Jour 13 – Bali

Indonésie – Jour 13 – Bali

On se réveille encore avec un soleil radieux à Ubud. On découvre une nouvelle fois les cacas de chauve souris géantes sur notre terrasse du Sayong House. On explique ça à l’employé qui nous monte le petit déjeuner et lui aussi a découvert ça très récemment. Il semblerait qu’elles sont venues s’installer dans le coin il y a une semaine à peine, et lui aussi ne les aime pas trop. A 8h30 on a rendez-vous avec notre chauffeur pour la journée. C’est une formule très utilisée à Bali pour se déplacer. En gros soit vous vous promenez en scooter si vous êtes doués pour ça mais c’est un peu l’anarchie sur les routes balinaises et la police a tendance à vous verbaliser pour tout et n’importe quoi. Soit vous louez un chauffeur à la journée pour une durée de 8h en gros et il vous conduit où vous voulez et vous attend le temps de votre visite ou promenade. C’est une formule fréquemment utilisée.

On fait donc connaissance avec Karma, un mec très sympa et souriant, qui parle un peu anglais et on blague tout de suite sur sa voiture. La majorité des voitures à Bali ressemblent à des mini-combo van, et le sien est customisé avec des jantes sports, un aileron à l’arrière, etc … ça ne nous fera pas rouler plus vite mais au moins ce sera facile pour le retrouver 🙂 Pour le programme de la journée, on a pioché un peu comme dans un catalogue de jouets pour Noël « il faudrait voir ça » « oh ça aussi », et Karma dit qu’on ne pourra sans doute pas tout faire. On va bien voir, hop en route pour la journée visite marathon!

Tegallalang

On commence par un spot dont tout le monde parle, à 10km d’Ubud : les fameuses rizières en terrasse de Tegallalang. Notre verdict = franchement très peu d’intérêt. Au petit village de Tegallalang, il y a une vallée au bord de la route qui est aménagée avec de jolis rizières en terrasse. Formidable. Et c’est devenu une attraction touristique majeure. Il faut payer 10K Rp pour simplement pouvoir se garer (il n’y a pas vraiment de parking) et un gardien surveille tout le monde. Ensuite, on s’approche et « ho des rizières », et puis c’est tout. Il y a moyen de se promener dedans, mais ça ne donne pas vraiment envie 🙁 et face aux rizières c’est des successions de terrasses et resto proposant « the best viewpoint ever » , ça sent l’exploitation à plein nez, on n’aime pas trop l’ambiance. On prend une photo et on s’en va. Bon je râle mais le lieu est tout de même inscrit à la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Ici en plus du cadre, ça célèbre le système d’irrigation subak introduit à Bali au IXe siècle par le saint Rsi Markandeya.

indonesie bali riziere tegallalang rice fields

Pour repartir il faut remettre au gardien le post-it qu’il nous a laissé, dessus il y a le code de notre chauffeur. Il sort sont talkie-walkie, et 5 minutes plus tard, il y a une annonce dans des hauts parleurs pour appeler le chauffeur qui arrive ensuite. Ça rigole pas l’organisation. Allez hop on va voir ailleurs si on y est.

Gunung Kawi Sebatu

Le temple Gunung Kawi Sebatu est principalement dédié à Vishnu, qui est sensé régner sur l’eau. Il est donc construit sur des sources naturelles, entre des parois rocheuses et une forêt. On met son sarong, on paye 15K Rp le ticket d’entrée et on pénètre dans le sanctuaire. Quand on arrive, on est seuls dans le temple, et avec la jolie lumière du matin et le calme reposant, c’était vraiment un chouette moment. Le premier grand bassin possède une statue de la déesse Sarasvati qui semble flotter au dessus de l’eau.

indonesie bali temple gunung kawi sebatu

Dans une partie du temple des ouvriers étaient à l’œuvre et finalement ce sont des véritables tailleurs de pierre qui font les sculptures. Je dois dire qu’à un moment je pensais que c’était des moulages en béton, tellement toutes les statues sont identiques 🙂 et finalement non!

indonesie bali temple gunung kawi sebatu

indonesie bali temple gunung kawi sebatu

Il y a de nombreux bassins avec des sources d’eau naturelles et des grandes carpes colorées qui nagent tranquillement dedans. D’autres bassins sont destinés aux bains et il est interdit de prendre des photos. On sent vraiment la sérénité et la quiétude se dégager de ce temple. Peut-être mon préféré à Bali  🙂

indonesie bali temple gunung kawi sebatu

Pura Gunung Kawi

Pour y accéder à ce temple, il va falloir se taper une sacrée descente, car le temple Pura Gunung Kawi est tout au fond d’une vallée assez encaissée. Le problème donc, c’est les marches et toutes les boutiques d’artisanats plus ou moins local qui se succèdent à l’infini … mais l’avantage, c’est que tout autour, et bien c’est beau! Il y a des chouettes rizières jolies. N’hésitez pas à sortir de temps en temps des marches pour vous évader un peu.

indonesie bali temple pura gunung kawi

indonesie bali temple pura gunung kawi

Bon des fois c’est un peu too much … là par exemple je ne sais pas s’ils ont saisi qu’un mammouth et un éléphant, c’est pas exactement la même chose? un erreur dans la commande ou choix volontaire, on ne sait pas! 🙂

indonesie bali temple pura gunung kawi

et pour « probably the best view point in the world », on vous laisse juger 🙂

indonesie bali temple pura gunung kawi

On arrive en vue du temple Pura Gunung Kawi. Il date du XIe siècle et se compose de tombeaux creusés dans la roche et serait en hommage au roi Anak Wungsu. Et au milieu coule la rivière sacrée Pakerisan.

indonesie bali temple pura gunung kawi

indonesie bali temple pura gunung kawi

Certaines zones du temple doivent se parcourir pieds nus.

indonesie bali temple pura gunung kawi

Ces grandes ouvertures de 7m de haut creusées dans la roche sont des Cadi.

indonesie bali temple pura gunung kawi

indonesie bali temple pura gunung kawi

Encore une fois, on a de la chance, la visite en matinée est plutôt tranquille, il y a très peu de monde et on profite de la sérénité de l’endroit. Pour un peu on se mettrait presque à vouloir méditer 🙂

indonesie bali temple pura gunung kawi

Voici une vue du chemin d’accès quand on arrive juste à l’entrée du temple et qu’on passe sous une impressionnante et massive arche en pierre. Je me demande vraiment la somme de travail que ça a du demander pour creuser tout ça!

indonesie bali temple pura gunung kawi

En reprenant la route je n’ai pas pu m’empêcher de prendre en photo cette divinité car c’est le genre de petites statues décoratives qu’on retrouve un peu partout. Ça surprend un peu quand c’est à l’improviste sur un rond point ou à un croisement 🙂

indonesie bali statue geante

Pura Mengening

A vol d’oiseau il est à 300m de temple Pura Gunung Kawi. Ce temple de Pura Mengening est moins connu, et pour y accéder il faut d’abord traverser un dédale de bâches bleues du marché local qui se trouve là. Après il faut encore descendre une longue volée de marches mais ça en vaut la peine. Une nouvelle fois, le temple est perdu au fond de la vallée. A l’ombre des grands arbres; il y a de nombreuses petites cascades et de l’eau qui coule partout. Cest vraiment reposant et agréable 🙂

indonesie bali temple pura mengening

indonesie bali temple pura mengening

Tout en bas du temple, il y a deux grands bassins, un réservé aux femmes et l’autre aux hommes. Pas de photos voyeurisme. Très peu d’occidentaux (on était les seuls à ce moment là). Et encore une fois une belle découverte.

indonesie bali temple pura mengening

Pura Tirta Empul

Direction maintenant le temple Pura Tirta Empul. Lui aussi n’est qu’à quelques centaines de mètre de là. Ici c’est pas du tout la même ambiance. Il y a un grand parking, et des dizaines (voir des centaines) de voitures garées. On sent que c’est « le gros truc ». Dès l’entrée du temple, après avoir payé le ticket d’entrée à 15K Rp, il y a un arbre immense.

indonesie bali temple pura tirta empul

Ce temple est très connu à Bali pour sa source d’eau sacrée (qui est d’ailleurs la source de la rivière sacrée Pakerisan). Il date de l’an 926 et il est principalement dédié à Vishnu. La légende dit que cette source est née pendant une bataille entre le dieu Mayadanawa et le dieu Indra. Le premier a créé une source d’où sortait une eau empoisonnée pour tuer les soldats démons de l’armée adverse. Et l’autre a transformée la source en eau de jeunesse éternelle pour rendre vie à ses troupes. On peut voir l’eau continuer de jaillir du sol dans un grand bassin.

indonesie bali temple pura tirta empul

Cette eau sacrée est ensuite distribuée par 12 fontaines en pierre dans chacun des deux autres bassins. Et c’est ici que les balinais viennent se purifier. Il faut d’abord déposer une offrande et passer sous la première fontaine à gauche, faire une prière, et ensuite passer à tout de rôle sous chacune des autres fontaines. On est ainsi lavé de ses mauvaises pensées. Ce rituel s’appelle le Melukat. Les 2 dernières fontaines ne sont pas utilisées, elle sont pour purifier les morts en cas de décès dans la famille. Certains visiteurs repartent même avec de l’eau sacrée du temple dans des bouteilles.

indonesie bali temple pura tirta empul

Ce rituel n’est pas réservé qu’aux balinais. En fait n’importe qui peut aller se purifier à ces fontaines sacrées. Du coup, il y a beaucoup de monde, y compris des touristes.

indonesie bali temple pura tirta empul

Et parfois même beaucoup beaucoup beaucoup de monde !

indonesie bali temple pura tirta empul

Au passage ne vous étonnez pas si vous voyez des croix gammées ici et là. C’est le symbole de la Svastika. Ce symbole sanskrit millénaire signifie « la bonne fortune », « le bien être » et il n’y a évidemment aucun rapport avec les nazis dans ces temples.

indonesie bali temple pura tirta empul

Attention toutefois, en 2017 par exemple, les bassins ont été temporairement fermés. A cause de la pollution des eaux usées relâchées n’importe comment en amont du site, la nappe phréatique a été touchée et l’eau sacrée était infectée par la bactérie E. Coli qui a faillit rendre aveugle une personne …

Plus loin dans l’enceinte du temple, il y a la partie sanctuaire hindou réservée aux prières, très richement décorée, et où il n’y a presque personne. A croire que la seule « attraction » du temple, c’est les bassins.

indonesie bali temple pura tirta empul

indonesie bali temple pura tirta empul

Sur la colline qui domine le temple, on peut voir du gazon impeccablement tondu, un pont design et des grilles modernes, il y a quoi ici ? et bien c’est l’ancienne résidence du président Sukarno (le premier président de la République d’Indonésie, après la fin de la colonisation hollandaise et la 2nde Guerre mondiale). Ce grand ensemble présidentiel moderne construit en 1954 occupe toute la colline au dessus.

indonesie bali temple pura tirta empul

Ensuite, et bien on commence à avoir un peu faim. A ce moment là, on est en train de rouler le long de la longue route Jl. Tampaksiring vers les hauteurs de l’ile. C’est une zone rempli de plantations de caféiers, et par hasard (comme beaucoup de lieux sont fermés, toujours une conséquence de Galungan), on voit une pancarte qui a l’air sympa « Bali As Warung ». On demande à Karma de s’y arrêter. On est encore les seuls sur le parking. Du coup on profite d’un chouette beau resto, avec une grande terrasse tranquille donnant sur la jungle et les plantations, et pas un bruit à part les oiseaux. Pour la tranquillité du lieu, on recommande. Et puis il y a moyen de faire un petit tour de balançoire, alors bon hein, voilà quoi 🙂

indonesie bali balancoire jungle

Avant de partir on fait un rapide tour de la plantation, on nous explique les différents types de café, on goutte le fameux Kopi Luwak, le café le plus cher du monde (mais pas forcément le meilleur hein). A l’origine, ce sont les néerlandais qui ont lancé la culture du café dans leurs colonies, dont l’Indonésie. La répression était très dure et il était par exemple interdit aux locaux d’avoir des plants de cafés chez eux. Mais très vite ils ont découvert que la Civette, un petit rongeur, était devenu fan du café et qu’il mangeait les graines, mais qu’elles n’étaient pas toutes digérées. Discrètement, le caca de civette était récupéré, et une fois les grains pré-digérés torréfiés, ça donnait un café avec une saveur unique. Et très vite aussi, tout le monde a entendu parler de ce café. Il est unique par sa méthode de production, et donc beaucoup plus rare. Et c’est maintenant le café le plus cher du monde, de 200 à 400 Eur le kilo!

indonesie bali as warung kupilawak

Le problème est que maintenant les civettes sont souvent élevées en cage dans des conditions pitoyables et avec un fort taux de mortalité. Évidemment ici, même s’il y a un animal en cage, on nous explique que toutes les autres sont en liberté dans la forêt et qu’on continue de ramasser les déjections manuellement au sol … on essaie de le croire gentiment en souriant 🙂

(Au passage si l’histoire du café indonésien vous intéresse, vous pouvez par exemple découvrir dans la rue à Amsterdam, la statue d’une grande tête, il s’agit de Multatuli, alias Eduard Douwes Dekker, qui a écrit un roman quasi autobiographique en 1860 pour dénoncer les conditions de traitement des populations locales dans les plantations des colonies à Java. Son livre a permit de changer la mentalité de l’époque et à améliorer la vie dans les plantations, et le héros s’appelle Max Havelaar, un nom que vous connaissez déjà, c’est le nom repris par une marque éco-reponsable, mais bon tout ça c’est une autre histoire 🙂 )

Pura Kehen

Le prochain temple de notre liste, c’est le temple Pura Kehen. Un temple de la mort très réputé, dans le petit village de Bangli. Mais visiblement ce jour là, tout le monde avait oublié son existence, on était seuls … à part deux tenaces vendeuses de rues qui étaient décidées à ne pas nous lâcher d’une tong! Ça a vraiment été difficile de s’en débarrasser en politesse 🙂 L’entrée du temple est un peu à la tête du client … soit gratos, soit donation libre, soit 30K Rp pour nous. Il y a un grand escalier de pierre de 48 marches à gravir qui donne sur une imposante porte sculptée. Honnêtement, cette entrée de temple est la plus impressionnante de celles que j’ai pu voir à Bali.

indonesie bali temple pura kehen

Dès notre entrée, un vieux guide se propose de nous faire une visite guidée payante, mais le coup des 2 vendeuses juste avant nous a peu fatigué, alors par un réflexe un peu bête on lui dit non merci, alors qu’il parait que sa visite est très bien, tant pis.

Ensuite on est immédiatement frappé par le gigantesque banian qui se dresse au milieu de la première des trois cours. Il a plus de 400 ans.

indonesie bali temple pura kehen

Il est tellement énorme qu’il y a même une construction dans ses branches (ou racines, on ne sait plus trop), un Bale Kulkul. Un petit abri qui sert à la fois de poste d’observation mais principalement ici pour abriter un tambour d’appel.

indonesie bali temple pura kehen

Ses racines se retrouvent à plein d’endroits du temple et creusent la pierre, c’est assez fou, enfin moi je trouve ça fou 🙂

indonesie bali temple pura kehen

Le temple aurait été construit vers 1206.

indonesie bali temple pura kehen

Personnellement c’est n’est pas mon temple préféré de Bali.

indonesie bali temple pura kehen

Il y avait des travaux en cours, des bruits de meuleuse et de marteau piqueurs, de la poussière, et puis une impression d’abandon qui ne donnait pas trop envie d’y rester … même les vieilles assiettes incrustées n’ont pas plaidées en sa faveur.

indonesie bali temple pura kehen

En tout cas on peut dire ce qu’on veut, la porte a de la gueule !!! 🙂

indonesie bali temple pura kehen

Avant de rejoindre la voiture, les fameuses vendeuses nous harcèlent à nouveau, et on achètera un super magnet’ de frigo Vishnu 100% local pour avoir un peu la paix haha

Tukad Cepung Waterfall

Pour la suite de la balade, j’ai entendu parler de chutes d’eau un peu cachée, les Tukad Cepung Waterfall. Notre chauffeur n’y est d’ailleurs jamais allé. On trouve l’endroit, on paye un petit 10K Rp d’accès pour la forme et hop c’est parti. On commence par suivre un chemin le long d’un canal (c’est marrant d’ailleurs, ça rappel assez les longues randonnées le long des levadas à Madère, je vous le recommande graaaave) et après il y a un escalier très raide qui descend dans une gorge. On se retrouve dans un canyon étroit et humide avec la jungle autour. C’est la séquence Indiana Jones!

indonesie bali tukad cepung waterfall

Il y a aussi quelques panneaux qui expliquent que s’il y a beaucoup de pluie, et bien on va tous mourir noyés ici car c’est dangereux haha ! Comme il fait beau on continue 😉  On remonte le lit du ruisseau, les pieds dans l’eau. On commence à entendre un bruit caractéristique, et il y a des gouttelettes en suspension dans l’air, on approche!

indonesie bali tukad cepung waterfall

Et BIM! voici une bien jolie chute d’eau non ? 🙂

indonesie bali tukad cepung waterfall

Bon alors le souci ici, c’est que c’est tellement un spot à photos, que les gens font limite la queue pour faire la plus belle photo Instagram-réseaux-sociaux #jem’aimedansunblog. Avec un peu de chance vous pourrez peut être y être tranquilles. En tout cas, cherchez un peu dans google les photos de la chute, et vous verrez tellement de photos « exagérées » , c’est vraiment  n’importe quoi! En tout cas, même au naturel, c’est un endroit très chouette 🙂

Ensuite, on avait prévu d’aller visiter le temple Goa Gajah qui est sur la route du retour vers Ubud. Malheureusement, toujours à cause de Galungan et des processions d’enfants dans les rues, il y a de gros embouteillages en fin d’après midi, et il est trop tard pour cette visite. Tant pis! On arrive à Ubud à plus de 18h, et on laisse finalement 500K Rp à notre chauffeur Karma car il était sympa et on se donne rendez-vous à nouveau pour le lendemain pour une nouvelle journée découverte du nord de Bali.

Ce soir pour le restaurant, c’est direction le Fair Warung Bale. Ce restaurant est le fruit d’une ONG Suisse. Le principe est qu’à la fois, il permet à des jeunes adultes en difficultés d’apprendre un nouveau métier, et les profits sont utilisés pour donner des soins aux personnes en situations précaires. En plus de ça, le lieu est vraiment cool et on y mange bien. C’est un peu plus cher qu’un petit resto équivalent, mais c’est à portée de votre porte monnaie ne vous en faites pas, et surtout vous y mangez très bien et pour la bonne cause. Deux bonnes raisons d’y aller les yeux fermés 🙂
https://www.fairfuturefoundation.org/

<< Jour 12 – Bali – Mont Batur – Ubud
>> Jour 14 – Bali

Jour 10 – Gili Air – Bali – Ubud

Indonésie – Jour 10 – Gili Air – Bali – Ubud

C’est notre dernier jour sur l’ile de Gili Air. La nuit s’est bien passée et il n’y a pas eu de panne de générateur, alors cette fois la climatisation a fonctionné dans notre chouette bungalow du Turtle Garden, tout comme les hauts parleurs de la mosquée 🙂 On n’est pas du tout pressé aujourd’hui, alors on traîne nos tongs tranquillement jusqu’à la plage.

indonesie gili air plage beach boat bateau epave

Encore une fois, on s’extasie sur le paysage, ça a quand même un petit air de paradis 🙂

indonesie gili air plage beach sable

Mais hélas, l’heure approche, il est temps de faire le check-in avec les employés de Wan Gobel Express, la compagnie de fastboat choisie pour le retour. On pose les affaires sur la plage avec celles des autres passagers. En effet, on n’embarque pas depuis l’embarcadère, mais ce sera directement les pieds dans le sable (ou dans l’eau). Là, on nous annonce qu’il y aura du retard … ok, et bien on part se poser à Coffee & Thyme. C’est juste à côté et c’est clairement dans le trip « vegan bio healthy chill gluten free starbuck instagram » et un peu plus cher qu’ailleurs ( http://www.coffeeandthyme.co/ ), mais le lieu reste cool et les cafés et gâteaux sont très bons 😉 On oublie presque qu’on a un bateau à prendre et on croise les doigts pour que quelqu’un soit toujours en train de surveiller nos affaires!

Notre bateau arrive, et on est franchement ravis, il est tout neuf, il brille, il sent presque encore la peinture! Les sièges sont immaculés, le moteur ronronne. Il est aussi plus large et plus confortable que celui de Blue Water Express.

indonesie gili air fast boat wan gobel express plage beach

La petite serviette chaude offerte et une bouteille d’eau, et hop, un film est diffusé sur deux écrans plats, bref, c’est la classe! La traversée se déroule sans histoires et on arrive à Padangbai même un peu avant la fin du film. Quand on débarque les affaires de la soute, c’est le chaos! Des chauffeurs de taxis et de mini bus grouillent autour de nous pour proposer leurs services, des porteurs sortent de nul part pour voler porter des valises, et les employés en orange fluo nous indiquent de bien se rendre au bureau de Wan Gobel Express pour prendre la navette. Franchement, l’ambiance de joyeux bordel nous fait bien marrer 🙂 On indique qu’on veut aller à Ubud, et on monte dans un petit minibus avec d’autres passagers. Bon c’est moins sympa ici, même si le chauffeur est un petit vieux vraiment marrant et qui essaye de draguer plus ou moins discrètement la petite australienne qu’il a fait s’asseoir à l’avant juste à côté de lui. On roule à 60 km/h maxi, il n’y a pas de climatisation et le trajet est long long long …

En arrivant dans la « banlieue » de la ville d’Ubud, je suis marqué par un arbre gigantesque au bord de la route, le long de Jl. Cok Gede Rai, c’est un banian géant, le premier que je vois, pas le temps de le prendre en photo, mais on aura l’occasion d’en voir plusieurs à Bali 🙂

Ubud, c’est un peu le point central de Bali et un bon spot pour sillonner l’ile. La topographie de la ville est assez particulière. Il faut l’imaginer étalée sur une pente plus ou moins douce où des griffes géantes auraient creusés des sillons parallèles. La ville a été fondée par un prêtre javanais et très rapidement elle a été réputée pour fournir de très bonnes plantes médicinales. Elle est ensuite devenue la ville des seigneurs de la région et au début du XXe siècle, des artistes européens sont tombés amoureux du lieu et on permit de faire sa renommée à travers le monde. Maintenant, il faut bien l’avouer, Ubud est envahie par le tourisme et ressemble vraiment à centre de yoga-spa géant, avec rues commerçantes à l’occidentale. Mais elle a tout de même des jolis atouts qu’on va vous faire découvrir 🙂

Pour le logement, j’ai choisi la Sayong House, tout au bout de la petite ruelle en impasse Jl. Dewisita. L’avantage, c’est qu’on est en plein centre, et il n’y aucun bruit de circulation 🙂 Dans cette grande maison familiale, il y a une jolie cour intérieur avec un jardin aménagé, et son temple évidemment. Une piscine un peu plus loin, et pour chaque chambre, un grand balcon terrasse privé, et nous au dernier étage, on est gâté 🙂

indonesie ubud bali sayong house

Notre chambre est un peu rustique, et il y a surement mieux ailleurs, mais sincèrement on conseille vraiment cet endroit 🙂

Dès notre arrivée on croise un occidental et juste l’entendant dire « hello » on a su que c’était un compatriote! Notre french accent est hélas facile à reconnaitre dans le monde entier! 🙂 On fait ainsi la connaissance de Serge, qui est tombé amoureux de Bali il y a 12 ans et qui depuis vit ici, dans le petit studio qu’il avait loué à  la Sayong House en arrivant à Ubud, c’est maintenant sa maison 🙂 Il nous invite directement pour un petit apéro et nous raconte quelques anecdotes et au passage nous informe que demain c’est férié! Et oui, on avait complètement zappé, c’est Galungan ! 🙂

indonesie ubud bali sayong house

Galungan, c’est un peu l’équivalent du nouvel an. L’année balinaise comporte 210 jours, et la fête de Galungan marque le début des festivités. Elle célèbre en gros la victoire du bien sur le mal. Et 10 jours plus tard, les célébrations se terminent avec la fête de Kuningan. Et c’est durant cette période que les esprits des ancêtres reviennent sur terre, alors ces fêtes sont très importantes pour tous les balinais. Et d’ailleurs dans toutes les rues, devant les maisons, se dressent des Benjos. Ce sont des bambous décorés avec une sorte de queue tressée qui est sensée rappeler la queue de Barong, la divinité à tête de lion qui protège Bali du Mal.

(Rassurez-vous, si vous tombez à cette période, l’ile de Bali n’est pas à l’arrêt complet, et il reste pas mal de choses ouvertes, mais il faut juste être un peu plus prévoyant pour ne pas se retrouver coincé quelque part …)

On part au hasard à la découverte de la ville. On arrive vite sur la petite ruelle Jl. Karna. C’est la ruelle des petites échoppes et qui conduit jusqu’au grand marché, Pasar Ubud. Mais il est déjà trop tard et il est fermé. En revanche toutes les boutiques de souvenirs à touristes made in china sont encore ouvertes. Faites vous plaisir si vous voulez négocier, c’est le jeu, mais ne soyez pas trop regardant sur la qualité des produits …

indonesie bali ubud street market

Nous on préfère dépenser nos sous dans quelques satay ayam, les brochettes de poulet mariné grillé et sauce cacahuète, miam miam 🙂

indonesie bali ubud street food brochettes sate

On arrive invariablement au grand carrefour d’Ubud, au croisement des rues Jl Raya Ubud (la plus grande artère de la ville), Jl Suweta et Jl Monkey Forest. Si d’ailleurs vous roulez en scooter, il y a souvent des policiers ici qui arrêtent tous les occidentaux pour n’importe quel motif alors que dans le même temps une famille de six balinais sur scooter tous sans casques et portant une machine à laver en travers peut passer à côté d’eux sans les faire sourciller 😉

indonesie bali ubud palace

Ici se trouve le Puri Saren Agung, aussi connu sous le nom de Ubud palace. C’était la résidence officielle de la famille royale des Sukawati. La construction commence au XVIIe siècle et s’étale sur de nombreuses années. Le temple qu’on voit a été reconstruit en 1928  car en 1917 il avait été détruit par un tremblement de terre. Il est toujours utilisé par la famille royale et une petite partie seulement est ouverte au publique. La visite est gratuite.

indonesie bali ubud palace

indonesie bali ubud palace

En sortant du temple, un vendeur de rue nous aborde pour nous proposer des billets pour le spectacle de danse traditionnelle qui aura lieu à l’Ubud Palace ce soir. C’est 100 K Rp par personne. On n’avait rien de prévu ce soir alors ok, on prend. Il faut revenir vers 19h pour espérer avoir de la place. En attendant, on continue la promenade.

indonesie bali ubud rue street

Un peu plus loin le long de la rue principale, on arrive au temple Saraswati. Il est dédié à Saraswati, une déesse hindou du savoir et des arts. Pour y arriver il faut traverser le Café Lotus pour arriver face aux bassins remplis de lotus et c’est d’ailleurs pour ça que le temple est aussi appelé Temple aux Lotus. Encore une fois n’hésitez pas à y aller, c’est joli, et c’est gratuit!

indonesie bali ubud saraswati temple lotus

Comme ici aussi, il y a un spectacle qui a lieu le soir, le reste du temple est fermé et on s’arrête devant la grande porte, sur la scène.

indonesie bali ubud saraswati temple lotus

indonesie bali ubud saraswati temple lotus

On fait une petite pause gastronomique dans un restaurant dont je n’arrive plus à me souvenir le nom, aaaaah! et que je n’arrive pas à trouver malgré mes recherches Google … il y a parfois des choses qui doivent rester cachées! Bref, on mange on mange et on ne voit pas le temps passer, viiiiiite bientôt 19h! De retour devant le temple, il y a beaucoup de monde !! Toutes les chaises sont déjà occupées et il faut trouver un endroit où s’installer avec vue sur la scène, finalement en se faufilant on trouve un chouette emplacement 🙂

Quand la nuit est là, l’orchestre commence à jouer et là on se retrouve en plein dans le Gamelan. Le Gamelan c’est un ensemble instrumental typique de l’Indonésie. Il est principalement composés de percussions : gongs, cymbales, métallophones, xylophones et tambours divers. C’est très particulier, la musique est très répétitive et reprend à l’infini des boucles qui varient de temps en temps. C’est un peu hypnotisant et à la fois pas évident à suivre. Il parait qu’un instrumentiste de Gamelan ne répète jamais seul chez lui, l’apprentissage se fait toujours en commun.

indonesie bali ubud puri saren palace danse

Ensuite les danseuses arrivent, c’est la danse Legong. Tout est codifié, la position du corps, les doigts et les yeux écarquillés, rien n’est laissé au hasard.

indonesie bali ubud puri saren palace danse

Bon personnellement ma partie préférée, c’est ici, avec l’arrivée des « petits cerfs mignons » et qui représentent je ne sais plus quoi 🙂

indonesie bali ubud puri saren palace danse cerfs

Très honnêtement, même avec le livret explicatif, l’histoire est franchement dure à suivre. C’est la danse Ramayana.

indonesie bali ubud puri saren palace danse monkey king roi singe

C’est beau, n’est-ce pas ? 😉

indonesie bali ubud puri saren palace danse

indonesie bali ubud palace puri saren nuit night

Le spectacle dure environ 1h30. Le temps peut paraitre parfois un peu long pour le public non averti (j’en ai vu beaucoup bailler et quelques uns partir haha) mais ça vaut le coup. C’est pas tous les jours qu’on a une danse traditionnelle indonésienne dans un temple au cœur de Bali 🙂

Le reste de la soirée, c’est balade dans les rues et c’est très animé. Il y a énormément de boutiques dont beaucoup de marques internationales (il y a même un Starbuck, et probablement bientôt un Macdo). Ça ne fait pas très authentique, on a presque l’impression d’être dans une galerie marchande à ciel ouvert. Heureusement on retrouve notre chouette terrasse bien tranquille, il fait presque frais, on est bien 🙂

indonesie bali ubud terrasse nuit night moon lune

Allez, bonne nuit Bali!

<< Jour 9 – Gili Air
>> Jour 11 – Bali – Ubud

Jour 9 – Gili Air

Indonésie – Jour 9 – Gili Air

La nuit n’est pas au top, il y a eu une coupure de courant jusqu’au petit matin (ça arrive souvent sur l’ile qui fonctionne sur générateurs), et du coup plus de clim ni de ventilo, on meurt de chaud, et au matin les hauts parleurs de la mosquée sont là pour rappeler à tout le monde qu’il est heure de se lever! haha 🙂

Petit déjeuner tranquilou au Turtle Garden et ensuite rendez-vous devant la petite boutique où on a booké la veille notre journée snorkeling autour des iles Gili. On découvre nos compagnons de la journée et tout le monde choisi des masques et tubas (en plus ou moins bon état). Nous ça va, on est équipé. On attend ensuite sur la plage qu’un bateau vienne nous chercher. Comme ils sont tous mutualisés et qu’on nous demande de monter sur un bateau déjà rempli à ras bord, on fait semblant de ne pas entendre pour monter dans un prochain qu’on espère moins rempli. Mais le suivant est lui aussi quasi complet, alors tant pis on embarque ! 🙂 le rafiot tangue beaucoup et aucun gilet de sauvetage, mais on ne part pas en haute mer, allez hop en route !

indonesie gili air snorkeling tour

On ira plonger autour des trois iles, Gili Air, Gili Trawangan et Gili Meno. L’eau est carrément transparente, et comme le tour promet « turtle guaranteed » ça tient toutes ses promesses! Dès la première plongée, bim! une tortue de mer qui passe tranquillement par ici. C’est tout de suite l’euphorie, on nage à côté d’une tortue de mer dans son milieu naturel, c’est pas commun, alors on est un peu tout fou 🙂

indonesie gili air snorkeling tour turtle tortue

Bon après quand j’y repense et qu’on voit l’envers du décor, ça fait quand même moins rêver : c’est un troupeau de paparazzis qui harcèle une pauvre petite tortue qui n’avait rien demandé à personne … au moins, tout le monde était « respectueux » et personne ne s’est amusé à lui tenir les nageoires ou autres conneries, c’est déjà ça 🙂

indonesie gili air snorkeling tour turtle tortue

On croisera de nombreuses tortues (on est presque blasés à force ahah 😉 ) et c’est assez incroyable de voir avec quelle facilité notre équipage les repère en un coup d’œil à 10m de fond. Et c’est encore plus incroyable de les voir plonger sans problème à cette profondeur pour inciter la tortue à nager un peu (bon j’avoue c’est pas cool pour la tortue qui prenait son casse croute tranquillement au fond de l’eau).

indonesie gili air snorkeling tour turtle tortue

indonesie gili air snorkeling tour turtle tortue

indonesie gili air snorkeling tour turtle tortue

indonesie gili air snorkeling tour turtle tortue

Ce n’est pas forcément le meilleur côté de la tortue sur cette photo haha 😉

indonesie gili air snorkeling tour turtle tortue

Mais c’est celui qu’on voit le plus souvent car à ma grande surprise, ça nage assez vite une tortue. Même si les mouvements paraissent lents, ils sont sacrément efficaces! Et elle trouve très rapidement les courants pour l’entrainer et on peut très facilement se retrouver embarquer avec elle et réaliser au bout de 10 secondes que le reste du groupe est déjà 100 m derrière! Toujours penser à checker où se trouve le bateau 🙂

Bon il n’y avait pas que des tortues, voici quelques copains poissons.

gili air snorkeling tour poissons

Pour la pause déjeuner on débarque tous sur une plage de Gili Meno, au nord est de l’ile. C’est un autre spot à tortues. Mais en attendant c’est un spot à touristes, car tous les bateaux partis pour le même tour de snorkeling arrivent au même endroit.

gili air snorkeling tour meno

On est tous au Ana Warung, un petit resto sans prétention, de toute façon on n’est pas venu pour la gastronomie, un nasi goreng, une bintang et c’est reparti! 🙂 Mais c’est aussi le moment de discuter avec nos compagnons de bateaux et faire des chouettes rencontres!

gili air snorkeling tour meno

Après cette petite pause on repart nager avec les poissons 🙂

gili air snorkeling tour poissons

On fait aussi des drôles de rencontres sous l’eau, à l’ouest de l’ile. Il s’agit de Bask Nest, une œuvre de l’artiste sculpteur Jason DeCaires Taylor. 48 statues au fond de l’eau. Les statues sont avec un pH neutre et conçues pour être rapidement recouvertes de corail.

gili air snorkeling tour statues bask nest

gili air snorkeling tour statues bask nest

Pas loin de là se trouve aussi le Gili Meno Wall, un autre spot de plongée. Et on retrouve toujours nos copines les tortues ! 🙂

gili air snorkeling tour tortue turtle

Et hop fin de la petite journée snorkeling, on revient à l’embarcadère de Gili Air vers 15h. Franchement si vous êtes sur les iles Gili, ne vous privez pas de cette sortie, c’est tranquille et super agréable, et turtle guaranteed ! 😉

gili air snorkeling tour meno

Bon maintenant on se demande ce qu’on va faire, on sent que les iles Gili c’est sympa, mais passer encore des journées à ne quasi rien faire et boire des cocktails sur la plage, ça devient vite lassant (pour nous en tout cas). On décide de partir le lendemain, alors direction les bureaux de Blue Water Express pour réserver, mais aaaaah tout est complet! C’est à ce moment qu’on nous parle d’une toute nouvelle compagnie (même pas un mois d’existence) qui propose le retour à Bali en fast boat : Wan Gobel Express. 650K Rp par personne et transport inclu jusqu’à notre hôtel à Bali (qu’on n’a toujours pas réservé d’ailleurs). Ça semble honnête, et puis de toute façon on n’a pas trop le choix et on se dit qu’une nouvelle compagnie qui fournit des jolis tenues blanches et orange fluo à ses employés a surement du miser aussi un peu sur la sécurité et l’équipement pour se démarquer de ses concurrents. Allez, on prend les billets, on verra bien demain!

indonesie gili air

La fin de journée est tout peinarde, on lézarde en tong, on shopping, on se ballade le long des plages de l’ile. Il y a des constructions de bungalows, villas et resorts un peu partout. Certains lieux sont d’ailleurs assez flippants dans la démesure et le désign comme le Pink Coco, et puis il y a de la musique lounge partout, et des spots à #maplusbellephoto #instagram #jem’aime tous les 10m. On sent que ça va vite devenir un peu n’importe quoi Gili Air!

indonesie gili air instagram balancoire plage beach

Heureusement on trouve un petit havre de paix : Island View Bar. Des petites tables avec canapés et coussins sous les arbres, des lampions, du reggae, des bons cocktails et un super barbecue, yeah, on se pose ! bon on a juste oublié d’avoir assez d’argent sur nous pour commander une autre tournée et c’est parti pour la recherche d’un ATM (il y en a 5 sur l’ile je crois), alors on part en expédition en s’éclairant au portable et on a faillit écraser notre petit pote le gecko!

indonesie gili air night gecko

Mission réussie, quelques centaines de mètres plus loin, un ATM et de l’argent liquide! on revient vite vers nos coussins douillets et on se fait péter la panse à coup de barbecue de poissons grillés. Simple et bon 🙂

indonesie gili air by night

De retour à l’hôtel, avant de ronfler dormir, j’ai quand même le réflexe de réserver une chambre pour demain (toujours via Agoda), quand on sera à Bali. D’ailleurs où serons nous à Bali, je vous le demande ? Et bien nous verrons ça demain 🙂

<< Jour 8 – Gili Air
>> Jour 10 – Gili Air – Bali – Ubud

Jour 7 – Labuan Bajo – Bali – Padangbai

Indonésie – Jour 7 – Labuan Bajo – Bali – Padangbai

Réveil tranquille à la Bohème à Labuan Bajo. Même si une mosquée est juste à côté on n’a pas été dérangé par l’appel à la prière. A la limite c’est plutôt la PS4 dans la salle à côté qui nous a posé problème quand trois hollandais bourrés sont venus y jouer en pleine nuit, mais finalement ça s’est bien arrangé. Ce matin on ne se presse pas, notre vol est à 12h55. J’ai choisi Garuda Indonésia pour être certain de bien pouvoir décoller, la compagnie est réputée plutôt fiable dans ses horaires (ce qui n’est pas le cas de toutes les autres compagnies aériennes en Indonésie, il faut bien prendre ça en compte). Le trajet jusqu’à Bali Denpasar coûte 1.400.000 Rp par personne, c’est un peu cher mais au moins on a la tranquillité.

On déguste paisiblement nos pancakes maison et on discute avec Nathalie, une française qui gère le lieu et nous raconte son quotidien en Indonésie et les joies et les galères qu’elle rencontre. Encore une fois, elle est très sympa, tout comme ce lieu que je recommande à nouveau, il mérite d’être connu! 🙂

indonesie labuan bajo boheme auberge jeunesse

Je profite du wifi pour réserver rapidement une nuit d’hôtel à Padangbai. Car en arrivant à Bali – Denpasar à 14h30, si on rajoute 2-3 h de taxi, il sera de toute façon trop tard pour prendre un bateau pour les iles Gili. Et dans la foulée on s’arrange avec Nathalie pour utiliser un vieux pickup tout pourri pour nous conduire à l’aéroport de Labuan Bajo. Sincèrement, la camionnette tenait avec du scotch et des bouts de ficelles, on a bien rigolé 🙂 (et on laisse un petit 30K Rp de pourboire au conducteur)

L’embarquement et le vol de Florès à Bali avec Garuda Indonésia se passe sans soucis, la météo est toujours nickel.

indonesie avion ile

Une fois arrivés à l’aéroport de Bali Denpasar, il faut maintenant rejoindre Padangbai, et pour ça il faut trouver un taxi … on passe par hasard devant le bureau de la compagnie Blue Bird Taxi dans l’aéroport. C’est la compagnie de taxi la plus « sûre » de Bali (sûre, veut dire plus cher mais pas d’embrouilles sur le prix). Justement, il y a un couple de néerlandais qui est en train de négocier un trajet pour Padang Bai. On leur propose de partager le taxi, et hop, affaire réglée. Ce sera 300K Rp par couple. Pour gagner un peu de temps, on demande au chauffeur de prendre l’autoroute suspendue à la sortie de l’aéroport (il faut rajouter 11.000 Rp de péage). Le trajet prend environ 2h30 et on discute avec nos nouveaux amis (un médecin et une biologiste). On se fait même une petite pause pour s’acheter des bonnes glaces et des gâteaux qu’on partage avec notre chauffeur 🙂

On arrive à Padangbai vers 17h. C’est un petit village de pêcheurs niché dans une crique au nord est de Bali et c’est un des points de départ pour prendre un bateau vers Lombok ou les iles Gili. On file directement vers les  bureaux de la compagnie Blue Water Express ( https://bluewater-express.com/ ). On sait que la traversée de Bali à Lombock / Gili peut être très mouvementée, voir dangereuse. Le détroit de Lombock est souvent agité par une forte houle et il y a énormément de courant. On ne compte plus les anecdotes sur les traversées infernales avec des fastboats qui ressemblent d’avantage à des épaves. Donc pour éviter ça (et car on eu le même genre d’expérience au Vietnam 😉 ) on choisit Blue Water Express. C’est une compagnie un peu plus chère que les autres, mais avec qui on ne risque pas sa vie haha 🙂 Leurs bureaux ferment à 18h alors on se dépêche, d’autant plus que demain c’est dimanche et d’après le chauffeur de taxi il vaut mieux réserver maintenant que risquer de ne pas avoir de places demain matin. Toutes les compagnies ont leurs bureaux au même endroit, et c’est clairement la guerre, toutes les 10 secondes un rabatteur essaie de nous prendre par le bras pour nous emmener chez un concurrent ! Finalement on trouve les bureaux et on négocie péniblement un aller simple vers Gili Air à 700K Rp par personne.

indonesie bali padang bai plage bateaux

Maintenant, direction notre hôtel, le Bejy Bai Resort (250K Rp au lieu de 700K en passant par Agoda). Tout au bout de la plage, il donne bonne impression. Grande allée donnant dans un superbe jardin, accueil au top avec petit cocktail de bienvenue. La chambre est spacieuse et la salle de bain parfaitement nickel. On est vraiment satisfait, même si l’hôtel donne l’impression d’avoir connu son âge d’or il y a une dizaine d’années et qu’il faudrait faire un peu d’entretien. Mais bon on s’en fout, on est juste là pour une nuit 🙂

indonesie bali padang bai bejy bay resort

indonesie bali padang bai bejy bay resort

On part retrouver nos amis néerlandais du taxi au Sunshine Bar. C’est un tout petit bar, pas loin des bureaux des compagnies de fastboat. L’ambiance est assez sympa, les serveurs sont souriants et après quelques bières on fait la connaissance d’une belge qui joue de la guitare et qui nous explique qu’elle revient souvent ici voir ses potes qui tiennent le bar et que c’est l’endroit le plus cool du coin. On la laisse à sa musique et on part chercher un endroit où manger. Le long de la plage c’est plutôt désert et on s’arrête au restaurant du Puri Rai. En gros c’est le seul resto ouvert avec du monde. C’est clairement un endroit à touristes (avec pizza, pasta et burger au menu). On commande local et même ça, c’est très moyen. Et en prime je prends un verre de vin rouge, dégueu. La soirée reste cool, on s’amuse bien 🙂

En rentrant à l’hôtel en titubant un peu, on aperçoit de nombreux chiens errants sur la plage, dont certains plus ou moins estropiés et se comportant bizarrement. On se demande s’il y a la rage dans le coin alors on se dépêche un peu, et d’autant plus que les moustiques sont de sorties! Hop au dodo!

<< Jour 6 – Pulau Padar – Kanawa – Labuan Bajo
>> Jour 8 – Gili Air

Jour 6 – Pulau Padar – Kanawa – Labuan Bajo

Indonésie – Jour 6 – Pulau Padar – Kanawa – Labuan Bajo

La nuit à la belle étoile dans le bateau n’a pas été de tout repos, je me suis réveillé durant la nuit car ça tanguait méchamment ! (j’ai même cru que mon sac était passé par dessus bord!) mais visiblement autour de moi tout le monde dormait paisiblement, et j’ai un peu lutté contre le mal de mer et le bateau s’est mis en route pour trouver un endroit plus calme où finir la nuit. L’avantage d’être réveillé tôt c’est que j’ai pu profiter du très beau lever de soleil 🙂

indonesie komodo bateau mer sunset aurore lever soleil

indonesie komodo bateau mer sunset aurore lever soleil

Le petit déjeuner à peine terminé, on nous débarque sur une île, sans trop savoir ce qu’il y a ici. Bon on suit les gens, il y a un chemin qui grimpe, hop en route ! (et il fait déjà incroyablement chaud !!!!!). On est sur l’ile de Pulau Padar, située entre Rinca et Komodo, et je dois vous dire que très vite, la petite balade devient waouw! Les couleurs au matin sont incroyables et tout le paysage est beau 🙂

indonesie pulau padar ile

En grimpant (et avec la chaleur croyez moi, cette petite montée fait mal au réveil) on découvre un panorama époustouflant avec une vue sur plusieurs plages. C’est l’endroit idéal pour prendre vos plus belles photos! C’est d’ailleurs un spot réputé pour les photos de robe de mariée 😉

indonesie pulau padar ile

Le chemin du bout du monde !

indonesie pulau padar ile

indonesie pulau padar ile

Je le répète encore une fois, j’ai trouvé cette matinée sur l’ile de Padar vraiment magique! Un superbe souvenir 🙂

indonesie pulau padar ile

En redescendant j’ai de la peine pour des ouvriers qui font des allers retours dans le sentier pentu. Ils montent des lourdes pierres sur leurs dos pour fabriquer des belles marches pour que les prochains visiteurs en tongs puissent monter plus facilement … On achète une petite noix de coco aux vendeurs ambulants sur la plage (et parmi eux je reconnais notre guide de la veille sur l’ile de Komodo! obligé de cumuler les jobs) et retour au bateau. On a tellement chaud alors qu’on improvise un concours de plongeons dans la mer depuis le toit du bateau! super fun et rafraichissant 🙂

indnosie mer rocher

On reprend la mer en direction du fameux Manta Point. Il se situe près des petits atolls de Karangan, au nord-est de Komodo. C’est une zone où très régulièrement des gigantesques raies mantas viennent nager à quelques mètres seulement des plongeurs! Ça fait rêver et a tous envie de voir ce spectacle ! Mais hélas, le rêve se transforme en catastrophe. Une fois sur la zone, on quadrille la surface à la recherche des raies mais on ne trouve rien, et d’autres bateaux nous rejoignent et cherchent eux aussi. Et je crois bien qu’à un moment, notre équipage nous a envoyé à l’eau, juste pour lancer le truc, même s’il n’y avait rien à voir. Et c’est super périlleux, car à cet endroit le courant est vraiment très fort. Il suffit de quelques secondes pour se retrouver à plusieurs dizaines de mètres du bateau et on s’épuise très vite. Sans accompagnement c’est même carrément dangereux. Et finalement notre gentille petite session de plongée se transforme en mission de sauvetage où le petit bateau à moteur essaie de récupérer tous les nageurs partis à la dérive en leur jetant des bouées et en les tirant avec des cordes, haha. C’est un gros loupé!

Dans la catégorie loupé, il y a aussi l’ile des chauves souris, Kalong island. D’après notre équipage, la population de chauves souris a migré récemment vers une autre ile et c’est beaucoup trop long pour y aller (ou alors simplement notre équipage était pressé de rentrer …). En tout cas, si vous en avez l’occasion, il parait qu’au coucher du soleil, on peut voir des milliers de chauves souris géantes s’envoler depuis la mangrove. Ça doit valoir le coup!

Bon, tout n’est pas loupé non plus hein 🙂 ne gâchons pas notre plaisir, et nous reprenons la route vers Kanawa island.

indonesie komodo kanawa island ile

La petite ile de Kanawa est située à environ 1 heure de bateau face à Labuan Bajo et c’est un peu le délire façon petite ile paradisiaque perdue. Un italien a acheté l’ile il y a plusieurs années et y a fait construire des petits bungalows, un restaurant, et il y a un unique ponton qui permet aux bateaux de s’approcher. Il n’y a pas d’eau douce sur l’ile, elle est livrée par bateau. Il y a très peu de monde, le sable est blanc, l’eau transparente, et il y a du corail et des poissons partout !

indonesie komodo kanawa island ile beach plage

Par contre pour y passer la nuit, ça n’a pas l’air génial, les bungalows et les infrastructures ont l’air de tomber doucement en ruine 😉 et on doit s’y sentir rapidement à l’étroit sur cette ile, c’est franchement pas grand …. mais pour y passer une demi-journée, ça vaut carrément le coup! (il y a juste un billet à donner pour permettre l’appontage, c’est l’équipage qui paye, c’est inclus dans notre tour).

Et comme c’est un bon spot pour sortir masque tubas et palmes, c’est parti !

indonesie komodo kanawa snorkeling corail poissons

indonesie komodo kanawa snorkeling corail poissons

indonesie komodo kanawa snorkeling corail poissons

indonesie komodo kanawa snorkeling corail poissons

indonesie komodo kanawa snorkeling corail poissons

indonesie komodo kanawa snorkeling corail poissons

indonesie komodo kanawa snorkeling corail poissons

indonesie komodo kanawa snorkeling corail poissons

indonesie komodo kanawa snorkeling corail poissons

indonesie komodo kanawa snorkeling corail poissons

C’est simple, on a l’impression de se baigner dans un aquarium tropical géant, sauf qu’ici c’est vraiment la réalité 🙂

Ensuite, c’est le retour à Labuan Bajo. Pour descendre du bateau, c’est encore un exercice périlleux, on enjambe le bastingage, on saute dans un cargo et une fois la cale traversée, on essaie comme on peut de sauter sur le quai sans se tordre la cheville ou tomber dans l’eau. Bonne galère avec les sacs sur le dos!

Au final je conseille carrément cette petite excursion 🙂

indonesie komodo labuan bajo sunset

On repasse rapidement récupérer nos sacs à l’accueil du L Bajo Hotel pour partir s’installer à La Bohème comme promis.

indonesie labuan bajo boheme auberge jeunesse

Puis on part retrouver nos compagnons de Komodo au bar Pirates pour se boire quelques cocktails (vive le Rusty Anchor!) et à la fin d’une soirée bien arrosée, retour à la Bohème. On check rapidement la suite du voyage … traverser toute l’ile de Florès en voiture pour rejoindre Maumere et faire les excursions volcans au passage ? ou prendre un vol pour Maumere et ensuite en prendre un autre pour revenir ? finalement, planning oblige, on décide de zapper Florès et à la place on réserve un vol pour Bali avec pour prochaine destination : les iles de Gili.

<< Jour 5 – Labuan Bajo
>> Jour 7 – Labuan Bajo – Bali – Padang Bai

Jour 5 – Rinca – Komodo

Indonésie – Jour 5 – Rinca – Komodo

Nouveau réveil à Labuan Bajo sur l’ile de Florès. Aujourd’hui on se dépêche car on va à la rencontre des dragons de Komodo! On laisse nos gros sacs à l’accueil de l’hôtel et à 7h30 on est devant la minuscule boutique qui nous a vendu le tour. On est toujours un peu stressés de découvrir si on s’est fait arnaquer ou pas. Le jeune est là et on descend avec lui à pieds jusqu’au port (il faut payer 2.000 Rp pour rentrer dans la zone portuaire … prévoir le petit billet).

Ensuite ça sent la galère, on suit notre « guide » au milieu des containers, dans une zone où clairement on n’a rien à faire. Le stress et l’agacement augmentent mais finalement au bout d’un moment on arrive enfin à lui faire cracher le morceau : il ne sait pas où est le bateau ! Après plus de 30 minutes de recherches, plusieurs coups de fils et des renseignements pris avec des pêcheurs, on trouve enfin notre bateau! En fait il est là, mais bien caché, amarré derrière trois autres bateaux ! On enjambe comme on peu les bastingages des navires sans se casser la figure, on traverse des ponts avec des équipages que ça n’étonne visiblement pas du tout! Enfin on est sur notre fier navire, le « Tomas » (du nom du capitaine, très fier lui aussi 🙂 ). On choisit notre matelas à l’arrière, on pose en vrac nos affaires dessus (on dormira à la belle étoile). Hop en route ! Direction les dragons !

indonesie rinca komodo croisiere

Pendant la traversée on a le temps de faire connaissance avec le reste des voyageurs qui nous accompagnent : une famille de polonais globetrotteurs, un couple d’anglais, un couple de néerlandais, un vieux tchèque qui gravit les volcans aux quatre coins du monde, un couple d’indonésiens en lune de miel, un couple venant de Porto Rico, une belge, une canadienne, un australien, et enfin un couple de russes avec une blonde qui nous fera bien rire (Instagram girl power haha 😀 )

indonesie rinca komodo croisiere instagram

La traversée est calme, la météo est magnifique, c’est splendide. L’océan est d’un bleu profond et toutes les iles autour de nous ont cet aspect vraiment caractéristique.

indonesie rinca komodo croisiere

Ici on passe à côté de la petite ile de Kukusan où vit une minorité musulmane de 54 familles installées ici depuis 5 générations. Ils font partie de la communauté des Bajau, les gitans de la mer, qu’on retrouve dans les petites iles indonésiennes et malaisiennes.  Ils vivent principalement de la pêche. Ils sont aussi réputés pour être d’excellents apnéistes. Labuanbajo signifie d’ailleurs le port des Bajau.

indonesie rinca komodo croisiere

Ile de Rinca

Notre bateau arrive sur l’ile de Rinca, tout le monde descend. Il y a parait-il des crocodiles marins dans la baie mais on n’a rien vu. Rinca fait partie du Parc National de Komodo créé en 1980. Il regroupe les iles de Komodo, Rinca, Padar et d’autres iles plus petites.

indonesie rinca komodo crocodile

En passant sous le portail d’entrée du parc on a hâte de voir les dragons autrement qu’en statues.

indonesie rinca komodo

Les rangers de l’ile vivent à l’entrée du parc dans quelques baraquements et attendent la nouvelle tournée de visiteurs assis à l’ombre. Il faut payer à nouveau : 250.000 Rp / personne pour visiter Rinca et Komodo dans la journée, plus un supplément de 30.000 Rp pour le ranger qui nous accompagne. En fait ils sont trois à nous accompagner, ça dépend de la taille du groupe, et ils ont tous un long bâton pour tenir à distance les dragons (si jamais on en croise).

indonesie rinca komodo gardien rangers

Et c’est justement à ce moment là que notre premier dragon de komodo passe tranquillement devant nous, comme s’il revenait des toilettes ! 🙂

indonesie rinca komodo dragon

Il rejoint ses potes qui sont tous là, allongés derrière une maison à 10m de nous. On nous explique qu’ici se trouvent les cuisines  et que les dragons sont attirés par l’odeur (et par les restes de nourriture qu’ils doivent probablement recevoir de temps en temps). Bon au moins on est rassuré sur un point : on ne repartira pas bredouilles, on voit des dragons de Komodo en liberté, à seulement quelques mètre de nous et les bestioles sont sacrément imposantes!

indonesie rinca komodo dragon

C’est le plus grand lézard du monde et il mesure en moyenne 2 à 3 mètres de long pour 70kg. Et quand il vous regarde comme ça, on se dit qu’il est déjà en train de vous imaginer dans son estomac ! Très vite on apprend plein de choses : les mâles ont le museau plus large que les femelles, ils ont des tendances cannibales et les jeunes dragons partent se réfugier dans les arbres, ils ne voient pas très bien mais ont un sens olfactif incroyable grâce à leur langues.

indonesie rinca komodo dragon

La morsure est redoutable (venin, nécrose, bactéries) est peut être mortelle si elle n’est pas immédiatement traitée à grands coups d’antibiotiques. Autant dire que les cerfs, buffles et chèvres qui se font mordre n’ont aucune chance, et il ne reste plus au dragon qu’à suivre sa proie blessée pendant plusieurs jours et attendre qu’il soit trop faible pour pouvoir enfin l’achever. Sa queue lui sert aussi d’arme, il peut la faire claquer comme un fouet (on l’a vu et ça surprend!). Et il peut enfin piquer des petits sprints à 20-30 km/h (il parait qu’il faut s’enfuir en zigzag si on est coursé par un dragon).

Bref, il vaut mieux rester sur ses gardes 🙂 Ah et le comble, si vous pensez vous réfugier dans l’eau, sachez qu’il est aussi capable de nager ! haha

indonesie rinca komodo dragon

C’est parti pour la balade dans le parc. Il y a le « grand »  et le « petit » tour. Les rangers insistent lourdement pour qu’on fasse le petit tour. Il fait très très chaud et en fait la randonnée consiste principalement en une balade dans les hauteurs de l’ile. On se retrouve en pleine savane (il n’y a quasiment jamais de dragons ici).

indonesie rinca komodo savane

C’est un chouette dépaysement, top 🙂 (on jette juste de temps en temps un regard inquiet autour de soi pour vérifier qu’il n’y a quand même pas un dragon perdu ou en embuscade)

indonesie rinca komodo savane

La vue sur la baie où se trouve notre bateau  🙂

indonesie rinca komodo baie

En redescendant on fait connaissance avec les autres habitants de l’ile : la réserve alimentaire des dragons.

indonesie rinca komodo dragon buffle

indonesie rinca komodo savane cerf

indonesie rinca komodo savane singe

Voilà, on a survécu à Rinca, quelle aventure ! ahahah

indonesie rinca komodo savane

Il parait que les 900 dragons qu’on trouve sur cette île sont les plus excités. On n’a pas du tout senti ça, mais je crois que comme tout le monde, ils étaient écrasés par la chaleur. En tout cas, ne vous posez pas de questions, allez à Rinca 🙂

Retour au bateau, déjeune et sieste et on reprend la navigation en direction de l’ile de Komodo.

indonesie rinca komodo mer bateau

indonesie rinca komodo ile

En longeant le rivage on a la chance de croiser deux dauphins en balades. C’était ma première rencontre (de loin) avec des dauphins dans la nature, j’étais tout excité 🙂

indonesie rinca komodo mer dauphins

Le relief de l’ile de Komodo est incroyable et si ça vous fait penser à un film, ce n’est pas un hasard. Moi j’ai directement pensé à King Kong … et ensuite j’ai découvert que ça a réellement servi d’inspiration au film de 1933. En 1926 il y a eu à Komodo l’expédition de Burden, un jeune et riche américain fraichement diplômé de Harvard, qui est parti à la découverte des monstres mystérieux vivants sur cette île. Il est accompagné dans cette aventure par sa jeune femme blonde. Ils ramèneront aux USA quelques spécimens qui feront fortes impression. Le récit de son voyage et de ses aventures impressionneront beaucoup un des ses amis, Cooper, producteur de cinéma et qui s’en inspirera pour le film King Kong 🙂

indonesie rinca komodo ile

On fait halte à la Pink Beach de Komodo. Ici le sable est rose! En réalité, c’est grâce aux foraminifères (des animaux microscopiques) qui produisent un pigment rouge qui se mélange au blanc du sable et hop, le sable devient rose.

komodo pink beach plage sable rose

En plus de faire une pause bronzette sur la plage, on en profite à nouveau pour explorer les fonds sous marins et ça fait bien plaisir 🙂

komodo pink beach plage sable rose snorkeling

komodo pink beach plage sable rose snorkeling

komodo pink beach plage sable rose snorkeling

komodo pink beach plage sable rose snorkeling

komodo pink beach plage sable rose snorkeling

Fin de la petite pause baignade, on reprend la navigation …

komodo pink beach plage sable rose

Ile de Komodo

En fin d’après midi on débarque enfin pour de bon sur l’ile, et on arrive devant le portail du parc. On se croirait dans Jurassik Parc cette fois 🙂

indonesie komodo

L’ile de Komodo est beaucoup plus grande que Rinca et abrite d’avantage de dragons (environ 3.000). Là encore, il y a plusieurs boucles de randonnées proposées. On est les derniers visiteurs de la journée, l’ile est déserte et on se balade tranquillement. On a cette fois la chance de rencontrer des dragons en liberté dans la forêt.

indonesie komodo dragon

Et en particulier ce gros spécimen qui est arrivé sans faire de bruit juste derrière notre groupe pendant qu’on s’extasiait sur le petit dragon de l’autre côté. Il faut vraiment avoir l’œil partout 🙂

indonesie komodo dragon

En revenant à la plage on a la chance de voir un autre dragon se promener au bord de la mer. Difficile de le trouver dangereux avec sa démarche ridicule … et pourtant, en le suivant …

indonesie komodo dragon

Il semble nous avoir déjà oublié et il se dirige vers un endroit bien précis ….

indonesie komodo dragon

Mais où donc sa marche implacable le conduit-il ? nous sommes tous en train de le suivre quand soudain …

indonesie komodo dragon

A une centaine de mètres de là, un cerf se repose paisiblement … et il lui tourne le dos !!! erreur fatale !!

indonesie komodo dragon

La scène horrible de l’attaque fulgurante du dragon et la mise à mort du cerf va avoir lieu juste là, sous nos yeux!! on a envie de prévenir le cerf et on aussi envie de laisser le prédateur à l’œuvre, quel dilemme !!

indonesie komodo dragon

Et en fait … c’est le gros fail !! 🙂 trop lent le dragon, le cerf le repère facilement (il est possible qu’avec tous les « ho my god » qu’il a entendu, il a senti qu’un truc louche se préparait dans son dos 😉 ).

indonesie komodo dragon

On repart de l’ile en mode joyeuse troupe indisciplinée, limite en train de se faire éjecter par les rangers qui veulent se débarrasser de nous, et il y a l’équipage du bateau qui crie de se dépêcher depuis une bonne demi-heure au moins, et tout le monde s’en fout, haha 🙂

indonesie komodo

Le soleil se couche derrière les montagnes de l’ile de Komodo …

indonesie komodo sunset

Notre bateau navigue un peu pour trouver une baie paisible et on passe une excellente soirée. On lance la musique, on blague, on rit, on chante, on ouvre les bières et je pêche du poisson à la ligne sous les étoiles avec mon pote indonésien et sa jeune épouse 🙂

indonesie komodo croisiere sunset

Good night les dragons, une très belle journée passée en votre compagnie 🙂

<< Jour 4 – Labuan Bajo
>> Jour 6 – Pulau Padar – Kanawa – Labuan Bajo

Jour 4 – Labuan Bajo

Indonésie – Jour 4 – Labuan Bajo

Après plusieurs journées avec des réveils très matinaux, aujourd’hui on se fait plaisir avec une petit grasse mat’ histoire de bien se reposer. Au réveil, il fait déjà très chaud à Labuan Bajo. On repasse à Avrilia Adventure pour leur donner les numéros de passeport (pour finaliser notre réservation pour notre trip sur Komodo) mais il n’y a personne (et le bureau est grand ouvert). On décide de faire un petit tour en ville en attendant. Labuan Bajo c’est tout petit et ça se fait facilement à pieds. Il y a toujours des travaux partout et on sent que cette petite ville va bientôt devenir un véritable pole touristique dans la région. Juste après le vieux port il y a même un Marina Center ultra moderne en cours de construction. Mais pour le reste, il n’y a pas grand chose à visiter …

indonesie labuan bajo

On retrouve finalement un des jeunes pour les numéros de passeports, mais il est beaucoup moins sympa que la veille et nous demande l’intégralité de l’argent. Je refuse toujours, et je commence à me demander si on n’est pas tombé sur une arnaque … on verra bien demain. Maintenant il faut trouver comment remplir notre journée. Comme on voit pas mal d’agences de plongées, on tente notre chance, mais en très grande majorité les excursions commencent tôt le matin et il est déjà trop tard. Alors qu’on essuie un nouveau refus, un français visiblement pote du patron de l’agence vient nous parler. C’est François, le patron du La Bohème Bajo, une auberge de jeunesse.

On discute pas mal avec lui de son activité et des difficultés à monter son business ici : le manque de formation du personnel (aucune école d’hôtellerie dans les environs et la difficulté à savoir parler anglais), la pollution et la notion d’écologie totalement absente, la gestion des déchets, la radicalisation d’une partie de la population avec des imams financés par l’Arabie Saoudite, l’administration très compliquée à gérer, etc … Bref les choses n’ont pas l’air simples mais l’endroit qu’il a lancé nous intrigue. L’accès n’est pas évident à pieds, on serpente dans des minuscules ruelles, on enjambe un vieux pont au dessus d’une rivière (pleine de déchets), on longe une mosquée et on arrive … et c’est génial! Je fais vraiment la promo, car La Bohème c’est vraiment un lieu très cool ! on s’y sent tout de suite à l’aise et tout est bien fait, il y a de l’effort pour faire simple et bien 🙂
Allez y!!

indonesie labuan bajo boheme auberge jeunesse

Il y a de la pâte à pancake à disposition, on voit des livreurs apporter un véritable billard (on se demande par où ils sont passés vu le chemin qu’on a pris pour venir ici), on discute déco (les portes trouvées à Bali, les tabourets réalisés à partir d’épaves de barques, les céramiques venant d’un artisan local, etc …). On grignote un truc sur place (simple et bon), on sirote une bière et on s’inscrit pour l’excursion snorkeling (30.000 Rp, c’était même gratuit avant, simplement il fallait laisser un petit pourboire au capitaine du petit bateau … mais comme les voyageurs ne jouaient pas le jeu, c’est devenu payant mais hyper abordable, c’est le prix d’une bonne bière!).

Hop c’est parti pour la balade. Dès qu’on sort du La Bohème, sur le front de mer, c’est tout de suite ghetto à côté. On sent que les voisins vivent vraiment dans une très grande misère. Notre bateau arrive, on escalades les rochers et on embarque. On est seuls, c’est le top! 🙂

indonesie labuan bajo ile

La côte est vraiment belle et les couleurs sont magnifiques, c’est trop cool 🙂

indonesie labuan bajo ile

Après quelques minutes de navigation on arrive sur la petite ile de Palau Bidadari (l’ile des anges). C’est en fait une petite ile privée de 15 hectares avec 3 plages, entourée de récifs corallien et le tout est en zone protégée. Il y a un petit resort très classe à quelques dizaines de mètres de là ( https://www.angelisleflores.com/ ) caché par la végétation, et quand on arrive il n’y a personne! La grande plage est pour nous seuls ! 🙂

indonesie labuan bajo palau bidadari

indonesie labuan bajo palau bidadari

Allez hop, c’est parti pour 2 bonnes heures de snorkeling au milieu du corail et des poissons multicolores! 🙂

indonesie palau bidadari angel island snorkeling

Une petite compilation des rencontres sympas que vous pouvez faire sous l’eau à quelques mètres de la plage 🙂

indonesie palau bidadari angel island snorkeling

indonesie palau bidadari angel island snorkeling

indonesie palau bidadari angel island snorkeling

indonesie palau bidadari angel island snorkeling

indonesie palau bidadari angel island snorkeling

indonesie palau bidadari angel island snorkeling

indonesie palau bidadari angel island snorkeling

indonesie palau bidadari angel island snorkeling

indonesie palau bidadari angel island snorkeling

On a franchement adoré cette sortie et cette impression de nager dans un aquarium tropical, alors qu’en fait, on est réellement dans une mer tropicale 🙂

indonesie palau bidadari angel island snorkeling

Notre bateau revient en fin d’après midi, et pendant le retour on voit des singes sauvages jouer sur la plage d’une autre ile, le ciel est en partie couvert, et c’est très beau!

indonesie labuan bajo ile

Même si vous avez déjà payé un peu pour la traversée, un petit pourboire dans la tipbox du bateau ne fait pas de mal 😉

indonesie labuan bajo ile

indonesie labuan bajo ile

En revenant à terre, on longe à nouveau le quartier très pauvre en direction de l’auberge de jeunesse. Sur la plage pendant le snorkeling, j’avais trouvé un petit collier de perles en plastique. Je l’offre à une petite fille qui était en train de griller du poisson avec ses parents et qui me faisait un sourire accompagné d’un « helloooo ». Elle est toute surprise et juste après c’est le big smile et la fierté du « hé j’ai un collier ». Les femmes voilées autour font aussi des sourires des signes de la tête pour nous remercier, sourires partagés, un instant vraiment anecdotique mais qui fait plaisir 🙂

indonesie labuan bajo sunset

Après une douche à notre hôtel, on décide d’aller manger au restaurant « gastronomique » de Labuan Bajo. Il y a la pub dès l’arrivée à l’aéroport, c’est le Made in Italy. En fait Marco (le chef italien) a ouvert son premier restaurant en 2010 dans le port de Labuan Bajo avant de le déplacer un peu à l’écart du centre (10 minutes à pieds) sur la rue

Good night Labuan Bajo 🙂

<< Jour 3 – Yogyakarta – Denpasar – Labuan Bajo
>> Jour 5 – Rinca – Komodo

Jour 3 – Yogyakarta – Denpasar – Labuan Bajo

Indonésie – Jour 3 – Yogyakarta – Denpasar – Labuan Bajo

Cette troisième journée indonésienne est d’avantage une journée de transit pour parcourir 1300km en 2 vols.

On se lève à 5h du matin à Yogyakarta, et on trouve très rapidement un taxi qui nous amène au petit aéroport. Notre vol Air Asia décolle à 8h (on a préféré être large niveau horaire). Et j’avoue qu’à ce moment là on est un peu dégoutés car il fait un temps magnifique! (et c’était justement en partie à cause du mauvais temps qu’on part d’ici haha). On se dit que pour ceux qui sont partis voir le lever de soleil sur Borobudur ce matin, le spectacle devait être  incroyable, tant pis pour nous. Juste après le décollage, on découvre enfin le Merapi! C’est le volcan à 30km de Yogyakarta mais qu’on n’avait jamais pu voir jusqu’ici car il était tout le temps caché par la brume.

indonesie yogyakarta merapi volcan

Le Merapi est considéré comme le volcan le plus actif et le plus dangereux d’Indonésie! Il culmine à 2900m et on recense 49 éruptions explosives entre 1548 et 2010. Merapi signifie « montagne de feu » en javanais. Depuis 2010 il a causé la mort d’au moins 350 personnes.

Il était d’ailleurs rentré en éruption à peine quelques semaines avant notre arrivée …

Depuis l’avion on peut même voir 4 grands volcans indonésiens en même temps! De gauche à droite : le Sumbing (3371m, dernière éruption 1730), le Sundoro (3136m, dernière éruption 1971), le Merapi (2900m, dernière éruption 2018), le Merbabu (3145m, dernière éruption 1797). Si vous avez le temps, certains volcans s’escaladent assez facilement en mode randonnée, comme le Merbabu par exemple. Pour nous, on se contentera  de cette belle vue depuis les airs.

indonesie yogyakarta merapi volcan

indonesie yogyakarta merapi volcan

Le survol de l’ile de Java se fait dans de très bonnes conditions, la météo est excellente, on profite du paysage 🙂

indonesie volcan

Ici sur la photo c’est le parc national de Alas Purwo, le point le plus à l’est de l’île de Java.

indonesie avion ile

On atterrit à 10h30 à l’aéroport de Denpasar sur l’ile de Bali, et dès la sortie de l’avion, on se dit tout de suite que le climat est très agréable ici. Chaud, doux, super agréable 🙂 Et tout de suite on voit qu’il y a énormément de touristes. Comme il y a un autre vol de la compagnie Garuda qui part à 11h pour Labuan Bajo, je cours au comptoir de la compagnie pour tenter de faire un échange (notre vol est à 14h), mais l’enregistrement est déjà fini, trop tard. Il nous reste donc à patienter 3h à l’aéroport dans la zone des vols intérieurs (qui est complètement différente de celles des vols internationaux qu’on prendra pour notre retour en France). On se pose à la terrasse d’un petit café local et on regarde passer les touristes poursuivis par les hordes de chauffeurs de taxi. D’ailleurs entre deux bières je vais discuter un peu avec eux et ils essaient tous de négocier un trajet avec moi, jusqu’à ce que je demande « ok mais lequel de vous va m’emmener à Labuan Bajo? » ahah le trajet en taxi sur une autre ile, ça les a bien fait rigoler 🙂

Enfin notre vol arrive, on a cette fois un petit avion à hélices. On survole l’ile de Lombok, puis les Petites iles de la Sonde Occidentale (Nusa Tenggara) et enfin on arrive en vue de l’ile de Florès. Vu du ciel, les iles ici ont vraiment un aspect et une couleur très caractéristique.

indonesie avion ile

Atterrissage à 16h30 à Labuan Bajo sur l’ile de Florès. L’aéroport est minuscule, c’est d’avantage un hangar. Et il fait terriblement chaud et humide! Ici les chauffeurs de taxis sont vraiment insistants, pour ne pas dire bien reulou. On pensait voir une navette de notre hôtel qui n’est jamais arrivée, et on fini par prendre un taxi à 40.000 Rp pour faire les 5 minutes de voiture jusqu’à notre destination.

indonesie labuan bajo

On avait réservé à l’arrache la veille au soir via Booking.com pour le L Bajo Hotel à 475.000 Rp la nuit alors que directement sur place on avait moyen de réserver à 425.000. Au moins la chambre est immense et propre. Il y a aussi la clim’ et une belle vue sur le coucher de soleil 🙂 (wifi à l’accueil uniquement, et petit dej minimaliste).

indonesie labuan bajo

Allez hop, on descend dans la rue pour se promener dans le centre … et c’est moche ! De la poussière partout, c’est sale et il y a une odeur de merde dans l’air … bon en fait ça s’explique car il y a de gros travaux de « modernisation » avec la création de jolis trottoirs .. mais en attendant, il n’y a pas de trottoir, et les égouts sont à ciel ouvert avec les odeurs des déjections de la ville … pas terrible comme première impression. Et toutes les 5 secondes on nous demande si on veut un taxi, un tour operator ou un hôtel, c’est un peu fatiguant à la longue.

Notre idée en venant ici, c’est évidemment d’aller à la rencontre des dragons de Komodo, et la meilleure option à mon avis c’est de faire un trip de 2 jours / 1 nuit sur un bateau au départ de Labuan Bajo. Et TOUT le monde propose ce genre de sortie. On rentre dans la première boutique (4 planches une table et quelques vieux posters usés), on explique qu’on va quand même checker la concurrence, on prend les renseignements. Le prix annoncé est à 800.000 Rp pour 2 personnes, et on le descend à 700.000 Rp. On prend une option pour un départ demain matin, et les deux jeunes avec qui on discute sont sympas (et essor du tourisme oblige, ils essaient d’apprendre le français sur internet et on leur donne quelques conseils de prononciation). En descendant la rue, on se rend compte que globalement tout le monde propose à peu près la même chose aux mêmes prix.

Dans la rue principale c’est un étrange mélange : des enfants jouent à la guerre en criant « allah akbar », des poules traversent la route au milieu des mobylettes, les hauts parleurs des mosquées hurlent, puis entre deux boutiques façon taudis, on voit un bar à vin, puis une crêperie, un resto italien, une galerie d’art, puis des taudis à nouveau. On sent vraiment que la petite ville est en pleine mutation.

On s’arrête boire un cocktail au bar Pirate. Un super endroit, belle ambiance déco et bons cocktails (et des touristes partout mais bon hein). On vous conseille vraiment 🙂
https://lepirate.com/labuan-bajo/

On retourne à notre première boutique Avrila Adventure pour leur dire « Allez banco! on vous a choisi les gars, trop cool » … et BIM! en arrivant ils nous expliquent que c’est trop tard, tout est déjà bouclé pour demain! Ils nous expliquent un peu le principe : il y a un certain nombre de bateaux et de capitaines qui fournissent tous exactement le même genre de voyage et de prestations. Les boutiques servent principalement à booker et remplir les bateaux au fur et à mesure. Tout est mutualisé. Si c’est plein chez eux, ce sera plein partout. Tant pis, on reporte notre petit trip d’une journée et on réserve pour le jour suivant. On paye seulement la moitié pour réserver et on insiste pour donner l’autre moitié ensuite, histoire d’éviter les arnaques.

On décide d’aller manger mexicain au Bajo Taco. Et c’est franchement une très bonne adresse, c’est frais, c’est bon et on a une super vue sur la mer. Très bonne ambiance (malgré les 2 coupures d’électricité) 🙂

Ensuite retour à l’hôtel avec l’estomac bien rempli et c’est parti pour une très bonne nuit!

<< Jour 2 – Yogyakarta – Borobudur – Prambanan
>> Jour 4 – Labuan Bajo

Jour 1 – Yogyakarta

Indonésie – Jour 1 – Yogyakarta

Les sacs à dos sont bouclés et les vaccins plus ou moins à jour, alors c’est parti, hop en route! Le premier vol en direction de l’Indonésie se fait avec la compagnie Singapore Airlines avec une escale de quelques heures à Singapour. Ensuite on embarque avec Air Asia (low cost asiatique) pour enfin arriver sur l’ile de Jakarta, à Yogyakarta en début d’après-midi. L’aéroport n’est vraiment pas très grand et dès la sortie on se retrouve dans une situation qui se produit très très très souvent en Indonésie : une horde de chauffeurs de taxis qui ne vous lâchent pas d’une semelle. On commence par récupérer des billets au distributeur, et on se familiarise avec ces liasses énormes qui nous remplissent les poches et et qui ne valent pas grand chose, c’est la roupie indonésienne (Rp ou IDR). On est fatigué alors on tire au sort notre taxi, pif paf pouf ce sera toi notre chauffeur. Le trajet en ville nous coûte 100.000 Rp (il y a surement moyen de négocier mieux, mais là on a juste envie de se reposer un peu).

Nous avons pris une chambre au Andrea Hotel (Sosrowijayan Wetan GT I/140 – https://andreahoteljogja.wordpress.com ). C’est un tout petit hôtel, mais il a l’avantage d’être très près de la gare, c’est super pratique si on doit prendre un train tôt. L’autre avantage, c’est qu’il est dans une minuscule rue piétonne, donc au calme et sans bruit de circulation. Le tarif est carrément abordable (310.000 Rp pour deux nuits) mais à ce prix là il ne faut pas s’attendre au grand luxe. La chambre est très simple, la fenêtre minuscule, et on a un peu l’impression d’être dans une cave humide et surchauffée. Il y a une petite télé qui ne fonctionne pas, et un ventilateur au dessus de la porte qui heureusement lui fonctionne. Pour récupérer de la fatigue du vol on fait une petite sieste.

Après un peu de repos on commence l’exploration de la ville un peu au hasard dans les rues. Il pleut, le ciel est gris, le voyage commence bien! Ah une précision importante, on est en pleine période de Ramadan, dans le plus grand pays musulman du monde et sur l’ile de Jakarta à majorité musulmane donc. Ça a son importance, car de nombreux restaurants et bars sont fermés.

Yogyakarta a servi de capitale temporaire (à la place de Jakarta) entre 1946 et 1949 à la fin du conflit avec les colonisateurs hollandais. Depuis, elle garde un status particulier. Elle est aussi réputée pour être la capitale de l’art javanais et en particulier du Bakit, on y reviendra plus tard.

La balade est plutôt mitigée, car nos premières rues ressemblent un peu à ça, c’est pas très glamour 🙂 Au moins l’avantage, c’est que c’est très coloré, il y a des graffitis un peu partout. Si vous aimez le street art vous allez être servis.

Le hasard nous amène devant ce monument devant lequel de nombreux indonésiens se font prendre en photo. Alors c’est parti pour la petite page historique : ce monument commémore l’attaque générale surprise du 1er mars 1949.

A l’époque, alors que le conflit fait toujours rage entre les colonisateurs hollandais et les indonésiens, et que l’ONU essaye de calmer le jeu, les militaires indonésiens décident de lancer une attaque surprise pour reprendre le contrôle de la ville. De bon matin, et pendant plusieurs heures, les troupes indonésiennes s’infiltrent et combattent en mode guérilla dans les rues. Six heures durant, la ville sera aux mains des indonésiens … mais avec l’arrivée des renforts, les hollandais reprennent la ville dans la journée. Succès mitigé donc ? … mais gros succès diplomatique : le monde a la preuve que l’armée indonésienne existe toujours et qu’elle peut toujours se battre. Le moral des troupes hollandaises est affecté, et cette offensive sert d’inspiration à des résistants indonésiens dans tout le pays.

Si l’histoire vous intéresse, juste derrière le monument se trouve le Fort Vredeburg, une ancienne forteresse militaire hollandaise, reconvertie en musée.
http://vredeburg.id/id/

On a quand même réussi à trouver au moins un bâtiment neuf et « joli » dans la ville, c’est celui de la Bank Indonésia. On apprend un peu plus tard que de nombreux batiments dans la ville ont subis des dégâts après le terrible tremblement de terre de 2006 qui a secoué toute la région.

On décide de remonter l’avenue Jalan Jendral Ahmad Yani qui devient ensuite l’avenue Malioboro. C’est l’avenue principale de la ville, et le sultan paradait ici pour rejoindre son palais, c’est un peu l’équivalent des Champs-Élysées quoi. Tout le monde semble s’y retrouver le soir, et pour les resto, boutiques, centres commerciaux, c’est ici qu’il faut aller.  Lors de notre passage il y avait beaucoup de travaux pour en faire une avenue moderne, beaucoup plus adaptée aux piétons avec des grands trottoirs neufs, des lampadaires designs, etc ..

Le clou du spectacle en haut de l’avenue, c’est cette grosse statue de lion en métal.

L’avenue Malioboro a aussi des inconvénients : toutes les 5 minutes on vous propose d’aller visiter une boutique pour acheter du Batik. Alors le Batik, c’est une étoffe colorée typique fabriquée en utilisant une sorte de système de pochoir à la cire qui permet de protéger des zones de tissus pendant qu’on le trempe dans un bain colorant. On réalise l’opération plusieurs fois, on retire la cire, et hop on a un beau Batik. Personnellement, les étoffes et le tissu tout ça, ça ne m’intéresse vraiment pas. Et comme ici, c’est LE truc qu’il faut acheter, et TOUT le monde essaie de vous le vendre, c’est assez lourd. Certaines boutiques valent probablement le coup, d’autres sont probablement de pures arnaques. Il suffit de répondre poliment que vous en avez déjà acheté 2 pour votre grand mère et c’est en principe réglé … jusqu’au prochain démarcheur haha 🙂

On décide de s’éloigner de Malioboro pour ne plus être harcelé et on cherche un coin sympa pour boire un verre … sauf que Ramadan oblige, la ville est un peu désertée par les touristes et les locaux ne sont pas trop en train de boire des verres. Du coup les quelques bonnes adresses que j’avais noté sont fermées ou complètement désertes et sans ambiance 🙁 (le pub Oxen Free par exemple avec sa cour intérieur et ses concerts live) … Alors un peu au hasard, on se retrouve à la terrasse du Lucifer et ses pentacles, à l’angle de la rue Sosrowijayan et  Gandekan. Drôle de nom pour un bar, surtout en face d’une mosquée, mais bon, on avait soif et les lumières étaient sympas … et on était désespérément seuls !

Visiblement dans ce bar le reste de l’année d’après les vidéos diffusées sur les télés à l’intérieur, c’est une toute autre ambiance : grosse fiesta, musique live à fond, mais ce soir là, c’était un peu « on est ouvert mais on se la joue discret car c’est le ramadan ». On commande une bière et là on découvre LA bière indonésienne, la Bintang.

indonesie bintang biere beer

La brasserie Bintang est issue d’une filière de Heineken, et la bouteille, les couleurs, le logo, et le gout, c’est tout comme de la Heineken. Petite surprise pour la ‘large bintang’, les bouteilles font 620 ml, ça surprend un tout petit peu la première fois 🙂

Une fois l’apéro fini et les anti moustiques utilisés (ces sales bêtes sont partout), on rentre prendre une douche à l’hôtel (douche froide … ah oui, il y a très rarement de l’eau chaude dans les douches en Indonésie, il ne faut pas crier, c’est comme ça et puis c’est tout).

On décide d’aller manger à côté de l’hôtel au restaurant Superman (No.17, Sosromenduran) … Superman, Lucifer, on enchaine ! C’est clairement un lieu pour touristes mais la salle est sympa sous une grande charpente en bois, sans murs, ouverte de tous les côtés. D’ailleurs derrière une tenture, c’est un espace de prière pour les femmes et les filles, tandis que les hommes et les garçons sont juste de l’autre côté de la rue dans une mosquée. Ambiance détendue, avec les prières mélangées aux rires des enfants, la famille qui fait la cuisine et qui ne s’attendait absolument pas à avoir des clients ce soir, des petits rats qui gambadent le long du mur et de temps en temps une poule qui pointe le bout de son bec au milieu des tables. En tout cas, on a bien rigolé et on a pas trop mal mangé 🙂

En rentrant a l’hôtel, on a toujours la fatigue du décalage horaire, mais pas de temps à perdre, on discute avec la personne à l’accueil et on réserve un « package visite des temples Borobudur et  Prambanan avec chauffeur » (150.000 Rp pour le chauffeur) pour le lendemain. Réveil à 3h du mat’, ça va piquer !!!!! 🙂

>> Jour 2 – Yogyakarta – Borobudur – Prambanan

La Réunion – Saint Denis

Saint Denis

La ville de Saint-Denis, c’est la capitale de la Réunion, fondée en 1663. Elle ne prend vraiment son essor qu’au XXe siècle en bénéficiant de l’exode rural. C’est le principal centre économique de l’île et la ville compte plus de 150.000 habitants. La ville est agréable mais sur un court séjour on a préféré privilégier le reste de l’île. Une petite journée de ballade pourrait se résumer ainsi :

Le Barachois

C’est le nom du quartier situé le plus au nord de la l’île. C’est aussi le quartier historique à partir duquel la ville s’est étendue. Il est situé sur le bord de mer, et vous passerez forcément à côté en voiture à un moment. Le nom « Barachois » viendrait du basque et signifierait « petite barre » pour désigner la petite bande de lagon qui le protège.
On peut observer une batterie de canons à la Pointe du jardin. Ces canons étaient destinés à protéger l’île Bonaparte (à l’époque) d’une attaque anglaise. Pas de chance, les anglais débarquent le 8 juillet 1810 à Grande Chaloupe et Sainte Marie et prennent la capitale en tenaille avec plus de 3.000 soldats contre à peine 300 soldats pour les français. La défense de la ville ne tient pas longtemps, l’île se rend et passe sous domination anglaise.

reunion saint denis barachois

C’est aussi à partir de cet endroit, la Pointe du Jardin, que sont calculées « officiellement » les distances kilométriques entre la Réunion et le reste du monde.

Juste à côté au carrefour, il y a la statue de Rolland-Garros, c’est le héros local. Il est né en 1888 à Saint-Denis, et il réalisera de nombreux exploits aéronautiques. Il sera par exemple le premier à traverser la méditerranée en avion en 1913. Il invente aussi le premier avion avec une mitrailleuse pouvant tirer dans l’axe et à travers l’hélice du moteur. Il meurt en 1918 dans un combat aérien, à l’âge de 29 ans. Quelques années plus tard, les fameux terrains de tennis seront baptisés en son honneur par le club Omnisport de Paris, dont il était membre, et ils sont inaugurés en 1928.

La cathédrale Saint-Denis de Saint-Denis de La Réunion

Elle est achevée en 1832 et devant se trouve une fontaine monumentale offerte par l’ancien maire Gustave Manès en 1854.

reunion cathedrale saint denis

Dans le quartier, profitez en pour prendre un verre ou manger juste à côté, à l’angle de la Ruelle Edouard. Il y a des terrasses agréables et accueillantes, et une ambiance cool. Vous avez le choix : l’Artocarpe, le Café Edouard, le Passage du chat blanc, le Bed room, KT-dral. Un bon endroit 🙂

La Mosquée Noor-e-Islam

Au 111 rue du Maréchal Leclerc, un grand minaret de 32m domine les habitations. C’est la mosquée Noor-e-Islam. Elle est construite en 1905 sous l’impulsion de plusieurs commerçants installés à Saint Denis et originaire du Gujarat, une région de l’ouest de l’Inde. Son nom signifie « lumière de l’Islam ». La salle de prière peut accueillir 500 fidèles.

Mosquée Noor-e-Islam

C’est la première mosquée construite en France. La Grande Mosquée de Paris ne sera ouverte qu’en 1922.
Plus d’infos ici

Le Jardin de l’État

Il s’appelait Jardin du Roy à l’origine et à été créé en 1761. Il contient une cinquantaine d’espèces d’arbres différentes. Il y a régulièrement des évènements (expos photos, concerts, etc …). C’est un bon endroit pour faire une petite balade détente et tranquille, à l’ombre des arbres.
Plus d’infos sur le site officiel.

reunion saint denis jardin etat

Au bout du long bassin se trouve le Museum d’Histoire Naturelle. Il est inauguré en 1855. A l’origine le bâtiment hébergeait le conseil colonial, puis le conseil général, avant de finalement être transformé en muséum. On y trouve des exposition sur les requins, une riche collection de lémuriens, des squelettes de dodos, etc .. Réparti sur deux étages et plusieurs salles, il se visite agréablement et on apprend plein de choses. Pour seulement 2 Eur l’entrée, ça vaut le coup.
Plus d’infos ici.

Les cases créoles

Les cases créoles de Saint Denis font partie de l’histoire de l’île et de ses habitants. Les plus « connues » sont le long de la Rue de Paris. Mais il y en a d’autres dans Saint Denis, loin des touristes et des visites guidées.

reunion case creole saint denis

Malheureusement ce patrimoine disparait peu à peu dans une indifférence quasi générale.
Ci-dessous une petite carte (plus ou moins à jour) vous permettant de localiser les cases existantes, et celles laissées à l’abandon ou détruites pour y construite des blocs de bétons …

Carte venant du blog Défense du patrimoine architectural de la Réunion

La Réunion – Le Piton des Neiges

Le Piton des Neiges

C’est le point culminant de l’île de la Réunion. On dit parfois que c’est le plus haut sommet de l’océan indien (même s’il y a des volcans en Indonésie qui sont un peu plus grands, enfin ça dépend comment on mesure, mais on est chauvin alors pas de discussion, c’est le plus haut! yeah ;-)). Dans tous les cas avec une hauteur de 3070m, il est loin d’être ridicule, et arriver à son sommet, ça se mérite.
On ne sait pas trop pourquoi il porte ce nom, car il n’y a jamais de neiges au sommet. Et s’il y en a, c’est qu’il y fait tellement mauvais temps qu’en principe on ne devrait pas les voir. Il semblerait que ce nom daterait de 1775 quand des neiges auraient été aperçues au sommet. Avant ça, c’était le Mont des Trois Salazes.
Le Piton des Neiges, c’est ce qu’il reste de l’énorme volcan qui a créé l’île il y a des millions d’années. Suite à des éruptions massives il y a 20.000 ans, il y a eu des écroulements de terrain cataclysmiques qui ont donné naissance aux trois cirques de Cilaos, Mafate, et Salazie. Et tout au dessus d’eux, ce qui reste du volcan écroulé (on suppose qu’il devait dépasser les 4.500m avant ces évènements), le Piton des Neiges.
C’est une des zones de reproduction et d’habitat des Pétrels de Barau, oiseau en voie de disparition à la Réunion.

Et pour aller au sommet ?

Il va falloir commencer par se lever tôt! Et il va falloir conduire. Il y a plusieurs options. Les trois principales sont :
– Depuis la Plaine des Cafres, mais ce chemin sur le versant Est est réputé long et humide car plus exposé à la pluie. On passe par Mare à boue, qui porte bien son nom.
– Depuis le cirque de Salazie en démarrant à Hell-bourg.
– Depuis le cirque de Cilaos. C’est cette option qu’on choisit, la plus rapide mais aussi la plus raide.

Il faut prévoir au moins 7h aller-retour, mais si vous prenez des photos, une pause pique-nique et que vous voulez profitez un peu du paysage sans faire trop la course, misez plutôt sur 8h (voir 9!). Mais ça reste intense! Le trajet aller-retour, c’est environ 16km, et 1730m de dénivelé. Il y a un refuge, le gîte du Piton des Neiges, qui permet de faire l’ascension sur deux jours et qui permet surtout de pouvoir être au sommet avant le lever du soleil, et profiter d’un moment magique. Mais si vous n’avez pas le temps d’y passer deux jours, ça peut très bien se faire dans la journée. Et le lendemain vous irez vous reposer à la plage 🙂

route cilaos matin

Donc au petit matin, direction le Cirque de Cilaos, puis on traverse Cilaos. Derrière l’Eglise notre dame des neiges à Cilaos, notre destination, le Piton des Neiges ne semble pas si loin maintenant, ça parait easy!

reunion eglise cilaos

Un peu plus loin on atteint le point de départ de la randonnée, le petit parking du Bloc, à l’entrée de la forêt du Grand Matarum, composée de cèdres du Japon qu’on appelle aussi le sapin créole (cryptomerias). Cette espèce de conifère a été introduite sur l’ile à la fin du XIXe siècle pour aider au reboisement et aussi car il s’adapte très bien au climat et au sol volcanique.

La première partie de la montée, c’est une succession de marches et de lacets dans une pente très raide. De temps en temps on peut profiter des superbes points de vue sur le cirque de Cilaos qui commence à recevoir les premiers rayons du soleil.

reunion cilaos

D’ailleurs, sur la corniche à l’est, en même temps que les premiers rayons de soleil, c’est toute la brume et une véritable vague de nuages qui glisse par dessus la crête pour descendre dans la vallée. C’est magnifique 🙂 mais du coup on sait qu’on va devoir encore faire la course contre les nuages. Hop hop hop !

nuages piton des neiges cilaos

Rapidement la végétation change et la montée se fait maintenant au milieu des barbes de Jupiter (Usnea barbata). Cette plante de la famille des lichens absorbe l’humidité et les sels minéraux qui peuvent être présent dans les milieux humides, dans le brouillard, etc … C’est aussi une plante très sensible à la pollution,  donc moralité, si vous voyez des barbes blanches tout autour de vous, c’est que tout va bien 🙂

sentier piton des neiges

reunion sentier piton neiges

On arrive ensuite à une portion moins raide, ça soulage les jambes, c’est le plateau du petit Matarum, avec un petit abri près d’un point d’eau.  En sortant du plateau, l’ascension reprend, toujours une succession de lacets et de marches sous la végétation, au milieu de la mousse et des barbes. Le col est proche, le soleil nous montre le chemin 🙂

reunion sentier piton neiges

Une fois arrivé au col, le plus dur est fait. On en profite pour regarder le super panorama : le cirque de Cilaos devant nous, et au fond à droite, le piton des neiges qui nous attend!

panorama sentier piton des neiges

A cet endroit on croise le sentier qui vient depuis Bourg Murat et on continue vers le gîte du Piton des Neiges. Il a une capacité de 48 lits en dortoir, avec possibilité de manger sur place mais il vaut mieux réserver avant. Dans tous les cas, ça reste une bonne occasion de boire une dodoléla (comme s’il fallait trouver une raison pour ça 😉 ).

gite piton neiges

De toute façon, nous, on a décidé de faire l’aller / retour dans la journée alors on ne s’attarde pas trop et les nuages commencent eux aussi à grimper vers le sommet. Il ne reste plus que 600m de dénivelé à grimper mais il faut bien compter 1h15 avant d’atteindre le sommet. Qui arrivera en premier, les nuages ou nous ?? suspense !!

reunion piton des neiges

Finalement on arrive avant, yeah 🙂 On suit les marques blanches au sol, même si là on n’a pas vraiment de problèmes pour se repérer et s’orienter.
On profite du spectacle, 3070 mètres d’altitude, le sommet de l’île, le sommet de l’océan indien, et on est seuls!
Pas un randonneur à l’horizon, pas un bruit, pas de cris d’oiseaux, juste le spectacle de la roche nue et désertique, et la lente danse des nuages en dessous de nous et qui se rapprochent inexorablement. Forcément pour le panorama détaillé sur l’île, la vue est un peu bouchée, mais on distingue l’océan indien tout autour de nous à l’horizon.

reunion piton des neiges

reunion piton des neiges

piton des neiges nuages

On en profite tranquillement jusqu’à ce que le vent se lève un peu et que les nuages finissent par nous engloutir.
A ce moment, deux randonneurs nous rejoignent. Ils ont prévu de camper au sommet, dans les petits enclos de pierres prévus à cet effet. On leur souhaite bon courage, car la soirée et la nuit va surement être fraiche pour eux. Pour nous, c’est la descente dans la brume, en sautant de rochers en rochers. On profite d’une petite éclaircie en arrivant vers le gîte pour faire une courte pause, car ensuite ça va être la descente infernale par les mêmes lacets et les mêmes marches qu’à la montée.

reunion sentier piton neiges

Dans la brume, le chemin prend une allure complètement différente.

reunion snetier piton neiges

Ambiance fantomatique garantie! 🙂

reunion sentier piton neiges

reunion sentier piton neiges

Enfin on arrive aux dernières marches. C’est paradoxal, mais c’est la descente qui est vraiment la plus fatigante. Les marches sont hyper glissantes et ça tape fort dans les genoux.

reunion sentier piton des neiges

Enfin le parking, il va bientôt faire nuit, et maintenant il faut conduire, mais on a le sourire aux lèvres, mission remplie 🙂

La suite du programme :

La Réunion – La côte sous le vent

La côte sous le vent, la côte ouest

C’est la côte la plus habitée et la plus touristique. C’est vrai que la situation parait privilégiée : le relief est moins accidenté que sur le reste de l’ile, on est loin du volcan et des ses possibles éruptions, les lagons et les plages sont ici. Personnellement, ce n’est pas ma partie préférée de la Réunion, mais c’est toujours agréable de venir se baigner en fin de journée ou passer une journée de repos après une dure journée de randonnée dans les hauteurs.

Logement

Pour notre semaine destinée à visiter le nord et l’ouest de l’île nous avons opté pour un petit chalet via Airbnb sur les hauteurs de Saint Leu. Peut être pas toujours le choix approprié car les petits lacets en voiture le soir pour y arriver, c’est pas toujours de tout repos. Mais le logement était impeccable, l’accueil chaleureux et on a eu le plaisir de passer une très bonne soirée autour d’un chouette diner avec nos hôtes Hélène et Thierry et leurs amis.

Saint Paul

A Saint Paul, il y a la base ULM de Cambaie, et c’est justement là où nous avons pris rendez vous avec O’Passagers du Vent pour un petit survol de l’île. Ils ont 20 ans d’expérience dans le métier sont très sérieux. Même si les locaux et les avions peuvent paraître un peu roots, on sent qu’on a affaire à des professionnels et que la sécurité prime avant tout. Ce n’est pas l’usine à touristes avec des décollages à la chaine sans temps de repos pour les pilotes, comme certains concurrents « pourraient » le faire.
Pour un petit aperçu profitez de cette vidéo réalisée lors de notre vol 🙂

On recommande! et en plus c’est vraiment une chouette expérience si par hasard vous n’avez jamais mis les pieds dans un ULM.
Plus d’infos ici.

reunion ulm

Le Piton du Maïdo

C’est probablement un des lieux les plus visités sur l’île de la Réunion. Depuis Saint Paul il faut prendre une longue route qui passe par une forêt de tamarins,  et qui vous fait grimper jusqu’au Piton du Maïdo à 2200 mètres d’altitude (il faut compter environ 45 minutes de voiture depuis la côte). Sur place un belvédère vous offre un panorama incroyable sur le Cirque de Mafate.
Le site est protégé par une barrière sur plusieurs centaines de mètres, car mine de rien, juste devant vous, c’est le vide, il y a près de 1.000 mètres de falaises !

reunion piton maido

Encore une fois, comme toute excursion sur les hauteurs de l’île, il vaut mieux y aller le matin, sinon vous risquez de vous retrouver la tête dans les nuages et avec une visibilité réduite à néant, ce serait vraiment dommage de louper ce spectacle.

reunion maido

Et en se tournant de l’autre côté on peut apercevoir la côte ouest de l’île et l’océan indien.

reunion maido

Le Maïdo c’est aussi le point de départ des grandes descentes de vtt et on peut même y faire de la luge d’été (pas testé).

Kélonia

Kélonia , « L’observatoire des tortues marines », c’est à la fois un musée, un aquarium, un centre de recherches et de soins pour les tortues marines. C’est assez paradoxal car sur ce site à partir de 1977, il y a une ferme qui élève des tortues mais pour vendre la chair en conserve et commercialiser les écailles. Et ça marche plutôt bien! jusqu’à ce que la législation se modifie, ensuite c’est un élevage de poissons et puis ça s’arrête. Mais pendant plus d’une dizaine d’années il y a aura des batailles juridiques pour savoir si la Réunion peut avoir une dérogation pour commercialiser à nouveau de la viande de tortue. Finalement la tortue est protégée et on décide réhabilite le lieu, et ça devient Kélonia, inauguré en 2006.

reunion kelonia tortue

tortue kelonia reunion

Depuis, Kélonia est fortement impliqué dans la surveillance, la protection et le comptage des tortues marines dans cette région de l’océan indien.
Il y a 1500m3 de bassins remplis d’eau de mer, et des terrains extérieurs pour les tortues terrestres.

kelonia aquarium

reunion tortue kelonia

Il y a aussi un atelier qui présente tout le travail artisanal autour des écailles de tortues. Les écailles utilisées sont celles de tortues « prélevées » avant 1984 (date du changement de la loi). Salle vidéo, mur de verre pour l’aquarium, bornes interactives, etc … la visite est franchement agréable et le musée bien fait.
On valide, et vive les tortues ! 🙂
Plus d’infos ici (7 Eur)

Saint-Leu

La plage de Saint-Leu durant notre séjour, c’est la plage la plus proche de notre logement, ce n’est peut être pas la plus belle de l’ile (et encore, ça dépend des gouts), mais en tout cas il y a un lagon rempli de poissons et pas d’énorme complexe touristique juste à côté. Si vous pouvez venir le matin avec un peu de pain dans la main, les poissons afflueront. Bonne baignade 🙂

reunion plage saint leu

Pour les couchers de soleil, c’est pas mal aussi !

reunion sunset

Le Conservatoire botanique national de Mascarin

Sur les hauteurs de Saint Leu, on peut visiter le Conservatoire botanique national de Mascarin. Il a été créé en 1986 au cœur d’un ancien domaine agricole créole. Sa mission principale est « la sauvegarde du patrimoine naturel réunionnais, à savoir la conservation et la préservation de la flore et ses habitats ».
Privilégiez si possible une visite guidée, car dans les jardins il n’y a pas beaucoup d’explications et on n’apprend pas grand chose.

Dans ce parc on cultive le bois d’ortie (ou figue marron) qui est une plante urticante quasi en voie d’extinction sur l’île car elle est utilisée pour la médecine traditionnelle et des « rituels ». Cette plante est aussi la seule source de nourriture du papillon Salamide d’Augustine, qui du coup a quasiment lui aussi disparu de l’île. On espère en revoir dans le parc un jour …
Plus d’infos ici.

reunion conservatoire botanique mascarin

reunion conservatoire botanique mascarin

reunion conservatoire botanique mascarin

reunion conservatoire botanique mascarin

reunion conservatoire botanique mascarin

Il y a évidemment tous les autres lagons, Boucan Canot, l‘Hermitage, Salines. A vous de tester et vous faire votre propre avis.

reunion coucher de soleil plage

La suite du programme :