Nouvelle ville de Prague

Quartier Nové Město ou Nouvelle Ville de Prague

Le quartier Nove Mesto entoure le quartier de la vieille ville de Prague depuis plusieurs siècles, donc il faut un peu relativiser un peu quand on parle de « nouvelle ville ». Disons qu’on sort des petites ruelles typiques pour retrouver l’aspect d’une ville un peu plus moderne.

L’endroit le plus emblématique de ce quartier c’est la grande Place Venceslas. Elle s’appelait avant le Marché aux chevaux (Kǒnský trh) et elle date du moyen age. Elle ressemble maintenant à une grande avenue piétonne de 750 m de long pour 60 m de large. Tout au bout on aperçoit le grand dôme du Musée National.

prague place venceslas

On reviendra plus tard sur cette place. Tout de suite sur votre gauche, il y a le passage Koruna (Václavské nám. 1), avec à l’intérieur un très beau dôme en verre de style Art Nouveau.

prague dome art nouveau

Mais surtout, je vous conseille de faire quelques dizaines de mètres sur votre gauche le long de l’avenue Na Příkopě et de vous arrêter au numéro 854/14. Ici, il y a le grand magasin de jouets Hamleys.

prague hamleys jouets

Sur trois étages, vous avez des jouets pour petits et grands, des attractions, et même un toboggan pour redescendre au rez-de-chaussée. Réellement on y passe un très bon moment même si ça reste un magasin. Un must see to do cool 🙂
https://www.hamleys.cz/en/

Ensuite on prend à droite et on descend la rue Panská, et au croisement avec la rue Jindřišská, on va au numéro 909/14. C’est simplement la poste … Oui mais quelle poste! 🙂

prague poste

C’est un grand bâtiment du XIXe avec une immense verrière et des fresques sur les murs. Franchement classe 🙂

On continue la balade en descendant la rue Politických vězňů. Il y a d’ailleurs ici un restaurant testé (et approuvé) sur lequel on est tombé un peu par hasard, le restaurant Ferdinanda (Politických vězňů 1597/19). Traditionnel tchèque, en sous sol, mais déco sympa et avec de l’humour, portions généreuses et pas cher. Validé 🙂
http://www.ferdinanda.eu/

Un peu plus loin on prend à droite sur la Washingtonova vers le grand Musée National. Au pied du bâtiment, au sol, il y a un mémorial très discret (sauf en janvier quand il y a toutes les gerbes de fleurs) avec une petite croix en béton. C’est ici que Jan Palach s’est immolé par le feu en 1969. Mais qui ça ? mais pourquoi ?

prague jan palach

C’est parti pour un rappel historique : après la seconde guerre mondiale, la Tchécoslovaquie tombe sous la domination de l’URSS et de Staline. En 1948, c’est le Coup de Prague. Suite à des manœuvres politiciennes, tous les postes clés du pays tombent aux mains des communistes soutenus par Moscou. Puis en 1960 le régime se durcit en même temps que la Guerre Froide prend de l’ampleur. Les opposants au régime communiste se font de plus en plus remarquer. Brejnev en 1967 décide de remplacer le président Novotný qui n’arrive pas à « tenir son peuple », par Dubček , l’un des hommes qui a permis le Coup de Prague. Mais revirement, en avril 1968, Dubček proclame l’avènement d’un « socialisme à visage humain » et permet un peu plus de liberté de la presse, de libéralisation de l’économie. Ça ne change pas grand chose pour la population, mais pour Moscou, c’est un très mauvais signe envoyé alors qu’on est en pleine Guerre Froide. Alors il y a réaction. En juin, des troupes russes stationnent près de la frontière pendant que Moscou négocie avec Dubček pour qu’il retire ses réformes. Cette période de « changement » est connu comme le Printemps de Prague. Finalement au mois d’aout 1968, Brejnev durcit le ton et décide de rappeler à la Tchécoslovaquie le principe de « souveraineté limitée » et l’URSS (avec l’appui symbolique de quelques autres pays du Pacte de Varsovie) envahie la Tchécoslovaquie ( 400 000 soldats, 6 300 chars des pays du Pacte de Varsovie, appuyés par 800 avions, 2 000 canons!). Prague tombe en quelques heures dans les mains des paras soviétiques. Dubček appelle le peuple à ne pas résister et il sera remplacé en 1969. Le processus de « normalisation » du pays commencera et il retombera entièrement sous contrôle soviétique.
En protestation à tous ces évènement, un jeune étudiant de 20 ans, Jan Palach, s’est immolé par le feu en janvier 1969. Un autre étudiant Jan Zajíc, fera la même chose un mois plus tard. Ce mémorial est en leur honneur.
Voilà, c’est la fin de ce rappel historique.

En relevant la tête, l’énorme bâtiment (sous les échafaudages à ce moment là), c’est le Musée National, aussi appelé Národní muzeum. Il est créé en 1848 et représente le symbole de la culture Tchèque. Il abrite aussi le Panthéon des grands hommes du pays. Des travaux de rénovations sont en cours depuis 2011 … Réouverture prévue pour octobre 2018 …
http://www.nm.cz/

Juste devant se trouve la statue équestre de Saint Venceslas, réalisée en 1912. La précédente statue équestre qui datait de 1680 a été déplacée au château de Vyšehrad, au sud de Prague. Cette statue de Venceslas Ier de Bohême est au cœur de toutes les manifestations qui peuvent avoir lieu sur la place (comme ce jour là).

prague statue venceslas

Juste à côté, il y a un endroit sympa pour boire un verre, c’est le Vytopna ( Václavské nám. 802/56). C’est pas super bien indiqué, il faut monter à l’étage et après c’est marrant on se pose, on commande, et on attend que le train arrive. Et oui, les bières sont livrées par des petits trains électriques qui s’arrêtent devant les tables 🙂 C’est idiot mais c’est marrant. ( https://vytopna.cz )

prague bar biere trains

Le long de la place Place Venceslas on trouve pas mal de lieux intéressants, le Musée de la Guerre Froide par exemple (Václavské nám. 818/45) ou le Grand Hotel Europa, un des plus beaux hôtels de la ville..

prague europa

En remontant la place, prenez à gauche sur la rue Štěpánská, et rentrez dans le Palac Lucerna. ( http://www.lucerna.cz/en/ ). C’est une galerie couverte, un centre commercial, salle de spectacles, etc … et dans la galerie vous pouvez voir une autre œuvre de Cerny, le Cheval (Kůň – 1999). C’est la version parodique de la statue équestre qu’on a vu juste avant 🙂

prague statue kun cheval cerny

Prague comporte de nombreuses galeries et passages couverts. Une quarantaines sont construits entre 1907 et 1938, et il était même possible de traverser toute la ville en les empruntant. Depuis, de nombreux passages ont été fermés, mais il est toujours possible d’en visiter des sympas. Comme par exemple le passage Světozor. Il faut rejoindre l’entrée du cinéma Steozor (Vodičkova 791/41). Au dessus d’une pub pour un resto chinois, il y a un grand vitrail coloré façon art-nouveau avec Tesla.

prague tesla

Il s’agit d’une publicité pour la compagnie TESLA. Cette société fondée en 1921 sous le nom Elektra est rebaptisée TESLA en 1946 en hommage à Nikola Tesla (qui a étudié un semestre à Prague) et aussi pour (« TEchnika SLAboproudá » qui veut dire « low-voltage technology »). La société Tesla produira presque tout ce qui est électronique en Tchécoslovaquie dans les années 80. Bref, cette jolie publicité n’a absolument rien à voir avec Nikola Tesla 🙂
Juste derrière cette pub, on débouche dans le caché et très agréable jardin des Franciscains (Františkánská zahrada). Un petit havre de paix dans un quartier ultra touristique 🙂
(et il y a des toilettes publiques .. au cas où 😉 )

A la sortie du jardin, il y a cette grande statue de Josef Jungmann. Son nom nous est complètement inconnu. C’est un puriste de la langue tchèque. En 1839 il sort l’énorme Dictionnaire tchéco-allemand (en 5 volumes). Il créée des cercles de pensée regroupant des intellectuels de l’époque pour chasser la langue allemande de plus en plus utilisée dans le pays.

prague statue josef jungman

C’est en partie grâce à lui que la langue tchèque imprononçable est toujours là aujourd’hui. Et juste derrière, l’immeuble de la banque allemande, la Deusche Bank : la lutte continue! 🙂

Juste en face, il y a le Palais Adria, avec son architecture très particulière. On dirait un château avec ses créneaux. C’est le style « rondocubisme« , le mouvement cubisme à la sauce tchèque des années 20. A l’étage il y a la galerie des critiques, où des « critiques » d’art contemporain organise régulièrement des expositions.

prague palace adria

A un pâté de maison de là, se trouve une monumentale sculpture de la tête de Franz Kafka , c’est encore une fois une réalisation de David Cerny. 10m de haut, 45 tonnes, et 42 strates mobiles qui régulièrement décomposent totalement la tête de l’écrivain le plus célèbre de Prague pour finalement la recomposer ensuite.

prague tete franz kafka

A ce propos, je trouve intéressant de revenir sur le début de la célébrité de David Cerny 🙂 En 1991, il est encore étudiant de l’École des arts appliqués de Prague. A cette époque, il y a à Prague un ancien char russe JS-2, surnommé Char Staline, qui symbolise la libération de la ville des troupes nazis par les troupes russes. Avec un pote, le 21 avril1991, il peint le char en rose. C’est le scandale dans le pays, et officiellement la Russie exige que le char soit repeint dans sa couleur d’origine. David Cerny est envoyé en prison. Pendant sa détention, des députés Tchèques profitent de leur immunité parlementaire pour peindre à nouveau le char en rose. David est libéré de prison, le char est repeint en kaki et placé sous bonne garde au Musée de l’Armée, et Prague possède son artiste subversif 🙂

Il y a encore d’autres œuvres de Cerny à dénicher dans les ruelles de Prague. Parmi elles
L’homme suspendu (1996) : il s’agit de Sigmund Freud (mais beaucoup de personnes y voit Lénine) contemplant sa propre chute (à l’angle des rues Skořepka et Husova,)
Embryo, à l’angle de la rue Anenské náměstí 5 : une espèce de gouttière en train d’enfanter on ne sait quelle monstruosité

prague rues art

(la femme blanche assise sur le mur n’a rien à voir, mais je trouvais cette statue cool 🙂 )

En se rapprochant du fleuve on découvre le Théâtre National (Národní 2), construit en 1881 (puis ré ouvert en 1883 après un incendie vécu comme une catastrophe nationale).

prague theatre national

La photo suivante, c’est l’immeuble juste après, et c’est simplement que le logo m’a fait penser au Daily Planet, le journal où travaille Superman … bon en fait rien à voir, c’est le Goethe-Institut de Prague (organisation à but non lucratif pour la promotion de la langue allemande)

prague goethe institut

Juste en face, en empruntant un petit pont, on arrive sur l’Île des Slaves (Slovanský ostrov). L’ile est aménagée avec un joli parc et au milieu se dresse le Palais Zofin. (http://www.zofin.cz/en/) Construit en 1837 en hommage à l’archiduchesse Sophie de Bavière (mère de l’empereur François Joseph Ier), c’est LE lieu de la culture mondaine à Prague à la fin du XIXe siècle.

prague pont legion
prague ile slaves statue sophie
prague ile slaves

En poussant encore un peu plus loin le long du fleuve, il y a la célèbre Maison Dansante (Tančící dům – Rašínovo nábřeží 80). Commandé en 1996 à la demande Václav Havel pour être le premier bâtiment construit après la révolution de velours, pour marquer le côté festif des pragois et marquer la fin de l’ère communiste austère.

prague maison dansante

Ici, depuis le pont Jiráskův most , on a une vue sur un des déversoirs du fleuve, la colline Petrin et la château de Prague tout au fond.

prague deversoir fleuve

Allez, une dernière petite curiosité pour la route, prenez le métro à la station Náměstí Míru (quartier Vinohrady, à côté de l’Église Sainte Ludmila), il y a l’escalator le plus grand d’Europe! 87m et 333 marches 🙂

prague escalator metro

Et si ça vous tente, vous pouvez aller voir la Tour de télévision de Prague, dans le quartier de Žižkov. Construite entre 1985 et 1992. Elle fait 216m de haut (un restaurant panoramique est situé à 63m et une salle d’observation à 100m). Cette tour est plutôt mal aimée par les Pragois.

prague tour television

La suite de la visite :

Quartier Holesovice

Quartier Staré Město ou Vieille Ville de Prague

Quartier Mala Strana ou Petit côté

Quartier de Hradcany

Prague – Quartier Mala Strana ou Petit côté

Le quartier de Mala Strana se trouve au pied du grand château de Prague est c’est traditionnellement le quartier résidentiel de l’aristocratie. En 1541 un gigantesque incendie ravage tout le quartier (et une partie du château) et permettra pendant la reconstruction du quartier d’ouvrir de nouveaux espaces et d’embellir la ville.
Dans le prolongement du pont Charles, continuez tout droit et grimpez la rue car ici se trouve l’église la plus visitée de Prague, il s’agit de l’église Saint Nicolas. Son célèbre dôme et son clocher sont visibles sur pratiquement tous les points de vue de Prague 🙂

prague saint nicolas

Cette église est construite entre 1673 et 1752, et elle est réputée pour être une des plus belles églises de style baroque en Europe. L’entrée est payante mais ça vaut le coup, car l’intérieur est vraiment riche en statues, peintures et dorures. Ah oui, et même s’il fait -12°c et qu’il n’y a pas de chauffage, il faut enlever son bonnet! Brrrr 🙂 http://www.stnicholas.cz/en/

prague saint nicolas

Après cette visite spirituelle, je vous propose une visite spiritueuse 🙂

prague hospudka obycejny bar

Comme moi vous en avez peut-être un peu marre de la pilsner, la bière tchèque. Elle est certes légère et sympa, mais soyons honnête, ce n’est pas vraiment une « bonne bière » 😉 Alors à une rue d’ici, il y a le Hospudka Obycejny svet (Josefska 44/2). C’est un bar discret en sous sol, ambiance plutôt calme et feutrée, loin de la foule des touristes et qui propose un bon choix de bonnes bières belges aaaaaah 🙂 http://www.obycejnysvet.com/

Allez maintenant il est temps d’aller flâner dans les petites ruelles vers le sud. A quelques minutes à pieds, se trouve une « curiosité touristique », le mur John Lennon ( Velkopřevorské náměstí ). Il faut savoir que c’est simplement un banal mur du jardin des Chevaliers de l’Ordre de Malte. Il faut aussi savoir que John Lennon n’a jamais mis les pieds à Prague. Mais alors, pourquoi ce mur John Lennon ????

prague mur lennon

En fait durant les heures sombres de la répression communiste en Tchécoslovaquie, en 1968, John Lennon apparaissait comme un symbole de liberté. Après son assassinat en décembre 1980, un premier dessin apparait sur le mur, puis rapidement d’autres portraits s’ajoutent le long du mur. Les étudiants s’en servaient à la fois pour rendre hommage à l’artiste et aussi pour protester contre le régime communiste et le manque de libertés. Le mur était régulièrement repeint par le pouvoir, mais régulièrement il était à nouveau recouvert de graffitis. Depuis la chute du mur de Berlin en 1989, cet endroit est principalement un lieu de recueillement lors d’un évènement tragique. Il symbolise toujours un désir de paix, et devient aussi un point de rendez-vous pour les touristes …

Quelques mètres plus loin en descendant la rue vous passez sur un charmant petit pont (recouvert de « cadenas d’amoureux ») avec sa non moins charmante vieille roue à aube et son euh … personnage 🙂

prague roue aube

En 5 minutes à pieds en remontant le fleuve, vous arrivez au Musée Kampa (U Sovových mlýnů 2). C’est un musée d’art moderne ( http://www.museumkampa.cz/en/ ). Si vous aimez le contemporain vous y trouverez votre bonheur.
Et sinon, juste à côté dans les jardins se trouvent quelques statues intéressantes :

La statue « World Harmony » représentant Sri Chinmoy, un célèbre artiste auteur penseur indien qui a toujours œuvré pour la paix dans le monde.

prague statue sri chinmoy

Les célèbres Miminka Babies (2001), d’énormes statues en bronze de bébés avec un code barre à la place du visage, œuvre du sculpteur David Cerny, qui a semé ses réalisations un peu partout dans Prague, et c’est tant mieux 🙂 (d’autres Miminka babies sont aussi accrochés  à la grande tour tv de Zizkov)

prague statue miminka babies cerny

Et il y a aussi les fameux pingouins jaunes, toujours Cerny 🙂

prague pingouins jaunes

Après cette visite, on part dans la direction opposée. On suit le fleuve, et une dizaine de minutes plus tard, on arrive au Franz Kafka Museum (Cihelná 635/2b) qui expose de nombreux manuscrits de l’auteur tchèque (et pragois!). Si vous êtes fan de l’auteur et de son univers, allez-y, si non, vous risquez d’être un peu déçus ( http://www.kafkamuseum.cz/ )
Et dans tous les cas, dans la cour du musée, il y a une des installations les plus célèbres de Prague, toujours une réalisation de Cerny, les hommes qui pissent sur la carte de la république Tchèque (réalisé en 2004). Pour info, ils ne pissent pas au hasard mais écrivent les lettres des sms reçus au +420 724 370 770. Voilà, ça va tout à fait changer votre vie ! .. ou pas 🙂

prague cerny piss pipi statue

Enfin, avant de partir, rejoignez le petit embarcadère à quelques mètres de là. En fin d’après midi, c’est LE lieu de rendez vous de tous les canards et cygnes de Prague (et des mouettes aussi) qui viennent tous se retrouver la pour taper la discut’, avaler les morceaux de pains que les gens leurs donnent, ou avaler tout cru un petit enfant qui se serait approché trop près du bord. Quelque soient vos motivations 😉 c’est un spectacle assez marrant à voir 🙂

prague canards cygnes

Il y a évidemment encore un tas de choses à voir dans le quartier et c’est vraiment agréable de s’y promener de jour comme de nuit 🙂

prague nuit

La suite de la visite :

Quartier Holesovice

Quartier Staré Město ou Vieille Ville de Prague

Quartier de Hradcany

Quartier Nové Město ou Nouvelle Ville de Prague

Jour 12 – Bali – Mont Batur – Ubud

Indonésie – Jour 12 – Bali – Mont Batur – Ubud

Aujourd’hui le réveil est particulièrement difficile à Sayong House Ubud! On a dormi 2 heures à peine. On a mis la sonnerie à 1h30 pour être au rendez-vous avec notre chauffeur dans la rue à 2h du matin. D’ailleurs première mauvaise surprise, on n’a plus d’eau dans la salle de bain. Deuxième mauvaise surprise, une fois les chaussures de rando aux pieds et dans la rue en pleine nuit … il n’y a pas de chauffeur! Au bout de 15 min une voiture se gare, un type sort, ah enfin … et non, en fait c’est pas notre chauffeur, mais il va lui aussi au même endroit et doit récupérer d’autres passagers. En gros à cette heure là, tout le monde fait le même trajet Ubud <=> Batur, c’est l’attraction du nord de l’ile. Le type est sympa et on discute un moment avant que ses clients arrivent. Ensuite on attend encore 20 minutes et notre chauffeur arrive enfin. Il y a déjà une brésilienne et une néo-zélandaise dans la voiture, et un peu plus loin on récupère un couple d’allemands. Allez, cette fois c’est la bonne, hop en route pour le volcan! 🙂

Le volcan Batur se situe environ 40km plus loin au nord. En chemin, on s’arrête à Pineh Colada Bali Coffee Organic Plantation. Et des dizaines ed voitures se garent au même endroit. En gros, tout le monde bosse plus ou moins avec l’agence http://www.pinehbalitours.com/ qui propose ce genre de trek sur le mont Batur, et au passage tous les passagers font un arrêt dans la plantation de café liée à l’agence. Là, il fait froid et on nous offre les classiques pancakes bananes et du café (un peu meilleur que d’habitude). Ça réchauffe et ça laisse le temps de faire connaissance avec tous les autres passagers aussi peu réveillés que nous haha l’ambiance est bonne en tout cas!

Un peu plus loin on arrive au grand parking qui est le point de départ de l’excursion. J’ai lu qu’il était en théorie possible de monter le volcan tout seul mais qu’il y a une sorte de « mafia des guides » qui peuvent même se montrer très agressifs si on ne fait pas appel à leurs services. J’ai surtout vu qu’il y a beaucoup de touristes et que c’est plutôt bien organisé : chaque chauffeur contacte un guide qui gère chacun un groupe. Ça rapporte de l’argent à tout le monde et tout le monde est content. Notre guide, c’est Erika (je remarque d’ailleurs beaucoup de guides femmes). Elle nous distribue des lampes et c’est parti! En discutant un peu avec elle, on apprend qu’elle fait cette randonnée tous les jours, et elle se couche ensuite vers 13h.

indonesie bali trek trekking rando mont volcan batur agung sunrise lever soleil

Notre groupe est plutôt sportif, on marche vite et on dépasse des groupes parfois composés d’au moins 20 personnes. On est quand même mieux juste tous les 6 avec notre guide 🙂 Après une montée tranquille dans une forêt humide et une zone sèche et très caillouteuse, on entame la véritable montée et ça devient vite très raide comme pente avec beaucoup de sable et de cendres, ça glisse, et les lampes sont bien utiles pour ne pas se casser la figure. On fait des petites haltes de temps en temps pour vérifier qu’on n’a perdu personne en chemin et on repart. C’est un peu physique mais franchement rien d’insurmontable 🙂

On arrive au sommet du volcan Batur, à 1717m d’altitude. C’est pas très haut, mais il fait bien froid (pensez à emporter une polaire avec vous au minimum). Le volcan est encore actif, sa dernière éruption date de l’année 2000. Il y a encore un impressionnant champ de lave noire sur le flanc sud du volcan. Face à nous se dresse un autre volcan, de l’autre côté de la caldeira, c’est le mont Abang qui culmine à 2152m. Et encore plus loin derrière, un autre volcan, le mont Agung, le point culminant de l’ile à plus de 3000m d’altitude.

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Au sommet on pourrait croire qu’on est dans le calme le plus total, en pleine harmonie avec la nature devant cette mer de nuages et …. bien non. Il y a beaucoup de monde, on doit être plusieurs centaines (voir plus) et juste pour trouver un endroit sympa où s’asseoir c’est pas aussi facile que ça! pire qu’au Starbuck! Et en plus, c’est forcément à ce moment là que tout le monde sort son drone, et dans les c’est le ballet des objets qui font brrrrrrrrrrrrrr Vraiment insupportable 😐 brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr

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En attendant l’arrivée du soleil, Erika part préparer une petite collation avec d’autres guides dans une petite cabane. Au menu : œuf dur, tartines à la confiture, et thé ou café en bonus! L’arrivée de la nourriture marque aussi l’arrivée des chiens errants au sommet du volcan. Pas bêtes les chiens, ils viennent choper les restes de nourritures au milieu des voyageurs et se battent aussi un peu entre eux, pas super zen comme ambiance tout ça 🙂

Ensuite, le soleil se lève au-dessus d’une mer de nuages avec les volcans en arrière plan. C’est beauuuuuuuuu 🙂

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Une fois que le soleil est là, il se passe un truc assez curieux. Plein de singes sortent de nul part et envahissent le sommet du volcan! Et eux aussi en profitent pour chaparder tout ce qui peut se manger ou même juste tout ce qui traine alors faites attention à vos affaires 🙂

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Il y a possibilité de faire le tour complet du cratère du mont Batur par un petit sentier sur la crête, au bord des falaises. Mais visiblement c’est pas prévu pour nous (et à vrai dire je ne savais même pas vraiment qu’on pouvait le faire … c’est en descendant qu’on a vu du monde sur les hauteurs, mais il était déjà trop tard pour réclamer).

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On aura quand même l’occasion de s’approcher au plus près du cratère et voir des fumerolles ici et là qui montrent bien que le Batur est toujours actif. Il est temps de faire nos adieux à ce magnifique paysage, on doit redescendre et s’enfoncer dans la brume. On ne suit pas le même chemin qu’à l’aller et on zigzag dans la pampa. On découvre qu’il y a plein de types en motocross qui proposent un service « on vous ramène à la maison en moto ». Vu la tronche des sentiers (super étroits et en méga pente), je sais pas si beaucoup de gens utilisent le service mais c’est assez dingue je trouve 🙂

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On découvre la petite forêt sous une lueur un peu fantomatique, noyée dans la brume, c’est un peu glauque et il y a d’énormes araignées partout! Il y a aussi plein de cultures maraichères (tomates, choux, piments, poireaux) et quelques cabanes d’agriculteurs avec des habitants qui ont l’air vraiment très pauvres …

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On rejoint enfin le grand parking où tous les chauffeurs attendent leurs passagers. On laisse tous un petit pourboire à Erika, on fait une petite photo souvenir et on lui souhaite plein de bonnes choses pour la suite!

Avant de quitter la caldeira, le chauffeur s’arrête sur le Kintari viewpoint. Depuis la crête en regardant d’où on vient, et bien on découvre notre petit mont Batur à gauche (et les traces des dernières coulées de lave) à droite un grand lac qu’on n’avait même pas remarqué, car il était noyé sous les nuages ce matin. C’est franchement dommage, la photo ne rend rien, mais ce panoramique était vraiment un truc de folie. Des nuages flottaient au ras de l’eau sur le lac Batur, tout était étincelant et irréel, magique ! 🙂

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Au retour on a droit à un nouvel arrêt au Pineh Colada Bali Coffee Organic Plantation pour une sympathique dégustation de 7 sortes de cafés, avec option achat à la fin. Personnellement, j’adhère toujours pas au café Indonésien. En fait c’est surtout la façon de le préparer : limite juste du café au fond de la tasse et de l’eau chaude dessus et hop, c’est tout pâteux à la fin.  Heureusement je me gave de très bon beignets de bananes qui étaient aussi servis 🙂

On arrive à Ubud en fin de matinée. On s’est levé tellement tôt qu’on a l’impression d’être parti depuis une journée entière au mons.

Après une rapide sieste, on part à la recherche d’un resto que j’avais repéré, le Fussy Bird Bali (Jl. Tirta Tawar No.32), à l’est de la ville. « Natural, healthy and delicious food made with love » bon on voit ça sur tous les écriteaux de tous les restaurants à Ubud et ça devient même souvent ridicule. C’est le concours de celui qui fera la liste la plus longue avec des mots bio-yoa-vegan-gluten-free-juicy-healthy, etc etc … mais ici, c’était vraiment bien, tranquille, et franchement très bon!
http://fussybirdbali.weebly.com/

Mention spéciale pour les lasagnes au tempeh. Et là j’ai vraiment découvert le tempeh, j’étais un peu passé à côté depuis mon arrivée en Indonésie. Le tempeh c’est un aliment de base, presque un aliment de pauvre. C’est en gros des grains de soja cuits qu’on fait fermenter avec des champignons, et ça donne une sorte de pâte compacte et qui peut être cuisinée de toutes les façons possibles, et qui a bon gout (et riche en protéines et pauvre en lipides, le rêve des végétariens!). Vive le Tempeh !

Le reste de la journée, c’est glande et shopping. On retrouve notre ami Serge à la terrasse de son appart à la Sayong House et on lui demande s’il connait un chauffeur qu’on pourrait réserver pour se balader à Bali demain. On n’est pas trop scooter, et l’option voiture, et bien c’est confortable et pas si cher alors après tout pourquoi pas hein 🙂 Il nous conseille un ami à lui, Karma, pour 450K Rp la journée. On ne se prend pas la tête, un coup de fil et c’est réglé. Il nous conseille aussi d’autres bons restaurants à Ubud. Ensuite on file profiter de la jolie petite piscine du Sayong House 🙂

Pour le dîner, on va au Warung Citta Ovest , un petit resto italien et qui est sincèrement très bon, vraiment vraiment 🙂
http://warungcitta.com/

Ensuite on est tellement nazes qu’on se couche assez tôt …

Ah au fait, on a élucidé l’affaire du caca mystérieux sur la terrasse!! Avant de me coucher j’ai vu qu’il y avait des énormes trucs qui volaient en rond dans le ciel … et c’est tout simplement des énormes chauves souris géantes … et la nuit elle viennent bouffer leurs fruits et chier sur notre terrasse! J’avoue que vu la taille des bestioles, j’irais pas les embêter cette nuit si elles grattent à la porte haha 🙂

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Jour 11 – Bali – Ubud

Indonésie – Jour 11 – Bali – Ubud

On se réveille tranquillement au cœur de Bali à Ubud, au dernier étage de la Sayong House. Il y a juste le bruit de la fontaine du temple familial dans le jardin et le caquètement des poules. En sortant sur la terrasse, on fait une mystérieuse découverte : il semblerait qu’un animal soit venu chier devant la porte cette nuit !!! Petites crottes mystérieuses, qui peut bien être votre propriétaire? En attendant qu’on résolve cette affaire, on vient nous monter le petit déjeuner (jus de fruit, pancake bananes et un café toujours aussi mauvais haha). On profite du calme et il y a dans l’air une odeur d’encens. C’est chouette Bali 🙂

indonesie bali ubud ganesh statue

En sortant dans la rue on découvre cette tradition typiquement balinaise, les offrandes. Tous les matins, dès l’aube, les balinaises en sarong sortent dans la rue et déposent devant chaque porte, chaque statue, chaque voiture, bref devant pratiquement tout, un petit panier de feuilles de palmiers tressés. Il y a 2 sortes d’offrandes :

  • Segehan : elles sont « offertes » aux démons afin de les éloigner. Elles sont déposées par terre. Quelques fruits, un peu de riz, et on asperge de quelques gouttes d’eau pour bénir.
  • Canang Sari : celles-ci sont destinées aux dieux et sont placées en hauteur. Elles sont plus codifiées, avec des aliments sucrés, de l’encens et des fleurs de différentes couleurs.

Vous allez forcément en voir des centaines et même souvent marcher dedans sans faire attention. Ne vous inquiétez pas, vous ne serez pas puni sur vingt générations. Ce qui importe avant tout c’est le geste de faire l’offrande, c’est l’intention. De toute façon, les offrandes sont en partie mangées par les animaux pendant la journée et remplacées ou brûlées dès le lendemain. Ce rituel a lieu TOUS les jours ! C’est assez dingue 🙂

indonesie bali ubud offrande

Donc on part se promener de bon matin dans les rues de Ubud et TOUT est fermé! Et oui, c’est jour férié, c’est Galugan, le premier jour des festivités qui marquent le passage du nouvel an balinais. On admire les grands Benjos qui sont dressés devant toutes les maisons (il y a des trous percés dans le sol exprès pour les planter chaque année).

indonesie bali ubud rue

Une autre particularité de Bali, ce sont les temples. Chaque maison possède son propre temple domestique, le sanggah. Et ensuite chaque village possède au moins trois temples :

  • Pura Puseh : Ce temple est dédié à Brahma, c’est le temple des Origines et il situé dans le village en direction du mont Agung, la montagne la plus sacrée de Bali.
  • Pura Desa : Ce temple est dédié à Vishnu, et il est en rapport avec les affaires de ce monde. Il est en général au centre du village.
  • Pura Dalem : Ce temple est dédié à Shiva, c’est le temple des morts, de la destruction, du monde des démons et des esprits maléfiques, et il est en général tourné vers la mer.

Comme vous le voyez, vous ne ferez pas 100m à Bali sans croiser au moins un temple ou plus 🙂

indonesie bali ubud porte temple

On se dirige vers la rue Jalan Kajeg. Grâce (ou à cause du tourisme) Ubud est en plein essor économique et la ville est rénovée à de nombreux endroits. Dans cette rue par exemple, les personnes qui ont participé sous forme de dons à la rénovation de la rue ont chacunes une petite dalle avec un message personnel dessus. On retrouve ça à plusieurs endroits dans la ville, c’est sympa, une sorte de « hall of fame » de bienfaiteurs plus ou moins anonymes 🙂

indonesie bali ubud street

On croise des statues marrantes, j’ai franchement eu le coup de cœur pour ce petit couple de vieux rigolards 🙂

indonesie bali ubud statues

Des offrandes encore et toujours, sur les scooters et même sur le capot des voitures !

indonesie bali ubud offrande voiture

En suivant cette rue jusqu’au bout, au nord d’Ubud, vous arrivez directement dans les rizières 🙂 Et c’est parti pour une chouette balade. Il n’y a quasiment pas de touristes, c’est tout tranquille.

indonesie bali ubud riziere rice field

indonesie bali ubud riziere rice field

Si vous avez une petite faim durant la promenade n’hésitez pas à vous arrêter au Sweet Orange Warung, un chouette petit resto perdu dans les rizière.

indonesie bali ubud riziere rice field

On fini la promenade en longeant une sorte de squatt en ruine.

indonesie bali ubud riziere rice field

En longeant les murs du musée Puri Lukisami, on se retrouve directement dans le centre de Ubud. C’est assez frappant de se rendre compte que les calmes des rizières et à seulement quelques minutes à pieds de la fourmilière du centre ville 🙂

Ensuite, il faut aller visiter le temple Pura Dalem, il est juste à côté. Il faut un sarong, c’est obligatoire pour pénétrer dans un temple. On passe à une petite boutique, et hop on achète un sarong à la gentille petite vieille qui tient le magasin. Elle est toute heureuse de nous apprendre comment le nouer correctement. Ça ne coute pas cher et au final c’est toujours utile, n’hésitez pas à en acheter! Le temple de Pura Dalem donc, est un temple de la mort dédié à Rangda.

indonesie bali temple ubud pura dalem statue

Rangda, c’est une démone qui aime se nourrir du sang des fœtus, elle est souvent représentée avec la poitrine tombante, des crocs, une longue langue, et des bébés à grignoter ici et là, charmant! Et à l’entrée du temple, c’est le festival des statues horribles avec des démons partout haha 🙂

indonesie bali temple ubud pura dalem statue

Encore une fois, il y a un gigantesque Banian dans l’enceinte du temple. Quand les racines qui tombent des branches rejoignent le sol, l’arbre devient sacré et un mur de pierre est construit au tour.

indonesie bali temple ubud pura dalem arbre

On a la chance de pouvoir rentrer dans la grande cour du temple, car avec la nouvel an balinais, il y a des cérémonies partout. On sent la ferveur religieuse. Tout le monde vient en famille et vêtus de blanc pour prier les dieux et vénérer les ancêtres. Le prêtre rythme la cérémonie au son d’une clochette, et les balinais sont purifiés à l’eau et à l’encens. On se tient un peu à l’écart pour ne pas gêner (et pour chercher un peu d’ombre aussi, car il fait une chaleur écrasante).

indonesie bali temple ubud pura dalem priere

indonesie bali temple ubud pura dalem porte

indonesie bali temple ubud pura dalem statue

indonesie bali temple ubud pura dalem statue

Notez le souci du détail pour les sculptures avec par exemple ce magnifique lion balinais et …. son anus! ahah

indonesie bali temple ubud pura dalem statue

On continue la balade en descendant le long de JL Raya Ubud. J’ai adoré ces immenses lianes tombant de ces arbres gigantesques et faisant penser à des lustres végétaux.

indonesie bali ubud street arbre

Ensuite il faut prendre à droite dans la minuscule ruelle Jl. Bangkiang Sidem. Au bout d’un moment vous verrez la route sur votre gauche, avec un pont au dessus d’une gorge …

indonesie bali ubud pont

… et à droite, c’est le temple Pura Gunung Lebah, qui daterait de l’an 800. Il est malheureusement fermé à notre arrivée mais on profite quand même de l’architecture et des sculptures.

indonesie bali ubud campuhan ridge walk

indonesie bali ubud campuhan ridge walk

Et ensuite, c’est parti pour une nouvelle balade, la Campuhan Ridge Walk. Cette promenade est très populaire et vous croiserez surement beaucoup de monde. En tout cas, ça vaut le coup, il y a un très beau panorama.

indonesie bali ubud campuhan ridge walk

Le chemin serpente sur un crête en direction du nord (et il n’y a pas vraiment de zones ombragées, alors soyez prévoyants, car le soleil tape dur).

indonesie bali ubud campuhan ridge walk

Il fait d’ailleurs tellement chauuuuuuud qu’on a envie de s’arrêter au premier warung venu pour boire quelque chose, mais bon il faut être un peu patient pour trouver le bon spot. On vous conseille de continuer encore un peu. De temps en temps, on tombe sur des statues assez euh … la c’est pour quelle divinité au fait? Bob Marley ou Serge Gainsbourg ? j’hésite …. 🙂

indonesie bali ubud campuhan ridge walk

On s’arrête finalement au Karsa Café. Ce café a l’avantage d’avoir une grande terrasse ombragée à l’étage avec vue sur les rizières, et après cette marche, c’est un tel luxe de se poser à l’ombre et siroter une bonne bière fraiche au calme 🙂 Il ne faut pas être trop pressé, le service est assez lent.

Bon j’avoue que sur la photo, les rizières étaient un peu à sec …

indonesie bali ubud campuhan ridge walk

En tout cas si vous êtes à Ubud, cette balade Campuhan Ridge Walk est vraiment à faire. Le retour se fait par le même chemin.

indonesie bali ubud campuhan ridge walk

Ensuite on part en direction d’un restaurant avec de très bonnes critiques. On remonte la route Jl. Raya Campuhan à pieds, c’est un peu long, on commence à en avoir un peu marre à vrai dire. On est cramé par la chaleur. Au passage, on passe à côté d’un petit centre commercial avec un ATM, pratique, car la aussi niveau argent liquide, comme les rizières, on était à sec! Enfin on arrive à notre adresse, le restaurant Éléphant, à l’excellente réputation. Et là, BAM! à cause des festivités de Galugan, le restaurant est fermé aaaaaah cruelle déception ! tout ce chemin pour rien !! Tout dépité, on fait marche arrière … En tout cas si vous le pouvez, allez-y : http://www.elephantbali.com/

Du coup on commence a avoir vraiment faim et par hasard on passe devant le restaurant Bebek Sungai. On décide de s’y arrêter pour manger du bebek, une spécialité du coin, c’est du canard un peu à toutes les sauces, croustillant grillé ou frit, et voir même cuit sous la cendre pour le bebek betutu. Le restaurant a ouvert récemment, la déco est top (mention spéciale pour les énormes tables en bois brut). Il faut s’éloigner un peu de la terrasse qui donne sur la route bruyante. L’accueil est vraiment agréable et on est juste un peu déçu par les quantités. En fait j’avais très faim et un canard balinais, c’est pas exactement comme un canard en France, c’est plus petit et il y a moins à manger 😉

Maintenant qu’on a fait le plein on peut repartir à la découverte des richesses d’Ubud. Et justement en descendant la route, juste avant de prendre le pont vers le centre d’Ubud, on va à droite pour visiter le Blanco Museum. 80K Rp le ticket et hop c’est parti!
Plu d’infos ici : http://www.blancomuseum.com/

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

Une fois l’entrée ronde façon maison de hobbit franchie, on se retrouve dans l’univers de Antonio Blanco. C’est un artiste d’origine espagnole qui a grandi aux Philippines, voyagé à travers le monde et s’est finalement installé n 1952 dans cette propriété que lui a offert le roi de Ubud. L’artiste épouse une célèbre danseuse balinaise Ni Ronji et va passer le reste de sa vie à peindre et transformer la propriété à son image : un univers un peu fou et baroque, à la croisée de ses compatriotes Miro et Dali.

Dès le début en traversant une mini jungle on découvre plein de perroquets et autres oiseaux de toutes les couleurs.

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

On arrive ensuite devant un superbe palais sorti tout droit de nul part et gardé par deux dragons.

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

Ah oui, un détail, à l’intérieur, il est interdit de prendre des photos. Je ne sais pas ce qui s’est passé, mon appareil a visiblement pris des photos sans que je m’en aperçoive, c’est fou ça, on ne peut pas faire confiance à la technologie!

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

L’intérieur du palais et franchement beau (et en partie climatisé haaaaa) et les peintures, très honnêtement, j’ai aimé. C’est franchement un plaisir de découvrir son travail sur plusieurs étages.

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

N’oubliez pas de monter tout en haut du palais et d’aller carrément sur le toit. Il y a des supers statues dorées de danseuses balinaises traditionnelles 🙂

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

Enfin, quand la visite du palais est terminée, il y a l’atelier de l’artiste à explorer (avec une gardienne du musée qui vous suit comme une ombre pour être sûre que vous ne touchez à rien). Enfin pour clore la visite, il y a un rafraichissement offert (thé au jasmin) à siroter tranquillement sur un canapé à l’ombre dans le magnifique jardin zen qui fait face au palais. Franchement, une visite bien agréable à faire 🙂

indonesie bali ubud blanco renaissance museum

On quitte ce très chouette endroit et on retourne vers Ubud en empruntant l’ancien pont en bois, juste à côté de celui utilisé par les voitures avec la circulation non stop.

indonesie bali ubud pont

De retour en ville, on croise de nombreuses déambulations de ce genre. Pendant Galungan, une des traditions veut que les enfants se promènent en cortège dans les rues en faisant la parade de Barong Bangkung tout en jouant de la musique. Ils vont ensuite de maison en maison pour demander une petite offrande.

indonesie bali ubud galungan

Ça fait un peu penser à halloween et on sent que ça ne se fait pas trop de refuser de leur laisser un petit billet 🙂

indonesie bali ubud galungan

Dans la rue on croise aussi notre vendeur de billet favori, un type très sympa (on se check à chaque fois qu’on se voit haha) et parlant un peu français, on lui prend des billets pour un spectacle de marionnettes pour le soir même. Mais pour le moment, on enchaine on enchaine … direction le sud d’Ubud, pour quoi faire me direz vous ? voici un premier indice :

indonesie bali ubud monkey forest singe

On va à la Monkey Forest! 🙂 On presse d’ailleurs le pas pour descendre la rue Jl. Monkey Forest. C’est pas tout prêt en fait et l’après midi commence à toucher à sa fin et on ne veut pas arriver à la fermetur. Honnêtement j’étais moyennement emballé par cette visite à la « fameuse forêt des singes d’Ubud ». Les singes c’est pas vraiment ma grande passion, et puis sur le papier ça sonnait un peu comme « la visite obligatoire », le truc à touristes de base, donc chiant quoi … et finalement … ?

Et bien on paye 50K Rp l’entrée et on va voir ça . Le site officiel ici : http://www.monkeyforestubud.com/ (de 8h30 à 18h)

Sur un peu plus de 12 hectares de forêt plus ou moins luxuriante suivant les endroits, on retrouve plus de 600 singes, répartis en plusieurs groupes avec chacun son secteur. Et on se promène librement au milieu de tout ce petit monde en suivant les différents sentiers proposés. Dès le début on rencontre quelques singes mais tout de suite, c’est encore les arbres immennnnnnnses qui m’ont frappé, c’est gigantesque !!

indonesie bali ubud monkey forest arbre geant banian giant tree

Certains chemins s’enfoncent dans des gorges humides au milieu de la jungle, d’autres passent par des ponts de pierre sous les racines des banians géants.

indonesie bali ubud monkey forest arbre geant banian giant tree jungle

Tiens on rencontre même en chemin un spécimen de dragon de Komodo ahah 🙂 on a croisé les véritables représentants de l’espèce il y a quelques jours d’ailleurs 😉

indonesie bali ubud monkey forest jungle dragon komodo varan

Bon et les singes alors ? Ce sont des macaques et allez, en voilà une petite compilation. Ils sont gentils mignons et tout, mais ils sont juste tellement habitués à voir du monde passer qu’ils n’hésiteront pas à vous sauter dessus et à fouiller dans vos sacs si vous vous approchez trop. Pour nous ça va, pas d’agression, seulement un foulard porté disparu haha. En tout cas il faut tout le temps être sur ses gardes 🙂

indonesie bali ubud monkey forest singe

Il est interdit de leur donner à manger (ou alors des bananes qu’on peut acheter sur place), et de toute façon si vous le faites, vous êtes dans la merde car il y aura une horde de singes tout autour de vous mouahaha

indonesie bali ubud monkey forest singe

Petite séquence « hoooo ils sont trop mignonnnnns »

indonesie bali ubud monkey forest singe

indonesie bali ubud monkey forest singe

La visite est finalement franchement sympa, c’est validé 🙂

Par contre ne vous trompez pas de sortie pour la forêt … j’ai pas fait attention, j’ai confondu, on était juste à l’opposé et il a fallut faire un long détour en contournant la forêt. Allez à bientôt les monkeys! (et les singes ne s’arrêtent pas du tout à la frontière de la forêt, vous en verrez le long de la route et sur les maisons aux alentours … ils doivent être ravis les habitants du coin).

indonesie bali ubud monkey forest singe

On refait une rapide halte à notre hébergement au Sayong House et on en profite pour réserver via notre hôtel une sortie pour le volcan Batur. Une ascension avec lever du soleil trop beau. Hop c’est réservé, 350K Rp et départ à 2h du mat’ argh ça va faire mal!

Maintenant c’est l’heure de partir en direction de la galerie d’art où on verra un spectacle de théâtre d’ombre . Ça se trouve à Oka Kartini, et c’est loin … on galère un peu à pieds. En arrivant on se rend compte qu’il n’y a quasiment personne (100K Rp le billet, spectacle le mecredi, vendredi et dimanche). En attendant que le spectacle commence on nous invite à aller voir la galerie, c’est le passage obligé pour tout le monde, il faut bien essayer de vendre la marchandise ! 🙂 On n’est pas intéressé … on rejoint la scène : dans un petit hangar, chaises en plastique, petite bouteille d’eau, on est 9, ça sent la loose! Devant nous il y a un drap tiré et derrière il y a une lampe allumée, des marionnettistes et un orchestre de gamelan. L’art du Wayang « le théâtre d’ombre », est un spectacle traditionnel et populaire à Bali. Mais attention, tout le spectacle est en balinais à part deux ou trois blagues en anglais et donc on comprend rien. Et pire, même avec le petite feuille explicative, l’histoire générale « The Sacrifice of Bima » est hyper dure à suivre! Je crois même que je me suis endormi à un moment haha C’est intéressant pour le côté découverte, mais très sincèrement, on peut esquiver cette activité 🙂

Ensuite, retour vers notre hôtel. C’est pratique, la rue en sortant de chez nous, c’est Jalan Dewi Sita, et il y a plein de restos et bars. On découvre le très chouette Bamboo bar, avec des groupes de musique live tous les soirs, plutôt tendance rock reggae, super cool agréable mais pas évident de s’entendre parler. Finalement on se pose un peu par défaut au restaurant Tutmak. Le repas est sympa sans être extraordinaire, c’est clairement de la cuisine pour convenir aux touristes (pas trop d’épices, pas trop de piments, pas trop de saveurs quoi). On file rapidement au lit, car on doit se réveiller dans aaaaah 3 heures à peine ! Allez tcho, bonne nuit et à demain pour le volcan ! 🙂

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Jour 8 – Gili Air

Indonésie – Jour 8 – Gili Air

On se réveille après une excellente nuit passée au Bejy Bay Resort de Padangbai. La  grande chambre, la moustiquaire, la clim, et la salle de bain tout était ok. On profite aussi un peu de la petite piscine car après tout s’il y a piscine, il faut se baigner hein 🙂 On n’est pas trop pressé, l’embarquement sur le fastboat est à 11h. On se fait aussi plaisir avec un bon petit déjeuner au milieu du grand jardin tropical de l’hôtel. J’en profite pour réserver rapidement un chambre sur Gili Air (via Agoda). Ce sera le Turtle Garden. Sans se presser on se dirige vers les compagnies de fastboats, et pour éviter le harcèlement des revendeurs on explique qu’on est déjà booké.  On se pose tranquillement au Warung Alola. Et pour une fois, je trouve que le café est vraiment bon! (L’Indonésie est un des plus grands producteurs de café au monde, mais jusqu’à présent, le café vietnamien reste en tête dans mon classement personnel 😉 ). Le lieu est plutôt chouette (si on fait abstraction de tous les posters sexistes sur les murs) et on se marre à voir dehors les touristes et leurs grosses valises poursuivis par des hordes de revendeurs.

indonesie padangbai fastboat blue water express embarcadere

Hop c’est l’heure, on va au bureau de Blue Water Express, on fait le check-in et on nous offre une bouteille d’eau, des mentos, et des pilules contre le mal de mer (les sacs à vomis seront fournis dans le bateau haha). Effectivement on avait bien fait de réserver la veille car le bateau affiche complet! Le fastboat va d’abord relier l’ile de Gili Trawangan, puis Teluk Kode (sur Lombok) et enfin l’ile de Gili Air. Le trajet de Padangbai à Gili Air prend environ 2h. Même si la météo est encore idéale aujourd’hui ça secoue dans le bateau. Malgré tout, certains passagers décident d’aller s’installer sur le toit du fastboat. Je trouve que c’est kamikaze, car je suis persuadé qu’on doit en perdre la bonne moitié en route avec toutes ces secousses ! Dix minutes plus tard, ils redescendent complètement trempés mouahaha! Pour agrémenter le trajet et si votre estomac vous le permet, il est possible de commander des bières à bord 🙂

On arrive sur l’ile de Gili Air! On récupère les sacs dans la soute du bateau et on dit bye bye à Frank & Anne (nos amis néerlandais de la veille). Il y a donc 3 minuscules iles à quelques kilomètres de Lombok : Gili Air, Gili Meno et Gili Trawangan. Gili Trawangan est plutôt réputée pour être l’ile des fêtards (musique et beuveries), Gili Meno plutôt très tranquille, et Gili Air un mélange de tout ça. On a donc choisi Gili Air. On découvre ce qui fait le charme de cette petite ile : aucun véhicule à moteur, on se déplace à pieds, à vélo, et il y a de nombreuses petites voitures à cheval (des cimodo) avec leurs clochettes et grelots. Des petites ruelles et sentiers, et tous les chemins mènent à des belles plages 🙂

indonesie gili air rue street

On découvre notre hôtel Turtle Garden, et c’est vraiment un excellent choix ! Bien au calme, des petits bungalows privés avec terrasses, grande chambre en bois sombre, clim, moustiquaire, petit frigo, coffre etc .. et une super salle de bain semi ouverte. Et aussi une piscine. Le tout au milieu d’un jardin bien entretenu. Sincèrement, je vous le recommande 🙂 on en profite pour laisser notre linge sale à l’accueil (25K Rp/ 1kg).

indonesie gili air turtle garden hotel

Il est déjà tard et on cherche un endroit où manger, on choisit le Ruby’s Cafe. Le petit resto tout ouvert dégage une bonne ambiance zen et relax, le service est vraiment souriant, et le vin blanc était très bon. On a un peu moins accroché sur les plats, mais en tout cas il a bonne réputation, vous pouvez y aller sans vous poser de questions 🙂 Par hasard, alors qu’on est tranquillement posé en terrasse on voit passer dans la rue nos amis néerlandais, l’île est vraiment petite! Retour à l’hôtel pour une bonne douche et on repart vers l’ouest de l’ile pour assister au coucher de soleil (à 17h45, il faut se presser).

indonesie gili air centre center

On marche au hasard des ruelles et sentiers, et on découvre le centre de l’ile où habite la population locale (qui travaille en majeur partie dans tous les établissement touristiques qui envahissent l’ile). Ici, c’est ambiance vieilles cabanes en bois sur pilotis, chemins de terre, et les poulets poursuivis par les petits enfants tous nus. On sent que c’est pauvre et ça fait quand même un drôle de contraste avec la débauche de moyen pour les touristes (dont on fait partie) sur tout le reste de l’ile … On découvre aussi la grande mosquée Central Masjid en travaux (elle doit être terminée depuis).

indonesie gili air central masjid mosquee

Les appels à la prières à plein volumes à 5h du matin, vous les entendrez de partout sur l’ile. Et c’est normal, on est dans le plus grand pays musulman du monde, la population a une mosquée et va prier, où est le problème ? quand je lis tous les commentaires de touristes énervés car ça « gâche leur expérience de Gili », ça me donne envie de leur mettre des claques tellement c’est stupide comme réflexion! … bref

Impossible de se perdre sur l’ile, tous les chemins mènent forcément à la plage 🙂

indonesie gili air rue street plage beach

Et sur les plages, c’est une infinité de transats, canapés et poufs en tout genre qui attendent tous ceux qui veulent profiter du coucher de soleil. On choisit le bar de plage le Lucky’s et encore une fois, on découvre que nos néerlandais sont comme par hasard à quelques mètres de là!! On le fait pourtant pas exprès ! on est presque gêné de toujours se retrouver, mais bon, hop c’est parti pour une nouvelle soirée à coups de cocktails 😉 Les boissons sont bonnes, l’ambiance est franchement agréable. Allez mon seul regret c’est qu’à marée basse, la vue est un peu moins jolie 😉

indonesie gili air plage sunset coucher soleil

Le soleil se couche sur les deux autres iles Gili et sur les volcans de Bali, là-bas au loin.

indonesie gili air plage sunset coucher soleil

indonesie gili air plage sunset coucher soleil

Quand la nuit commence à tomber, les lumières s’allument un peu partout sur la plage et c’est vraiment joli 🙂 Il y a des feus et des barbecues et ça ouvre l’appétit, il est temps d’aller manger!

indonesie gili air plage sunset coucher soleil

En déambulant le long de la plage on trouve un grand bac d’eau de mer avec des bébés tortues à l’intérieur et un petit panneau demandant de l’argent pour leur protection. Personne autour, impossible de savoir si c’était un vrai programme de protection ou du fake et de la mendicité-tortue. On passe aussi devant une multitude de grands resorts et on se dit que la sérénité de Gili Air c’était probablement il y a quelques années, mais désormais c’est une ile remplie d’hôtels (et on se dit qu’on aurait peut être du aller sur Gili Meno).

indonesie gili air by night

On décide finalement de se poser au Scally Wags ( https://scallywagsresort.com/beach-club/ ). C’est le restaurant du grand hôtel juste derrière. Large choix de grillades (poissons et viandes) et très bon buffet de salades à volonté. Le tout servi sur des tables de restaurants sur la plage avec les doigts de pieds dans le sable, franchement, on apprécie 🙂

En revenant vers notre hôtel, on passe par la rue principale de l’ile et on en profite pour réserver une sortie snorkeling pour le lendemain. Comme d’habitude, toutes les échoppes proposent grosso modo les mêmes tours, et les bateaux et équipages sont mutualisés, donc ne vous prenez pas trop la tête. Hop c’est réservé pour 100k Rp par personne, allez au lit !

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Jour 7 – Labuan Bajo – Bali – Padangbai

Indonésie – Jour 7 – Labuan Bajo – Bali – Padangbai

Réveil tranquille à la Bohème à Labuan Bajo. Même si une mosquée est juste à côté on n’a pas été dérangé par l’appel à la prière. A la limite c’est plutôt la PS4 dans la salle à côté qui nous a posé problème quand trois hollandais bourrés sont venus y jouer en pleine nuit, mais finalement ça s’est bien arrangé. Ce matin on ne se presse pas, notre vol est à 12h55. J’ai choisi Garuda Indonésia pour être certain de bien pouvoir décoller, la compagnie est réputée plutôt fiable dans ses horaires (ce qui n’est pas le cas de toutes les autres compagnies aériennes en Indonésie, il faut bien prendre ça en compte). Le trajet jusqu’à Bali Denpasar coûte 1.400.000 Rp par personne, c’est un peu cher mais au moins on a la tranquillité.

On déguste paisiblement nos pancakes maison et on discute avec Nathalie, une française qui gère le lieu et nous raconte son quotidien en Indonésie et les joies et les galères qu’elle rencontre. Encore une fois, elle est très sympa, tout comme ce lieu que je recommande à nouveau, il mérite d’être connu! 🙂

indonesie labuan bajo boheme auberge jeunesse

Je profite du wifi pour réserver rapidement une nuit d’hôtel à Padangbai. Car en arrivant à Bali – Denpasar à 14h30, si on rajoute 2-3 h de taxi, il sera de toute façon trop tard pour prendre un bateau pour les iles Gili. Et dans la foulée on s’arrange avec Nathalie pour utiliser un vieux pickup tout pourri pour nous conduire à l’aéroport de Labuan Bajo. Sincèrement, la camionnette tenait avec du scotch et des bouts de ficelles, on a bien rigolé 🙂 (et on laisse un petit 30K Rp de pourboire au conducteur)

L’embarquement et le vol de Florès à Bali avec Garuda Indonésia se passe sans soucis, la météo est toujours nickel.

indonesie avion ile

Une fois arrivés à l’aéroport de Bali Denpasar, il faut maintenant rejoindre Padangbai, et pour ça il faut trouver un taxi … on passe par hasard devant le bureau de la compagnie Blue Bird Taxi dans l’aéroport. C’est la compagnie de taxi la plus « sûre » de Bali (sûre, veut dire plus cher mais pas d’embrouilles sur le prix). Justement, il y a un couple de néerlandais qui est en train de négocier un trajet pour Padang Bai. On leur propose de partager le taxi, et hop, affaire réglée. Ce sera 300K Rp par couple. Pour gagner un peu de temps, on demande au chauffeur de prendre l’autoroute suspendue à la sortie de l’aéroport (il faut rajouter 11.000 Rp de péage). Le trajet prend environ 2h30 et on discute avec nos nouveaux amis (un médecin et une biologiste). On se fait même une petite pause pour s’acheter des bonnes glaces et des gâteaux qu’on partage avec notre chauffeur 🙂

On arrive à Padangbai vers 17h. C’est un petit village de pêcheurs niché dans une crique au nord est de Bali et c’est un des points de départ pour prendre un bateau vers Lombok ou les iles Gili. On file directement vers les  bureaux de la compagnie Blue Water Express ( https://bluewater-express.com/ ). On sait que la traversée de Bali à Lombock / Gili peut être très mouvementée, voir dangereuse. Le détroit de Lombock est souvent agité par une forte houle et il y a énormément de courant. On ne compte plus les anecdotes sur les traversées infernales avec des fastboats qui ressemblent d’avantage à des épaves. Donc pour éviter ça (et car on eu le même genre d’expérience au Vietnam 😉 ) on choisit Blue Water Express. C’est une compagnie un peu plus chère que les autres, mais avec qui on ne risque pas sa vie haha 🙂 Leurs bureaux ferment à 18h alors on se dépêche, d’autant plus que demain c’est dimanche et d’après le chauffeur de taxi il vaut mieux réserver maintenant que risquer de ne pas avoir de places demain matin. Toutes les compagnies ont leurs bureaux au même endroit, et c’est clairement la guerre, toutes les 10 secondes un rabatteur essaie de nous prendre par le bras pour nous emmener chez un concurrent ! Finalement on trouve les bureaux et on négocie péniblement un aller simple vers Gili Air à 700K Rp par personne.

indonesie bali padang bai plage bateaux

Maintenant, direction notre hôtel, le Bejy Bai Resort (250K Rp au lieu de 700K en passant par Agoda). Tout au bout de la plage, il donne bonne impression. Grande allée donnant dans un superbe jardin, accueil au top avec petit cocktail de bienvenue. La chambre est spacieuse et la salle de bain parfaitement nickel. On est vraiment satisfait, même si l’hôtel donne l’impression d’avoir connu son âge d’or il y a une dizaine d’années et qu’il faudrait faire un peu d’entretien. Mais bon on s’en fout, on est juste là pour une nuit 🙂

indonesie bali padang bai bejy bay resort

indonesie bali padang bai bejy bay resort

On part retrouver nos amis néerlandais du taxi au Sunshine Bar. C’est un tout petit bar, pas loin des bureaux des compagnies de fastboat. L’ambiance est assez sympa, les serveurs sont souriants et après quelques bières on fait la connaissance d’une belge qui joue de la guitare et qui nous explique qu’elle revient souvent ici voir ses potes qui tiennent le bar et que c’est l’endroit le plus cool du coin. On la laisse à sa musique et on part chercher un endroit où manger. Le long de la plage c’est plutôt désert et on s’arrête au restaurant du Puri Rai. En gros c’est le seul resto ouvert avec du monde. C’est clairement un endroit à touristes (avec pizza, pasta et burger au menu). On commande local et même ça, c’est très moyen. Et en prime je prends un verre de vin rouge, dégueu. La soirée reste cool, on s’amuse bien 🙂

En rentrant à l’hôtel en titubant un peu, on aperçoit de nombreux chiens errants sur la plage, dont certains plus ou moins estropiés et se comportant bizarrement. On se demande s’il y a la rage dans le coin alors on se dépêche un peu, et d’autant plus que les moustiques sont de sorties! Hop au dodo!

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Jour 6 – Pulau Padar – Kanawa – Labuan Bajo

Indonésie – Jour 6 – Pulau Padar – Kanawa – Labuan Bajo

La nuit à la belle étoile dans le bateau n’a pas été de tout repos, je me suis réveillé durant la nuit car ça tanguait méchamment ! (j’ai même cru que mon sac était passé par dessus bord!) mais visiblement autour de moi tout le monde dormait paisiblement, et j’ai un peu lutté contre le mal de mer et le bateau s’est mis en route pour trouver un endroit plus calme où finir la nuit. L’avantage d’être réveillé tôt c’est que j’ai pu profiter du très beau lever de soleil 🙂

indonesie komodo bateau mer sunset aurore lever soleil

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Le petit déjeuner à peine terminé, on nous débarque sur une île, sans trop savoir ce qu’il y a ici. Bon on suit les gens, il y a un chemin qui grimpe, hop en route ! (et il fait déjà incroyablement chaud !!!!!). On est sur l’ile de Pulau Padar, située entre Rinca et Komodo, et je dois vous dire que très vite, la petite balade devient waouw! Les couleurs au matin sont incroyables et tout le paysage est beau 🙂

indonesie pulau padar ile

En grimpant (et avec la chaleur croyez moi, cette petite montée fait mal au réveil) on découvre un panorama époustouflant avec une vue sur plusieurs plages. C’est l’endroit idéal pour prendre vos plus belles photos! C’est d’ailleurs un spot réputé pour les photos de robe de mariée 😉

indonesie pulau padar ile

Le chemin du bout du monde !

indonesie pulau padar ile

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Je le répète encore une fois, j’ai trouvé cette matinée sur l’ile de Padar vraiment magique! Un superbe souvenir 🙂

indonesie pulau padar ile

En redescendant j’ai de la peine pour des ouvriers qui font des allers retours dans le sentier pentu. Ils montent des lourdes pierres sur leurs dos pour fabriquer des belles marches pour que les prochains visiteurs en tongs puissent monter plus facilement … On achète une petite noix de coco aux vendeurs ambulants sur la plage (et parmi eux je reconnais notre guide de la veille sur l’ile de Komodo! obligé de cumuler les jobs) et retour au bateau. On a tellement chaud alors qu’on improvise un concours de plongeons dans la mer depuis le toit du bateau! super fun et rafraichissant 🙂

indnosie mer rocher

On reprend la mer en direction du fameux Manta Point. Il se situe près des petits atolls de Karangan, au nord-est de Komodo. C’est une zone où très régulièrement des gigantesques raies mantas viennent nager à quelques mètres seulement des plongeurs! Ça fait rêver et a tous envie de voir ce spectacle ! Mais hélas, le rêve se transforme en catastrophe. Une fois sur la zone, on quadrille la surface à la recherche des raies mais on ne trouve rien, et d’autres bateaux nous rejoignent et cherchent eux aussi. Et je crois bien qu’à un moment, notre équipage nous a envoyé à l’eau, juste pour lancer le truc, même s’il n’y avait rien à voir. Et c’est super périlleux, car à cet endroit le courant est vraiment très fort. Il suffit de quelques secondes pour se retrouver à plusieurs dizaines de mètres du bateau et on s’épuise très vite. Sans accompagnement c’est même carrément dangereux. Et finalement notre gentille petite session de plongée se transforme en mission de sauvetage où le petit bateau à moteur essaie de récupérer tous les nageurs partis à la dérive en leur jetant des bouées et en les tirant avec des cordes, haha. C’est un gros loupé!

Dans la catégorie loupé, il y a aussi l’ile des chauves souris, Kalong island. D’après notre équipage, la population de chauves souris a migré récemment vers une autre ile et c’est beaucoup trop long pour y aller (ou alors simplement notre équipage était pressé de rentrer …). En tout cas, si vous en avez l’occasion, il parait qu’au coucher du soleil, on peut voir des milliers de chauves souris géantes s’envoler depuis la mangrove. Ça doit valoir le coup!

Bon, tout n’est pas loupé non plus hein 🙂 ne gâchons pas notre plaisir, et nous reprenons la route vers Kanawa island.

indonesie komodo kanawa island ile

La petite ile de Kanawa est située à environ 1 heure de bateau face à Labuan Bajo et c’est un peu le délire façon petite ile paradisiaque perdue. Un italien a acheté l’ile il y a plusieurs années et y a fait construire des petits bungalows, un restaurant, et il y a un unique ponton qui permet aux bateaux de s’approcher. Il n’y a pas d’eau douce sur l’ile, elle est livrée par bateau. Il y a très peu de monde, le sable est blanc, l’eau transparente, et il y a du corail et des poissons partout !

indonesie komodo kanawa island ile beach plage

Par contre pour y passer la nuit, ça n’a pas l’air génial, les bungalows et les infrastructures ont l’air de tomber doucement en ruine 😉 et on doit s’y sentir rapidement à l’étroit sur cette ile, c’est franchement pas grand …. mais pour y passer une demi-journée, ça vaut carrément le coup! (il y a juste un billet à donner pour permettre l’appontage, c’est l’équipage qui paye, c’est inclus dans notre tour).

Et comme c’est un bon spot pour sortir masque tubas et palmes, c’est parti !

indonesie komodo kanawa snorkeling corail poissons

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indonesie komodo kanawa snorkeling corail poissons

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C’est simple, on a l’impression de se baigner dans un aquarium tropical géant, sauf qu’ici c’est vraiment la réalité 🙂

Ensuite, c’est le retour à Labuan Bajo. Pour descendre du bateau, c’est encore un exercice périlleux, on enjambe le bastingage, on saute dans un cargo et une fois la cale traversée, on essaie comme on peut de sauter sur le quai sans se tordre la cheville ou tomber dans l’eau. Bonne galère avec les sacs sur le dos!

Au final je conseille carrément cette petite excursion 🙂

indonesie komodo labuan bajo sunset

On repasse rapidement récupérer nos sacs à l’accueil du L Bajo Hotel pour partir s’installer à La Bohème comme promis.

indonesie labuan bajo boheme auberge jeunesse

Puis on part retrouver nos compagnons de Komodo au bar Pirates pour se boire quelques cocktails (vive le Rusty Anchor!) et à la fin d’une soirée bien arrosée, retour à la Bohème. On check rapidement la suite du voyage … traverser toute l’ile de Florès en voiture pour rejoindre Maumere et faire les excursions volcans au passage ? ou prendre un vol pour Maumere et ensuite en prendre un autre pour revenir ? finalement, planning oblige, on décide de zapper Florès et à la place on réserve un vol pour Bali avec pour prochaine destination : les iles de Gili.

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Jour 4 – Labuan Bajo

Indonésie – Jour 4 – Labuan Bajo

Après plusieurs journées avec des réveils très matinaux, aujourd’hui on se fait plaisir avec une petit grasse mat’ histoire de bien se reposer. Au réveil, il fait déjà très chaud à Labuan Bajo. On repasse à Avrilia Adventure pour leur donner les numéros de passeport (pour finaliser notre réservation pour notre trip sur Komodo) mais il n’y a personne (et le bureau est grand ouvert). On décide de faire un petit tour en ville en attendant. Labuan Bajo c’est tout petit et ça se fait facilement à pieds. Il y a toujours des travaux partout et on sent que cette petite ville va bientôt devenir un véritable pole touristique dans la région. Juste après le vieux port il y a même un Marina Center ultra moderne en cours de construction. Mais pour le reste, il n’y a pas grand chose à visiter …

indonesie labuan bajo

On retrouve finalement un des jeunes pour les numéros de passeports, mais il est beaucoup moins sympa que la veille et nous demande l’intégralité de l’argent. Je refuse toujours, et je commence à me demander si on n’est pas tombé sur une arnaque … on verra bien demain. Maintenant il faut trouver comment remplir notre journée. Comme on voit pas mal d’agences de plongées, on tente notre chance, mais en très grande majorité les excursions commencent tôt le matin et il est déjà trop tard. Alors qu’on essuie un nouveau refus, un français visiblement pote du patron de l’agence vient nous parler. C’est François, le patron du La Bohème Bajo, une auberge de jeunesse.

On discute pas mal avec lui de son activité et des difficultés à monter son business ici : le manque de formation du personnel (aucune école d’hôtellerie dans les environs et la difficulté à savoir parler anglais), la pollution et la notion d’écologie totalement absente, la gestion des déchets, la radicalisation d’une partie de la population avec des imams financés par l’Arabie Saoudite, l’administration très compliquée à gérer, etc … Bref les choses n’ont pas l’air simples mais l’endroit qu’il a lancé nous intrigue. L’accès n’est pas évident à pieds, on serpente dans des minuscules ruelles, on enjambe un vieux pont au dessus d’une rivière (pleine de déchets), on longe une mosquée et on arrive … et c’est génial! Je fais vraiment la promo, car La Bohème c’est vraiment un lieu très cool ! on s’y sent tout de suite à l’aise et tout est bien fait, il y a de l’effort pour faire simple et bien 🙂
Allez y!!

indonesie labuan bajo boheme auberge jeunesse

Il y a de la pâte à pancake à disposition, on voit des livreurs apporter un véritable billard (on se demande par où ils sont passés vu le chemin qu’on a pris pour venir ici), on discute déco (les portes trouvées à Bali, les tabourets réalisés à partir d’épaves de barques, les céramiques venant d’un artisan local, etc …). On grignote un truc sur place (simple et bon), on sirote une bière et on s’inscrit pour l’excursion snorkeling (30.000 Rp, c’était même gratuit avant, simplement il fallait laisser un petit pourboire au capitaine du petit bateau … mais comme les voyageurs ne jouaient pas le jeu, c’est devenu payant mais hyper abordable, c’est le prix d’une bonne bière!).

Hop c’est parti pour la balade. Dès qu’on sort du La Bohème, sur le front de mer, c’est tout de suite ghetto à côté. On sent que les voisins vivent vraiment dans une très grande misère. Notre bateau arrive, on escalades les rochers et on embarque. On est seuls, c’est le top! 🙂

indonesie labuan bajo ile

La côte est vraiment belle et les couleurs sont magnifiques, c’est trop cool 🙂

indonesie labuan bajo ile

Après quelques minutes de navigation on arrive sur la petite ile de Palau Bidadari (l’ile des anges). C’est en fait une petite ile privée de 15 hectares avec 3 plages, entourée de récifs corallien et le tout est en zone protégée. Il y a un petit resort très classe à quelques dizaines de mètres de là ( https://www.angelisleflores.com/ ) caché par la végétation, et quand on arrive il n’y a personne! La grande plage est pour nous seuls ! 🙂

indonesie labuan bajo palau bidadari

indonesie labuan bajo palau bidadari

Allez hop, c’est parti pour 2 bonnes heures de snorkeling au milieu du corail et des poissons multicolores! 🙂

indonesie palau bidadari angel island snorkeling

Une petite compilation des rencontres sympas que vous pouvez faire sous l’eau à quelques mètres de la plage 🙂

indonesie palau bidadari angel island snorkeling

indonesie palau bidadari angel island snorkeling

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indonesie palau bidadari angel island snorkeling

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On a franchement adoré cette sortie et cette impression de nager dans un aquarium tropical, alors qu’en fait, on est réellement dans une mer tropicale 🙂

indonesie palau bidadari angel island snorkeling

Notre bateau revient en fin d’après midi, et pendant le retour on voit des singes sauvages jouer sur la plage d’une autre ile, le ciel est en partie couvert, et c’est très beau!

indonesie labuan bajo ile

Même si vous avez déjà payé un peu pour la traversée, un petit pourboire dans la tipbox du bateau ne fait pas de mal 😉

indonesie labuan bajo ile

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En revenant à terre, on longe à nouveau le quartier très pauvre en direction de l’auberge de jeunesse. Sur la plage pendant le snorkeling, j’avais trouvé un petit collier de perles en plastique. Je l’offre à une petite fille qui était en train de griller du poisson avec ses parents et qui me faisait un sourire accompagné d’un « helloooo ». Elle est toute surprise et juste après c’est le big smile et la fierté du « hé j’ai un collier ». Les femmes voilées autour font aussi des sourires des signes de la tête pour nous remercier, sourires partagés, un instant vraiment anecdotique mais qui fait plaisir 🙂

indonesie labuan bajo sunset

Après une douche à notre hôtel, on décide d’aller manger au restaurant « gastronomique » de Labuan Bajo. Il y a la pub dès l’arrivée à l’aéroport, c’est le Made in Italy. En fait Marco (le chef italien) a ouvert son premier restaurant en 2010 dans le port de Labuan Bajo avant de le déplacer un peu à l’écart du centre (10 minutes à pieds) sur la rue

Good night Labuan Bajo 🙂

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