Madère, Funchal la capitale

Funchal

C’est la plus grande ville de l’ile avec plus de 110.000 habitants sur une superficie de 76km². Elle est fondée en 1421 et son nom vient de funcho qui signifie fenouil, car à l’époque la zone où se situe la ville était recouverte de fenouil sauvage.
Le centre ville est vraiment agréable, il y a eu d’importants travaux de rénovation et c’est sincèrement avec plaisir qu’on peut s’y balader un jour ou deux. Allez, on se prive pas, hop en route, je vous emmène dans les rues de Funchal 🙂

madere funchal taxis jaunes rues

Bon plan : Il y a de bonnes chances que vous arriviez à Funchal avec votre belle voiture de location et vous découvrirez vite que trouver une place où se garer peut vous prendre une éternité. L’astuce c’est d’aller au grand centre commercial La Vie. Il est très bien situé en plein centre, et le parking est gratuit le samedi à partir de 13h, les dimanche et les jours fériés. Et dans tous les cas, c’est une bonne option, car il y a tout de suite de la place, il est pas cher, le centre commercial est agréable et c’est climatisé 🙂

Nous commençons à quelques pas du centre commercial, par le grand rond point, Rotunda do Infante. Il fait face à la statue de Infante Dom Henrique. C’est ce roi portugais qui permit l’expansion colonial et l’essor du Portugal en favorisant les grands voyages d’explorateurs en mer. C’est pourquoi on le surnomme Henri le Navigateur. C’est en partie grâce à lui donc que l’ile de Madère a été découverte en 1419. (Si vous faites un tour à Lisbonne, il y a un énorme mémorial qui lui est dédié à Bélèm, d’ailleurs ça se passe ici 🙂 )

madere funchal rond point christophe colomb statue

Un navigateur célèbre a d’ailleurs fait une longue escale à Madère, il s’agit de Christophe Colomb. C’est ici qu’il a épousé Felipa Perestrello Moniz, la fille du navigateur et explorateur portugais Bartolomeu Perestrelo. Grace à ce mariage, il a pu accéder aux cartes des courants et des vents dressées par les portugais lors de leurs excursions dans l’océan atlantique, et indirectement, Madère lui a permis de découvrir plus tard les Amériques 🙂
Sa statue se trouve d’ailleurs dans le parc juste à côté.

Le parc Santa Catarina est un grand espace verdoyant sur 36 000m². Il y a une immense pelouse entourée d’arbres et de fleurs venant du monde entier. Il doit son nom à la construction d’une chapelle pour Ste Catherine en 1425. On y a une très belle vue sur la ville, les paquebots immenses amarrés. Ambiance tranquille, le parc est loin d’être bondé, on profite doucement, on découvre les volières, les kiosques à livres gratuits, l’étang et ses fontaines, la grande aire de jeux pour enfants, etc … non vraiment, ce parc mérite le détour!

parc santa catarina funchal madere arbres paquebot fleurs

Et des dizaines de lézards en profitent pour griller tranquillement sur les pierres, vous ne pourrez pas les manquer 🙂

parc santa catarina madere funchal lezards murs pierres

Au sommet du parc vous ne pourrez pas manquer un grand bâtiment, la Quinta Vigia. C’est la résidence officielle du gouvernement régional de Madère. Les jardins sont libres d’accès et le bâtiment peut se visiter pour la somme symbolique de 1 euro. (fermé le week-end)

Un peu plus loin, après le centre des congrès et le casino, il y a une statue bien en évidence. Cette statue taille réelle en bronze représente la célèbre impératrice Sissi. Pour la petite histoire, en 1860, elle s’ennuie tellement à Vienne (qui est pourtant une très chouette ville à découvrir ici 😉 ) qu’elle simule une dépression pour qu’on lui conseille de prendre l’air. Illico, elle emprunte le yacht royal de la reine Victoria et s’embarque au soleil pour Madère loin de l’Autriche!

statue sissi madere funchal

Elle y passe quelques mois à gambader à gauche à droite et reprendre du poil de la bête. Le voyage lui a plu car elle reviendra une nouvelle fois en 1893. Vous voyez que Madère ça vaut le coup! 🙂 Voilà, c’est la fin de la parenthèse glamour du XIXe siècle.

Allez, maintenant on se dirige vers le port où on peut voir d’énormes paquebots à quai (nous on a vu le Queen Elizabeth) et vous devriez apercevoir cette silhouette rocheuse qui se détache sur la mer avec cette petite terrasse improbable au sommet. La terrasse d’un petit bar sympa ? Et bien non, aussi improbable que ça puisse paraitre il s’agit du plus petit état du monde : la principauté de Ponthina au Forte Sao Jose ! 🙂

forte sao jose plus petit etat du monde madere funchal

Ce petit point sur la carte était à l’origine un minuscule ilot sur lequel était bâti un petit fort. En 1903, pour aider à financer des travaux dans le port, le roi du Portugal vend la Ponthina a une famille d’anglais cultivant des vignes. En 2000, les anglais décident de s’en débarrasser mais personne ne veut l’acheter. Lors d’une soirée, ils font la connaissance de Renato Barros, un habitant de l’ile, prof d’art et sans argent, et bien sûr il est très intéressé! Il arrivera à récupérer de l’argent ici et là, et contre l’avis de toute sa famille et ses amis, il achète le rocher pour 25.000€ en 2000 (il n’y a plus qu’une cave et une terrasse…).

madere funchal plan punthina fort saint joseph

Juste après, à la surprise générale, il déclare l’indépendance de la Ponthina et se déclare Prince! En effet, en 1903, le roi avait mis dans le contrat qu’il cessait toute revendication ou pouvoir sur ce territoire, et il n’a jamais été réclamé depuis par le gouvernement portugais. Petit oubli 🙂 En expliquant au gouverneur de Madère qu’il avait un nouveau prince pour voisin, le gouverneur a immédiatement voulu racheter l’ile, mais Renato a refusé. Du coup, le gouvernement de Madère lui interdit le raccord à l’eau potable et l’électricité. Mais ça ne gêne pas trop Renatto qui a fait sa demande d’indépendance à l’ONU, qui a créé son passeport, et qui ouvre son minuscule territoire gratuitement aux curieux qui souhaitent découvrir une destination insolite 😉
https://www.fortesaojose.org (site pas à jour …)

En longeant le port quelques minutes, on longe un long bâtiment, c’est le CR7 Museu, le musée sur un des plus grands footballeurs du monde, Cristiano Ronaldo 🙂 Pour rappel, l’aéroport de l’ile a été rebaptisé en son honneur en 2017 : « Aeroporto Internacional da Madeira Cristiano Ronaldo« .
Si vous voulez plus d’infos sur le joueur, son palmarès, sa vie, je vous invite à faire un tour ici. Toujours est il que c’est un enfant du pays, qu’il a grandit dans le quartier Santo Antonio de Funchal, et que c’est juste un monstre (dans le bon sens du terme), qu’on aime le foot ou pas 🙂 Dans ce musée (5€ l’entrée) il n’y a pas grand chose à faire, quelques maillots, des coupes gagnées, des lettres de fan, des expériences 3d virtuelles etc …
Plus d’infos : https://museucr7.com/

cristiano ronaldo cr7 museum madere funchal
A faire si vous êtes fan! … et sinon, il reste toujours la statue juste devant 🙂

Allez on repart en longeant le port et direction le Jardim Municipal do Funchal. Aménagé en 1880, à la place de l’ancien couvent San Fransisco, il s’appelait à l’origine jardin de la Reine Amélia (en hommage à la dernière reine du Portugal).

jardim municipal do funchal madere

Ce petit jardin en plein centre ville est vraiment agréable et il y a une grande richesse dans la végétation. Situé face au théâtre municipal et la grande terrasse de son café, et de la longue rangée de taxi jaunes sagement garés, c’est une petite halte sympa pour reposer les jambes 🙂

jardim municipal do funchal madere

Juste à coté se trouve le Sao Lourenco Palace, qui est une ancienne forteresse, qui sert maintenant à la fois de musée de l’armée, et une très belle rue (maintenant) piétonne, l’avenue Zarco.  

rue funchal madere zarco statue

Il y a d’ailleurs au bout la statue de João Gonçalves Zarco c’est ce grand navigateur portugais qui découvre l’ile de Madère en 1419 et commence la colonisation quelques années plus tard et qui fondera la ville de Funchal. Respect.

Ensuite il fait bon se perdre dans les petites ruelles de la ville, et on finit forcément à un moment par tomber sur le célèbre Mercado dos Lavradores. Le « Marché des travailleurs » a été construit en 1940 dans le style architectural « État nouveau ». Il y a des grande mosaïques d’azulejos sur la façade … et c’est le lieu où tous les touristes se retrouvent.
A tort ou à raison ? Est-ce de l’authentique ou du cliché ?

Mercado dos Lavradores madere funchal marché

Et bien c’est rempli de touristes qui passent leur temps à mitrailler de photos le plus près possible des vielles vendeuses en costume traditionnel devant leurs stands de fruits et légumes, de fleurs et de bulbes en tout genre. A croire que personne n’a jamais mis les pieds dans un marché de sa vie? C’est totalement ridicule pour cet aspect là. Dans la partie poissonnerie où sont écaillés par exemple les fameux poisson-sabre Espada (hideux 🙂 les poissons hein), les poissonniers sont photographiés comme au zoo. Bref si vous allez au marché, ok, mais rangez votre appareil photo, goutez et achetez si vous voulez, mais ne faites pas vos touristes ! 🙂 Et sinon il y a d’autres marchés en dehors de Funchal où on peut s’aventurer et c’est bien plus « local », je dirais même plus, « normal » quoi, comme au marché de Prazeres par exemple à l’ouest de l’ile.
Allez, le site officiel : http://mercados.cm-funchal.pt/ (fermé dimanche et jours fériés)

En tout cas le bon plan pour manger, c’est juste en face! je vous conseille grandement le restaurant A Bica (Rua Do Hospital 17, devanture discrète et en sous sol). Un vrai bon resto portugais généreux frais bon et sans chichi 🙂

Ensuite, on part dans la rue Santa Maria. Tracée en 1430, c’est une des plus anciennes rues de la ville, et elle est célèbres pour ses nombreuses portes peintes. Cette rue était un peu laissée à l’abandon et un photographe (Martinho Mendes) immortalisait les vieilles portes … puis il décida de changer ça et d’apporter un peu de vie et de couleur. Il présente le projet des portes peintes, le chargé au tourisme valide l’idée et en 2011 la première porte est peinte, et le mouvement est lancé. Peu à peu les propriétaires sont contactés et donnent leur accord, puis des artistes connus ou non (le projet est ouvert à tous) se mettent au travail. Plus d’une centaines de portes sont visibles maintenant et font de cette rue une galerie d’art à ciel ouvert 🙂
Plus d’infos sur le site officiel : Projecto artE pORtas abErtas

rue santa maria portes peintes madere funchal

rue santa maria portes peintes madere funchal

Cette ruelle est aussi le repère d’innombrables restaurant à touristes avec les serveurs qui vous haranguent toutes les minutes … Un conseil, trouvez un autre endroit pour bien manger, c’est pas ce qui manque 🙂

funchal rue madere

Par exemple, faites juste un petit détour sur la très jolie petite place de la Capela Do Corpo Santo, vous serez plus au calme et il y aura d’avantage de choix.

Tout au bout de la rue Santa Maria, se trouve le Forte de Sao Tiago (aussi appelé Fort St James), on ne peut pas le louper avec ces murailles colorées flashy! Cette forteresse bâti au XVIIe siècle abrite maintenant un musée d’art contemporain, et un restaurant qui surplombe la mer, et une minuscule petite plage (galets) où bronzer plus ou moins en  tranquillité 😉

fort st james funchal madere plage

Maintenant, on retourne vers le centre ville, et puis tiens, si on faisait un petit tour de téléphérique? 🙂 Quelle idée un téléphérique … et bien je vous invite à monter au quartier de Monte (qui porte bien son nom) par vos propres moyens, et vous verrez qu’un petit trajet de 15-20 min en téléphérique c’est quand même bien pratique et agréable pour franchir un dénivelé de 560m et une distance de 3,2km. Bon ok, 16€ la montée, c’est un peu du luxe! mais allez, avouez qu’on ne fait pas ça tous les jours, et il suffit d’économiser quelques cigarettes ou cocktails et c’est déjà rentabilisé!
A l’origine, il y avait un petit chemin de fer qui reliait le port au quartier de Monte, qui était le quartier des nouveaux riches et de l’aristocratie. La petite locomotive a vaillamment servi de 1893 à 1943. En l’an 2000, le téléphérique est inauguré.
Allez, hop en route pour un petit tour dans les hauteurs de Funchal! 🙂

madere funchal telepherique

L’idée ici c’est de faire le Super Combo : montée en téléphérique + visite du jardin tropical de Monte Palace + descente en panier d’osier et retour dans le centre. A mon avis c’est la meilleure combinaison! Attention, le super combo ne fonctionne pas le dimanche, car il ne sera pas possible de faire la descente en panier.
On commence par prendre le ticket au guichet, pas la peine de prendre le combo avec le Jardim Botânico qui est plus loin, on se contente d’un aller-simple.
Plus d’info sur le site officiel : http://www.madeiracablecar.com/fr/ (tous les jours sauf noël)
Ensuite vous avez tranquillement le temps de profiter du paysage, de voir l’évolution des quartiers de la capitale au fur et à mesure de l’ascension, et de faire connaissance avec vos voisins de cabine 🙂

madere funchal telepherique

Une fois au sommet, c’est simple, on traverse la rue et on est juste devant l’entrée du Monte Palace Tropical Garden. (on peut aussi venir directement en voiture et se garer sur le petit parking juste en dessous mais pour se faciliter la vie et profiter un peu, il faut faire le super combo).
Au tout début ici se trouvait la riche demeure qu’un consul anglais avait fait batir sur sa propriété. Le manoir est ensuite devenu un hôtel de luxe et le jardin a été embelli, puis vendu à une société en 1943, qui revend enfin en 1997 à José Berardo, homme d’affaire portugais milliardaire collectionneur d’art et originaire de Madère qui décide d’en faire un grand et beau parc ouvert au public, le Monte Palace Tropical Garden est né! (mais c’est pas gratuit hein, 12.50€ l’entrée)
Plus d’infos ici : http://montepalace.com/desktop/ (ouvert tous les jours sauf noël)

monte palace tropical garden madere funchal jardin

Et bien je vous le dis, ce parc est vraiment très chouette 🙂 Sur un peu plus de 7 hectares on peut voir des statues du Zimbabwe (occupé par les portugais au XVIIe siècle), un grand jardin japonais, un musée de pierres précieuses, des grands bassins, des fontaines, des plantes tropicales de tous les pays du monde, des mosaïques sur la présence portugaise en Asie (Macao), des fleurs en veux tu en voilà, et puis tout ça tout ça! Sincèrement, c’est 12.50€ bien investis 😉

monte palace tropical garden madere funchal jardin

monte palace tropical garden madere funchal jardin

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Personnellement je vous conseille cette visite en milieu d’après-midi pour profiter des belles couleurs quand le soleil commence à descendre à l’horizon.

monte palace tropical garden madere funchal jardin

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Et pour ne rien gâcher, votre billet d’entrée vous donne le droit à un verre de Madère gratuit dans le bar au fond du parc, et si en plus vous arrivez à vous asseoir à la petite table tout au bord de la terrasse avec vue sur la ville, c’est le paradis 🙂

monte palace tropical garden madere funchal jardin

Allez, petit bémol, l’ancien bâtiment de l’hôtel ne se visite pas, mais c’est pas grave, on a beaucoup apprécié la découverte du jardin!

monte palace tropical garden madere funchal jardin

Mais le temps passe, le temps passe, et si on veut réussir le super combo, il faut faire la descente en panier d’osier avant la fermeture! (dernière descente à 17h45 … ce serait dommage de louper ça). Le point de départ est à quelques dizaines de mètres d’une des entrées du jardin, au pied de l’église Igreja Do Monte.
Alors je ne vous le cache pas, cette attraction est vraiment pépère … et un peu chère, 30€ pour deux. Ne vous attendez donc pas à des sensations fortes (malgré ce que vous pouvez lire ailleurs) et préparez vous à faire la queue avec une ribambelle de retraités tout excité à l’idée de ce qui les attend et qui applaudissent les carreiros (les pilotes) à chaque départ, au moins c’est la bonne humeur assurée 🙂
Donc toute cette histoire a commencé au XIXe siècle quand les habitants du quartier Monte cherchaient un moyen de redescendre rapidement en ville, et pourquoi pas dans un canapé en osier hein ? Une association de carreiros s’est formée et depuis plus de cent ans ils descendent la population et les touristes à travers les rues.
Site officiel : http://www.carreirosdomonte.com/

carreiros do monte funchal madere traineaux osier
Panier en osier avec patin en bois, carreiros avec chapeaux et chaussure avec semelles en caoutchouc, c’est parti! La descente se fait le long de la petite rue

Ce qui nous fait donc un super combo à 87 Eur pour deux adultes … ça fait certes un peu cher l’après-midi, mais après tout, il faut bien se faire plaisir 🙂 et puis toutes belles randonnées de l’ile sont gratuites elles! 😉

madere funchal rues

On enjoy la descente 🙂

madere funchal rues

madere funchal rues

Et allez, en bonus final, quelques photos de street art (et oui!) qu’on peut croiser ici et là dans les rues de Funchal 🙂

funchal madere street art rues

funchal madere street art rues

funchal madere street art rues

funchal madere street art rues

funchal madere street art rues

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Si avec ça vous n’êtes pas motivés pour une visite de Funchal, je ne sais pas ce qu’il vous faut! En tout cas, nous, on a aimé 🙂

Bref, Madère, j’adhère! 🙂

Prague

Prague, c’est une ville qui m’a toujours attiré. C’est sans doute mon esprit un peu bohème haha. En tout cas « la ville aux mille tours et mille clochers » est clairement une destination qui vaut le coup, et même si c’est l’hiver et qu’il neige.
Allez hop en route, allons voir ce qu’il y a de chouette là-bas !

Vous voilà à l’aéroport de Prague – Václav Havel. Pour rejoindre Prague il y a évidemment une liaison en bus Airport Express, mais pour un peu moins cher, et aussi car ça allait dans notre direction, on préfère le bus 119. Au terminus du 119 il faut encore marcher 200m pour rejoindre la boucle du tram 20 et 26 à l’arrêt Divoka Sarka.

Et ici, vous pouvez déjà vivre quelque chose de sympa (si vous avez le temps, ce qui n’est pas forcément le cas si vous venez d’atterrir et que vous avez des bagages avec vous). En effet, Divoka Sarka, c’est le nom d’un parc naturel aux portes de Prague. Depuis l’arrêt de tram, en prenant le chemin qui descend derrière le Macdo vous arriverez au début d’une large boucle de randonnée qui passe à travers des gorges, forêts, lacs, collines, une piscine à ciel ouvert, etc … bref une excellente idée balade nature juste au terminus du tram 🙂

Bon allez, prenons donc notre tram 26 qui vient d’arriver et arrêtons nous à l’arrêt Letenské náměstí dans le quartier qui sera le point de départ de notre séjour et de cette découverte des différents quartiers de Prague.

Quartier Holesovice

On commence donc naturellement par le quartier de Holešovice qui occupe le nord de Prague. C’est une ancienne zone industrielle qui abrite maintenant quelques musées, des ambassades et le ministère de l’intérieur. Pour les musées, il y a le Palais Veletržní : un grand bâtiment construit dans les années 20 dans un style ultramoderne (pour l’époque) et qui abrite maintenant les collections contemporaines de la Galerie Nationale. Les 20 grandes toiles de l’Epopée Slave peintes par Alfons Muncha y sont exposées. Plus d’infos ici.
Dans un autre genre, il y a aussi le Musée Technique National ou le Musée National de l’Agriculture … il en faut pour tous les goûts 🙂 Encore plus au nord, il y a le Parc des Expositions datant de 1891 … mais il faut bien avouer que c’est assez excentré et que le quartier n’est pas folichon …

Revenons sur nos pas et allons au Letna Park. C’est un grand parc de 52ha situé sur un plateau en haut d’une colline qui domine la ville. Il a servi pendant longtemps comme lieu de manœuvres militaires. Maintenant c’est un parc avec des grandes allées rectilignes, l’endroit idéal pour faire du roller, du jogging, faire courir des chiens etc …

prague letna park

Mais par ce beau matin de janvier (glagla -15 au moins) il n’y avait vraiment personne 🙂

prague letna park

Et c’est surtout l’endroit idéal pour avoir un premier aperçu de la ville de Prague, en plein hiver, se réveillant doucement sous le soleil et dans la brume matinale. Franchement, je trouve que c’est vraiment le bon plan de venir ici rien que pour la vue ! 🙂

prague letna park

prague letna park

C’est aussi un bon plan pour les couchers de soleils et quand il fait beau, car il y a le Letná Zahradní (Letenské sady, 170 00 Praha 7), un grand beer garden avec une vue idéale! Mais pour nous c’est pas trop la saison, alors on se contente de découvrir des chouettes décorations glacées dans les arbres!

prague letna park décoration gel

Au Letna Park il ne faut pas louper LE monument (qui n’est pas si impressionnant vu de près), le Métronome. En 1955 se trouvait ici une grande statue de Staline mesurant 15m de haut, mais après sa mort (1953) la mode était plutôt à la « déstalinisation » dans le monde communiste et la statue fini par disparaître en 1962. En 1991 un grand métronome de 23m est installé et l’esplanade autour est la zone des skaters.

prague letna park metronome

En se promenant à l’ouest du parc on trouve un autre monument, c’est le Pavillon Hanavský.  Il a été construit en 1891 dans le Parc des Expositions (pavillon des aciéries Komárov), et il a tellement plut au public qu’il a ensuite été déplacé à son emplacement actuel. C’est le premier bâtiment à utiliser une armature en métallique à Prague. Maintenant il héberge un restaurant avec une vue formidaaaaaable (il parait) http://hanavsky-pavilon.cz/

prague letna park pavillon Hanavsky

Mais revenons au Métronome, d’ici c’est la descente grandiose vers la capitale 🙂 Au pied de la colline il faut emprunter le pont Svatopluk construit en 1908 dans le style art nouveau (et considéré comme le plus beau de la ville) pour traverser la Vltava, le fleuve qui coule à Prague.

prague pont svatopluk

Quartier Staré Město ou Vieille Ville de Prague

Sur l’autre rive de la Vlatva, c’est la vieille ville de Prague et on continue le chemin sur la rue de Paris « Pařížská », car lors du réaménagement du quartier au 19e siècle, cette rue aurait du être une grande avenue « à la parisienne » et elle reste néanmoins une des rues les plus luxueuse de Prague.
On pénètre ensuite dans l‘ancien quartier juif Josefov. Les premiers colons juifs s’installent à Prague dès le IXe siècle et peu à peu une petite ville autonome se forme. Mais les juifs de Prague n’ont pas le droit de construire en dehors de la zone qui leur est allouée et n’ont pas le droit d’utiliser d’autres cimetières. Ce qui donnera au cimetière son aspect aussi unique. Le ghetto juif subira au cour des siècles bien des évènements, et ce serait trop long d’essayer de le résumer ici. En tout cas, à l’image de la vieille ville, il a lui aussi été complètement réaménagé au 19e siècle, et du labyrinthe insalubre et surpeuplé de l’époque il ne reste plus que quelques synagogues, le cimetière et la mairie.

On découvre donc en premier cette étrange façade, c’est la Synagogue Vieille-Nouvelle. Elle date de 1270 et c’est la plus vieille synagogue d’Europe encore utilisée. Son nom peut paraitre bizarre … lors de sa construction, c’était la « nouvelle synagogue », et quand d’autres synagogues sont bâties plus tard, elle devient la « vieille nouvelle synagogue » http://www.synagogue.cz/fr/

prague synagogue vieille nouvelle

La légende dit que c’est dans la genizah de la synagogue (lieu où entrepose tous les documents où le nom de Dieu est inscrit car il est interdit de l’effacer ou de le jeter) que se trouverait le corps du Golem. Le golem serait une créature créée à base d’argile par le rabbin Loew au XVIe siècle dans le but de protéger la communauté juive des pogroms. Il lui a donné la vie en écrivant EMET (vérité) sur sont front et en mettant dans sa bouche un parchemin avec un des noms de Dieu. Pour l’arrêter il faut effacer la première lettre sur son front et on obtient MET (mort). La genizah est évidemment fermée au public.

Juste à côté se trouvent la synagogue Haute (XVIe siècle mais avec une façade du XIXe) et la synagogue Klaus (XVIIe siècle) un peu plus loin dans la rue et qui abrite un musée sur l’histoire juive à Prague (https://www.jewishmuseum.cz/en/info/visit/)

prague synagogue haute klaus

Il est possible de prendre un ticket pour visiter toutes les synagogues et le vieux cimetière juif. Manque de temps pour nous ce sera pour une autre fois …

En revenant sur la rue de Paris, on continue vers le sud, les grandes boutiques (Vuitton, Gucci, etc ….) s’alignent sur les trottoirs et on arrive enfin à la Place de la Vieille Ville.
Alors avant de se diriger tout droit vers la foule devant la grande tour, commencez par baissez la tête et regardez le sol de la place. Vous devriez trouver une longue bande métallique encastrée dans le sol, c’est le méridien de Prague et quelques mètres plus loin, il y a une plaque en marbre. C’est l’emplacement de l’ancienne colonne Marian. C’était une grande colonne surmontée d’une statue de la vierge Marie, érigée en 1652 pour fêter la résistance de la ville face à l’assaut des troupes suédoises en 1648 (et aussi un symbole du catholicisme triomphant sur le protestantisme). En 1918 lors de l’indépendance de la Tchécoslovaquie, la colonne est détruite pour montrer la fin de l’empire des Habsbourg. Et l’ombre de la colonne sur le méridien permettait de savoir qu’il était midi pile, voilà pour la petite histoire 🙂

prague place vieille ville
Allez maintenant un coup d’œil à la grande statue, c’est le mémorial Jan Hus, inauguré en 1915 pour célébrer les 500 ans du martyr de Jan Hus, brûlé vif en 1415, car il s’était opposé à l’église catholique en dénonçant la morale inexistante, les messes qui ne devraient pas être en latin, etc … le début du protestantisme. Le mémorial était aussi devenu un symbole de révolte face à l’empire des Habsbourg et plus tard face à la répression communiste. Bref, si vous êtes en révolte contre quelque chose, ce mémorial est pour vous!

Revenons donc à la grande tour qui trône au milieu de la place, c’est la grande Tour de l’hôtel de Ville. En fait l’ancien hôtel de ville, à l’origine, c’est la 2ème petite maison à gauche de la tour avec une façade colorée rose. Au fur à mesure que la ville s’enrichit, la mairie achète les maisons adjacentes et fait finalement construire cette grande tour de 69m de haut en 1364.

prague tour hotel ville

Au sol (sur le côté donnant vers la place) il y a 27 petites étoiles blanches qui représentent les 27 nobles tchèques qui ont été décapités publiquement sur cette place le 21 juin 1621. Suite à la tentative de rébellion des tchèques (majoritairement protestants) contre l’empire des Habsbourg (catholique) et la cuisante défaite à la bataille de la Montagne Blanche, l’empereur Ferdinand de Habsbourg décide donc d’écraser la noblesse tchèque pour éviter toute nouvelle tentative de révolte … maintenant il y a des petites étoiles au sol et pas un panneau pour rappeler ce qu’elles signifient.

Bon, comme vous avez bien révisé avant de venir à Prague, vous savez que la grande horloge astronomique est dans les parages, pas de soucis pour la trouver, il suffit de rejoindre la foule! Tout le monde se bouscule devant, c’est l’attraction de la ville! Si vous voulez un peu de calme allez y à n’importe quel moment mais pas au changement d’heure 🙂 Car à ce moment là, la foule est présente en nombre pour voir les statues de l’avare, du vaniteux, de la mort et du turc s’animer pendant que la clochette de la tour sonne. Puis les 2 petites fenêtres s’ouvrent et les statues des apôtres et du Christ passent voir la foule (et enfin on entend un petit coup de trompette venant du haut de la tour).

prague horloge astronomique

Le premier cercle en haut, c’est l’horloge astronomique. Elle aurait été construite par Nicolas de Kadau en 1410, puis remaniée par l’horloger Hanus de la Rose en 1490. Comme cette horloge faisait la fierté de Prague à travers l’Europe, la ville voulait à tout prix éviter que son chef d’œuvre soit reproduit ailleurs, alors la légende dit qu’une attaque est commanditée contre Hanus pour le rendre aveugle. Quand il découvre l’origine de l’agression il se rend en secret à l’horloge et arrache un mécanisme qui fait que l’horloge ne fonctionnera plus pendant de nombreuses années.
L’horloge a faillit disparaitre pour de bon en 1945 quand les nazis ont fuit la capitale et mis le feu à l’hôtel de ville. Le deuxième cercle en bas, est un calendrier réalisé en 1886 avec tous les jours de l’année.

Autour de la place, et un peu délaissées, on trouve aussi l’église St Nicolas (qui est parait-il un chef d’œuvre du baroque) et l’église de Notre-Dame du Týn qui est cachée derrière des maisons (il faut passer sous des arcades pour atteindre l’entrée) mais qui se repère de loin grâce à ses deux clochers de 80m de haut et qui domine la vieille ville.

Juste à côté de l’hôtel de ville se trouve la Maison à la Minute (Dům U Minuty), on ne peut pas la louper avec sa façade décorée de graffitis historiques 🙂 Elle a servi de pharmacie « à la minute » et Franz Kafka y a vécut de 1889 à 1896.

prague maison minute

Dans le quartier vous sentirez surement une odeur sucrée alléchante, c’est le trdelník, une sorte de gâteau cheminée. Cette même tapisserie s’appelle kürtős kalács en Hongrie, et cozonac secuiesc en Roumanie, et tout le monde en réclame la paternité 🙂 C’est une pâte sucrée enroulée d’une brochette en bois et grillé à la braise puis recouverte de sucre ou de ce que vous voulez, et ça peut être parfois très gras. Un gâteau à partager 😉
Allez pour le plaisir, une vidéo qui vous explique TOUT en détail, bon appétit!

En continuant la balade dans le quartier et en suivant la rue Železná on arrive devant le Théâtre des Arts. C’est à la demande de ce théâtre ouvert en 1783 que Mozart composera l’opéra Don Giovanni en 1787 qui remportera un immense succès et le compositeur séjournera régulièrement à Prague à la villa Bertramka (dans la banlieue ouest où se trouve un musée fermé et à l’abandon).

prague statue commendatore manteau conscience cloak

 

 

 

 

 

On y trouve d’ailleurs à l’angle de la rue une statue nommée « Il Commendatore » en hommage au Don Giovanni de Mozart (et qui est une des nombreuses versions du « Manteau de la conscience » de la sculptrice tchèque Anna Chromý).

 

 

 

On continue de flâner dans les petites rues, comme la rue Havelská qui longe l’église Saint Gall.

prague eglise saint-gall

Et on mange où dans le quartier ?
– Il y a le restaurant Mlejnice dans la minuscule ruelle Kožná 488/14 qui a retenu notre attention. Déco rustique mais chaleureuse, plats généreux bons et pas chers 🙂 Il y a visiblement un autre restaurant du même nom à une autre adresse (Žatecká 17) pas testé.(http://www.restaurace-mlejnice.cz/)

prague restaurant mlejnice
– Une autre très bonne adresse, un restaurant végétarien, le Lehka Hlava (Borsov 2/280) (http://www.lehkahlava.cz/en_home.htm). Je n’étais pas franchement emballé avant d’y aller, et en fait, excellente surprise, chouette déco et des choses vraiment pas mal dans l’assiette. Vaut le coup!

Pour quitter le quartier, on file à l’ouest, vers le pont Charles, le pont le plus célèbre de Prague qui sert de trait d’union avec le quartier de Mala Strana. Il mesure plus de 515m de long et a été construit de 1357 à 1380 sous le règne de Charles IV. Jusqu’en 1741 ce sera le seul pont sur la Vltava.

prague pont charles

A l’image du pont Saint Ange à Rome, entre 1683 et 1714, chaque pilier est surmonté d’une grande statue en lien avec l’histoire religieuse de la ville ou du pays. Et puis ça faisait tout de suite beaucoup plus classe! En plus de ça, à chaque extrémité, il y a une grande porte gothique. Un peu moins, classe mais diablement efficace, une des légendes autour du pont dit que dans le ciment utilisé pour le construire, on a rajouté des œufs et du vin, pour qu’il soit fort et costaud. En tout cas il est toujours là 🙂

prague pont charles

Une autre histoire sur le pont, c’est celle de Jean Népomucène. Bon déjà, il n’avait pas un nom facile à porter, mais ça n’a pas empêché ce fils de berger de Bohème de devenir chanoine de la grande Cathédrale Saint Guy de Prague, puis en 1393, vicaire général de l’archevêque, ce qui est plutôt pas mal déjà. Mais du coup Jean faisait tellement bien son boulot qu’il se retrouvait en conflit avec le roi Venceslas de Luxembourg (surnommé l’Ivrogne, c’est dire ce que l’histoire à retenu de ce roi qui a même était destitué par ses princes électeurs, un exploit ! Il ne faut surtout pas le confondre avec Venceslas 1er de Bohème, qui lui est juste le héros national !  mais revenons à nos moutons…). Il refusait que le roi mette à la tête d’une abbaye un homme de son choix sans passer par les élections, il faisait des leçons de moral à la cour, et il était le confesseur de la reine Jeanne (que le roi soupçonnait d’infidélités)…

prague pont charles nepomucene

La légende veut que le roi lui a ordonné de répéter ce que la reine a confessé. Il a refusé à plusieurs reprises et a fini emprisonné, torturé, brûlé, et jeté dans le fleuve depuis le pont! On ne saura jamais vraiment si c’était uniquement pour un problème de confessions intimes que Jean Népomucène est mort, mais la suite de la légende dit qu’à l’endroit où on a repêché son corps on a vu une couronne à 5 étoiles. Il est béatifié en 1721 et c’est le saint Tchèque le plus connu. Et au pied de sa statue au milieu du pont, il y a des plaques en bronze que tout le monde touche (des fois un peu au hasard 🙂 ) car il parait que ça porte  bonheur. Vu ce qu’il lui est arrivé, personnellement j’en doute un peu 😉

prague pont charles nepomucene

Sinon le pont Charles vous permettra de faire une chouette balade au milieu des touristes et des vendeurs de rue, mais ne boudez pas votre plaisir, ce pont et les points de vue qu’on y a font que la traversée est top, voilà tout 🙂

prague pont charles

Quartier Mala Strana ou Petit côté

Le quartier de Mala Strana, au pied du grand château de Prague est traditionnellement le quartier résidentiel de l’aristocratie. En 1541 un gigantesque incendie ravage tout le quartier (et une partie du château) et permettra pendant la reconstruction du quartier d’ouvrir de nouveaux espaces et embellir la ville.
Dans le prolongement du pont Charles, continuez tout droit et grimpez la rue car ici se trouve l’église la plus visitée de Prague, il s’agit de l’église Saint Nicolas. Son dôme et son clocher sont visibles sur pratiquement tous les points de vue de Prague 🙂

prague saint nicolas

Construite entre 1673 et 1752, elle est réputée pour être une des plus belles églises de style baroque d’Europe. L’entrée est payante mais vaut le coup car l’intérieur est vraiment riche en statues, peintures et dorures. Ah oui, même s’il fait moins 12°c et pas de chauffage, on enlève son bonnet! Brrrr 🙂 http://www.stnicholas.cz/en/

prague saint nicolas

prague hospudka obycejny bar

http://www.obycejnysvet.com/

Allez maintenant il est temps d’aller flaner dans les petites ruelles vers le sud, et à quelques minutes à pieds, se trouve une « curiosité touristique », le mur John Lennon ( Velkopřevorské náměstí ). Il faut savoir que c’est simplement le banal mur du jardin des Chevaliers de l’Ordre de Malte et que John Lennon n’a jamais mis les pieds à Prague.

prague mur lennon

En fait durant les heures sombres de la répression communiste en Tchécoslovaquie, John Lennon apparaissait en 1968 comme un symbole de liberté. Après son assassinat en décembre 1980, un premier dessin apparait sur le mur, puis rapidement d’autres portraits s’ajoutent le long du mur. Les étudiants s’en servaient à la fois pour rendre hommage à l’artiste et aussi pour protester contre le régime communiste et le manque de libertés. Le mur était régulièrement repeint par le pouvoir, et régulièrement recouvert de graffitis. Depuis la chute du mur de Berlin en 1989, cet endroit est principalement un lieu de recueillement lors d’un évènement tragique, il symbolise toujours un désir de paix, et devient aussi un point de rendez-vous pour les touristes …

Quelques mètres plus loin en descendant la rue vous passez un charmant petit pont (recouvert de « cadenas d’amoureux ») avec sa non moins charmante vieille roue à aube et son euh … personnage 🙂

prague roue aube

En 5 minutes à pieds en remontant le fleuve vous arrivez au Musée Kampa (U Sovových mlýnů 2), c’est un musée d’art moderne ( http://www.museumkampa.cz/en/ ). Si vous aimez le contemporain vous y trouverez votre bonheur.
Et sinon, juste à côté dans les jardins se trouvent quelques statues intéressantes :

La statue « World Harmony » représentant Sri Chinmoy, un célèbre artiste auteur penseur indien qui a toujours œuvré pour la paix dans le monde.

prague statue sri chinmoy

Les célèbres Miminka Babies (2001), d’énormes statues en bronze de bébés avec un code barre à la place du visage, œuvre du sculpteur David Cerny, qui a semé un peu partout dans Prague et tant mieux 🙂 (d’autres Miminka babies sont aussi accrochés  à la grande tour tv de Zizkov)

prague statue miminka babies cerny

Et les fameux pingouins jaune, toujours Cerny 🙂

prague pingouins jaunes

Après cette visite, on part dans la direction opposée, on suit le courant, et une dizaine de minutes plus tard, en suivant le fleuve, on arrive au Franz Kafka Museum (Cihelná 635/2b) qui expose de nombreux manuscrits de l’auteur tchèque (et pragois!). Si vous êtes fan de l’auteur et de son univers, allez-y, si non, vous risquez d’être un peu déçus ( http://www.kafkamuseum.cz/ )
Et dans tous les cas, dans la cour du musée, il y a une des installations les plus célèbres de Prague, toujours une réalisation de Cerny, les hommes qui pissent (sur la carte de la république Tchèque – 2004). Pour info, ils ne pissent pas au hasard mais écrivent les lettres des sms reçus au +420 724 370 770. Voilà, ça va tout à fait changer votre vie ! .. ou pas 🙂

prague cerny piss pipi statue

Enfin, avant de partir, rejoignez le petit embarcadère à quelques mètres de là. En fin d’après midi, c’est LE lieu de rendez vous de tous les canards et cygnes de Prague (et des mouettes) qui viennent tous se retrouver la pour taper la discut’, avaler les morceaux de pains que les gens leurs donnent, ou avaler tout cru un petit enfant qui se serait approché trop près du bord. Quelque soient vos motivations 😉 c’est un spectacle assez marrant à voir 🙂

prague canards cygnes

Il y a évidemment encore un tas de choses à voir dans le quartier et c’est vraiment agréable de s’y promener de jour comme de nuit 🙂

prague nuit

Quartier de Hradcany

Le quartier de Hradcany est situé sur une colline de Prague et c’est ici que se trouve le Château de Prague qu’on voit depuis pratiquement n’importe quel endroit. Allez hop en route pour ce fameux chateau! Il y a plusieurs façons pour y aller, moi je vous propose la montée par les escaliers (Staré zámecké schody) accessibles à quelques mètres de la station Malostranska.

prague escaliers chateau

Ces escaliers sont en fait un passage uniquement piéton (230m de long, 121 marches), rénové en 2009. Tout en haut vous croiserez très probablement un guitariste de rue à côté d’une statue (c’est la statue de Karel Hašler, un célèbre chansonnier tchèque) et enfin au sommet il y a une petite plate forme d’observation pour profiter d’un superbe point de vue sur Prague.

prague saint nicolas

On rentre ensuite dans le vaste complexe considéré comme un des plus grands châteaux du monde car il occupe une surface de 570 mètres de long sur 130 de large. Nous sommes devant la porte Orientale et la tour noire qui monte la garde. Cette tour avait un toit doré à l’origine mais lors du grand incendie de 1541 elle est rebaptisée tour noire et servira de prison.

Tout de suite à gauche se trouve le palais Lobkowicz, seul bâtiment privé dans l’enceinte du château et qui abrite la plus grande collection privée d’art du pays.
( http://www.lobkowicz.com/en/ )

prague statue youth burgrave

 

 

Tout de suite à droite se trouve la résidence du Burgrave Suprême. Ce titre parait un peu ridicule mais c’était la 2e personne la plus importante du pays après le roi. C’est le haut fonctionnaire qui gère la pays en l’absence du souverain. Et dans dans la cour de ce petit palais se trouve entre autre la Statue Youth où on voit que beaucoup de personnes lui ont touché le zizi 🙂

Le palais du Burgrave quant à lui sert maintenant de musée du jouet.

 

 

 

 

Plus loin sur la droite, c’est l’entrée de la Ruelle d’Or. Elle longe la muraille nord du château, et c’est une petite rue étroite avec des maisonnettes colorées et minuscules. La légende raconte que dans cette ruelle l’empereur Rodolphe II (qui était passionné par l’occultisme) avait autorisé des alchimistes à s’installer et pouvoir travailler ensemble pour trouver entre autre la pierre philosophale permettant de changer le plomb en or ou bien l’élixir de jeunesse éternelle.

prague ruelle or

La réalité est un peu moins funky, les petites maisonnettes servaient d’habitations aux archers qui gardaient la muraille, puis plus tard à des domestiques du château, ainsi qu’à quelques artistes en recherches d’inspirations (comme Franz Kafka qui a vécu brièvement au n°22 de la ruelle).
Conseil du jour : venez tôt le matin ! … sinon toutes ces visites risquent de ressembler à un parcours du combattant au milieu de la foule … bon après, à vous de voir hein 🙂

prague chateau armes torture

Depuis cette ruelle on peut aussi accéder à une longue galerie médiévale présentant une collection d’armes (plus ou moins) anciennes et des instruments de torture. Pas indispensable, mais bon comme vous êtes là, autant y faire un tour.

Ensuite vos pas vous mène tout naturellement à la Basilique St Georges. C’est la plus ancienne église de la ville, fondée en 925. La façade baroque date du XVIIe siècle. L’intérieur est plutôt sobre et austère.

prague chateau basilique st-georges

Mais quand vous êtes ici, vous ne voyez en général que ce qui est en face, tellement c’est grand! C’est la cathédrale St Guy de Prague. Sa construction aura duré presque 6 siècles! La première pierre est posée en 1344 et la cathédrale ne sera véritablement achevée qu’en 1929 !! A l’origine de sa construction, le roi Jean et son fils le futur roi Charles IV souhaitent une cathédrale à l’image de celles du nord de la France et ils font donc appel à un premier architecte français Mathieu d’Arras.

prague cathedrale st-guy

prague cathedrale st-guy

Les dimensions de la cathédrale sont comparables à Notre Dame de Paris, avec une longueur de 124 m, une largeur de 60m et la plus haute tour qui culmine à 92m.

prague cathedrale st-guy

prague cathedrale st-guy

prague cathedrale st-guy

Les vitraux sur la façade nord de la cathédrale sont réalisés par Alfons Muncha et son magnifiques 🙂

prague cathedrale st-guy vitraux muncha

Ce qui était absolument magnifique aussi, c’était les rayons de soleil colorés par les vitraux et visibles dans la cathédrale. C’était la première fois que j’en voyais d’aussi visibles et colorés! Photo réalisée sans trucage 🙂

prague cathedrale st-guy

Il y aussi le magnifique tombeau en argent de saint Jean Népomucène, vous savez, celui qui a été jeté dans le fleuve.

prague cathedrale st-guy

prague cathedrale st-guy

Il y a énormément de détails intéressants et la visite de cette cathédrale est franchement indispensable ! 🙂

La visite du vieux château est « sympa mais pas top » 🙂 En effet, une grande partie du château a été détruit pendant l’incendie de 1541, et du coup l’intérieur est un peu tristounet. Pas de grands tableaux de maitres et de tapisseries, très peu de mobilier, etc … Bon il y a tout de même la pièce hautement historique où en 1618 une délégation protestante venait se plaindre qu’on ne les autorisait pas à pratiquer leur religion comme le roi l’avait promis et ils furent jeté par la fenêtre! hop!
Une autre salle qui vaut le coup, c’est la Salle Vladislav avec ses nervures gothiques purement décoratives et magnifiques 🙂 (interdiction de prendre des photos)

prague chateau salle vladislav

Pour la fin de la visite, on sort par l’entrée principale à l’ouest du château 🙂

prague chateau entree

Ensuite je vous conseille de continuer votre balade quelques minutes à pieds plus loin en direction de la rue Nový Svět, qui est vraiment jolie calme et pleine de charme.

prague rue novy svet

Et n’hésitez pas à vous arrêter au Kavarna Novy Svet (Nový Svět 2).  C’est une super adresse discrète où se trouve un petit restaurant salon de thé super cosy et à l’ambiance vraiment super agréable. Une vraie bonne trouvaille 🙂

Ensuite, juste à côté, rendez vous pour la visite obligatoire à l’église Notre Dame de Lorette ( site officielLoretánské náměstí 7). Tout d’abord la façade et le clocher sont plutôt sympas à voir et si vous arrivez un dimanche à 15h ou 18h vous aurez la chance d’entendre un carillonneur faire chanter les 27 cloches de l’église. C’est la riche famille princière de bohème Lobkowicz qui est à l’origine de sa construction au XVIIe siècle.

prague notre dame lorette

En 1626, Benigna Catherine, baronne de Lobkowicz décide de créer un grand lieux de pélerinage à Prague. Alors ni une ni deux, une Santa Casa arrive miraculeusement! La Santa Casa, c’est le lieu idéalisé de la maison de la Sainte Famille à Nazareth. Bon ici il s’agit d’une copie et la véritable Santa Casa se trouve à Loreto en Italie. Et même si la légende dit que des anges l’ont miraculeusement transportée de Palestine en Italie en une nuit, la réalité ressemble d’avantage à l’achat et au transport par bateau jusqu’en Croatie d’une maison de Nazareth. Toujours est il que voila, une sainte maison à Prague (copie ou pas), ça attire le pélerin, mission réussie!

prague notre dame lorette

Parmis les autres trésors de l’église, on peut trouver un crucifié sacrément charcuté … une sainte barbue crucifiée, il s’agit de Sainte Starosta, princesse portugaise très croyante et qu’on devait marier à païen. Elle pria Dieu de l’enlaidir et hop une grosse barbe poussa! Le roi furieux la fit crucifier, sympa … Et enfin dans la galerie des trésors, le sublime ostensoir avec 6.222 diamants d’un coup, ça ne se voit pas tous les jours!

prague notre dame lorette

A quelques centaines de mètres de là, se trouve un autre lieu de culte, le célèbre monastère de Strahov ().( https://www.strahovskyklaster.cz/en/ )
Fondé en 1140 c’est un des plus anciens monastères du pays. Il abrite une bibliothèque très réputée et parait-il sublime!

prague monastere strahov

Mais pas de chance pour nous, ça ferme à 17h … on est en retard et on ne verra que le portail fermé 🙂

Allez, pour se remettre de cette déception, on se dirige juste en face, au Musée des miniatures 🙂 ( https://www.muzeumminiatur.cz/ ). Le musée, comme ses œuvres, est miniature et on passe la visite le nez collé à des loupes ou des microscopes pour admirer les trésors de patience qu’il a fallut pour sculpter des microscopiques réalisation. Sympa et pas cher, un bon moment à passer 🙂 (Strahovské nádvoří 11)

prague musee miniatures

Et la soirée n’est pas complètement perdue car même si le monastère était fermé, en face, sa brasserie était ouverte 🙂 ( http://www.klasterni-pivovar.cz/ )(Strahovské nádvoří 10)

prague brasserie strahov saint norbert
Et oui dans la grande et belle tradition monastique, nos chers moines de l’ordre de Saint Norbert brassent toujours de la bière, et on peut donc déguster une bière Saint Norbert à la brasserie Klasterni Pivovar. Restaurée en 2000, le cadre est vraiment agréable et on y a vécut une véritable soirée piège.

Car quand on commence à discuter avec nos sympathiques voisins de tables russes … il y a forcément plusieurs tournées qui s’enchainent … et quand un couple d’ukrainiens nous rejoint, c’est parti pour une soirée interminable à gouter toutes les bières, alcools forts et liqueurs de la carte …

Ahahah je vous raconte pas comment le retour en pleine nuit hivernale a été compliqué 🙂

 

Toujours dans le quartier, au sud, sur la colline, il y a le grand Parc de Petrin. La colline était autrefois recouverte de vignes, puis au XIXe siècle il devient un immense parc public avec des petites allées qui serpentent au milieu des vergers. Bon en plein hiver, ça a un peu moins de charme, et ça doit surement être top au printemps.

prague parc petrin

En plus d’être un grand poumon vert pour la capitale, le parc renferme quelques curiosités. Au sommet on peut voir par exemple la Tour de Petrin, qu’on surnomme la Tour Eiffel, car elle a été construite en 1891 (2 ans après la Tour Eiffel donc) pour l’Exposition Universelle de Prague. Elle mesure 60m de haut et on peut grimper au sommet pour profiter du panorama. A ses pieds se trouve une grande roseraie.

prague parc petrin

On trouve aussi un labyrinthe de miroirs (lui aussi datant de 1891) un peu désuet et en descendant le long des sentiers (glissants l’hiver) vous pouvez visiter la Magical Cavern, une « grotte » remplie d’œuvres artistiques.

Ah et si vous voulez rejoindre le sommet de la colline depuis le quartier de Mala Strana, il suffit de prendre le funiculaire 🙂

prague memorial victimes communisme

D’ailleurs à 300m du funiculaire (en bas de la colline), le long de l’avenue Újezd se trouve quelques statues assez glauques. Il s’agit du mémorial pour les victimes du communisme inauguré en 2002.

Au fur et à mesure qu’on grimpe les marches, le citoyen victime du communisme est de plus en plus mutilé jusqu’à disparaitre complètement.

Une bande en bronze rappelle les chiffres macabres de la répression communiste en Tchécoslovaquie jusqu’en 1989 : 205 486 condamnés, 248 exécutés, 327 tués à des postes frontaliers illégaux et 170 938 personnes émigrées.

 

Quartier Nové Město ou Nouvelle Ville de Prague

Le quartier Nove Mesto entoure le quartier de la vieille ville de Prague depuis plusieurs siècles, donc il faut un peu relativiser quand on parle de « nouvelle ville ». Disons qu’on sort des petites ruelles typiques pour retrouver un aspect ville moderne.

L’endroit le plus emblématique de ce quartier c’est la grande Place Venceslas. Elle s’appelait avant le Marché aux chevaux (Kǒnský trh) et date du moyen age. Elle ressemble maintenant à une grande avenue piétonne 750 m de long pour 60 m de large. Tout au bout on aperçoit le grand dôme du Musée National.

prague place venceslas

On reviendra plus tard sur cette place. Tout de suite sur votre gauche, il y a le passage Koruna (Václavské nám. 1), avec à l’intérieur un très beau dôme en verre de style Art Nouveau.

prague dome art nouveau

Mais surtout, je vous conseille de faire quelques dizaines de mètres sur votre gauche le long de l’avenue

prague hamleys jouets

Sur trois étages, vous avez des jouets pour petits et grands, des attractions, et même un toboggan pour redescendre au rez-de-chaussée. Réellement on y passe un très bon moment même si ça reste un magasin. Un must see to do cool 🙂
https://www.hamleys.cz/en/

Ensuite on prend à droite et on descend la rue Panská, et au croisement avec la rue

prague poste

Un grand bâtiment du XIXe, une immense verrière, des fresques sur les murs. Franchement, classe 🙂

On continue la balade en descendant la rue Politických vězňů. Il y a d’ailleurs ici un restaurant testé (et approuvé) sur lequel on est tombé un peu par hasard, le restaurant Ferdinanda (Politických vězňů 1597/19). Traditionnel tchèque, en sous sol, mais déco sympa et avec de l’humour, portions généreuses et pas cher. Validé 🙂
http://www.ferdinanda.eu/

Un peu plus loin on prend à droite sur la Washingtonova vers le grand Musée National. Au pied du bâtiment, au sol, il y a un mémorial très discret (sauf en janvier quand il y a toutes les gerbes de fleurs), une petite croix en béton. C’est ici que Jan Palach s’est immolé par le feu en 1969. Mais qui ça ? mais pourquoi ?

prague jan palach

C’est parti pour un rappel historique : après la seconde guerre mondiale, la Tchécoslovaquie tombe sous la domination de l’URSS et de Staline. C’est le Coup de Prague de 1948, quand suite à des manœuvres politiciennes, tous les postes clés du pays tombent aux mains des communistes soutenus par Moscou. Puis en 1960 le régime se durcit en même temps que la Guerre Froide prend de l’ampleur. Les opposants au régime communiste sont de plus en plus visibles et Brejnev en 1967 décide de remplacer le président Novotný qui n’arrive pas à tenir son peuple, par Dubček , l’un des hommes qui a permis le Coup de Prague. Mais en avril 1968, Dubček proclame l’avènement d’un « socialisme à visage humain » et permet un peu plus de liberté de la presse, de libéralisation de l’économie. Ça ne change pas grand chose pour la population, mais pour Moscou, c’est un très mauvais signe en pleine Guerre Froide, et en juin des troupes stationnent près de la frontière pendant que Moscou négocie avec Dubček pour qu’il retire ses réformes. Cette période de « changement » est connu comme le Printemps de Prague. Finalement au mois d’aout 1968, Brejnev décide de rappeler à la Tchécoslovaquie le principe de « souveraineté limitée » et l’URSS (avec l’appui symbolique de quelques autres pays du Pacte de Varsovie) envahie la Tchécoslovaquie ( 400 000 soldats, 6 300 chars des pays du Pacte de Varsovie, appuyés par 800 avions, 2 000 canons!). Prague tombe en quelques heures dans les mains des paras soviétiques. Dubček appelle le peuple à ne pas résister et il sera remplacé en 1969, et le processus de « normalisation » du pays commencera et il retombera entièrement sous contrôle soviétique.
En protestation à tous ces évènement, un jeune étudiant de 20 ans, Jan Palach, s’est immolé par le feu en janvier 1969. Un autre étudiant Jan Zajíc, fera la même chose un mois plus tard. Ce mémorial est en leur honneur.
Voilà, c’est la fin de ce rappel historique.

En relevant la tête, l’énorme batiment (sous les échafaudages à ce moment là), c’est le Musée National, aussi appelé Národní muzeum. Il est créé en 1848 et représente le symbole de la culture Tchèque. Il abrite aussi le Panthéon des grands hommes tchèques. Des travaux de rénovations sont en cours depuis 2011 … Réouverture prévue pour octobre 2018 …
http://www.nm.cz/

Juste devant se trouve la statue équestre de Saint Venceslas, réalisée en 1912. La précédente statue équestre qui datait de 1680 a été déplacé au chateau de Vyšehrad au sud de Prague. Cette statue de Venceslas Ier de Bohême est au cœur de toutes les manifestations qui peuvent avoir lieu sur la place (comme ce jour là).

prague statue venceslas

Juste à côté, il y a un endroit sympa pour boire un verre, c’est le Vytopna au Václavské nám. 802/56. C’est pas super bien indiqué, il faut monter à l’étage et après c’est marrant on se pose, on commande, et on attend que le train arrive. Et oui, les bières sont livrées par des petits trains électriques qui s’arrêtent devant les tables 🙂 Voilà c’est con mais c’est marrant. ( https://vytopna.cz )

prague bar biere trains

Le long de la place Place Venceslas on trouve pas mal de lieux intéressants, le Musée de la Guerre Froide par exemple (Václavské nám. 818/45) ou le Grand Hotel Europa, un des plus beaux hôtels de la ville..

prague europa

En remontant la place, prenez à gauche sur la rue Štěpánská, et rentrez dans le Palac Lucerna. ( http://www.lucerna.cz/en/ ). C’est une galerie couverte, un centre commercial, salle de spectacles, etc … et dans la galerie vous pouvez voir une autre œuvre de Cerny, le Cheval (Kůň – 1999). C’est la version parodique de la statue équestre qu’on a vu juste avant 🙂

prague statue kun cheval cerny

Prague comporte de nombreuses galeries et passages couverts. Une quarantaines sont construits entre 1907 et 1938, et il était même possible de traverser toute la ville en les empruntant. Depuis, de nombreux passages ont été fermés, mais il est toujours possible d’en visiter des sympas. Comme par exemple le passage Světozor. Il faut rejoindre l’entrée du cinéma Steozor (

prague tesla

En réalité il s’agit d’une publicité pour la compagnie TESLA. Cette société fondée en 1921 sous le nom Elektra est rebaptisée TESLA en 1946 en hommage à Nikola Tesla (qui a étudié un semestre à Prague) et aussi pour (« TEchnika SLAboproudá » qui veut dire « low-voltage technology »). La société Tesla produira presque tout ce qui est électronique en Tchécoslovaquie dans les années 80. Bref, cette jolie publicité n’a absolument rien à voir avec Nikola Tesla 🙂
Juste derrière cette pub, on débouche dans le caché et très agréable jardin des Franciscains (Františkánská zahrada). Un petit havre de paix dans un quartier ultra touristique 🙂
(et il y a des toilettes publiques .. au cas où 😉 )

A la sortie du jardin, il y a cette grande statue de Josef Jungmann. Son nom nous est complètement inconnu. C’est un puriste de la langue tchèque, en 1839 il sort l’énorme Dictionnaire tchéco-allemand (en 5 volumes). Il créée des cercles de pensée regroupant des intellectuels de l’époque pour chasser la langue allemande de plus en plus utilisée dans le pays.

prague statue josef jungman

C’est en partie grâce à lui que la langue tchèque imprononçable est toujours là aujourd’hui. Et juste derrière, l’immeuble de la Deusche Bank, la lutte continue! 🙂

Juste en face, il y a le Palais Adria, avec son architecture très particulière, on dirait un château avec ses créneaux. C’est du « rondocubisme« . Le mouvement cubisme à la sauce tchèque des années 20. A l’étage il y a la galerie des critiques, où des « critiques » d’art contemporain organise régulièrement des expositions.

prague palace adria

A un pâté de maison de là, se trouve une monumentale sculpture de la tête de Franz Kafka , c’est encore une fois une réalisation de David Cerny. 10m de haut, 45 tonnes, et 42 strates mobiles qui régulièrement décompose totalement la tête de l’écrivain le plus célèbre de Prague pour finalement la recomposer ensuite.

prague tete franz kafka

A ce propos, je trouve intéressant de revenir sur le début de la célébrité de David Cerny 🙂 En 1991, il est encore étudiant de l’École des arts appliqués de Prague. A cette époque il y a à Prague un ancien char russe JS-2, surnommé Char Staline, qui symbolise la libération de la ville des troupes nazis par les troupes russes. Avec un pote, le 21 avril1991, ils repeignent le char en rose. C’est le scandale dans le pays, et officiellement la Russie exige que le char soit repeint dans sa couleur d’origine. David Cerny est envoyé en prison. Pendant sa détention, des députés Tchèques profitent de leur immunité parlementaire pour peindre à nouveau le char en rose. David est libéré de prison, le char est repeint en kaki et placé sous bonne garde au Musée de l’Armée, et Prague possède son artiste subversif 🙂

Il y a encore d’autres œuvres de Cerny à dénicher dans les ruelles de Prague. Parmi elles
– L’homme suspendu (1996) : il s’agit de Sigmund Freud (mais beaucoup de personnes y voit Lénine) contemplant sa propre chute (à l’angle des rues Skořepka et Husova,)
– Embryo, à l’angle de la rue Anenské náměstí 5 : une espèce de gouttière en train d’enfanter on ne sait quelle monstruosité

prague rues art

(la femme blanche assise sur le mur n’a rien à voir, mais je trouvais cette statue cool 🙂 )

 

En se rapprochant du fleuve on découvre le Théâtre National (), construit en 1881 (puis ré ouvert en 1883 après un incendie vécu comme une catastrophe nationale).

prague theatre national

La photo suivante, c’est l’immeuble d’après, et c’est simplement que le logo m’a fait penser au Daily Planet, le journal où travaille Superman … bon en fait rien à voir, c’est le Goethe-Institut de Prague (organisation à but non lucratif pour la promotion de la langue allemande)

prague goethe institut

Juste en face, en empruntant un petit pont, on arrive sur l’Île des Slaves (Slovanský ostrov). L’ile est aménagé avec un joli parc et au milieu se dresse le Palais Zofin.
(http://www.zofin.cz/en/) Construit en 1837 en hommage à l’archiduchesse Sophie de Bavière (mère de l’empereur
François Joseph Ier), c’est LE lieu de la culture mondaine à Prague à la fin du XIXe siècle.

prague pont legion

prague ile slaves statue sophie

prague ile slaves

En poussant encore un peu plus loin le long du fleuve, il y a la célèbre Maison Dansante (Tančící dům – Rašínovo nábřeží 80). Construit en 1996 à la demande Václav Havel pour être le premier bâtiment construit après la révolution de velours, pour marquer le côté festif des pragois et la fin de l’ère communiste.

prague maison dansante

Ici depuis le pont Jiráskův most on a vue sur un des déversoirs du fleuve, la colline Petrin et la château de Prague tout au fond.

 

prague deversoir fleuve

Allez, une dernière petite curiosité pour la route, prenez le métro à la station Náměstí Míru (quartier Vinohrady, à côté de l’Église Sainte Ludmila), il y a l’escalator le plus grand d’Europe! 87m et 333 marches 🙂

prague escalator metro

Et si ça vous tente, vous pouvez aller voir la Tour de télévision de Prague, dans le quartier de Žižkov. Construite entre 1985 et 1992. Elle fait 216m de haut et un restaurant panoramique est situé à 63m et une salle d’observation à 100m. Cette tour est plutôt mal aimé par les Pragois.

prague tour television

Séjour réalisé en Janvier 2017

Jour 10 – Hue – Da Nang – Hoi An

Jour 10 – Hue – Da Nang – Hoi An

On se réveille tôt ce matin à Hué. Grâce à notre super hôtel, le Canh Tien Guesthouseon a planifié une nouvelle virée en scooter avec Tran Van Nguyen et To. Comme la précédente sortie pour voir les tombeaux s’était très bien passée, on n’a pas hésité pour une nouvelle escapade. On avale en vitesse le petit déjeuner, on salue le grand père qui voulait nous raconter sa généalogie impériale, on enfourche les bécanes, et c’est parti, hop en route! 🙂

On rejoint rapidement une espèce d’autoroute qui file vers le sud. Au bout d’une trentaine de kilomètres, on arrive en vue de Daum Cau Hai. C’est une grande baie intérieure. Et tout le long de cette baie, il y a plein de petits villages de pêcheurs. Et justement, nous nous arrêtons à Tap Hóa O Truyen.

vietnam hue scooter tap hoa o truyen

Bon pour être très honnête, ici on ne verra pas grand chose d’intéressant. On se balade un peu, on prend quelques photos. Ça a au moins l’avantage de nous dégourdir un peu les jambes 🙂

vietnam hue scooter tap hoa o truyen

vietnam hue scooter tap hoa o truyen

Tout autour de cette baie il y a donc de nombreux petits villages de pécheurs (super à visiter … si on a le temps). On peut aussi rejoindre les plages donnant sur la mer de Chine. Et il y a un endroit qui vaut particulièrement le coup (si on a le temps), c’est le cimetière de An Bang. Là bas, les pécheurs ont décidé dans les années 90 de rénover le cimetière où reposent leurs ancêtres. Pour ne pas avoir à rougir des tombeaux impériaux de l’ancienne capitale Hué, les pécheurs du coin (qui n’ont pourtant pas énormément de richesses) n’hésitent pas à dépenser beaucoup d’argent pour construire et décorer des sépultures énormes. Les familles font le maximum pour honorer leurs ancêtres, tout le monde participe. Et c’est donc une succession de tombes gigantesques richement décorées qui fait la renommée de ce fameux cimetière 🙂

Allez c’est reparti, on monte sur nos bolides. Au bout d’une vingtaine de kilomètres on quitte l’autoroute pour grimper vers les montagnes. La route se transforme en chemin et on fini sur un parking en terre. En marchant un peu, on découvre des gros rochers avec une rivière au milieu.

vietnam hue suoi voi cascade elephant

On est à Suoi Voi, la cascade éléphant 🙂 Ici les habitants de la région viennent se rafraîchir et passer un bon moment. Il y a des toboggans naturels dans les rochers, des petits bassins, des cascades. C’est le lieu des baignades familiales avec vue sur les montagnes et la jungle.

vietnam hue suoi voi cascade elephant

vietnam hue suoi voi cascade elephant

Tout le long il y a des abris pour se reposer à l’ombre ou pour manger. Ce n’est pas la grosse ambiance ce jour là car il fait un peu frais et qu’on est le matin. Le site se rempli en général le week-end. Il parait qu’il vaut mieux se baigner en amont de la rivière. Plus on se baigne en bas et plus on aurait de « chances » de recevoir des eaux usées des restaurants situés un peu plus hauts.
https://www.facebook.com/suoivoi/

Après avoir fait un peu trempette, on repart. En chemin on voit une maison à l’abandon et notre guide fait un peu la grimace. C’est parait-il une maison hantée et il a l’air de vraiment en avoir peur. On laa prend en photo, histoire de voir s’il n’y aurait pas une apparition mystérieuse sur l’image en regardant plus tard … mais non.

vietnam hue suoi voi cascade elephant maison hante

En reprenant la route, j’aperçois dans un virage une tête de bouddha dorée derrière des arbres. Je fais signe pour s’arrêter, et on découvre un temple un peu perdu avec des statues au bout d’un petit sentier sur une colline, je n’ai pas le nom, mais j’ai adoré cet endroit 🙂

vietnam hue scooter boudha

vietnam hue scooter boudha

Après cette petite pause mystique, on reprend les scooters, et au bout d’une vingtaine de kilomètres, on commence l’ascension de la montagne. On est sur la route qui mène vers le célèbre Col des Nuages. Cette route porte aussi le nom de route Mandarine. Ce surnom lui a été donné par les français, car cet itinéraire était utilisé par les mandarins qui partaient de la capitale Hué pour rejoindre les provinces du sud. C’est en effet la seule voie permettant de passer du nord du Vietnam au sud du pays, et inversement.  Il fallait emprunter un petit sentier sinueux qui se pratiquait à pieds, à mulets ou en palanquin (pour les mandarins).
Au sommet, l’empereur Min Mang fait construire en 1826 une grande porte : Hai Van Quan. C’était le point de passage obligé pour toutes les personnes qui traversaient le pays. Sur le fronton, en caractères chinois, il y a écrit « Porte puissante, la première du monde ».

vietnam route nuages hai van quan

Depuis le col, à 500 m d’altitude, on a une vue sur la route qu’on vient d’emprunter (construite par les français en 1901) et … sur les nuages. Il parait que ce col des nuages marque la frontière climatique du pays. Dans ces mémoires, Paul Doumer (qui fut gouverneur de l’Indochine de 1898 à 1902) disait : « on ne peut pas dire que ce nom de « Col des Nuages » soit mal choisi. Presque continuellement, le col est enveloppé de brume. Il semble que tous les nuages de la région passent par là, s’accrochent aux flancs de la montagne, et s’arrêtent un temps dans l’étroit passage. »

vietnam route nuages hai van quan

Le col de Hai Van est maintenant devenu un lieu touristique avec ses petits commerces et restaurants. Mais avant ça, c’était surtout un point stratégique de première importance, et on retrouve donc au sommet des restes des fortifications vietnamiennes qui protégeaient l’ancienne capitale Hué, d’autres érigées par les français pendant l’occupation, et des bunkers construits par les américains.

 

vietnam route nuages hai van quan

Cette photo résume assez bien la situation je trouve. Le couple qui fait sa photo selfie, les autres touristes qui attendent leur tour pour monter en haut du bunker. Le vietnamien qui fait payer le droit de monter sur son escabeau pour pouvoir prendre une photo en haut du bunker 🙂

vietnam route nuages hai van quan

Un dernier regard sur ce vieux panneau et c’est la descente. La route est plus tranquille depuis 2005 car un long tunnel a été creusé et permet à une grande partie du trafic routier de ne plus avoir à franchir ce col et affronter les nombreux virages qui étaient la cause de pas mal d’accidents de camions. Attention cependant, les camions qui transportent des matières dangereuses n’ont pas le droit d’utiliser le tunnel et continuent toujours de prendre la route du col.

vietnam route nuages hai van quan

On aperçoit nos bolides garés derrière le panneau, yeah!

Pendant la descente, on fait une petite halte pour admirer la baie de Vinh Nam Chon et sa plage.

vietnam baie vinh nam chon

C’est l’arrivée à Da Nang. Pendant l’occupation par la France, la ville s’appelait Tourane. Da Nang est actuellement en plein boom économique et comte plus d’un million d’habitants. C’est une ville très occidentale, avec des rues larges, des grattes ciels et des immeubles modernes. Il y aussi une grande  plage, du ciel bleu et presque pas de pollution! 🙂 En fait en arrivant ici, on a l’impression d’avoir presque changé de pays! Cet essor économique est favorisé son grand port de commerce, les nombreux hôtels de luxes qui s’alignent le long de l’immense plage et par la construction de la seule raffinerie de pétrole du pays à quelques kilomètres de la ville.
On s’arrête pour faire le plein, et on mange dans un petit restaurant local, une cantine où on est les seuls occidentaux. Les poissons frais sont coupés et lavés quasiment au milieu de la salle, et la soupe de nouilles au poisson est excellente et pour un prix incroyablement pas cher, mais j’ai aussi incroyablement oublié le nom de l’endroit 🙁
On passe rapidement sur le célèbre Pont Dragon (le Cau Rong) et on aperçoit aussi un « faux » paquebot qui sert de restaurant flottant, le Happy Yacht, situé sur la DHC Marina.

Ensuite, on part en direction des célèbres Montagnes de Marbre. La légende raconte qu’un immense dragon a pondu un œuf ici. Après 1000 jours, le gigantesque œuf a éclot et une femme a surgit et s’est envolée vers le ciel. Les coquilles de l’œuf du dragon devinrent les collines. Il y a 5 collines composées de marbre et de calcaires. Elles sont un peu comme sorties de nulle part dans la plaine plate qui donne sur la grande plage.  Chaque colline représente un élément : Thuy (eau), Kim (métal), Moc (bois), Hoa (feu), Tho (terre).
La seule colline qui se visite est celle de Thuy, elle fait 15 ha de superficie et mesure 100 m de haut. Pour atteindre le sommet (car c’est véritablement une falaise à pic, ce n’est pas une douce colline avec une légère pente hein) il y a 2 options : prendre l’escalier (156 marches bien raides) ou prendre un ascenseur (moche). Comme il commence à faire bien chaud maintenant, on achète 2 bouteilles d’eau et on se décide pour l’ascenseur. Le billet ascenseur + entrée, c’est 55.000 vnd. Une fois en haut, c’est visite libre. Il y a des statues, des temples, des pagodes et des grottes un peu partout. Faites vous plaisir 🙂 En tout cas, il y a de fortes chances pour que finissiez cette visite en sueur car il y a très peu d’ombre (à part les grottes) et il fait vraiment chaud.

En vrac : le temple Xa Loi et sa grande tour.

vietnam danang montagnes marbre hopenroute

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Le Bouddha de la Pagode Linh Ong

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Parmi les grottes à visiter : Tang Chon, Van Thong et la Linh Cave. On y trouve toujours une statue de Bouddha et des passages à grimper pour rejoindre d’autres grottes.

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Au sommet de la colline on a une vue dégagée sur la longue plage de Danang vers le sud, mais tout est un peu noyé cet après-midi dans une brume laiteuse.

vietnam danang montagnes marbre hopenroute

Ma grotte préférée reste la grotte Huyen Khong. Des statues de mandarins gardent l’entrée. Il y a une ambiance assez unique à l’intérieur, car le plafond est très haut et des ouvertures laissent passer des rayons de lumières. C’est franchement très beau! et c’est franchement pas évident de pouvoir en profiter comme il faut et d’arriver à faire une jolie photo. Il y a beaucoup de monde ici. En tout cas, malgré ça, la sérénité de la grande statue du bouddha a agit, j’ai kiffé cet endroit 🙂

vietnam danang montagnes marbre hopenroute

 

vietnam danang montagnes marbre hopenroute

Après environ deux heures sur place, vous devriez avoir largement fait le tour 🙂 il est temps de redescendre, et cette fois, on prend les escaliers.

vietnam danang montagnes marbre hopenroute

Tout autour des montagnes de marbre, il y a des centaines de boutiques proposant des statues … en marbre évidemment. Mais attention, il y a aussi beaucoup d’arnaques ici, avec des statues moulées, etc … Pour info le marbre n’est plus extrait des collines.

vietnam danang marbre

Depuis 2006 il y aussi une autre grotte ouverte au public : Am Phu. A l’intérieur des artistes ont sculpté des statues colorées et la visite est sensée représenter une descente aux enfers et la sortie se fait par un escalier qui permet d’atteindre l’illumination, enfin c’est la théorie 🙂 Mais la aussi, à cause du timing serré, on n’a pas pu faire cette visite (tarif 15.000 vnd)

Allez on continue notre road-trip-scooter. Encore une vingtaine de kilomètres et nous arrivons à Hoi An. C’est une petite ville de 120.000 habitants. Son essor se fait à partir du XVe siècle quand de riches marchands s’installent ici pour profiter de son port, idéalement placé. Au cours des siècles l’ensablement de la rivière limitera de plus en plus l’intérêt du port pour le commerce, et l’activité commerciale dans la région sera à Danang. Hoi An sera influencée par une immigration chinoise et japonaise et par l’occupation française. Le patrimoine architecturale de la ville est un mélange de ces influences, et il est plutôt bien conservé. Allez, commençons par emprunter cette ruelle étroite et allons voir ce qu’il y a de l’autre côté …

vietnam hoian hopenroute

Cette maison colorée (qui un restaurant, le Sakura ) et une des plus belle maisons que j’ai vu. La terrasse à l’étage le soir doit valoir le prix de l’addition 🙂

vietnam hoian hopenroute

vietnam hoian hopenroute

Nous n’avons malheureusement passé que quelques heures à Hoi An, à flâner dans les rues. Il y a des beaucoup de fleurs, des lampions et de la couleur partout. On sirote un verre par ci, on déguste une glace par là, on découvre un temple ici, et des œuvres d’art à contempler dans une galerie là. C’est une ville où il fait bon ne pas se presser

vietnam hoian hopenroute

vietnam hoian hopenroute

vietnam hoian hopenroute

Dans le vieux centre, vers l’ouest, il y a un petit pont d’une vingtaine de mètres de long. Il a été construit en 1593 pour passer du quartier chinois au quartier japonais, et il s’appelle donc le Pont Japonais. On le dit indestructible car il a survécut à un incendie qui a ravagé une partie de la ville et récemment on a retrouvé une ancienne plaque votive datant de la construction (un arbre avait poussé dessus entre temps) et qui était destinée à protéger le pont. Du coup, personne n’ose retirer la plaque et le pont sert maintenant à faire le bonheur des touristes 🙂

vietnam hoian hopenroute

vietnam hoian hopenroute

En plus de son cadre agréable, Hoi An est aussi réputée pour son industrie du textile. Si vous voulez vous faire faire des costumes ou des robes sur mesures et à des prix imbattables, c’est ici qu’il faut venir. Vous trouverez facilement des informations sur le net à ce sujet 🙂

vietnam hoian hopenroute

Hélas pour nous il est déjà temps de rentrer à Hué, car ce soir nous devons prendre un avion pour Hanoï. En tout cas on a vraiment apprécié cette ville même si ce fut bref. Évidemment on peut se dire que le vieux centre est un peu cliché. Ça se résume un peu à une succession de galeries d’art, d’antiquaires, de restaurants, de bars et de boutiques de mode, le tout principalement à destination des touristes occidentaux. Mais malgré tout, ça reste vraiment une balade agréable si on fait abstraction des panneaux « happy hour & free wifi » qu’on voit fleurir partout. Ah oui, le petit plus qui compte beaucoup : les rues sont interdites à la circulation, et ça au Vietnam, ça repose vraiment 🙂

vietnam hoian hopenroute

Sur la route du retour, on fait une petite halte sur la plage à Danang.

vietnam plage danang

vietnam plage danang

Pour rentrer plus vite, on ne reprend pas la route du col des nuages mais on passe par le tunnel de Hai Van. C’est le plus long tunnel d’Asie du sud-est avec 6.3 km de long, il est inauguré en 2005. Les motos et scooters n’ont pas le droit de l’utiliser, mais tout est bien pensé, il y a une petite gare dédiée aux 2 roues. Régulièrement une navette embarque les motos et un bus embarque les conducteurs, et hop, en quelques minutes, on est de l’autre côté de la montagne, au Nord.

On rentre assez fatigué à Hué car on a fait pas mal de route dans la journée en scooter (250 km!) et en plus on doit plier bagages et filer à l’aéroport. Pour la réservation des billets avec Vietnam Airlines, la jeune réceptionniste du Canh Tien Guesthouse nous a gentiment aidé (le site n’est pas super ergonomique ahah) et elle nous a aussi réservé un taxi. On récupère quelques délicieux Banh Mi au coin de la rue et on passe le reste de la soirée à bavarder avec les personnes du Canh Tien Guesthouse qui sont vraiment adorables. On quitte ce chouette endroit, on monte dans le taxi, et hop à l’aéroport (le long de la grande route qu’on a emprunté aujourd’hui). L’embarquement se passe sans problème. Décollage à 21 h 10. Le vol nous coûte 1.285.000  vnd par personne et nous économise des heures de train. Atterrissage à Hanoï à 22 h 30.

Ensuite on prend un taxi et on file vers un nouvel hôtel, le Indochina queen hotel (67 Thuoc Bac). Il porte aussi le nom The Queen Hotel & Spa, mais en tout cas c’est la bonne adresse 🙂 le personnel est jeune et vraiment sympa. On s’endort vite car on est franchement crevés. Et le lendemain on part pour les montagnes au nord du pays, car enfin, il y a du soleil la-bas! Depuis le début de notre séjour au Vietnam, la météo était tellement catastrophique dans le nord qu’on a du décaler tout le programme et improviser un peu au fur et à mesure, et ça s’est plutôt bien passé 🙂

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Jour 8 – Hue (suite)

Jour 8 – Hue

Après une excellente nuit à Canh Tien Guesthouse on prend un petit déjeuner en vitesse car on part faire la visite des tombeaux en scooter. Le service est proposé par l’hôtel, c’est même une des premières choses qu’on nous a montré, le livre d’or avec les avis élogieux des visiteurs. J’avais un peu l’impression qu’on essayait de nous forcer la main, mais après tout hein … et franchement, ça s’est super bien passé et c’est une très bonne activité à faire. En plus on était avec Tran Van Nguyen, qui a toujours le sourire sur le visage et To, sympa et plus discret 🙂 Allez hop, en route pour les tombeaux impériaux de Hué!

On roule vers le sud sur des scooters flambants neufs et de bonne cylindrées. On slalome dans la circulation, pas de frayeurs sur la route (enfin pas pire que ce qu’on a déjà pu vivre lors des trajets en bus au Vietnam haha) et au bout d’une dizaine de kilomètres au sud de Hué on arrive sur le site du Tombeau de Khải Định. Impeccable, on arrive vers 7 h, à l’ouverture des visites, il n’y a personne, on est tranquilles 🙂

vietnam hue tombeau khai dinh

Khải Định (1885-1925) est le douzième empereur de la dynastie des Nguyen. Il accède au trône en 1916 à l’age de 21 ans et il n’est pas très apprécié. En effet, son prédécesseur, l’empereur Duy Tân avait tenté une révolte contre l’occupant français en 1916, mais qui a échoué. Il est exilé à l’ile de la Réunion, avant de s’engager dans la résistance pendant la 2e guerre mondiale et via un accord avec le Général de Gaulle il aurait put tenter de revenir gouverner au Vietnam en 1945 (car il n’a jamais officiellement abdiqué) mais son avion s’écrase en Afrique, bref c’est une autre histoire… Donc Khải Định, c’est les français qui le mettent au pouvoir et déjà, ça ne plait pas trop aux vietnamiens, car cet empereur il ne dirige finalement pas grand chose. Ensuite il augmenta les impôts pour financer la construction de ce tombeau construit de 1920 à 1931. Mais il ne le verra jamais achevé puisqu’il meurt de la tuberculose en 1925.

Le tombeau (qui est le dernier construit par les empereurs vietnamiens) est à flanc de colline sur plusieurs niveau. Le béton a été beaucoup utilisé et le style architectural tranche assez franchement avec le style habituel. Ici on voit le Pavillon de la stèle, de forme octogonal, et qui abrite une stèle en pierre recouverte d’un texte gravé par son fils Bao Dai.

 

vietnam hue tombeau khai dinh

Dans la cour d’honneur, il y a de nombreuses statues de soldats, chevaux et éléphants, qui montent la garde.

vietnam hue tombeau khai dinh

vietnam hue tombeau khai dinh

vietnam hue tombeau khai dinh

vietnam hue tombeau khai dinh

Sur la dernière terrasse, à 127 marches de l’entrée, se trouve le tombeau avec une façade assez chargée.

vietnam hue tombeau khai dinh

vietnam hue tombeau khai dinh

vietnam hue tombeau khai dinh

La première pièce à l’intérieur est très richement décorée. Il y a des mosaïques de verres et de porcelaines partout, des dorures, du bois laqué. C’est très coloré.

vietnam hue tombeau khai dinh

La pièce derrière est encore plus incroyable, ça brille de partout! Sous un énorme baldaquin se trouve une grande statue dorée de l’empereur sur son trône.

vietnam hue tombeau khai dinh

Au plafond il y a une grande fresque qui représente 9 dragons dans les nuages.

vietnam hue tombeau khai dinh

Dans une autre pièce on trouve quelques objets et trésors personnels ayant appartenu à l’empereur. Personnellement je choisirai celui là 🙂

vietnam hue tombeau khai dinh

Allez, il est temps de quitter ce tombeau, car les premiers bus arrivent et les escaliers commencent à être pris d’assaut par des hordes de touristes. On the road again!
On fait une petite halte sur le pont Cau Tuan pour profiter de la jolie vue sur la rivière des cinq parfums.

vietnam hue riviere cinq parfums

On arrive ensuite rapidement au Tombeau de Minh Mang. C’est un des tombeaux le plus éloignés de Hué et là encore, on a de la chance. Il est encore tôt dans la matinée, l’ouverture des portes se fait à 8h, et les bus des tours operators ne sont pas encore arrivés ici. Du coup on a encore le site rien que pour nous et c’est tant mieux. On part à sa découverte, en suivant les fleurs des frangipaniers.

vietnam hue frangipanier

Minh Mang, si vous avez suivi, c’est donc le fils de Gia Long, et c’est donc le second empereur de la dynastie des Nguyen, qui régna de 1820 à 1841. C’est lui qui prônera l’isolationnisme du Vietnam et qui fera persécuter les chrétiens. C’est aussi sous son règne que seront construit le plus de palais dans la capitale et son tombeau est parait-il le plus beau de tous. C’est sans doute car il a dessiné les plans lui-même. Il s’étend sur un axe long de 700 m, sur une surface de 28 ha en forme d’ellipse. La nature est très présente ici et on sent une harmonie, en particulier avec les grands plans d’eau et les collines douces. Mais pas de chance pour l’empereur, il meurt avant le début des travaux. C’est le seul tombeau construit après la mort de l’empereur régnant.
La porte principale n’a été ouverte qu’une seule fois : pour laisser entrer le cercueil de l’empereur.

vietnam hue mausolee minh mang

L’entrée pour visiter le tombeau se fait un peu plus loin, par un petit portail plus discret. Juste derrière la porte principale se trouve une grande esplanade où on retrouve à nouveau des statues de soldats, mandarins, chevaux et éléphants. Ensuite on atteint le pavillon de la stèle, où la aussi, une grande pierre gravée vante les mérites de l’empereur.

vietnam hue mausolee minh mang

Ensuite on a une nouvelle grande esplanade à traverser, 3 niveaux, et à chaque fois des grandes marches à gravir. Le choix de faire des marches assez hautes et voulu, l’idée est de bien laisser le temps aux visiteurs de réfléchir à ce qu’ils diront une fois en présence du monarque.

vietnam hue mausolee minh mang

On arrive ensuite devant la très belle porte de la vertu éclairée. Elle est surmontée d’un petit belvédère pour que le roi puisse profiter du paysage. Comme d’habitude la porte centrale est réservée au roi, les autres passent par les portes latérales.

vietnam hue mausolee minh mang

Ensuite, c’est le temple de la grâce immense, ou « temple du culte du roi », ou Sùng Ân, c’est plus court 🙂

vietnam hue mausolee minh mang

Sur le toit, il y a une grande frise de peinture émaillée et à l’intérieur du bâtiment, des piliers peints et gravés … ce serait parfait s’il n’y avait pas cet horrible éclairage aux néons!

vietnam hue mausolee minh mang

Une fois de l’autre côté, une petite cour donne une belle perspective à travers un portail vers le Pavillon de la Lumière (Minh Lâu).

vietnam hue mausolee minh mang

C’était sensé être le pavillon de détente du roi, mais il n’en a jamais profité. Il y a trois ponts en pierre pour y accéder et comme toujours c’est celui du centre qui était réservé au monarque.

vietnam hue mausolee minh mang

vietnam hue mausolee minh mang

vietnam hue mausolee minh mang

Ensuite, une fois le petit jardin traversé, il y a petit lac en forme de croissant de lune avec des portiques à chaque extrémité.  Une fois le pont franchi on est au pied d’une petite colline où se trouve enterré le corps de l’empereur.

vietnam hue mausolee minh mang

 

vietnam hue mausolee minh mang

C’est vraiment un lieu agréable où il fait bon flâner. Minh Mang, c’était peut être pas le plus sympa des empereurs mais en tout cas, il avait un bon gout pour l’aménagement.

vietnam hue mausolee minh mang

On sort du mausolée, et on retrouve Tran Van et To qui nous attendent tranquillement à l’ombre des arbres. Allez c’est reparti pour notre virée en scooter. On remonte vers le nord et 12 km plus loin on s’arrête le long de la route qui longe le fleuve, sans trop savoir pourquoi. On voit un portail décoré, et on découvre, un peu perdu au milieu de nul part et sans véritable indication, le Temple de la Littérature de Hué (Văn Thánh Miếu – Huế). Il faut monter un petit escalier protégé par deux dragons et on arrive sur un terrain avec de chaque côté une galerie couverte abritant une trentaine de stèles en pierre reposant sur le dos de tortues. Au bout du terrain il y a un autel en plein air rempli de bâtons d’encens. Ah oui au fait, l’entrée est gratuite 🙂

vietnam hue temple litterature

Construit en 1808, il est beaucoup moins impressionnant que celui qu’on a pu visiter à Hanoï car les guerres successives ont eu raisons des autres bâtiments sur le site. Cependant il reste agréable car il y a déjà beaucoup  moins de monde, en fait il n’y a quasiment personne! Et il n’y a pas de pollution non plus 🙂 Du coup, on a le temps de dire bonjour aux tortues et rendre hommage à tous les heureux lauréats du concours pour devenir mandarin et dont les noms sont gravés sur les stèles. Ce concours était ouvert à tous et il fallait réussir plusieurs épreuves (explications de textes, philosophie, rédaction de documents royaux, etc …).

vietnam hue temple litterature

On reprend les scooters pour s’arrêter sur la même route à moins d’un kilomètre de là.

Nous voici devant la Pagode de la Dame Céleste (Thien Mu). Le site est choisi pour y construire un temple dès 1601 par les Nguyen qui dirigent la région, au nom de la dynastie Lê régnante. En effet, selon la légende, une vieille dame mystérieuse prophétisa que celui qui construirait une pagode ici fonderait une grande dynastie. Alors sans perdre de temps, hop, les Nguyen s’y mettent. En 1710, on lui ajoute une cloche en bronze de plus de 3 tonnes, tellement puissante qu’on pouvait l’entendre sonner à 10 km à la ronde! La grande tour octogonale qu’on peut voir date de 1844. Elle mesure 21 mètres de haut et c’est la plus grande du Vietnam. Il y a 7 étages représentant les 7 réincarnations de Bouddha.

vietnam hue pagode dame celeste thien mu

De chaque côté de la grande pagode on trouve une tortue portant son immuable stèle de pierre gravée racontant l’histoire du lieu et la fameuse grande cloche de bronze.

vietnam hue pagode dame celeste thien mu

Dans le temple, une fois qu’on a enlevé nos chaussures, on est accueilli par une énorme statue dorée d’un bouddha bien gras et rigolard 🙂 Tranquillement à l’abri derrière une vitre, il reçoit sereinement les offrandes et les billets qu’on veut bien lui laisser. Tout autour, des dizaines de bâtonnets d’encens parfument l’atmosphère et il y a de nombreuses personnes qui prient. C’est très calme et reposant comme ambiance.

vietnam hue pagode dame celeste thien mu

Une communauté de bonzes vit ici et entretien un très beau jardin tout autour du site. Et il y a en particulier un sacré paquet de bonzaïs magnifiques 🙂

vietnam hue pagode dame celeste thien mu

vietnam hue pagode dame celeste thien mu

Avant de partir, vous verrez une petite voiture exposée dans un abri. Il s’agit de la voiture de Thich Quang Duc, un moine de la pagode, qui s’immola par le feu à Saigon en 1963 pour protester contre la répression en place à l’époque contre les bouddhistes au Vietnam. Présent à ce moment là, le journaliste américain Malcom W. Browne a pris cette célèbre photo qui lui a valu le prix Pulitzer. Pendant qu’il brûlait vif, le moine n’a pas bougé et n’a pas crié. Son cœur n’a pas brûlé et il est conservé dans un reliquaire du temple. Cette immolation marquera un tournant dans la république du Vietnam en 1963 et entraînera la chute du président Ngo Dinh Diem.

En quittant le site de la pagode, un grand escalier mène directement à un embarcadère où arrivent de nombreux petits bateaux colorés transportant les touristes depuis Hué.

vietnam hue pagode dame celeste thien mu

On contemple un peu le spectacle et un gros lézard nous rappelle que nos chauffeurs nous attendent!

vietnam hue pagode dame celeste thien mu

Hop en route! De retour à Canh Tien Guesthouse on prend une bonne douche après cette longue matinée passée en scooter. Comme on est franchement content de cette première expérience, on planifie directement une autre virée en scooter prévue dans deux jours.

Ensuite direction le Golden Rice Restaurant (40 Pham Ngu Lao). Sincèrement, je vous conseille ce restaurant, même s’il est situé dans un quartier en majorité destiné aux touristes, il est vraiment bon! Accueil souriant, et si possible essayez d’avoir une place à l’étage, ça vaut le coup (sauf pour l’accès aux wc). Des bons petits plats et des bons petits prix. On a vraiment aimé, testé et validé! 🙂

Ensuite on part prendre le bus de la compagnie Hung Thanh à 17h, en direction de Phong Nha (150.000vnd), à 200km d’ici et à plus de 4 heures de route. Comme d’habitude, il vaut mieux ne pas trop regarder la route devant nous, se contenter du paysage et croiser les doigts. A chaque fois que je regardais en direction du pare brise, je voyais quasiment systématiquement un poids lourd rouler à contre sens ou le bus doubler dans un virage sans aucune visibilité. L’habitude quoi …

En tout cas, on arrive sains et saufs à Son Trach, une toute petite localité dans le parc de Phong Nha, vers 22h. Il fait nuit et on n’a absolument rien prévu pour le logement. On se retrouve dans une ruelle en plein brouillard, on ne voit que quelques enseignes éclairées, et en quelques minutes, il n’y a plus personne autour de nous. En remontant la rue, on distingue un hall d’hôtel qui semble éclairé, c’est le Son Tinh Hotel. Mais c’est bizarre, en fait on ne sait pas trop s’il est ouvert. Une famille semble camper dans le salon à l’entrée, on prend une chambre, ça a l’air d’aller. En fait il vient juste d’ouvrir, ça sent limite encore la peinture fraiche et il y a les étiquettes encore collées aux meubles! Et finalement on se rend compte qu’on a trouvé par hasard un hôtel avec un excellent rapport qualité prix! 🙂

Good night Phong Nha!

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Venise

Venise la sérénissime, Venise la cité des doges, Venise la ville des amoureux, ah Venise, c’est pas un peu cliché quand même tout ça ? ça vaut le coup ou c’est un affreux piège à touristes retraités?
On va vérifier ça de suite, allez hop! en route pour Venise !

On y va comment ?

Pour y aller on hésite, l’Orient Express ça fait rêver non? Ah ça oui, 2 jours de train pour 2.000 Euros (l’aller simple), ça fait rêver mon banquier! On va plutôt se rabattre sur un petit low-cost ? ça tombe bien, y en a! (cela dit si le train vous intéresse, les infos sont ici 🙂 )

On atterrit à Trévise … mais, mais … c’est où Venise ? 25km plus au sud, il suffit de prendre le bus. Vous avez le choix, soit les bus ATVO (les gros bus bleus qui attendent sur le parking de l’aéroport) ou les autres les BARZI BUS. Je conseille ATVO, les horaires sont plus larges, c’est un peu plus lent ok (1h20 de nationale contre 40minutes d’autoroute), grosso modo le même prix (comptez 12€ l’aller ou 22€ l’aller/retour) mais ATVO vous dépose au parking Piazzale Roma, juste à côté d’un terminal de Vaporetto et de la gare Santa Lucia, vous faites 10m vous êtes déjà dans Venise ! Alors que Barzi fini au parking de Tronchetto, sur la zone portuaire loin la bas .. bon c’est une question de gout, mais nous c’est le gros bleu 🙂

Pour le logement, comme très souvent, Airbnb. L’idée initiale était de se trouver dans Venise même pour ne se balader qu’à pieds, mais la perle rare a annulé quelques jours avant et on s’est rabattu en urgence pour une chambre sur l’île du Lido, de l’autre côté de la lagune. C’était ça ou payer plein pot un logement de dernière minute dans Venise. Et en plus ça obligeait de devoir systématiquement prendre un vaporetto matin et soir pour faire le trajet Lido / Venise.
Et bien ce qui paraissait embêtant est au final une bonne option pour plusieurs raisons :
1) Ça vous oblige à prendre un pass journée ou plusieurs jours et vous n’aurez plus de scrupules à prendre un vaporetto dès que vous pouvez (car le billet à l’unité est assez cher 8.5 Eur contre 20€ la journée ou 30€ les 2 jours)
2) Les vaporetto c’est trop cool 🙂
3) Depuis le Lido, vous pouvez admirer des magnifiques coucher de soleil sur Venise .. ce que vous ne verrez jamais si vous restez à Venise
4) Il y a la plage au Lido
5) Les vaporetto tout le temps, c’est cool 🙂

sunset venise

Les vaporetto s’appellent comme ça car à l’origine ils étaient à vapeur. Ils sont exploités par la compagnie ACTV, il y a une quinzaine de lignes, ça dépayse pas vraiment du métro parisien (en terme de plan hein, le reste c’est juste un autre monde!)

vaporetto venise

Si vous arrivez avec des bagages et que vous ne pouvez pas aller à votre logement immédiatement, ça tombe bien, la consigne de la gare Santa Lucia est dispo pour vous laisser gambader les pieds légers (bon c’est un peu artisanal je trouve comme organisation, pas de casier, on donne à un monsieur, on a un ticket).

Et ensuite on fait quoi ?

venise

On se perd 🙂 C’est le kif à Venise, on ne peut que se perdre. Le plan du dédale de ruelles étroites est impossible à retenir, les noms des rues sont beaucoup trop longues, et mêmes les adresses sont dures à trouver car les numéros dans les rues ne correspondent pas car ils utilisent le mystérieux système des Sestiere. En gros chacun des 6 quartiers historiques de Venise possède des numéros qui ne peuvent pas se trouver dans un autre quartier, et donc seulement avec un numéro (et sans nom de rue) en suivant une organisation en spirale, on est sensé pouvoir se situer intuitivement dans Venise. Vous n’avez rien compris? Pareil pour nous 🙂 Donc on se perd, et le grand avantage de Venise, c’est que c’est assez petit, et rapidement vous arriverez sur un canal ou sur un arrêt de Vaporetto pour vous remettre dans le droit chemin. Pas d’inquiétude vous ne marcherez pas 2h dans la mauvaise direction, ou alors en spirale haha

venise

venise canal

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venise

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Et se perdre a toujours été la meilleure façon de tomber sur des choses inattendues. (ce qui n’empêche pas d’avoir un plan papier dans un coin où l’appli sur le téléphone pour dépanner avec le gps, au cas où)

Ce qui est assez amusant, c’est que Venise est bien sûr ULTRA-TOURISTIQUE, des artères sont blindées c’est la foule et le bruit, mais il suffit de prendre la première ruelle sur le côté et il n’y a plus personne, à part peut être un chat 🙂 C’est magique, un peu comme si plusieurs univers coexistent au même endroit.

A voir à Venise

Donc au fur et à mesure de nos ballades et sans véritable organisation, voici ce que je vous conseille

La Basilique Cathédrale Saint-Marc

Ok la Place St Marc je la classe beaucoup plus bas, mais la Basilique Cathédrale Saint-Marc et bien c’est juste la plus importante basilique de Venise et franchement, ça vaut le coup. Et c’est aussi ce qui a permis à Venise de devenir Venise. Tout commence il y a très longtemps quand la dépouille de St Marc est volée à Alexandrie par des marchands vénitiens et rapportée triomphalement en 828. A l’époque Venise était encore en concurrence avec Aquilée (sous domination germanique). Et celui qui détenait la plus grande relique sainte pourrait s’attirer le plus de pélerins, le plus d’influence et donc le plus de richesse. Venise a gagné. Et « officiellement » en 1053 le pape Pape Léon IX désigne Venise comme « nouvelle Aquilée » et l’histoire est lancée.

basilique st marc venise

basilique st marc venise

basilique st marc venise

En 1094, la construction est lancée pour faire une grande basilique en l’honneur de St Marc, et le doge qui lanca cette construction était aussi en place à Constantinople et fit venir les meilleurs artisans de l’époque et c’est pourquoi cette basilique est de style byzantin et qu’à l’époque ça a cloué le bec à tout le monde, c’était grand c’était beau et c’était Venise et puis c’est tout!

Pont Rialto

Sans doute le plus beau pont de Venise avec sa forme particulière. Jusqu’en 2008 c’était le seul pont enjambant le Grand Canal. Il date de 1591 et c’est aussi l’un des plus vieux ponts de Venise. Il aura fallut plus d’un siècle avant que Venise ne se mette enfin d’accord sur la construction de ce pont (qui remplace un pont en bois) sa forme et son financement. Mais maintenant, c’est un des ponts les plus célèbres du monde.
Il fait 48m et repose sur plus de 15.000 pilotis. Une grande allée centrale piétonne, et de chaque côtés des boutiques de parfumerie et de bijoutiers, et 2 petites allées piétonnes latérales pour traverser le pont plus rapidement.

pont rialto venise

Juste après avoir traversé le pont, vous arrivez sur la Ruga dei Oresi. C’est la foule, des petites échopes partout, aucun intérêt? Si, allez sous les arcades à gauche, et dans ce passage couvert déjà il y a moins de monde, mais au dessus de votre tête, il y a des fresques du XVe siècle. Voilà, c’est toujours plus sympa à regarder que le nez dans les échoppes de dessous de tables made in china 🙂

fresques venise

L’église Santa Maria della Salute

Visible de jour comme de nuit, cette église est un point de repère dans Venise. Elle a été construite après décision du Sénat si l’épidémie de peste qui sévissait en 1629 disparaissait. Chose faite, une des places les plus prestigieuses de Venise fut rasée, plus d’un million de pieux furent plantés et on commença la construction du monument. Près de 60 ans plus tard, l’église Santa Maria della Salute voit le jour.

eglise venise

eglise maria della salute venise

L’église suit un plan octogonal et est dédiée à la Vierge (qui trône au sommet du dôme). L’extérieur est richement décoré de statues et la porte est monumentale. L’intérieur composé de 6 chapelles et d’un sol recouvert de mosaïques à formes géométriques vaut le déplacement. Des œuvres de Titien sont visibles, comme la descente du St Esprit.

eglise maria della salute venise

La Place St Marc

Cette place devrait être être en première position, alors pourquoi ici?
Il y a trop de monde, vraiment trop, c’est agaçant et bruyant alors que tout le reste de la ville est plutôt calme et agréable. Et c’est un peu paradoxal pour une des plus belles places du monde, mais la place St Marc, c’est sale. Les façades sont noires de crasse. Autour du café Florian (le plus vieux café du monde), c’est noir-crado aussi. Dites donc les vénitiens, y a personne pour nettoyer un peu les murs ici ? 😛

cafe florian venise

En fait la Place St Marc je l’ai trouvé très belle la nuit après un orage. Une immense flaque d’eau recouvrait la place et les éclairages se reflétaient dedans et c’était desert. Beau-ti-ful.

place st marc venise

place st marc venise

Le Campanile de St Marco

D’une hauteur de quasi 100m. Il se visite mais on ne l’a pas fait, trop trop et trop de monde.

Pont des Soupirs

Il relie les anciennes prisons au Palais des Doges, et on le surnomme ainsi pour le dernier soupir que pousser le prisonnier avant d’être condamné et exécuté. Ce n’est pas mon pont préféré en fait, mais ça reste une des « attractions » de Venise.

pont soupirs venise et gondoles

Basilique San Giorgio Maggiore

Face à la place St Marc, sur la petite île San Giorgio Maggiore, cette basilique date du XVIe siècle. Elle est principalement réputée pour son campanile culminant à 63m et qui permet d’avoir une des plus belles vues sur Venise. Pour une modique somme de 6€ un ascenceur vous amène au sommet. C’est splendide et on a vraiment  l’impression de dominer la lagune.

parnoama venise

Et si le beau temps est de la partie vous pourrez même deviner les contours des côtes de la Croatie loin la-bas 🙂

Campo di ghettho Nuevo

La place de l’ancien ghetto de Venise. D’ailleurs le mot ghetto serait d’origine vénitienne et correspondait au quartier où les déchets des fonderies de canons, et en vieil italien fusion se disait getto, et en hébreu répudier quelqu’un se dit ‘get’. Alors lorsque les juifs de Venise furent condamnés à vivre dans ce quartier, le mot ghetto devint le terme pour décrire les zones imposées aux juifs.

ghetto venise

Cette place est réellement agréable, c’est tout ce que j’ai à dire, on s’y sent bien.

Église de la Madonna dell’Orto belle façade et une exposition de photos avait lieu dans le cloître.

eglise venise

cloitre eglise venise

Église Santa Maria Assunta aussi connue sous le nom de Chiesa dei Gesuiti car construite par les jésuites. Grande façade baroque avec les 12 apôtres. Intérieur très riche.

eglise venise

Marché aux poissons

Une halle animée au Campo Beccarie, pas loin du pont Rialto, pour le marché aux poissons.

A voir autour de Venise

Il faut prendre obligatoirement un vaporetto pour cette partie.

Burano

Une des plus belles balades autour de Venise. La petite île de Murano, c’est à peine 3.000 habitants mais un charme unique au monde.  Un village traversé par des canaux, au milieu de la lagune, où chaque maison est peinte d’une couleur vive. Il parait que c’est pour aider les marin pécheurs à identifier leurs maisons en cas de brumes, grâce à la couleur, dans le cas où ils ne sont pas daltoniens évidemment. Toujours est-il que c’est la version qu’on sort aux touristes 🙂
Burano a connu son heure de glorie grâce à la dentelle et son point de Burano renommé, mais visiblement la majorité des produits proposés à la vente (à bon marché) son made in China, comme à Murano.

burano venise

En tout cas c’est toujours aussi beau car chaque année, on impose aux habitants de repeindre leurs maisons de la même couleur. Même s’il n’y a pas de marin dans la famille. Mais le résultat est tellement agréable qu’on ne leur en voudra pas vraiment.

burano

burano

burano

La balade sur cette ile est super agréable. On a peut être eu de la chance car pour nous il n’y avait quasi personne alors qu’il parait que c’est une des destinations les plus visitées autour de Venise. Ah oui, faites attention à côté du clocher de l’église San Martino, il penche de plus en plus. Enfin je dis ça je dis rien 🙂

burano venise

burnao venise

Pour les restos etc .. on n’a pas testés alors je ne vous donnerais pas de bons ou mauvais conseils … 😉 Mais on a profité d’un retour sur Venise en plein orage, classe !

venise storm

Cimetière San Michèle

En 1804 Napoléon (et oui) décide que les petits cimetières autour des églises doivent disparaître (par mesure d’hygiène à cause de la lagune) et ordonne que 2 petits îlots soit transformés pour devenir une seule île où seront enterrés les vénitiens. En 1836 les travaux sont finis et depuis cette île-cimetière voit passer régulièrement des vaporettos-gondoles-corbillards ainsi que des touristes.

cimetiere st michel venise

Car cet île est belle, c’est le charme des statues mortuaires dans les cimetières. J’ai toujours été attiré par ces statues.

cimetiere san michele venise

cimetiere san michele

cimetiere san michele

cimetiere san michele venise

cimetiere san michele venise

cimetiere san michele venise
Les tombeaux des grandes familles côtoient les cases hlm des columbariums ou les étendues de tombes avec photographies couleurs du défunt et une autre du pape.

cimetiere san michele venise

Murano

murano venise

C’est l’île des souffleurs de verre. Historiquement, en 1201, par décret la cité de Venise a décidé de localiser toute l’activité des verreries sur cette petite île car il y avait trop de risques d’incendies avec les maisons en bois qui recouvraient la ville à cette époque. Pendant des siècles Murano a précieusement gardé les secrets de la fabrication de ses verres réputés dans toute l’Europe.
Aujourd’hui l’artisanat du verre est toujours ancrée à l’ile de Murano, même si une grande partie des verroteries proposées à prix modiques sont made in China. Personnellemment on n’est pas trop fan de ce genre d’objets, même si le travail du verre en soit, reste pour moi une source de fascination infinie 🙂
L’église San Pietro Martire (Saint-Pierre-Martyr) vaut le coup d’œil, et aussi pour son bénitier.

murano

murano

D’un point de vue « visite » je trouve que Murano est trop industrielle et moins belle à visiter que sa petite sœur Burano.

Insolite

Alors Venise, une des grandes spécialités, c’est les sonnettes d’immeuble et les poignées de porte!

sonnette venise

sonnette venise bender

poignee porte venise

Les système anti inondation sur les portes

anti inondation venise

Steet art … et oui même à Venise

venise street art

L’entrée du Burger King, discrète 🙂

burger king venise

A éviter ?

arnaque venise gondoles

Les gondoles. En fait tout dépend de votre vision des choses. Mais un petit tour de gondole à 90€ où on a vraiment l’impression que c’est « l’usine », avec les gondoles qui se suivent à la queu-leu-leu par le même trajet, ça fait moins rêver. Après si vous avez une demande en mariage à faire, c’est peut être intéressant hein.

Allez encore quelques photos pour rêver un peu … aie aie aie … bon en fait en écrivant cet article j’ai trop envie d’y retourner voilà 🙂 qu’il pleuve qu’il fasse soleil cette ville ça reste magique 🙂

venise by night

venise by night

venise by night

venise

venise sunset

Séjour réalisé en mai 2014

… La suite du séjour en Italie direction Florence …

Florence

Florence capitale de la Toscane, Florence une des plus belles villes d’Italie, berceau de la Renaissance italienne, possédant plus de 25% du patrimoine artistique italien et intimement lié à la célèbre dynastie des Médicis. On ne peut pas ne pas y aller. Alors hop! En route pour Florence!

Nous arrivons depuis Venise en train avec Trenitalia, facile pas cher et rapide, top, environ 2h confortablement installés 🙂 Depuis la gare de Firenze on remonte vers la Place de la Liberté pour prendre possession de notre petite chambre à l’hôtel Genzianella : cher et pas top, on vous conseille pas. Allez vite on sort d’ici et direction le centre ville historique.

Un petit café au soleil sur la tranquille place San Marco le long de via Cavour, la journée s’annonce belle. Enfin au bout de la rue, on arrivent immanquablement devant le monument le plus célèbre de Florence.

  • La Cathédrale Santa Maria del Fiore

Cathedrale Santa Maria del Fiore a Florence

Y a pas à dire, elle en impose. Elle est tellement grande qu’il est difficile d’avoir assez de recul même avec un grand angle 🙂
153m de long, 38m de largeur et 90m de hauteur du transept. Elle peut accueillir plus de 30.000 personnes ! C’est juste l’une des plus grandes églises du monde.

La construction débute en 1296 et se fini 140 ans plus tard en 1436 quand le pape Eugène IV la consacre. La façade en marbre néogothique ne date que de 1887. L’intérieur est plutôt sobre, mais il y a des marbres superbes au sol.

interieur cathedrale florence

Difficile de bien rendre les dimensions en image, mais les gens en bas sont vraiment minuscule vus d’ici.

La coupole

En 1418, la cathédrale n’a pas de coupole et il reste un énorme espace de 45m à recouvrir. Un concours public est lancé et c’est un véritable défi. Aucune coupole n’a jamais atteint ces dimensions, ni n’a été construite à une hauteur pareil. On ne sait même pas quels engins utiliser pour monter des tonnes de matériaux à cette altitude.

Celui qui gagne le concours, c’est Filippo Brunelleschi, et il constuira cette prouesse architecturale sans aucun échafaudage. Il y a de nombreux articles sur le sujet sur Internet si ça vous intéresse. Il reste encore des zones de mystère sur la façon dont cette coupole a vu le jour 🙂

Plus tard il fut décidé de peindre intégralement la coupole, et c’est Giorgo Vasari qui est choisi pour peindre ces 4.000m², ce qui en fait une des plus grandes fresques du monde.
Le thème choisi est le Jugement dernier, et plus on se rapproche et plus on peut voir les détails … ils avaient de l’imagination à l’époque 😀

Dome et fresque Cathedrale Santa Maria del Fiore a Florence

On peut visiter la coupole en montant 465 marches. Il vaut mieux ne pas avoir mais la vue panoramique sur Florence depuis le sommet vaut largement la montée.

Sommet Cathedrale Santa Maria del Fiore a Florence

Les coulisses du dôme. Il ne faut pas être claustrophobe.

coulisses dome florence

  • Campanile de Giotto

Lui aussi il en impose, il mesure 85m, et construit de 1334 à 1359 et on peut atteindre le sommet une fois qu’on vient à bout des 414 marches!

Campanile de Giotto a Florence

  • Baptistère Saint-Jean

Il est situé juste en face de la cathédrale. Sa construction remonte au IVe siècle, c’est un des plus anciens monuments de la ville (même si la coupole ne sera vraiment finalisée qu’au XIVe siècle). Personnellement j’ai adoré cette coupole octogonale et dorée, recouverte de fresques byzantines.

Coupole baptistere st jean florence

  • Portes du Paradis

Réalisées en 1425 et 1452. Ce sont les portes de la façade du Baptistère. C’est l’oeuvre de Lorenzo Ghiberti . Elles sont tellement belles et réussies que Michel Ange les surnommera les Portes du Paradis et le nom est resté. Le grande peintre Vasari la décrit comme

« la plus belle œuvre qui se soit jamais vue au monde, tant chez les Anciens que chez les Modernes »

En 1966, les panneaux de bronze doré ont été abîmé à cause d’une crue du fleuve l’Arno. Les portes actuellement en place sont une copie. Les portes originales, après 27 ans de restauration, sont à l’abri de l’humidité derrière une vitre blindée et on peut l’admirer au Musée de l’Oeuvre de la Cathédrale, tout près.

porte paradis florence

  • Palazzo Vecchio

Le Pallazo Vecchio c’est un palais-forteresse et c’est aussi l’hôtel de ville de Florence. On l’a appelé comme ça, le palais « vieux », quand les Médicis sont partis s’installer de l’autre côté de l’Arno, dans le palais de Pitti.

Au XIIIe sicèle Florence a décidé qu’il fallait un palais qui en impose, qui montre sa puissance. C’est réussi. La tour culmine à 94m.

Palazzo Vecchio Florence

C’est la plus importante place touristique de Florence et c’est ici que se déroule les grandes célébrations. On y trouve de magnifiques statues.

fontaine neptune florence

fontaine neptune florence

La Fontaine de Neptune, oeuvre de Bartolomeo Ammannati (1565). Commandée pour le mariage François 1er de Médicis.

David florenceC’est une réplique du David de Michel Ange, l’original est dans la Galleria dell’Accademia

  • Loggia des Lanzi

C’est un petit musée à ciel ouvert avec des statues monumentales et incroyables que les Médicis ont voulu montrer au public.

hercules et le centaure florence
Hercules et le centaure Nessus, œuvre de Giovanni Caccini (1595)

enlevement sabines florence

L’Enlèvement des Sabines, œuvre de Giambologna (1583)

Hercules persee meduse a florence

Persee et la meduse florence

Persée tenant la tête de Méduse. Cette sculpture en bronze de Benvenuto Cellini (1554) et elle est considéré comme un des chefs d’œuvres de la renaissance. Impossible à réaliser en marbre à cause de sa taille et des éléments fins à réaliser, il choisit de la réaliser en bronze et de la couler en une seule fois et c’était une prouesse car personne n’avait jamais fait ça depuis l’antiquité. La statue est creuse sinon elle aurait été trop lourde. Le moule fut enterré devant le four construit spécialement pour l’occasion. Le jour de la fonte où 2 tonnes de bronze devait couler dans le moule, le toit de l’atelier a pris feu, la pluie menaçait de rentrer dans le moule, le couvercle du four a explosé et le bronze a faillit ne jamais couler car il se refroidissait. Puis l’installation s’est réalisé en secret et ce n’est que le jour J que la bâche a été retirée devant toute la ville de Florence réunie sur la place. Ce fut un triomphe. Il aura fallut 9 ans pour réussir cet exploit.

Hercules et Cacus, oeuvre de Baccio Bandinelli (1534)

  • La Galerie des Offices

Ce palais regroupe des milliers d’oeuvres sur plus de 8.000m², avec entre autre La Naissance de Vénus de Botticelli ou le David de Michel Ange, ce musée est un MUST à visiter.

Tribune nacre Florence

La Tribune des offices, avec sa coupole recouverte de nacre.

  • Corridor de Vasari

Depuis la Galerie des Offices, ce long couloir de plus de 1000 m qui surplombe les rues, permet de traverser le ponte Vecchio et rejoindre le palais Pitti sur l’autre rive. Les Médicis voulaient pouvoir passer d’un palais à l’autre sans être vu, sans escorte, incognito et sans risque d’attentas. Histoire d’agrémenter leurs déplacement, ce long corridor est aménagé en galerie d’art avec de nombreux portraits et bustes.

Corridor vasari Florence

Vue sur le pont

  • Ponte Vecchio

Ce monument construit en 1345 est à la fois un pont, une rue piétonne, une galerie marchande. Vous y trouverez de nombreuses boutiques de bijoux de luxe.

Ponte Vecchio

Par miracle le Ponte Vecchio échappe aux bombardements en 1944 car il n’était pas assez stratégique (les chars ne pouvaient pas l’utiliser). Les autres ponts de Florence n’ont pas eu la même chance.

Ponte Vecchio Florence

rameur florence

orage florence
Ciel d’orage à Florence … ho ça tombe bien, il y a le Palais de Pitti juste là, vite à l’abri !
  • Palais Pitti

Le Palais Pitti, était en 1458 à l’origine la demeure d’un grand banquier florentin, Luca Pitti. Mais en 1549 la famille Médicis rachète le monument pour le transformer en véritable palais et y loger toute les familles régnantes de Toscane.

Au fil du temps, ce palais est rempli de milliers d’œuvres d’art et en 1919 il est officiellement ouvert au public comme musée. Le musée est immense et on s’est fait jeter dehors car on n’arrivait pas à en sortir 🙂 La aussi, il faut absolument y aller!

musee pitti florence

Palais Pitti Florence

  • Le jardin des roses

Le Giardino delle Rose, Jardin des Roses est sur la même rive que le Palais Pitti. On y arrive par la via dei Bastioni et la via San Salvatore al Monte. C’est un très beau parc d’un hectare, réalisé en 1865. Aujourd’hui il est spécialisé dans les roses (plus de 350 sortes de rosiers anciens sont présentés). Et le long des terrasses parsemées de statues modernes, on peut profiter d’une vue incroyable sur Florence.

jardin roses florence

Jardin roses florence
Remparts de Florence
  • Esplanade Michel Ange

Depuis le jardin des roses, on continue de grimper et on arrive à l’Esplanade Michel Ange. C’est une place en belvédère avec le point de vue le plus connu sur Florence. Elle est réalisée en 1869 par l’architecte Giuseppe Poggi.

La place est dédiée à Michel Ange et on installe plusieurs copies en bronze pour lui rendre hommage.

Place Michel Ange Florence

Vue sur Florence

  • Basilique San Miniato al monte

La Basilique San Miniato al Monte est construite en hommage au premier martyr de la ville, saint Miniatus. Il enseveli à cet emplacement au IIIe siècle. Charlemagne est d’ailleurs venu ici en pèlerinage, alors si Charlemagne est venu ici, je peux bien y aller! 🙂

Sa grande charpente en bois peinte vaut le coup d’œil (mais pas le coup de photo, il faisait trop sombre à l’intérieur)

Basilique San Miniato florence

  • Cimetière des Portes Saintes

Ce cimetière est juste à côté de la Basilique San Miniato al Monte. Les grandes familles de Florence ont leurs tombeaux ici, et encore une fois des statues magnifiques sont là. Les belles statues dans les cimetières, je kif!

cimetiere porte della sante florence

  •  Loggia del Bigallo

Cette très belle maison construite en 1358 est aussi le point d’info touristique. On a déjà vu pire 🙂

Loggia del bigallo florence

  • Societa Dantesca

Siège de la Société Italienne de Dante qui travaille à perpetuer son oeuvre.

Societa Dantesca Florence

  • Couvent Saint Ursule

L’ancien couvent Saint Ursule, Sant’Orsola est réputé pour être le lieu où serait morte la modèle pour le Mona Lisa de Vinci, et qui serait Lisa Gherardini. Toujours est-il qu’actuellement ses ruines sont recouverte de milliers de (faux) billets. Et c’est joli 🙂

Sant'Orsola Florence

Et au fait, on mange où ?

Un petit coup de coeur pour Acqua Al 2 (Via della Vigna Vecchia). Acceuil un peu froid au début mais restaurant en plein rush. On patiente avec un apéritif, un écran montre ce qui se passe en cuisine et c’est plutôt bon signe. La suite, c’est très bon, bien mangé bien bu et service très sympathique. Tellement qu’on y reviendra le lendemain, et cette fois, on est directement accueillit avec la bise et on repartira même avec une bouteille de vin de la maison en cadeau, ça fait toujours plaisir 🙂

Insolites 🙂

bustes florence
A un moment, la consanguinité, ça commence à se voir hein

statues et gargouilles florence

statue florence

Suite du séjour direction Pise …

Séjour réalisé en mai 2014

Bruxelles

Bruxelles, capitale de la Belgique, capitale de l’Europe, capitale des bonnes bières, capitale de la bande dessinée et capitale de la bonne humeur ?
Allons vérifier, hop en route pour Bruxelles!

3h de voiture depuis Paris ou en train depuis Paris Gare du Nord avec le Thalys, arrivée Gare du Midi dans le centre ville. Personnellement je préfère cette option, en 1h30 et il y a régulièrement des promos pour voyager pas cher 🙂 En sortant de la gare vous ne pourrez pas louper la Tour du Midi, l’immeuble le plus grand de Belgique avec une hauteur de 150m et inauguré en 1967.

Si vous y allez de mi-juillet à mi-août, vous pourrez profiter des nombreux manèges et attractions de la Foire du Midi, sur le Boulevard du Midi, juste à côté de la Gare du Midi. C’est une tradition chaque année depuis 1880!

Un petit week-end dans une ville étrangère c’est toujours agréable, et cette fois on a décidé de la visiter d’une façon un peu particulière et originale, en suivant un jeu de piste par SMS. Je n’étais pas très fan au début, je pensais que ce serait un peu limité et frustrant, et au final, on a pas mal marché et découvert des endroits que je n’aurais peut être pas vu autrement. Du coup je vous partage cette option de découverte vraiment sympa proposée par Gemotion Mobile Adventures (je ne gagne rien sur ce lien ;-))

Et on vous embarque dans 2 journées de balades et de découvertes dans une Bruxelles pleine de surprises.

bruxelles porte hal

C’est parti, on commence notre visite à quelques minutes à pieds de la gare, à la Porte de Hal. Un peu d’histoire : au XIIIe siècle, la ville décide de se protéger à l’abri derrière des remparts. Un grand mur est construit et entoure la ville et l’accès se fait par 7 grandes portes. Mais la ville grandit et on se sent à l’étroit derrière cette muraille. Alors une deuxième enceinte est construite entre 1356 et 1383, avec 8 km de long et 7 nouvelles grandes portes d’entrée. Des centaines d’années plus tard, en 1810, Napoléon décide de faire raser cette deuxième enceinte pour la remplacer par des grands boulevards. Les travaux durent plus de 20 ans et en arrivant au niveau de la Porte de Hal, le gouvernement de l’époque décide de l’épargner. Depuis 1847, cette tour sert de musée sur l’époque médiévale. Et c’est donc le seul vestige qui reste de cette seconde ceinture médiévale. Dans le centre de Bruxelles, on peut retrouver d’autres traces de la première enceinte.

bruxelles porte hal Pour visiter la tour, plus d’infos ici.

 On continue la ballade le long du Boulevard Waterloo

bruxelles statue waterloo

.. pour arriver à Porte de Namur (c’était une des portes médiévales). C’est maintenant un grand centre commercial et le carrefour est dominé par la grande tour de  bureaux du Bastion Tower construite en 1965.

bruxelles bastion tower

On rebrousse chemin vers le grand hôtel de luxe The Hotel Brussels, ici c’est chic et les grandes marques se pressent sur le Boulevard : Cartier, Hermès, Gucci, Armani, etc …  Nous, on est pas clients 🙂 Alors on tourne à gauche au n°31, sous la petite arcade, pour passer par l’ISELP (Institut Supérieur pour l’Étude du Langage Plastique), c’est un centre d’art contemporain. Nombreuses expositions et évènements. Plus d’infos ici.
L’ISELP occupe les anciennes écuries du Palais d’Egmont et cette petite ruelle pavé est l’une des entrées du Parc d’Egmont (qui est complètement entouré d’habitations et donc peu visible si on ne le connait pas). Ce parc verdoyant est vraiment agréable, il y a plusieurs statues dont une assez célèbre, c’est celle de Peter Pan.

bruxelles statue peter pan

C’est l’œuvre du sculpteur George Frampton. L’originale est à Londres dans les Jardins de Kensington. L’artiste en a réalisé 7 qui ont été distribuées à travers le monde, et voici celles de Bruxelles offerte en 1924. Cette statue est classée monument historique depuis 1975.

bruxelles palais egmont

Vue sur le Palais d’Egmont depuis le parc, où sont organisés les grands évènement diplomatique à Bruxelles.

bruxelles palais egmont

On contourne le Palais d’Egmont pour rentrer dans le quartier du Sablon. Et on arrive sur un des plus beau square de Bruxelles: le Square du Petit Sablon.

bruxelles square petit sablon

C’est un jardin fleuri de Style néo-renaissance flamande aménagé en 1890. Les 2 premiers personnages qu’on voit sont les comtes Egmont et Hornes. Ils ont lutté contre le Duc d’Albe, l’envahisseur espagnol qui régnait sur les Provinces du Nord (Luxembourg, Belgique, Pays-Bas), ils sont arrêtés et décapités à Bruxelles en 1568. C’est le point de départ de la guerre de 80 ans qui permettra aux provinces de chasser les espagnols et acquérir leurs indépendances.

bruxelles square sablon

Le reste du square est aussi rempli de statues, c’est un véritable musée en plein air. Chacune des 48 corporations bruxelloise à une statue en bronze ici, et il y a d’autres grandes statues d’humanistes célèbres du XVIe siècle (Mercator, Abraham Ortélius, Louis Van Bodeghem, Rombaud Dodonée).

Ensuite nos pas nous mènent dans la grande Église Notre-Dame du Sablon (XVe siècle). Cette église a une histoire assez particulière. Il faut remonter en 1300, lorsque la guilde des arbalétriers de Bruxelles reçoit des privilèges particulier dont un terrain au Sablon pour s’exercer au tir. Plus tard ils font construire une petite chapelle pour la Vierge. Et en 1348, une certaine Beatrijs Soetkens a une vision en rêve de la Vierge qui lui demande d’aller voler la statue de la Vierge à la Cathédrale d’Anvers et de la rapporter à Bruxelles. Elle se lance dans l’aventure et rapporte la précieuse statue en bois après bien des péripéties et petits miracles la statue est accueillit en triomphe et la guilde des arbalétriers lui construit une église, c’est maintenant la Vierge protectrice de Bruxelles sous le nom de Notre-Dame des Victoires du Sablon, et sa présence va amener de nombreux pèlerins. La Guilde assure sa protection et en son honneur ils organisent une grande procession, un Ommegang sur la Grand-Place.
Cet énorme procession historique a toujours lieu début juillet. Plus d’infos ici.

bruxelles notre-dame-sablon

monument funeraire egmont bruxelles
Monument funéraire en l’honneur d’Egmont

Eglise sablon bruxelles

En sortant, on profite de la belle perspective sur la Rue de la Régence avec au fond le gigantesque dôme doré du Palais de Justice.

bruxelles rue régence

On continue vers le quartier des Marolles et on passe à côté de l’Église Notre-Dame de la Chapelle.

eglise marolles bruxelles

C’est un des plus anciens monuments de la ville, il date d’au moins 1210, et au cours des siècles cette église a été brulée, pillée, bombardée et a faillit s’écrouler lors de la construction du métro! Une survivante 🙂

Encore une autre église dans ce quartier historique et pavé, ici Rue des Minimes, avec l’Église Saint-Jean-et-Étienne-aux-Minimes.

eglise minimes bruxelles

L’arrière de l’église avec ses briques est assez inhabituel.

bruxelles eglise minimes

On arrive ensuite à la

bruxelles place Poelaert

Et le Palais de Justice alors ? et bien on le voit d’un peu partout, mais il est tellement énorme que c’est vraiment dur de l’avoir proprement en photo, et avec tous les échafaudages présents sur la façade, il n’était pas assez « esthétique » à mon goût 🙂

Donc je poste une petite photo from Wikipédia, voilà, c’est fait :

bruxelles palais justice

Pour la petite histoire : C’est un gigantesque bâtiment de style gréco-romain avec une surface au sol de 26 000m2, c’est plus vaste que la Basilique Saint-Pierre de Rome! Il est l’œuvre de l’architecte Joseph Poelaert et fut construit entre 1866 et 1883. Il reste encore aujourd’hui l’un des plus grands monument en pierre de la planète. Rien que dans le hall d’entrée la hauteur du plafond atteint 100m! En 1944 quand les nazis sont chassés de Bruxelles, ils mettent le feu au dôme qui s’écroule et font exploser des caves. Une fois les incendies éteint, un nouveau dôme plus grand et plus arrondis que le premier est construit.

Ce Palais de Justice était un symbole pour confirmer que la Belgique, ce nouveau pays indépendant (suite à la guerre d’indépendance contre les Pays-Bas) avec Léopold Ier à sa tête, était basé sur un état parlementaire et démocratique avec une volonté axée sur le droit et la défense des libertés. Pour rappel, la Belgique n’existe « officiellement » que depuis le 4 octobre 1830 et sa fête nationale est le 21 juillet date de la prestation de serment du roi choisi, Léopold Ier.

L’entrée est gratuite, du lundi au vendredi de 08h00 à 17h00, fermé le week-end et les jours fériés.

Ensuite on descend vers le bas de la ville, et c’est l’occasion de prendre l’ascenseur des Marolles, il est gratuit, mais il a tendance à être en panne. S’il marche le jour où vous êtes là, prenez le, c’est une attraction en soi. Les 27m se descendent ou se montent en 30 secondes et il a été inauguré en 2001. Sinon, prenez vos pieds, et descendez jusqu’à la rue Notre dame de grâces.

Et pourquoi donc ? car c’est un des endroits où se trouvent les grandes fresques colorées de Parcours BD. C’est un projet débuté en 1991 avec la collaboration du Centre belge de la bande dessinée pour masquer certaines murs qui avaient besoin de rénovation et permettre du même coup à rappeler aux habitants comme au touristes, que la Belgique, c’est le pays qui a vu naître de grands auteurs de bande dessinées. Et au fil des ans, le projet a pris de l’ampleur et on compte maintenant une quarantaine de fresques dans le centre ville, et une vingtaine dans la banlieue.

Quelques exemples en photos :

parcours bd bruxelles

Pour vous aider, voici la liste des fresques existantes :

Allez, vous continuez sur la rue des miroirs et vous prenez la rue des ursulines pour passer sous les rails du chemin de fer. Le coin n’est pas très touristique, mais il y a des tags sympas sur les murs. Allez hop un petit aperçu de ce petit bout d’underground.

bruxelles tag graffiti street art

Un peu plus loin, toujours en suivant la rue des ursulines dans le sens de la montée, vous arriverez à côté du skatepark des Ursulines. Et si vous avez faim, pas loin d’ici il y a la C’est Bon C’est Belge .

Allez, ensuite on redescend vers la rue de Villers pour voir un reste de la première muraille médiévale avec la Courtine de Villers et la Tour de Villers.

bruxelles courtine villers

Revenez un peu sur vos pas et regardez un peu mieux autour de vous dans la rue, vous devriez apercevoir cet objet étrange au milieu des briques : un boulet de canon.

bruxelles boulet canon

En 1695, les troupes de Louis XIV sont aux portes de la ville. Le but est soulager le siège de Namur alors occupée par les français en bombardant Bruxelles pour attirer les troupes ennemies loin du siège. Pour l’assaut on compte au moins « 12 canons, 25 mortiers, 4 000 boulets, 5 000 bombes incendiaires » , une lettre est envoyée à la ville pour la prévenir de l’attaque et du 13 au 15 aout Bruxelles est bombardée. Sans réelles défenses, la ville ne peut rien faire. Il y a des morts (mais la majorité de la population s’était mise à l’abri) et les dégâts sont immenses. La ville en proie aux incendies et quasiment détruite, rasée. C’est la première fois en Europe que la population civile d’une ville est attaquée par une armée sans projet d’invasion, juste par pur objectif militaire de représailles ou de diversion. C’est un énorme choc (pour les militaires français présents, il y a des témoignages montrant qu’ils ne pensaient pas que cette attaque pourrait avoir un tel résultat), et les nations d’Europe pleurent la destruction de Bruxelles et jurent de se venger de Louis XIV. Suite à ce bombardement tragique, le centre-ville de Bruxelles sera complètement remodelé et reconstruit.

Pendant la reconstruction, il semblerait que la ville décide de racheter les boulets  qui jonchaient les ruines de la ville pour une somme dérisoire. Les Bruxellois, moqueurs comme il se doit, se mirent à encastrer des boulets au dessus de leurs portes d’entrée pour montrer leur mépris pour cette espèce d’aumône alors que la ville était à moitié détruite. Il y avait de nombreuses maisons avec un boulet au dessus de la porte dans le centre de la ville avant la construction des boulevards centraux.
Et ce portail de la rue de Villers vient de la rue des Six Jetons, avec son boulet.

Sortons de cette dure page de l’histoire et prenons à gauche et descendons la rue du Chêne, à un moment vous devriez voir une foule rassemblée.

bruxelles rue chene

C’est qu’il y a forcément quelque chose d’incroyable à voir? et bien tout le monde regarde une minuscule petite statue de 55cm à peine … le Manneken Pis.

manneken pis bruxelles

Le Manneken Pis daterait de 1619 et très rapidement ce petit bonhomme deviendra un symbole de Bruxelles. Très rapidement aussi, on prend l’habitude de l’habiller. Et très régulièrement, le Manneken Pis teste une nouvelle garde robe. Tous ces vêtements sont aussi conservés au musée. Et au cours des siècles cette petite statue a été volée et endommagée à de nombreuses reprises, c’est pourquoi depuis 1965, la statue exposée dans la rue est une copie à l’identique. L’originale est précieusement conservée au Musée de la Ville de Bruxelles.

Moins connu et plus récente, il y a sa petite soeur, la Jeanneke-Pis, elle se trouve au 12 de l’impasse de la Fidélité, elle date de 1985.

bruxelles Jeanneke-Pis

Plus loin, passez par la rue de la Chaufferette , en plus de posséder des bars et boites gays, la rue possède elle aussi quelques œuvres de street art.

bruxelles chaufferette

bruxelles cochons roa sonke

Hélas la grande fresque des cochons endormis de Roa et Sonke a du être détruite en novembre 2016 lors des travaux de rénovation de la maison.

On arrive ensuite sur La Grand Place. C’est un des lieux les plus connus de Bruxelles, elle est considérée comme une des plus belles places du monde (Victor Hugo l’a même écrit). C’est aussi probablement l’endroit où vous trouverez le plus de touristes.

Cette place a eu  une histoire agitée : en 1523 les premiers martyrs protestants y sont brûlés vifs par l’inquisition, en 1568 les comtes d’Egmont et de Hornes y sont décapités, en 1695 lors du grand bombardement réalisé par les armées françaises tous les bâtiments en bois sont détruits, l’Hotel de Ville et sa tour qui servait de point de repère pour les artilleurs n’a pas été trop endommagée. Très rapidement les corporations reconstruisent leurs maisons tout autour de la Grand Place, mais en pierre cette fois. Et la révolution française finit de ruiner la place, il n’y a plus ni dorures ni statues. La majorité de ce qui est visible maintenant date d’une importante période de restauration de la Grand Place lancée au XIXe siècle. Depuis 1998 elle est classée au patrimoine mondiale de l’Unesco.

bruxelles hotel de ville grand place

L’Hotel de Ville est le monument emblématique. La construction commence en 1402 et s’achève en 1455 avec la flèche du Beffroi qui culmine à 96m. La flèche est couronnée par la statue de Saint Michel terrassant le dragon, c’est le saint patron de la ville. Une légende raconte que l’architecte Jean de Ruysbroeck se serait jeté du haut de la tour une fois qu’il se serait rendu compte qu’elle n’était pas dans l’axe du porche.

bruxelles grand-place

La Maison du Roi (à gauche) était initialement la maison du Duc de Brabant qui plus tard sous Charles Quint qui devient par héritage Roi d’Espagne, la maison devient la Maison du Roi. Ravagée par les bombardements et le temps, elle est reconstruite en 1873 en style gothique. Elle abrite le musée de la ville depuis 1887.

Les corporations de la ville ont toutes leur bâtiment autour de la place : corporation des boulangers, des graissiers, des ébénistes, des bateliers, etc .. la liste est longue 🙂

Qui dit Grand Place dit Grands Événements! Voici quelques exemples de ce que vous pourrez y trouver suivant la période où vous venez :  l’Ommegang, le 9 aout le cortège du Meiboom organisé par la confrérie des compagnons de saint-Laurent (plus d’infos ici), le Tapis de Fleurs (77 x 24 m) organisé tous les 2 ans à la mi-août et formé de plus de 500 000 plants de bégonias, fin septembre la Fête du Folklore (Folklorissimo) célèbre les traditions bruxelloises, le grand sapin de Noël, le marché des plantes quotidien, etc …

Autre petite « attraction locale » :  dans la galerie passant sous la « Maison de l’Étoile », au coin de la rue Charles Buls et de la Grand-Place, il y a un bas relief datant de 1902, en l’honneur de Éverard t’Serclaes, un héros bruxellois mort suite à ses blessures en 1388. Tout le monde carresse la statue, soit pour espérer avoir un vœux exaucé soit pour être certain de revenir un jour à Bruxelles. Essayez et vous verrez.

Pour partir de la Grand Place, prenez les Galeries Royales Saint-Hubert. Il s’agit en fait de 3 galeries, celle de la Reine, du Roi et celle des Princes. Elles sont construites en 1847 par Jean-Pierre Cluysenaar et sont inédites et uniques au monde à l’époque par leur taille, car l’idée était de faire des galeries couvertes mais de la largeur d’une grande rue. Elles abritent à la foi des restaurants, des pharmacies, des chocolateries, des bureaux et des appartements. La verrière est magnifique, et chaque année, c’est près de 6 millions de personnes qui empruntent ces passages.
Plus d’infos, plan, détail des boutiques, ici.

bruxelles gallerie reine

Un peu plus loin, sur la Place d’Espagne (aussi baptisée Place du Marsupilami), vous verrez la statue de Don Quichotte, qui est la réplique de la fameuse statue installée sur la place d’Espagne à Madrid, c’est un cadeau de l’Espagne à Bruxelles en 1989.

bruxelles don quichotte

Au bout de la place, dirigez vous vers la Galerie Horta, et vous verrez devant une énorme statue de Schtroumpf blanc assis sur son champignon. Inauguré en juin 2012, il mesure près de 4m et pèse 10 tonnes.

bruxelles statue schtroumpf gallerie horta

Et ensuite, si on allait se reposer un peu à la plage… A la plage à Bruxelles ? bin oui, il suffit de prendre le métro, sortir à la station Yser, on remonte la rue, on n’oublie pas d’aller de l’autre côté du carrefour pour saluer le pauvre agent 15 (statue bien marrante du policier de la bd Quick & Flupke, installée en 1994).

agent 15 bruxelles statue

On longe les quais, et on y est : Bruxelles les bains! Depuis 2003, chaque année en juillet et aout, la ville de Bruxelles transforme le quai des péniches pour en faire un lieu estival. Si le beau temps est là, il faut y aller!

Au programme : jeux d’eau, plage de sable, transats pour bronzer, animations sportives, des stands de cuisines de tous les pays, du beach volley, de la musique, du cinéma en plein air, des concerts, de la bonne humeur, des bons cocktails et une fin de journée qui dépayse.

Bref je vous laisse découvrir un peu plus en vidéo 🙂
(et le site officiel c’est ici)

Quant à nous on se retrouve dans l’article suivant pour la suite des découvertes à faire et des lieux insolites à Bruxelles 🙂