tours et mille clochers » est clairement une destination qui vaut le coup, et même si c’est l’hiver et qu’il neige.
Allez hop en route, allons voir ce qu’il y a de chouette là-bas !

Vous voilà à l’aéroport de Prague – Václav Havel. Pour rejoindre Prague il y a évidemment une liaison en bus Airport Express, mais pour un peu moins cher, et aussi car ça allait dans notre direction, on préfère le bus 119. Au terminus du 119 il faut encore marcher 200m pour rejoindre la boucle du tram 20 et 26 à l’arrêt Divoka Sarka.

Et ici, vous pouvez déjà vivre quelque chose de sympa (si vous avez le temps, ce qui n’est pas forcément le cas si vous venez d’atterrir et que vous avez des bagages avec vous). En effet, Divoka Sarka, c’est le nom d’un parc naturel aux portes de Prague. Depuis l’arrêt de tram, en prenant le chemin qui descend derrière le Macdo vous arriverez au début d’une large boucle de randonnée qui passe à travers des gorges, forêts, lacs, collines, une piscine à ciel ouvert, etc … bref une excellente idée balade nature juste au terminus du tram 🙂

Bon allez, prenons donc notre tram 26 qui vient d’arriver et arrêtons nous à l’arrêt Letenské náměstí dans le quartier qui sera le point de départ de notre séjour et de cette découverte des différents quartiers de Prague.

Quartier Holesovice

On commence donc naturellement par le quartier de Holešovice qui occupe le nord de Prague. C’est une ancienne zone industrielle qui abrite maintenant quelques musées, des ambassades et le ministère de l’intérieur. Pour les musées, il y a le Palais Veletržní : un grand bâtiment construit dans les années 20 dans un style ultramoderne (pour l’époque) et qui abrite maintenant les collections contemporaines de la Galerie Nationale. Les 20 grandes toiles de l’Epopée Slave peintes par Alfons Muncha y sont exposées. Plus d’infos ici.
Dans un autre genre, il y a aussi le Musée Technique National ou le Musée National de l’Agriculture … il en faut pour tous les goûts 🙂 Encore plus au nord, il y a le Parc des Expositions datant de 1891 … mais il faut bien avouer que c’est assez excentré et que le quartier n’est pas folichon …

Revenons sur nos pas et allons au Letna Park. C’est un grand parc de 52ha situé sur un plateau en haut d’une colline qui domine la ville. Il a servi pendant longtemps comme lieu de manœuvres militaires. Maintenant c’est un parc avec des grandes allées rectilignes, l’endroit idéal pour faire du roller, du jogging, faire courir des chiens etc …

prague letna park

Mais par ce beau matin de janvier (glagla -15 au moins) il n’y avait vraiment personne 🙂

prague letna park

Et c’est surtout l’endroit idéal pour avoir un premier aperçu de la ville de Prague, en plein hiver, se réveillant doucement sous le soleil et dans la brume matinale. Franchement, je trouve que c’est vraiment le bon plan de venir ici rien que pour la vue ! 🙂

prague letna park

prague letna park

C’est aussi un bon plan pour les couchers de soleils et quand il fait beau, car il y a le Letná Zahradní (Letenské sady, 170 00 Praha 7), un grand beer garden avec une vue idéale! Mais pour nous c’est pas trop la saison, alors on se contente de découvrir des chouettes décorations glacées dans les arbres!

prague letna park décoration gel

Au Letna Park il ne faut pas louper LE monument (qui n’est pas si impressionnant vu de près), le Métronome. En 1955 se trouvait ici une grande statue de Staline mesurant 15m de haut, mais après sa mort (1953) la mode était plutôt à la « déstalinisation » dans le monde communiste et la statue fini par disparaître en 1962. En 1991 un grand métronome de 23m est installé et l’esplanade autour est la zone des skaters.

prague letna park metronome

En se promenant à l’ouest du parc on trouve un autre monument, c’est le Pavillon Hanavský.  Il a été construit en 1891 dans le Parc des Expositions (pavillon des aciéries Komárov), et il a tellement plut au public qu’il a ensuite été déplacé à son emplacement actuel. C’est le premier bâtiment à utiliser une armature en métallique à Prague. Maintenant il héberge un restaurant avec une vue formidaaaaaable (il parait) http://hanavsky-pavilon.cz/

prague letna park pavillon Hanavsky

Mais revenons au Métronome, d’ici c’est la descente grandiose vers la capitale 🙂 Au pied de la colline il faut emprunter le pont Svatopluk construit en 1908 dans le style art nouveau (et considéré comme le plus beau de la ville) pour traverser la Vltava, le fleuve qui coule à Prague.

prague pont svatopluk

Quartier Staré Město ou Vieille Ville de Prague

Sur l’autre rive de la Vlatva, c’est la vieille ville de Prague et on continue le chemin sur la rue de Paris « Pařížská », car lors du réaménagement du quartier au 19e siècle, cette rue aurait du être une grande avenue « à la parisienne » et elle reste néanmoins une des rues les plus luxueuse de Prague.
On pénètre ensuite dans l‘ancien quartier juif Josefov. Les premiers colons juifs s’installent à Prague dès le IXe siècle et peu à peu une petite ville autonome se forme. Mais les juifs de Prague n’ont pas le droit de construire en dehors de la zone qui leur est allouée et n’ont pas le droit d’utiliser d’autres cimetières. Ce qui donnera au cimetière son aspect aussi unique. Le ghetto juif subira au cour des siècles bien des évènements, et ce serait trop long d’essayer de le résumer ici. En tout cas, à l’image de la vieille ville, il a lui aussi été complètement réaménagé au 19e siècle, et du labyrinthe insalubre et surpeuplé de l’époque il ne reste plus que quelques synagogues, le cimetière et la mairie.

On découvre donc en premier cette étrange façade, c’est la Synagogue Vieille-Nouvelle. Elle date de 1270 et c’est la plus vieille synagogue d’Europe encore utilisée. Son nom peut paraitre bizarre … lors de sa construction, c’était la « nouvelle synagogue », et quand d’autres synagogues sont bâties plus tard, elle devient la « vieille nouvelle synagogue » http://www.synagogue.cz/fr/

prague synagogue vieille nouvelle

La légende dit que c’est dans la genizah de la synagogue (lieu où entrepose tous les documents où le nom de Dieu est inscrit car il est interdit de l’effacer ou de le jeter) que se trouverait le corps du Golem. Le golem serait une créature créée à base d’argile par le rabbin Loew au XVIe siècle dans le but de protéger la communauté juive des pogroms. Il lui a donné la vie en écrivant EMET (vérité) sur sont front et en mettant dans sa bouche un parchemin avec un des noms de Dieu. Pour l’arrêter il faut effacer la première lettre sur son front et on obtient MET (mort). La genizah est évidemment fermée au public.

Juste à côté se trouvent la synagogue Haute (XVIe siècle mais avec une façade du XIXe) et la synagogue Klaus (XVIIe siècle) un peu plus loin dans la rue et qui abrite un musée sur l’histoire juive à Prague (https://www.jewishmuseum.cz/en/info/visit/)

prague synagogue haute klaus

Il est possible de prendre un ticket pour visiter toutes les synagogues et le vieux cimetière juif. Manque de temps pour nous ce sera pour une autre fois …

En revenant sur la rue de Paris, on continue vers le sud, les grandes boutiques (Vuitton, Gucci, etc ….) s’alignent sur les trottoirs et on arrive enfin à la Place de la Vieille Ville.
Alors avant de se diriger tout droit vers la foule devant la grande tour, commencez par baissez la tête et regardez le sol de la place. Vous devriez trouver une longue bande métallique encastrée dans le sol, c’est le méridien de Prague et quelques mètres plus loin, il y a une plaque en marbre. C’est l’emplacement de l’ancienne colonne Marian. C’était une grande colonne surmontée d’une statue de la vierge Marie, érigée en 1652 pour fêter la résistance de la ville face à l’assaut des troupes suédoises en 1648 (et aussi un symbole du catholicisme triomphant sur le protestantisme). En 1918 lors de l’indépendance de la Tchécoslovaquie, la colonne est détruite pour montrer la fin de l’empire des Habsbourg. Et l’ombre de la colonne sur le méridien permettait de savoir qu’il était midi pile, voilà pour la petite histoire 🙂

prague place vieille ville
Allez maintenant un coup d’œil à la grande statue, c’est le mémorial Jan Hus, inauguré en 1915 pour célébrer les 500 ans du martyr de Jan Hus, brûlé vif en 1415, car il s’était opposé à l’église catholique en dénonçant la morale inexistante, les messes qui ne devraient pas être en latin, etc … le début du protestantisme. Le mémorial était aussi devenu un symbole de révolte face à l’empire des Habsbourg et plus tard face à la répression communiste. Bref, si vous êtes en révolte contre quelque chose, ce mémorial est pour vous!

Revenons donc à la grande tour qui trône au milieu de la place, c’est la grande Tour de l’hôtel de Ville. En fait l’ancien hôtel de ville, à l’origine, c’est la 2ème petite maison à gauche de la tour avec une façade colorée rose. Au fur à mesure que la ville s’enrichit, la mairie achète les maisons adjacentes et fait finalement construire cette grande tour de 69m de haut en 1364.

prague tour hotel ville

Au sol (sur le côté donnant vers la place) il y a 27 petites étoiles blanches qui représentent les 27 nobles tchèques qui ont été décapités publiquement sur cette place le 21 juin 1621. Suite à la tentative de rébellion des tchèques (majoritairement protestants) contre l’empire des Habsbourg (catholique) et la cuisante défaite à la bataille de la Montagne Blanche, l’empereur Ferdinand de Habsbourg décide donc d’écraser la noblesse tchèque pour éviter toute nouvelle tentative de révolte … maintenant il y a des petites étoiles au sol et pas un panneau pour rappeler ce qu’elles signifient.

Bon, comme vous avez bien révisé avant de venir à Prague, vous savez que la grande horloge astronomique est dans les parages, pas de soucis pour la trouver, il suffit de rejoindre la foule! Tout le monde se bouscule devant, c’est l’attraction de la ville! Si vous voulez un peu de calme allez y à n’importe quel moment mais pas au changement d’heure 🙂 Car à ce moment là, la foule est présente en nombre pour voir les statues de l’avare, du vaniteux, de la mort et du turc s’animer pendant que la clochette de la tour sonne. Puis les 2 petites fenêtres s’ouvrent et les statues des apôtres et du Christ passent voir la foule (et enfin on entend un petit coup de trompette venant du haut de la tour).

prague horloge astronomique

Le premier cercle en haut, c’est l’horloge astronomique. Elle aurait été construite par Nicolas de Kadau en 1410, puis remaniée par l’horloger Hanus de la Rose en 1490. Comme cette horloge faisait la fierté de Prague à travers l’Europe, la ville voulait à tout prix éviter que son chef d’œuvre soit reproduit ailleurs, alors la légende dit qu’une attaque est commanditée contre Hanus pour le rendre aveugle. Quand il découvre l’origine de l’agression il se rend en secret à l’horloge et arrache un mécanisme qui fait que l’horloge ne fonctionnera plus pendant de nombreuses années.
L’horloge a faillit disparaitre pour de bon en 1945 quand les nazis ont fuit la capitale et mis le feu à l’hôtel de ville. Le deuxième cercle en bas, est un calendrier réalisé en 1886 avec tous les jours de l’année.

Autour de la place, et un peu délaissées, on trouve aussi l’église St Nicolas (qui est parait-il un chef d’œuvre du baroque) et l’église de Notre-Dame du Týn qui est cachée derrière des maisons (il faut passer sous des arcades pour atteindre l’entrée) mais qui se repère de loin grâce à ses deux clochers de 80m de haut et qui domine la vieille ville.

Juste à côté de l’hôtel de ville se trouve la Maison à la Minute (Dům U Minuty), on ne peut pas la louper avec sa façade décorée de graffitis historiques 🙂 Elle a servi de pharmacie « à la minute » et Franz Kafka y a vécut de 1889 à 1896.

prague maison minute

Dans le quartier vous sentirez surement une odeur sucrée alléchante, c’est le trdelník, une sorte de gâteau cheminée. Cette même tapisserie s’appelle kürtős kalács en Hongrie, et cozonac secuiesc en Roumanie, et tout le monde en réclame la paternité 🙂 C’est une pâte sucrée enroulée d’une brochette en bois et grillé à la braise puis recouverte de sucre ou de ce que vous voulez, et ça peut être parfois très gras. Un gâteau à partager 😉
Allez pour le plaisir, une vidéo qui vous explique TOUT en détail, bon appétit!

En continuant la balade dans le quartier et en suivant la rue Železná on arrive devant le Théâtre des Arts. C’est à la demande de ce théâtre ouvert en 1783 que Mozart composera l’opéra Don Giovanni en 1787 qui remportera un immense succès et le compositeur séjournera régulièrement à Prague à la villa Bertramka (dans la banlieue ouest où se trouve un musée fermé et à l’abandon).

prague statue commendatore manteau conscience cloak

 

 

 

 

 

On y trouve d’ailleurs à l’angle de la rue une statue nommée « Il Commendatore » en hommage au Don Giovanni de Mozart (et qui est une des nombreuses versions du « Manteau de la conscience » de la sculptrice tchèque Anna Chromý).

 

 

 

On continue de flâner dans les petites rues, comme la rue Havelská qui longe l’église Saint Gall.

prague eglise saint-gall

Et on mange où dans le quartier ?
– Il y a le restaurant Mlejnice dans la minuscule ruelle Kožná 488/14 qui a retenu notre attention. Déco rustique mais chaleureuse, plats généreux bons et pas chers 🙂 Il y a visiblement un autre restaurant du même nom à une autre adresse (Žatecká 17) pas testé.(http://www.restaurace-mlejnice.cz/)

prague restaurant mlejnice
– Une autre très bonne adresse, un restaurant végétarien, le Lehka Hlava (Borsov 2/280) (http://www.lehkahlava.cz/en_home.htm). Je n’étais pas franchement emballé avant d’y aller, et en fait, excellente surprise, chouette déco et des choses vraiment pas mal dans l’assiette. Vaut le coup!

Pour quitter le quartier, on file à l’ouest, vers le pont Charles, le pont le plus célèbre de Prague qui sert de trait d’union avec le quartier de Mala Strana. Il mesure plus de 515m de long et a été construit de 1357 à 1380 sous le règne de Charles IV. Jusqu’en 1741 ce sera le seul pont sur la Vltava.

prague pont charles

A l’image du pont Saint Ange à Rome, entre 1683 et 1714, chaque pilier est surmonté d’une grande statue en lien avec l’histoire religieuse de la ville ou du pays. Et puis ça faisait tout de suite beaucoup plus classe! En plus de ça, à chaque extrémité, il y a une grande porte gothique. Un peu moins, classe mais diablement efficace, une des légendes autour du pont dit que dans le ciment utilisé pour le construire, on a rajouté des œufs et du vin, pour qu’il soit fort et costaud. En tout cas il est toujours là 🙂

prague pont charles

Une autre histoire sur le pont, c’est celle de Jean Népomucène. Bon déjà, il n’avait pas un nom facile à porter, mais ça n’a pas empêché ce fils de berger de Bohème de devenir chanoine de la grande Cathédrale Saint Guy de Prague, puis en 1393, vicaire général de l’archevêque, ce qui est plutôt pas mal déjà. Mais du coup Jean faisait tellement bien son boulot qu’il se retrouvait en conflit avec le roi Venceslas de Luxembourg (surnommé l’Ivrogne, c’est dire ce que l’histoire à retenu de ce roi qui a même était destitué par ses princes électeurs, un exploit ! Il ne faut surtout pas le confondre avec Venceslas 1er de Bohème, qui lui est juste le héros national !  mais revenons à nos moutons…). Il refusait que le roi mette à la tête d’une abbaye un homme de son choix sans passer par les élections, il faisait des leçons de moral à la cour, et il était le confesseur de la reine Jeanne (que le roi soupçonnait d’infidélités)…

prague pont charles nepomucene

La légende veut que le roi lui a ordonné de répéter ce que la reine a confessé. Il a refusé à plusieurs reprises et a fini emprisonné, torturé, brûlé, et jeté dans le fleuve depuis le pont! On ne saura jamais vraiment si c’était uniquement pour un problème de confessions intimes que Jean Népomucène est mort, mais la suite de la légende dit qu’à l’endroit où on a repêché son corps on a vu une couronne à 5 étoiles. Il est béatifié en 1721 et c’est le saint Tchèque le plus connu. Et au pied de sa statue au milieu du pont, il y a des plaques en bronze que tout le monde touche (des fois un peu au hasard 🙂 ) car il parait que ça porte  bonheur. Vu ce qu’il lui est arrivé, personnellement j’en doute un peu 😉

prague pont charles nepomucene

Sinon le pont Charles vous permettra de faire une chouette balade au milieu des touristes et des vendeurs de rue, mais ne boudez pas votre plaisir, ce pont et les points de vue qu’on y a font que la traversée est top, voilà tout 🙂

prague pont charles

Quartier Mala Strana ou Petit côté

Le quartier de Mala Strana, au pied du grand château de Prague est traditionnellement le quartier résidentiel de l’aristocratie. En 1541 un gigantesque incendie ravage tout le quartier (et une partie du château) et permettra pendant la reconstruction du quartier d’ouvrir de nouveaux espaces et embellir la ville.
Dans le prolongement du pont Charles, continuez tout droit et grimpez la rue car ici se trouve l’église la plus visitée de Prague, il s’agit de l’église Saint Nicolas. Son dôme et son clocher sont visibles sur pratiquement tous les points de vue de Prague 🙂

prague saint nicolas

Construite entre 1673 et 1752, elle est réputée pour être une des plus belles églises de style baroque d’Europe. L’entrée est payante mais vaut le coup car l’intérieur est vraiment riche en statues, peintures et dorures. Ah oui, même s’il fait moins 12°c et pas de chauffage, on enlève son bonnet! Brrrr 🙂 http://www.stnicholas.cz/en/

prague saint nicolas

prague hospudka obycejny bar

http://www.obycejnysvet.com/

Allez maintenant il est temps d’aller flaner dans les petites ruelles vers le sud, et à quelques minutes à pieds, se trouve une « curiosité touristique », le mur John Lennon ( Velkopřevorské náměstí ). Il faut savoir que c’est simplement le banal mur du jardin des Chevaliers de l’Ordre de Malte et que John Lennon n’a jamais mis les pieds à Prague.

prague mur lennon

En fait durant les heures sombres de la répression communiste en Tchécoslovaquie, John Lennon apparaissait en 1968 comme un symbole de liberté. Après son assassinat en décembre 1980, un premier dessin apparait sur le mur, puis rapidement d’autres portraits s’ajoutent le long du mur. Les étudiants s’en servaient à la fois pour rendre hommage à l’artiste et aussi pour protester contre le régime communiste et le manque de libertés. Le mur était régulièrement repeint par le pouvoir, et régulièrement recouvert de graffitis. Depuis la chute du mur de Berlin en 1989, cet endroit est principalement un lieu de recueillement lors d’un évènement tragique, il symbolise toujours un désir de paix, et devient aussi un point de rendez-vous pour les touristes …

Quelques mètres plus loin en descendant la rue vous passez un charmant petit pont (recouvert de « cadenas d’amoureux ») avec sa non moins charmante vieille roue à aube et son euh … personnage 🙂

prague roue aube

En 5 minutes à pieds en remontant le fleuve vous arrivez au Musée Kampa (U Sovových mlýnů 2), c’est un musée d’art moderne ( http://www.museumkampa.cz/en/ ). Si vous aimez le contemporain vous y trouverez votre bonheur.
Et sinon, juste à côté dans les jardins se trouvent quelques statues intéressantes :

La statue « World Harmony » représentant Sri Chinmoy, un célèbre artiste auteur penseur indien qui a toujours œuvré pour la paix dans le monde.

prague statue sri chinmoy

Les célèbres Miminka Babies (2001), d’énormes statues en bronze de bébés avec un code barre à la place du visage, œuvre du sculpteur David Cerny, qui a semé un peu partout dans Prague et tant mieux 🙂 (d’autres Miminka babies sont aussi accrochés  à la grande tour tv de Zizkov)

prague statue miminka babies cerny

Et les fameux pingouins jaune, toujours Cerny 🙂

prague pingouins jaunes

Après cette visite, on part dans la direction opposée, on suit le courant, et une dizaine de minutes plus tard, en suivant le fleuve, on arrive au Franz Kafka Museum (Cihelná 635/2b) qui expose de nombreux manuscrits de l’auteur tchèque (et pragois!). Si vous êtes fan de l’auteur et de son univers, allez-y, si non, vous risquez d’être un peu déçus ( http://www.kafkamuseum.cz/ )
Et dans tous les cas, dans la cour du musée, il y a une des installations les plus célèbres de Prague, toujours une réalisation de Cerny, les hommes qui pissent (sur la carte de la république Tchèque – 2004). Pour info, ils ne pissent pas au hasard mais écrivent les lettres des sms reçus au +420 724 370 770. Voilà, ça va tout à fait changer votre vie ! .. ou pas 🙂

prague cerny piss pipi statue

Enfin, avant de partir, rejoignez le petit embarcadère à quelques mètres de là. En fin d’après midi, c’est LE lieu de rendez vous de tous les canards et cygnes de Prague (et des mouettes) qui viennent tous se retrouver la pour taper la discut’, avaler les morceaux de pains que les gens leurs donnent, ou avaler tout cru un petit enfant qui se serait approché trop près du bord. Quelque soient vos motivations 😉 c’est un spectacle assez marrant à voir 🙂

prague canards cygnes

Il y a évidemment encore un tas de choses à voir dans le quartier et c’est vraiment agréable de s’y promener de jour comme de nuit 🙂

prague nuit

Quartier de Hradcany

Le quartier de Hradcany est situé sur une colline de Prague et c’est ici que se trouve le Château de Prague qu’on voit depuis pratiquement n’importe quel endroit. Allez hop en route pour ce fameux chateau! Il y a plusieurs façons pour y aller, moi je vous propose la montée par les escaliers (Staré zámecké schody) accessibles à quelques mètres de la station Malostranska.

prague escaliers chateau

Ces escaliers sont en fait un passage uniquement piéton (230m de long, 121 marches), rénové en 2009. Tout en haut vous croiserez très probablement un guitariste de rue à côté d’une statue (c’est la statue de Karel Hašler, un célèbre chansonnier tchèque) et enfin au sommet il y a une petite plate forme d’observation pour profiter d’un superbe point de vue sur Prague.

prague saint nicolas

On rentre ensuite dans le vaste complexe considéré comme un des plus grands châteaux du monde car il occupe une surface de 570 mètres de long sur 130 de large. Nous sommes devant la porte Orientale et la tour noire qui monte la garde. Cette tour avait un toit doré à l’origine mais lors du grand incendie de 1541 elle est rebaptisée tour noire et servira de prison.

Tout de suite à gauche se trouve le palais Lobkowicz, seul bâtiment privé dans l’enceinte du château et qui abrite la plus grande collection privée d’art du pays.
( http://www.lobkowicz.com/en/ )

prague statue youth burgrave

 

 

Tout de suite à droite se trouve la résidence du Burgrave Suprême. Ce titre parait un peu ridicule mais c’était la 2e personne la plus importante du pays après le roi. C’est le haut fonctionnaire qui gère la pays en l’absence du souverain. Et dans dans la cour de ce petit palais se trouve entre autre la Statue Youth où on voit que beaucoup de personnes lui ont touché le zizi 🙂

Le palais du Burgrave quant à lui sert maintenant de musée du jouet.

 

 

 

 

Plus loin sur la droite, c’est l’entrée de la Ruelle d’Or. Elle longe la muraille nord du château, et c’est une petite rue étroite avec des maisonnettes colorées et minuscules. La légende raconte que dans cette ruelle l’empereur Rodolphe II (qui était passionné par l’occultisme) avait autorisé des alchimistes à s’installer et pouvoir travailler ensemble pour trouver entre autre la pierre philosophale permettant de changer le plomb en or ou bien l’élixir de jeunesse éternelle.

prague ruelle or

La réalité est un peu moins funky, les petites maisonnettes servaient d’habitations aux archers qui gardaient la muraille, puis plus tard à des domestiques du château, ainsi qu’à quelques artistes en recherches d’inspirations (comme Franz Kafka qui a vécu brièvement au n°22 de la ruelle).
Conseil du jour : venez tôt le matin ! … sinon toutes ces visites risquent de ressembler à un parcours du combattant au milieu de la foule … bon après, à vous de voir hein 🙂

prague chateau armes torture

Depuis cette ruelle on peut aussi accéder à une longue galerie médiévale présentant une collection d’armes (plus ou moins) anciennes et des instruments de torture. Pas indispensable, mais bon comme vous êtes là, autant y faire un tour.

Ensuite vos pas vous mène tout naturellement à la Basilique St Georges. C’est la plus ancienne église de la ville, fondée en 925. La façade baroque date du XVIIe siècle. L’intérieur est plutôt sobre et austère.

prague chateau basilique st-georges

Mais quand vous êtes ici, vous ne voyez en général que ce qui est en face, tellement c’est grand! C’est la cathédrale St Guy de Prague. Sa construction aura duré presque 6 siècles! La première pierre est posée en 1344 et la cathédrale ne sera véritablement achevée qu’en 1929 !! A l’origine de sa construction, le roi Jean et son fils le futur roi Charles IV souhaitent une cathédrale à l’image de celles du nord de la France et ils font donc appel à un premier architecte français Mathieu d’Arras.

prague cathedrale st-guy

prague cathedrale st-guy

Les dimensions de la cathédrale sont comparables à Notre Dame de Paris, avec une longueur de 124 m, une largeur de 60m et la plus haute tour qui culmine à 92m.

prague cathedrale st-guy

prague cathedrale st-guy

prague cathedrale st-guy

Les vitraux sur la façade nord de la cathédrale sont réalisés par Alfons Muncha et son magnifiques 🙂

prague cathedrale st-guy vitraux muncha

Ce qui était absolument magnifique aussi, c’était les rayons de soleil colorés par les vitraux et visibles dans la cathédrale. C’était la première fois que j’en voyais d’aussi visibles et colorés! Photo réalisée sans trucage 🙂

prague cathedrale st-guy

Il y aussi le magnifique tombeau en argent de saint Jean Népomucène, vous savez, celui qui a été jeté dans le fleuve.

prague cathedrale st-guy

prague cathedrale st-guy

Il y a énormément de détails intéressants et la visite de cette cathédrale est franchement indispensable ! 🙂

La visite du vieux château est « sympa mais pas top » 🙂 En effet, une grande partie du château a été détruit pendant l’incendie de 1541, et du coup l’intérieur est un peu tristounet. Pas de grands tableaux de maitres et de tapisseries, très peu de mobilier, etc … Bon il y a tout de même la pièce hautement historique où en 1618 une délégation protestante venait se plaindre qu’on ne les autorisait pas à pratiquer leur religion comme le roi l’avait promis et ils furent jeté par la fenêtre! hop!
Une autre salle qui vaut le coup, c’est la Salle Vladislav avec ses nervures gothiques purement décoratives et magnifiques 🙂 (interdiction de prendre des photos)

prague chateau salle vladislav

Pour la fin de la visite, on sort par l’entrée principale à l’ouest du château 🙂

prague chateau entree

Ensuite je vous conseille de continuer votre balade quelques minutes à pieds plus loin en direction de la rue Nový Svět, qui est vraiment jolie calme et pleine de charme.

prague rue novy svet

Et n’hésitez pas à vous arrêter au Kavarna Novy Svet (Nový Svět 2).  C’est une super adresse discrète où se trouve un petit restaurant salon de thé super cosy et à l’ambiance vraiment super agréable. Une vraie bonne trouvaille 🙂

Ensuite, juste à côté, rendez vous pour la visite obligatoire à l’église Notre Dame de Lorette ( site officielLoretánské náměstí 7). Tout d’abord la façade et le clocher sont plutôt sympas à voir et si vous arrivez un dimanche à 15h ou 18h vous aurez la chance d’entendre un carillonneur faire chanter les 27 cloches de l’église. C’est la riche famille princière de bohème Lobkowicz qui est à l’origine de sa construction au XVIIe siècle.

prague notre dame lorette

En 1626, Benigna Catherine, baronne de Lobkowicz décide de créer un grand lieux de pélerinage à Prague. Alors ni une ni deux, une Santa Casa arrive miraculeusement! La Santa Casa, c’est le lieu idéalisé de la maison de la Sainte Famille à Nazareth. Bon ici il s’agit d’une copie et la véritable Santa Casa se trouve à Loreto en Italie. Et même si la légende dit que des anges l’ont miraculeusement transportée de Palestine en Italie en une nuit, la réalité ressemble d’avantage à l’achat et au transport par bateau jusqu’en Croatie d’une maison de Nazareth. Toujours est il que voila, une sainte maison à Prague (copie ou pas), ça attire le pélerin, mission réussie!

prague notre dame lorette

Parmis les autres trésors de l’église, on peut trouver un crucifié sacrément charcuté … une sainte barbue crucifiée, il s’agit de Sainte Starosta, princesse portugaise très croyante et qu’on devait marier à païen. Elle pria Dieu de l’enlaidir et hop une grosse barbe poussa! Le roi furieux la fit crucifier, sympa … Et enfin dans la galerie des trésors, le sublime ostensoir avec 6.222 diamants d’un coup, ça ne se voit pas tous les jours!

prague notre dame lorette

A quelques centaines de mètres de là, se trouve un autre lieu de culte, le célèbre monastère de Strahov ().( https://www.strahovskyklaster.cz/en/ )
Fondé en 1140 c’est un des plus anciens monastères du pays. Il abrite une bibliothèque très réputée et parait-il sublime!

prague monastere strahov

Mais pas de chance pour nous, ça ferme à 17h … on est en retard et on ne verra que le portail fermé 🙂

Allez, pour se remettre de cette déception, on se dirige juste en face, au Musée des miniatures 🙂 ( https://www.muzeumminiatur.cz/ ). Le musée, comme ses œuvres, est miniature et on passe la visite le nez collé à des loupes ou des microscopes pour admirer les trésors de patience qu’il a fallut pour sculpter des microscopiques réalisation. Sympa et pas cher, un bon moment à passer 🙂 (Strahovské nádvoří 11)

prague musee miniatures

Et la soirée n’est pas complètement perdue car même si le monastère était fermé, en face, sa brasserie était ouverte 🙂 ( http://www.klasterni-pivovar.cz/ )(Strahovské nádvoří 10)

prague brasserie strahov saint norbert
Et oui dans la grande et belle tradition monastique, nos chers moines de l’ordre de Saint Norbert brassent toujours de la bière, et on peut donc déguster une bière Saint Norbert à la brasserie Klasterni Pivovar. Restaurée en 2000, le cadre est vraiment agréable et on y a vécut une véritable soirée piège.

Car quand on commence à discuter avec nos sympathiques voisins de tables russes … il y a forcément plusieurs tournées qui s’enchainent … et quand un couple d’ukrainiens nous rejoint, c’est parti pour une soirée interminable à gouter toutes les bières, alcools forts et liqueurs de la carte …

Ahahah je vous raconte pas comment le retour en pleine nuit hivernale a été compliqué 🙂

 

Toujours dans le quartier, au sud, sur la colline, il y a le grand Parc de Petrin. La colline était autrefois recouverte de vignes, puis au XIXe siècle il devient un immense parc public avec des petites allées qui serpentent au milieu des vergers. Bon en plein hiver, ça a un peu moins de charme, et ça doit surement être top au printemps.

prague parc petrin

En plus d’être un grand poumon vert pour la capitale, le parc renferme quelques curiosités. Au sommet on peut voir par exemple la Tour de Petrin, qu’on surnomme la Tour Eiffel, car elle a été construite en 1891 (2 ans après la Tour Eiffel donc) pour l’Exposition Universelle de Prague. Elle mesure 60m de haut et on peut grimper au sommet pour profiter du panorama. A ses pieds se trouve une grande roseraie.

prague parc petrin

On trouve aussi un labyrinthe de miroirs (lui aussi datant de 1891) un peu désuet et en descendant le long des sentiers (glissants l’hiver) vous pouvez visiter la Magical Cavern, une « grotte » remplie d’œuvres artistiques.

Ah et si vous voulez rejoindre le sommet de la colline depuis le quartier de Mala Strana, il suffit de prendre le funiculaire 🙂

prague memorial victimes communisme

D’ailleurs à 300m du funiculaire (en bas de la colline), le long de l’avenue Újezd se trouve quelques statues assez glauques. Il s’agit du mémorial pour les victimes du communisme inauguré en 2002.

Au fur et à mesure qu’on grimpe les marches, le citoyen victime du communisme est de plus en plus mutilé jusqu’à disparaitre complètement.

Une bande en bronze rappelle les chiffres macabres de la répression communiste en Tchécoslovaquie jusqu’en 1989 : 205 486 condamnés, 248 exécutés, 327 tués à des postes frontaliers illégaux et 170 938 personnes émigrées.

 

Quartier Nové Město ou Nouvelle Ville de Prague

Le quartier Nove Mesto entoure le quartier de la vieille ville de Prague depuis plusieurs siècles, donc il faut un peu relativiser quand on parle de « nouvelle ville ». Disons qu’on sort des petites ruelles typiques pour retrouver un aspect ville moderne.

L’endroit le plus emblématique de ce quartier c’est la grande Place Venceslas. Elle s’appelait avant le Marché aux chevaux (Kǒnský trh) et date du moyen age. Elle ressemble maintenant à une grande avenue piétonne 750 m de long pour 60 m de large. Tout au bout on aperçoit le grand dôme du Musée National.

prague place venceslas

On reviendra plus tard sur cette place. Tout de suite sur votre gauche, il y a le passage Koruna (Václavské nám. 1), avec à l’intérieur un très beau dôme en verre de style Art Nouveau.

prague dome art nouveau

Mais surtout, je vous conseille de faire quelques dizaines de mètres sur votre gauche le long de l’avenue

prague hamleys jouets

Sur trois étages, vous avez des jouets pour petits et grands, des attractions, et même un toboggan pour redescendre au rez-de-chaussée. Réellement on y passe un très bon moment même si ça reste un magasin. Un must see to do cool 🙂
https://www.hamleys.cz/en/

Ensuite on prend à droite et on descend la rue Panská, et au croisement avec la rue

prague poste

Un grand bâtiment du XIXe, une immense verrière, des fresques sur les murs. Franchement, classe 🙂

On continue la balade en descendant la rue Politických vězňů. Il y a d’ailleurs ici un restaurant testé (et approuvé) sur lequel on est tombé un peu par hasard, le restaurant Ferdinanda (Politických vězňů 1597/19). Traditionnel tchèque, en sous sol, mais déco sympa et avec de l’humour, portions généreuses et pas cher. Validé 🙂
http://www.ferdinanda.eu/

Un peu plus loin on prend à droite sur la Washingtonova vers le grand Musée National. Au pied du bâtiment, au sol, il y a un mémorial très discret (sauf en janvier quand il y a toutes les gerbes de fleurs), une petite croix en béton. C’est ici que Jan Palach s’est immolé par le feu en 1969. Mais qui ça ? mais pourquoi ?

prague jan palach

C’est parti pour un rappel historique : après la seconde guerre mondiale, la Tchécoslovaquie tombe sous la domination de l’URSS et de Staline. C’est le Coup de Prague de 1948, quand suite à des manœuvres politiciennes, tous les postes clés du pays tombent aux mains des communistes soutenus par Moscou. Puis en 1960 le régime se durcit en même temps que la Guerre Froide prend de l’ampleur. Les opposants au régime communiste sont de plus en plus visibles et Brejnev en 1967 décide de remplacer le président Novotný qui n’arrive pas à tenir son peuple, par Dubček , l’un des hommes qui a permis le Coup de Prague. Mais en avril 1968, Dubček proclame l’avènement d’un « socialisme à visage humain » et permet un peu plus de liberté de la presse, de libéralisation de l’économie. Ça ne change pas grand chose pour la population, mais pour Moscou, c’est un très mauvais signe en pleine Guerre Froide, et en juin des troupes stationnent près de la frontière pendant que Moscou négocie avec Dubček pour qu’il retire ses réformes. Cette période de « changement » est connu comme le Printemps de Prague. Finalement au mois d’aout 1968, Brejnev décide de rappeler à la Tchécoslovaquie le principe de « souveraineté limitée » et l’URSS (avec l’appui symbolique de quelques autres pays du Pacte de Varsovie) envahie la Tchécoslovaquie ( 400 000 soldats, 6 300 chars des pays du Pacte de Varsovie, appuyés par 800 avions, 2 000 canons!). Prague tombe en quelques heures dans les mains des paras soviétiques. Dubček appelle le peuple à ne pas résister et il sera remplacé en 1969, et le processus de « normalisation » du pays commencera et il retombera entièrement sous contrôle soviétique.
En protestation à tous ces évènement, un jeune étudiant de 20 ans, Jan Palach, s’est immolé par le feu en janvier 1969. Un autre étudiant Jan Zajíc, fera la même chose un mois plus tard. Ce mémorial est en leur honneur.
Voilà, c’est la fin de ce rappel historique.

En relevant la tête, l’énorme batiment (sous les échafaudages à ce moment là), c’est le Musée National, aussi appelé Národní muzeum. Il est créé en 1848 et représente le symbole de la culture Tchèque. Il abrite aussi le Panthéon des grands hommes tchèques. Des travaux de rénovations sont en cours depuis 2011 … Réouverture prévue pour octobre 2018 …
http://www.nm.cz/

Juste devant se trouve la statue équestre de Saint Venceslas, réalisée en 1912. La précédente statue équestre qui datait de 1680 a été déplacé au chateau de Vyšehrad au sud de Prague. Cette statue de Venceslas Ier de Bohême est au cœur de toutes les manifestations qui peuvent avoir lieu sur la place (comme ce jour là).

prague statue venceslas

Juste à côté, il y a un endroit sympa pour boire un verre, c’est le Vytopna au Václavské nám. 802/56. C’est pas super bien indiqué, il faut monter à l’étage et après c’est marrant on se pose, on commande, et on attend que le train arrive. Et oui, les bières sont livrées par des petits trains électriques qui s’arrêtent devant les tables 🙂 Voilà c’est con mais c’est marrant. ( https://vytopna.cz )

prague bar biere trains

Le long de la place Place Venceslas on trouve pas mal de lieux intéressants, le Musée de la Guerre Froide par exemple (Václavské nám. 818/45) ou le Grand Hotel Europa, un des plus beaux hôtels de la ville..

prague europa

En remontant la place, prenez à gauche sur la rue Štěpánská, et rentrez dans le Palac Lucerna. ( http://www.lucerna.cz/en/ ). C’est une galerie couverte, un centre commercial, salle de spectacles, etc … et dans la galerie vous pouvez voir une autre œuvre de Cerny, le Cheval (Kůň – 1999). C’est la version parodique de la statue équestre qu’on a vu juste avant 🙂

prague statue kun cheval cerny

Prague comporte de nombreuses galeries et passages couverts. Une quarantaines sont construits entre 1907 et 1938, et il était même possible de traverser toute la ville en les empruntant. Depuis, de nombreux passages ont été fermés, mais il est toujours possible d’en visiter des sympas. Comme par exemple le passage Světozor. Il faut rejoindre l’entrée du cinéma Steozor (

prague tesla

En réalité il s’agit d’une publicité pour la compagnie TESLA. Cette société fondée en 1921 sous le nom Elektra est rebaptisée TESLA en 1946 en hommage à Nikola Tesla (qui a étudié un semestre à Prague) et aussi pour (« TEchnika SLAboproudá » qui veut dire « low-voltage technology »). La société Tesla produira presque tout ce qui est électronique en Tchécoslovaquie dans les années 80. Bref, cette jolie publicité n’a absolument rien à voir avec Nikola Tesla 🙂
Juste derrière cette pub, on débouche dans le caché et très agréable jardin des Franciscains (Františkánská zahrada). Un petit havre de paix dans un quartier ultra touristique 🙂
(et il y a des toilettes publiques .. au cas où 😉 )

A la sortie du jardin, il y a cette grande statue de Josef Jungmann. Son nom nous est complètement inconnu. C’est un puriste de la langue tchèque, en 1839 il sort l’énorme Dictionnaire tchéco-allemand (en 5 volumes). Il créée des cercles de pensée regroupant des intellectuels de l’époque pour chasser la langue allemande de plus en plus utilisée dans le pays.

prague statue josef jungman

C’est en partie grâce à lui que la langue tchèque imprononçable est toujours là aujourd’hui. Et juste derrière, l’immeuble de la Deusche Bank, la lutte continue! 🙂

Juste en face, il y a le Palais Adria, avec son architecture très particulière, on dirait un château avec ses créneaux. C’est du « rondocubisme« . Le mouvement cubisme à la sauce tchèque des années 20. A l’étage il y a la galerie des critiques, où des « critiques » d’art contemporain organise régulièrement des expositions.

prague palace adria

A un pâté de maison de là, se trouve une monumentale sculpture de la tête de Franz Kafka , c’est encore une fois une réalisation de David Cerny. 10m de haut, 45 tonnes, et 42 strates mobiles qui régulièrement décompose totalement la tête de l’écrivain le plus célèbre de Prague pour finalement la recomposer ensuite.

prague tete franz kafka

A ce propos, je trouve intéressant de revenir sur le début de la célébrité de David Cerny 🙂 En 1991, il est encore étudiant de l’École des arts appliqués de Prague. A cette époque il y a à Prague un ancien char russe JS-2, surnommé Char Staline, qui symbolise la libération de la ville des troupes nazis par les troupes russes. Avec un pote, le 21 avril1991, ils repeignent le char en rose. C’est le scandale dans le pays, et officiellement la Russie exige que le char soit repeint dans sa couleur d’origine. David Cerny est envoyé en prison. Pendant sa détention, des députés Tchèques profitent de leur immunité parlementaire pour peindre à nouveau le char en rose. David est libéré de prison, le char est repeint en kaki et placé sous bonne garde au Musée de l’Armée, et Prague possède son artiste subversif 🙂

Il y a encore d’autres œuvres de Cerny à dénicher dans les ruelles de Prague. Parmi elles
– L’homme suspendu (1996) : il s’agit de Sigmund Freud (mais beaucoup de personnes y voit Lénine) contemplant sa propre chute (à l’angle des rues Skořepka et Husova,)
– Embryo, à l’angle de la rue Anenské náměstí 5 : une espèce de gouttière en train d’enfanter on ne sait quelle monstruosité

prague rues art

(la femme blanche assise sur le mur n’a rien à voir, mais je trouvais cette statue cool 🙂 )

 

En se rapprochant du fleuve on découvre le Théâtre National (), construit en 1881 (puis ré ouvert en 1883 après un incendie vécu comme une catastrophe nationale).

prague theatre national

La photo suivante, c’est l’immeuble d’après, et c’est simplement que le logo m’a fait penser au Daily Planet, le journal où travaille Superman … bon en fait rien à voir, c’est le Goethe-Institut de Prague (organisation à but non lucratif pour la promotion de la langue allemande)

prague goethe institut

Juste en face, en empruntant un petit pont, on arrive sur l’Île des Slaves (Slovanský ostrov). L’ile est aménagé avec un joli parc et au milieu se dresse le Palais Zofin.
(http://www.zofin.cz/en/) Construit en 1837 en hommage à l’archiduchesse Sophie de Bavière (mère de l’empereur
François Joseph Ier), c’est LE lieu de la culture mondaine à Prague à la fin du XIXe siècle.

prague pont legion

prague ile slaves statue sophie

prague ile slaves

En poussant encore un peu plus loin le long du fleuve, il y a la célèbre Maison Dansante (Tančící dům – Rašínovo nábřeží 80). Construit en 1996 à la demande Václav Havel pour être le premier bâtiment construit après la révolution de velours, pour marquer le côté festif des pragois et la fin de l’ère communiste.

prague maison dansante

Ici depuis le pont Jiráskův most on a vue sur un des déversoirs du fleuve, la colline Petrin et la château de Prague tout au fond.

 

prague deversoir fleuve

Allez, une dernière petite curiosité pour la route, prenez le métro à la station Náměstí Míru (quartier Vinohrady, à côté de l’Église Sainte Ludmila), il y a l’escalator le plus grand d’Europe! 87m et 333 marches 🙂

prague escalator metro

Et si ça vous tente, vous pouvez aller voir la Tour de télévision de Prague, dans le quartier de Žižkov. Construite entre 1985 et 1992. Elle fait 216m de haut et un restaurant panoramique est situé à 63m et une salle d’observation à 100m. Cette tour est plutôt mal aimé par les Pragois.

prague tour television

Séjour réalisé en Janvier 2017

Sicile – Syracuse

Syracuse

Rappel historique

Au début il y avait la petite ile d’Ortygie. Cette ile a la particularité d’avoir une source abdonte juste à côté de la mer, la fontaine d’Aréthuse. Des colons grecs s’emparent de l’ile au VIIe siècle avant JC et s’y installent. A l’époque les marins phéniciens surnommaient cette ile « Pierre aux mouettes » (Sour-ha-Koussim) qui devint donc Syracuse. Elle devient très rapidement une des plus importantes colonies grecques et domine toute cette zone de la méditerranée. Les grecs d’Athènes essaieront de reprendre contrôle sur cette puissance en -415 mais n’y arriveront pas. Pus tard, le tyran Denys l’ancien qui prend le pouvoir à Syracuse se met en guerre contre les Carthaginois mais n’arrivera pas à les vaincre, et c’est maintenant Carthage qui domine la région. Syracuse affaiblie décide d’attaquer Messine … qui demande l’aide des romains et des carthaginois. Tout le monde en profite pour venir envahir la Sicile et c’est le début des guerres Puniques. En -213, les romains font le siège de Syracuse pendant plus d’un an. La ville résiste grâce aux fortifications et aux inventions du génial Archimède qui est né à Syracuse…  Et qui y meurt, quand la ville est finalement mise à sac par les romains. La cité sera pendant un court temps la capitale de l’empire byzantin quand l’empereur Constantin II s’y installe en 663, puis elle connaitra ensuite le même sort que le reste de la Sicile, les invasions des sarrasins puis des normands. Au moyen-age la ville sera en partie détruite par deux tremblements de terre en 1542 et 1693 et subira une épidémie de peste de plein fouet. De nous jours tout est rentré dans l’ordre, et Syracuse avec plus de 120.000 habitants est plutôt calme, voila, c’est la fin du rappel historique 🙂

Quand on arrive à Syracuse par le train et qu’on descend à la gare Siracusa, la première impression qu’on a c’est « ce que c’est moche! ». Ahah autant vous le dire tout de suite, sur quelques centaines de mètres c’est un peu ghetto-land 🙂 Allez une fois que vous approchez du pont Umbertino, ça s’arrange, et ça vous permet d’accéder à l’ile d’Ortygie, là où se trouve le centre historique de la ville.

La première chose que l’on voit c’est le Temple d’Apollon. Bon en réalité il s’agit plutôt des ruines du temple. Mais mine de rien, c’est l’une des plus anciennes ruines d’un temple grecque de style dorique, il remonte au VIe siècle avant JC.

sicile syracuse

Le site a été complètement dégagé dans les années 1940 et on peut voir ce qu’il reste de ce temple de 58m de long sur 24m de large. Les grandes colonnes de pierres faisaient 8m de haut sur 2m de large.

Ensuite ? et bien il est temps d’aller se perdre dans les ruelles de la villes qui forment par endroits un véritable petit labyrinthe.

sicile syracuse

Très peu de circulation, la balade est assez agréable au milieu de ses murs colorés 🙂

sicile syracuse

sicile syracuse

En se rapprochant de la mer on longe les fameux remparts de Syracuse, qui font tout le tour d’Ortygie et qui rendaient cette ville imprenable.

sicile syracuse

En vous promenant sur le côté Est vous pouvez monter sur le solarium de Forte Vigliena qui permet (gratuitement) de bronzer tranquillement ou de descendre se baigner dans la mer ionienne s’il fait assez chaud (il y a des douches) 🙂

sicile syracuse

sicile syracuse

Ensuite il est temps de faire une petite pause gastronomie, et là, je vous conseille vraiment un petit restaurant, loin des foules et des touristes, sur une petite place tranquille, à côté de l’église San Giuseppe. C’est le restaurant Comari (Piazza San Giuseppe 8).
On est tombé dessus un peu par hasard, et c’était vraiment une chouette découverte (même pour un restaurant végétarien 😉 )

Après 5 minutes de marche on arrive sur la Piazza Duomo. C’est une grande place de style baroque qui a été restaurée il y a peu et qui brille presque tellement elle parait neuve.

sicile syracuse

On y trouve entre autres : le Palazzo Beneventano dal Bosco, le Palazzo Senatorio (siège de l’hôtel de ville), l’Artémision (vestiges d’un ancien temple grec, payant et tout petit), l’Hypogée (réseau de tunnels et ancienne citerne antique, 5€ pour 10 minutes environ et sortie sur le port loin de la place, bof bof), le Palais de l’Archevêché . Il y aussi l’église Santa Lucia alla Badia dédiée à Sainte Lucie, la martyre Syracuse, torturée et brulée vive par les romains (avec en plus une épée plantée dans la gorge!) et qui est la patronne de la ville.

sicile syracuse

Mais sans conteste, le principal intérêt (pour moi) de cette place, c’est la cathédrale, le Duomo de Syracuse. Bien avant sa construction, c’est ici que se trouvait un grand temple dédié à Athéna (VIe siècle avant JC). Plusieurs siècles plus tard, ce temple antique est devenu une mosquée. Au XIe siècle, l’édifice est christianisé et une cathédrale est bâtie. Du coup, à l’intérieur et à l’extérieur du Duomo on peut voir les grandes colonnes du temple d’Athéna qui sont encore là.

sicile syracuse

Depuis au moins 2500 ans c’est emplacement est un lieu de culte et ça vaut bien une petite offerta pour un cierge électrique 🙂

sicile syracuse

En quittant la place vers l’ouest, on arrive devant un grand bassin. Il s’agit de la fameuse Fontaine d’Aréthuse. Voici la légende : Aréthuse était une des filles de Nérée (un des 3 vieillards de la mer, des dieux marins plus vieux que Poséidon), elle était belle et suivait la déesse Artémis. Un jour qu’elle se baigne dans les eaux d’une fleuve en Grèce dans le Péloponèse, le dieu du fleuve Alphée tombe amoureux d’elle. Mais Aréthuse ne veut pas du tout de sa compagnie, alors elle fuit à travers la Grèce … sans succès. Elle implore Artémis de la sauver. Elle la transforme en nuage et finalement la change en fontaine et fend la terre pour qu’elle jaillisse sur la petite île d’Ortygie en Sicile. La suite de la légende dit que le dieu fleuve Alphée s’est engouffré dans les entrailles de la terre pour mêler ses eaux à celle de la fontaine et qu’un bout de bois jeté dans le fleuve en Grèce jaillirait ici en Sicile 🙂

sicile syracuse

C’est maintenant un joli bassin avec palmier, cygnes et des magnifiques papyrus 🙂 Juste derrière il y a l’aquarium tropical de Syracuse (4€). Si les poissons ne vous intéressent pas trop, juste après le belvédère il y a un très beau petit parc avec d’énormes ficus de plus de 10m de haut et qui ont au moins 700 ans.

sicile syracuse

Ensuite c’est un grand long front de mer aménagé en promenade avec ses arbres et ses nombreuses terrasses le long de la jetée pour prendre un verre ou une dernière petite glace dans l’après midi.

sicile syracuse

Ensuite, direction la grande place d’Archimède aménagée en 1878. Plus tard la ville voulait y mettre une grande fontaine et comme le sculpteur Giulio Moschetti avait réalisé une fontaine à Catane jugée plutôt réussi, on lui commande une nouvelle fontaine à Syracuse. Et c’est ainsi qu’en 1907 on découvre la grande Fontaine d’Artémis (réalisée en béton, moins cher et plus rapide).

sicile syracuse

On y voit Artémis transformant Aréthuse en fontaine (symbolisée par le bébé), et Alphée qui se penche devant Artémis pour voir ce qui se passe.

sicile syracuse

Allez, avant de quitter Syracuse, je vous propose une dernière bonne petite adresse gourmande 🙂 En quittant la place d’Archimède, prenez la minuscule ruelle à droite du bâtiment de la Banque de Sicile, puis descendez tranquillement la via dei Mergulensi, loin des touristes. Enfin, arrêtez-vous au numéro 39 devant une toute petite terrasse. Vous êtes ici chez Irma la Dolce et vous ne le regretterez pas 🙂

Sicile – Taormina

Taormina

La petite ville de Taormina est un des joyaux de la Sicile. Sa fondation remonterait au IVe siècle av JC. Son histoire comme bon nombre de cités en Sicile est assez mouvementée, en passant successivement entre les mains des romains, des sarrasins et des normands. Elle est perchée à 200 m d’altitude sur les pentes du mont Tauro.
Allez hop en route, allons y faire un tour 🙂

Pour y aller

En transport (si vous n’avez pas de voiture), la meilleure option, c’est le bus. De nombreuses lignes permettent de faire le trajet depuis Catane ou Messine. Les bus arrivent tous au Terminal Interbus Taormina. Le train lui, s’arrête à la petite gare de Taormina-Giardini, tout en bas et il faudra prendre le bus de toute façon. Pour un logement le temps d’une nuit ou deux, un bon plan, c’est la Old Memories House () avec sa petite terrasse sympathique 🙂

sicile taormina

Visiter Taormina

Ensuite on prend la rue principale, et on passe sous la Porte de Messine (une des trois portes antiques de la ville). Et là on se retrouve sur le Corso Umberto, c’est l’artère principale de la ville. Elle rejoint la Porte de Catane, 800 m plus loin.

Vous avez tout de suite sur votre droite le Palazzo Corvaia, un ancien palais médiéval qui sert maintenant d’office de tourisme et abrite des expositions. Et tout de suite sur votre gauche, la via Teatro Greco qui mène donc jusqu’au fameux Théâtre de Taormina. Avec 109 m de diamètre, c’est le deuxième plus grand théâtre gréco-romain de Sicile après celui de Syracuse. Le prix est un peu prohibitif (10 Eur), car il n’est au final pas en très bon état, et il y a énormément de monde. Vous pouvez d’ailleurs profiter du spectacle de la foule des groupes de touristes en vous posant tranquillement à une terrasse de café de la Piazza Vittorio Emanuelle II.

Le long du Corso Umberto on trouve des boutiques, des boutiques, des boutiques, et des restaurants. Et dans la rue, un flot ininterrompu de touristes, dont vous faites malheureusement partie! 🙂

sicile taormina

Heureusement pour avoir un peu de calme, il suffit d’emprunter une des nombreuses petites ruelles et hop, il n’y a plus personne!

sicile taormina

Vous finirez immanquablement sur la Place du 9 avril avec son dallage en noir et blanc. Sur la gauche il y a l’ancienne église St Augustine qui est maintenant la bibliothèque de la ville et qui contient une collection de vieux ouvrages rares.

sicile taormina

Ici, c’est zeu place to be, pour avoir le panorama de folie sur la côte ionienne, la mer et l’Etna.

sicile taormina panorama

Toujours sur la même place, il y a l’église San Giuseppe datant du XVIIe siècle. Toute la façade en style baroque est réalisée en marbre de Taormina.

sicile taormina

Un autre très beau monument de la ville, c’est le Palais des ducs de Santo Stefano. Il date du XIVe siècle. Il y a notamment une frise bicolore en pierre de lave et calcaire. Ce bâtiment abrite maintenant la Fondation Mazzullo avec des sculptures de l’artiste italien.

sicile taormina

Toujours en flânant tranquillement dans les petites ruelles loin du Corso Umberto, on découvre pleins de petits détails : les piscines des nombreux grands hôtels de luxe, les vieux clocher, des fleurs de bougainvilliers qui recouvrent des façades entière, des rues colorées, c’est franchement agréable 🙂 Vous apercevrez surement des « têtes de maures ». Il s’agit de pots de fleurs en céramique, typiques du coin, en forme de têtes peintes.

sicile taormina

N’hésitez pas non plus à vous balader dans le jardin public de Taormina. Il s’étale sur 3 hectares. Déjà on profite de l’ombre des grands arbres et rien que pour ça c’est chouette. Il y aussi le calme car très peu de monde y va. Et il y a enfin la bizarrerie du jardin. C’est l’œuvre de Florence Trevelyan. Cette riche héritière anglaise s’installe à Taormina en 1884. Elle se marie vite avec l’ancien maire, et achète de nombreux terrains. Elle aménagera en particulier celui ci en faisant planter de nombreuses espèces de plantes et concevant plusieurs constructions à l’architecture très « particulière » 🙂 Ces espèces de pavillons en pierre, en bois et en briques sont en fait destinés .. aux oiseaux! 🙂 C’est une ardente défenseure de la nature et de la cause animale. Sur toutes ses terres, elle interdira que les arbres soient coupés ou que les animaux soient blessés ou abattus.

sicile taormina

A sa mort elle fait don de ce terrain à la ville pour en faire un jardin municipal (entrée gratuite). Respect m’dame!

sicile taormina

Bon c’est bien sympa mais si on allait se baigner ? Pas de soucis, pour aller à la plage c’est simple il suffit de prendre le téléphérique! 🙂 Départ toutes les 15 minutes depuis la station au 22

sicile taormina

Isola Bella, c’est le nom de la petite ile. En 1806 le Roi de Sicile en fait don au maire de Taormina. Plus tard, en 1890, Florence Trevelyan (et oui encore elle!) achète l’ile et y fait planter de nombreux végétaux.  L’ile est ensuite léguée à son petit fils qui la vend en 1954 à une famille d’industriels de Messine (pour l’équivalent de 20.000 Eur) qui y construisent une villa. Lorsqu’ils font faillite en 1982 l’ile est vendue aux enchères (pour l’équivalent de 3 millions d’euros!) mais elle ne trouvera jamais d’acheteur. Elle est finalement classée comme monument historique puis réserve naturelle 🙂

sicile taormina

La plage est composée de galets et donc pas très confortable, et comme une majorité des plages en Italie, il y a très peu de places « libres », le reste étant privatisé par des transats payants. Il y a aussi un peu de bruit, avec le chemin de fer juste derrière et un peu plus haut, la route. Mais malgré tout ça, ça reste une plage qui vaut quand même le coup 🙂

sicile taormina

Et pour manger on va où à Taormina ?

Un très bon restaurant, en dehors de la Taormina touristique, c’est Trattoria da Nino (Via Luigi Pirandello 37). Rien de plus à ajouter, c’est une TRÈS bonne adresse 🙂 Pensez à réserver
http://www.trattoriadaninotaormina.com/en/

A l’opposé, géographiquement et au niveau du prix aussi, c’est Da Crisitina (Via Strabone 2), situé en bas de la place du Duomo près de la porte de Catane. Ici c’est la cuisine familiale avec service rapide et souriant. Des pizzas au mètre, des portions de pasta à toutes les sauces, des arancinis succulents. Bref, ici on mange bien et pour pas cher! Et le soir on peut se poser tranquillement sur les petites tables terrasses en extérieur ou s’installer sur des marches. Beaucoup de locaux et beaucoup de bonne ambiance 🙂

sicile taormina

sicile taormina

Si vous aimez les grandes plages de sables et que le décor ne compte pas trop, vous avez la grande plage de sable de Recanati (un bus vous dépose juste à côté au Recanati Bus Terminal)

La suite de la Sicile, c’est ici.

Rome

Ah Rome, la « ville éternelle », la ville aux 7 collines, il parait que toutes les routes y mènent, et bien justement si on y allait y passer un grand week-end ?
Allez hop en route pour Rome! 🙂

rome louve romulus remus
On y va comment et on loge où ?

Pour y aller le plus simple, c’est un petit vol low-cost qui vous dépose à l’aéroport de Fiumicino au bord de la méditerranée à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Rome. Ensuite il suffit de prendre un billet pour le Leonardo Express (pas si express que son nom l’indique) et en 30-40 minutes vous arrivez à la gare de Termini en plein centre de la capitale italienne. La gare est très grande, alors faites attention si vous donnez rendez-vous à quelqu’un ça peut prendre du temps pour se retrouver 🙂

Le quartier de Termini est plutôt moderne et n’est à première vue pas très intéressant, pour nous rendre à notre logement on a fait nos premières rues à bord d’une mini sur les pavés romains 🙂 Sinon vous pouvez déjà commencer à user vos chaussures et descendre les rues (oui heureusement ça descend pour partir de la gare) ou prendre le métro (que vous prendrez de toute façon à un moment durant votre séjour).

Pour le logement c’était un airbnb au cœur du quartier Monti. On conseille vraiment ce quartier, des ruelles étroites quasi piétonnes, des vieux pavés, une ambiance cool et vivante. On a vraiment aimé l’ambiance 🙂 On vous en reparle plus tard!

Allez Hop on ne perd pas de temps, on pose ses affaires et on file dehors, il faut profiter du soleil et de la dolce vita!

Quartier Colisseo

Et dès le début de notre balade, en arrivant sur la Via degli Annibaldi, on voit tout au bout, à  quelques centaines de mètres, des vieilles pierres qui nous appellent immédiatement. On arrive au Colisée. La foule est là, les attrapes touristes en tout genre aussi, les pickpockets, les marchands à la sauvette, bref tout le classique des grands spots touristiques mondiaux. Mais malgré tout cet environnement, le Colisée lui il reste là, et on ne voit que lui depuis presque deux millénaires. La visite à l’intérieur du Colisée n’est à mon sens pas du tout indispensable, et passer à côté, le jour ou la nuit, c’est déjà très chouette 🙂 Par contre la visite du Forum Romain est pour moi indispensable, et de préférence à l’ouverture le matin. Et en poussant un peu plus loin il y a aussi les Thermes de Caracalla qui sont juste incroyables.
Tout ça je vous en parle un peu plus dans la page dédiée à la Rome Antique

rome colisee

Une fois que vous serez revenu de ce long périple dans la Rome Antique, revenez vers le mode moderne en longeant les restes de l’immense Cirque Maximus pour rejoindre les berges du Tibre. Vous passez jute à côté de l’Église Sainte-Marie in Cosmedin et son campanile visible de loin et qui est un des plus grands de la ville. N’oubliez pas de rendre visite à la Bouche de la Vérité. La Bocca de la Verita est à l’entrée de l’église et vous l’avez peut être déjà vu dans le film Vacances Romaines avec Audrey Hepburn et Gregory Peck.

rome bouche verite

La légende dit que si on met sa main dans la bouche de la statue et qu’on ne dit pas la vérité, elle tranche la main d’un coup de dents! A vous d’essayer 🙂
Bon en fait il s’agit simplement d’une vieille grande bouche d’égout, mais c’est plus classe d’appeler ça la Bouche de la Vérité!

rome temple hercule victor

Allez après ce grand moment de frisson,  vous passez à côté du Temple d’Hercule Victor qui doit sa survie et sa très bonne conservation au fait qu’il a très vite été reconverti en église. Ensuite, hop vous voilà sur les berges du Tibre, le fleuve qui traverse la capitale. Vous verrez sans doutes les ruines d’une arche en pierre isolée au milieu du fleuve, c’est tout ce qu’il reste du pont Aemilius, appelé maintenant le Ponte Rotto (pont brisé), c’est le plus vieux pont en pierre (enfin ce qu’il en reste) de Rome. Au milieu du fleuve se trouve l’ile Tibérine, qui est intégralement occupée par un hôpital, mais on peut se promener sur les larges berges (qui n’ont pas vraiment d’intérêts à part être au calme et avoir une autre vue sur le Tibre).

rome tibre pont garibaldi

Centro Storico

Ensuite je vous conseille de prendre le pont Garibaldi au bout de l’ile et de rejoindre la Via dei Giubbonari. Cette rue est pleine de boutiques de vêtements et de chaussures, mais ce n’est pas vraiment pour le shopping qu’elle est intéressante. J’ai vraiment été surpris par la petite Église Santa Barbara dei Librai nichée au fond d’une minuscule place, coincée entre 2 immeubles. Elle est minuscule et on ne s’attend pas à voir un décor aussi riche et peint à l’intérieur. C’était la première église romaine que j’ai croisé, et je me suis dit que cette ville devait avoir plein d’autres petites surprises cachées 🙂

rome eglise

Au bout de la rue on arrive à la Piazza Campo dei Fiori (champ des fleurs). Cette petite place héberge tous les jours un marché de fruits et légumes et le soir elle s’anime avec tous ses bars et restaurants. 

rome piazza campo fiori

Au milieu de cette place il y a une statue à l’air un peu sinistre … et tout le monde passe à côté sans vraiment s’y intéresser. Il s’agit de Giordano Bruno, né en 1548.
Ce nom ne nous dit pas grande chose, mais c’était un génie de son époque. Il commence sa vie comme frère dominicain mais il a une curiosité sans limite et une mémoire extraordinaire. Très vite il rejette la religion, et reprend la théorie de Copernic (la terre n’est pas le centre de l’univers mais la terre est une planète qui tourne autour du soleil avec d’autres planètes et le soleil est au centre de l’univers) en allant plus loin et affirme carrément que le soleil n’est pas le centre de l’univers. Il annonce que l’univers est infini, que toutes les étoiles sont des soleils entourés d’autres planètes et que sur ces planètes vivent d’autres créatures. Autant dire qu’il a très certainement bon sur toute la ligne et qu’il se fait dans le même temps un sacré paquet d’ennemis. Et pendant près de 20 ans il sillonnera l’Europe pour fuir l’église qui veut sa tête. Il sera même sous la protection du roi Henri III pendant plusieurs années car celui ci reconnait son génie.

rome statue giordano bruno

Il sera finalement trahi lors d’un séjour à Venise, et après 8 ans de procès, il finit brulé vif sur cette place en 1600. Jusqu’au bout il refusera de revenir sur ses déclarations. Alors n’oubliez pas d’avoir une petite pensée pour lui en passant à côté de la statue.

A quelques dizaines de mètres de là se trouve la Mostra Leonardo Da Vinci. C’est un petit musée autour de Léonard de Vinci et ses inventions. On peut toucher à tout.
Plus d’infos sur le site officiel.

rome mostra leonardo vinci

On ne l’a pas visité, et à vrai dire, on vous conseille mieux et moins loin, la visite du Clos Lucé, à côté d’Amboise dans le Loir et Cher, en France. Vous y trouverez la même chose en mieux et surtout dans la maison où il a vécut les dernières années de sa vie  🙂

Ensuite, traversez l’avenue pour arriver à la Piazza Navona. Toute en longueur, c’est la plus grande place touristique de Rome. Sa forme lui vient du fait qu’elle est construite sur les ruines du stade de l’empereur Domitien. Au centre de la place se trouve l’énorme fontaine des 4 fleuves. Elle symbolise les 4 coins du monde, avec le Danube, le Nil, le Gange et le Rio de la Plata. C’est Bernin qui réalise cette œuvre en 1651. Et au milieu de la fontaine se trouve un obélisque égyptien de 16m de haut.

rome fontaine 4 fleuves

A l’extrémité de la place, il y a une vitrine qui attire le regard. Elle est remplie de jouets anciens et de poupées … euh … parfois particulières hahah 🙂

rome poupees al sogno

C’est la boutique de jouets Al Sogno. Vraiment n’hésitez pas à y rentrer, il y a plein de belles surprises à l’intérieur 🙂

La tour avec son horloge, œuvre de Borromini, à la Piazza dell Orologio.

rome piazza orologio

En plein centre ville, au croisement de deux avenues embouteillées, on tombe sur ces ruines et on se demande un peu ce qu’elles font ici. C’est Largo di Torre Argentina. En 1909, alors que le quartier est en complète transformation et qu’on construit des nouveaux immeubles en peu partout, en démolissant l’église qui se trouvait ici, les ouvriers font une drôle de découverte : une énorme statue est déterrée. Ensuite des fouilles sont lancées, et c’est un grand complexe de 4 temples de la Rome antique qui est mis à jours. C’est Mussolini qui décidera de préserver cette zone et il en fait une sorte de sanctuaire, inauguré en 1929. La zone est interdite au public, mais ouverte aux chats. Et vous verrez probablement beaucoup de chats errants se la couler douce, affalés sur des pierres chauffées par le soleil 🙂

rome largo argentina

En arrivant à la Piazza Colonna où se trouve la colonne de Marc Aurèle, n’hésitez pas à rentrer dans le grande bâtiment un peu austère qui remplit toute la place le long de la Via del Corso. Il n’y pas vraiment de panneaux ni d’indications, mais à l’intérieur, c’est la Galleria Alberto Sordi. C’est une grande galerie marchande inaugurée en 1922. Entièrement rénovée, elle ré-ouvre ses portes en 2003 et la décoration type Art Nouveau est juste magnifique 🙂

rome galleria alberto sordi

A quelques dizaines de mètres de là, se trouve un des monuments les plus photographiés de Rome … et pas de chance pour nous cette fois là, il y avait des travaux de rénovations! … donc derrière les barricades, on distingue un peu la célèbre Fontaine de Trévi. C’est la plus grande fontaine de la ville, elle date de 1762 et elle répond à une commande du pape Clément XII. Il y  a une grande statue de Neptune qui célèbre l’arrivée de l’aqueduc Aqua Virgo (-19 av JC) qui alimente toujours la fontaine de Trévi via une canalisation souterraine.

rome fontaine trevi

Pour la petite histoire, la tradition veut qu’on doit lancer une pièce dans l’eau de la fontaine en lui tournant le dos, ce qui est une promesse de revenir un jour à Rome. Et bien cette tradition marche tellement bien que chaque matin, l’eau de la fontaine est vidée et toutes les pièces sont collectées sous garde la police pour l’association caritative Caritas. Mine de rien ça représenterait près de 2000 euros par jours!

En direction de la Piazza Venezia, le long de la Via del Corso, il y a une petite ruelle sur la droite, la Via Lata. A priori, aucun intérêt à y aller? et bien si, il y a une petite fontaine avec une statue sur un mur qui doit attirer votre attention. Il s’agit d’une des statues parlantes de Rome. Pas d’inquiétude, pas de magie, la statue ne va pas s’agiter d’un coup et se mettre à parler. Les statues parlantes, c’était un peu le réseau social avant l’heure. Les romains les utilisaient pour y placarder des annonces, des avis, des critiques sur le gouvernement et ses représentants. Si le sujet vous intéresse un peu vous pourrez cherchez les 6 autres statues parlantes cachées dans Rome 😉

rome statue parlante

Et enfin j’avoue mon inculture totale en arrivant sur la Piazza Venezia devant ce gigantesque monument blanc éclatant, qui est pratiquement LE monument national italien. Mais qu’est-ce que c’est ? le monument à Victor-Emmanuel II … mais c’est qui ???

rome monument victor emmanuel

Et c’est à ce moment que je découvre et que j’apprends une partie de l’histoire de l’Italie. Jusqu’à la moitié du XIXe siècle, l’Italie n’existe pas! La botte italienne était constellée de duchés, de principautés, de royaumes, et sans aucune unité. Et c’est en grande partie grâce à Victor-Emmanuel II, qui sera le premier roi de l’Italie unifiée le 17 mars 1861. Je vous laisse vous renseigner pour redécouvrir les détails de cette grande histoire un peu compliquée 🙂
Et c’est pour célébrer les 50 ans de l’unité italienne qu’a été construit cet énorme bâtiment de marbre blanc en 1911.

rome monument victor emmanuel

Une bonne petite adresse de restaurant dans le quartier, c’est la Tavernetta 48 (Via Degli Spagnoli, 48). Perdue dans une petite ruelle cachée, l’accueil était vraiment sympathique, on y a tellement bien mangé qu’on est revenu 2 fois! 🙂
http://www.latavernetta48.com/

Pour des glaces excellentes, rendez-vous à Il Gelato di San Crispino (Via della Panetteria 42), vous m’en direz des nouvelles 🙂
http://www.ilgelatodisancrispino.com/fr/home-fra/

Quartier Monti

Comme je vous l’ai dit avant, on logeait dans le quartier Monti, juste à côté de la piazza della Madonna dei Monti. C’est vraiment un lieu super agréable avec sa  Fontaine des Catéchumènes. On y a même vu un shooting photo de mode. Le soir la place se rempli de fêtards, tout le monde boit et s’amuse et c’est vraiment une bonne ambiance.

rome piazza madonna dei monti-

C’est vraiment cool de se balader dans ces petites ruelles pavées. Un quartier qui se vit de jour comme de nuit. On y sent un esprit village et on est loin de la foule, et des monuments touristiques. C’est un quartier pour y vivre, et on y trouve plein de bars restaurants et boutiques éphémères. Je vous le conseille vraiment 🙂

rome via neofiti
Via dei Neofiti

Lors de vos balades dans le quartier Monti vous emprunterez surement à un moment la via Panisperna. Et il y a 2 choses à voir ici 🙂 A gauche, la Tour des Milices. On la repère de loin! C’est une grande tour médiévale qui mesure 50m de haut (et qui en faisait bien plus avant, car deux étages se sont effondrés lors d’anciens tremblements de terre). A droite il y a des grands remparts qui entourent une zone jusqu’à la Via Nazionale. Il s’agit de la Villa Aldobrandini. Construite vers le 16e siècle sur des ruines d’une villa romaine, elle vaut le coup car on y pénètre par une petite entrée très discrète sur la Via Mazzarino (gratuit), et ensuite on se retrouve dans un beau jardin aménagé, à plus de 10 mètres au dessus des rues et qui donne une belle vue sur le quartier. Un petit trésor caché 🙂

rome tour milice

Quartier Borgo

Au nord de la ville, de l’autre côté du Tibre, on arrive au quartier de Borgo et un peu plus loin, on arrive au Vatican. La première chose qu’on voit ici c’est le Château Saint-Ange. C’est une imposante construction circulaire. Le monument a été construit en l’an 130 pour servir de mausolée à l’empereur Hadrien. Il reprend le même modèle que le mausolée d’Auguste à quelques centaines de mètres de là et construit un siècle plus tôt. Le monument sera ensuite rapidement intégré comme élément de fortification dans la défense de la ville et servira aussi de prison au Vatican, ce qui lui a permis d’être assez protégé par le temps jusqu’à nos jour. Il porte le nom de Saint-Ange suite à une vision du pape Grégoire Ier en 590 qui aurait vu un ange armé au sommet du mausolée remettre son épée dans un fourreau et dans le même temps l’épidémie de peste qui sévissait à l’époque ce serait arrêtée.

rome chateau saint ange

Le pont qui enjambe le Tibre est le Pont Saint Ange (construit en l’an 134) et il est décoré d’une dizaine de grandes statues réalisées par les élèves de Bernin. Ce sont des copies, car le pape Clément IX était tellement fan qu’il les a fait déplacer dans la Basilique di Sant’Andrea delle Fratte pour éviter qu’elles ne s’abiment dehors 🙂

rome chateau saint ange

Et à quelques centaines de mètres de là se trouve le Vatican. La visite des Musées du Vatican et de la Basilique Saint Pierre sont obligatoires! 🙂 je vous promets que ça vaut le coup. Je détaille un peu plus la visite dans la page sur le Vatican.

rome vatican

Une petite vue du quartier depuis les fenêtres du Vatican.

rome

Quartier Trastevere

A l’ouest de la ville, sur l’autre rive du Tibre, on rentre dans le quartier de Trastevere. C’est un quartier ouvrier qui est devenu ces dernières années le quartier pour boire un verre et faire la fête. D’ailleurs on en a profité pour griller au soleil en terrasse et découvrir une spécialité romaine que je ne connaissais pas du tout : l’artichaut frit (Cartocciofi alla romana). Le secret, c’est d’enlever les plus grosses feuilles, le frire dans de l’huile à 150°C pendant 10 minutes, bien égoutter, et juste avant de servir, passer 5 minutes dans l’huile à 180°C. C’est super bon! c’est croustillant, et tout se mange 🙂

rome trasevere

En arrivant sur la Piazza Maria, on découvre la basilique Sainte-Marie-du-Trastevere. Elle est très ancienne, elle date du IVe siècle et c’est peut être la première église de Rome où une messe a été célébrée.

rome basilique trastevere

Elle a été reconstruite en 1140. Les 22 colonnes de granit à l’intérieur proviennent des thermes de Caracalla. Les murs sont décorés de mosaïques dorées et l’intérieur est vraiment riche. En cherchant, vous trouverez peut être un morceau de la Sainte Éponge (l’éponge utilisée pour donner à boire à Jésus sur la croix). Au sommet du campanile, si on est attentif on verra une mosaïque de la Vierge et l’enfant.

rome basilique marie trastevere

J’ai beaucoup aimé cette ouverture au plafond où 4 anges portent un petit temple rond et laissent passer la lumière, c’était la première fois que je voyais ça 🙂

rome basilique marie trastevere

Allez, ensuite on emprunte la petite ruelle Via di Porta S. Pancrazio et on grimpe, et ensuite on gravit un escalier, et on finit par atteindre La Fontana dell’Acqua Paola. C’est une fontaine monumentale construite en 1612 pour marquer la fin de l’aqueduc Acqua Paola. Une fois le bassin de la fontaine achevé, les cochers avaient la mauvaise habitude d’approcher leurs attelages pour faire boire leurs bêtes dedans, du coup des poteaux en marbre ont été rajouté pour les éloigner. Et au passage, il est aussi interdit de se baigner dans cette fontaine depuis 1707 🙂 Et comme cette fontaine a quand même la classe, elle a servi de modèle pour la fontaine de Trévi.

rome fontaine acqua paolla

Un des avantages d’être ici, c’est qu’on est en haut de la colline du Janicule (la 8e colline de Rome 🙂 ) et du coup on a une vue panoramique sur la capitale. Et je vous conseille d’y venir en fin de journée pour observer un phénomène assez spectaculaire. Chaque soir des nuages d’étourneaux survolent la ville. Des milliers d’oiseaux volant ensemble et donnant l’illusion de véritables nuages vivants. C’est top à voir, et je suis un peu déçu que ça ne rende pas aussi bien en photo 🙂

rome oiseaux

rome oiseaux

En début de soirée, on croise parfois des gens avec des parapluies, dans les quartiers proches des rives du Tibre, et ça parait complètement absurde puisqu’il ne pleut pas. Mais si on se rapproche de l’avenue qui longe le fleuve, on comprend beaucoup mieux. On entend plein de petits bruits, comme des centaines de cerises qui tombent au sol. Les milliers d’étourneaux viennent se poser sur les branches des arbres tout le long de l’avenue et ils en profitent pour faire le petit caca du jour! une zone dangereuse 🙂

rome oiseaux

A quelques dizaines de mètres de la Fontana dell’Acqua Paola, en descendant la Via Garibaldi on tombe sur ce monument. Il s’agit de l’Ossuaire du Janicule ou le Mausolée de Garibaldi. Là encore, c’est une partie de l’histoire italienne qui se résume ici à cette construction et à ce nom : Giuseppe Garibaldi. C’est un des pères de la nation italienne, il a eu une vie incroyable de marin, bandit, aventurier en Europe et en Amérique du Sud, révolutionnaire, homme politique et homme de guerre. C’est lui qui offrira à Victor Emmanuel le sud de l’Italie lui permettant l’unification du pays. Le mémorial ici est en souvenir de la brève République Romaine de 1848 proclamée lors de la fuite du pape Pie IX qui fit appel notamment aux armées françaises pour libérer « Rome ». Les plus durs combats eurent lieu ici en juin 1849.

rome ossuaire janicule

Quartier Ostiente

Au sud de Rome, on trouve le quartier Ostiente. Profitez en pour prendre le métro et descendre à la station Piramide. Et oui vous lisez bien et d’ailleurs en sortant dans la rue vous la voyez immédiatement, une pyramide à Rome!
C’est la
Pyramide de Cestius. A l’époque Rome venait de conquérir l’Egypte et la culture de ce pays était à la mode. Le préteur Caius Cestius Epulo décide donc de se faire construire ce tombeau à la façon égyptienne. Elle fait 36 mètres de haut et elle est beaucoup plus pointue que ses sœurs égyptiennes. La pyramide est réalisée en moins de 330 jours en l’an 18 av JC. Elle a ensuite été incorporée au mur d’Aurélien qui entourait la ville. Elle a été restaurée en 2015 et a retrouvée sa blancheur d’il y a 2000 ans

rome pyramide cestius

Juste à côté se trouve la Porte San Paolo, qui s’appelait avant Porta Ostiensis et qui était une des 17 portes fortifiées permettant de franchir le mur d’Aurélien pour rentrer dans Rome. Elle a été construite sous le règne de l’empereur Maxence au IVe siècle. Pendant le siège de Rome par les Ostrogoths en 549 c’est par cette porte que les « barbares » pénètreront dans la ville.

Ensuite hop, on va découvrir un endroit insolite. On grimpe le long de la Via di Porta Lavernal, pour rejoindre la Piazza dei Cavalieri di Malta. Après c’est simple, en principe vous devez voir une file de gens faire la queue pour s’arrêter devant une porte. Drôle d’idée, mais comme ils ont le sourire sur le visage en partant c’est qu’il doit bien y avoir quelque chose d’intéressant! Concernant le portail et la porte, il s’agit de l’entrée de la villa du Prieuré de l’Ordre de Malte. C’est aussi l’ambassade de l’ordre Souverain de Malte en Italie. Mais tous les curieux ne viennent ici que pour une seule raison : regarder par le trou de la serrure!

rome buco di roma

Donc vous faites la queue comme tout le monde et au passage vous pouvez en profiter pour prendre une petite glace à la camionnette d’un glacier qui a bien compris le filon et qui stationne ici 🙂 Enfin c’est votre tour, vous êtes devant la porte, moment d’émotion et de vérité, est-ce que la Buco della serratura di Roma sera à la hauteur de sa réputation ?
Et bien oui, en regardant par le trou de la serrure on a effectivement un alignement parfait par une allée du jardin du prieuré et une vue splendide et très esthétique sur la coupole de la Basilique St Pierre du Vatican. Par-fait! 🙂

rome buco di roma

Une fois que vous avez relevé la tête de la serrure, vous pouvez ensuite tranquillement repartir long de la Via di Santa Sabina. Le bâtiment suivant est la Basilique Sainte-Sabine. Elle a été construite en l’honneur de Sainte Sabine. Sabine, Savine ou Savina, était une riche romaine vivant dans la région Ombrie, sous le règne de l’empereur Hadrien. Une de ses esclaves venant d’orient était chrétienne. Quand son esclave est exécutée car chrétienne,  Sabine décide de lui donner une sépulture dans son mausolée familiale. Elle est dénoncée et lors de son interrogatoire elle avoue qu’elle s’est convertie à la religion chrétienne. Elle sera exécutée elle aussi le 29 aout 126. Plus tard ses cendres sont transférées à Rome et la basilique est bâtie en 422.

rome eglise sainte sabine

Sur la petite place devant la basilique se trouve la Fontana del Mascherone (un mascaron, c’est la sculpture de tête humaine par où jaillit la source et qui en général doit avoir un air dur et puissant, à l’image de la riche famille romaine propriétaire de la fontaine). Cette fontaine est un assemblage : un ancien vasque de thermes antiques et une tête qui a servi sur trois autres fontaines (au moins) avant d’être finalement installée ici.

rome fontaine sabine

Juste derrière se trouve un parc, le Jardin des Orangers (Giardino degli Aranci). Il a été aménagé en 1932 à partir de l’ancien parc de la famille Savelli pour être ouvert au public et offrir un nouveau point de vue panoramique sur Rome. Le jardin comme son nom l’indique possède de nombreux orangers, et selon la légende c’est Saint Dominique qui y aurait planté le premier plant.

rome jardin orangers

Une fois que vous avez bien profité de la vue, pour repartir, prenez la toute petite entrée sur la gauche et fermée par une grille. C’est la Clivo di Rocca Savella. C’est un ancien passage pavé et piéton qui permet de descendre rapidement de la colline jusqu’au Tibre. Il n’y a quasiment personne qui l’emprunte, on est au calme on dirait un chemin de campagne et on a une belle vue sur la ville. Un passage pour les privilégiés 😉

Autour de Rome

Si vous aimez l’histoire du cinéma, il y a un lieu à visiter immanquablement si vous êtes de passage à Rome, c’est les studios de Cinecitta. Ça se trouve environ à 9km à l’est du centre historique de Rome, donc il vaut mieux prendre la ligne A du métro pour y aller et descendre juste avant le terminus à la station Cinecitta. Cinecitta, comme son nom l’indique ça veut dire « la cité du cinéma ».

rome cinecitta

L’idée a germée dans la tête des dirigeants de l’Italie fasciste des années 30. Il fallait à la fois un outil de propagande puissant et pouvoir rivaliser avec le capitalisme américain et Hollywood. Finalement c’est décidé, l’Italie aura le plus grand complexe de création cinématographique d’Europe et Mussolini fait l’inauguration en 1937.
Dans les années 50, la mode des péplums hollywoodiens tournés à Cinecitta donneront un nouvel âge d’or à ses studios.
Sur place on peut visiter un musée sur les studios de Cinecitta et sur le cinéma italien, et profiter de la visite guidée pour explorer des décors de films et de séries que vous reconnaitrez sans doute. Bref c’est une visite vraiment agréable, loin de la foule et qui permet de sortir un peu du cliché romain 🙂
Plus d’infos sur le site officiel.

rome cinecitta

rome cinecitta

rome cinecitta

rome cinecitta

rome cinecitta

rome cinecitta

rome cinecitta

rome cinecitta

rome cinecitta

Enfin, avant de quitter Rome, à la gare Termini, n’oubliez pas d’aller voir la statue de Jean Paul II. Oui c’est le pape, on ne le dirait pas. C’est une grande statue en bronze de 5 mètres de haut avec le pape qui ouvre sa cape et il n’y a pas de corps dedans, on peut s’y mettre à l’abri. Enfin c’est l’idée du sculpteur. La première version inaugurée en 2011 était tellement « loupée » que la ville de Rome a demandé au sculpteur Oliviero Rainaldi de la retravailler (on disait qu’elle ressemblait à Musollini). Elle a l’air un peu plus accueillante maintenant 🙂

rome statue jean-paul 2

Et si vous ne l’avez pas encore fait, visitez les sites de la Rome antique et allez passer une journée au Vatican! 🙂

Allez Ciao Roma! et c’est certain, on reviendra!

Séjour réalisé en octobre 2015

Corse

Ah la Corse, l’ile de Beauté, un joyaux de la méditerranée. Il y a tellement de superlatifs autour de la Corse qu’il fallait partir vérifier ça. Alors hop en route!

Pendant un séjour en Provence, hop on décide de pousser la voiture jusqu’au ferry pour passer 10 journées sur les routes Corse. Notre petit road-trip nous mènera le long de la côte ouest de l’ile jusqu’à l’extrémité sud, puis profiter des plages de l’est, faire de belles randonnées dans le centre. Un petit concentré de ce que la Corse peut nous offrir.

Jour 1 – Ile Rousse – Calvi – Porto – Calanques de Piana
corse porto calanques piana

Jour 2 – Porto – Capu d’Ortu
corse capu ortu

Jour 3 – Filitosa – Sartène – Rondinaracorse sartene

Jour 4 – Bonifacio – Iles Lavezzicorse bonifacio

Jour 5 – Rondinara – Tappa – Araghjucorse rondinara

Jour 6 – Porto Vecchio – Piscia di Gallo – Zonzacorse piscia di gallo

Jour 7 – Alta Rocca – Zonza – Quenzacorse zonza camping

Jour 8 – Bavellacorse bavella trou bombe

Jour 9 – Plateau du Coscione – Caldanecorse plateau coscione

Jour 10 – Ajaccio

Et vivement le prochain voyage pour découvrir la suite des merveilles cachées de Corse!

Séjour réalisé fin aout 2015

Autour de Berlin

Je vous propose ici quelques balades agréables à faire autour de Berlin 🙂

– Charlottenbourg
– Potsdam

Charlottenbourg

Autrefois ville indépendante, Charlottenbourg fait maintenant partie d’un des douze districts qui composent les arrondissements de Berlin. Une des principales raisons de venir ici, c’est pour le Château de Charlottenbourg.

berlin charlottenbourg

Il est construit de 1695 à 1713 pour la famille royale des Hohenzollern qui règnera en tant que rois de Prusse et empereurs d’Allemagne. Frédéric 1er est le premier a y résider, et il donnera ce nom au château en souvenir de sa femme la reine Sophie-Charlotte décédée en 1705. Il parait que l’intérieur du chateau et les jardins sont magnifiques. Mais lors de notre visite, c’était fermé, en raison du marché de Noël. Mais franchement on a passé un très bon moment ici 🙂 Nous reviendrons faire la visite une prochaine fois.

berlin charlottenbourg

On peut facilement venir et repartir de Charlottenbourg en vélo, soit en suivant la Spree, soit en empruntant les grands axes. Et dans ce cas là, vous verrez ce grand bâtiment construit en 1905, avec une haute tour de 89 mètres! Et bien il s’agit de la mairie de Charlottenbourg, en toute simplicité 🙂

berlin mairie charlottenbourg

Et juste après avoir franchi la Charlottenburger Tor en direction de Tiergarten, sur votre droite vous verrez encore un bâtiment assez énorme et étrange. Mais de quoi s’agit-il ?

berlin tunnel cavitation

C’est le tunnel de cavitation de l’Institut de l’Eau, construit en 1976. En gros ça permet d’étudier des hélices ou des propulseurs dans des courants d’eau à hautes vitesses et contrôler le phénomène de cavitation, quand des micro bulles d’air se forment à cause de la dépression créée et peuvent imploser ensuite en abimant les matériaux autour. Bref c’est un peu technique, mais ce bâtiment est à la fois tellement hideux et tellement bizarre au milieu des bois qu’on ne peut s’empêcher de s’arrêter pour le regarder et le comparer à un espèce d’éléphant post moderniste cubiste 🙂

Potsdam

Une chouette balade à faire autour de Berlin, c’est aller à Potsdam. Située à 30km au sud ouest de la capitale, on y arrive en 40 petites minutes en prenant le train S7 et on descend à  Potsdam Charlottenhof Station.

Très rapidement vous arrivez devant un grand bâtiment, c’est le Landtag Brandeburg, le parlement régional du Land. Et comme cette façade en trompe-l’œil pour ce bâtiment administratif inauguré en 2004 et qui ressemble à un château, pour ne pas tromper les visiteurs et avec un brin de provocation façon Magritte, il est écrit en lettres d’or « Ceci n’est pas un chateau » 🙂

berlin potsdam landtag

berlin potsdam landtag

En face, c’est la Place du Vieux Marché avec autour :

Alten Rathaus. C’est l’ancienne mairie qui est reconvertie en Museum. Pas visité, mais plus d’infos ici.

potsdam alten rathaus

A coté, se trouve la grande Église évangélique St Nicolas. Construite en 1837 avec sa grande coupole qui culmine à 85 mètres, c’est longtemps un bâtiment indissociable de la ville. Elle est quasiment détruite pendant la guerre suite aux bombardements. De 1956 à 1984, elle est reconstruite.

berlin potsdam eglise nicolas

potsdam eglise nicolas

Et juste à côté … des immeubles en ruines made in RDA et laissés à l’abandon. Bizarre bizarre …

potsdam eglise

Même si Berlin restait la capitale officielle de la Prusse, Potsdam restait le lieu de résidence de la Cour. Et pour ça, il fallait un château et un parc à la hauteur, et c’est pourquoi on vient ici. On entre un simple portail et devant nous, c’est 289 hectares de parcs, sculptures, fontaines et jardins. Bienvenue au Parc du Palais de Sans Souci.

En 1744, Frédéric II se promène à cheval et trouve que le coin est idéal pour construire sa future résidence royale d’été, alors hop! La construction est lancée, et rapidement il vient se détendre ici loin de l’étiquette royale, sans chichi, il s’adonne à ses passions et vit « sans souci ».

Un des premiers bâtiments qu’on croise dans le parc, sur la droite, est la Bieldergalerie (fermée) qui est en quelque sorte le premier musée créé en Allemagne car uniquement destiné à abriter les 124 peintures achetées par Frédéric II.

bieldergalerie sans souci

Ensuite on arrive devant le Palais Sans Souci construit en 1747. C’est avant tout un lieu de détente pour le roi et les dimensions restent modestes avec dix pièces sur un seul niveau en style rococo. Ce palais est en partie célèbre grâce à son jardin à étages. C’est Peter Josehp Lenné, un grand paysagiste prussien qui le réalisera. Et ça ne rend pas terrible sur cette photo, et oui en hiver ça le fait pas … désolé 🙂 Il faut l’imaginer tout recouvert de vignes et de figuiers et c’est magnifique.

jardin sans souci

En 1763, Frédéric II fait construire le Neues Palais, au bout de la longue allée rectiligne de plus de 2 kilomètres et qui parait interminable.

berlin potsdam sans souci

potsdam sans souci neues palais

sans souci neues palais

Cette construction est un symbole, elle est sensée montrer au reste du monde la grandeur et la force de la Prusse après la fin de la guerre de Sept Ans. Du coup, pour en mettre plein les yeux, c’est style baroque, 220 mètres de façade et plus de 400 sculptures en grès, des salles de réception et de banquet à foison. Bling bling! Après la mort de Frédéric II il n’est plus trop utilisé, jusqu’à ce que Guillaume II en fasse sa demeure préférée après avoir fait installer le chauffage à vapeur et l’électricité. Ensuite le palais deviendra un musée … qui sera pillé par les russes pendant la seconde guerre mondiale et une petite partie sera rendue à la RDA en 1958. Par chance le parc et le château n’ont pas véritablement soufferts de la guerre et les communistes en ont pris soins pendant la guerre froide. C’est maintenant un haut lieu touristique avec plus de 2 millions de visiteurs par an.
Pour les visites, plus d’infos sur le site officiel.

L’immense parc est plein de surprises, des arbres fruitiers, des « fantaisies », comme le Pavillon Chinois. Trop long à liste, je vous souhaite une bonne découverte 🙂

sans souci pavillon chinois

De retour à Potsdam, comme nous sommes en décembre au moment de notre passage, c’est la pleine saison des marchés de Noël en Allemagne et donc on profite de celui de Potsdam dans le vieux quartier hollandais. Et pourquoi un quartier hollandais au fait? Et bien quand Frédéric II ambitionne de faire quelque chose de grand à Sans Souci, il souhaite que la petite ville de Potsdam soit à la hauteur. Comme il a longtemps séjourné dans les provinces-unies (les Pays-Bas), il en garde un souvenir marquant et fait construire ce quartier avec des maisons typiquement hollandaises.

potsdam quartier hollandais

potsdam marche noel

Ces galettes étaient délicieuses et il y avait plein de bonnes choses à manger miam miam! 🙂

Mais il y a un truc qui m’a un peu coupé l’appétit, c’est ce qu’on voit en dessous. Après renseignements, il s’agit dans la tradition hollandaise, de Saint Nicolas accompagné au choix de Zwarte Piet, qu’on peut traduire par Pierre le Noir. Il est présenté soit comme l’assistant de Saint Nicolas, et remplacerait les « lutins » du père Noël, ou soit comme le fameux père fouettard qui punit les enfants pas sages, alors que les gentils enfants reçoivent un cadeau. Évidemment cette tradition est raciste et fait de l’homme noir africain l’incarnation soit du serviteur-esclave ou du mal. C’est visiblement chaque année un débat de société aux Pays-Bas contre les défenseurs d’une « tradition inoffensive mais maladroite » d’un côté et ceux qui luttent contre le racisme de l’autre.

potsdam marche noel

potsdam marche noel

potsdam marche noel

Et retour à Berlin 🙂

Cotentin

La péninsule du Cotentin, il y a quoi à faire la-bas ? Allons le découvrir, et puis la mer ça fait toujours du bien tu vas voir.
Allez hop en route pour le Cotentin!

Clin d’oeil à Valognes, chez des amis, puis direction le Phare de Gatteville à la pointe de Barfleur.

Ce lieu est d’ailleurs célèbre à cause du naufrage de la Blanche-Nef en 1120. Quand le roi d’Angleterre Henri embarque de Barfleur pour traverser la Manche. Un autre navire, la blanche-Nef, est proposé au roi pour embarquer 140 hauts barons, dix-huit femmes de haute naissance, filles, sœurs, nièces ou épouses de rois et de comtes … ainsi que le prince Guillaume Adelin, fils du roi, et seul héritier mâle du trône d’Angleterre. Et ce bateau trop chargé a croisé trop près de la point de Barfleur et à coulé en laissant un seul survivant, mais l’héritier du trône est mort. Ce naufrage sera la cause d’une guerre civile pour la succession du trônes en Angleterre, et c’est aussi le point de départ du célèbre roman les Piliers de la Terre de Ken Follett. Bref, c’était ici.

pointe barfleur

phare gatteville

C’est donc à cause des forts courants et des nombreux rochers dans la zone qu’un premier phare est construit en 1774. Mais à la longue il s’avère trop petit et inadapté. Un nouveau phare est construite et inauguré en 1835.  D’une hauteur de 75m c’est le 2e plus haut phare d’Europe.

Détails amusants, le phare compte autant de marches que de jours dans l’année, autant de fenêtre que de semaines et autant d’étages que de mois 🙂

Pour la modique somme de 3€ vous pouvez monter au sommet. Attention par mauvais temps l’accès au public est fermé.

etang gatteville

oiseaux de mer

Ensuite, longez la côte vers l’ouest, saluez les pêcheurs qui luttent contre les vagues sur les rochers du Coin du Role et prenez ensuite un petit chemin pour une balade le long de l’étang de Gattemare.1 km de long, 59 hectares, avec une faune composée de hérons cendrés, d’aigrettes blanches et de cormorans huppés, il protégé par le conservatoire du littoral depuis 30 ans.

st vaast

On peut faire une petite halte au port de Saint Vaast la Hougue et en profiter pour faire le plein d’huitres, mais pas n’importe lesquelles, les huitres hélie, excellentes ( http://www.huitres-st-vaast.com/ ) et médaille d’or au salon de l’agriculture 2017.

Un lieu de passage obligé pour tous les gourmands : La Maison du Biscuit (Le Hameau Costard, 50270 Sortosville-en-Beaumont) . Depuis 1903, 5 générations de biscuitiers se suivent dans la famille Burnouf et la Maison du Biscuit proprement dite est fondée en 1980 et ne fonctionne que par vente directe, et le produit de ces recettes familiales s’arrachent comme des petits pains! ou plutôt comme des petits biscuits 🙂

maison du biscuit
Le lieu s’est élargit et propose un peu tout ce qui se mange et se boit, et c’est toujours délicieux et on ne repart jamais les mains vides. Pensez vraiment à y faire une halte. Même le lieu en lui même vaut le coup d’œil !
Plus d’infos pratiques ici : http://www.maisondubiscuit.fr/fr/

plage carteret

Et puis faire du cerf-volant sur la plage à marée basse à Carteret sur la plage de la Potinière. Ensuite partez vous aventurer dans les rochers au niveau du Cap de Carteret et si vous êtes rattrapés par la marée ne tentez pas le diable et rejoignez le chemin des Douaniers pour rentrer tranquillement les pieds au sec.

cerf volant plage carteret

cerf volant plage carteret

Ho et puis si on allait faire du surf ? Ca tombe bien il y a un spot bien connu dans la région, la Plage de Siouville, entre Flamanville et La Hague. Évidemment la combinaison néoprène est obligatoire. Personnellement je suis nul en surf et j’ai à peine pu rester plus de 5 secondes accroupi sur la planche, mais on a un pote qui se débrouille plus que bien 🙂
Pour avoir une petite idée de ce que le site peut vous offrir dans les conditions optimales, faites un petit tour ici : https://www.cotentinsurfclub.com/le-spot/

surf siouville

A très vite le Cotentin, on est content quand on en revient 🙂

Honfleur

Et si on allait à la plage ? En Normandie ? Allez hop en route direction Honfleur, qui est une destination ultra-visitée, et pourquoi ça ? et bien car c’est joli quand même non ? 🙂

(pour se garer, hop le long du boulevard Charles V, c’est parfois un peu éloigné mais on trouve vite une place)

Place du marche devant le clocher de l eglise sainte catherine a honfleur

L’église Ste Catherine (la plus grande église en bois de France) et son clocher séparé sont à voir.

Le vieux centre et rempli de ruelles pavées et de maisons centenaires frôlant parfois la ruine.

statue vierge honfleursculpture en bois peint dans les rues de honfleur

 

 

 

 

 

 

 

Ne manquez pas de passer au 25 rue de la Foulerie, à La Forge, un lieu un peu fou dédié à la création en tout genre 🙂 (vérifiez bien pour les visites, c’est souvent fermé)

lieu de creation la forge a honfleur

Le port est bien sur LE passage obligé. Toutes les façades sont colorées et c’est surement plus sympa à voir que sur cette photo où ça manquait un peu de ciel bleu.

couleurs au port de honfleur

Le Jardin des Personnalités permet de faire une balade sympa un peu à l’écart du flot de touristes agglutinés autour du port.estuaire honfleur avec vue sur le havre

Un chemin le long de l’estuaire permet d’offrir une jolie perspective sur le Pont de Normandie.vue sur le pont de normandie depuis honfleur

Le mauvais temps a un grand avantage, c’est qu’on assiste parfois à de très beaux spectacles, juste après une averse 🙂plage du butin a honfleur

Il suffit de pousser un peu plus loin à la plage du Butin, avec le Manoir des Impressionnistes qui profite du coucher de soleil comme vous.

Le Havre en face vous invite (ou pas) à venir la visiter.

Etretat

Un petit week-end au bord de la mer, ça fait toujours plaisir, et les falaises c’est toujours impressionnant! Allez hop, en route pour Etretat !

Les falaises d’Etretat font partie des joyaux de la France et il faut vraiment y aller au moins une fois. Qu’importe la météo, c’est beau! et c’est peut être même encore plus beau quand les éléments se liguent contre vous.

Il pleut? c’est simple, vous êtes déjà mouillés de toute façon, alors autant aller se baigner!

baignade etretat sous la pluie

Si vous avez un mot du médecin et que vous ne pouvez pas vous baigner quand il fait 12°C le plan B consiste à se réfugier dans l’huitrière … mais de quoi parle-t’il ?

Mais du restaurant panoramique (et pas si cher), et où le repas qui s’achève à coups de calva vous mettra d’aplomb (ou presque) pour explorer les environs.

restaurant l huitriere etretat

Le sentier le long des falaises peut s’avérer dangereux, gardez la tête froide et faites attention, vous êtes surveillés.

mouette sur la falaise etretat

Le parc à huitres creusé par M. Belvert  pour Marie-Antoinette en 1777.

parc huitres etretat

Le trou de serrure

Si vous êtes en jambe ou si vous êtes coincés par la marée, tentez l’échelle … bon courage !

echelle etretat

Et surtout, profitez du spectacle !

etretat falaises

falaises d etretat

plage galets etretat

 

Zoo de Beauval

Le zoo de Beauval mérite bien un article a lui seul. Il est régulièrement classé dans le Top 10 des zoo dans le monde et sans conteste le numéro 1 en France.

Créé en 1980, il est dirigé par la même famille depuis les débuts, et ne cesse de s’agrandir. A l’heure actuelle il couvre plus de 35 hectares et héberge 3.000 animaux répartis sur plus de 600 espèces. Et parmi elles, des espèces que vous verrez difficilement ailleurs. Et une moyenne d’un million de visiteurs par an. Voila, c’est du lourd ! 🙂

Pour y aller c’est facile, dans le Loir-et-Cher vous trouverez un peu partout des panneaux indiquant la direction. Sinon, c’est au sud de Saint-Aignan.

Tous les environnements sont présentés : la serre des grands singes, le vivarium des reptiles, la grande serre des oiseaux, la serre tropicale des gorilles et des lamentins, la plaine africaine, la bassin des otaries, la serre australasienne, la plaine des éléphants, la plaine asiatique, les hauteurs de chine, le théatre naturel pour le show des rapaces, etc …

rhinoceros au zoo de beauval

tigres blancs au zoo de beauval

ratons laveurs au zoo de beauval

grue au zoo de beauval

Évidemment la star actuelle, c’est le bébé panda (et les parents bien sur). Les pandas sont propriétés de l’état chinois et sont seulement « prêtés  » au zoo.

panda au zoo de beauval

Panda et bambous au zoo de Beauval

Une chose qui marque dans ce zoo, c’est l’espace et l’impression d’environnement naturel. De nombreuses personnes qui sont pourtant contre l’idée de zoo repartent avec un bon souvenir de Beauval. Ce n’est pas pour rien que ce zoo participe activement à des programmes de repeuplement d’espèces en danger, car la reproduction est facilité quand les animaux se sentent bien.

elephant au zoo de beauval

flamants rose au zoo de beauval

Et bizarrement, l’espèce animale qui est la plus couteuse pour le zoo, ce ne sont pas les pandas, ni les éléphants … mais les koalas ! car leur régime alimentaire en eucalyptus coute visiblement une fortune.

pelican au zoo de beauval

varan au zoo de beauval

iguane au zoo de beauval

panda roux au zoo de beauval

autruche au zoo de beauval

savane au zoo de beauval

Si vous ne devez voir qu’un zoo en France, c’est Beauval 🙂

Toutes les infos pratiques sur le site officiel : https://www.zoobeauval.com/

Venise

Venise la sérénissime, Venise la cité des doges, Venise la ville des amoureux, ah Venise, c’est pas un peu cliché quand même tout ça ? ça vaut le coup ou c’est un affreux piège à touristes retraités?
On va vérifier ça de suite, allez hop! en route pour Venise !

On y va comment ?

Pour y aller on hésite, l’Orient Express ça fait rêver non? Ah ça oui, 2 jours de train pour 2.000 Euros (l’aller simple), ça fait rêver mon banquier! On va plutôt se rabattre sur un petit low-cost ? ça tombe bien, y en a! (cela dit si le train vous intéresse, les infos sont ici 🙂 )

On atterrit à Trévise … mais, mais … c’est où Venise ? 25km plus au sud, il suffit de prendre le bus. Vous avez le choix, soit les bus ATVO (les gros bus bleus qui attendent sur le parking de l’aéroport) ou les autres les BARZI BUS. Je conseille ATVO, les horaires sont plus larges, c’est un peu plus lent ok (1h20 de nationale contre 40minutes d’autoroute), grosso modo le même prix (comptez 12€ l’aller ou 22€ l’aller/retour) mais ATVO vous dépose au parking Piazzale Roma, juste à côté d’un terminal de Vaporetto et de la gare Santa Lucia, vous faites 10m vous êtes déjà dans Venise ! Alors que Barzi fini au parking de Tronchetto, sur la zone portuaire loin la bas .. bon c’est une question de gout, mais nous c’est le gros bleu 🙂

Pour le logement, comme très souvent, Airbnb. L’idée initiale était de se trouver dans Venise même pour ne se balader qu’à pieds, mais la perle rare a annulé quelques jours avant et on s’est rabattu en urgence pour une chambre sur l’île du Lido, de l’autre côté de la lagune. C’était ça ou payer plein pot un logement de dernière minute dans Venise. Et en plus ça obligeait de devoir systématiquement prendre un vaporetto matin et soir pour faire le trajet Lido / Venise.
Et bien ce qui paraissait embêtant est au final une bonne option pour plusieurs raisons :
1) Ça vous oblige à prendre un pass journée ou plusieurs jours et vous n’aurez plus de scrupules à prendre un vaporetto dès que vous pouvez (car le billet à l’unité est assez cher 8.5 Eur contre 20€ la journée ou 30€ les 2 jours)
2) Les vaporetto c’est trop cool 🙂
3) Depuis le Lido, vous pouvez admirer des magnifiques coucher de soleil sur Venise .. ce que vous ne verrez jamais si vous restez à Venise
4) Il y a la plage au Lido
5) Les vaporetto tout le temps, c’est cool 🙂

sunset venise

Les vaporetto s’appellent comme ça car à l’origine ils étaient à vapeur. Ils sont exploités par la compagnie ACTV, il y a une quinzaine de lignes, ça dépayse pas vraiment du métro parisien (en terme de plan hein, le reste c’est juste un autre monde!)

vaporetto venise

Si vous arrivez avec des bagages et que vous ne pouvez pas aller à votre logement immédiatement, ça tombe bien, la consigne de la gare Santa Lucia est dispo pour vous laisser gambader les pieds légers (bon c’est un peu artisanal je trouve comme organisation, pas de casier, on donne à un monsieur, on a un ticket).

Et ensuite on fait quoi ?

venise

On se perd 🙂 C’est le kif à Venise, on ne peut que se perdre. Le plan du dédale de ruelles étroites est impossible à retenir, les noms des rues sont beaucoup trop longues, et mêmes les adresses sont dures à trouver car les numéros dans les rues ne correspondent pas car ils utilisent le mystérieux système des Sestiere. En gros chacun des 6 quartiers historiques de Venise possède des numéros qui ne peuvent pas se trouver dans un autre quartier, et donc seulement avec un numéro (et sans nom de rue) en suivant une organisation en spirale, on est sensé pouvoir se situer intuitivement dans Venise. Vous n’avez rien compris? Pareil pour nous 🙂 Donc on se perd, et le grand avantage de Venise, c’est que c’est assez petit, et rapidement vous arriverez sur un canal ou sur un arrêt de Vaporetto pour vous remettre dans le droit chemin. Pas d’inquiétude vous ne marcherez pas 2h dans la mauvaise direction, ou alors en spirale haha

venise

venise canal

venise

venise

venise

Et se perdre a toujours été la meilleure façon de tomber sur des choses inattendues. (ce qui n’empêche pas d’avoir un plan papier dans un coin où l’appli sur le téléphone pour dépanner avec le gps, au cas où)

Ce qui est assez amusant, c’est que Venise est bien sûr ULTRA-TOURISTIQUE, des artères sont blindées c’est la foule et le bruit, mais il suffit de prendre la première ruelle sur le côté et il n’y a plus personne, à part peut être un chat 🙂 C’est magique, un peu comme si plusieurs univers coexistent au même endroit.

A voir à Venise

Donc au fur et à mesure de nos ballades et sans véritable organisation, voici ce que je vous conseille

La Basilique Cathédrale Saint-Marc

Ok la Place St Marc je la classe beaucoup plus bas, mais la Basilique Cathédrale Saint-Marc et bien c’est juste la plus importante basilique de Venise et franchement, ça vaut le coup. Et c’est aussi ce qui a permis à Venise de devenir Venise. Tout commence il y a très longtemps quand la dépouille de St Marc est volée à Alexandrie par des marchands vénitiens et rapportée triomphalement en 828. A l’époque Venise était encore en concurrence avec Aquilée (sous domination germanique). Et celui qui détenait la plus grande relique sainte pourrait s’attirer le plus de pélerins, le plus d’influence et donc le plus de richesse. Venise a gagné. Et « officiellement » en 1053 le pape Pape Léon IX désigne Venise comme « nouvelle Aquilée » et l’histoire est lancée.

basilique st marc venise

basilique st marc venise

basilique st marc venise

En 1094, la construction est lancée pour faire une grande basilique en l’honneur de St Marc, et le doge qui lanca cette construction était aussi en place à Constantinople et fit venir les meilleurs artisans de l’époque et c’est pourquoi cette basilique est de style byzantin et qu’à l’époque ça a cloué le bec à tout le monde, c’était grand c’était beau et c’était Venise et puis c’est tout!

Pont Rialto

Sans doute le plus beau pont de Venise avec sa forme particulière. Jusqu’en 2008 c’était le seul pont enjambant le Grand Canal. Il date de 1591 et c’est aussi l’un des plus vieux ponts de Venise. Il aura fallut plus d’un siècle avant que Venise ne se mette enfin d’accord sur la construction de ce pont (qui remplace un pont en bois) sa forme et son financement. Mais maintenant, c’est un des ponts les plus célèbres du monde.
Il fait 48m et repose sur plus de 15.000 pilotis. Une grande allée centrale piétonne, et de chaque côtés des boutiques de parfumerie et de bijoutiers, et 2 petites allées piétonnes latérales pour traverser le pont plus rapidement.

pont rialto venise

Juste après avoir traversé le pont, vous arrivez sur la Ruga dei Oresi. C’est la foule, des petites échopes partout, aucun intérêt? Si, allez sous les arcades à gauche, et dans ce passage couvert déjà il y a moins de monde, mais au dessus de votre tête, il y a des fresques du XVe siècle. Voilà, c’est toujours plus sympa à regarder que le nez dans les échoppes de dessous de tables made in china 🙂

fresques venise

L’église Santa Maria della Salute

Visible de jour comme de nuit, cette église est un point de repère dans Venise. Elle a été construite après décision du Sénat si l’épidémie de peste qui sévissait en 1629 disparaissait. Chose faite, une des places les plus prestigieuses de Venise fut rasée, plus d’un million de pieux furent plantés et on commença la construction du monument. Près de 60 ans plus tard, l’église Santa Maria della Salute voit le jour.

eglise venise

eglise maria della salute venise

L’église suit un plan octogonal et est dédiée à la Vierge (qui trône au sommet du dôme). L’extérieur est richement décoré de statues et la porte est monumentale. L’intérieur composé de 6 chapelles et d’un sol recouvert de mosaïques à formes géométriques vaut le déplacement. Des œuvres de Titien sont visibles, comme la descente du St Esprit.

eglise maria della salute venise

La Place St Marc

Cette place devrait être être en première position, alors pourquoi ici?
Il y a trop de monde, vraiment trop, c’est agaçant et bruyant alors que tout le reste de la ville est plutôt calme et agréable. Et c’est un peu paradoxal pour une des plus belles places du monde, mais la place St Marc, c’est sale. Les façades sont noires de crasse. Autour du café Florian (le plus vieux café du monde), c’est noir-crado aussi. Dites donc les vénitiens, y a personne pour nettoyer un peu les murs ici ? 😛

cafe florian venise

En fait la Place St Marc je l’ai trouvé très belle la nuit après un orage. Une immense flaque d’eau recouvrait la place et les éclairages se reflétaient dedans et c’était desert. Beau-ti-ful.

place st marc venise

place st marc venise

Le Campanile de St Marco

D’une hauteur de quasi 100m. Il se visite mais on ne l’a pas fait, trop trop et trop de monde.

Pont des Soupirs

Il relie les anciennes prisons au Palais des Doges, et on le surnomme ainsi pour le dernier soupir que pousser le prisonnier avant d’être condamné et exécuté. Ce n’est pas mon pont préféré en fait, mais ça reste une des « attractions » de Venise.

pont soupirs venise et gondoles

Basilique San Giorgio Maggiore

Face à la place St Marc, sur la petite île San Giorgio Maggiore, cette basilique date du XVIe siècle. Elle est principalement réputée pour son campanile culminant à 63m et qui permet d’avoir une des plus belles vues sur Venise. Pour une modique somme de 6€ un ascenceur vous amène au sommet. C’est splendide et on a vraiment  l’impression de dominer la lagune.

parnoama venise

Et si le beau temps est de la partie vous pourrez même deviner les contours des côtes de la Croatie loin la-bas 🙂

Campo di ghettho Nuevo

La place de l’ancien ghetto de Venise. D’ailleurs le mot ghetto serait d’origine vénitienne et correspondait au quartier où les déchets des fonderies de canons, et en vieil italien fusion se disait getto, et en hébreu répudier quelqu’un se dit ‘get’. Alors lorsque les juifs de Venise furent condamnés à vivre dans ce quartier, le mot ghetto devint le terme pour décrire les zones imposées aux juifs.

ghetto venise

Cette place est réellement agréable, c’est tout ce que j’ai à dire, on s’y sent bien.

Église de la Madonna dell’Orto belle façade et une exposition de photos avait lieu dans le cloître.

eglise venise

cloitre eglise venise

Église Santa Maria Assunta aussi connue sous le nom de Chiesa dei Gesuiti car construite par les jésuites. Grande façade baroque avec les 12 apôtres. Intérieur très riche.

eglise venise

Marché aux poissons

Une halle animée au Campo Beccarie, pas loin du pont Rialto, pour le marché aux poissons.

A voir autour de Venise

Il faut prendre obligatoirement un vaporetto pour cette partie.

Burano

Une des plus belles balades autour de Venise. La petite île de Murano, c’est à peine 3.000 habitants mais un charme unique au monde.  Un village traversé par des canaux, au milieu de la lagune, où chaque maison est peinte d’une couleur vive. Il parait que c’est pour aider les marin pécheurs à identifier leurs maisons en cas de brumes, grâce à la couleur, dans le cas où ils ne sont pas daltoniens évidemment. Toujours est-il que c’est la version qu’on sort aux touristes 🙂
Burano a connu son heure de glorie grâce à la dentelle et son point de Burano renommé, mais visiblement la majorité des produits proposés à la vente (à bon marché) son made in China, comme à Murano.

burano venise

En tout cas c’est toujours aussi beau car chaque année, on impose aux habitants de repeindre leurs maisons de la même couleur. Même s’il n’y a pas de marin dans la famille. Mais le résultat est tellement agréable qu’on ne leur en voudra pas vraiment.

burano

burano

burano

La balade sur cette ile est super agréable. On a peut être eu de la chance car pour nous il n’y avait quasi personne alors qu’il parait que c’est une des destinations les plus visitées autour de Venise. Ah oui, faites attention à côté du clocher de l’église San Martino, il penche de plus en plus. Enfin je dis ça je dis rien 🙂

burano venise

burnao venise

Pour les restos etc .. on n’a pas testés alors je ne vous donnerais pas de bons ou mauvais conseils … 😉 Mais on a profité d’un retour sur Venise en plein orage, classe !

venise storm

Cimetière San Michèle

En 1804 Napoléon (et oui) décide que les petits cimetières autour des églises doivent disparaître (par mesure d’hygiène à cause de la lagune) et ordonne que 2 petits îlots soit transformés pour devenir une seule île où seront enterrés les vénitiens. En 1836 les travaux sont finis et depuis cette île-cimetière voit passer régulièrement des vaporettos-gondoles-corbillards ainsi que des touristes.

cimetiere st michel venise

Car cet île est belle, c’est le charme des statues mortuaires dans les cimetières. J’ai toujours été attiré par ces statues.

cimetiere san michele venise

cimetiere san michele

cimetiere san michele

cimetiere san michele venise

cimetiere san michele venise

cimetiere san michele venise
Les tombeaux des grandes familles côtoient les cases hlm des columbariums ou les étendues de tombes avec photographies couleurs du défunt et une autre du pape.

cimetiere san michele venise

Murano

murano venise

C’est l’île des souffleurs de verre. Historiquement, en 1201, par décret la cité de Venise a décidé de localiser toute l’activité des verreries sur cette petite île car il y avait trop de risques d’incendies avec les maisons en bois qui recouvraient la ville à cette époque. Pendant des siècles Murano a précieusement gardé les secrets de la fabrication de ses verres réputés dans toute l’Europe.
Aujourd’hui l’artisanat du verre est toujours ancrée à l’ile de Murano, même si une grande partie des verroteries proposées à prix modiques sont made in China. Personnellemment on n’est pas trop fan de ce genre d’objets, même si le travail du verre en soit, reste pour moi une source de fascination infinie 🙂
L’église San Pietro Martire (Saint-Pierre-Martyr) vaut le coup d’œil, et aussi pour son bénitier.

murano

murano

D’un point de vue « visite » je trouve que Murano est trop industrielle et moins belle à visiter que sa petite sœur Burano.

Insolite

Alors Venise, une des grandes spécialités, c’est les sonnettes d’immeuble et les poignées de porte!

sonnette venise

sonnette venise bender

poignee porte venise

Les système anti inondation sur les portes

anti inondation venise

Steet art … et oui même à Venise

venise street art

L’entrée du Burger King, discrète 🙂

burger king venise

A éviter ?

arnaque venise gondoles

Les gondoles. En fait tout dépend de votre vision des choses. Mais un petit tour de gondole à 90€ où on a vraiment l’impression que c’est « l’usine », avec les gondoles qui se suivent à la queu-leu-leu par le même trajet, ça fait moins rêver. Après si vous avez une demande en mariage à faire, c’est peut être intéressant hein.

Allez encore quelques photos pour rêver un peu … aie aie aie … bon en fait en écrivant cet article j’ai trop envie d’y retourner voilà 🙂 qu’il pleuve qu’il fasse soleil cette ville ça reste magique 🙂

venise by night

venise by night

venise by night

venise

venise sunset

Séjour réalisé en mai 2014

… La suite du séjour en Italie direction Florence …

Pise

Pise, là aussi une ville mondialement célèbre! Est-ce qu’il n’y a que la Tour à voir? Allez hop! en route pour Pise!

En l’occurrence ici c’était plutôt en train pour Pise. En effet, c’est la suite du séjour depuis Venise via Florence , et on continue de prendre le train, toujours via Trenitalia, pas cher rapide et efficace. On arrive à la Stazione Pisa Centrale.

Et ensuite ? et bien le timing était un peu serré et l’idée de venir à Pise était principalement du au fait que depuis l’aéroport de Galilée-Pise on avait un lowcost pratique pour rentrer en France, et c’était le prétexte à une rapide journée de balade.

Et au final on a l’impression d’être à Pise seulement en transit, entre un train et un avion et que la visite se résume à un rapide passage à la piazza dei Miracoli (la place des miracles). La traversée de la ville à pieds ne nous a pas laissé de grands souvenirs, et j’ai été un peu déçu en arrivant sur le site.

Et c’est un peu triste quand on sait que pendant plus d’un millénaire Pise a régné sur cette partie de la méditerranée, en possédant une des flottes les plus puissantes, en dominant tout le monde, à la conquête de la Corse, de la Sardaigne, de Carthage, et même contre Venise et Gênes. Et c’est bien cette rivalité de plus en plus forte avec Gênes qui signera la fin de son apogée en 1284 à la bataille de Meloria, et le déclin de cette cité. Les monuments de la Place des Miracles datent de cette époque.

pise

Maintenant, la Place des Miracles c’est « Bienvenue à touriste-land » et la Tour en elle-même ne m’a pas semblé si impressionnante que ça (mais après être passé par Venise et Florence en peu de temps, peut être que la comparaison n’était pas à son avantage). En tout cas, ce site est classé au patrimoine mondial de l’Unesco est mérite qu’on l’admire.

Tour de Pise

Construite en 1173 et 58m de haut. Dès le début de sa construction elle a commencé à pencher. De 1990 à 2001, la tour était interdite à la visite, car on craignait vraiment qu’elle s’écroule, et avec plus de 30 millions de visiteurs en 60 ans, ça aurait fait mauvais genre! Maintenant c’est bon, elle est « stabilisée » pour quelques siècles si tout va bien et on peut à nouveau monter à son sommet, et tenter l’expérience de Galilée (où l’idée était de lâcher du sommet des objets de différentes masses et prouver qu’ils atteignent le sol au même moment, mais cette expérience n’a jamais eu lieu et Galilée précisait au passage que cette expérience doit se faire dans le vide, mais les légendes ont la vie dure).
Malgré sa beauté, je n’ai que cette photo et on n’a pas cherché à la visiter.

Tour de Pise

Cathédrale de Pise

Construite de 1063 à 1118, dans un style roman-byzantin.

Cathedrale de Pise

Les monumentales portes en bronze ont été fondues en 1602 (pour remplacer les portes précédentes qui avaient été détruites dans un incendie en 1595).

porte de la cathedrale de pise

pise

Baptistère de Pise San Giovanni

Construite à partir de 1153, les travaux ont duré plus de 2 siècles et furent interrompus à de nombreuses reprises. Au fur et à mesure de sa construction on passe ainsi du style roman (en bas) au style gothique (en haut). Les finances étaient un peu dans le rouge et d’ailleurs la toiture n’est pas uniforme, d’un côté des tuiles et de l’autre des plaques de plombs. C’est tout de même le plus grand baptistère d’Italie (une circonférence est de 10m et une  hauteur de 55m).

Baptistere de Pise

Et ce monument est particulièrement réputé pour son acoustique particulière, il y a un écho incroyable si on se situe au centre. Enjoy the video :

 

Je me rends compte que ce que j’ai principalement pris en photo, c’est les gens. Car tout le monde est venu ici simplement de prendre la même photo. J’ai trouvé ça ridicule. Comme si tout le monde se contrefichait complètement de ce qu’il y avait autour, et qu’on a juste envie de faire sa photo Instagram et mission accomplie.

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bise a pise

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Souvenirs mitigés donc 🙂

Allez bye bye Pise on reviendra peut être un jour!

Séjour réalisé en mai 2014