Budapest – Pest – Erzsebetvaros

Le quartier Erzsebetvaros correspond grosso modo au 7e Arrondissement de Budapest, et c’était une partie de l’ancien ghetto juif. C’est un quartier très urbain et vivant, c’est ici que ça bouge, allez hop on y va! 🙂

On va commencer la visite en allant sur l’avenue Karoly, et aller en direction de la petite rue Madach. C’est très facile à repérer : il y a ces grands immeubles moches immanquables!

hongrie budapest immeubles architecture

Je trouve que c’est une bonne porte d’entrée dans le quartier, en passant sous cette grande arche. L’ensemble d’immeubles ici est classé « monument historique ». A l’origine aurait du se trouver ici le début d’une grande avenue, mais le projet n’a jamais aboutit. En 1930, la grande arche en briques est construite, et dans les années 60 la place Madach devient un grand parking bien moche avec sa « mafia » locale. Récemment la place a été réhabilitée et c’est bien mieux comme ça 🙂

hongrie budapest immeubles architecture

Dans les ruelles suivantes, il y a énormément de bars et restos qui ont tous l’air plus cool les uns que les autres 🙂

LE monument dans le quartier, c’est la Grande Synagogue de Budapest. C’est la plus grande synagogue d’Europe (et la 2e dans le monde), elle peut accueillir 3500 fidèles. Sa construction date de 1859. Elle est d’inspiration mauresque. C’est une des rares synagogues à posséder un orgue (la musique est interdite pendant Shabbat) et le célèbre pianiste Franz Liszt y a joué.

hongrie budapest grande synagogue

Juste à côté se trouve le musée Juif et dans la cour il y a un mémorial dédié à Raoul Wallenberg (je raconte son histoire ici). Cette synagogue est une visite incontournable à Budapest et pourtant, je ne l’ai pas (encore) visité haha 🙂

hongrie budapest grande synagogue nuit night

Le 7e arrondissement à Budapest, c’est aussi le lieu où on retrouve les fameux « Ruins Bars » (Romkocsma). En gros dans les années 90, après la chute du monde communiste, les étudiants, les artistes, les gens qui veulent de la liberté et faire la fête décident d’investir des immeubles qui tombent en ruine pour en faire des sortes de squats artistiques où on peut boire et s’amuser, et hop le Ruin Bar est né. Le plus célèbre, c’est surement le Szimpla Kert (Kazinczy u. 14) fondé en 2002 et qui a été élu comme un des meilleurs bars du monde par Lonely Planet. Pleins de pièces, plein d’ambiances à explorer … mais surtout plein plein plein (mais alors plein!) de touristes en mode selfies, ou en mode petite famille propre sur elle avec les enfants « ho c’est donc ça un bar ? comment on commande un soda? » AAAAarrrgh! Bref vous irez, mais pour l’authenticité hein, on repassera 🙂
http://szimpla.eu/

hongrie budapest ruin bar szimpla kert

Si vous avez une petite faim, toujours dans la même rue Kazinczy il y a Karavan, une street food assez sympa, il y a l’embarras du choix 🙂
https://www.facebook.com/streetfoodkaravan/

Une autre adresse bien cool dans le quartier c’est Mika Tivadar Mulato (Kazinczy u. 47). Il y a une petite cour avec jardin super agréable, c’est beaucoup moins bondé et avec un peu plus de locaux, et au passage la partie restaurant vaut grave le coup. Un bon spot les amis! 🙂
http://www.mikativadarmulato.hu/

hongrie budapest mika tivadar mulato

Cet endroit est facile à repérer avec sa grande fresque murale (réalisée en 2015) en hommage au bœuf gris de Hongrie, une fierté nationale, un bœuf des steppes, à l’ancienne!

hongrie budapest mika tivadar mulato

Les grandes fresques murales, il y a d’autres dans le secteur. Allez, par exemple au 30 Rue Klauzál.

hongrie budapest street-art

Il y a aussi ce grand Rubik’s Cube au numéro 10 de la rue Dob. Car il faut le savoir, ce casse-tête qui rend fou cinglé a été inventé par un hongrois, Ernő Rubik, en 1974 🙂

hongrie budapest rubik cube neopaint

Hop cadeau, une carte (quasi complète) des grandes fresques street art à Budapest, si ça vous dit!

Juste à côté du Rubik’s Cube géant, il y a cette statue bizarre sur un mur de la rue Dob, c’est le mémorial Carl Lutz. C’est un diplomate Suisse qui a fait plein de de fausse lettres de protections pour sauver la vie de près de 62.000 juifs en Hongrie en 1944 (il n’avait qu’un quota de 7800 lettres de protection … il sera accusé d’avoir « abusé de ses fonctions » par les autorités Suisses mais sera réhabilité en 1958).

hongrie budapest carl lutz memorial juif jew

Au nord-est du quartier, il y a un square avec de nombreuses statues. Une bonne raison d’y aller, c’est que déjà, le coin est super sympa, boisé, avec tout plein de terrasses et de chouettes restaurants 🙂 C’est le square Franz Liszt (Liszt Ferenc tér).

Et l’autre bonne raison d’y aller donc, c’est les statues. On commence par celle ci. Donc le gars qui fait des grands gestes avec des mains énormes, c’est Franz Liszt (1811-1886). C’est un compositeur hongrois et il est considéré comme le plus grand pianiste de son époque. Je ne suis pas un méga-fan de la musique classique alors j’avoue que je me penche pas trop sur le sujet, mais si vous êtes fans, et bin voilà, hop, hommage! 🙂

hongrie budapest statue franz liszt

Dans la série des statues du square il y a Jozsef Attila. Rien à voir avec la terreur des steppes, lui c’est un poète hongrois révolté et mort schizophrène en 1937.

joszeph attila hongrie budapest statue

Un peu plus loin, hop, c’est une statue en l’honneur de Sir Georg Solti, un célèbre (?) chef d’orchestre hongrois mort en 1997.

hongrie budapest georg solti

Pourquoi tant de musiciens ici ? car au bout du square il y a l’Académie de Musique de Budapest. Une des plus prestigieuses école de musique d’Europe, et son premier président en 1876 fut (sans surprise) Franz Liszt.

hongrie budapest academie musique

N’hésitez pas à pousser la porte d’entrée, l’intérieur vaut le coup d’œil 🙂

hongrie budapest academie musique

La suite de la visite de Budapest 🙂

Quartier Gellert
Quartier du chateau
Belvaros
Lipotvaros
Varosliget
Cimetière

Jour 14 – Bali

Indonésie – Jour 14 – Bali

Une nouvelle matinée commence à Ubud, au cœur de Bali. On est un peu chez nous maintenant, c’est assez rare qu’on se lève au moins 3 fois au même endroit 🙂 Hop une fois le bon petit déjeuner de la Sayong House dans le ventre, on retrouve Karma vers 8h30. C’est notre sympathique chauffeur pour la journée. Allez, c’est parti! hop en route! 🙂

Tiens au passage, on lui fait un peu de pub, on laisse ses coordonnées, il est cool Karma 🙂
Phone : +6281 338 539 189 / 081 338 539 189
https://www.facebook.com/made.karma.1

Pura Luhur Batukaru

Cette fois on part dans la région ouest de l’ile, sur les pentes du mont Batukaru, le 2e sommet de Bali, culminant à 2276m d’altitude. Le temple Pura Luhur Batukaru est très connu mais très peu touristique, allez savoir pourquoi? Peut être car il est perdu au milieu de nul part en pleine nature? Notre arrivée ce jour là se fait alors qu’il y a une grande cérémonie de prévue, on est le 3e jour de Galungan. Le grand parking du site est littéralement envahi de voitures et de scooters, et des tentes avec des vendeurs de tout et n’importe quoi occupent l’espace restant. Une marque de café indonésien semble sponsoriser une partie des boutiques, il y avait la pub partout. Au milieu de cette foule, on est les seuls occidentaux.

En cherchant notre chemin, on arrive devant une barrière de sécurité sur la route menant au temple. Cette barrière est gardée par 4 policiers armés de mitraillettes. Sérieusement, on s’est posé la question s’il y avait un risque d’attentat dont on n’aurait pas été prévenu? et directement le chef policier, le plus grand, celui avec la tête la plus méchante, la grosse moustache et la plus grosse mitrailleuse se dirige droit vers nous. Après mon plus beau « selamat pagi » (le bonjour du matin en balinais), on discute un peu. Une fois que je lui explique qu’on va ensuite faire un tour aux rizières de Jatiluwih, il se déride, c’est son village! « number one in Bali » ahah 🙂 il me parle de sa femme et ses enfants, bref on est devenu potes, une chaleureuse poignée de main et hop on passe la barrière, ouf! Ensuite il faut grimper la route sur la pente du volcan. Tout autour de nous, les balinais en famille font le même chemin, ça sent la bonne ambiance, tout le monde a l’air heureux, alors nous aussi 🙂

indonesie-bali temple pura luhur batukaru

Le temple Pura Luhur Batukaru est un des temples directionnels de Bali, c’est à dire un temple qui protège toute une zone géographique, il est donc très important et il est en partie dédié à l’esprit du mont Batukaru. Il a été construit au XIe siècle, puis détruit pendant des guerres aux XVIe siècle et reconstruit en 1959.

Devant l’entrée du temple, on zappe complètement l’entrée normale, et on se fait vite rappeler à l’ordre par « le gang des blousons en cuir », des gars chargés (je pense) de surveiller les trucs bizarres pendant la cérémonie, et donc les occidentaux entre autres. Il y a toujours plein de policiers armés partout. Parmi les « blousons en cuir », il y avait un petit vieillard tout bizarre qui faisait rigoler tout le monde et en s’approchant de nous on découvre qu’il parle un français impeccable 🙂 il est ici pour un groupe qui doit arriver plus tard et il nous oriente dans la bonne direction.

indonesie-bali temple pura luhur batukaru

Une fois dans le temple Pura Luhur Batukaru , on suit la foule un peu au hasard, sans vraiment savoir si ce qu’on fait est interdit ou non. La foule passe par des zones en principe interdites aux touristes. Très naturellement la discussion s’engage avec un type à côté de moi dans la foule, et il nous dit qu’il n’y a pas de problèmes si on reste un peu en retrait, que ça lui fait plaisir qu’on s’intéresse à sa culture, et qu’aujourd’hui c’est très important car les gens viennent prier pour leurs ancêtres et parfois des esprits descendent pour prendre possession de certaines personnes qui rentrent alors en transe. On le remercie chaleureusement, d’autres personnes se font prendre en photo avec nous. Évidemment on n’est pas habillé en blanc comme tout le monde et on porte des sarong tout bariolés, on ne passe franchement pas inaperçu! 🙂

indonesie-bali temple pura luhur batukaru

On assiste à plein de cérémonies, de prières et d’offrandes, de bains et de purifications. Malgré la présence des patrouilles de policiers armés qu’on croise toutes les 10 minutes, l’atmosphère générale est vraiment festive et chaleureuse. Cet endroit dégage vraiment une bonne énergie 🙂 Sur le grand bassin à l’est du temple il y a une petite ile où seuls les prêtres ont le droit d’aller.

indonesie-bali temple pura luhur batukaru

Un peu à regrets on se prépare à quitter les lieux. Je fais une dernière photo pleines de sourires et on y va 🙂

indonesie-bali temple pura luhur batukaru

En retournant au parking, le chef policier à la mine patibulaire en profite pour me taper un check dans la main, yeah 🙂

Jatiluwih

Alors qu’on est encore à 2 ou 3km de notre destination, il y a une sorte de péage sur la route. A cet endroit de la route, et s’il y a des occidentaux dans la voiture, c’est forcément pour aller aux rizières de Jatiluwih, alors hop, il faut payer! Après ça, on s’arrête où on veut, mais ne vous embêtez pas, prenez le grand parking principal. Déjà, et bien il y a un parking prévu au lieu de se garer en mode sauvage sur la route, et puis il y a des restos buvettes et toilettes, ça peut toujours servir. Et c’est aussi le point de départ des petites randonnées balisées.

indonesie bali jatiluwih riziere rice field

A mon avis, il n’y a pas photos entre ces rizières et celles de Tegallalang. C’est à Jatiluwih qu’il faut aller. Ne vous faites pas une fausse idée : ce coin est énormément touristique. Et pas seulement des touristes étrangers, beaucoup de locaux viennent ici, car tout simplement le panorama est joli et ça fait une belle sortie à faire 🙂

indonesie bali jatiluwih riziere rice field

Depuis peu, ces rizières ont fait leur entrée au patrimoine mondial de l’Unesco. Ici c’est toujours le subak, le droit à l’eau, partagé en communauté pour l’organisation de ces rizières qui est mis à l’honneur. C’est aussi une culture de riz traditionnelle. Les tiges ici sont plus grandes et plus blondes que dans les autres rizières de Bali. Cette variété ne donne qu’une récolte par an (voir 2) et son prix est plus cher. Dans le reste de l’ile, c’est une variété plus petite et verte, importée, qui donne 2 à 3 récoltes par an. Mais cette variété importée demande plus d’eau et de l’engrais voir même des pesticides, mais elle a aussi permis à toute la population de pouvoir se nourrir. C’est une longue guerre du riz.

indonesie bali jatiluwih riziere rice field

Il y a plusieurs chemins de balades qui serpentent au milieu des rizières, et de toute façon, vous ne pouvez pas vous perdre, et le paysage est vraiment joli, c’est un plaisir 🙂

indonesie bali jatiluwih riziere rice field
indonesie bali jatiluwih riziere rice field
indonesie bali jatiluwih riziere rice field
indonesie bali jatiluwih riziere rice field

Pour le repas, on finit au Gong Jatiluwih, un resto principalement rempli de touristes, avec une belle terrasse en bois à l’ancienne. De toute façon, ici, un resto terrasse avec vue sur les rizières, c’est forcément pour les touristes hein. Bon, la bouffe était sympa sans plus, mais la vue valait son pesant de nasi goreng 🙂
http://gongjatiluwih.com/

indonesie bali jatiluwih riziere rice field

Bedugul

Ensuite, on contourne la montagne et on file plein nord. Plus on avance, moins il fait beau, le ciel devient de plus en plus gris et moche. Est-ce une conséquence ou non? mais le paysage autour de nous aussi devient moche. On suit des petites routes de montagnes où on ne roule pas vite du tout. C’est dans cet état d’esprit qu’on arrive à la petite localité de Bedugul, et on a trouvé ça très moche. On pensait aller au parc botanique, mais il semble que depuis quelques temps il est clairement laissé à l’abandon. Il y a aussi la possibilité de faire de l’accrobranche (histoire de changer), mais vu la météo, ça ne donnait pas trop envie. Au cas où, voici le site : http://www.balitreetop.com

Karma nous explique aussi que cette année pour le jour de la « fête du silence« , Nyepi, qui est célébré sur toute l’ile de Bali comme un jour de méditation et de recueillement, et bien ici à Bedugul, la communauté musulmane n’aurait pas du tout respecté cette tradition du silence. La fête a été violée et il y a des tensions. D’ailleurs je remarque les premières mosquées depuis que je suis à Bali

A Bedugul on trouve aussi un marché réputé particulièrement pour ses fraises, car c’est ici la seule zone de production de fraises sur l’ile, mais elles sont très peu sucrées. Il y a aussi énormément de cultures maraichères (choux etc …) car le climat est plus froid et humide ici. On voit aussi beaucoup de champs couverts de fleurs, des hortensia. Ces fleurs sont utilisées pour les offrandes quotidiennes réalisées par les balinais. Mais honnêtement, à part une sculpture d’épi de maïs géant au milieu d’un rond point, j’ai trouvé la localité de Bedugul particulièrement moche et inintéressante, désolé pour les habitants.

Pura Ulun Danu Bratan

Le truc à voir ici, c’est le temple Pura Ulun Danu Bratan. Il est très célèbre est dédié à Shiva. Le temple est sur les berges du grand lac Bratan. Mais attention, ici ça n’a rien à voir avec les autres temples qu’on a pu visiter. Tout d’abord le parking est immense, on a l’impression d’arriver dans un grand centre commercial et tout autour de nous, tout semble neuf. Pas besoin de prendre son sarong, pas de petite cabane à l’entrée, non, là c’est limite un hall de gare qu’il faut traverser. Le ticket d’entrée coute 50K Rp. Ce qui est d’ailleurs probablement fait exprès car si on regarde le billet de 50.000 roupies indonésiennes, que voit-on imprimé dessus ? le temple Pura Ulun Danu Bratan! 🙂

billet 50000 50k idr roupie indonesie  indonesie bali ulun danu beratan temple

Mais avant de voir le temple il faut traverser un grand parc aménagé. Car ici, on ne rentre pas directement dans une zone sacrée, ici, c’est une station balnéaire prisée par les locaux. On se promène donc au milieu d’un parc d’attractions. Il y a du gazon super bien tondus pour les picnic en famille, des statues colorées d’animaux plus ou moins bizarres un peu partout. Je ne comprends toujours pas pourquoi l’ours n’a pas de corps, pourquoi les grenouilles ont pris du LSD et pourquoi il y a la statue d’un sanglier psychopathe dégoulinant de sang!!! 🙂

indonesie bali ulun danu beratan parc statues animau animals
indonesie bali ulun danu beratan parc statues animau animals
indonesie bali ulun danu beratan parc statues animau animals

Il y a aussi des aires de jeux pour enfants. Le parc est avant tout prévu pour les locaux et pas forcément pour les touristes occidentaux, alors on trouve ça un peu kitsh mais très honnêtement, comme tout le monde a l’air content ici, c’est contagieux, et finalement on trouve l’endroit cool aussi 🙂 Ah il y aussi un temple bouddhiste, tout discret, mais c’est à signaler, c’est assez rare ici.

On arrive sur les berges du lac Bratan. C’est le 2e plus grand lac de l’ile est il permet l’irrigation de tous les champs des environs. On est à 1200m d’altitude et ce jour là, les nuages sont au rendez-vous, mais ça reste joli quand même non ? 🙂

indonesie bali ulun danu beratan temple lac

Voici le fameux temple Pura Ulun Danu Bratan, construit en 1663. Il est aussi surnommé le temple sur le lac. Et bien très franchement … euh bof. Il faut noter que là aussi on retrouve des sculptures de grenouilles ridicules 😐 Le temple n’est franchement pas grand ni impressionnant, et l’ambiance parc d’attraction tout autour fait que s’il y a un brin de spiritualité ici, il me passe carrément à côté! (A noter que pendant la saisons sèche, le niveau du lac descend et le temple n’est plus sur ile.)

indonesie bali ulun danu beratan temple lac

A la limite je trouve presque plus intéressant ce tout petit ilot avec ses bambous et ses dragons autour, je ne sais pas si c’est attaché à une quelconque légendes de monstres dans le lac, mais au moins, j’accroche un peu plus 🙂

indonesie bali ulun danu beratan temple lac

Sinon, ce qui semble être l’attraction à la mode ici, c’est faire des tours en hors-bord sur le lac. Toutes les 5 minutes, on voit un bateau partir de l’embarcadère où les gens font la queue. Et tant pis pour les pauvres pêcheurs traditionnels sur leur pauvre petite pirogue, le touriste n’attend pas!

indonesie bali ulun danu beratan temple lac

Avant de partir, le même endroit côté face, qu’on ne voit jamais sur les photos cartes postales internet. Le temple hindouiste, le temple boudhiste, le village, et la grande mosquée derrière. Joli tableau de famille non ?

indonesie bali ulun danu beratan temple lac

On continue la route en contournant le volcan. L’objectif c’est d’aller un peu plus loin à l’ouest. Car toute la zone qui entoure le volcan ici, était un immense lac qui s’est scindé en trois parties après des mouvements sismiques. On a déjà vu le lac Bratan. Maintenant on part en direction du lac Buyan et du lac Tamblingan. Et il y a un endroit sur la route où on peut voir ces deux lacs en même temps et avec la jungle entre les deux : le panorama est superbe 🙂

indonesie bali lac danau tramblingan buyan viewpoint
On était à peine garé depuis 2 minutes pour prendre cette photo qu’un gardien surgit de nul part arrive pour réclamer 10K Rp, une belle photo, ça n’a pas de prix 🙂

Ensuite Karma veut nous emmener aux Banyumala twin waterfalls. On ne connait pas et notre chauffeur non plus à vrai dire. Il en a entendu parler et c’est dans le coin, alors ok why not, c’est parti! Sauf que pour trouver le chemin, c’est pas gagné, il n’y a pas d’indications, ces chutes d’eau ne sont pas (encore) touristiques. En demandant aux locaux, on s’enfonce dans une minuscule route qui se transforme rapidement en petit sentier en pente descendant dans les champs, et la voiture a du mal. Il commence à pleuvoir, et comme on est limite en train de s’embourber, on se dit que parfois il vaut mieux savoir renoncer. Rien que pour faire demi tour, ça nous a pris 15-20 min, et on était déjà en train de se demander si on devrait sortir pour pousser la voiture dans la montée. En tout cas, si vous pouvez, allez-y car vu les photos sur le net, ça a l’air de valoir carrément le coup!

Le temps de revenir à Ubud, la route est lonnnnngue, il est déjà 18h. On quitte Karma en lui demandant s’il est dispo demain matin, car hélas c’est la date de notre départ et on a besoin de rejoindre l’aéroport de Denpasar. Il est ok et on se met d’accord pour un tarif de 300K Rp. Pour cette nuit j’avais voulu changer d’hôtel, toujours dans la ruelle en impasse Jl. Dewisita, car depuis la terrasse du Sayong House, je voyais des chambres en face qui me donnaient carrément envie, et ça avait l’air d’être le Esty House … et en fait non haha, c’était le Dewi Putri (géré par la même famille que Esty House, mais construit ensuite et bref on s’en fout un peu). Toujours est-il qu’on ne se retrouve pas dans l’hôtel que je souhaitais, que l’autre est complet et que notre chambre au Sayong House est aussi prise alors tant pis. C’est beaucoup moins ‘ambiance familiale’ que Sayong House, ça fait vraiment « hôtel », mais la chambre est plus classe, et le lit bien plus confortable et la salle de bain est vraiment digne de ce nom. Bref on aurait du rester au Sayong House 🙂

Pour cette dernière soirée à Ubud je décide de claquer tous mes billets restants en nourriture et boisson, hop! 🙂

Le gros resto gastronomique à Ubud, c’est le Locavore. Pratique, il est juste en bas dans la rue. Mais il faut réserver longtemps à l’avance, et ce samedi soir c’est mort.
https://www.locavore.co.id/

Rien n’est perdu, car fort de leur succès, ils ont ouvert une autre adresse en 2017, à 5min à pieds de là, le Nusantara. Il rentre aussi clairement dans la catégorie restaurant gastronomique. Ici, l’idée c’est de revisiter les grands classique des plats de toute l’Indonésie. La déco est top, le service aussi, et on commence par d’excellents cocktails, puis des galettes de riz craquantes et 8 sauces délicieuses, et 3 entrées réussies (tempeh braisé à se taper le cul par terre, du jacquet au curry plutôt réussi et du kalungan un poisson fumé). Pour les plats, on commande de la pieuvre cuite dans une feuille de palmier, et du porc cuit dans une tige de bambou. La présentation est là aussi au top mais déception! A notre gout, il y a trop de sel et de piment dans la pieuvre et trop d’ail dans le porc. On ne trouve pas ça génial. Bon allez on arrose ça de Bintang, on lâche 1.2 millions de roupies et on y va. A la table d’à côté, une pseudo mannequin suédoise et un dj américain n’arrêtaient pas de lâcher des « wow » « amazing » « huge » … on n’a pas vraiment les mêmes gouts je crois 😉

Pour continuer dans le genre qui se la pète un peu, on part se poser au fameux Lotus Café pour boire quelques verres. Et bien on ne vous le conseille pas du tout. C’est vieillot, service très moyen et des prix élevés pour rien. Le seul intérêt c’est sa superbe vue sur le temple et le bassin aux lotus
http://www.cafelotusubud.com/

Après cette dernière nuit à Bali, on passera la route jusqu’à l’aéroport à discuter avec Karma des pires spécialités gastronomiques de nos pays respectifs 🙂 Et à Bali aussi, ils mangent des grenouilles et des escargots 😉

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Jour 13 – Bali

Indonésie – Jour 13 – Bali

On se réveille encore avec un soleil radieux à Ubud. On découvre une nouvelle fois les cacas de chauve souris géantes sur notre terrasse du Sayong House. On explique ça à l’employé qui nous monte le petit déjeuner et lui aussi a découvert ça très récemment. Il semblerait qu’elles sont venues s’installer dans le coin il y a une semaine à peine, et lui aussi ne les aime pas trop. A 8h30 on a rendez-vous avec notre chauffeur pour la journée. C’est une formule très utilisée à Bali pour se déplacer. En gros soit vous vous promenez en scooter si vous êtes doués pour ça mais c’est un peu l’anarchie sur les routes balinaises et la police a tendance à vous verbaliser pour tout et n’importe quoi. Soit vous louez un chauffeur à la journée pour une durée de 8h en gros et il vous conduit où vous voulez et vous attend le temps de votre visite ou promenade. C’est une formule fréquemment utilisée.

On fait donc connaissance avec Karma, un mec très sympa et souriant, qui parle un peu anglais et on blague tout de suite sur sa voiture. La majorité des voitures à Bali ressemblent à des mini-combo van, et le sien est customisé avec des jantes sports, un aileron à l’arrière, etc … ça ne nous fera pas rouler plus vite mais au moins ce sera facile pour le retrouver 🙂 Pour le programme de la journée, on a pioché un peu comme dans un catalogue de jouets pour Noël « il faudrait voir ça » « oh ça aussi », et Karma dit qu’on ne pourra sans doute pas tout faire. On va bien voir, hop en route pour la journée visite marathon!

Tegallalang

On commence par un spot dont tout le monde parle, à 10km d’Ubud : les fameuses rizières en terrasse de Tegallalang. Notre verdict = franchement très peu d’intérêt. Au petit village de Tegallalang, il y a une vallée au bord de la route qui est aménagée avec de jolis rizières en terrasse. Formidable. Et c’est devenu une attraction touristique majeure. Il faut payer 10K Rp pour simplement pouvoir se garer (il n’y a pas vraiment de parking) et un gardien surveille tout le monde. Ensuite, on s’approche et « ho des rizières », et puis c’est tout. Il y a moyen de se promener dedans, mais ça ne donne pas vraiment envie 🙁 et face aux rizières c’est des successions de terrasses et resto proposant « the best viewpoint ever » , ça sent l’exploitation à plein nez, on n’aime pas trop l’ambiance. On prend une photo et on s’en va. Bon je râle mais le lieu est tout de même inscrit à la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Ici en plus du cadre, ça célèbre le système d’irrigation subak introduit à Bali au IXe siècle par le saint Rsi Markandeya.

indonesie bali riziere tegallalang rice fields

Pour repartir il faut remettre au gardien le post-it qu’il nous a laissé, dessus il y a le code de notre chauffeur. Il sort sont talkie-walkie, et 5 minutes plus tard, il y a une annonce dans des hauts parleurs pour appeler le chauffeur qui arrive ensuite. Ça rigole pas l’organisation. Allez hop on va voir ailleurs si on y est.

Gunung Kawi Sebatu

Le temple Gunung Kawi Sebatu est principalement dédié à Vishnu, qui est sensé régner sur l’eau. Il est donc construit sur des sources naturelles, entre des parois rocheuses et une forêt. On met son sarong, on paye 15K Rp le ticket d’entrée et on pénètre dans le sanctuaire. Quand on arrive, on est seuls dans le temple, et avec la jolie lumière du matin et le calme reposant, c’était vraiment un chouette moment. Le premier grand bassin possède une statue de la déesse Sarasvati qui semble flotter au dessus de l’eau.

indonesie bali temple gunung kawi sebatu

Dans une partie du temple des ouvriers étaient à l’œuvre et finalement ce sont des véritables tailleurs de pierre qui font les sculptures. Je dois dire qu’à un moment je pensais que c’était des moulages en béton, tellement toutes les statues sont identiques 🙂 et finalement non!

indonesie bali temple gunung kawi sebatu

indonesie bali temple gunung kawi sebatu

Il y a de nombreux bassins avec des sources d’eau naturelles et des grandes carpes colorées qui nagent tranquillement dedans. D’autres bassins sont destinés aux bains et il est interdit de prendre des photos. On sent vraiment la sérénité et la quiétude se dégager de ce temple. Peut-être mon préféré à Bali  🙂

indonesie bali temple gunung kawi sebatu

Pura Gunung Kawi

Pour y accéder à ce temple, il va falloir se taper une sacrée descente, car le temple Pura Gunung Kawi est tout au fond d’une vallée assez encaissée. Le problème donc, c’est les marches et toutes les boutiques d’artisanats plus ou moins local qui se succèdent à l’infini … mais l’avantage, c’est que tout autour, et bien c’est beau! Il y a des chouettes rizières jolies. N’hésitez pas à sortir de temps en temps des marches pour vous évader un peu.

indonesie bali temple pura gunung kawi

indonesie bali temple pura gunung kawi

Bon des fois c’est un peu too much … là par exemple je ne sais pas s’ils ont saisi qu’un mammouth et un éléphant, c’est pas exactement la même chose? un erreur dans la commande ou choix volontaire, on ne sait pas! 🙂

indonesie bali temple pura gunung kawi

et pour « probably the best view point in the world », on vous laisse juger 🙂

indonesie bali temple pura gunung kawi

On arrive en vue du temple Pura Gunung Kawi. Il date du XIe siècle et se compose de tombeaux creusés dans la roche et serait en hommage au roi Anak Wungsu. Et au milieu coule la rivière sacrée Pakerisan.

indonesie bali temple pura gunung kawi

indonesie bali temple pura gunung kawi

Certaines zones du temple doivent se parcourir pieds nus.

indonesie bali temple pura gunung kawi

Ces grandes ouvertures de 7m de haut creusées dans la roche sont des Cadi.

indonesie bali temple pura gunung kawi

indonesie bali temple pura gunung kawi

Encore une fois, on a de la chance, la visite en matinée est plutôt tranquille, il y a très peu de monde et on profite de la sérénité de l’endroit. Pour un peu on se mettrait presque à vouloir méditer 🙂

indonesie bali temple pura gunung kawi

Voici une vue du chemin d’accès quand on arrive juste à l’entrée du temple et qu’on passe sous une impressionnante et massive arche en pierre. Je me demande vraiment la somme de travail que ça a du demander pour creuser tout ça!

indonesie bali temple pura gunung kawi

En reprenant la route je n’ai pas pu m’empêcher de prendre en photo cette divinité car c’est le genre de petites statues décoratives qu’on retrouve un peu partout. Ça surprend un peu quand c’est à l’improviste sur un rond point ou à un croisement 🙂

indonesie bali statue geante

Pura Mengening

A vol d’oiseau il est à 300m de temple Pura Gunung Kawi. Ce temple de Pura Mengening est moins connu, et pour y accéder il faut d’abord traverser un dédale de bâches bleues du marché local qui se trouve là. Après il faut encore descendre une longue volée de marches mais ça en vaut la peine. Une nouvelle fois, le temple est perdu au fond de la vallée. A l’ombre des grands arbres; il y a de nombreuses petites cascades et de l’eau qui coule partout. Cest vraiment reposant et agréable 🙂

indonesie bali temple pura mengening

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Tout en bas du temple, il y a deux grands bassins, un réservé aux femmes et l’autre aux hommes. Pas de photos voyeurisme. Très peu d’occidentaux (on était les seuls à ce moment là). Et encore une fois une belle découverte.

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Pura Tirta Empul

Direction maintenant le temple Pura Tirta Empul. Lui aussi n’est qu’à quelques centaines de mètre de là. Ici c’est pas du tout la même ambiance. Il y a un grand parking, et des dizaines (voir des centaines) de voitures garées. On sent que c’est « le gros truc ». Dès l’entrée du temple, après avoir payé le ticket d’entrée à 15K Rp, il y a un arbre immense.

indonesie bali temple pura tirta empul

Ce temple est très connu à Bali pour sa source d’eau sacrée (qui est d’ailleurs la source de la rivière sacrée Pakerisan). Il date de l’an 926 et il est principalement dédié à Vishnu. La légende dit que cette source est née pendant une bataille entre le dieu Mayadanawa et le dieu Indra. Le premier a créé une source d’où sortait une eau empoisonnée pour tuer les soldats démons de l’armée adverse. Et l’autre a transformée la source en eau de jeunesse éternelle pour rendre vie à ses troupes. On peut voir l’eau continuer de jaillir du sol dans un grand bassin.

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Cette eau sacrée est ensuite distribuée par 12 fontaines en pierre dans chacun des deux autres bassins. Et c’est ici que les balinais viennent se purifier. Il faut d’abord déposer une offrande et passer sous la première fontaine à gauche, faire une prière, et ensuite passer à tout de rôle sous chacune des autres fontaines. On est ainsi lavé de ses mauvaises pensées. Ce rituel s’appelle le Melukat. Les 2 dernières fontaines ne sont pas utilisées, elle sont pour purifier les morts en cas de décès dans la famille. Certains visiteurs repartent même avec de l’eau sacrée du temple dans des bouteilles.

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Ce rituel n’est pas réservé qu’aux balinais. En fait n’importe qui peut aller se purifier à ces fontaines sacrées. Du coup, il y a beaucoup de monde, y compris des touristes.

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Et parfois même beaucoup beaucoup beaucoup de monde !

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Au passage ne vous étonnez pas si vous voyez des croix gammées ici et là. C’est le symbole de la Svastika. Ce symbole sanskrit millénaire signifie « la bonne fortune », « le bien être » et il n’y a évidemment aucun rapport avec les nazis dans ces temples.

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Attention toutefois, en 2017 par exemple, les bassins ont été temporairement fermés. A cause de la pollution des eaux usées relâchées n’importe comment en amont du site, la nappe phréatique a été touchée et l’eau sacrée était infectée par la bactérie E. Coli qui a faillit rendre aveugle une personne …

Plus loin dans l’enceinte du temple, il y a la partie sanctuaire hindou réservée aux prières, très richement décorée, et où il n’y a presque personne. A croire que la seule « attraction » du temple, c’est les bassins.

indonesie bali temple pura tirta empul

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Sur la colline qui domine le temple, on peut voir du gazon impeccablement tondu, un pont design et des grilles modernes, il y a quoi ici ? et bien c’est l’ancienne résidence du président Sukarno (le premier président de la République d’Indonésie, après la fin de la colonisation hollandaise et la 2nde Guerre mondiale). Ce grand ensemble présidentiel moderne construit en 1954 occupe toute la colline au dessus.

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Ensuite, et bien on commence à avoir un peu faim. A ce moment là, on est en train de rouler le long de la longue route Jl. Tampaksiring vers les hauteurs de l’ile. C’est une zone rempli de plantations de caféiers, et par hasard (comme beaucoup de lieux sont fermés, toujours une conséquence de Galungan), on voit une pancarte qui a l’air sympa « Bali As Warung ». On demande à Karma de s’y arrêter. On est encore les seuls sur le parking. Du coup on profite d’un chouette beau resto, avec une grande terrasse tranquille donnant sur la jungle et les plantations, et pas un bruit à part les oiseaux. Pour la tranquillité du lieu, on recommande. Et puis il y a moyen de faire un petit tour de balançoire, alors bon hein, voilà quoi 🙂

indonesie bali balancoire jungle

Avant de partir on fait un rapide tour de la plantation, on nous explique les différents types de café, on goutte le fameux Kopi Luwak, le café le plus cher du monde (mais pas forcément le meilleur hein). A l’origine, ce sont les néerlandais qui ont lancé la culture du café dans leurs colonies, dont l’Indonésie. La répression était très dure et il était par exemple interdit aux locaux d’avoir des plants de cafés chez eux. Mais très vite ils ont découvert que la Civette, un petit rongeur, était devenu fan du café et qu’il mangeait les graines, mais qu’elles n’étaient pas toutes digérées. Discrètement, le caca de civette était récupéré, et une fois les grains pré-digérés torréfiés, ça donnait un café avec une saveur unique. Et très vite aussi, tout le monde a entendu parler de ce café. Il est unique par sa méthode de production, et donc beaucoup plus rare. Et c’est maintenant le café le plus cher du monde, de 200 à 400 Eur le kilo!

indonesie bali as warung kupilawak

Le problème est que maintenant les civettes sont souvent élevées en cage dans des conditions pitoyables et avec un fort taux de mortalité. Évidemment ici, même s’il y a un animal en cage, on nous explique que toutes les autres sont en liberté dans la forêt et qu’on continue de ramasser les déjections manuellement au sol … on essaie de le croire gentiment en souriant 🙂

(Au passage si l’histoire du café indonésien vous intéresse, vous pouvez par exemple découvrir dans la rue à Amsterdam, la statue d’une grande tête, il s’agit de Multatuli, alias Eduard Douwes Dekker, qui a écrit un roman quasi autobiographique en 1860 pour dénoncer les conditions de traitement des populations locales dans les plantations des colonies à Java. Son livre a permit de changer la mentalité de l’époque et à améliorer la vie dans les plantations, et le héros s’appelle Max Havelaar, un nom que vous connaissez déjà, c’est le nom repris par une marque éco-reponsable, mais bon tout ça c’est une autre histoire 🙂 )

Pura Kehen

Le prochain temple de notre liste, c’est le temple Pura Kehen. Un temple de la mort très réputé, dans le petit village de Bangli. Mais visiblement ce jour là, tout le monde avait oublié son existence, on était seuls … à part deux tenaces vendeuses de rues qui étaient décidées à ne pas nous lâcher d’une tong! Ça a vraiment été difficile de s’en débarrasser en politesse 🙂 L’entrée du temple est un peu à la tête du client … soit gratos, soit donation libre, soit 30K Rp pour nous. Il y a un grand escalier de pierre de 48 marches à gravir qui donne sur une imposante porte sculptée. Honnêtement, cette entrée de temple est la plus impressionnante de celles que j’ai pu voir à Bali.

indonesie bali temple pura kehen

Dès notre entrée, un vieux guide se propose de nous faire une visite guidée payante, mais le coup des 2 vendeuses juste avant nous a peu fatigué, alors par un réflexe un peu bête on lui dit non merci, alors qu’il parait que sa visite est très bien, tant pis.

Ensuite on est immédiatement frappé par le gigantesque banian qui se dresse au milieu de la première des trois cours. Il a plus de 400 ans.

indonesie bali temple pura kehen

Il est tellement énorme qu’il y a même une construction dans ses branches (ou racines, on ne sait plus trop), un Bale Kulkul. Un petit abri qui sert à la fois de poste d’observation mais principalement ici pour abriter un tambour d’appel.

indonesie bali temple pura kehen

Ses racines se retrouvent à plein d’endroits du temple et creusent la pierre, c’est assez fou, enfin moi je trouve ça fou 🙂

indonesie bali temple pura kehen

Le temple aurait été construit vers 1206.

indonesie bali temple pura kehen

Personnellement c’est n’est pas mon temple préféré de Bali.

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Il y avait des travaux en cours, des bruits de meuleuse et de marteau piqueurs, de la poussière, et puis une impression d’abandon qui ne donnait pas trop envie d’y rester … même les vieilles assiettes incrustées n’ont pas plaidées en sa faveur.

indonesie bali temple pura kehen

En tout cas on peut dire ce qu’on veut, la porte a de la gueule !!! 🙂

indonesie bali temple pura kehen

Avant de rejoindre la voiture, les fameuses vendeuses nous harcèlent à nouveau, et on achètera un super magnet’ de frigo Vishnu 100% local pour avoir un peu la paix haha

Tukad Cepung Waterfall

Pour la suite de la balade, j’ai entendu parler de chutes d’eau un peu cachée, les Tukad Cepung Waterfall. Notre chauffeur n’y est d’ailleurs jamais allé. On trouve l’endroit, on paye un petit 10K Rp d’accès pour la forme et hop c’est parti. On commence par suivre un chemin le long d’un canal (c’est marrant d’ailleurs, ça rappel assez les longues randonnées le long des levadas à Madère, je vous le recommande graaaave) et après il y a un escalier très raide qui descend dans une gorge. On se retrouve dans un canyon étroit et humide avec la jungle autour. C’est la séquence Indiana Jones!

indonesie bali tukad cepung waterfall

Il y a aussi quelques panneaux qui expliquent que s’il y a beaucoup de pluie, et bien on va tous mourir noyés ici car c’est dangereux haha ! Comme il fait beau on continue 😉  On remonte le lit du ruisseau, les pieds dans l’eau. On commence à entendre un bruit caractéristique, et il y a des gouttelettes en suspension dans l’air, on approche!

indonesie bali tukad cepung waterfall

Et BIM! voici une bien jolie chute d’eau non ? 🙂

indonesie bali tukad cepung waterfall

Bon alors le souci ici, c’est que c’est tellement un spot à photos, que les gens font limite la queue pour faire la plus belle photo Instagram-réseaux-sociaux #jem’aimedansunblog. Avec un peu de chance vous pourrez peut être y être tranquilles. En tout cas, cherchez un peu dans google les photos de la chute, et vous verrez tellement de photos « exagérées » , c’est vraiment  n’importe quoi! En tout cas, même au naturel, c’est un endroit très chouette 🙂

Ensuite, on avait prévu d’aller visiter le temple Goa Gajah qui est sur la route du retour vers Ubud. Malheureusement, toujours à cause de Galungan et des processions d’enfants dans les rues, il y a de gros embouteillages en fin d’après midi, et il est trop tard pour cette visite. Tant pis! On arrive à Ubud à plus de 18h, et on laisse finalement 500K Rp à notre chauffeur Karma car il était sympa et on se donne rendez-vous à nouveau pour le lendemain pour une nouvelle journée découverte du nord de Bali.

Ce soir pour le restaurant, c’est direction le Fair Warung Bale. Ce restaurant est le fruit d’une ONG Suisse. Le principe est qu’à la fois, il permet à des jeunes adultes en difficultés d’apprendre un nouveau métier, et les profits sont utilisés pour donner des soins aux personnes en situations précaires. En plus de ça, le lieu est vraiment cool et on y mange bien. C’est un peu plus cher qu’un petit resto équivalent, mais c’est à portée de votre porte monnaie ne vous en faites pas, et surtout vous y mangez très bien et pour la bonne cause. Deux bonnes raisons d’y aller les yeux fermés 🙂
https://www.fairfuturefoundation.org/

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Jour 11 – Bali – Ubud

Indonésie – Jour 11 – Bali – Ubud

On se réveille tranquillement au cœur de Bali à Ubud, au dernier étage de la Sayong House. Il y a juste le bruit de la fontaine du temple familial dans le jardin et le caquètement des poules. En sortant sur la terrasse, on fait une mystérieuse découverte : il semblerait qu’un animal soit venu chier devant la porte cette nuit !!! Petites crottes mystérieuses, qui peut bien être votre propriétaire? En attendant qu’on résolve cette affaire, on vient nous monter le petit déjeuner (jus de fruit, pancake bananes et un café toujours aussi mauvais haha). On profite du calme et il y a dans l’air une odeur d’encens. C’est chouette Bali 🙂

indonesie bali ubud ganesh statue

En sortant dans la rue on découvre cette tradition typiquement balinaise, les offrandes. Tous les matins, dès l’aube, les balinaises en sarong sortent dans la rue et déposent devant chaque porte, chaque statue, chaque voiture, bref devant pratiquement tout, un petit panier de feuilles de palmiers tressés. Il y a 2 sortes d’offrandes :

  • Segehan : elles sont « offertes » aux démons afin de les éloigner. Elles sont déposées par terre. Quelques fruits, un peu de riz, et on asperge de quelques gouttes d’eau pour bénir.
  • Canang Sari : celles-ci sont destinées aux dieux et sont placées en hauteur. Elles sont plus codifiées, avec des aliments sucrés, de l’encens et des fleurs de différentes couleurs.

Vous allez forcément en voir des centaines et même souvent marcher dedans sans faire attention. Ne vous inquiétez pas, vous ne serez pas puni sur vingt générations. Ce qui importe avant tout c’est le geste de faire l’offrande, c’est l’intention. De toute façon, les offrandes sont en partie mangées par les animaux pendant la journée et remplacées ou brûlées dès le lendemain. Ce rituel a lieu TOUS les jours ! C’est assez dingue 🙂

indonesie bali ubud offrande

Donc on part se promener de bon matin dans les rues de Ubud et TOUT est fermé! Et oui, c’est jour férié, c’est Galugan, le premier jour des festivités qui marquent le passage du nouvel an balinais. On admire les grands Benjos qui sont dressés devant toutes les maisons (il y a des trous percés dans le sol exprès pour les planter chaque année).

indonesie bali ubud rue

Une autre particularité de Bali, ce sont les temples. Chaque maison possède son propre temple domestique, le sanggah. Et ensuite chaque village possède au moins trois temples :

  • Pura Puseh : Ce temple est dédié à Brahma, c’est le temple des Origines et il situé dans le village en direction du mont Agung, la montagne la plus sacrée de Bali.
  • Pura Desa : Ce temple est dédié à Vishnu, et il est en rapport avec les affaires de ce monde. Il est en général au centre du village.
  • Pura Dalem : Ce temple est dédié à Shiva, c’est le temple des morts, de la destruction, du monde des démons et des esprits maléfiques, et il est en général tourné vers la mer.

Comme vous le voyez, vous ne ferez pas 100m à Bali sans croiser au moins un temple ou plus 🙂

indonesie bali ubud porte temple

On se dirige vers la rue Jalan Kajeg. Grâce (ou à cause du tourisme) Ubud est en plein essor économique et la ville est rénovée à de nombreux endroits. Dans cette rue par exemple, les personnes qui ont participé sous forme de dons à la rénovation de la rue ont chacunes une petite dalle avec un message personnel dessus. On retrouve ça à plusieurs endroits dans la ville, c’est sympa, une sorte de « hall of fame » de bienfaiteurs plus ou moins anonymes 🙂

indonesie bali ubud street

On croise des statues marrantes, j’ai franchement eu le coup de cœur pour ce petit couple de vieux rigolards 🙂

indonesie bali ubud statues

Des offrandes encore et toujours, sur les scooters et même sur le capot des voitures !

indonesie bali ubud offrande voiture

En suivant cette rue jusqu’au bout, au nord d’Ubud, vous arrivez directement dans les rizières 🙂 Et c’est parti pour une chouette balade. Il n’y a quasiment pas de touristes, c’est tout tranquille.

indonesie bali ubud riziere rice field

indonesie bali ubud riziere rice field

Si vous avez une petite faim durant la promenade n’hésitez pas à vous arrêter au Sweet Orange Warung, un chouette petit resto perdu dans les rizière.

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On fini la promenade en longeant une sorte de squatt en ruine.

indonesie bali ubud riziere rice field

En longeant les murs du musée Puri Lukisami, on se retrouve directement dans le centre de Ubud. C’est assez frappant de se rendre compte que les calmes des rizières et à seulement quelques minutes à pieds de la fourmilière du centre ville 🙂

Ensuite, il faut aller visiter le temple Pura Dalem, il est juste à côté. Il faut un sarong, c’est obligatoire pour pénétrer dans un temple. On passe à une petite boutique, et hop on achète un sarong à la gentille petite vieille qui tient le magasin. Elle est toute heureuse de nous apprendre comment le nouer correctement. Ça ne coute pas cher et au final c’est toujours utile, n’hésitez pas à en acheter! Le temple de Pura Dalem donc, est un temple de la mort dédié à Rangda.

indonesie bali temple ubud pura dalem statue

Rangda, c’est une démone qui aime se nourrir du sang des fœtus, elle est souvent représentée avec la poitrine tombante, des crocs, une longue langue, et des bébés à grignoter ici et là, charmant! Et à l’entrée du temple, c’est le festival des statues horribles avec des démons partout haha 🙂

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Encore une fois, il y a un gigantesque Banian dans l’enceinte du temple. Quand les racines qui tombent des branches rejoignent le sol, l’arbre devient sacré et un mur de pierre est construit au tour.

indonesie bali temple ubud pura dalem arbre

On a la chance de pouvoir rentrer dans la grande cour du temple, car avec la nouvel an balinais, il y a des cérémonies partout. On sent la ferveur religieuse. Tout le monde vient en famille et vêtus de blanc pour prier les dieux et vénérer les ancêtres. Le prêtre rythme la cérémonie au son d’une clochette, et les balinais sont purifiés à l’eau et à l’encens. On se tient un peu à l’écart pour ne pas gêner (et pour chercher un peu d’ombre aussi, car il fait une chaleur écrasante).

indonesie bali temple ubud pura dalem priere

indonesie bali temple ubud pura dalem porte

indonesie bali temple ubud pura dalem statue

indonesie bali temple ubud pura dalem statue

Notez le souci du détail pour les sculptures avec par exemple ce magnifique lion balinais et …. son anus! ahah

indonesie bali temple ubud pura dalem statue

On continue la balade en descendant le long de JL Raya Ubud. J’ai adoré ces immenses lianes tombant de ces arbres gigantesques et faisant penser à des lustres végétaux.

indonesie bali ubud street arbre

Ensuite il faut prendre à droite dans la minuscule ruelle Jl. Bangkiang Sidem. Au bout d’un moment vous verrez la route sur votre gauche, avec un pont au dessus d’une gorge …

indonesie bali ubud pont

… et à droite, c’est le temple Pura Gunung Lebah, qui daterait de l’an 800. Il est malheureusement fermé à notre arrivée mais on profite quand même de l’architecture et des sculptures.

indonesie bali ubud campuhan ridge walk

indonesie bali ubud campuhan ridge walk

Et ensuite, c’est parti pour une nouvelle balade, la Campuhan Ridge Walk. Cette promenade est très populaire et vous croiserez surement beaucoup de monde. En tout cas, ça vaut le coup, il y a un très beau panorama.

indonesie bali ubud campuhan ridge walk

Le chemin serpente sur un crête en direction du nord (et il n’y a pas vraiment de zones ombragées, alors soyez prévoyants, car le soleil tape dur).

indonesie bali ubud campuhan ridge walk

Il fait d’ailleurs tellement chauuuuuuud qu’on a envie de s’arrêter au premier warung venu pour boire quelque chose, mais bon il faut être un peu patient pour trouver le bon spot. On vous conseille de continuer encore un peu. De temps en temps, on tombe sur des statues assez euh … la c’est pour quelle divinité au fait? Bob Marley ou Serge Gainsbourg ? j’hésite …. 🙂

indonesie bali ubud campuhan ridge walk

On s’arrête finalement au Karsa Café. Ce café a l’avantage d’avoir une grande terrasse ombragée à l’étage avec vue sur les rizières, et après cette marche, c’est un tel luxe de se poser à l’ombre et siroter une bonne bière fraiche au calme 🙂 Il ne faut pas être trop pressé, le service est assez lent.

Bon j’avoue que sur la photo, les rizières étaient un peu à sec …

indonesie bali ubud campuhan ridge walk

En tout cas si vous êtes à Ubud, cette balade Campuhan Ridge Walk est vraiment à faire. Le retour se fait par le même chemin.

indonesie bali ubud campuhan ridge walk

Ensuite on part en direction d’un restaurant avec de très bonnes critiques. On remonte la route Jl. Raya Campuhan à pieds, c’est un peu long, on commence à en avoir un peu marre à vrai dire. On est cramé par la chaleur. Au passage, on passe à côté d’un petit centre commercial avec un ATM, pratique, car la aussi niveau argent liquide, comme les rizières, on était à sec! Enfin on arrive à notre adresse, le restaurant Éléphant, à l’excellente réputation. Et là, BAM! à cause des festivités de Galugan, le restaurant est fermé aaaaaah cruelle déception ! tout ce chemin pour rien !! Tout dépité, on fait marche arrière … En tout cas si vous le pouvez, allez-y : http://www.elephantbali.com/

Du coup on commence a avoir vraiment faim et par hasard on passe devant le restaurant Bebek Sungai. On décide de s’y arrêter pour manger du bebek, une spécialité du coin, c’est du canard un peu à toutes les sauces, croustillant grillé ou frit, et voir même cuit sous la cendre pour le bebek betutu. Le restaurant a ouvert récemment, la déco est top (mention spéciale pour les énormes tables en bois brut). Il faut s’éloigner un peu de la terrasse qui donne sur la route bruyante. L’accueil est vraiment agréable et on est juste un peu déçu par les quantités. En fait j’avais très faim et un canard balinais, c’est pas exactement comme un canard en France, c’est plus petit et il y a moins à manger 😉

Maintenant qu’on a fait le plein on peut repartir à la découverte des richesses d’Ubud. Et justement en descendant la route, juste avant de prendre le pont vers le centre d’Ubud, on va à droite pour visiter le Blanco Museum. 80K Rp le ticket et hop c’est parti!
Plu d’infos ici : http://www.blancomuseum.com/

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

Une fois l’entrée ronde façon maison de hobbit franchie, on se retrouve dans l’univers de Antonio Blanco. C’est un artiste d’origine espagnole qui a grandi aux Philippines, voyagé à travers le monde et s’est finalement installé n 1952 dans cette propriété que lui a offert le roi de Ubud. L’artiste épouse une célèbre danseuse balinaise Ni Ronji et va passer le reste de sa vie à peindre et transformer la propriété à son image : un univers un peu fou et baroque, à la croisée de ses compatriotes Miro et Dali.

Dès le début en traversant une mini jungle on découvre plein de perroquets et autres oiseaux de toutes les couleurs.

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

On arrive ensuite devant un superbe palais sorti tout droit de nul part et gardé par deux dragons.

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

Ah oui, un détail, à l’intérieur, il est interdit de prendre des photos. Je ne sais pas ce qui s’est passé, mon appareil a visiblement pris des photos sans que je m’en aperçoive, c’est fou ça, on ne peut pas faire confiance à la technologie!

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

L’intérieur du palais et franchement beau (et en partie climatisé haaaaa) et les peintures, très honnêtement, j’ai aimé. C’est franchement un plaisir de découvrir son travail sur plusieurs étages.

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

N’oubliez pas de monter tout en haut du palais et d’aller carrément sur le toit. Il y a des supers statues dorées de danseuses balinaises traditionnelles 🙂

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

Enfin, quand la visite du palais est terminée, il y a l’atelier de l’artiste à explorer (avec une gardienne du musée qui vous suit comme une ombre pour être sûre que vous ne touchez à rien). Enfin pour clore la visite, il y a un rafraichissement offert (thé au jasmin) à siroter tranquillement sur un canapé à l’ombre dans le magnifique jardin zen qui fait face au palais. Franchement, une visite bien agréable à faire 🙂

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

On quitte ce très chouette endroit et on retourne vers Ubud en empruntant l’ancien pont en bois, juste à côté de celui utilisé par les voitures avec la circulation non stop.

indonesie bali ubud pont

De retour en ville, on croise de nombreuses déambulations de ce genre. Pendant Galungan, une des traditions veut que les enfants se promènent en cortège dans les rues en faisant la parade de Barong Bangkung tout en jouant de la musique. Ils vont ensuite de maison en maison pour demander une petite offrande.

indonesie bali ubud galungan

Ça fait un peu penser à halloween et on sent que ça ne se fait pas trop de refuser de leur laisser un petit billet 🙂

indonesie bali ubud galungan

Dans la rue on croise aussi notre vendeur de billet favori, un type très sympa (on se check à chaque fois qu’on se voit haha) et parlant un peu français, on lui prend des billets pour un spectacle de marionnettes pour le soir même. Mais pour le moment, on enchaine on enchaine … direction le sud d’Ubud, pour quoi faire me direz vous ? voici un premier indice :

indonesie bali ubud monkey forest singe

On va à la Monkey Forest! 🙂 On presse d’ailleurs le pas pour descendre la rue Jl. Monkey Forest. C’est pas tout prêt en fait et l’après midi commence à toucher à sa fin et on ne veut pas arriver à la fermetur. Honnêtement j’étais moyennement emballé par cette visite à la « fameuse forêt des singes d’Ubud ». Les singes c’est pas vraiment ma grande passion, et puis sur le papier ça sonnait un peu comme « la visite obligatoire », le truc à touristes de base, donc chiant quoi … et finalement … ?

Et bien on paye 50K Rp l’entrée et on va voir ça . Le site officiel ici : http://www.monkeyforestubud.com/ (de 8h30 à 18h)

Sur un peu plus de 12 hectares de forêt plus ou moins luxuriante suivant les endroits, on retrouve plus de 600 singes, répartis en plusieurs groupes avec chacun son secteur. Et on se promène librement au milieu de tout ce petit monde en suivant les différents sentiers proposés. Dès le début on rencontre quelques singes mais tout de suite, c’est encore les arbres immennnnnnnses qui m’ont frappé, c’est gigantesque !!

indonesie bali ubud monkey forest arbre geant banian giant tree

Certains chemins s’enfoncent dans des gorges humides au milieu de la jungle, d’autres passent par des ponts de pierre sous les racines des banians géants.

indonesie bali ubud monkey forest arbre geant banian giant tree jungle

Tiens on rencontre même en chemin un spécimen de dragon de Komodo ahah 🙂 on a croisé les véritables représentants de l’espèce il y a quelques jours d’ailleurs 😉

indonesie bali ubud monkey forest jungle dragon komodo varan

Bon et les singes alors ? Ce sont des macaques et allez, en voilà une petite compilation. Ils sont gentils mignons et tout, mais ils sont juste tellement habitués à voir du monde passer qu’ils n’hésiteront pas à vous sauter dessus et à fouiller dans vos sacs si vous vous approchez trop. Pour nous ça va, pas d’agression, seulement un foulard porté disparu haha. En tout cas il faut tout le temps être sur ses gardes 🙂

indonesie bali ubud monkey forest singe

Il est interdit de leur donner à manger (ou alors des bananes qu’on peut acheter sur place), et de toute façon si vous le faites, vous êtes dans la merde car il y aura une horde de singes tout autour de vous mouahaha

indonesie bali ubud monkey forest singe

Petite séquence « hoooo ils sont trop mignonnnnns »

indonesie bali ubud monkey forest singe

indonesie bali ubud monkey forest singe

La visite est finalement franchement sympa, c’est validé 🙂

Par contre ne vous trompez pas de sortie pour la forêt … j’ai pas fait attention, j’ai confondu, on était juste à l’opposé et il a fallut faire un long détour en contournant la forêt. Allez à bientôt les monkeys! (et les singes ne s’arrêtent pas du tout à la frontière de la forêt, vous en verrez le long de la route et sur les maisons aux alentours … ils doivent être ravis les habitants du coin).

indonesie bali ubud monkey forest singe

On refait une rapide halte à notre hébergement au Sayong House et on en profite pour réserver via notre hôtel une sortie pour le volcan Batur. Une ascension avec lever du soleil trop beau. Hop c’est réservé, 350K Rp et départ à 2h du mat’ argh ça va faire mal!

Maintenant c’est l’heure de partir en direction de la galerie d’art où on verra un spectacle de théâtre d’ombre . Ça se trouve à Oka Kartini, et c’est loin … on galère un peu à pieds. En arrivant on se rend compte qu’il n’y a quasiment personne (100K Rp le billet, spectacle le mecredi, vendredi et dimanche). En attendant que le spectacle commence on nous invite à aller voir la galerie, c’est le passage obligé pour tout le monde, il faut bien essayer de vendre la marchandise ! 🙂 On n’est pas intéressé … on rejoint la scène : dans un petit hangar, chaises en plastique, petite bouteille d’eau, on est 9, ça sent la loose! Devant nous il y a un drap tiré et derrière il y a une lampe allumée, des marionnettistes et un orchestre de gamelan. L’art du Wayang « le théâtre d’ombre », est un spectacle traditionnel et populaire à Bali. Mais attention, tout le spectacle est en balinais à part deux ou trois blagues en anglais et donc on comprend rien. Et pire, même avec le petite feuille explicative, l’histoire générale « The Sacrifice of Bima » est hyper dure à suivre! Je crois même que je me suis endormi à un moment haha C’est intéressant pour le côté découverte, mais très sincèrement, on peut esquiver cette activité 🙂

Ensuite, retour vers notre hôtel. C’est pratique, la rue en sortant de chez nous, c’est Jalan Dewi Sita, et il y a plein de restos et bars. On découvre le très chouette Bamboo bar, avec des groupes de musique live tous les soirs, plutôt tendance rock reggae, super cool agréable mais pas évident de s’entendre parler. Finalement on se pose un peu par défaut au restaurant Tutmak. Le repas est sympa sans être extraordinaire, c’est clairement de la cuisine pour convenir aux touristes (pas trop d’épices, pas trop de piments, pas trop de saveurs quoi). On file rapidement au lit, car on doit se réveiller dans aaaaah 3 heures à peine ! Allez tcho, bonne nuit et à demain pour le volcan ! 🙂

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Jour 10 – Gili Air – Bali – Ubud

Indonésie – Jour 10 – Gili Air – Bali – Ubud

C’est notre dernier jour sur l’ile de Gili Air. La nuit s’est bien passée et il n’y a pas eu de panne de générateur, alors cette fois la climatisation a fonctionné dans notre chouette bungalow du Turtle Garden, tout comme les hauts parleurs de la mosquée 🙂 On n’est pas du tout pressé aujourd’hui, alors on traîne nos tongs tranquillement jusqu’à la plage.

indonesie gili air plage beach boat bateau epave

Encore une fois, on s’extasie sur le paysage, ça a quand même un petit air de paradis 🙂

indonesie gili air plage beach sable

Mais hélas, l’heure approche, il est temps de faire le check-in avec les employés de Wan Gobel Express, la compagnie de fastboat choisie pour le retour. On pose les affaires sur la plage avec celles des autres passagers. En effet, on n’embarque pas depuis l’embarcadère, mais ce sera directement les pieds dans le sable (ou dans l’eau). Là, on nous annonce qu’il y aura du retard … ok, et bien on part se poser à Coffee & Thyme. C’est juste à côté et c’est clairement dans le trip « vegan bio healthy chill gluten free starbuck instagram » et un peu plus cher qu’ailleurs ( http://www.coffeeandthyme.co/ ), mais le lieu reste cool et les cafés et gâteaux sont très bons 😉 On oublie presque qu’on a un bateau à prendre et on croise les doigts pour que quelqu’un soit toujours en train de surveiller nos affaires!

Notre bateau arrive, et on est franchement ravis, il est tout neuf, il brille, il sent presque encore la peinture! Les sièges sont immaculés, le moteur ronronne. Il est aussi plus large et plus confortable que celui de Blue Water Express.

indonesie gili air fast boat wan gobel express plage beach

La petite serviette chaude offerte et une bouteille d’eau, et hop, un film est diffusé sur deux écrans plats, bref, c’est la classe! La traversée se déroule sans histoires et on arrive à Padangbai même un peu avant la fin du film. Quand on débarque les affaires de la soute, c’est le chaos! Des chauffeurs de taxis et de mini bus grouillent autour de nous pour proposer leurs services, des porteurs sortent de nul part pour voler porter des valises, et les employés en orange fluo nous indiquent de bien se rendre au bureau de Wan Gobel Express pour prendre la navette. Franchement, l’ambiance de joyeux bordel nous fait bien marrer 🙂 On indique qu’on veut aller à Ubud, et on monte dans un petit minibus avec d’autres passagers. Bon c’est moins sympa ici, même si le chauffeur est un petit vieux vraiment marrant et qui essaye de draguer plus ou moins discrètement la petite australienne qu’il a fait s’asseoir à l’avant juste à côté de lui. On roule à 60 km/h maxi, il n’y a pas de climatisation et le trajet est long long long …

En arrivant dans la « banlieue » de la ville d’Ubud, je suis marqué par un arbre gigantesque au bord de la route, le long de Jl. Cok Gede Rai, c’est un banian géant, le premier que je vois, pas le temps de le prendre en photo, mais on aura l’occasion d’en voir plusieurs à Bali 🙂

Ubud, c’est un peu le point central de Bali et un bon spot pour sillonner l’ile. La topographie de la ville est assez particulière. Il faut l’imaginer étalée sur une pente plus ou moins douce où des griffes géantes auraient creusés des sillons parallèles. La ville a été fondée par un prêtre javanais et très rapidement elle a été réputée pour fournir de très bonnes plantes médicinales. Elle est ensuite devenue la ville des seigneurs de la région et au début du XXe siècle, des artistes européens sont tombés amoureux du lieu et on permit de faire sa renommée à travers le monde. Maintenant, il faut bien l’avouer, Ubud est envahie par le tourisme et ressemble vraiment à centre de yoga-spa géant, avec rues commerçantes à l’occidentale. Mais elle a tout de même des jolis atouts qu’on va vous faire découvrir 🙂

Pour le logement, j’ai choisi la Sayong House, tout au bout de la petite ruelle en impasse Jl. Dewisita. L’avantage, c’est qu’on est en plein centre, et il n’y aucun bruit de circulation 🙂 Dans cette grande maison familiale, il y a une jolie cour intérieur avec un jardin aménagé, et son temple évidemment. Une piscine un peu plus loin, et pour chaque chambre, un grand balcon terrasse privé, et nous au dernier étage, on est gâté 🙂

indonesie ubud bali sayong house

Notre chambre est un peu rustique, et il y a surement mieux ailleurs, mais sincèrement on conseille vraiment cet endroit 🙂

Dès notre arrivée on croise un occidental et juste l’entendant dire « hello » on a su que c’était un compatriote! Notre french accent est hélas facile à reconnaitre dans le monde entier! 🙂 On fait ainsi la connaissance de Serge, qui est tombé amoureux de Bali il y a 12 ans et qui depuis vit ici, dans le petit studio qu’il avait loué à  la Sayong House en arrivant à Ubud, c’est maintenant sa maison 🙂 Il nous invite directement pour un petit apéro et nous raconte quelques anecdotes et au passage nous informe que demain c’est férié! Et oui, on avait complètement zappé, c’est Galungan ! 🙂

indonesie ubud bali sayong house

Galungan, c’est un peu l’équivalent du nouvel an. L’année balinaise comporte 210 jours, et la fête de Galungan marque le début des festivités. Elle célèbre en gros la victoire du bien sur le mal. Et 10 jours plus tard, les célébrations se terminent avec la fête de Kuningan. Et c’est durant cette période que les esprits des ancêtres reviennent sur terre, alors ces fêtes sont très importantes pour tous les balinais. Et d’ailleurs dans toutes les rues, devant les maisons, se dressent des Benjos. Ce sont des bambous décorés avec une sorte de queue tressée qui est sensée rappeler la queue de Barong, la divinité à tête de lion qui protège Bali du Mal.

(Rassurez-vous, si vous tombez à cette période, l’ile de Bali n’est pas à l’arrêt complet, et il reste pas mal de choses ouvertes, mais il faut juste être un peu plus prévoyant pour ne pas se retrouver coincé quelque part …)

On part au hasard à la découverte de la ville. On arrive vite sur la petite ruelle Jl. Karna. C’est la ruelle des petites échoppes et qui conduit jusqu’au grand marché, Pasar Ubud. Mais il est déjà trop tard et il est fermé. En revanche toutes les boutiques de souvenirs à touristes made in china sont encore ouvertes. Faites vous plaisir si vous voulez négocier, c’est le jeu, mais ne soyez pas trop regardant sur la qualité des produits …

indonesie bali ubud street market

Nous on préfère dépenser nos sous dans quelques satay ayam, les brochettes de poulet mariné grillé et sauce cacahuète, miam miam 🙂

indonesie bali ubud street food brochettes sate

On arrive invariablement au grand carrefour d’Ubud, au croisement des rues Jl Raya Ubud (la plus grande artère de la ville), Jl Suweta et Jl Monkey Forest. Si d’ailleurs vous roulez en scooter, il y a souvent des policiers ici qui arrêtent tous les occidentaux pour n’importe quel motif alors que dans le même temps une famille de six balinais sur scooter tous sans casques et portant une machine à laver en travers peut passer à côté d’eux sans les faire sourciller 😉

indonesie bali ubud palace

Ici se trouve le Puri Saren Agung, aussi connu sous le nom de Ubud palace. C’était la résidence officielle de la famille royale des Sukawati. La construction commence au XVIIe siècle et s’étale sur de nombreuses années. Le temple qu’on voit a été reconstruit en 1928  car en 1917 il avait été détruit par un tremblement de terre. Il est toujours utilisé par la famille royale et une petite partie seulement est ouverte au publique. La visite est gratuite.

indonesie bali ubud palace

indonesie bali ubud palace

En sortant du temple, un vendeur de rue nous aborde pour nous proposer des billets pour le spectacle de danse traditionnelle qui aura lieu à l’Ubud Palace ce soir. C’est 100 K Rp par personne. On n’avait rien de prévu ce soir alors ok, on prend. Il faut revenir vers 19h pour espérer avoir de la place. En attendant, on continue la promenade.

indonesie bali ubud rue street

Un peu plus loin le long de la rue principale, on arrive au temple Saraswati. Il est dédié à Saraswati, une déesse hindou du savoir et des arts. Pour y arriver il faut traverser le Café Lotus pour arriver face aux bassins remplis de lotus et c’est d’ailleurs pour ça que le temple est aussi appelé Temple aux Lotus. Encore une fois n’hésitez pas à y aller, c’est joli, et c’est gratuit!

indonesie bali ubud saraswati temple lotus

Comme ici aussi, il y a un spectacle qui a lieu le soir, le reste du temple est fermé et on s’arrête devant la grande porte, sur la scène.

indonesie bali ubud saraswati temple lotus

indonesie bali ubud saraswati temple lotus

On fait une petite pause gastronomique dans un restaurant dont je n’arrive plus à me souvenir le nom, aaaaah! et que je n’arrive pas à trouver malgré mes recherches Google … il y a parfois des choses qui doivent rester cachées! Bref, on mange on mange et on ne voit pas le temps passer, viiiiiite bientôt 19h! De retour devant le temple, il y a beaucoup de monde !! Toutes les chaises sont déjà occupées et il faut trouver un endroit où s’installer avec vue sur la scène, finalement en se faufilant on trouve un chouette emplacement 🙂

Quand la nuit est là, l’orchestre commence à jouer et là on se retrouve en plein dans le Gamelan. Le Gamelan c’est un ensemble instrumental typique de l’Indonésie. Il est principalement composés de percussions : gongs, cymbales, métallophones, xylophones et tambours divers. C’est très particulier, la musique est très répétitive et reprend à l’infini des boucles qui varient de temps en temps. C’est un peu hypnotisant et à la fois pas évident à suivre. Il parait qu’un instrumentiste de Gamelan ne répète jamais seul chez lui, l’apprentissage se fait toujours en commun.

indonesie bali ubud puri saren palace danse

Ensuite les danseuses arrivent, c’est la danse Legong. Tout est codifié, la position du corps, les doigts et les yeux écarquillés, rien n’est laissé au hasard.

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Bon personnellement ma partie préférée, c’est ici, avec l’arrivée des « petits cerfs mignons » et qui représentent je ne sais plus quoi 🙂

indonesie bali ubud puri saren palace danse cerfs

Très honnêtement, même avec le livret explicatif, l’histoire est franchement dure à suivre. C’est la danse Ramayana.

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C’est beau, n’est-ce pas ? 😉

indonesie bali ubud puri saren palace danse

indonesie bali ubud palace puri saren nuit night

Le spectacle dure environ 1h30. Le temps peut paraitre parfois un peu long pour le public non averti (j’en ai vu beaucoup bailler et quelques uns partir haha) mais ça vaut le coup. C’est pas tous les jours qu’on a une danse traditionnelle indonésienne dans un temple au cœur de Bali 🙂

Le reste de la soirée, c’est balade dans les rues et c’est très animé. Il y a énormément de boutiques dont beaucoup de marques internationales (il y a même un Starbuck, et probablement bientôt un Macdo). Ça ne fait pas très authentique, on a presque l’impression d’être dans une galerie marchande à ciel ouvert. Heureusement on retrouve notre chouette terrasse bien tranquille, il fait presque frais, on est bien 🙂

indonesie bali ubud terrasse nuit night moon lune

Allez, bonne nuit Bali!

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Jour 2 – Yogyakarta – Borobudur – Prambanan

Indonésie – Jour 2 – Yogyakarta – Borobudur – Prambanan

Cette deuxième journée en Indonésie commence par un réveil à 3h du matin, c’est assez brutal et la douche froide (il n’y a jamais d’eau chaude) n’arrange rien. Pour le réveil en douceur, on verra ça un autre jour 🙂 Le veilleur de nuit de l’hôtel Andrea dort sur un canapé et notre chauffeur nous attend dehors sous la terrasse. Il ne parle quasiment pas un mot d’anglais et on a le même niveau en indonésien, nickel personne ne peut se comprendre c’est parti, hop en route! 🙂

Notre destination se trouve à environ 40km d’ici et notre chauffeur roule comme un dingue (j’ai vu une pointe à 150km/h sur le compteur … de nuit sur les petites routes de campagnes … avec des scooters parfois sans éclairages et de temps en temps des animaux qui traversent.. la routine quoi!)

Borobudur

Pour visiter Borobudur, en gros il y a 2 options :
– y aller très tôt pour le lever de soleil
– y aller vers la fermeture pour le coucher de soleil
. C’est à ce moment là qu’il y a le moins de monde et que la lumière est la plus belle.
On a opté pour le lever de soleil (question de timing). Et là aussi 2 options :
– payer un peu plus cher, et être directement sur le site avant l’ouverture officielle.
– voir le lever de soleil depuis une colline, avec vue sur le temple et la jungle en prime, avec les volcans, bref, magique quoi!
C’est celle là qu’on a choisit 🙂
Pour ça donc, la voiture s’engage dans un petit chemin en lacets qui grimpe la colline Puthuk Setumbu (et vu le nombre de voitures devant et derrière nous, on sait qu’on est pas les seuls à avoir eu la même idée ce matin).

Puthuk Setumbu borobudur temple nirwana sunrise

Une fois sur le parking du Nirwana Sunrise, pas trop d’explications, mais on comprend où il faut aller, on paye 30.000 Rp par personne et on grimpe un sentier. L’ambiance est assez mystique je trouve. Il fait nuit noire, il y a quelques flambeaux qui éclairent les marches en bois, il y a les bruits de la jungle qui se réveille autour de nous et on entend aussi au loin des chants et de prières, bref, on est vraiment ailleurs 🙂 Quand il n’y a plus de flambeaux, les employés du site qui balayent les marches pour enlever les feuilles nous indiquent le chemin à suivre à la lampe torche et tout le monde a un grand sourire 🙂

Puthuk Setumbu borobudur temple nirwana sunrise

En haut de la colline, on arrive au spot d’observation. Il y a même une petite plateforme dans un arbre, mais c’est un « endroit vip pour 4 personnes » haha, il faut payer un supplément et c’est complètement idiot 🙂

Et maintenant c’est parti pour une bonne heure d’attente avant de voir le soleil pointer le bout du nez …

Puthuk Setumbu borobudur temple nirwana sunrise

Et là , c’est le drame! 🙂 Il y a eu beaucoup de pluies les jours précédents et pendant la nuit aussi, le temps est encore couvert ce matin et dès que la température augmente un peu, l’épaisse brume qui se lève de la jungle recouvre absolument tout! on est en plein brouillard et on ne voit rien !!! D’ailleurs on ne sait même pas vraiment si le soleil est réellement sorti 😉

Puthuk Setumbu borobudur temple nirwana sunrise

Bonne déception pour ce lever de soleil complètement loupé, mais si vous vous demandez si ça vaut le coup, en temps normal, ça ressemble à ça il parait! (la photo n’est pas de moi vous le devinez). C’est pratiquement pareil non ?

Puthuk Setumbu borobudur temple nirwana sunrise

En descendant vers le parking, il y a des compatriotes devant nous … et les éternels français sont toujours en train de râler « non mais quelle arnaque, 30.000 pour voir des nuages! ». Hey, il faut relativiser hein, ceux qui ont payé plein pot pour être dans le temple, c’est encore pire 🙂 et puis personnellement j’ai bien apprécié l’ambiance dans la jungle.

Puthuk Setumbu borobudur temple nirwana sunrise

Bonus : Gereja Ayam, l’église poulet !!!

Oui c’est une petite parenthèse « bonus », si vous avez le temps, pas très loin d’ici il y a Gereja Ayam, l’église poulet ! En 1989, Daniel Alamsjah, reçoit une illumination sur cette colline, Dieu lui ordonne de construire une église. Tout seul et contre l’hostilité des autres habitants, il érige cette église en forme de colombe (mais  tout le monde y voit un poulet 😉 ).

Gereja Ayam indonesie eglise poulet church chicken

Le lieu est ouvert à toutes les religions et sert aussi de centre pour jeunes en difficulté. Mais en l’an 2000, il n’a plus de sous et le site est laissé à l’abandon. Sauf qu’avec l’afflux des touristes, le site retrouve une nouvelle vie est il commence à être restauré, il y a un petit café, etc … bref une belle visite insolite 😉

Assez de poulet, revenons à nos moutons (hoho). Allons voir le temple de Borobudur de plus près. Le chauffeur nous dépose sur un immense parking (heureusement encore désert à cette heure là) et on s’installe tranquillement dans un petit warung pour manger quelques crêpes et boire un mauvais café (désolé mes chers amis indonésiens mais vous ne savez pas faire le café :-)). On se dirige ensuite vers l’entrée avec une file pour les indonésiens et une file pour les touristes. On le sent venir de loin le tarif x 10 spécial occidentaux 😉 On est dans les premiers visiteurs. On prend un billet combiné pour le temple de Borobudur et le temple de Prambanan. Cette offre est plus avantageuse, mais c’est tout de même 560.000 Rp … ça consomme pas mal de billets, et visiblement chaque année les prix augmentent!

On passe les portiques de sécurité (pour rappel, il y a déjà eu une attaque terroriste sur le site en 1985) et après quelques minutes de marche nous arrivons devant le temple. Sur la photo ça ne parait pas impressionnant mais sur place c’est très massif. C’est tout simplement le plus grand temple bouddhique du monde et c’est aussi le lieu le plus visité d’Indonésie avec près de 4 millions de visiteurs en 2016!

indonesie borobudur temple statue

Même si le temple est immense, on ne sait au final pas grand chose à son sujet! Il aurait été construit vers l’an 800. On ne sait pas exactement d’où proviennent toutes les pierres. Et sans qu’on sache non plus vraiment pourquoi, le temple est tombé dans l’oubli pendant des siècles (guerres, éruptions volcaniques, conversion à l’islam? mystère) et il finit par être totalement recouvert par la végétation et n’est plus qu’une colline perdue dans la jungle. Ce n’est qu’au XIXe siècle que des administrateurs néerlandais de la région entendent parler d’un ancien temple caché dans la jungle. Ils défrichent et font creuser le site et peu à peu le temple surgit du passé et le monde redécouvre cette merveille … qui est en très mauvais état. Les néerlandais ont même hésité à le démonter et à envoyer les morceaux dans des musées, mais finalement ils ont vu qu’il pouvait encore tenir debout. De nombreux travaux de rénovations ont eu lieu, et en particulier entre 1975 et 1982 où le temple a été intégralement démonté pierre par pierre! Une fondation en béton à été coulée et un système de drainage efficace mis en place pour évacuer les eaux de pluies.

indonesie borobudur temple statue

Le temple a une base carré de 118 m de côté et il possède 9 plateformes. Les 6 premières sont carrés, les 3 dernières sont circulaires. Au sommet il y a un grand stupa (vide) entouré de 72 stupas contenant des bouddhas. Sur 1460 panneaux narratifs, des scènes sculptées racontent la vie de Boudha, prince Sidharta, et la route vers l’éveil de Sudhana. C’est un immense livre à ciel ouvert pour ceux qui savent le lire. Pour les autres (comme moi haha) ça reste un bâtiment assez incroyable, un mandala géant qui vous amènera peut être vous aussi vers l’illumination ! 🙂 (il faut le parcourir dans le sens des aiguilles d’une montre, sinon c’est foutu pour l’illumination!)

indonesie borobudur temple statue

indonesie borobudur temple statue

indonesie borobudur temple statue

indonesie borobudur temple statue

Au sommet du temple, c’est en général là où vous finirez par devenir une attraction pour les visiteurs indonésiens. Préparez-vous pour ce moment de gloire, on viendra forcément se faire prendre en photo à côté de vous, c’est le côté exotique de l’occidental en Indonésie ! 🙂

En tout cas on vous conseille vraiment de faire cette visite très tôt le matin, ne serait-ce que pour éviter les fortes chaleurs et la foule.

indonesie borobudur temple statue

Comme on n’a pas réussi à atteindre l’illumination, il est temps de descendre du temple. Ah tiens au passage, un bon point pour le site : le survol en drone est interdit, ouf!

indonesie borobudur temple statue

Et après le paradis du temple de l’illumination, c’est parti pour l’enfer du passage obligé dans le labyrinthe des boutiques de souvenirs! un véritable dédale, et aucune autre issue, ça peut vitre devenir un calvaire! Et les vendeurs à la sauvette qui lancent des « hey my friend, a stupa for you, very cheap, only 10 » … et la bonne blague, c’est pas 10.000 Rp non, mais 10 dollars ! hahaha juste un prix énorme pour une statuette en résine made in china, on se marre 🙂 et sur le parking, ensuite c’est l’ultra galère pour retrouver le warung avec notre chauffeur, il y en a au moins 100 et ils se ressemblent tous! par miracle on le retrouve en train de piquer tranquillement un roupillon sur un banc  🙂

Comme le temple de Prambanan est à l’opposé, après Yogyakarta, on devrait en toute logique reprendre grosso modo le même chemin qu’à l’aller. Mais pourtant, pendant plusieurs kilomètres on suit une piste de terre toute défoncée où il y a à peine la largeur pour la voiture, sans explications (et de toute façon impossible de communiquer avec le chauffeur, alors un peu de  stress arrive et je check le gps du téléphone pour vérifier qu’on va au moins dans la bonne direction et que c’est pas forcément un kidnapping ahah). On rejoint enfin la route … et c’est parti pour un nouveau sprint à 120 km/h dans la circulation (au lieu de 60 hein), klaxon à fond, à slalomer entre les voitures et les scooters en grillant feux rouges et panneaux stop …

Prambanan

L’arrivée sur le site de Prambanan se fait là aussi dans un parking désert. C’est peut être l’effet Ramadan, en tout cas on savoure déjà le calme 🙂 En fait il faut parler de l’ensemble de Prambanan car il comprend le temple de Prambanan (aussi appelé Loro Jonggrang, c’est le temple principal), le temple de Sewu, le temple de Bubrah et le temple de Lumbung. Le temple de Prambanan lui-même est un ensemble de 240 temples. C’est le plus grand temple au monde dédié à Shiva, un des dieux principaux de l’hindouisme. Même si le site en lui même est beaucoup plus vaste que Borobudur, les monuments sont moins riches et se visitent en moins de temps. Comptez 1h30 sur place, sauf si vous tenez vraiment à tout visiter (vous pouvez même louer une voiturette de golf pour ça haha).

indonesie temple prambanan statue

Ces temples ont été bâtis au IXe siècle sous la dynastie Sanjaya. Chaque temple reprend un schéma identique, avec un premier escalier menant à une enceinte ornée de statues et de panneaux décoratifs, puis un nouvel escalier permettant d’atteindre une petite salle où se trouve la statue de la divinité hébergée par le temple.

indonesie temple prambanan statue

Comme pour Borobudur, le site de Prambanan n’a réellement été redécouvert qu’au XVIIe siècle par les hollandais. Entre temps, il était retombé dans l’oubli, les temples avait subis beaucoup de dégâts à cause des siècles, de la végétation, des guerres de religions et des tremblements de terre.

indonesie temple prambanan statue

Le temple de Shiva est le plus impressionnant et il mesure 47m de haut. On a vraiment l’impression d’être à côté de quelque chose de vraiment massif! C’est une véritable montagne de pierres.

indonesie temple prambanan statue

indonesie temple prambanan statue

Il y a des centaines de statues finement taillées.

indonesie temple prambanan statue

indonesie temple prambanan statue

A l’intérieur des grands temples on retrouve les principales divinités, ici Brahma et Vishnou (je n’ai pas mis Shiva car même si l’ensemble est principalement dédié à cette divinité, je trouvais que sa statue était moche! haha désolé Shiva, m’en veut pas hein)

indonesie temple prambanan statue brahma vishnou

Mon préféré reste toujours Ganesh, le dieu à tête d’éléphant (le fils de Shiva et Parvati, et je vous laisse chercher l’histoire qui raconte pourquoi il a une tête d’éléphant).

indonesie temple prambanan statue

Et cette figure sculptée … ça ne vous rappelle rien ? 🙂

indonesie temple prambanan statue

indonesie chat alice

Allez encore une petite compilation de statues et de scènes assez insolites 🙂

indonesie prambanan statues insolite

indonesie prambanan statues insolite

Très honnêtement à un moment on a un peu pété les plombs : trop de chaleur, trop de fatigue et surtout trop de musique indonésienne traditionnelle (le Gamelan) qui tourne en boucle dans tous les hauts parleurs du site, on craque, vite la sortie !!! Une nouvelle fois, pour rejoindre le parking, il faut obligatoirement traverser un dédale de petites boutiques à souvenirs.

indonesie temple prambanan statue

Retour à l’hôtel Andréa, hop une rapide douche et sieste. Ensuite on cherche un endroit où manger et encore à cause du Ramadan, il y a très peu de resto ou de warung ouverts … alors on se rabat au hasard en prenant quasiment le seul ouvert dans le secteur (et pas forcément le meilleur) : Rumah Makan Racik Biyung (rue ) et on grignote du poulet. Ensuite on se décide pour partir à la découverte du Palais du Sultan (Keraton) et du Château d’eau (Taman Sari). Pas de chance! Toujours à cause du Ramadan les horaires d’ouvertures sont modifiés et on apprend que c’est déjà fermé! De toute façon, dans la foulée un véritable déluge nous tombe dessus. On se réfugie dans le marché de Beringharjo. C’est un dédale de petites boutiques sur plusieurs étages, une véritable fourmilière pour acheter des vêtements, du tissus, de la nourriture, des épices, bref tout ce que vous voulez. C’est principalement utilisé par les locaux.

indonesie yogyakarta pluie

Comme il pleut toujours encore et encore, on va voir l’exact opposé de ce marché local, à l’autre bout de l’avenue Malioboro, c’est le Mal Malioboro ( http://www.malmalioboro.co.id/ ). Ici c’est la véritable galerie marchande occidentale flambant neuve, avec escalators et sol qui brille. Alors qu’on débattait pour savoir ce qu’on allait faire de notre après midi, un vieux monsieur indonésien nous aborde, il parle français. On discute, sa sœur vit à Montpellier blabla et on est content d’avoir une véritable discussion fluide avec un habitant, on raconte nos premières impressions, et à un moment il lâche le fameux « et au fait, vous avez acheté des souvenirs ? » ah … oui mais non, le Batik ne m’intéresse pas du tout », et après quelques minutes, alors qu’on pensait vraiment à une discussion totalement désintéressée, il nous propose de venir voir sa boutique d’art, « c’est juste à côté, entrer ça veut pas forcément dire acheter hein, c’est dommage de partir sans rien, etc etc … « .  Et bien non mon cher monsieur, et c’est un peu dommage de forcément tout ramener au commerce, on lui dit au revoir et on rentre à l’hôtel sous la pluie et on commence à se demander ce qu’on fait ici à Yogyakarta …

Allez, on ne baisse pas les bras, changement de programme! Comme c’est Ramadan et que tout est fermé, qu’il y a de la pluie tous les jours, alors hop en route, allons voir ailleurs s’il fait meilleur! En sirotant notre Bintang quotidienne à la terrasse de l’hôtel, on réserve à l’improviste pour le lendemain matin un vol (compagnie Air Asia) pour Bali (Denpasar) et de là on prendra un autre vol (compagnie Garuda) pour rejoindre la ville de Labuan Bajo sur l’ile Florès, tout à l’est de l’Indonésie loin la-bas. Hop, une réservation sur booking pour notre hôtel demain soir et voilà c’est bouclé. C’est quand même bien pratique internet ! 🙂 Évidemment on fait une croix sur tout un tas de choses qu’on aurait adoré faire à Jakarta, mais des fois, il faut savoir changer de plan!

Le temps d’une accalmie, on repart se balader dans les rues en mode street-art explorer. Il y a d’ailleurs un gros spot à graffitis sur le grand mur qui fait le tour du stade Kridosono (on tourne d’ailleurs autour en taxi en allant vers l’aéroport).

indonesie yogyakarta street art

indonesie yogyakarta street art

indonesie yogyakarta street art

Mine de rien, on est quand même bien fatigué avec ce réveil à 3h du matin dès le lendemain de notre arrivée en Indonésie et comme notre vol du lendemain nous oblige à se lever à 5h, on décide de ne pas aller trop loin, et pour manger on s’arrête à un petit resto à côté de l’hôtel : le Bedhot (http://www.bedhots.com/resto). On pensait que ce serait tout pourri (car sur le menu il y a aussi des pizzas, des burgers, des pâtes, etc …) mais en fait non, chouette repas (si vous commandez de la nourriture indonésienne en général, il n’y a jamais de réelle mauvaise surprise, par contre si vous voulez une pizza … haha mauvais choix!).

Retour à la chambre, on boucle les valises et good night Yogyakarta!

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Jour 10 – Hue – Da Nang – Hoi An

Jour 10 – Hue – Da Nang – Hoi An

On se réveille tôt ce matin à Hué. Grâce à notre super hôtel, le Canh Tien Guesthouseon a planifié une nouvelle virée en scooter avec Tran Van Nguyen et To. Comme la précédente sortie pour voir les tombeaux s’était très bien passée, on n’a pas hésité pour une nouvelle escapade. On avale en vitesse le petit déjeuner, on salue le grand père qui voulait nous raconter sa généalogie impériale, on enfourche les bécanes, et c’est parti, hop en route! 🙂

On rejoint rapidement une espèce d’autoroute qui file vers le sud. Au bout d’une trentaine de kilomètres, on arrive en vue de Daum Cau Hai. C’est une grande baie intérieure. Et tout le long de cette baie, il y a plein de petits villages de pêcheurs. Et justement, nous nous arrêtons à Tap Hóa O Truyen.

vietnam hue scooter tap hoa o truyen

Bon pour être très honnête, ici on ne verra pas grand chose d’intéressant. On se balade un peu, on prend quelques photos. Ça a au moins l’avantage de nous dégourdir un peu les jambes 🙂

vietnam hue scooter tap hoa o truyen

vietnam hue scooter tap hoa o truyen

Tout autour de cette baie il y a donc de nombreux petits villages de pécheurs (super à visiter … si on a le temps). On peut aussi rejoindre les plages donnant sur la mer de Chine. Et il y a un endroit qui vaut particulièrement le coup (si on a le temps), c’est le cimetière de An Bang. Là bas, les pécheurs ont décidé dans les années 90 de rénover le cimetière où reposent leurs ancêtres. Pour ne pas avoir à rougir des tombeaux impériaux de l’ancienne capitale Hué, les pécheurs du coin (qui n’ont pourtant pas énormément de richesses) n’hésitent pas à dépenser beaucoup d’argent pour construire et décorer des sépultures énormes. Les familles font le maximum pour honorer leurs ancêtres, tout le monde participe. Et c’est donc une succession de tombes gigantesques richement décorées qui fait la renommée de ce fameux cimetière 🙂

Allez c’est reparti, on monte sur nos bolides. Au bout d’une vingtaine de kilomètres on quitte l’autoroute pour grimper vers les montagnes. La route se transforme en chemin et on fini sur un parking en terre. En marchant un peu, on découvre des gros rochers avec une rivière au milieu.

vietnam hue suoi voi cascade elephant

On est à Suoi Voi, la cascade éléphant 🙂 Ici les habitants de la région viennent se rafraîchir et passer un bon moment. Il y a des toboggans naturels dans les rochers, des petits bassins, des cascades. C’est le lieu des baignades familiales avec vue sur les montagnes et la jungle.

vietnam hue suoi voi cascade elephant

vietnam hue suoi voi cascade elephant

Tout le long il y a des abris pour se reposer à l’ombre ou pour manger. Ce n’est pas la grosse ambiance ce jour là car il fait un peu frais et qu’on est le matin. Le site se rempli en général le week-end. Il parait qu’il vaut mieux se baigner en amont de la rivière. Plus on se baigne en bas et plus on aurait de « chances » de recevoir des eaux usées des restaurants situés un peu plus hauts.
https://www.facebook.com/suoivoi/

Après avoir fait un peu trempette, on repart. En chemin on voit une maison à l’abandon et notre guide fait un peu la grimace. C’est parait-il une maison hantée et il a l’air de vraiment en avoir peur. On laa prend en photo, histoire de voir s’il n’y aurait pas une apparition mystérieuse sur l’image en regardant plus tard … mais non.

vietnam hue suoi voi cascade elephant maison hante

En reprenant la route, j’aperçois dans un virage une tête de bouddha dorée derrière des arbres. Je fais signe pour s’arrêter, et on découvre un temple un peu perdu avec des statues au bout d’un petit sentier sur une colline, je n’ai pas le nom, mais j’ai adoré cet endroit 🙂

vietnam hue scooter boudha

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Après cette petite pause mystique, on reprend les scooters, et au bout d’une vingtaine de kilomètres, on commence l’ascension de la montagne. On est sur la route qui mène vers le célèbre Col des Nuages. Cette route porte aussi le nom de route Mandarine. Ce surnom lui a été donné par les français, car cet itinéraire était utilisé par les mandarins qui partaient de la capitale Hué pour rejoindre les provinces du sud. C’est en effet la seule voie permettant de passer du nord du Vietnam au sud du pays, et inversement.  Il fallait emprunter un petit sentier sinueux qui se pratiquait à pieds, à mulets ou en palanquin (pour les mandarins).
Au sommet, l’empereur Min Mang fait construire en 1826 une grande porte : Hai Van Quan. C’était le point de passage obligé pour toutes les personnes qui traversaient le pays. Sur le fronton, en caractères chinois, il y a écrit « Porte puissante, la première du monde ».

vietnam route nuages hai van quan

Depuis le col, à 500 m d’altitude, on a une vue sur la route qu’on vient d’emprunter (construite par les français en 1901) et … sur les nuages. Il parait que ce col des nuages marque la frontière climatique du pays. Dans ces mémoires, Paul Doumer (qui fut gouverneur de l’Indochine de 1898 à 1902) disait : « on ne peut pas dire que ce nom de « Col des Nuages » soit mal choisi. Presque continuellement, le col est enveloppé de brume. Il semble que tous les nuages de la région passent par là, s’accrochent aux flancs de la montagne, et s’arrêtent un temps dans l’étroit passage. »

vietnam route nuages hai van quan

Le col de Hai Van est maintenant devenu un lieu touristique avec ses petits commerces et restaurants. Mais avant ça, c’était surtout un point stratégique de première importance, et on retrouve donc au sommet des restes des fortifications vietnamiennes qui protégeaient l’ancienne capitale Hué, d’autres érigées par les français pendant l’occupation, et des bunkers construits par les américains.

 

vietnam route nuages hai van quan

Cette photo résume assez bien la situation je trouve. Le couple qui fait sa photo selfie, les autres touristes qui attendent leur tour pour monter en haut du bunker. Le vietnamien qui fait payer le droit de monter sur son escabeau pour pouvoir prendre une photo en haut du bunker 🙂

vietnam route nuages hai van quan

Un dernier regard sur ce vieux panneau et c’est la descente. La route est plus tranquille depuis 2005 car un long tunnel a été creusé et permet à une grande partie du trafic routier de ne plus avoir à franchir ce col et affronter les nombreux virages qui étaient la cause de pas mal d’accidents de camions. Attention cependant, les camions qui transportent des matières dangereuses n’ont pas le droit d’utiliser le tunnel et continuent toujours de prendre la route du col.

vietnam route nuages hai van quan

On aperçoit nos bolides garés derrière le panneau, yeah!

Pendant la descente, on fait une petite halte pour admirer la baie de Vinh Nam Chon et sa plage.

vietnam baie vinh nam chon

C’est l’arrivée à Da Nang. Pendant l’occupation par la France, la ville s’appelait Tourane. Da Nang est actuellement en plein boom économique et comte plus d’un million d’habitants. C’est une ville très occidentale, avec des rues larges, des grattes ciels et des immeubles modernes. Il y aussi une grande  plage, du ciel bleu et presque pas de pollution! 🙂 En fait en arrivant ici, on a l’impression d’avoir presque changé de pays! Cet essor économique est favorisé son grand port de commerce, les nombreux hôtels de luxes qui s’alignent le long de l’immense plage et par la construction de la seule raffinerie de pétrole du pays à quelques kilomètres de la ville.
On s’arrête pour faire le plein, et on mange dans un petit restaurant local, une cantine où on est les seuls occidentaux. Les poissons frais sont coupés et lavés quasiment au milieu de la salle, et la soupe de nouilles au poisson est excellente et pour un prix incroyablement pas cher, mais j’ai aussi incroyablement oublié le nom de l’endroit 🙁
On passe rapidement sur le célèbre Pont Dragon (le Cau Rong) et on aperçoit aussi un « faux » paquebot qui sert de restaurant flottant, le Happy Yacht, situé sur la DHC Marina.

Ensuite, on part en direction des célèbres Montagnes de Marbre. La légende raconte qu’un immense dragon a pondu un œuf ici. Après 1000 jours, le gigantesque œuf a éclot et une femme a surgit et s’est envolée vers le ciel. Les coquilles de l’œuf du dragon devinrent les collines. Il y a 5 collines composées de marbre et de calcaires. Elles sont un peu comme sorties de nulle part dans la plaine plate qui donne sur la grande plage.  Chaque colline représente un élément : Thuy (eau), Kim (métal), Moc (bois), Hoa (feu), Tho (terre).
La seule colline qui se visite est celle de Thuy, elle fait 15 ha de superficie et mesure 100 m de haut. Pour atteindre le sommet (car c’est véritablement une falaise à pic, ce n’est pas une douce colline avec une légère pente hein) il y a 2 options : prendre l’escalier (156 marches bien raides) ou prendre un ascenseur (moche). Comme il commence à faire bien chaud maintenant, on achète 2 bouteilles d’eau et on se décide pour l’ascenseur. Le billet ascenseur + entrée, c’est 55.000 vnd. Une fois en haut, c’est visite libre. Il y a des statues, des temples, des pagodes et des grottes un peu partout. Faites vous plaisir 🙂 En tout cas, il y a de fortes chances pour que finissiez cette visite en sueur car il y a très peu d’ombre (à part les grottes) et il fait vraiment chaud.

En vrac : le temple Xa Loi et sa grande tour.

vietnam danang montagnes marbre hopenroute

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Le Bouddha de la Pagode Linh Ong

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Parmi les grottes à visiter : Tang Chon, Van Thong et la Linh Cave. On y trouve toujours une statue de Bouddha et des passages à grimper pour rejoindre d’autres grottes.

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Au sommet de la colline on a une vue dégagée sur la longue plage de Danang vers le sud, mais tout est un peu noyé cet après-midi dans une brume laiteuse.

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Ma grotte préférée reste la grotte Huyen Khong. Des statues de mandarins gardent l’entrée. Il y a une ambiance assez unique à l’intérieur, car le plafond est très haut et des ouvertures laissent passer des rayons de lumières. C’est franchement très beau! et c’est franchement pas évident de pouvoir en profiter comme il faut et d’arriver à faire une jolie photo. Il y a beaucoup de monde ici. En tout cas, malgré ça, la sérénité de la grande statue du bouddha a agit, j’ai kiffé cet endroit 🙂

vietnam danang montagnes marbre hopenroute

 

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Après environ deux heures sur place, vous devriez avoir largement fait le tour 🙂 il est temps de redescendre, et cette fois, on prend les escaliers.

vietnam danang montagnes marbre hopenroute

Tout autour des montagnes de marbre, il y a des centaines de boutiques proposant des statues … en marbre évidemment. Mais attention, il y a aussi beaucoup d’arnaques ici, avec des statues moulées, etc … Pour info le marbre n’est plus extrait des collines.

vietnam danang marbre

Depuis 2006 il y aussi une autre grotte ouverte au public : Am Phu. A l’intérieur des artistes ont sculpté des statues colorées et la visite est sensée représenter une descente aux enfers et la sortie se fait par un escalier qui permet d’atteindre l’illumination, enfin c’est la théorie 🙂 Mais la aussi, à cause du timing serré, on n’a pas pu faire cette visite (tarif 15.000 vnd)

Allez on continue notre road-trip-scooter. Encore une vingtaine de kilomètres et nous arrivons à Hoi An. C’est une petite ville de 120.000 habitants. Son essor se fait à partir du XVe siècle quand de riches marchands s’installent ici pour profiter de son port, idéalement placé. Au cours des siècles l’ensablement de la rivière limitera de plus en plus l’intérêt du port pour le commerce, et l’activité commerciale dans la région sera à Danang. Hoi An sera influencée par une immigration chinoise et japonaise et par l’occupation française. Le patrimoine architecturale de la ville est un mélange de ces influences, et il est plutôt bien conservé. Allez, commençons par emprunter cette ruelle étroite et allons voir ce qu’il y a de l’autre côté …

vietnam hoian hopenroute

Cette maison colorée (qui un restaurant, le Sakura ) et une des plus belle maisons que j’ai vu. La terrasse à l’étage le soir doit valoir le prix de l’addition 🙂

vietnam hoian hopenroute

vietnam hoian hopenroute

Nous n’avons malheureusement passé que quelques heures à Hoi An, à flâner dans les rues. Il y a des beaucoup de fleurs, des lampions et de la couleur partout. On sirote un verre par ci, on déguste une glace par là, on découvre un temple ici, et des œuvres d’art à contempler dans une galerie là. C’est une ville où il fait bon ne pas se presser

vietnam hoian hopenroute

vietnam hoian hopenroute

vietnam hoian hopenroute

Dans le vieux centre, vers l’ouest, il y a un petit pont d’une vingtaine de mètres de long. Il a été construit en 1593 pour passer du quartier chinois au quartier japonais, et il s’appelle donc le Pont Japonais. On le dit indestructible car il a survécut à un incendie qui a ravagé une partie de la ville et récemment on a retrouvé une ancienne plaque votive datant de la construction (un arbre avait poussé dessus entre temps) et qui était destinée à protéger le pont. Du coup, personne n’ose retirer la plaque et le pont sert maintenant à faire le bonheur des touristes 🙂

vietnam hoian hopenroute

vietnam hoian hopenroute

En plus de son cadre agréable, Hoi An est aussi réputée pour son industrie du textile. Si vous voulez vous faire faire des costumes ou des robes sur mesures et à des prix imbattables, c’est ici qu’il faut venir. Vous trouverez facilement des informations sur le net à ce sujet 🙂

vietnam hoian hopenroute

Hélas pour nous il est déjà temps de rentrer à Hué, car ce soir nous devons prendre un avion pour Hanoï. En tout cas on a vraiment apprécié cette ville même si ce fut bref. Évidemment on peut se dire que le vieux centre est un peu cliché. Ça se résume un peu à une succession de galeries d’art, d’antiquaires, de restaurants, de bars et de boutiques de mode, le tout principalement à destination des touristes occidentaux. Mais malgré tout, ça reste vraiment une balade agréable si on fait abstraction des panneaux « happy hour & free wifi » qu’on voit fleurir partout. Ah oui, le petit plus qui compte beaucoup : les rues sont interdites à la circulation, et ça au Vietnam, ça repose vraiment 🙂

vietnam hoian hopenroute

Sur la route du retour, on fait une petite halte sur la plage à Danang.

vietnam plage danang

vietnam plage danang

Pour rentrer plus vite, on ne reprend pas la route du col des nuages mais on passe par le tunnel de Hai Van. C’est le plus long tunnel d’Asie du sud-est avec 6.3 km de long, il est inauguré en 2005. Les motos et scooters n’ont pas le droit de l’utiliser, mais tout est bien pensé, il y a une petite gare dédiée aux 2 roues. Régulièrement une navette embarque les motos et un bus embarque les conducteurs, et hop, en quelques minutes, on est de l’autre côté de la montagne, au Nord.

On rentre assez fatigué à Hué car on a fait pas mal de route dans la journée en scooter (250 km!) et en plus on doit plier bagages et filer à l’aéroport. Pour la réservation des billets avec Vietnam Airlines, la jeune réceptionniste du Canh Tien Guesthouse nous a gentiment aidé (le site n’est pas super ergonomique ahah) et elle nous a aussi réservé un taxi. On récupère quelques délicieux Banh Mi au coin de la rue et on passe le reste de la soirée à bavarder avec les personnes du Canh Tien Guesthouse qui sont vraiment adorables. On quitte ce chouette endroit, on monte dans le taxi, et hop à l’aéroport (le long de la grande route qu’on a emprunté aujourd’hui). L’embarquement se passe sans problème. Décollage à 21 h 10. Le vol nous coûte 1.285.000  vnd par personne et nous économise des heures de train. Atterrissage à Hanoï à 22 h 30.

Ensuite on prend un taxi et on file vers un nouvel hôtel, le Indochina queen hotel (67 Thuoc Bac). Il porte aussi le nom The Queen Hotel & Spa, mais en tout cas c’est la bonne adresse 🙂 le personnel est jeune et vraiment sympa. On s’endort vite car on est franchement crevés. Et le lendemain on part pour les montagnes au nord du pays, car enfin, il y a du soleil la-bas! Depuis le début de notre séjour au Vietnam, la météo était tellement catastrophique dans le nord qu’on a du décaler tout le programme et improviser un peu au fur et à mesure, et ça s’est plutôt bien passé 🙂

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Jour 8 – Hue (suite)

Jour 8 – Hue

Après une excellente nuit à Canh Tien Guesthouse on prend un petit déjeuner en vitesse car on part faire la visite des tombeaux en scooter. Le service est proposé par l’hôtel, c’est même une des premières choses qu’on nous a montré, le livre d’or avec les avis élogieux des visiteurs. J’avais un peu l’impression qu’on essayait de nous forcer la main, mais après tout hein … et franchement, ça s’est super bien passé et c’est une très bonne activité à faire. En plus on était avec Tran Van Nguyen, qui a toujours le sourire sur le visage et To, sympa et plus discret 🙂 Allez hop, en route pour les tombeaux impériaux de Hué!

On roule vers le sud sur des scooters flambants neufs et de bonne cylindrées. On slalome dans la circulation, pas de frayeurs sur la route (enfin pas pire que ce qu’on a déjà pu vivre lors des trajets en bus au Vietnam haha) et au bout d’une dizaine de kilomètres au sud de Hué on arrive sur le site du Tombeau de Khải Định. Impeccable, on arrive vers 7 h, à l’ouverture des visites, il n’y a personne, on est tranquilles 🙂

vietnam hue tombeau khai dinh

Khải Định (1885-1925) est le douzième empereur de la dynastie des Nguyen. Il accède au trône en 1916 à l’age de 21 ans et il n’est pas très apprécié. En effet, son prédécesseur, l’empereur Duy Tân avait tenté une révolte contre l’occupant français en 1916, mais qui a échoué. Il est exilé à l’ile de la Réunion, avant de s’engager dans la résistance pendant la 2e guerre mondiale et via un accord avec le Général de Gaulle il aurait put tenter de revenir gouverner au Vietnam en 1945 (car il n’a jamais officiellement abdiqué) mais son avion s’écrase en Afrique, bref c’est une autre histoire… Donc Khải Định, c’est les français qui le mettent au pouvoir et déjà, ça ne plait pas trop aux vietnamiens, car cet empereur il ne dirige finalement pas grand chose. Ensuite il augmenta les impôts pour financer la construction de ce tombeau construit de 1920 à 1931. Mais il ne le verra jamais achevé puisqu’il meurt de la tuberculose en 1925.

Le tombeau (qui est le dernier construit par les empereurs vietnamiens) est à flanc de colline sur plusieurs niveau. Le béton a été beaucoup utilisé et le style architectural tranche assez franchement avec le style habituel. Ici on voit le Pavillon de la stèle, de forme octogonal, et qui abrite une stèle en pierre recouverte d’un texte gravé par son fils Bao Dai.

 

vietnam hue tombeau khai dinh

Dans la cour d’honneur, il y a de nombreuses statues de soldats, chevaux et éléphants, qui montent la garde.

vietnam hue tombeau khai dinh

vietnam hue tombeau khai dinh

vietnam hue tombeau khai dinh

vietnam hue tombeau khai dinh

Sur la dernière terrasse, à 127 marches de l’entrée, se trouve le tombeau avec une façade assez chargée.

vietnam hue tombeau khai dinh

vietnam hue tombeau khai dinh

vietnam hue tombeau khai dinh

La première pièce à l’intérieur est très richement décorée. Il y a des mosaïques de verres et de porcelaines partout, des dorures, du bois laqué. C’est très coloré.

vietnam hue tombeau khai dinh

La pièce derrière est encore plus incroyable, ça brille de partout! Sous un énorme baldaquin se trouve une grande statue dorée de l’empereur sur son trône.

vietnam hue tombeau khai dinh

Au plafond il y a une grande fresque qui représente 9 dragons dans les nuages.

vietnam hue tombeau khai dinh

Dans une autre pièce on trouve quelques objets et trésors personnels ayant appartenu à l’empereur. Personnellement je choisirai celui là 🙂

vietnam hue tombeau khai dinh

Allez, il est temps de quitter ce tombeau, car les premiers bus arrivent et les escaliers commencent à être pris d’assaut par des hordes de touristes. On the road again!
On fait une petite halte sur le pont Cau Tuan pour profiter de la jolie vue sur la rivière des cinq parfums.

vietnam hue riviere cinq parfums

On arrive ensuite rapidement au Tombeau de Minh Mang. C’est un des tombeaux le plus éloignés de Hué et là encore, on a de la chance. Il est encore tôt dans la matinée, l’ouverture des portes se fait à 8h, et les bus des tours operators ne sont pas encore arrivés ici. Du coup on a encore le site rien que pour nous et c’est tant mieux. On part à sa découverte, en suivant les fleurs des frangipaniers.

vietnam hue frangipanier

Minh Mang, si vous avez suivi, c’est donc le fils de Gia Long, et c’est donc le second empereur de la dynastie des Nguyen, qui régna de 1820 à 1841. C’est lui qui prônera l’isolationnisme du Vietnam et qui fera persécuter les chrétiens. C’est aussi sous son règne que seront construit le plus de palais dans la capitale et son tombeau est parait-il le plus beau de tous. C’est sans doute car il a dessiné les plans lui-même. Il s’étend sur un axe long de 700 m, sur une surface de 28 ha en forme d’ellipse. La nature est très présente ici et on sent une harmonie, en particulier avec les grands plans d’eau et les collines douces. Mais pas de chance pour l’empereur, il meurt avant le début des travaux. C’est le seul tombeau construit après la mort de l’empereur régnant.
La porte principale n’a été ouverte qu’une seule fois : pour laisser entrer le cercueil de l’empereur.

vietnam hue mausolee minh mang

L’entrée pour visiter le tombeau se fait un peu plus loin, par un petit portail plus discret. Juste derrière la porte principale se trouve une grande esplanade où on retrouve à nouveau des statues de soldats, mandarins, chevaux et éléphants. Ensuite on atteint le pavillon de la stèle, où la aussi, une grande pierre gravée vante les mérites de l’empereur.

vietnam hue mausolee minh mang

Ensuite on a une nouvelle grande esplanade à traverser, 3 niveaux, et à chaque fois des grandes marches à gravir. Le choix de faire des marches assez hautes et voulu, l’idée est de bien laisser le temps aux visiteurs de réfléchir à ce qu’ils diront une fois en présence du monarque.

vietnam hue mausolee minh mang

On arrive ensuite devant la très belle porte de la vertu éclairée. Elle est surmontée d’un petit belvédère pour que le roi puisse profiter du paysage. Comme d’habitude la porte centrale est réservée au roi, les autres passent par les portes latérales.

vietnam hue mausolee minh mang

Ensuite, c’est le temple de la grâce immense, ou « temple du culte du roi », ou Sùng Ân, c’est plus court 🙂

vietnam hue mausolee minh mang

Sur le toit, il y a une grande frise de peinture émaillée et à l’intérieur du bâtiment, des piliers peints et gravés … ce serait parfait s’il n’y avait pas cet horrible éclairage aux néons!

vietnam hue mausolee minh mang

Une fois de l’autre côté, une petite cour donne une belle perspective à travers un portail vers le Pavillon de la Lumière (Minh Lâu).

vietnam hue mausolee minh mang

C’était sensé être le pavillon de détente du roi, mais il n’en a jamais profité. Il y a trois ponts en pierre pour y accéder et comme toujours c’est celui du centre qui était réservé au monarque.

vietnam hue mausolee minh mang

vietnam hue mausolee minh mang

vietnam hue mausolee minh mang

Ensuite, une fois le petit jardin traversé, il y a petit lac en forme de croissant de lune avec des portiques à chaque extrémité.  Une fois le pont franchi on est au pied d’une petite colline où se trouve enterré le corps de l’empereur.

vietnam hue mausolee minh mang

 

vietnam hue mausolee minh mang

C’est vraiment un lieu agréable où il fait bon flâner. Minh Mang, c’était peut être pas le plus sympa des empereurs mais en tout cas, il avait un bon gout pour l’aménagement.

vietnam hue mausolee minh mang

On sort du mausolée, et on retrouve Tran Van et To qui nous attendent tranquillement à l’ombre des arbres. Allez c’est reparti pour notre virée en scooter. On remonte vers le nord et 12 km plus loin on s’arrête le long de la route qui longe le fleuve, sans trop savoir pourquoi. On voit un portail décoré, et on découvre, un peu perdu au milieu de nul part et sans véritable indication, le Temple de la Littérature de Hué (Văn Thánh Miếu – Huế). Il faut monter un petit escalier protégé par deux dragons et on arrive sur un terrain avec de chaque côté une galerie couverte abritant une trentaine de stèles en pierre reposant sur le dos de tortues. Au bout du terrain il y a un autel en plein air rempli de bâtons d’encens. Ah oui au fait, l’entrée est gratuite 🙂

vietnam hue temple litterature

Construit en 1808, il est beaucoup moins impressionnant que celui qu’on a pu visiter à Hanoï car les guerres successives ont eu raisons des autres bâtiments sur le site. Cependant il reste agréable car il y a déjà beaucoup  moins de monde, en fait il n’y a quasiment personne! Et il n’y a pas de pollution non plus 🙂 Du coup, on a le temps de dire bonjour aux tortues et rendre hommage à tous les heureux lauréats du concours pour devenir mandarin et dont les noms sont gravés sur les stèles. Ce concours était ouvert à tous et il fallait réussir plusieurs épreuves (explications de textes, philosophie, rédaction de documents royaux, etc …).

vietnam hue temple litterature

On reprend les scooters pour s’arrêter sur la même route à moins d’un kilomètre de là.

Nous voici devant la Pagode de la Dame Céleste (Thien Mu). Le site est choisi pour y construire un temple dès 1601 par les Nguyen qui dirigent la région, au nom de la dynastie Lê régnante. En effet, selon la légende, une vieille dame mystérieuse prophétisa que celui qui construirait une pagode ici fonderait une grande dynastie. Alors sans perdre de temps, hop, les Nguyen s’y mettent. En 1710, on lui ajoute une cloche en bronze de plus de 3 tonnes, tellement puissante qu’on pouvait l’entendre sonner à 10 km à la ronde! La grande tour octogonale qu’on peut voir date de 1844. Elle mesure 21 mètres de haut et c’est la plus grande du Vietnam. Il y a 7 étages représentant les 7 réincarnations de Bouddha.

vietnam hue pagode dame celeste thien mu

De chaque côté de la grande pagode on trouve une tortue portant son immuable stèle de pierre gravée racontant l’histoire du lieu et la fameuse grande cloche de bronze.

vietnam hue pagode dame celeste thien mu

Dans le temple, une fois qu’on a enlevé nos chaussures, on est accueilli par une énorme statue dorée d’un bouddha bien gras et rigolard 🙂 Tranquillement à l’abri derrière une vitre, il reçoit sereinement les offrandes et les billets qu’on veut bien lui laisser. Tout autour, des dizaines de bâtonnets d’encens parfument l’atmosphère et il y a de nombreuses personnes qui prient. C’est très calme et reposant comme ambiance.

vietnam hue pagode dame celeste thien mu

Une communauté de bonzes vit ici et entretien un très beau jardin tout autour du site. Et il y a en particulier un sacré paquet de bonzaïs magnifiques 🙂

vietnam hue pagode dame celeste thien mu

vietnam hue pagode dame celeste thien mu

Avant de partir, vous verrez une petite voiture exposée dans un abri. Il s’agit de la voiture de Thich Quang Duc, un moine de la pagode, qui s’immola par le feu à Saigon en 1963 pour protester contre la répression en place à l’époque contre les bouddhistes au Vietnam. Présent à ce moment là, le journaliste américain Malcom W. Browne a pris cette célèbre photo qui lui a valu le prix Pulitzer. Pendant qu’il brûlait vif, le moine n’a pas bougé et n’a pas crié. Son cœur n’a pas brûlé et il est conservé dans un reliquaire du temple. Cette immolation marquera un tournant dans la république du Vietnam en 1963 et entraînera la chute du président Ngo Dinh Diem.

En quittant le site de la pagode, un grand escalier mène directement à un embarcadère où arrivent de nombreux petits bateaux colorés transportant les touristes depuis Hué.

vietnam hue pagode dame celeste thien mu

On contemple un peu le spectacle et un gros lézard nous rappelle que nos chauffeurs nous attendent!

vietnam hue pagode dame celeste thien mu

Hop en route! De retour à Canh Tien Guesthouse on prend une bonne douche après cette longue matinée passée en scooter. Comme on est franchement content de cette première expérience, on planifie directement une autre virée en scooter prévue dans deux jours.

Ensuite direction le Golden Rice Restaurant (40 Pham Ngu Lao). Sincèrement, je vous conseille ce restaurant, même s’il est situé dans un quartier en majorité destiné aux touristes, il est vraiment bon! Accueil souriant, et si possible essayez d’avoir une place à l’étage, ça vaut le coup (sauf pour l’accès aux wc). Des bons petits plats et des bons petits prix. On a vraiment aimé, testé et validé! 🙂

Ensuite on part prendre le bus de la compagnie Hung Thanh à 17h, en direction de Phong Nha (150.000vnd), à 200km d’ici et à plus de 4 heures de route. Comme d’habitude, il vaut mieux ne pas trop regarder la route devant nous, se contenter du paysage et croiser les doigts. A chaque fois que je regardais en direction du pare brise, je voyais quasiment systématiquement un poids lourd rouler à contre sens ou le bus doubler dans un virage sans aucune visibilité. L’habitude quoi …

En tout cas, on arrive sains et saufs à Son Trach, une toute petite localité dans le parc de Phong Nha, vers 22h. Il fait nuit et on n’a absolument rien prévu pour le logement. On se retrouve dans une ruelle en plein brouillard, on ne voit que quelques enseignes éclairées, et en quelques minutes, il n’y a plus personne autour de nous. En remontant la rue, on distingue un hall d’hôtel qui semble éclairé, c’est le Son Tinh Hotel. Mais c’est bizarre, en fait on ne sait pas trop s’il est ouvert. Une famille semble camper dans le salon à l’entrée, on prend une chambre, ça a l’air d’aller. En fait il vient juste d’ouvrir, ça sent limite encore la peinture fraiche et il y a les étiquettes encore collées aux meubles! Et finalement on se rend compte qu’on a trouvé par hasard un hôtel avec un excellent rapport qualité prix! 🙂

Good night Phong Nha!

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Jour 7 – Hue

Jour 7 – Hue

La nuit passée dans le train entre Hanoï et Hue n’est pas de tout repos. Ça secoue, la banquette n’est pas très grande et ça ronfle (bon sur ce dernier point, je fais sans doute parti des coupables haha). Le paysage est plongé dans la grisaille matinale, on marche dans les couloirs pour passer le temps, ah, et les toilettes sont bouchées … il reste encore plusieurs heures de trajet.

vietnam train hanoi hue

Après 13 heures de train et pas loin de 700 km parcourus, nous avons traversé la moitié du Vietnam du Nord au Sud et nous voilà arrivés à la gare de Hue. Il fait soleil et nettement plus chaud. On rejoint ensuite notre logement. On a choisi la Canh Tien Guesthouse (9/66 Le Loi). On vous conseille vivement cet hébergement : c’est le meilleur qu’on a eu durant ce voyage au Vietnam.  Déjà c’est calme, la petite ruelle finit en cul de sac, il n’y a pas de circulation. On entend juste le chant des oiseaux 🙂 Les chambres sont impeccables, spacieuses, climatisées, et il y a un balcon. L’accueil est parfait, on a l’impression de venir loger chez une famille, et le personnel est francophone et souriant. Et c’est pas cher! Que du bon! 🙂
http://canhtienhotel.chez-alice.fr/index.html (le site web n’est pas au top)

Après une bonne petite douche, on part à la recherche d’un endroit où manger et on choisit La Carambole (19 Pham Ngu Lao). C’est un resto franco-vietnamien avec une chouette terrasse. Ce n’est pas le meilleur repas du voyage et le mélange plats occidentaux – plats vietnamiens n’est pas incroyable. En fait ça donne un peu l’impression que tout tend vers un gout le plus acceptable pour tous et du coup, ça a pas vraiment de gout. Bon en tout cas c’était l’occasion de boire un peu de vin français haha 🙂
Maintenant que mon estomac franchouillard est bien plein, hop en route à la découverte de Hue!

L’histoire de Hue n’est pas évidente à résumer en quelques lignes. En gros, à partir du XVIe siècle, c’est la « capitale » du sud du pays, qui est dominé par les Nguyen. En 1802 la dynastie des prend fin et les Nguyen s’emparent du pouvoir. Le nord et le sud est unifié et le pays devient le Vietnam. A ce moment, la nouvelle dynastie impériale des Nguyen fondée par Gia Long (avec l’aide des français) décide de déplacer la capitale. Désormais ce n’est plus Hanoï, et ainsi Hue devient la nouvelle capitale impériale. Tout au long du XIXe siècle, la nouvelle capitale s’embellit, un grand palais est construit, et Hue devient une ville de prestige en particulier dans le domaine des arts et de la gastronomie. Hélas les empereurs suivants, Minh Mang et Tu Duc, sont profondément anti occidentaux, et ils lanceront des persécutions sur les chrétiens, isoleront le Vietnam et donneront un prétexte à la France pour intervenir militairement et coloniser le pays. En 1885 les français capturent la cité et une grande partie de la ville est détruite. La citadelle perd des palais et des bibliothèques sont brûlées. En 1945 et 1947, Hue est endommagée par les troupes japonaises et les combats qui suivent lors de la reconquête Viet Minh. Ensuite pendant la guerre du Vietnam, Hue se retrouve sur la ligne de démarcation, la fameuse DMZ du 17e parallèle séparant le Nord Vietnam et le Sud Vietnam et qui se fait régulièrement bombarder. Enfin lors de la fameuse offensive du Têt en mars 1968, il y a des affrontements terribles qui font des milliers de morts dans la ville. Autant dire que cette ville a un passé très mouvementé. Maintenant Hué vit du tourisme et on a parfois tendance à oublier tout cet héritage …

On part à pied en direction de la ville impériale. On emprunte le pont Cầu Phú Xuân qui enjambe la Rivière des Cinq Parfums qui traverse la ville. Ce fleuve porte ce nom car en automne les nombreuses feuilles d’arbres fruitiers qui poussent en amont tombent dans le fleuve et embaument la ville d’un délicat parfum. Pour l’instant nous, le seul parfum qu’on sent, c’est le délicat fumet des grillades de trottoirs et la douce odeur des pots d’échappement des milliers de mobylettes et de scooters le long des avenues 🙂 La ville impériale, c’est en réalité trois enceintes concentriques : la ville impériale, la cité royale et la cité pourpre interdite. Il ne reste plus qu’une vingtaine de bâtiments à l’intérieur sur plus de 150 à l’origine.

Le premier monument qu’on voit, et qu’on ne peut pas louper, tellement on ne voit que lui, c’est la Tour du Drapeau de Hue, Ky Dai (aussi surnommée « Cavalier du roi »). Il est situé sur la grande place, face à l’entrée principale de la citadelle impériale. La tour est construite en 1809. Il y a 3 étages en pyramide atteignant 17 m de hauteur et au sommet, un grand mât d’une hauteur de 37 m est dressé. Le drapeau vietnamien flotte fièrement ici depuis 1968, à 54 m de hauteur.

vietnam hue ky dai

En face se trouve la Porte du Midi (Ngo Môn), qui est aussi la porte principale pour rentrer dans la cité royale. Au dessus de cette porte, sur l’esplanade, a été construit un palais. La porte du midi est en fait composée de 5 passages. Celui du milieu est réservé à l’empereur, les passages adjacents aux mandarins, et les deux passages aux extrémités sont pour les soldats. C’est à cette porte que Bao Dai, le dernier empereur abdiquera en 1945 devant les Viet Minh.

vietnam hue cite imperiale porte midi

C’est aussi par ce passage qu’on paye notre entrée et qu’on pénètre dans la cité royale. Juste après le passage, on emprunte le pont de la voie centrale, qui passe entre deux grands bassins.

vietnam hue cite imperiale porte midi

On arrive sur l’esplanade du grand salut. C’est l’endroit idéal choisi par les étudiantes de Hue pour être prises en photos 🙂

vietnam hue cite imperiale

Le tout se fait sous la garde de plusieurs dragons.

vietnam hue cite imperiale lion

vietnam hue cite imperiale toit dragon

Ensuite on peut découvrir le palais de l’Harmonie Suprême où se déroulaient les grands cérémonies.

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J’ai bien aimé cette vieille photo d’une troupe de théâtre vietnamien qui avait l’air bien fun 🙂

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On peut visiter les ruines du Palais Can Canh, dont les galeries latérales laquées de rouge ont été reconstruites.

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La bibliothèque royale (Thai Binh Lau) est quasiment l’unique bâtiment qui a survécu sans dommages à près de deux siècles de conflits.

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Le petit lac à côté de ce pavillon dédié à la lecture est vraiment reposant en fin d’après-midi et apporte un peu de fraîcheur bienvenue 🙂 Ca devait être sympa de vivre ici.

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Au milieu d’une bande d’herbes sauvages, on trouve un grand dragon doré. A cet emplacement se trouvait le palais Kien Trung, la résidence des derniers empereurs. Le palais est détruit par les Viet Minh en 1947.

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Le site est assez vaste, on regrette presque de ne pas avoir loué de petite voiturette électrique pour le parcourir! (je rigole pas, c’est possible de le faire) 🙂

vietnam hue cite imperiale

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Le site classé au patrimoine de l’Unesco est constamment en cours de restauration. Certaines parties sont recouvertes de jolies peintures toutes fraîches et d’autres attendent toujours leurs premiers coups de pinceau.

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La cour du temple du Culte, le temple Thê. Cet endroit était dédié au culte de la dynastie Nguyen.

vietnam hue cite imperiale

Les 9 grandes urnes dynastiques qu’on trouve ici représentent les 9 premiers empereurs Nguyen. Chaque urne en bronze mesure plus de 2 m de haut et pèse plus de 2 tonnes.

vietnam hue cite imperiale

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En sortant de notre lonnnnngue balade dans la cité impériale, vers l’est, on tombe sur ce déballage d’engins militaires. Il s’agit du Musée Militaire de Hue.

vietnam hue musee guerre

vietnam hue musee guerre

vietnam hue musee guerre

En rentrant vers notre quartier, on fait une halte au Parc du 3 février, le long de la rivière des parfums. Ce parc est sympa car il est bien ombragé, il y a de la verdure, il est (presque) propre, et c’est l’ambiance détente en fin de journée avec les jeunes qui viennent s’y retrouver. En plus il y a plein de statues et d’œuvres d’art modernes. Moi perso, j’ai aimé ce groupe de quatre petits E.T. essayant de téléphoner maison 🙂

vietnam hue

De retour dans notre quartier on fait le tour des ruelles pour goûter l’ambiance. Beaucoup de restaurants et de bars, quelques grands hôtels, pas mal de touristes aussi, et c’est aussi la première fois que je verrais des prostituées et quelqu’un venir nous pour proposer de la drogue. Mais à part ça, rien à signaler, c’est même plutôt agréable. On fini par se poser au Why Not Bar (). Car après tout, why not hein ? Et après quelques verres on décide qu’on est bien ici, même si c’est clairement un bar à destination des étrangers, mais il a l’avantage de fermer tard, et on grignotera un petit repas tout simple avant de retrouver notre super hôtel, la Canh Tien Guesthouse.

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Jour 3 – Tam coc

Jour 3 – Tam Coc

Aujourd’hui on part de Hanoï en direction de Tam Coc, surnommée la Baie d’Halong terrestre. Pour ça, il faut rejoindre la ville de Ninh Binh à une centaine de kilomètres au sud. Il y a plusieurs options pour y aller : prendre le train, prendre le bus local, prendre un chauffeur privé ou prendre un taxi. On a choisi le bus local. Je ne sais pas si c’était la meilleure solution, mais en tout cas c’était la moins chère. Il faut d’abord commencer par rejoindre la gare routière de Giap Bat qui est à 8 km au sud de la ville et qui dessert les provinces du sud de Hanoï. C’est le premier inconvénient, car il faut rejoindre cette gare routière en taxi, c’est beaucoup trop loin à pied.

Comme on avait prévenu le personnel de l’hôtel Prince II qu’on reviendrait surement dormir une nuit ou deux à Hanoï et probablement chez eux, ils sont sympas et nous font un petit prix pour un taxi qui vient nous chercher (et franchement, même s’il y a probablement un petit surcoût, c’est peut être préférable que prendre un taxi au hasard dans la rue … on vous racontera ça plus tard). Du coup hop tôt le matin, le taxi est là et nous attend, hop en route!
Une fois sorti du taxi à la gare routière de Giap Bat, autant vous le dire, c’est l’anarchie! A première vue, il n’y aucune organisation, les bus semblent rentrer et sortir sans aucunes règles, ça grouille de monde, et immédiatement on vous saute dessus pour vous vendre des tickets. Comme ça parait un peu agressif et on a tendance à dire non, mais en fait c’est plus ou moins le principe de fonctionnement (on n’a jamais réussi à trouver les guichets). Avec un peu de méfiance on finit dans un bus en croisant les doigts pour que ce soit le bon (on n’a toujours pas vu de panneau d’indication non plus) et on est les seuls occidentaux à bord quand il démarre… Ensuite c’est parti pour plus de 2 heures de route moche et grise, avec un bus qui s’arrête inexplicablement à des endroits improbables pour laisser monter et descendre des voyageurs 🙂
Enfin, c’est l’arrivée à Ninh Binh! C’est bétonné, gris et moche. On récupère la valise et on prend le premier taxi venu pour faire les derniers kilomètres vers le village de Tam Coc. On avait anticipé et déjà réservé sur internet pour aller Chez Loan, à la sortie du village. C’est un petit hôtel agréable et impeccable, au calme. On a un chouette accueil souriant et francophone. « Madame Loan » c’est un peu la star de l’établissement, vous verrez. Le restaurant de l’hôtel est franchement pas mal. On a profité de l’occasion pour grignoter la spécialité locale : un plat de chèvre grillée (ça se mange très bien). En plus l’hôtel propose gratuitement des vélos pour partir en balade et vous donne toutes les infos pour passer un bon séjour. Vraiment, on valide 🙂
http://chezloantamcoc.com/

Donc hop! on enfourche les vélos et direction le temple de Bich Dong à quelques minutes de là vers l’ouest, sur la même route. Sur place, on est « obligés » de payer le parking pour le vélo. Bon évidemment je pense que c’est un peu du racket à touriste et je me dit que ceux qui ne payent pas ne retrouvent peut-être pas leurs vélos ensuite. Mais comme ça ne coûte quasiment rien hein, on lâche un petit billet et on reçoit un ticket tout froissé en retour …

Allez hop, on traverse un petit pont de pierre et on y est!

vietnam tam coc chua bich dong

Alors le temple de Bich Dong (grotte de jade) daterait de 1705 quand deux moines bouddhistes ont découverts ce lieu entouré de 5 montagnes (comme des feuilles de lotus). Ils décident alors que c’est un endroit parfait pour construire trois pagodes. Une pagode Inférieure, Moyenne et Supérieure.

vietnam tam coc chua bich dong

vietnam chua bich dong

Les pagodes sont adossées à la falaise et le lieu est vraiment impressionnant.

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Personnellement, j’ai l’impression que le bouddha Amithaba a laissé son empreinte de pas dans l’escalier! En suivant ces pas, et engrimpant le long de la falaise, on arrive dans une succession de petites grottes plus ou moins aménagées en lieux de prières et où on retrouve la statue du bouddha.

vietnam tam coc chua bich dong

vietnam chua bich dong

Enfin on arrive au sommet et on a un panorama splendide sur le paysage. La photo de carte postale c’est ici 🙂

vietnam tam coc chua bich dong

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En quittant ce lieu sacré, n’oubliez pas de laisser un petit billet Ho Chi Minh 😉

vietnam tam coc chua bich dong

C’était une visite vraiment agréable et en partie ombragée par des arbres centenaires. Et franchement ça fait pas de mal car il fait maintenant vraiment chaud et l’atmosphère devient étouffante.

vietnam tam coc chua bich dong

Ne récupérez pas tout de suite vos vélos. Là il faut continuer un peu plus loin sur le chemin et dépasser le sommet de la colline juste à côté. Déjà le point de vue est pas dégueulasse 🙂

vietnam tam coc chua bich dong

Ensuite en descendant vers le petit lac, il faut repérer un petit pont en bambou. Vous vous arrêtez là et regardez autour de vous. Au bout de quelques minutes, quelqu’un devrait venir vous voir. C’est le propriétaire du terrain, il faut lui montrer la porte fermée à clé contre la falaise de l’autre côté du petit pont. Vous lui donnez un petit billet, il ouvre et vous le suivez. Wouw que c’est mystérieux! 🙂

vietnam grotte tam coc chua bich dong

De l’autre côté de la porte vous avez droit à la visite de la grotte presque secrète de Bich Dong ! La visite est vraiment marrante car notre guide improvisé est vraiment à fond dans ses explications. Il nous montre chaque recoin de la grotte et parle à toute vitesse en vietnamien, et on ne comprend absolument rien 🙂 Il fait encore plus chaud et moite à l’intérieur.

vietnam grotte tam coc chua bich dong

Franchement si vous êtes dans le coin, même si ce n’est pas la grotte du siècle, ne loupez pas cette petite visite 🙂

vietnam grotte tam coc chua bich dong

Ensuite on revient au parking et on retrouve nos vélos intacts, yeah ! 😉 et il y a même une marque à la craie sur la selle pour vérifier qu’ils correspondent bien à nos tickets, comme quoi en fait, il y avait vraiment une organisation. Il nous reste encore un peu de temps avant le coucher de soleil, hop! on passe en mode course car on a un autre lieu à visiter, Hang Mua, et ça se trouve à quelques kilomètres d’ici. Même si on doit se dépêcher en vélo, le paysage est tellement incroyablement beau, qu’on est obligé de s’arrêter régulièrement pour en profiter 🙂 On aide d’ailleurs des touristes (y compris des vietnamiens) à se prendre en photo avec ce superbe fond en arrière-plan.

vietnam tam coc riziere

On traverse à toute vitesse le village de Tam Coc, ce qui nous permet de repérer un peu les lieux pour la promenade en barque qu’on fera demain matin. Ensuite on prend sur la gauche pour rentrer dans le petit village de Ninh Thang qu’on traverse jusqu’à rejoindre la rivière. Le long de la route c’est un peu tous les clichés du Vietnam : les montagnes en pain de sucre, les rizières, les paysans au travail avec leurs grands chapeaux coniques, des buffles qui nous regardent placidement à côté d’un cimetière coloré, des chèvres qui traversent la route, des enfants qui nous font coucou de la main. C’est idiot mais on se sent bien, vive le vélo le long des rizières 🙂

vietnam tam coc cimetiere

vietnam tam coc riziere

Peu après, on rencontre des paysans en galère : une remorque est tombée de la route dans la rizière et elle est complètement embourbée. On essaie de les aider à la sortir de la en tirant ensemble sur une corde mais ça ne bouge pas. On est désolés pour eux et on continue la route. Pas toujours marrant la vie dans les rizières finalement…

Juste après un petit pont en béton, il faut prendre à gauche. Ce n’est pas très bien indiqué alors ne le loupez pas. Il y a une petite guérite à l’entrée du site de Hang Mua. Les gardiens discutent tranquillement sur un banc en sirotant un café. On prend deux entrées (50.000 vdn le ticket) et ils nous font comprendre qu’on a encore le temps pour visiter. Cool! On distingue l’escalier en zigzague à flanc de falaise tout au bout de l’allée et on sait qu’on va en baver. Et comme le soleil va bientôt se coucher et que si on veut profiter, il ne va pas falloir traîner, alors hop hop hop !! en route !

vietnam tam coc hang mua

Hang Mua veut dire ‘grotte de la danse’. En fait la grotte n’est quasiment pas indiquée, elle était d’ailleurs derrière des palissades lors de notre passage, des travaux d’aménagement à l’intérieur je crois. L’histoire raconte qu’en 1258, le roi Trần Nhân Tông cède son trône à son fils et vient fréquemment visiter le lieu pour écouter et admirer les danseuses de la cour royale qui répètent dans la fameuse grotte. La grotte est assez basse et traverse la montagne et permet de rejoindre la rivière de l’autre côté. Mais pas de grotte pour nous, alors on file vers l’escalier pour rejoindre la pagode au sommet de la montagne de la danse.

Et là c’est parti pour 486 marches qui n’ont l’air de rien au début mais qui au fur et à mesures sont de plus en plus grandes à franchir. Ceux qui ont construit ces marches devaient être des géants! 🙂

vietnam tam coc hang mua

Une fois au sommet, ouf, le soleil est encore là et on transpire à grosses gouttes est pas du tout essoufflés. On a une super vue sur la rivière de Tam Coc. On distingue des petits points sur la rivière, c’est des barques. Et demain matin, on y sera.

vietnam tam coc hang mua

Au passage, on n’oublie pas de faire un petit salut au bouddha de la pagode.

vietnam tam coc hang mua

On profite enfin du soleil qui se couche derrière un dragon sculpté posé sur la crête du pic. On grimpe pour regarder tout autour et pour essayer de ne pas en perdre une miette tellement c’est chouette 🙂
(il faut faire attention car mine de rien, c’est juste une chute depuis une falaise à pic de plus de 100 mètres si on fait un faux pas)

vietnam tam coc hang mua

La plaine vers Ninh Binh est un peu noyée dans la brume du soir, mais ça reste vraiment beau à voir.

vietnam tam coc hang mua

Voilà, on a eu notre moment magique durement mérité, avec un timing qui s’est joué à quelques minutes près. Maintenant on peut redescendre tranquillement, no stress. On entend bêler et on distingue des chèvres perchées sur les falaises. Je leur fais un coucou de la main et je leur dit que c’est surement leur cousine que j’ai mangé à midi!

vietnam tam coc hang mua

Avant de quitter le site de Hang Mua, on fait un dernier petit tour et on admire (ou pas) des sculptures colorées. Mais comme il n’y a pas d’explications, bin voilà quoi …

vietnam tam coc hang mua

vietnam tam coc hang mua

Sur le chemin du retour en vélo on essaie de ne pas écraser les canards sur la route, et on constate que la remorque a pu être retirée de la rizière. On traverse le village où les odeurs de cuisines du soir commencent à se faire sentir, les lampions s’allument.

vietnam tam coc riziere

On pédale tranquillement jusqu’à Chez Loan. Une bonne petite douche et on descend au restaurant pour dîner. La salle est presque exclusivement remplie de touristes français. Pas très exotique tout ça mais bon, on vient surtout manger alors on se lance dans une excellente fondue vietnamienne. Notre première du séjour. Et c’est très bon 🙂

Bonne nuit Tam Coc 🙂

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Jour 2 – Hanoï

Jour 2 – Hanoï

Difficile de faire une grasse matinée à Hanoï.  Même si la chambre de l’hôtel PrinceII est bien isolée du bruit, on ne peut pas échapper aux hauts parleurs publics qui se mettent à vociférer à plein volume dès 5h le matin! C’est dans les années 60 que les rues du Vietnam se remplissent de hauts parleur au sommet des poteaux. Ils servent à donner des informations locales, annoncer les dernières décisions gouvernementales, diffuser de la musique traditionnelle, inciter les gens à faire des exercices pour se maintenir en forme et raconter l’histoire du pays. Au passage ils servent aussi à diffuser la propagande gouvernementale.

vietnam hanoi haut parleur

Toujours est-il que ce réseau de haut-parleurs publics fait partie de l’histoire du Vietnam mais il dérange de plus en plus les vietnamiens. Dans un pays où la radio, la télé, et internet sont maintenant facilement accessibles, qui a encore besoin d’entendre les hauts parleurs cracher des infos en face de sa fenêtre ? Le débat est toujours d’actualité, et début 2017, Hanoï a faillit arrêter le réseau suite à une consultation publique, où globalement, la population disait qu’elle ne l’écoutait plus et que c’était inutile. Mais les services d’information et de communication de la capitale ont confirmés que le service des hauts parleurs publics continuera, mais que leur nombre sera « peut être » un peu réduit.

La météo n’est pas au top aujourd’hui, petite pluie dehors … tant pis, allez hop en route pour notre deuxième journée dans les ruelles de Hanoï! On traverse quelques ruelles en direction du lac Hoan Kiem. Si Paris a sa tour Eiffel, Hanoï a son lac. Il a une superficie de 12 ha et une profondeur moyenne de 1,2 m. Ses berges sont boisées et la ville en prend grand soin car c’est un des joyaux de la capitale.

vietnam hanoi ngoc son

Son nom veut dire « lac de l’épée restituée ». Drôle de nom ? En fait ça remonte au XVe siècle. A cette époque, les chinois de la dynastie Ming envahissent le nord du pays et le roi Le Loi les affronte. Au cours d’un déplacement près du lac, un de ses amis pêcheurs lui montre une barre de fer qu’il a attrapé dans son filet. Dans les mains du roi, la barre de fer se met à briller, et une fois bien nettoyée on se rend compte qu’il s’agit d’une épée! Cette épée magique l’aide à gagner la guerre et à repousser les envahisseurs chinois. En 1428, alors qu’il est de retour dans la région et traverse le lac en barque, une grande tortue dorée s’approche de la barque et lui demande de lui rendre l’épée qui lui a été prêtée par le Roi-Dragon. Le Loi accepte et lui rend l’épée et la tortue disparaît sous l’eau. L‘épée est restituée et le lac baptisé.

vietnam hanoi ngoc son

Au milieu du lac se trouve l’îlot de Jade. On y accède par un petit pont en bois rouge laqué, Thê Húc. Sur place se trouve le temple Ngoc Son. Il est dédié à l’empereur Van Xuong, au Dieu taoïste de la Littérature et à Tran Hung Dao, un des héros nationaux du Vietnam.

vietnam hanoi ngoc son

Il y a un petit terre plein en pierres avec une petite tour au sommet, c’est la tour du Pinceau. Ce monument est érigé en l’honneur des soldats morts lors d’une bataille au XVIIIe siècle.

vietnam hanoi ngoc son

vietnam hanoi ngoc son

Dans le temple, il y a la preuve que la légende est peut être bien réelle. Il y a la dépouille empaillée d’une tortue géante accidentellement tuée par un pécheur dans le lac en 1967. Elle appartient à l’espèce Rafetus Leloii ou Rafetus Swinhoei (bataille d’experts à ce sujet) et elle peut vivre plus de 100 ans. Malheureusement la dernière tortue géante du lac (1,2 mètre pour 160 kg), appelée Cu Rua a été retrouvée morte sur les berges en février 2016 … Il ne resterait plus que 3 autres spécimens de cette espèce de tortues dans le monde, et pour l’instant aucune reproduction n’a été possible …

vietnam hanoi ngoc son tortue

En longeant le lac sur la rive Est, on passe devant la grande statue de Ly Thai To. Né en l’an 974, il a été élevé dans la tradition bouddhique et a gravi tous les échelons du gouvernement royal de l’époque, celui de Lê Ngọa Triều, qui était un empereur tyrannique et cruel. A sa mort en 1009, Ly Thai To est propulsé au pouvoir est créé la légendaire dynastie des Lý. En 1010, il transfère la capitale à Thăng Long (l’ancien nom de Hanoï).

vietnam hanoi ly thai to

On continue un peu plus loin pour aller au Musée des Femmes du Vietnam (36 Lý Thường Kiệt, Hàng Bài). Il est inauguré en 1995 à l’initiative de l’Union des Femmes Vietnamiennes (UFV). Il rappelle le rôle important que joue la femme dans l’histoire du pays. On retrouve de nombreux habits traditionnels et pleins d’anecdotes intéressantes. On découvre aussi que les femmes au Vietnam ont grandement participé aux différentes guerre. Un musée réellement intéressant 🙂
Plus d’infos sur le site officiel.

vietnam hanoi musee femmes

Juste à côté se trouve le bureau de Oriental Bridge Travel, alors on en profite. On avait prévu d’aller dans les montagnes au nord du pays dans les jours qui suivent mais comme la météo la bas est pire qu’ici, on décide de reporter ce déplacement de quelques jours. Ca bouscule un peu nos plans mais pas de panique, c’est assez facile d’improviser ici. Le Vietnam mise vraiment sur le tourisme et des agences proposant une foule de services sont à chaque coin de rue. Evidemment, il faut faire le tri, car beaucoup ne sont pas très sérieuses. Nous on a bien checké et on vient donc ici pour réserver une croisière en jonque privée dans la Baie de Halong. On y reviendra dans quelques jours et dans un autre article 🙂

Il est temps de manger, alors allons rendre visite à Madame Duck 🙂 Bon en fait elle ne s’appelle pas comme ça mais on l’avait repérée dans un passage de Gordon Ramsay à Hanoï, et comme justement on y est …

Le restaurant en question, c’est le Khoa Ngan Restaurant (). On n’a pas vu madame duck, mais on a mangé du canard et d’autres choses non identifiées et c’était très bon. On était tranquillement posés à l’étage, à côté d’une tablée de militaires gradées qui essayaient de nous expliquer les plats et on hochait poliment la tête comme si on comprenait tout, alors qu’on ne comprenait absolument pas un mot 🙂 Une bonne adresse validée 🙂
http://www.khoanganxuavanay.com/

L’estomac bien rempli, on repart dans les rues, direction l’ouest de la ville, et c’est chouette, il s’arrête enfin de pleuvoir. On arrive au Temple de la Littérature de Hanoï. Il est aussi appelé sanctuaire du Prince propagateur des Lettres. Il est fondé en 1070 par le troisième empereur de la dynastie Lý (un successeur de Ly Thai To si vous avez bien suivi).  De 1076 à 1915 c’est ici que se fera l’enseignement pour les enfants de l’aristocratie vietnamienne et ici que seront formés les futurs hauts fonctionnaires de la nation. L’enseignement suit les règles de Confucius. Et c’est toujours ici que les étudiants viennent fêter leurs diplômes 🙂

vietnam hanoi temple litterature

Le temple est composé de 5 cours intérieurs séparées par des murs, dans un axe nord-sud.

vietnam hanoi temple litterature

vietnam hanoi temple litterature

Dans la troisième cour, on trouve le Lac de la clarté céleste.

vietnam hanoi temple litterature

Le pavillon de la Constellation des Lettres est le symbole de la ville de Hanoï.

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Sous des abris, autour du « lac » on trouve 82 grandes stèles de pierres (sur 117 à l’origine), portées par des tortues (toutes différentes). Les tortues sont ici symboles de patience, humilité et longévité. Les stèles affichent le nom des 1307 diplômés du concours de l’université qui a eu lieu tous les 3 ans entre 1481 et 1779. Quand un élève était lauréat du grand concours (dissertation  philosophique, écriture d’une ordonnance royale, étude de texte de Confucius) il recevait de grands honneurs et l’empereur lui offrait entre autre un cheval pour que l’étudiant puisse faire un retour triomphal dans son village 🙂 La grande classe à l’époque!

vietnam hanoi temple litterature

Ces stèles sont inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco en 2010.

vietnam hanoi temple litterature

Vue de la quatrième cour et du pavillon de cérémonie. C’est véritablement ici que se trouve le temple de Confucius. Le lieu était tellement sacré que même l’empereur n’avait pas le droit d’y entrer.

vietnam hanoi temple litterature

Depuis ça a pas mal changé et tout le monde peut y aller, alors on en profite. A l’intérieur, on découvre des grandes grues perchées sur des tortues, et qui gardent l’entrée du temple au niveau du premier autel.

vietnam hanoi temple litterature

vietnam hanoi temple litterature

Dans le sanctuaire on trouve une statue de Confucius entouré de ses disciples. Sur les autels il y a de nombreuses offrandes.

vietnam hanoi temple litterature

Et c’est là qu’on découvre que Confucius, et bin il aime bien les Choco-Pie ! 🙂
On a gouté (pas le paquet dans le temple hein!), et bien Confucius c’est peut être un des plus grands philosophes, mais en gâteau il n’y connait pas grand chose, ils sont pas très bons 😉

vietnam hanoi temple litterature

Enfin, pour montrer une nouvelle fois l’importance de cette animal,sous verre, il y a une tortue en céramique recouverte d’or.

vietnam hanoi temple litterature

Au sud du temple se trouve un petit lac assez curieux, le lac Gò Kim Châu. Cerné par les immeubles il est tout circulaire avec un petit ilot au milieu qu’on peut rejoindre avec un passeur. C’est tout calme, les gens pêchent et discutent tranquillement. Un petit havre de paix 🙂

vietnam hanoi go kim chau

On continue de flaner tranquillement dans les rues, en traversant les carrefours tout naturellement sans plus faire attention à la circulation. On se prend un café vietnamien. C’est une révélation! 🙂 Déjà il faut savoir que le café a été introduit au Vietnam la première fois par les français dans les années 1800. Très rapidement la population a adopté cette boisson et par dessus le marché, la culture des caféiers s’est facilement implantée dans le pays. De nos jours le Vietnam est le deuxième pays producteur mondial de café juste derrière le Brésil, et le premier producteur de Robusta.
Boire un café au Vietnam vous ramènera quasiment toujours au nom de Trung Nguyên qui est le plus grand groupe commercial de café du pays. Pour boire le café à la vietnamienne, c’est simple. Un peu de lait concentré au fond d’un verre. Poser une petite tasse en inox sur le verre. Y verser quelques cuillères de café, rajouter un petit filtre en métal par dessus et remplir d’eau frémissante. Recouvrir d’un couvercle et attendre une ou deux minutes. Ensuite on utilise le couvercle pour déposer la tasse en inox et on déguste. C’est tellement simple et pratique, et en plus ça fait un café vraiment bon (on peut se passer du lait concentré). C’est simple, on a acheté plusieurs « cafetières » (prenez en inox, pas en aluminium!) et c’est comme ça qu’on fait notre café tous les jours et c’est loin d’être du jus de chaussette. Le café à la vietnamienne, l’essayer c’est l’adopter 🙂
Au passage vous gouterez peut-être au kopi luwak, le café le plus cher du monde. Il est fait à partir de grains de café récupéré sur les déjections (et oui!) de la civette, un animal qui ressemble à la mangouste, et qui en consomme beaucoup sans réellement les digérer. Le gout est unique à ce qu’il parait. Vu le prix, on veut bien le croire! Mais Vietnam oblige, méfiez vous des imitations …

Sur le chemin du retour vers le lac Hoan Kiem, on fait une petite halte au Hang Da Market, ou Hang Da Galleria (01 Hang Da Street, Cua Dong Ward). A vrai dire c’est vraiment par curiosité, car ce centre commercial fait un peu chic et les produits sont assez chers. Du coup il y a plus de vendeurs que de clients (c’est désert) et les escalators ne fonctionnent pas!

On arrive en vue du Thang Long Water Puppet, le fameux théâtre des marionnettes sur l’eau. Pensez à réserver vos places plus tôt dans la journée! L’ambiance du quartier est assez marrante en soirée, on se croirait un peu à Broadway, il y a des néons partout et des bus remplis de touristes qui se déversent devant l’entrée. Et qui dit touristes, dit arnaques à touristes. Comme les deux cireurs de chaussures qui me collent sur 50 m pour cirer mes chaussures alors que je suis en baskets 🙂 et comme je leur fait bien comprendre que c’est non, ils enchaînent en voulant recoller mes semelles haha 🙂
L’organisation du théâtre est assez stricte et on se fait limite engueuler car on n’est pas assis aux bonnes places, mais c’est franchement mal expliqués (ou alors on est franchement très stupides, ce qui est possible aussi en fait).

vietnam hanoi marionnettes eau

Le spectacle dure environ une heure et se compose de plusieurs petites scénettes reprenant des scènes de la vie quotidienne, des légendes et des récits historiques. Le tout est accompagné d’un orchestre traditionnel en live et avec de chants.

vietnam hanoi marionnettes eau

Il y a un petit personnage principal dans le spectacle, une sorte de fermier bien heureux, qui raconte les différentes histoires. Mais comme tout est en vietnamien, on ne comprend rien. Il parait qu’il y a des sous-titres visibles quelque part pour ceux aux premiers rangs … il parait! En tout cas les marionnettistes sont vraiment doués et on oublie très vite qu’il y a des gens qui animent tout et ça et on se laisse prendre au jeu et au spectacle.
On pensait que ce serait vraiment kitsch et on y est allé un peu en traînant les pieds, dans le genre « c’est super touristique mais ça fait partie des choses à faire » et en fait, et bien c’était pas mal du tout! 🙂

vietnam hanoi marionnettes eau

Les marionnettes sont articulées et contrôlées par des longues perches invisibles sous l’eau, et les marionnettistes sont cachés derrière le décor et passe toute la représentation les jambes dans l’eau. Cette tradition de marionnettes sur l’eau remonte à la dynastie Ly au XIIe siècle.

vietnam hanoi marionnettes eau

Standing ovation à la fin, tout le monde il est content.

vietnam hanoi marionnettes eau

Il est en principe interdit de prendre des photos, ou alors il faut payer un supplément. Thug life! 😉

Ensuite on rentre tranquillement en flânant dans les ruelles de « notre quartier ».

vietnam hanoi rues

Alors qu’on s’arrête prendre un dernier verre à la terrasse d’un bar, on entend parler quelques mots de français à une table voisine. C’est ainsi qu’on fait la connaissance de Anna, une polonaise très sympa et de son compagnon français, qui sont aussi en voyage. Les verres s’enchaînent. Il commence à être vraiment tard. On découvre que des jeeps de la police ou de l’armée (ce n’était pas très clair) circulent dans les rues et ordonnent au bar d’éteindre la musique ou même de fermer les établissements. C’est en partie pour permettre aux gens de dormir car tout le monde (ou presque) se lève tôt, mais genre vraiment tôt. Un réveil à 4 h du mat’ ici c’est presque une grasse matinée! Du coup pour pouvoir rester ouvert plus longtemps, on voit des patrons de bars courir dans la rue pour donner des billets au plus haut gradé de la jeep. Mais au deuxième passage de la jeep, on sent que ça ne rigole plus trop, alors le bar ferme le rideau métallique et les jeunes qui font le service nous invitent à rester à l’intérieur et à ne pas faire de bruit pour ne pas se faire repérer. Une fois le danger éloigné, la musique revient et on sympathise tous autour d’une dernière tournée 🙂 Tout le monde se fait la bise en sortant, on prend les contacts, etc …  très chouette soirée!
On titube un peu dans la rue mais on arrive à retrouver la porte de l’hôtel, ouf! 🙂

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Jour 1 – Hanoï

Jour 1 – Hanoï

Ça y est nous sommes dans l’avion, destination le Vietnam. Pour le vol on a choisi la compagnie Thaï Airways. On commence avec un A380 de Paris à Bangkok (escale 1h45) et un 777 jusqu’à Hanoï, arrivée dans la matinée. L’aller-retour à 650 Eur par personne. Carrément abordable!
L’arrivée à l’Aéroport international de Nội Bài commence par une première frayeur : la carte bleue reste coincée dans le distributeur de billets! Après une bonne demi heure pour se faire comprendre par le personnel et trouver quelqu’un pour nous dépanner, enfin la carte est de retour dans nos mains et on peut retirer nos premiers billets. Pendant ce temps là, le chauffeur privé de l’hôtel nous attend patiemment avec sa pancarte.
Comme hôtel, on a choisi l’hôtel Prince 2, plutôt bien situé dans le vieux quartier de Hanoï, à 28$ la nuit et prise en charge à l’aéroport pour 15$ de plus (ils font des promos prise en charge gratuite à l’aéroport si on reste 3 nuits consécutives). Depuis l’aéroport jusqu’au vieux Hanoï, le trajet n’est franchement pas paradisiaque, la banlieue est grise et moche, à l’image de la météo, grise et moche. L’accueil à l’hôtel se fait sans soucis, la chambre est propre, il y a un ordi et internet à disposition (par contre le Windows en vietnamien bon courage, et les premiers soucis de messageries arrivent, car elles nous rejettent pensant qu’il s’agit d’une tentative de piratage!)
http://princehanoihotel.com/fr/prince2/

Allez hop, en route! on ne perd pas plus de temps dans cette chambre, direction l’extérieur car ça grouille de vie et on a envie de découvrir!

Très rapidement on prend la mesure de la vie de quartier vietnamienne. Tout se fait sur le trottoir : manger, boire, cuisiner, réparer les scooters, installer un salon de coiffure ambulant, etc … Le trottoir sert à tout, sauf aux piétons! Les rues sont littéralement envahies de scooters et de mobylettes qui circulent dans tous les sens et qui klaxonnent tout le temps. De temps en temps quelques voitures apparaissent, ou un vélo lourdement chargé de fruits et légumes.
Très rapidement aussi, il faut apprendre à traverser la route. La première fois est un peu flippante. Pas de passage piéton, quasiment pas de feux de signalisation, et un flot continu de circulation. La technique : traverser sans hésiter, en ne marchant pas trop vite, et en regardant les gens qui viennent vers vous. Le reste se fait naturellement, tout le monde vous évite et ça reste fluide. Il faut juste ne pas s’arrêter ni revenir en arrière. Ça parait tellement normal ensuite qu’on n’y pense plus 🙂
Très rapidement on sent aussi la gorge qui pique un peu. Sachez-le, la ville est très polluée, et Hanoï se retrouve fréquemment sur le podium des villes avec l’air le plus pollué au monde. Donc un conseil, même si ce n’est pas très esthétique et que ça ne protège pas tant que ça, n’hésitez pas à utiliser un petit masque, comme beaucoup d’habitants. Et puis ça fera un souvenir sympa à rapporter haha 🙂

vietnam hanoi voie ferree

Une astuce pratique si vous voulez avancer vite à pieds dans les rues de Hanoï mais que vous voulez vous éloigner des grands axes bruyants et pollués, il suffit de marcher sur la ligne chemin de fer qui traverse la ville depuis la gare centrale jusqu’au pont Cầu Long Biên. Ici pas de bruit et pas de scooters à éviter 🙂

vietnam hanoi train

Pas de panique, c’est (presque) sans danger, il suffit de voir que les gens vivent collés à la voie de chemin de fer pour s’en rendre compte. En fait un train passe à faible allure à 16h et 19h en frôlant les habitations, les enfants continuent de jouer et les adultes de discuter tranquillement. Le reste de du temps, c’est tranquille!

vietnam hanoi train

Pour se repérer dans Hanoï, j’ai mon appli GPS préférée sur le smartphone (Ulmon) et on avance sans trop se poser de questions à travers le dédale de ruelles plus ou moins bien signalées. On arrive donc rapidement à la place Ba Dinh.
A l’époque de la colonisation française, ici, c’était le grand rond-point Puginier, entouré de parcs et de villas.

hanoi rond-point puginier

Ensuite ça a changé. Le rond point est devenu une grande place. Après la défaite du Japon pendant la 2nde Guerre Mondiale, c’est sur cette place rebaptisée Ba Dinh que la déclaration d’indépendance du Viêt Nam est faite par Ho Chi Minh le 2 septembre 1945 devant une foule de plus de 400.000 personnes en liesse. C’est aussi sur cette place que se dérouleront les obsèques de Ho Chi Minh en 1969 et qu’un mausolée sera construit en son honneur en 1975. Autant dire que cette place a une importance particulière pour les vietnamiens.
C’est aussi la plus grande place du pays (320m de long, 100m de large). Au milieu se dresse un grand mat de 25m de haut où flotte le drapeau vietnamien, rouge avec l’étoile d’or (la cérémonie du lever des couleurs et la descente du drapeau, c’est tous les jours à 6h et 21h).

vietnam hanoi mausolee ho-chi-minh

Le Mausolée de Ho Chi Minh est inauguré en 1975 et s’inspire de celui de Lénine à Moscou. Il est possible de le visiter (gratuit) de 8h à 11h et les règles à l’intérieur sont très strictes (pas de photos, pas de shorts, etc …). Régulièrement le corps embaumé  du symbole de la patrie vietnamienne part en Russie pour subir un nouveau bain dans le « basalm ». C’est le nom de la fameuse mixture soviétique (recette jalousement gardée et top secrète) qui permet de conserver miraculeusement la dépouille. Pas de visite pour nous, mais c’est presque un pèlerinage annuel pour des millions de vietnamiens et il est fréquent de voir une file interminable devant. Donc si ça vous branche il va falloir être très très patient.

vietnam hanoi memorial ho-chi-minh

Autour de la place se trouvent d’autres grands bâtiments gouvernementaux, comme par exemple celui de l’assemblée nationale, Tòa nhà Quốc hội, inauguré en 2014.

vietnam hanoi assemblee nationale

Au sud ouest de la place se trouve un petit temple qui est pourtant un des plus connu du pays. C’est la pagode Môt Côt, aussi appelée la pagode du Pilier Unique. « A l’origine » elle date du XIe siècle. A cette époque, l’empereur Lý Thái Tông a la vision de la déesse Quan Am qui lui présente son fils sortant d’une fleur de lotus. Quelques temps plus tard son épouse lui donne enfin un fils, et il fait construire ce temple en l’honneur de la déesse. La forme est sensée rappeller la fleur de lotus et une statue de la déesse repose à l’intérieur.
Je dis « à l’origine », car le temple a été détruit par les français (comme bien d’autres monuments) en 1954 en quittant le pays. Il est reconstruit par le nouveau gouvernement vietnamien en 1955, avec un pilier en béton en remplacement de l’énorme pilier en teck qui était là depuis des siècles.

vietnam hanoi pagode pilier unique

Juste à côté de la pagode il y a un petit temple.

vietnam hanoi pagode pilier unique

En quelques minutes, on se rend compte que malgré le communisme, la ferveur religieuse n’est pas un vain mot ici. On croisera à de nombreuses reprises des gens en prières dans les nombreux temples qu’on croisera et il y aura toujours quelques bâtonnets d’encens se consumant à côté des offrandes.

vietnam hanoi pagode pilier unique

Juste à côté, il y a un grand bâtiment blanc, on ne peut pas le louper, c’est le Musée Ho Chi Minh. Comme son nom l’indique, il est entièrement consacré à Ho Chi Minh et il est inauguré en 1990 pour célébrer les 100 ans de sa naissance. Si sa vie, son œuvre et ses objets personnels vous intéresse réellement il faut y aller, sinon je pense que la visite peut s’éviter sans trop de regrets. Nous, on l’a zappé.

vietnam hanoi ho-chi-minh museum

Une fois ce musée contourné, en suivant l’avenue Ngọc Hà, on arrive devant l’entrée du Jardin Botanique. Il s’étend sur 10 hectares et c’est le plus ancien parc de la ville. L’entrée est payante mais vraiment pas chère (2000 VDN) et en fait je crois que seuls les étrangers payent, et encore, si la dame a l’entrée pense à vous alpaguer pour vous vendre son ticket.

vietnam hanoi jardin botanique

Le parc est agréable pour faire une petite pause verte, loin de l’agitation de la ville, du bruit et de la circulation incessante. Il y a deux petits lacs, de grands arbres, mais ça se résume à peu près à ça, et aussi à quelques cages où croupissent des animaux (pas cool du tout) …
Malgré la pollution ambiante, beaucoup d’habitants font du sport ici : gymnastique ou course. Mais l’activité sportive omniprésente et que je connaissais à peine, c’est le Dacau.
C’est un sport très répandu ici. On verra souvent des gens y jouer, sur des places, dans la rue, dans des cours d’écoles. En gros c’est comme du badminton mais avec les pieds ou d’autres parties du corps (sauf les mains). C’est super impressionnant et on est resté un moment à les observer.

vietnam hanoi dacau sport

Le badminton aussi nous en met plein les yeux, et je suis à peu près sûr que c’était des champions olympiques à l’entrainement devant nous!

vietnam hanoi badminton

On finit par sortir du Jardin Botanique pour aller vers le nord et rejoindre les berges du grand lac Tay Ho (aussi appelé Lac de l’Ouest). Un autre de ses surnoms c’est le lac des amoureux. C’est le plus grand lac du Vietnam avec 500 ha et on vient ici pour prendre un bol d’air pur (enfin un bol d’air un peu moins pollué que dans le reste de la ville), profiter des couchers de soleil, faire une petite croisière ou un tour de pédalo-cygne. Regardez, ça donne envie hein ? 🙂

vietnam hanoi pedalo cygne

Comme on n’est pas venu faire un tour de pédalo et que le soleil, on ne sait même pas où il est 🙂 Il faut bien trouver autre chose à faire. Et ça tombe bien!
Ici se trouve la Pagode Trấn Quốc. C’est la plus ancienne pagode de la ville. A l’origine sa construction remonte au VIe siècle et à l’époque elle se trouvait sur les berges du grand fleuve rouge pas très loin d’ici. Mais en 1615, les rives du fleuves deviennent instables et le temple est déplacé sur une petite île du lac Tay Ho, et une passerelle est construite pour y accéder. Il est enfin rénové en 1815.

vietnam hanoi tran quoc

vietnam hanoi tran quoc

C’est un lieu qui a une grande importance pour les vietnamiens et cette pagode est même surnommée « Défense de la patrie ». Il faut donc respecter les lieux et les personnes en prières, et bien sûr éviter les tenues trop « touristes plages ». Accès gratuit.
Il y a un grand stupa de 15m de haut avec plusieurs étages correspondant à des étapes de la vie du bouddha Amitābha. Comme le veut la tradition, le nombre est impair, ici il y en a 11.

vietnam hanoi tran quoc

L’endroit est très zen et reposant. Pas de bruit, des fidèles en prières, les odeurs d’encens, on est serein.

vietnam hanoi tran quoc

vietnam hanoi tran quoc

vietnam hanoi tran quoc

On découvre ici nos premières tuiles vietnamiennes. Elles sont très particulières par leurs formes. Par contre on n’est pas trop certain pour la ressemblance. Il parait que ce sont des écailles de tortues et d’autres disent des écailles de dragon. En tout cas, il faut imaginer des écailles 🙂

vietnam hanoi tran quoc

Après cette petite halte méditative, on reprend la balade, et on quitte le lac pour retourner vers la place Ba Dinh. En arrivant par le nord, on passe juste devant le Palais présidentiel. On ne peut pas le louper avec sa couleur jaune moutarde! C’est la résidence principale du Président de la République du Vietnam et c’est évidemment interdit au public. C’était l’ancien palais utilisé par les gouverneurs d’Indochine.

vietnam hanoi palais presidentiel

Dans le parc du palais, se trouve la maison sur pilotis de Ho Chi Minh. C’est là où il a fini sa vie, car il ne voulait pas habiter dans le palais et souhaitait vivre simplement. On ne l’a pas visité, et pour y accéder il faut passer par la visite du Mausolée. A vous de voir.
On longe ensuite la rue Hoàng Văn Thụ et la grande avenue Hoàng Diệu où on assiste encore à un match de dacau sur le trottoir.

vietnam hanoi dacau

Arrivé au croisement (bon courage pour traverser l’avenue haha) se trouve l’Église des Martyrs. Elle date de 1932 et elle est dédiée aux Martyrs du Vietnam. Il s’agit des 117 chrétiens béatifiés par le pape Jean Paul II en 1988, choisis parmi les nombreux croyants persécutés et tués au Vietnam. On estime qu’entre 1740 et 1883, entre 130.000 et 300.000  personnes sont mortes à cause de leurs croyances chrétiennes. Cette même persécution se produisait dans les autres pays d’Asie, au Japon aussi notamment.

vietnam hanoi eglise martyrs

Juste en face de l’église, se trouve la porte nord de la citadelle de Hanoï. En fait on a un peu de mal à comprendre sur place car à part une porte, il n’y a rien d’autre. Faisons un peu d’histoire : il faut remonter jusqu’en l’an 1010 quand l’empereur Lý Thái Tổ  décide d’installer sa capitale à Than Long (c’est l’ancien nom de Hanoï). Il y fait construite une grande cité interdite pour régner. Pendant plusieurs siècles, la citadelle de la cité interdite protège le cœur du pouvoir vietnamien, jusqu’au transfère de la capitale à la ville de Hué en 1806 pour en faire la nouvelle cité impériale. Quand les français colonisent le pays, ils rasent presque intégralement la citadelle de Hanoï pour installer des casernes à la place 🙁 … il ne reste donc presque plus rien, à part les grandes portes qui entouraient la citadelle. Des fouilles permettent régulièrement de retrouver quelques vestiges de plus d’un millénaire de pouvoir vietnamien.

vietnam hanoi citadelle porte nord

Pour revenir à une note plus joyeuse, vers la fin du mois de mars, il reste encore un peu partout à Hanoï des décorations du nouvel an vietnamien qui a lieu début février, la fameuse fête du Têt et son incontournable “chúc mừng năm mới” (bonne année) écrit partout 🙂

vietnam hanoi fete tet

Ensuite, on prend la rue Hnag Luoc pour retourner vers le vieux Hanoï. Dans cette rue il y a la seule mosquée du nord du Vietnam, la mosquée Al-Noor. Ce sont les premiers marchands indiens musulmans à s’implanter dans le pays qui la construiront pour pouvoir y prier à partir de 1890.

Plus loin, on entre dans le vieux quartier, aussi appelé le quartier des 36 corporations. Il s’est créé à partir du XVe siècle. C’est un dédale de ruelles où chacune est dédiée à un corps de métier particulier (la liste des 36 rues et des métiers par ordre alphabétique c’est ici). A l’origine chaque rue permettait d’écouler la production des villages de métiers installés autour de Hanoï, et l’organisation de la vie dans chaque ruelle s’organisait autour d’une corporation.

vietnam hanoi hnag luoc

Nous voilà de retour à l’hôtel PrinceII, et hop une petite douche pour se décrasser. On ressort boire un verre dans un bar juste à côté car on trouve sa déco en façade assez cool, c’est le Beer 2KU (2 Cửa Nam, Hoàn Kiếm).

vietnam hanoi rues

vietnam hanoi beer 2ku

Ensuite on cherche un endroit où manger, et un gros orage éclate dans la soirée. Des trombes d’eau s’abattent sur la ville. Un peu au hasard (et aussi car il y avait du monde installé), on se pose au Nam Bit Tet (). Pendant la journée c’est une quincaillerie sur le trottoir, mais le soir venu, la marchandise est rentrée et les tabourets sont de sortie. La cuisine s’installe sur le trottoir et se met en action. C’est notre première véritable rencontre avec la street food locale 🙂 et ça s’est très bien passé. L’ambiance était très conviviale et on ne comprenait absolument rien à tout ce qui se disait autour de nous 🙂

vietnam hanoi nam bit tet

Enfin, retour à l’hôtel pour une bonne nuit de repos après une bonne dizaine de kilomètres à pieds de ballade et de découvertes à Hanoï 🙂

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