Monténégro roadtrip jour 6

Sveti Stefan – Mausolée dans le parc du Lovsen – Kotor – Perast

C’est le sixième jour au Monténégro et pourtant on a l’impression d’y être depuis un mois déjà! On a la tête remplie d’images et de paysages différents, et on va encore en rajouter beaucoup d’autres aujourd’hui ! On se réveille tranquillement après une excellente nuit à la Guest House Đurašević et on profite de la super vue depuis de le balcon de la chambre.

La presqu’île de Sveti Stefan (l’enclos privé pour riches) est bien visible et on décide que cette vue nous suffit. On ne cherchera pas à se rapprocher d’avantage car de toute façon, on n’aura que ça : une vue de loin.

Pour l’heure, on prend le petit déjeuner sur la terrasse après avoir piqué une petite tête dans la piscine, et ça, c’est super cool 🙂
On potasse rapidement le parcours de la journée : découvrir un mausolée incroyable dans le parc du Lovcen, se balader dans les ruelles de Kotor, et profiter de la douceur de vivre à Perast. Petit programme bien sympathique pour une journée qui sera bien remplie! C’est parti, hop en route 🙂

On prend la route M2.3 vers le nord jusqu’à la petite ville de Cetinje. C’est l’ancienne capitale historique du Monténégro. Son histoire commence quand le roi Ivan Crnojević créé cette ville au XVe siècle pour y fonder sa nouvelle capitale et la défendre plus facilement face aux assauts des vénitiens et des ottomans. Elle restera la capitale du pays pendant des siècles jusqu’en 1944 quand Podgorica devient de fait la nouvelle capitale administrative du pays. Maintenant, elle ressemble à une petite ville de province endormie et coincée entre les montagnes. Si vous avez le temps et l’envie, à côté de Cetinje, vous pouvez visiter la grotte de Lipa (stalactites, stalagmites, tout ça tout ça).

Depuis Cetinje, on prend la petite route qui grimpe dans les monts du Lovcen. Le parc national du Lovcen est créé en 1952 et a une superficie de 62 km². La route est super agréable, il fait doux en altitude, ça sent bon le pin, il y a comme des petits airs de Corse. C’est très joli.

Le mont Lovćen est en réalité composé de deux pics : à gauche le Štirovnik (1479 m), et à droite le Jezeski (1657 m). C’est au sommet du Jezeski que nous allons.

Il faut d’ailleurs payer un droit d’entrée pour le parc national à un petit guichet (2 Euros par personne). Le parking au sommet est vraiment anecdotique et il faudra vous garer comme tout le monde : à l’arrache le long de la route dans la montée. Faites au mieux, et n’oubliez pas de bien serrer votre frein à main ! 😉

Après une petite marche, on arrive devant un escalier qui grimpe jusqu’au Mausolée de Petar II Petrovic-Njegos. En principe, il faut payer 5 Eur par personne dans une petite guérite avant le tunnel, mais il n’y a personne : joie !

Joie de courte durée, car ensuite, il y a 461 marches à monter! Et à l’arrivée, les gardiens font payer l’entrée (zut) et nous donnent cette superbe page explicative avec une mise en page au top ! … on n’a même pas essayé de la lire mais on a bien ri ! 🙂

Ce mausolée est donc en l’honneur de Petar II Petrovic-Njegos et son nom nous est totalement inconnu. C’est un écrivain philosophe religieux. Il devient prince-évêque du Monténégro en 1830 alors qu’il n’a que 17 ans. Il créera une véritable structure d’état gouvernemental avec un sénat, des représentants locaux etc … il est reconnu est respecté par l’empire ottoman, par la Russie et par les voisins et frères Serbes. Il donne au Monténégro les moyens d’exister un peu plus dans cette Europe du XIXe siècle. Il meurt à 37 ans de la tuberculose.

En 1855, le prince Danilo fait porter les restes de son prédécesseur dans une petite chapelle au sommet du mont Jezeski conformément à ses derniers souhaits. La chapelle est détruite par les autrichiens en 1916. En 1925 une nouvelle chapelle est construite et il est inhumé une seconde fois. En 1951, pour le centenaire de sa mort, on décide de faire plus grandiose, et Tito ordonne la construction d’un mausolée (il faut flatter le sentiment nationaliste). Il est inauguré en 1974. Une réalisation dans un pur style « réalisme socialiste » brut communiste.

Dans une petite crypte souterraine très sobre, on peut voir le cercueil en marbre blanc de Petar II Petrovic-Njegos.

Le clou du spectacle se trouve à l’arrière du mausolée. C’est une petite plateforme de pierre offrant un panorama à 360° sur tout le Monténégro. Ce lieu est magique !

Ici par exemple on peut voir le lac Skadar au loin et même deviner la capitale Podgorica loin au fond …

Ici on embrasse le parc du Lovcen, on devine les Bouches de Kotor, et les montagnes à l’horizon qui marquent la frontière avec la Croatie et la Bosnie-Herzégovine.

Attention si vous avez le vertige, le chemin pour y accéder est sur la crête du mont.

Le grand air ça ouvre l’appétit, et quand c’est un grand air majestueux comme ça, ça donne vraiment super faim! En bas des marches, au niveau du parking, il n’y a qu’un seul restaurant, le Lookout Restaurant … et quand un mec déguisé en habit traditionnel vient te vendre le menu dans un anglais approximatif, ça te donne pas vraiment envie d’y aller! Mais on a faim, on rentre, et surprise, en fait c’est pas si mal! Il faut absolument manger dehors sur la terrasse avec vue incroyable, et les viandes grillées sont bonnes et les prix tout à fait honnêtes. Donc n’hésitez pas, rentrez dans ce resto à touristes!

L’estomac bien rempli, on remonte dans la voiture, et direction Kotor! Il est possible de revenir à Cetinje et faire le tour du Lovcen par le nord sur la grande route P1. Mais les grandes routes, c’est trop simple, trop facile. Je décide donc de prendre la petite route qui zigzague au sud du mont Lovcen. C’est beaucoup plus court, pas forcément plus rapide, mais au moins on est au calme 🙂 et on croise les doigts pour ne croiser personne car il n’y a pas trop la place! (c’est un peu souvent le cas au Monténégro).

Avec cette petite route, on a le privilège d’avoir cette magnifique vue sur les Bouches de Kotor. En bas de la photo on distingue la ville de Kotor. Ce qu’on appelle les Bouches de Kotor, c’est une grande baie de la mer Adriatique qui s’enfonce dans le Monténégro. Ça a l’allure d’un grand fjord mais ça n’en est pas un. Les fjords sont d’origines glaciaires et sont très profonds. Ici, c’est un canyon noyé et sa profondeur dépasse à peine 60 m. Elle fait partie du club des plus belles baies du monde (si, ça existe!).

On retrouve la grande route P1 et on va descendre sur Kotor par une route mondialement connue: la route Serpentine. Pourquoi cette célébrité? Car sur une portion de 8.3 km il y a 16 virages en épingle à cheveux extrêmement serrés avec une pente moyenne de 5%. Rajoutez à ça : une visibilité quasi nulle, une route étroite où il est très rare de pouvoir croiser une voiture, et du bitume pas toujours de bonne qualité. Quand on voit ça sur le GPS de la voiture, on sait que les ennuis commencent! 😀

Ah oui au fait, il y a aussi des bus sur cette route !! Notre bonne fée de la voiture de location continue de nous suivre, car on se retrouve justement derrière un bus dans la descente, et il ouvre le passage pour nous, easy. Cette route c’est un peu la roulette russe. Soit ça se passe très bien (en dépassant rarement les 30-40 km/h), soit ce sera l’enfer si deux bus doivent se croiser et que la file de voitures derrière doit elle aussi tenter de faire marche arrière et vous pouvez y passer des heures! En tout cas ça me parait bien plus malin de la prendre dans le sens de la descente.

Avec soulagement on arrive à Kotor sains et saufs et sans égratignures pour la voiture. Il y a énormément de monde ici, on sent que les majorité des touristes s’agglutinent autour des bouches de Kotor. On tente notre bonne étoile une nouvelle fois en rentrant sur le parking du port, juste devant l’entrée de la vieille ville. Encore une fois c’est fabuleux, une place se libère juste devant nous. Ces anecdotes paraissent sans intérêts je sais mais quand elles se multiplient tout le long du séjour, ça parait incroyable. Tout se passe bien ET au bon moment ! Vive le Monténégro haha 🙂

La ville de Kotor a été fondée par les romains, et depuis des siècles elle a été ravagée et pillée a de nombreuses reprises suivant les conflits (les mongols, les vénitiens, les turcs, etc …). A cause de ces nombreux affrontements, la ville s’est peu à peu mise à l’abri derrière d’imposants remparts. Ils montent jusque sur les hauteurs et incluent plusieurs bastions fortifiés.

Au sommet se trouve la forteresse Saint Jean, abandonnée depuis 1918. La visite des remparts (et de la forteresse) est payante.

Petite astuce : il y a un chemin (gratuit) qui serpente dans la montagne et qui rejoint le sommet et qui offre exactement la même vue que si vous allez aux remparts. Il faut sortir de la vielle ville au nord, longer la rivière Scurda, et prendre le sentier qui grimpe vers les hauteurs. Il y a même la possibilité de faire une halte dégustation fromages et bières au sommet, à la terrasse d’une petite ferme 🙂 Mais ce chouette programme n’est pas pour nous, il fait bien trop chaud pour cette grimpette, on reste tranquillement en bas.

En plus des guerres, la ville de Kotor a aussi été victime de plusieurs tremblements de terre. Le dernier (magnitude 7) date de 1979, et la ville fut en miettes. Juste après, elle est inscrite au patrimoine de l’Unesco et elle a pu être rebâtie grâce à cette aide. On rentre dans la vieille ville par la porte principale, la Porte de la Mer (Vrata Od Mora). On arrive sur la place d’armes (Trg od Oruzja), la principale place de la vieille ville. On y trouve les principaux monuments restaurés, comme la Tour de l’Horloge (la tour date de 1602 et l’horloge est rajoutée en 1810).

La cathédrale St Tryphon date de 1166 et c’est la plus ancienne et importante église catholique romane de cette partie de la côte Adriatique. La petite église St Luc (1195), isolée sur la place, a la particularité de servir à la fois aux catholiques et aux orthodoxes. Il y a deux autels à l’intérieur.

On décide de faire une petite pause à la terrasse du pub Bandiera (Ulica 2 (sjever-jug)) pour plusieurs raisons : la ruelle est sympathique, il n’y a pas trop de monde, la musique est bonne et il y a des bonnes bières 😉

On flâne au hasard du labyrinthe de petites ruelles. La vieille ville n’est pas très grande, on en fait vite le tour. Malgré les dégâts et les restaurations, elle a gardé le charme authentique des vieilles pierres, et c’est une balade très agréable. Kotor vaut la peine d’y aller 🙂

On peut visiter aussi l’église St Nicolas qui est la cathédrale orthodoxe de Kotor. Elle est récente et date de 1909. A l’intérieur il y a une riche collection d’icônes.

Au bout d’un moment, on en a un peu marre, il y a définitivement trop de touristes à Kotor, alors on décide d’écouter un peu la visite …

Et on aussi une très bonne raison de partir de Kotor, c’est pour aller au petit village de Perast, à une quinzaine de kilomètres. Perast, c’est un peu la perle des bouches de Kotor. C’est un ancien village de pêcheurs, piéton et sans constructions modernes, et tout le monde veut y aller. Et nous, en plus d’y aller, on a encore la chance d’y avoir trouvé un logement incroyaaaaaable !

Il est impossible de se garer dans le village, les seules options sont les deux parkings à l’entrée et à la sortie du village. Et c’est l’effervescence sur les parkings en plein été! Il faut faire la queue pour pouvoir se garer, et le parking est évidemment payant. Le tarif en vigueur (si on trouve de la place) c’est 15 euros. Comme on loge à Perast, on a droit au tarif préférentiel à 8 euros et on nous trouve une place rapidement.

Notre petit coin de paradis à Perast, notre perle rare, c’est la résidence Žmukić. C’est une vieille maison familiale sur plusieurs niveaux, avec plusieurs terrasses. Notre hôte Katarina est super accueillante et simple. Notre bonne étoile du Monténégro nous suit toujours, car on a le privilège d’avoir un petit studio, avec terrasse privée à l’ombre d’une pergola couvertes de vignes avec probablement la vue la plus dingue du séjour. En plus, Katarina nous offre une corbeille de fruits et une bouteille de vin à notre arrivée. Tout ça pour la modique somme de 48 Eur. Le paradis c’est pas si cher en fait ! Et je vous ai déjà dit que le Monténégro c’est beau ? 😉

Face à nous se trouve le détroit des chaines, c’est le passage le plus étroit des Bouches de Kotor. Le village de Perast avait installé une lourde chaîne reliant les deux rives, afin de se protéger des attaques pirates.

Perast connait un age d’or au XVIIe et XVIIIe siècle grâce au commerce maritime et à sa flotte marchande. Des nombreux palais sont construits à cette époque, comme celui sur notre gauche. C’est le plus beau palais du village, le palais des Bujovic. On raconte que l’architecte vénitien qui l’aurait construit aurait été tué par le propriétaire, jeté du balcon, pour l’empêcher de pouvoir construire un palais encore plus beau que celui-ci. Il abrite maintenant un musée maritime.

Le village de Perast est aussi célèbre pour ses deux îlots rocheux. Le premier, c’est l’île aux morts (ou l’île St Georges – Sveti Dorde). C’est le cimetière du village, entouré de cyprès et avec un petit monastère. Cet îlot ne se visite pas.

La deuxième ilot, c’est l’île Notre Dame des Rochers (Gospa od Škrpjela). C’est une île artificielle construite par les habitants de Perast au XVe siècle. La légende raconte qu’en 1452, deux frères pécheurs vénitiens trouvent une icone de la Vierge Marie sur un rocher, à cet endroit de la baie.

Les habitants commencent à y empiler des épaves de bateaux, des rochers, pour finalement construire cet ilot artificiel dans le but d’y construire une église, en 1630. Le 22 juillet, une grande fête religieuse s’y tient, la Fasinada. Cette île se visite, et partout on vous proposera de vous y transporter en barque pour quelques euros.

Nous, on profite tranquillement de cette belle fin de journée, sur cette magnifique terrasse, avec cette superbe vue, et en se sentant incroyablement privilégiés quand on voit les pauvres touristes marcher dans la rue plus bas haha 🙂

Beaucoup de restaurants sont installés sur pilotis avec vue sur le lac, et une bonne partie sont des attrapes touristes. Et comme de toute façon il fait déjà nuit et qu’il n’y a plus rien à voir, on ne choisit pas la vue sur le lac, mais le restaurant Konoba Skolji. Il a une grande terrasse couverte et un four grill à l’extérieur très sympa. On y a passé très sincèrement un excellent moment et un bon repas. Je vous conseille sans hésiter!

L’ambiance à Perast la nuit est vraiment agréable. Comme le village est piéton, il n’y aucun bruit de circulation. Les seules animations, ce sont les enfants qui jouent dans les rues, les habitants qui profitent un peu de la fraîcheur nocturne, et les dernières personnes heureuses aux terrasses des restaurants 🙂 Le village de Perast est une halte incontournable dans un séjour au Monténégro!

La suite du roatrip, le jour 7, ou relire le jour 5.

Monténégro roadtrip jour 4

Kolasin – Canyon Mrtvica – Podgorica

Après une excellente nuit à l’hôtel Dream House à Kolasin on est paré pour ce quatrième jour au Monténégro. Une fois le petit déjeuner avalé, on monte dans la voiture, l’objectif de la journée c’est une randonnée très réputée : le canyon de Mrtvica. Hop en route ! 🙂

Juste à la sortie de Kolasin on prend la route E65 en direction de Podgorica. Vingt kilomètres plus loin, juste au bord de la route, se trouve un site culturel et religieux très connu : c’est le monastère de Morača . Il est fondé en 1252 près de la rivière Morača. C’est un lieu de pèlerinage et on y vient depuis tout le Monténégro. Il abrite des grandes fresques murales et des icônes religieuses « exceptionnelles ». C’est juste sur le chemin, on a hésité à s’y arrêter, mais quand on a vu qu’il y avait déjà de nombreux bus de touristes garés, on a décidé de tracer la route, hop.

Le point de départ de notre randonnée se situe 6 km plus loin, à peu près à ces coordonnées : 42°43′ N 19°22′ E. En gros, quand vous voyez le paysage se dégager sur votre droite, c’est le canyon de Mrtvica, et c’est ici qu’il faut s’arrêter 🙂 Je me suis garé le long de la route, mais il y a moyen de s’aventurer en prenant un chemin un peu plus bas et en se garant dans un pré (qui sert aussi de camping).

Pas vraiment besoin de carte pour cette randonnée, il suffit de suivre la rivière Mrtvica tout le long du canyon, au début sur la rive gauche, puis la rive droite, jusqu’à ce qu’on décide de faire demi-tour. Simple! Si vous ne faites pas demi-tour, vous arriverez au bout d’une longue marche au hameau de Velje Duboko qui est probablement le village le plus difficile d’accès du Monténégro! Et vous allez voir, cette randonnée est un régal. Prévoyez 6 à 7 heures de marche, avec pause pique-nique et nombreuses pauses photos 😉

Tout commence avec ce premier pont qui enjambe la Morača, et juste après il y a un espace de camping dans un pré où il est possible de se garer (enfin je crois …).

On utilise ensuite un autre petit pont, qui cette fois passe au dessus de la rivière Mrtvica. Les deux rivières se rejoignent juste là.

Le début de la balade le long de la rivière se passe sur une petite route goudronnée et champêtre.

… avec ses curiosités locales 🙂

A un moment, il faut quitter la route et descendre sur la droite pour rejoindre Danilov Most (le pont Danilo). Bon, je ne pense pas avoir pris forcément le meilleur sentier à ce moment là, car il était assez pentu et pas vraiment évident .. hem .. cela dit on arrive plus ou moins intact devant ce vieux pont construit en 1859 par le prince Danilo Petrovic en hommage à sa mère. Un bien joli pont!

La rivière Mrtvica qui coule en dessous est juste superbe, les eaux sont transparentes, on voit des truites joyeuses et la nature est heureuse, si si !

Ensuite on crapahute un peu pour prendre de la hauteur et on suit un sentier à l’abri du soleil sous les arbres, c’est super agréable.

Une très belle vue sur le canyon de Mrtvica 🙂 C’est beau le Monténégro hein ?

Après un passage au milieu des champs fleuris et des vergers pleins d’arbres fruitiers, on longe une minuscule ferme perdue avec une gentille mamie qui vend des citronnades home-made au bord du chemin 🙂 Elle avait l’air très gentille, mais j’avoue que sur le moment j’ai eu plus confiance dans l’eau de ma bouteille en plastique, je sais c’est con 😐

La petite maisonnette suivante est complètement abandonnée, et le chemin, il n’existe plus. Il faut s’avancer dans le verger pour retrouver ce qui ressemble à un sentier 🙂 Comme le chemin passe par des propriétés privées, il parait que parfois les habitants installent des barrières et demandent un petit droit de passage, genre 2 ou 3 euros. Ne vous étonnez pas si ça arrive.

Il y a partout des trucs trop jolis à voir, tiens par exemple, au hasard ça, hop! 🙂

A un moment durant votre marche vous allez voir de la mousse sur tous les arbres autour de vous. C’est d’ailleurs le seul endroit où on voit ça. Attention tenez vous sur vos gardes …

Car ici, il ne faut pas louper LE TRUC A VOIR de la randonnée. C’est un petit chemin qui s’éloigne vers la rivière, et ce serait franchement dommage de passer à côté. C’est Kapija Zelja (c’est d’ailleurs écrit sur le panneau) : la Porte des Souhaits. Ce lieu est vraiment magique. C’est assez fou comment parfois la nature peut faire une mise en scène aussi réussie.

C’est le seul endroit du canyon où les arbres sont couverts de mousse, et c’est comme par hasard à cet endroit où deux rochers semblent se toucher le front pour former une porte qui donne sur la rivière cristalline. Naturel et incroyable! Il parait que si on jette une pierre à travers la porte en faisant un souhait, une fée de la montagne viendra l’exaucer.

La pente est assez raide pour descendre à la rivière et on voit tous les cailloux jetés par les gens, les fées ont du beaucoup travailler!

Il y a possibilité de se pique-niquer sur des rochers sur la gauche de la porte, avec une belle vue sur la rivière, mais on a trouvé un meilleur spot plus loin 🙂

Quand on arrive ici, on se dit que c’est vraiment l’endroit idéal pour s’arrêter manger au bord de la rivière et mettre les pieds dans l’eau.

Tout se déroule exactement comme ça, sauf pour les pieds dans l’eau. La température de l’eau doit être d’au moins 2 ou 3 degrés pas plus. J’exagère à peine, c’est glacial! Au bout de 20 secondes je ne sentais plus mes orteils! 🙂 Ce point là mis à part, on profite carrément de ce moment de détente, à peine troublé par le passage de quelques randonneurs.

Après ce passage, le canyon se fait beaucoup plus étroit et le chemin est carrément creusé dans la paroi rocheuse.

Plus on avance et plus ça devient étroit et hasardeux. Il y a de nombreuses traces d’éboulements. D’ailleurs un truc est peint sur la paroi, je ne sais pas ce que ça veut dire, mais je l’ai interprété comme « ça devient dangereux et puis il faut faire tout le chemin dans l’autre sens maintenant et en plus c’est moi qui conduit la voiture après pff ». Ma traduction doit être à peu près correcte! En continuant le chemin au péril de notre vie, on aurait sans doute atteint un tunnel permettant de rejoindre un peu plus loin le village perdu de Velje Duboko. Tant pis, ce sera pour une autre fois 😉

Le chemin du retour est le même qu’à l’aller et c’est toujours aussi enchanteur 🙂

Petite nouveauté au retour : à un moment, il faudra bifurquer sur la droite pour prendre ce petit pont de bois. Déjà le lieu est joli, et ensuite, ça vous fait rentrer par un autre chemin un peu plus rapide. Histoire de varier les plaisirs!

Cette superbe randonnée est finie. Coup de chance, la voiture est toujours au bord de la route et il n’y a pas eu de vol ! 🙂 Maintenant, direction 40 km plus au sud, vers Podgorica, la capitale du Monténégro. On a encore trouvé quelques heures plus tôt un airbnb bien placé près du centre ville, dans le quartier Nova Varos (downtown) : un studio pour 23 Eur la nuit, une fortune ! 😉

Le temps de trouver l’adresse, de prendre une bonne douche et un peu de repos, il fait déjà nuit. Sur les conseils de notre logeuse, direction la Pizzeria Calabria (57 Miljana Vukova) vraiment pas loin de l’appart. C’est une petite pizzeria de quartier avec un accueil un peu rugueux au début mais qui se détend très rapidement. Pizza très honnête, repas sympa et encore une fois arrosé de vin Monténégrin qui cogne 😉

On part ensuite un peu au hasard dans les rues de la capitale. Autant vous le dire tout de suite, la ville n’est pas particulièrement jolie. Elle a pratiquement était rasée par les bombardements pendant la seconde guerre mondiale, et sa reconstruction a eu lieu sous l’ère de la Yougoslavie communiste de Tito. Elle s’appelait d’ailleurs Titograd jusqu’en 1992. L’architecture générale est plutôt du genre ‘moderne communiste moche’. On fini sur la Place de la République avec sa grande fontaine et quelques oeuvres d’art urbain. Il y a un grand centre commercial moderne, et en face, l’Assemblée Municipale de Podgorica.

Les rues adjacentes (Bokeška, Njegoševa et Slobode) sont remplies de bars et les terrasses sont bondées. La jeunesse plutot aisée a ses habitudes ici et on a l’impression d’être les seuls touristes de la ville. Comme on n’a plus trop envie de marcher, on restera un bon petit moment à boire des verres en terrasse 🙂

Et hop au dodo, car demain une nouvelle super journée nous attend!
Le jour 5 du road trip, et sinon relire le jour 3.

Monténégro roadtrip jour 3

Zabljak – Savin Kuk – Durdevica – Dobrilovina – Kolasin

Cette troisième journée au Monténégro marque nos adieux avec le parc du Durmitor et le nord ouest du pays. En effet, la météo s’annonce mauvaise dans les jours qui viennent, alors il est temps d’aller vers d’autres régions inexplorées. En attendant, on sitote le café sur la grande terrasse de l’Hotel Žabljak. et on jette un oeil au programme de la matinée : une bonne petite balade qui va nous en mettre plein la vue 🙂

C’est parti pour la ballade vers le point de vue de Curevac 🙂 Il est évidemment possible de faire cette petite randonnée en partant depuis le centre de Zabljak, mais par manque de temps, on joue la facilité et on s’avance en voiture 🙂 Il faut prendre la petite route qui monte au nord de Zabljak, et s’arrêter dans la forêt dès qu’on peut (quelque part vers ces coordonnées 43.19, 19.09). Sinon, un ou deux kilomètres plus loin il y a un petit parking payant. Mais revenons sur la première solution.

Depuis ces coordonnées dans la forêt, le chemin est assez simple, c’est tout droit vers le nord. On suit le sentier au milieu de hautes herbes, avec des forêts de pins noirs autour, et au loin la chaîne de montagne. Encore une fois, le Monténégro c’est très beau! (je l’ai déjà dit ça ?)

Après avoir enjambé une clôture et fait coucou à une vache perdue en pleine forêt, on grimpe une pente aussi raide que raide. Et à un moment, on sort de la forêt, ça se dégage, on avance encore un peu et … BIM !!

Vous voila arrivé au point de vue de Curevac, et il n’y a pas à dire, ça envoie du lourd dans tous les directions. On est surtout impressionné par l’énorme falaise à pic qui donne sur l’immense canyon. Et immense, je pèse mes mots. Avec 82 km de long et une profondeur pouvant atteindre 1300 m, c’est le deuxième plus grand canyon du monde après le Grand Canyon américain. Tout en bas, loin loin, on peut apercevoir la rivière Tara qui fait une courbe.

Vers l’est, le canyon s’étend encore sur des kilomètres. C’est hyper impressionnant. Cet endroit est réputé aussi pour ses magnifiques couchers de soleil. Pour nous, la balade s’écourte car très rapidement, des gros nuages recouvrent le ciel, et il commence à pleuvoir. Le retour dans les bois se fait au pas de course 🙂

Alors que des trombes d’eau s’abattent sur le nord du Parc du Durmitor, je file vers le sud pour tenter d’avoir une accalmie et pour profiter d’une autre attraction locale : le télésiège de Savin Kuk. En hiver, quand il y a de la neige, on peut faire du ski sur le mont Savin Kuk et profiter des 6 petites pistes ouvertes. Le domaine skiable est ridiculement petit, mais bon hein, on n’est pas la pour critiquer. En été, le télésiège, c’est la solution de facilité pour accéder au sommet d’une montagne du Durmitor 🙂

Sauf qu’avec ce mauvais temps, pas de chance, il est à l’arrêt! On nous annonce qu’il y a trop de vent et de pluie au sommet et qu’on ne sait pas s’il se mettra en marche … En attendant dans le ciel, c’est assez cataclysmique. Il y a même un truc assez bizarre, une sorte de zizi de nuage … bref, la situation ne s’annonce pas pour le mieux!

Il en faut plus pour nous abattre ! On s’installe donc au restaurant Durmitorsko Sijelo situé juste à côté et on se commande un grand plat bien copieux et bien arrosé. Et miracle de la bouffe, le temps de digérer avec un petit rakija, la météo semble se calmer un peu. Second miracle, le télésiège se met en marche et on est dans les premiers à monter dedans 🙂 (alors qu’on a vu telllllement de gens arriver et repartir déçus, sans prendre le temps d’attendre un peu).

On est donc tout fiers dans notre télésiège! Sauf qu’à la première halte, moment de changer de télésiège, le type dans sa cabine fait la grimace avec son talkie walkie, il nous montre le ciel du doigt et il dit pas plus de 15 minutes ! ou 30 minutes ? ou 45 minutes … difficile à comprendre avec l’accent 😉 Bref on prend le second télésiège et on monte. Au sommet on tombe sur cette jolie fontaine! Elle a l’air un peu ridicule comme ça, mais c’est la source Savina Voda. C’est assez rare en fait d’avoir une source comme ça à 2270 m d’altitude. Elle a été baptisée du nom du saint préféré des balkans, St Sava. Les jeunes filles y viennent lors de la fête de St Jean dans l’espoir de se marier dans l’année, et les gens en général y jettent de l’argent… car ils sont idiots.

Le Savin Kuk qui culmine à 2312 m est probablement le sommet le plus visité du parc du Durmitor. Cette montagne offre une très jolie vue sur l’est de la région qui s’étend jusqu’à l’horizon avec des petites collines.

De l’autre côté, c’est la vue sur les sommets chaotiques et photogéniques du parc du Durmitor … et aussi sur les gros nuages, d’où jaillissent régulièrement des éclairs (ça ne se voit pas sur les photos, ne cherchez pas).

Pour profiter pleinement de votre venue au Savin Kuk, il faut prendre le petit sentier qui grimpe au sommet.

De là, on peut voir le Lac Noir et Zabjlak un peu plus loin. C’est magnifique!

Mais ce jour là on est hyper, avec l’orage qui explose tout autour de nous. Il y a des bourrasques de vents et les éclairs sont de plus en plus proches. Il est temps de rebrousser chemin!

On sera finalement resté une petite heure au sommet, et on serait volontiers resté plus longtemps.

A notre retour en bas, ils étaient déjà en train d’annoncer qu’ils faisaient descendre tout le monde et qu’ils arrêtaient pour la journée. On a eu un timing parfait ! 🙂

On remonte en voiture et on reprend le même chemin que la veille, c’est-a-dire, tourner au croisement de la route P5 au niveau du restaurant Izvor et suivre la petite route qui passe à côté du site de Bogumilski stećci.

Deux kilomètres plus loin, il y a un autre site historique avec une nouvelle nécropoles de vieilles tombes médiévales, les stećci . Ces tombes sont typiques de la région des balkans entre le XII et XIVe siècle.

Elles restent mystérieuses et on les rattache à la pratique du Bogomilisme. Que cache ce nom barbare ? Et bien c’est un peu l’ancêtre du Catharisme. En gros cette branche de la religion chrétienne croit que le monde est divisé entre le bien et le mal. L’église appartient au domaine terrestre et donc on rejette son autorité car elle est corrompue. La pratique de la prière est une affaire personnelle, on ne suit pas de chef. Evidemment tout ça sera réprimé dans le sang par l’Eglise de Rome, et comme pour les Cathares plus tard, on brûlera toute trace de leur existence et croyances … Il reste seulement ces tombes, disséminées dans tous les balkans.

Encore une fois, dans ce décor et avec cette météo, toute la région baigne dans une atmosphère mystique du plus bel effet!

En continuant la route, autant vous prévenir, c’est tout pourri. Il y a des nids de poules un peu partout et on est presque à se demander si cette route est vraiment utilisée … surtout à ce moment où j’ai le sentiment de rentrer dans la sinistre vallée de la mort 😐

C’est tellement sinistre que même ce pylône électrique est laissé à l’abandon, seul au milieu de nul part! Pas de câbles, pas d’autres pylônes, la désolation totale!

On découvre des maisons abandonnées perdues dans les bois. Cet endroit est décidément vraiment charmant. On imagine aisément les chouettes soirées d’hiver qu’on doit y passer à jouer au scrabble ou à décapiter des voyageurs perdus ! 😐

Il semblerait que ce village perdu et sinistre, s’appelle Njegovuđa et compterait 200 morts vivants .. oups, habitants.

On y trouve de splendides magasins délabrés et des maisons en ruines.

Il y aussi cette formidable construction qui doit être euh … l’hôtel de l’enfer je pense, ou un truc dans le genre. On a même eu droit à un chien squelettique hurlant à un croisement ! La totale haha

Ce village a surement plein d’atouts bien cachés que je n’ai pas su voir, mais tout de même, je pense que ce petit détour vaut le coup pour son originalité !! 🙂

Retour à la civilisation un peu plus loin, on retrouve la grande route P5! Quelques virages en lacets et on s’enfonce dans le canyon de Tara, on arrive devant le célèbre pont Durdevica. Il est construit entre 1937 et 1940. La légende raconte qu’il n’y aurait eu qu’un seul ouvrier mort pendant la construction, une fierté locale! Avec 365 m de long et un tablier à 172 m au dessus de la rivière Tara, c’est au moment de sa construction le plus haut pont routier d’Europe. Alors que le béton est à peine sec, en 1942 il est dynamité par la résistance pour lutter contre l’avancée des forces italiennes, alliées des nazis. Il sera reconstruit en 1946.

Ce pont, c’est l’attraction touristique du coin. Il y a des bus de touristes, des boutiques de touristes, des restaurants de touristes, et des animations pour touristes. Et l’animation phare, c’est la Zipline au dessus du canyon!

Ça a l’air génial comme ça. Mais à lire les témoignages des gens, les sensations ne sont pas incroyables … Sur place vous aurez l’embarras du choix, une zipline tous les dix mètres!

Nous on reprend la route, direction Mojkovac, c’est facile, il suffit de regarder sur le panneau 😀 (pour info ce sont des petits autocollant laissés par les motards, pour dire « je suis passé ici », c’est plus hygiénique que faire pipi pour laisser sa trace 😉 )

La route au fond du canyon longe la rivière Tara et offre décor sensationnel. C’est très encaissé, il y a des falaises énormes de chaque côté, et c’est très beau. Je vous l’ai déjà dit que le Monténégro c’est beau ?

Quelques kilomètres après le pont il y a une aire de parking sur la route. Elle permet de venir se dégourdir les jambes au bord de cette jolie rivière Tara. En plein été, le niveau de la rivière est assez bas et le rafting (qui est l’activité reine) est plutôt tranquille. En revanche de mars à fin mai, pendant la fonte des neiges, c’est une toute autre histoire! Cette rivière a déjà accueillit des championnats du monde de rafting. Un parcours qui se fait en 3-4 heures l’été (en pagayant pour avancer) se fait en moins de 45 minutes à cette période! C’est vous dire le niveau de cette rivière qui devient une des plus réputées au monde à ce moment là!

A un moment durant votre trajet en voiture vers l’est, le canyon s’ouvre sur votre droite, et la route fait une courbe dans la vallée. Il faut vous arrêter ici. Déjà, le lieu est superbe et dégage plein de magie. On est isolé de tout.

Ensuite, la route fait cette courbe pour contourner le monastère de Dobrilovina. On ne sait pas exactement de quand date sa construction. Les premières mentions du hameau de Dobrilovina datent de 1252. Plus tard, le monastère orthodoxe dédié à St Georges est évoqué par les ottomans qui autorisent les villageois à reconstruire le monastère pillé et détruit pendant la guerre. Il date d’au moins 1593. Il sera pillé à de nombreuses reprises durant des siècles de conflits dans la région. Sa version actuelle date de sa rénovation en 1905.

Des religieuses occupent les lieu et il est possible de le visiter gratuitement, en faisant attention aux gros chiens qui montent la garde!

C’est aussi l’occasion de se dégourdir les jambes et faire une balade dans la forêt jusqu’à la rivière Tara et emprunter le vieux pont suspendu en fer, rouillé et qui craque de partout.

Avec un peu de chance vous pourrez voir des bateaux de raftings passer en dessous et leur jeter des cacahuètes 🙂 mais il était trop tard ce jour là, il n’y avait plus que nous, les oiseaux et les bruits bizarres dans les bois.

C’est beau hein ? (j’ai l’impression de me répéter 😉 )

On remonte en voiture et on fait une halte à Mojkovac. C’est la ville du coin, avec ses 4000 habitants. Elle n’a pas trop de charme. C’était une cité minière (plomb et zinc) et un peu plus loin on peut visiter les mines de
Brskovo, exploitées depuis le XIIIe siècle. C’est aussi dans cette ville que l’armée monténégrine a remporté une importante victoire en 1916 face à l’armée austro-hongroise. Il y a d’ailleurs un massif monument aux morts à l’entrée de la ville en commémoration. Bon … à vrai dire, moi je me suis juste arrêté ici pour faire le plein d’essence hein 😀

On a prévu de passer la nuit à Kolasin, 20 km plus au sud. Le contact airbnb ne donne pas signe de vie, on annule et on improvisera sur place. Justement nous voici à destination, dans la petite ville de Kolasin. Elle est au calme, à proximité du parc national de Biogradska Gora. L’hiver elle se transforme en station de ski, il y a des pistes quelques kilomètres plus loin. C’est aussi un bon endroit pour y passer quelques jours et faire les nombreuses randonnées possibles dans la région.

Par hasard on trouve sur Booking un hôtel qui s’appelle Dream House, et qui a l’air super bien mais dont personne ne parle et qui n’a pas d’avis … On est intrigué, on va voir. Il est franchement pas évident à trouver, au sud de la ville au bout d’un petit chemin. Et c’est la surprise, l’hôtel est TOP! En fait ça faisait quelques semaines à peine qu’il était ouvert 🙂 On craque notre budget, 50 Eur la nuit (oulala!). On a une super chambre, tout est moderne, neuf et propre partout, les gens sont sympas. Vraiment je vous recommande ce lieu 🙂
http://www.dreamhousehotel.me/me/

On rejoint ensuite le centre ville à pieds. Le centre ville se résume à la grande place centrale 🙂 Pour le restaurant, on opte pour le Konoba qui semble apprécié. (Plus d’infos ici). On mange de la nourriture locale rustique dans le charme d’un vieux chalet rustique, avec des chats rustiques qui se faufilent parfois entre nos jambes, et des enfants rustiques qui jouent à la guerre sur la petite place non loin. Est-ce que c’est à cause de l’abus de vin rustique, je ne sais pas, mais en tout cas je garde un bon souvenir de ce restaurant 😉

La suite du road trip, jour 4
Et pour lire le jour 2

Monténégro roadtrip jour 2

Zabljak – Durmitor – Pluzine – Lac de Piva

Pour cette deuxième journée au Monténégro, le but est de découvrir un peu plus la région autour de la ville de Zabljak : le parc national du Durmitor. Alors que la distance totale prévue en voiture n’est pourtant pas bien grande (153 km en tout), on y passera pas mal d’heures. Et croyez moi, ça vaut largement le coup, car il y aura beaucoup beaucoup de pauses photos! 🙂

Après avoir pris le café du matin dans le petit restaurant Podgora (543G+7F Žabljak) à côté d’un parking près d’une supérette, je réalise que la prochaine fois je demanderais un expresso! Au Monténégro, le café c’est à la turc, c’est à dire assez fort, amer et avec le marc directement dans la tasse. C’est pas franchement ce que j’aime 🙂

Avant de prendre la route, je n’ai pas pu m’empêcher de prendre cette photo clin d’œil 😉 Cette vieille golf, on la retrouve sur TOUTES les routes du Monténégro. Dès qu’il y avait une voiture autre qu’une voiture de location, c’était une vieille golf (blanche) avec un mec façon patibulaire au volant. TOUT le temps! 😀

On prend la direction de la petite ville de Pluzine, et on choisit de passer par la petite route P14 qui est probablement une des plus belles routes du Monténégro. C’est aussi une des plus dangereuses, surtout en hiver ou en cas de fortes pluies. Certains passages sont vraiment étroits, on croise difficilement les autres voitures, et on ne dépasse jamais les 50 km/h.

Au bout de quelques kilomètres, on arrive dans la grande vallée du parc Durmitor. C’est la fracture de la rétine à chaque virage. C’est très beau!

En bas de la photo, on distingue le Valovito Jezero, un des nombreux lacs du parc.

Le parc national du Durmitor est inscrit au patrimoine de l’Unesco depuis 1980. La pause photo et la balade se fait surtout au niveau du col de Sedlo, car c’est un des rares endroits sur cette route où il y a de la place pour se garer (et encore, comme on peut!). On se dégourdit les jambes, et même si le ciel est couvert et orageux, on profite pleinement du paysage magnifique tout autour de nous. Sur la photo au centre, on voit le petit sommet Zupci (2148m).

Si vous avez le temps et si vous aimez les randonnées, alors il faut prendre ce chemin en direction du sommet Uvita Greda (2199m). Il longe la falaise et permet de rejoindre toute une zone du parc Durmitor avec des paysages parait-il splendides! Il y a aussi possibilité de réserver une activité de via ferrata sur le Uvita Greda.

Une autre idée de randonnée que j’avais noté mais pas réalisée faute de temps, c’est celle qui mène à la Grotte de Ledena. C’est une grotte avec des stalagmites de glace (!) qui se mérite après plusieurs heures de marche. Mais d’après ce que j’ai lu, à cause du réchauffement climatique, il ne resterait presque plus de glace dans la grotte 🙁 …

Avant de repartir, on a même droit au passage de quelques vaches avec un petit salut du fermier. La carte postale rustique quoi! 🙂


Après cette longue pause photos, il est temps de reprendre la route. Et justement, depuis le col de Sedlo, on peut la voir serpenter dans tous les sens cette route P14. Des bons moments en perspective! Heureusement, on est assez chanceux et on ne croise pratiquement personne en sens inverse! Je vous le rappelle, cette route est très étroite …

Pour égayer notre trajet, on croise maintenant des moutons un peu partout. Il n’y a pas eu d’effet de surprise, car la vallée sent le mouton, vraiment ! 🙂

Tout est toujours aussi beau autour de nous. Je vous l’ai déjà dit que le Monténégro c’est beau ? 🙂

Peu après un spot à photo Instagram avec un joli cadre, on arrive sur un endroit totalement improbable et insolite. Un panier de basket sur la route! 🙂 Des enfants de la ferme d’à côté sont postés ici et tentent de vendre des produits locaux aux voitures de passage.

Juste après, il y a cette vue que je trouve personnellement incroyable sur une vallée hyper encaissée où se trouve le petit hameau de Boricje.

A partir de cette zone, la route est moins stressante. On arrive à voir ce qu’il y a après chaque virage, et on dépasse enfin les 50 km/h … enfin sauf quand un troupeau traverse la route 😉

On arrive sur un plateau avec ses meules de foins qui nous souhaitent la bienvenue ! (photo à peine retouchée)

Alors que je pensais en avoir fini avec la partie stressante, c’est tout le contraire! Les derniers kilomètres de la route P14 avant d’arriver à Pluzine, c’est une descente en lacets le long de la falaise, sans barrières de sécurité, avec des tunnels non éclairés, et où on a globalement la place de ne croiser personne. On serre les dents, les fesses, on croise les doigts et c’est parti!

Mais quel spectacle pendant la descente mes amis! Le lac Piva (pivsko jezero) au fond de son canyon est tout simplement magnifique. Le lac date de 1976, après la construction d’un barrage sur la rivière Piva. La ville de Pluzine s’est retrouvé engloutie et a du être rebâtie quelques centaines de mètres plus haut. Le lac Piva fait 45 km de long et atteint 200 m de profondeur.

On décide de s’arrêter à Pluzine pour déjeuner et profiter du calme du bord de lac. On trouve un spot très sympa, le Restoran Jezero (5R3Q+99 Plužine). Ils ont un super jardin fleuri qui donne sur le lac. C’est paisible et vraiment agréable. La patronne ne parle pas un mot d’anglais, mais on arrive à s’en sortir et on déguste notre première truite (une des spécialités du Monténégro) et un steak Durmitor (la spécialité du coin). C’est gras mais c’est bon (mais c’est gras!). Et bien sur, une petite bière locale.

Si vous le souhaitez, le restaurant peut vous proposer une balade en bateau à moteur sur le lac 🙂 De toute façon tout le monde vous proposera une croisière en bateau sur le lac. C’est l’attraction à faire!

On prend ensuite la route vers le nord pour longer le lac de Piva. Cetet esquisse de pont routier sur la droite m’a bien fait rire. Il n’y a aucune route qui y mène, et il va droit vers la montagne. Est-ce que les constructeurs avaient un peu trop picolé avant de lancer les travaux ?? 🙂

On arrive au barrage de Mratinje. Construit en 1976 sur la rivière Piva, il génère une puissance de 380MW. Avec 220m de hauteur, c’est un des plus hauts barrages d’Europe.

Après le barrage, on suit la rivière Piva, qui finit par se jeter dans le Danube des centaines de kilomètres plus loin. En attendant, la route longe des falaises impressionnantes avec la rivière tout en bas.

En principe, il y a deux raisons pour suivre cette route aussi loin au nord. La première, c’est pour aller faire du rafting sur la rivière Tara, qu’on rejoint au bout de la route. Le rafting sur la rivière est une activité majeure dans le nord du Monténégro. Mais en été, ça n’a pas beaucoup d’intérêt. Le débit de la rivière est vraiment bas, et ce sera une simple promenade avec quelques remous. De mon point de vue sans intérêt, le rafting, j’aime quand ça secoue! La deuxième raison de prendre cette route, c’est pour passer la frontière vers la Bosnie Herzégovine. Et comme le passage de frontière peut parfois être un véritable cauchemar dans ce pays, c’est justement ce qui est arrivé ce jour là. D’un seul coup, on se retrouve dans un bouchon interminable. On comprend vite que c’est à cause du poste frontière. Au lieu de perdre trop de temps ici on fait vite demi-tour (on ne verra pas l’endroit où les deux rivières se rejoignent…), et on repart vers Zabljak!

Dans notre malheur on a de la chance. Le ciel se dégage et on profite d’un temps splendide pour le retour ! 🙂

Le paysage de campagne sur le plateau du Durmitor est toujours autant photogénique!

En fin d’après-midi, les vaches rentrent à l’étable par la route 🙂 Soyez vigilants dans les virages sans visibilité!

Reprendre la même route P14 n’a rien d’ennuyant. Avec le soleil qui commence à se coucher, les couleurs sont magnifiques. Ici, on voit le mont Prutas (2393m) avec la vallée de Todor devant lui. Avec ses stries verticales bien particulières, c’est le sommet le plus connu du parc Durmitor. Son nom vient de ‘prutovi’ qui veut dire ‘brindilles’, et c’est en lien avec la légende d’un berger amoureux qui cherchait un moyen d’escalader la montagne pour reprendre son amoureuse que de méchantes fées lui avaient arraché.

Un autre sommet du parc Durmitor, bien connu des randonneurs, c’est le Sedlena Greda (2227m), en forme de cuvette, sur la gauche de la photo.

Des étoiles pleins les yeux, on a enfin fini notre périple sur la route P14, et c’est sans hésitation que je vous le recommande!!

Comme il nous reste un peu de temps avant que le soleil ne se couche, je décide de ne pas rentrer à Zabljak directement, mais de pousser un peu plus loin sur un lieu que j’avais repéré. Sur la route principale P5, il faut sortir au niveau du gros restaurant Izvor et partir sur la petite route de campagne. En arrivant devant les petites collines, il faut prendre au croisement à gauche.

Le paysage est une nouvelle fois beau comme un fond d’écran! 🙂 On passe à côté de deux petits lacs paisibles, Vrazje Jezero et Riblje Jezero.

C’est là qu’il faut s’arrêter. Un petit panneau vous indique Bogumilski Stećci. Il s’agit d’un cimetière médiéval du XIIe siècle. Un stećak est une tombe en pierre typique des pays de l’ex-Yougoslavie. Le pluriel est stećci . Le plus fou dans l’histoire, c’est que leurs origines sont assez mystérieuses. Elles sont toutes gravées mais on ne sait pas qui est enterré ou ce que signifient vraiment les symboles.

Avec le soleil couchant, perdu au milieu de nul part, ces vieilles tombes ont donné un côté vraiment mystique et profond à ce moment, c’était très fort !

Une fois de retour à Zabljak, afin de célébrer comme il se doit cette belle et riche journée, on décide de prendre l’apéro à la grande terrasse de l’hôtel Zablkaj (544C+2P Žabljak). Le service n’est clairement pas au top, et le sourire ils ont carrément oublié ce que c’est haha, mais c’est l’occasion de goûter différents types de Rakija. C’est l’alcool national au Monténégro. Avec modération tout ça hein, car c’est minimum 40°C d’alcool , et si on veut goûter tous les parfums, on est foutu 😉

Le repas du soir, ce sera au restaurant Konoba Luna (9 Njegoševa) sur les recommandations de notre logeuse. C’est une petite cantine locale, au charme rustique, tout comme la qualité des plats, qui sont bien rustiques et gras 😀 ( http://www.konobaluna.com/ ). J’en profite pour partager une anecdote dans ce restaurant : un gars de la taille d’une montagne fumant le cigare dans un coin de la salle, et régulièrement des gens rentraient pour lui donner des liasses de billets. Qui était-ce ? Un baron de la mafia, monsieur le maire qui reçoit des pots de vin, je ne sais pas, mais c’était bien étrange hin hinnnn! Si jamais vous avez la réponse à ce mystère, ça m’intéresse!

La suite du road trip, jour 3 .. ou pour (re)lire le jour 1

Crno Jezero – Lac Noir

Le Crno Jezero (aussi appelé Lac Noir) est probablement le plus beau lac du Monténégro. En tout cas il est ultra photogénique et très populaire. C’est un lac glaciaire à 1416 m d’altitude. En réalité il s’agit de deux lacs (Veliko et Malo) reliés par un minuscule passage. Le Crno Jezero est entouré de grandes forêts de sapins, et derrière lui, les sommets du parc Durmitor trônent majestueusement. Un superbe écrin de mère nature pour un lac qui se découvre comme un trésor 🙂

Il est à 3 km environ de Zabljak. Vous pouvez donc venir à pieds. En voiture il faudra vous garer le long de l’unique route qui y mène. Si vous avez de la chance comme nous, vous pourrez même trouver miraculeusement une place à quelques mètres du guichet. Il faut en effet acheter un ticket (3 Eur) qui vous autorise à pénétrer dans le parc du Durmitor. Après une petite vingtaine de minutes de marche (et une succession interminable de stands proposant fruits rouges, confitures, champignons, miel, liqueurs et autres produits locaux) le chemin débouche sur ça!

Il y a évidemment un peu de monde, c’est un spot facile d’accès où tout la famille peut venir. Mais ne boudons pas notre plaisir, le lieu est carrément superbe!

Un sentier permet de faire le tour du lac (ou plutôt des lacs). La grande boucle fait environ 7 km. C’est l’occasion de s’arrêter régulièrement pour imprégner ses rétines de belles images 🙂

Le passage étroit entre les deux étendues d’eau est parfois à sec (surtout en été) et permet de faire seulement le tour du premier lac si on le souhaite. Le premier lac, Veliko, est le plus grand en surface. Mais comme le second lac, Melo, est plus profond, c’est le petit lac qui a le plus grand volume d’eau.

La légende raconte que la formation des deux lacs serait l’oeuvre de Saint Sava (un saint Serbe très connu du XIIe siècle). De passage dans la région et accusé à tort de vol par les villageois, il ordonna aux rivières de la montagne de punir les habitants. Les villageois coururent vers la montagne pour se réfugier et d’autres s’enfuirent dans la forêt. Dans les deux cas, l’eau les a recouvert et a formé les deux lacs.

Le sentier à l’abri du soleil dans les bois est facile à suivre, impossible de se perdre. Il parait que près du lac, on peut rejoindre une grotte où le futur maréchal Tito a vécut quelques temps en 1942 pendant sa période de résistance face aux nazis. Je n’ai pas vu de panneau ni cette fameuse grotte historique.

La deuxième lac a des eaux entre le turquoise et le vert émeraude en fonction de la lumière. Il est vraiment magnifique. Il est aussi beaucoup plus calme car il y a moins de personnes qui viennent jusqu’ici.

Pour profiter encore plus des lieux, il est possible de louer des canoës 🙂

En été la température de l’eau dans le lac est d’environ 20 degrés. Baignade possible donc, mais pas pour les frileux 😉

Le Crno Jezero sert aussi pour des événements culturels comme le Wild Beauty Art festival par exemple. C’est un petit festival de musique, au bord du lac. C’est magistral comme décor, et c’est gratuit 🙂 Plus d’infos ici.

Il y a aussi le Green Montenegro Film Fest qui se déroule l’été : un petit festival autour des films sur la nature et l’écologie. Plus d’infos ici.

Après cette balade, si vous avez faim ou soif, vous pouvez faire une halte au restaurant Nacionalni restoran Crno jezero qui donne directement sur le lac. C’est l’endroit idéal pour boire un petit verre en fin de journée et en regardant le soleil se coucher derrière les montages du Durmitor. Je n’ai testé que le mode apéro et je ne sais pas ce que vaut la cuisine. D’après les avis que j’ai pu recueillir ils ont parfois tendance à se faire plaisir sur les additions (vérifiez bien).

Pour information, il y a de nombreux sentiers de randonnées qui partent du lac noir, et vous pouvez par exemple en profiter pour aller jusqu’au lac Zminje Jezero (lac des serpents) ou encore un peu plus loin au lac Jablan Jezero.

Pour revenir à Zabjlak, et pour la suite du road trip jour 2

Monténégro roadtrip jour 1

Dubrovnik – Bijela – Niksic – Nevidio – Zabljak

Pour cette première journée de roadtrip d’une semaine au Monténégro, le départ se fait de Croatie, depuis la ville de Dubrovnik. Le vol pour la Croatie était moins cher, et ça permettait aussi de passer une chouette soirée dans les rues de cette belle ville. Pour rappel, la location de voiture à l’aéroport de Dubrovnik, c’était par l’agence Last Minute Rent a Car, via Adriagate.com. Tout s’est parfaitement passé et je vous le recommande vraiment. Et faites attention, il y a pas mal d’arnaques avec d’autres agences aux noms similaires. (Quelques infos pratiques ici)

La mission de la matinée c’est l’épreuve du passage de frontière entre la Croatie et le Monténégro.

Il y a des contrôles des deux côtés de la frontière et suivant les périodes, le temps d’attente peut facilement être de plusieurs heures ! (sans rire). Donc il vaut mieux prévoir d’y aller tôt le matin, et de croiser les doigts. Une alternative peut consister à couper à travers la Bosnie-Herzegovine en passant par Trebinje. Ce chemin est moins emprunté, mais ça rajoute une frontière de plus et ce n’était pas la meilleure option pour nous. Une autre alternative, c’est la petite route côtière 516 qui amène à un autre poste frontière Njivice-Konfin, beaucoup moins utilisé. La aussi c’est quitte ou double. De notre côté le trafic semblait fluide grace la webcam du poste frontière , et une autre ici 😉 On a donc choisit la route principale et le passage deDebeli Brijeg – Karasovići. La passage de la Croatie vers le Monténégro a été une véritable partie de plaisir. Les contrôles ont pris 30 secondes, génial! Et les premiers kilomètres au Monténégro nous ont montré le cauchemar possible. Dans le sens Monténégro vers la Croatie, sur plusieurs kilomètres, des milliers de voitures étaient bloquées avant la frontière, le stress !

Les premiers kilomètres sur la route principale E65 qui fait le tour des Bouches de Kotor ne sont pas vraiment agréables. C’est l’été, c’est bondé, c’est embouteillé, on roule à 20km/h, et c’est chiant ! Histoire de se détendre, on décide de quitter la route principale pour se poser à la plage. Un peu au hasard (et surtout car à ce moment là, c’était possible de tourner et il n’y avait pas trop de monde), on sort au petit village de Bijela. On trouve facilement à se garer juste au bord de la plage (chance incroyable), et on prend notre premier café matinal en profitant de cette belle vue 🙂

Ici pas de touristes, les locaux profitent du soleil et on se dit que les vacances commencent bien 🙂

J’en profite pour jeter un œil à la météo des prochains jours. La côte sud sera avec un temps couvert et des orages. Alors ni une ni deux, on décide de commencer notre périple par le nord du pays. L’avantage du Monténégro, c’est que le pays n’est pas très grand et qu’on peut facilement improviser son parcours. Attention, il faut bien garder en tête qu’on roule rarement à plus de 50-70 km/h.

Au village de Lipci, je quitte la E65 et j’emprunte la P11 qui grimpe dans les hauteurs. C’est d’ailleurs l’occasion de faire une belle photos des célèbres Bouches de Kotor. Ce n’est qu’un aurevoir, on revient bientôt 🙂

Rapidement, ça devient l’horreur … la route se transforme en un sentier dégueulasse, avec des trous partout, des cailloux qui volent. Je suis déjà en train de me dire que la légende des mauvaises routes au Monténégro est peut être vraie, et que partout dans le pays ce sera comme ça. Je sens déjà la caution de la voiture de location qui s’envole! Bref je stresse un peu …

Heureusement, cette portion de « route en travaux » n’a duré que quelques kilomètres. Une fois la poussière dissipée, on découvre que la campagne au Monténégro est belle ! Et c’est vraiment quelque chose qu’on va répéter inlassablement pendant ce roadtrip : le Monténégro c’est beau! 🙂

En prenant la direction de Niksic, vers le nord, au bord de la route M6 on peut admirer le lac Slansko Jezero. C’est un lac d’origine artificielle. Dans les années 1950, un petit barrage hydraulique est construit et le lac de 9km² se forme et envahit la vallée. C’est le paradis des pécheurs et des chasseurs d’oiseau. C’est calme et c’est très beau

On arrive ensuite à Niksic. Avec 60.000 habitants, c’est la deuxième plus grande ville du Monténégro. Elle a été fondée par les romains il y a bien longtemps, et depuis, pas grand chose à dire. Bien endommagée par les dernières grandes guerres et reconstruite dans un style ‘sans style’, d’un point de vue touristique il n’y a pas grand intérêt. C’est le pôle industriel et culturel du nord du pays. C’est aussi une ville avec beaucoup d’étudiants.

Comme on a faim, on s’y arrête un moment 🙂 Le centre ville se caractérise principalement par une grande place (pas très jolie) et on y trouve tout de même deux chouettes endroits pour se poser.

On commence par le Propaganda Bar, sous les parapluies colorés. C’est le bar cool et sympa du coin. Ambiance tranquille, colorée et agréable. L’occasion idéale pour gouter la Nikšićko. C’est un peu la bière nationale du Monténégro, et elle est justement produite à Niksic par la brasserie Trebjesa! 😉 Comme le Propaganda ne sert pas à manger, on se déporte sur la terrasse juste à côté, à l’Oktoberfest Beer House. C’est tout aussi cool mais moins coloré. Festival de bières en pression et de grillades en tout genre. Préparez votre estomac, au Monténégro, on mange gras!

Si vous avez l’occasion, à une trentaine de kilomètres au sud est de Niksic, vous pouvez aller visiter le célèbre monastère d’Ostrog perché à flanc de montagne. Mais ce ne sera pas pour nous, on reprend la route vers le nord et les paysages de campagne au Monténégro sont toujours aussi photogéniques 🙂

A 45km de Niksic, on passe par le minuscule village de Savnik. Il est situé à la confluence de trois petites rivières de montagne et je trouvais qu’il se dégageait de cet endroit un charme particulier. C’est pourtant un simple hameau perdu et enclavé dans un petit canyon. Sur place vous verrez, c’est beau!

Quelques kilomètres plus loin, il ne faut pas louper sur votre gauche un petit panneau indiquant le Nevidio canyon. La petite route vous emmène vraiment nul part! Nowhere, vous y êtes ! 😀

Après avoir dépassé quelques éco-lodges, vous arrivez au bord d’une zone marécageuse remplie d’oiseaux, c’est super joli !

Et juste après vous avez ce superbe paysage! Au fond à droite il y a une grande cascade Skakavica (mais qui est totalement à sec l’été), et sous mes pieds, il y a le canyon du Nevidio. Il est assez profond et impressionnant, et on peut y réserver des activités de canyoning, et c’est toujours une bonne idée d’en faire 🙂 Le canyon n’a été réellement exploré qu’en 1965.

Après ce petit détour, on reprend notre route vers le nord, et on admire les formations rocheuses tout autour de nous. Encore une fois, c’est beau!

Même cette bête route de campagne déserte qui serpente entre les petites collines : c’est beau! On se croirait sur un fond d’écran Windows!

Enfin on arrive à notre destination pour cette première journée, c’est la petite ville de Zabjlak. Il faut un peu la voir comme un hub dans le nord du pays. Elle est idéalement située pour pouvoir rayonner sur pas mal d’endroits intéressants. Zabjlak est à 1456m d’altitude. On est en plein cœur du parc national du Durmitor. Cette petite ville de 2000 habitants qui se transforme en station de ski l’hiver est clairement devenue une station touristique à la mode. On sent que ça commence déjà à se la jouer vip-lounge par endroits.

Pour le logement, je vous conseille le système du ‘sobe’. C’est la chambre chez l’habitant, et c’est très très répandu au Monténégro. On voit des panneaux ‘sobe’ partout. La salle de bain est partagée et en général le petit déjeuner est inclus, et c’est surtout vraiment vraiment pas cher. En plus ça vous permet de discuter un peu avec les monténégrins. Pour le coup, je vous conseille donc le logement Underwoods Žabljak Guesthouse (b.b Sinjajevinska, Žabljak 84220). On peut aussi le réserver via Booking & Airbnb (23 Euros la nuit, ça va!). Accueil très sympa et la fille des proprios nous fait le topo sur les meilleurs choses à faire dans la région.

Comme la journée n’est pas encore finie, vite vite on en profite ! Direction le célèbre Crno Jezero, surnommé le Lac Noir. C’est LE truc à voir dans le secteur et ça se passe ici 🙂

Pour trouver le resto du soir, tout se passe en gros sur la rue principale de la ville. On a opté pour le Zlatni Papagaj, avec une carte qui mélange nourriture locale et pizzas. Honnêtement c’est sympa mais sans plus …

Le bilan de cette première journée est vraiment positif ! La journée suivante sera-t-elle aussi réussie ? Vous le saurez en lisant la suite 🙂

La suite du road trip, jour 2 …

Dubrovnik

Dubrovnik est sans conteste une des villes les plus connues et les plus touristiques de Croatie. Elle est d’ailleurs appelée la perle de l’Adriatique. Alors forcément si l’occasion se présente, hop en route à Dubrovnik ! 🙂

Dans cette belle ville, et bien je n’y ai passé qu’une soirée ! 🙂 C’était le point de départ d’un roadtrip au Monténégro. D’ailleurs si vous devez louer une voiture à l’aéroport de Dubrovnik je vous conseille fortement l’agence Last Minute Rent a Car (à ne pas confondre avec d’autres agences ayant un nom similaire!), via Adriagate.com. J’avais fait pas mal de recherches sur le sujet pour éviter les nombreuses arnaques dont on peut être victime à l’aéroport. Je vous confirme que tout s’est parfaitement bien passé! 🙂
Pour le logement, c’était une chambre chez l’habitant, perchée sur les hauteurs. Pas forcément le meilleur choix pour visiter la ville, mais un choix très pratique pour pouvoir se garer facilement le long de la grande route. Trouver le logement sera d’ailleurs une petite mission, à travers le labyrinthe des minuscules ruelles qui se ressemblent toutes, où les noms des rues ne sont pas clairs, et les numéros des logements encore moins. J’imagine pas la galère quand t’es facteur et que tu fais ton premier jour ici! 🙂

L’histoire de Dubrovnik peut se résumer ainsi : au VIIe siècle, pour se protéger des invasions barbares, les habitants du coin s’installent sur un ilot rocheux qu’ils fortifient. C’est la fondation de Raguse. Les fortifications de l’ilot se mêlent ensuite aux habitations de la colline. C’est la forme actuelle de la ville. Elle sera assez épargnée par les grandes guerres, grâce à beaucoup de diplomatie et la force de sa flotte marchande. En 1358 elle devient même une cité état, la République de Raguse, et rivalise presque avec la puissante Venise. Tout va donc très bien jusqu’en 1667 un terrible séisme anéanti la ville, et une bonne partie de la population meurt dans les décombres. C’est la fin de la puissance de Dubrovnik qui ne s’en remettra jamais vraiment. Les guerres Napoléoniennes puis son rattachement à la Croatie la transforme en petit ville de Province. En 1991, elle sera bombardée par les forces serbes et monténégrines. Après la guerre des Balkans, l’Unesco reconstruira une bonne partie de la ville. C’est donc maintenant un plaisir de se découvrir l’héritage culturel et historique préservé de Dubrovnik.

Ce qui marque quand on arrive devant la vieille ville, ce sont les énormes remparts qui en font complètement le tour sur une longueur de presque 2 kilomètres. Ils atteignent jusqu’à 25m de hauteur et font 6m d’épaisseur. Il n’y a que 4 entrées pour pénétrer dans la cité. On emprunte le passage principal à l’ouest, la Porte de Pile.

On arrive directement sur la place Paskoja Milicevića. Sur la gauche il y a la petite église Saint-Sauveur qui date de 1520 et qui a miraculeusement résisté au grand séisme de 1667. Mais surtout sur cette place, il y a la célèbre Grande Fontaine d’Onofrio. Elle est construite en 1438 par l’ingénieur napolitain Onofrio, pour célébrer la mise en service d’un aqueduc de 12km de long qui alimente la ville en eau douce depuis la rivière Dubrovačka. C’était le point d’accès principal à l’eau pour tous les habitants de la ville pendant des siècles!

Derrière on peut voir le clocher de l’église des Franciscains. L’église (et son couvent) datent de 1337. Elle a été totalement détruite par le grand tremblement de terre. Elle a été bâtie à nouveau avec un clocher de 40m de haut.

Juste après, c’est la Placa (ou Stradun), l’artère principale de la ville médiévale. Elle fait près de 300m de long et elle était bordée de palais luxueux … jusqu’en 1667. Lors de sa rapide reconstruction, il a été imposé d’utiliser des matériaux et un style identique, ce qui explique sa simplicité et sa symétrie.

La Placa est pavée de larges dalles en pierre de Brac. Elles sont polies par les siècles et réfléchissent l’éclairage le soir, c’est très joli. Ces pierres blanches extraites d’une ile croate sont célèbres dans le monde entier. Elles ont servi par exemple pour la place Stanislas à Nancy, le pont des Soupirs à Venise et pour la Maison Blanche à Washington.
Le soir, la Placa est noire de monde. Les touristes, les boutiques et les terrasses des restaurants remplissent tout l’espace.

A l’extrémité de la Placa, on arrive à la Place de la Loge (Luza). Elle est dominée par la Tour de l’Horloge avec ses 31m de haut. Elle date de 1444 et abrite une grande horloge et une cloche de 2 tonnes au sommet qui sonne les heures. Elle a miraculeusement résisté aux tremblements de terre subits par la ville, mais petit à petit elle commençait à se la jouer façon Tour de Pise.

En 1929 comme elle penche trop, elle est entièrement démolie et reconstruite à l’identique. A sa gauche, il y a le Palais Sponza, un survivant lui aussi de 1667. Il date de 1522 et permet d’imaginer à quoi devait ressembler la Placa, avec une succession de palais de ce genre.

Sur la place, on trouve aussi l’église Saint-Blaise. Saint Blaise, c’est le protecteur de la ville de Dubrovnik. C’est un saint martyr en Arménie au IVe siècle. Il serait apparut miraculeusement dans les airs à Durbovnik en 971 pour avertir la ville d’une attaque de la flotte vénitienne. Grâce à cette intervention divine, la défense de la ville était prête à temps et l’attaque surprise de Venise a échouée.

L’église date de 1715 , dans un style baroque exubérant qui tranche avec la sobriété des batiments autour.

Après avoir dépassé le deuxième point d’eau de la ville, la petite Fontaine d’Onofrio, on arrive devant le Palais du Recteur. Ce palais abritait les institutions de la République de Raguse, et servait de logement au Recteur, celui qui dirigeait la République. Le Recteur était élu pour une durée d’un mois seulement (reconductible une seule fois par période de 2 ans). Et pour être certain qu’il se consacre réellement à son travail au service de la ville, il était enfermé dans le Palais avec interdiction d’en sortir !

Il n’avait le droit de quitter le palais que pour assister à la messe de Noël, ou pour la St Blaise. Il devait aussi recevoir chaque soir les clés des portes de la ville, et les remettre le matin pour ouvrir à nouveau la cité au monde.

Un peu plus loin, il y a la Place Gundulic. Elle est dédiée au plus célèbre poète et écrivain de Dubrovnik, Ivan Gundulić (1589-1638).

En plus de sa statue sur la place, c’est ici qu’à lieu le marché de Dubrovnik chaque matin.

A l’extrémité de la place, il y a un escalier baroque monumental construit en 1738. Si vous avez vu la série Game of Thrones, c’est sur cet escalier que se déroule la scène de la Marche de la Honte avec la reine Cersei.

L’escalier mène au parvis de l’église Saint-Ignace. Sa construction commence peu après le tremblement de terre de 1667. Après ce terrible évènement, il faut éduquer une population en détresse. La république de Raguse choisit l’enseignement réputé des Jésuites, et autorise la construction de l’église des jésuites de St Ignace.

L’église ne sera achevée qu’en 1725. Elle possède une façade baroque très réussie. A l’intérieur, on y trouve une grotte (artificielle) datant de 1885 en hommage à la grotte de la Vierge à Lourdes.

Juste en face, on arrive sur le vieux port de Dubrovnik. Il était protégé par une lourde chaine qui empêchait les navires ennemis d’y pénétrer. Une digue artificielle a été construite plus tard pour protéger d’avantage l’entée du port. Durant son âge d’or, la ville de Dubrovnik possédait près de 200 gros bateaux commerciaux qui sillonnaient la Méditerranée.

Le bâtiment principal du port avec ses trois arches, c’est l’arsenal, le chantier naval où les bateaux étaient construits. Les arches étaient murées le temps de la construction d’un navire pour protéger les secrets de sa conception aux espions étrangers. C’est maintenant un restaurant, le Gradska Kavana Arsenal, avec une vue imprenable sur le port.

Ensuite, il ne vous reste plus qu’à flâner aux hasard dans les petites ruelles de la ville médiévale et profiter de la douceur nocturne 🙂

Vous pouvez aussi aller vous éclater au club Revelin (classé dans le top 25 des meilleurs clubs du monde par DJ Mag).

A quelques centaines de mètres du port de Dubrovnik, se trouve la petite ile de Lokrum. Un bac fait régulièrement l’aller retour depuis le port de Dubrovnik, la traversée prend 10 minutes.

Pendant des siècles les moines bénédictins occupaient l’ile, et il reste d’ailleurs leur abbaye, abandonnée en 1798. Plus tard, quand Napoléon envahit la région, il construit un fort au sommet de l’ile. En 1859, l’archiduc Maximilien de Habsbourg découvre l’ile et en tombe amoureux. Il en fait sa propriété, y aménage une résidence d’été et créé un grand jardin botanique. Les Habsbourg rendront l’ile à la Croatie en 1919. Depuis 1962, l’ile est une réserve naturelle. Elle possède une petite curiosité, un petit lac … d’eau salée (il communique avec la mer adriatique).

Et pour finir ce bref passage dans la belle ville de Dubrovnik, une petite vue de la côte depuis le village de Plat.

Et si on continuait la route un peu plus loin pour découvrir le Monténégro ? c’est juste à côté, et c’est très beau ! On y va ? 😉 Ça se passe ici.

Seven Sisters

Les Seven Sisters, c’est un site naturel extraordinaire, sur la côte sud de l’Angleterre. Hop en route!

Pour arriver aux fameuses Seven Sisters, il faut rouler sur la route côtière A259 qui relie Brighton, Newhaven et Eastbourne. La campagne anglaise à cette endroit est vraiment très jolie 🙂

Plusieurs options d’approches sont possibles. Par exemple vous pouvez aller au National Trust Car Park de Birling Gap (Site), c’est le spot officiel à touristes avec un grand parking payant (3£ pour 2 heures). De toute façon, tous les parkings dans les environs sont payants! Sauf … une chouette alternative que je vous propose 🙂

Rendez vous au Cuckmere Inn Pub (Site officiel) qui est situé sur l’A259. Il y a un petit parking … qui est gratuit si vous consommez sur place. Il suffit de donner votre plaque d’immatriculation au bar, et d’aller vous boire une pinte ou deux. Et comme ils ont un superbe jardin aménagé, c’est un pur plaisir 🙂 Les plats ne sont pas mauvais non plus !

(Bon en fait, il y a un autre petit parking gratuit dans le coin. C’est le South Hill Barn Car Park, au sud est de Seaford, mais je trouve ça plus agréable d’avoir l’option bières et toilettes à disposition 😉 )

Une fois l’estomac bien rempli, vous êtes parés pour une petite balade digestive d’une vingtaine de minutes. Il suffit d’emprunter le sentier au niveau du parking, et c’est tout droit vers la mer, en suivant la petite rivière Cuckmere.

Le sentier vous conduit aux célèbre cottages des gardes côtes. C’est le spot pour la photo emblématique (et que j’ai magistralement foiré). Ils ont été construit en 1822 pour surveiller la grande plage de galets qui est utilisée par des contrebandiers depuis des siècles. A cause de l’érosion au pied des maisons, elles risquent de s’écrouler et des travaux de consolidations sont en cours (plus d’infos sur le site).

De là, on a une des plus belles vues sur les falaises des Seven Sisters. Les grandes falaises de craie blanche s’étendent devant vous. Chaque sommet correspond à une « sœur » et il y a en 7 qui font face à la mer depuis des millénaires. Voici leurs petits noms : Haven Brow (la première sur la photo, et la plus grande aussi, avec 77 m de haut), Short Brow, Rough Brow, Brass Point, Flat Hill, Baily’s Hill et Went Hill.

En descendant sur la plage ne manquez pas le bunker de la seconde guerre mondiale relooké.

Si ça vous tente, vous pouvez grimper en haut des falaises. Personnellement, je trouvais que c’était plus sympathique en bas 🙂

Pour revenir au parking, soit vous reprenez le même chemin, soit en prenant le sentier qui longe l’autre rive du Cuckmere et qui vous fait passer par une réserve biologique et des grands marais. La distance est quasiment identique.

C’est maintenant l’occasion d’aller visiter la très chouette ville de Brighton, pas loin d’ici.

Stonehenge

Vous voulez visiter le site mégalithique le plus célèbre du monde ? Ca se passe ici, et c’est le célèbre site de Stonehenge, dans le sud ouest de l’Angleterre. On va voir ça, hop en route ! 🙂

Il faut commencer par vous rendre dans le comté du Wiltshire, à une dizaine de kilomètre au nord de Salisbury. Ou tout simplement rouler sur la nationale A303 qui passe à une dizaine de mètres du site en rase campagne. Et il faudra ouvrir l’œil car même si ce site est mondialement connu, on a vite fait de passer à côté sans s’en apercevoir 🙂 Il y a plusieurs options pour visiter le site :

Plan A – Stonehenge Visitor Center
C’est la solution officielle. Il faut compter près de 20£ par adulte, et 5£ de parking! C’est très cher ! Et il faut ensuite obligatoirement booker sa visiter sur le site internet pour permettre d’avoir un créneau horaire. Enfin, vous avez accès à un musée. Une navette vous transporte du musée jusqu’au site, à 1km de là. Avec ce Plan A, vous êtes au plus près des pierres.
Plus d’infos sur le site officiel.

Il y a d’autres astuces qui sont gratuites (et plus ou moins légales).

Plan B – Le sentier
Il y a un sentier qui croise l’A303 et passe à quelques dizaines de mètres de Stonhenge. On peut parfois l’emprunter et se garer un peu plus loin, près du site. Ce sentier est généralement barré aux deux extrémités, et ralentir sur l’A303 peut être assez dangereux s’il y a de la circulation … ce plan B reste donc un simple plan B, voir même une mauvaise idée…

Plan C – Fargo Road
Cherchez la petite route Fargo Road, au nord du site. Garez vous tranquillement le long de la route près des habitations. Ensuite vous rejoignez à pieds le premier site de Old King Barrow, puis vous coupez à travers champs, en suivant « l’Avenue », jusqu’à Stonehenge. Ça fait une chouette balade dans la nature (sauf s’il y a eu de la pluie juste avant, bonjour la gadoue!). De nombreux randonneurs et joggeurs passent ici. C’est tout à fait légal, gratuit, et vous arriverez juste à côté des pierres. Bon en réalité, vous arriverez un peu plus loin, mais c’est quasi pareil. Suivons ce plan, hop!

Notez bien qu’il faut prendre à droite après ce gros arbre, ce serait bête de se perdre dès le début 🙂

C’est le site de Old King Barrow. Très honnêtement, il n’y a rien à voir. Derrière les arbres sur la droite, se cachent d’anciens tumulus datant du néolithique et qui ont été fouillés depuis des siècles.

Ensuite, on marche sur l’Avenue. Concrètement il n’y a pas grand chose pour vous l’indiquer, mais vous y êtes. Il s’agit d’une sorte de chemin processionnel utilisé à l’époque. Il relie la rivière Avon (d’où étaient récupérées les pierres) et le site de Stonehenge. Suivez simplement les traces dans l’herbe, vous êtes dans la bonne direction. Ne faites pas attention aux diverses créatures mystérieuses que vous croiserez en chemin 🙂

Après une bonne vingtaine de minutes de marche, vous voyez les pierres à l’horizon. Et vous revivez ce que nos ancêtres du néolithique vivaient il y a plusieurs milliers d’années. Au milieu de nulle part, des grandes pierres levées!

Il n’y a plus qu’à enjamber une petite clôture et vous êtes sur le site de Stonehenge. Le nom vient du vieil anglais médiéval et signifie « pierres suspendues », voilà, c’est super original. On a retrouvé des traces d’activités humaines datant de l’an -8000!!! Les pierres ne sont arrivées que bien plus tard. Les historiens sont tous d’accord pour dire que le site s’est construit en plusieurs phases.

On peut le résumer comme ceci :
– Stonehenge I (-2800) : construction d’un talus, d’un fossé, et des trous sont creusés dans le sol pour des cérémonies. Quelques pierres de grès de Sarens (extraites à 40 km de là) sont levées.
– Stonehenge II (-2200) : L’avenue menant à la rivière Avon est tracée et des grandes « pierres bleues » venant d’une carrière au Pays de Galles, a plus de 200km de là (!!!!) sont érigées sur le site.
– Stonehenge III (-2000) : Les pierres bleues sont mises à l’écart. Des énormes monolithe de grès de Sarens sont installés. C’est ceux qu’on peut voir actuellement. Les pierres pèsent jusqu’à 50 tonnes ! Les pierres bleues, plus petites, sont réutilisées.

Vers -1000 le site est mystérieusement et définitivement abandonné …

Pour en savoir plus sur les significations des cercles de pierre, les différentes théories, je vous laisser chercher par vous même sur le net 🙂

Sachez au moins que chaque été au solstice, le soleil se lève exactement en suivant cette ligne au sol. Juste au dessus de cette pierre (qui sert presque de viseur) et apparaît ensuite dans la porte des grandes pierres derrière.

Ça donne quelque chose comme ça …

Pour assister à ce phénomène, les places sont rares, et il faut réserver longtemps à l’avance!

Pour tout vous dire, même si ce site est mondialement connu, il n’est pas très impressionnant. On ne peut plus circuler librement au milieu des pierres, et elles semblent petites et perdues au milieu de l’immense plaine. J’ai été un peu déçu je crois … Si vous voulez voir un site beaucoup moins connu, mais beaucoup plus incroyable (à mon sens), alors ça se passe pas très loin d’ici, à Avebury!

Le trajet pour rejoindre la voiture est limite plus intéressant que la visite du site en lui même 🙂

J’en profite pour rajouter cette photo qui est complètement hors sujet. C’est un panneau amusant qu’on aperçoit de temps en temps sur les routes de la région : « attention aux traversées de chars d’assauts » 😉

Avebury

Quand on parle site mégalithique en Angleterre, on a tous en tête le site de Stonehenge … et pourtant, pourtant, il y a un site beaucoup moins connu mais beaucoup plus grand! Ça se passe à Avebury, et c’est tout simplement le plus grand cercle mégalithique au monde. Allez, c’est parti on y va, hop en route! 🙂

Pour découvrir le lieu, il faut aller dans le petit village d’Avebury, dans le comté du Wiltshire, au sud ouest de l’Angleterre. Pour se garer sur place il n’y a pas beaucoup de choix : soit vous optez pour le National Trust Car Park et ça pique (7£ pour un parking terreux), soit vous avez de la chance et il reste une place sur la parking du Pub Red Lion en plein centre du village (« gratuit si on consomme »). Ensuite, on peut librement et gratuitement se promener à pieds sur tout le site.

On estime la création du site d’Avebury aux alentour de -2800 avant JC. Ce site est plus vieux que Stonehenge. Il y a tout d’abord un grand cercle formé par une grande levée de terre et d’un fossé, taillé dans la craie blanche. Son diamètre fait plus de 400 mètres.

Il faut imaginer que le fossé était bien plus impressionnant à l’époque. Il y a eu énormément d’érosion sur plusieurs milliers d’années, mais à l’origine il devait former un grand rempart d’un blanc éclatant!

Plus de 600 pierres se dressaient à l’intérieur de cette enceinte, sur plusieurs cercles. Un grand cercle extérieur, et deux cercles intérieur (un au nord et l’autre au sud). Le centre exact du grand cercle extérieur est maintenant occupée par une petite église.

Il ne reste plus aujourd’hui que 27 pierres encore debout. Ces pierres sont carrément impressionnantes. Certaines ont un poids estimé de plus de 60 tonnes!

Étrangement, il y a eu peu de fouilles archéologiques dignes de ce nom. On sait juste que le site a été occupé pendant tout le néolithique, puis subitement abandonné et totalement oublié pendant l’age du bronze. Durant le moyen âge le site a été peu utilisé, il n’y avait pas de village digne de ce nom. Il servait vraisemblablement de place fortifiée occasionnelle pour tenter de se protéger des invasions vikings.

C’est au XIVe siècle que la plus grande partie des pierres ont été détruites. Elles ont servies de matériaux de construction pour le village, et très probablement beaucoup ont été détruites aussi car considérées comme païennes. Sur place, des petites bornes en béton indiquent l’emplacement des pierres détruites.

Lors de la destruction des pierres par les villageois, une légende raconte qu’un homme serait mort écrasé par la chute d’une grande pierre. Ce drame aurait marqué la fin de la chute des pierres au moyen age. En 1938 on a justement retrouvé les reste d’un squelette à moitié écrasé sous une pierre enterrée et il a été ensuite daté aux alentours de l’an 1325. Peu après cet « accident », la population du village a quasi totalement disparue suite à la grande épidémie de peste noire …

Le site d’Avebury reste ensuite relativement inconnu des anglais jusqu’en 1663 quand le roi Charles II en entend parler et va le visiter. Au XVIIe et XVIIIe siècle, avec la montée du puritanisme en Angleterre, la destruction des pierres recommence. La méthode était plus facile : on faisait un grand feu tout autour, et ensuite on arrosait la pierre d’eau glacée, et le choc thermique la faisait se fracasser. Ce n’est que sous l’époque Victorienne que le site sera épargné. Plus tard en 1930, un archéologue, Alexander Keiller, ira même jusqu’à acheter tous les terrains, pour protéger les pierres. Il en profitera pour déterrer une partie des pierres que les habitants avaient cachés sous terre au fil des siècles, pour les dresser à nouveau.

En suivant la levée de terre, au nord ouest, il y a des « arbres sacrés ». Des grands chênes aux racines incroyables!

Je ne sais pas depuis combien de temps ils sont ici, mais ils paraissent incroyablement vieux.

De nombreux rubans de prières sont accrochés aux branches basses. Le lieu dégage pas mal de choses, et pour un peu on s’attendrait à voir surgir un elfe ou une fée entre les arbres. Ho, c’est pratiquement ce qui est arrivé sur ma photo 🙂

Il parait que JRR Tolkien aurait puisé quelques inspirations ici pour le Seigneur des Anneaux, avant de retourner à Oxford.

Les énormes pierres d’Avebury sont maintenant au calme dans des prairies. Elles ne sont dérangées que par les touristes et les moutons qui paissent paisiblement tout autour.

De quelle façon ces pierres ont été déplacées et érigées, ça reste un mystère! Mais je crois avoir trouvé la solution ! Hop un peu de potion magique et voilà ! c’est facile, easy ! 🙂 (garanti presque sans Photoshop 😉 )

Pour connaitre les nombreuses théories et secrets sur ces pierres, les lignes telluriques, les cérémonies païennes, les alignements des planètes, les chambres d’échos et tout ce qu’on peut lire sur Avebury … et bien je vous laisse faire vos propres recherches sur le net 🙂 En tout cas, je vous promets que la visite de ce minuscule village anglais, vaut VRAIMENT le coup! 🙂

En quittant le village, on retrouve d’autres menhirs le long de la route!

Et d’ailleurs, en prenant la route du sud-est, la B4003, on longe la West Kennet Avenue. C’est le nom qui a été donné à un long corridor de grands menhirs. A l’origine, il y avait au moins 100 paires de pierres, menant du site d’Avebury, jusqu’au Sanctuaire. Le fameux et mystérieux sanctuaire, c’est un petit cercle dans un champ (juste après le hameau de West Kennet en prenant l’A4 vers Marlborough). Il est tellement discret qu’on passe à côté sans le voir. Toutes les pierres ont disparues. Il y a juste quelques dalles dans le champ, à peine visibles, et qui marquent l’emplacement des anciennes pierres. Ce site est encore plus vieux que celui d’Avebury, et on ne sait quasiment rien sur son rôle … à part que ça devait être sacrément important pour planter autant de pierres levées jusqu’à Avebury à 2.5 km de là!

Mais revenons à la West Kennet Avenue 🙂 Pour la « visiter », il suffit de se garer au bord de la route le long du champ, d’enjamber la clôture, et vous y êtes!

Si vous en voulez encore, tout à côté, il y a West Kennet Long Barrow. C’est sur l’A4 à côté de West Kenneth, mais dans la direction opposée au Sanctuaire. C’est un long tumulus du néolithique d’au moins cent mètres de long. C’est le plus long tumulus d’Angleterre. On estime sa construction vers 3600 av JC (plus vieux que Stonehenge) et il était « utilisé » jusque vers 2500 av JC. Je dis « utilisé » car on a retrouvé au moins 46 restes de squelettes humains de cette époque, et tout le monde s’accorde pour dire que les ossements étaient « régulièrement » sortis du tumulus à l’occasion de probables rituels. Et maaaalheureusement, je l’ai vu seulement de loin et pas eu l’occasion d’y aller 🙁

Et encore une centaine de mètre plus loin, juste au bord de la route, il y a une petite colline. Ce n’est pas une colline comme les autres. C’est Silburry Hill. C’est simplement la colline artificielle la plus grande d’Europe. Elle mesure 40m de haut pour un diamètre de 167m. Elle est composée principalement de craie extraite dans les environs. En 2750 av JC, quand elle a été érigée, elle devait être d’un blanc éclatant et visible de loin! Maintenant on dirait juste une bête colline anonyme recouverte de gazon. Le tumulus a été fouillé de fond en comble (et fortement dégradé) depuis plusieurs siècles, et on sait qu’il ne renferme aucune tombe ni aucun trésor. On n’a aucune idée de son rôle, mais sa construction à l’époque a du nécessiter un effort incroyable!

Et maintenant que vous en avez fini avec Avebury, si ce n’est pas encore fait, vous pouvez aller au célèbre site de Stonhenge 🙂

Autour de Essaouira

Si vous avez envie de vous évader un peu des remparts de la médina de Essaouira, je vous propose quelques bons spots dans la région de Essouira 🙂

Moulay Bouzerktoun

A 25km au nord de Essaouira, sur la côte, se trouve le petit village de Moulay Bouzerktoum. Il est situé sur un petit promontoire rocheux face à l’Atlantique. Depuis quelques années, c’est devenu un spot mondial de compétition de planches à voile, kitesurf et windsurf. C’est ici qu’a eu la première édition de la Windsurf Trilogy en 1997 où plusieurs champions du monde s’affrontent.
Pour louer du matériel de glisse, trouver des instructeurs, vous pouvez avoir plus d’infos ici : http://moulay-bouzerktoun.info/

Le Charki, un vent d’alisé du nord-est, souffle toute l’année. Il est particulièrement puissant de mai à septembre.

Sur place il y a un très chouette endroit où s’arrêter pour manger et boire un verre, c’est le restaurant Dar Lawama. L’accueil est super sympa, et la terrasse ombragée qui donne sur l’océan est juste parfaite. Un superbe endroit peu connu, pour se relaxer, prendre un verre, manger, et regarder le ballet des planches dans les vagues. Testé et recommandé 🙂

Had Draa

Vous voulez vivre une expérience authentique, voir même rustique ? ahah 🙂 alors il faut aller au Souk de Had Draa. Il est à une trentaine de kilomètres au nord est de Essaouira. Direction Marrakech, au village d’Ounagha prendre à gauche, et continuer jusqu’au village d’Had Draa. Ensuite, il suffit de suivre la foule. C’est un marché qui a lieu tous les dimanches, et c’est un véritable souk berbère. Entendez par là, qu’il est avant tout à destination des locaux. Ce n’est pas un souk pour vendre des babioles aux touristes. Non, c’est les locaux qui viennent de toutes les bourgades aux alentours, très tôt, pour vendre et acheter de la nourriture, des ustensiles du quotidien … et des animaux.
Il faut absolument faire un détour par le marché aux bestiaux. C’est le point le plus éloigné du souk. Les ventes de dromadaires, moutons et vaches commencent assez tôt et c’est très animé 🙂 En déambulant dans le marché vous passerez forcément près de la zone boucherie … et il faudra avoir l’estomac bien accroché avec les têtes d’animaux fraichement coupées et les flaques de sang un peu partout. Un peu plus marrant, il y a une zone réservé aux barbiers, et la technique est assez rudimentaire 😉
En sortant du marché vous pouvez acheter quelques morceaux de viande à faire griller dans unes des nombreuses terrasses de café, tout en sirotant votre thé à la menthe. C’est à la roots et c’est très bon 🙂 Vous ne devriez pas apercevoir beaucoup de touristes ici 😉

Je n’ai pas pris de photos, car on n’est pas au zoo hein, c’est une population assez pauvre qui fait son marché. C’est pas une attraction. Alors restez cool 🙂

A voir aussi dans le coin, le Domaine viticole du Val d’Argan (https://www.valdargan.com/fr/)

Sidi Kaouki

En prenant la direction du sud, à 25km de Esssaouira, on arrive à Sidi Kaouki. C’est un tout petit village. Il y a un petit parking maintenant pour se garer, depuis que la route a été construite il y a quelques années. C’est rempli de mini van, ça sent le surf à plein nez! 😉 La plage de Sidi Kaouki est immense et c’est une des plus belles de la région. Attention, on ne vient pas ici pour nager, les courants sont forts. Si vous avez un petit creux, vous pouvez vous poser Chez Momo. C’est sans chichi, bon et pas cher!

La maison isolée au bord de la plage, c’est le sanctuaire du marabout Sidi Kaouki. Rien n’indique que c’est un mausolé, mais les locaux y viennent toujours pour prier et avoir la baraka.

Sidi Kouaki c’est aussi un spot très réputé pour les sports de glisse. Ici c’est surtout le surf qu’on pratique. maison marabout et

Au bord de la plage, la Sidi Kaouki Surf Station… qui ressemble à un oasis pirate perdu au milieu de nul part. La déco est terrible et l’ambiance bien cool 🙂

Si vous voulez faire du surf ici, voyez avec eux ! Ils proposent pleins d’autres activités. Plus d’infos ici : https://www.sidi-kaouki.com/

Sidi M’barek

Il y a une très belle balade à faire, en continuant une dizaine de kilomètres vers le sud. Il faut longer la petite route P2201 au bord de l’océan. Quand la route fera un gros virage à gauche pour aller vers les terres, vous êtes arrivés. Il faut se garer au bord de la route (exactement ici : 31°15’58″N 9°47’44″W), c’est juste à l’entrée du village Aït Idir. Ensuite, il faut prendre le petit sentier rocailleux qui descend …

Ensuite, il n’y a qu’à suivre le sentier et les petites marques peintes sur le sol, pour rejoindre le lit de la petite rivière Aghbalou qui coule en contrebas. Le contraste est assez saisissant avec toute la région sèche désertique et rocailleuse qui nous entoure. Il suffit en fait d’un simple petit filet d’eau, et hop la végétation est là, ainsi que les dromadaires 😉

Un peu plus loin, une grande dune de sable fin frôle le ruisseau et la végétation. C’est très beau!

Au pied de la dune géante, c’est les Cascades de Sidi M’Barek! Bon évidemment, la ce n’est pas très impressionnant. Mais en temps de pluie, c’est presque les chutes du Niagara ici 😉 Dans tous les cas, c’est un endroit magnifique. Ce qui est assez fou aussi, c’est que la source du ruisseau, située à 3 km de là coule toute l’année, et que ce lieu est connu depuis des siècles. Les caravanes de dromadaires qui remontaient de Tombouctou à direction de Essaouira ont fait des haltes ici pendant des générations!

On peut continuer de suivre le cours d’eau …

… qui se perd sur une immense plage déserte. Pas si déserte que ça en fait, car la grotte où on peut s’abriter du soleil était « squattée » à ce moment là. Mais sinon, le site était désert, et c’était grandiose 🙂

Pour rentrer, c’est le même chemin. Vous croiserez peut être un des bivouacs qui campent ici, et vous apercevrez aussi le marabout blanc qui domine le site.

Cette balade est vraiment agréable, je vous la conseille vraiment !

Le Café Jimi Hendrix

Cette petite merveille se trouve juste au sud d’Essaouira, sur la petite route qui mène au golf, au petit village de Diabat. Il est là tout discret au bord de la route, derrière la dame sur la photo. Le célèbre Café Jimi Hendrix! C’est quoi cette blague ?

Alors la « légende » raconte qu’en juillet 1969, le célèbre guitariste est en vacances au Maroc avec des potes. Il séjourne à Essaouira, et vient faire un tour à Diabat. Il y reste plus longtemps que prévu, car il est fasciné par les viennes ruines ensablées d’un palais du sultan Mohammed ben Abdallah. C’est ce qui l’inspirera pour sa célèbre chansons « Castle made of sand ». Tout ça est évidemment complètement bidon, Jimi Hendrix a juste dormi un peu à Essaouira et c’est tout. Petit détail supplémentaire, la chanson « Castle made of sand » est sur l’album Axis : Bold as love, sorti en 1967!

En revanche à Diabat, il y a eu pendant 2 ou 3 ans une importante colonie hippie dans les années 1970. Mais les autorités ont fini par faire déguerpire tout le monde car la jeunesse locale avait tendance à venir faire la fête ici et ce n’était pas trop du gout des familles …

Si vous aimez Jimi Hendrix (qui n’aime pas???), je vous conseille cet excellent site très complet : The Voodoo Child 🙂

L’arganier

L’arganier est un arbre endémique du Maroc, qu’on retrouve partout dans les paysages rocailleux et désertiques de la région d’Essaouira. Son bois est très dur, on le surnomme « bois de fer ». Il est amusant pour les touristes car on voit souvent des chèvres perchées sur les branches. En effet, elles n’hésitent pas à grimper à plusieurs mètres de hauteur. Ce n’est pas juste pour amuser la galerie, c’est surtout que l’arganier produit un fruit qui ressemble à une olive flétrie. Et les chèvres en raffolent! 🙂

Et c’est justement la présence des chèvres qui va permettre de produire l’huile d’argan. Les chèvres gobent les fruits et recrachent les noyaux (mais parfois il faut retrouver les noyaux dans leurs excréments). Ces fameux noyaux d’argan renferment des amendons, des graines, à partir desquels on produit de l’huile. Et cette huile, c’est le trésor de la région. On en extrait l’huile d’argan alimentaire, qui a un délicieux gout de noisette. Cette huile ne se fait pas cuire. On produit aussi de l’huile d’argan cosmétique. Il faut plus de 27 kilos de fruits pour produire un litre d’huile d’argan.

C’est traditionnellement le travail des femmes de récolter ses noix d’argan et de produire de l’huile. Des coopératives de femmes de la région continuent d’exploiter cette ressource.

Panorama sur Essaouira

Arrêtez vous au moins une fois au point de vue Azlef. Il est sur la route R207 qui vous conduit droit dans la vallée où se trouve Essaouira. Dans le virage avant de descendre dans la cuvette de la vallée, il y a un petit parking . Vous aurez un beau panorama sur la cité.

Et il y aura toujours quelqu’un pour vous proposer une photo avec un dromadaire 😉

Vienne – Randonnée dans les vignes

Vous avez envie de sortir un peu de Vienne? Je vous propose une petite balade vraiment sympathique à quelques kilomètres du centre historique 🙂 Les collines qui entourent la ville sont couvertes de vignes, et c’est justement là où je vous emmène! Il faut savoir que dans la métropole de Vienne, il y a plus de 700 hectares de vigne, une cinquantaine de domaines, et une production de 2,4 millions de litres de vin par an! Ca change des quelques malheureux pieds de vignes de Paris à Montmartre haha. Le vin viennois, c’est principalement du vin blanc. Et la spécialité ici depuis des siècles, c’est le « Wiener Gemischter Satz ». En gros, sur les parcelles de vignes, on cultive jusqu’à 20 cépages différents, et ils sont ensuite pressés et vinifiés ensemble. Le but est d’avoir un vin constant et minimiser les risques d’une mauvaise récolte.

Il y a de nombreux chemins de randonnées dans les collines, et vous pouvez avoir plus de détails ici. Je vous propose d’user vos chaussures et d’affuter vos papilles, en suivant une variante du circuit Stadtwanderweg 1 – Kahlenberg. Une petite dizaine de kilomètres vous attendent, et rassurez vous, il y a plusieurs endroits pour se poser, profiter du paysage, et bien sur pour déguster du vin 😉

Pour commencer, il faut prendre le tramway D, et aller jusqu’à son terminus au nord de Vienne, à l’arrêt « Nußdorf, Beethovengang ».

Ensuite, c’est simple, il n’y a plus qu’a suivre le panneau
Stadtwanderweg 1. Le début de la ballade se déroule le long d’un petit ruisseau dans ce charmant village viennois.

Juste après le cimetière, les premières vignes apparaissent, voilà, on est dans la nature, dans des grands espaces, et ça fait du bien 🙂

Certains pieds de vigne sont même sponsorisés par les plus grandes célébrités de la planète, ça rigole pas ! 😉

Quand le chemin rentre dans la forêt , vous avez le choix. Soit vous voulez raccourcir la marche et vous prenez le chemin qui monte sur votre droite. Soit vous avez envie de vous balader et de profiter de cette belle forêt, alors vous continuez votre route le long du ruisseau 🙂 Même l’arbre avec la marque jaune du sentier semble être partagé entre ces deux choix, ou alors c’est qu’il à trop bu 😉

Pour info, si vous prenez le « raccourci » vous louperez un site insolite qui se cache dans la forêt! C’est une maison d’artiste, isolée et perdue au milieu des bois. On peut la voir de l’autre côté du ruisseau.

C’est super coloré, ça a l’air trop cool, mais malheureusement je n’ai pas trouvé plus d’infos sur ce lieu. Si ça vous parle, je suis preneur 🙂

Ensuite, on continue de profiter de cette belle nature 🙂

Après une bonne montée, le chemin sort enfin de la forêt et on se retrouve face à une route. Il faut la traverser, et continuer de grimper la colline en suivant le sentier sur la gauche de la route. Un peu plus loin, il faut prendre la passerelle qui enjambe la route et retourner dans les bois.

Vous arrivez ensuite au pied de la Stephaniewarte. C’est une tour de guet construite en 1887 au sommet de la colline que vous venez de gravir, le
Kahlenberg (484m de haut). La tour fait 22m de haut et servait à surveiller le trafic sur le chemin de fer à crémaillère. Mais de quoi on parle, il est où ce chemin de fer ? on ne voit rien! Et bien en 1873, en vue de l’Exposition Universelle, la ville de Vienne décide de construire un chemin de fer à crémaillère (comme en Suisse), et qui servira d’attraction pour emmener les visiteurs au sommet de la colline. Le petit train fonctionnera tranquillement jusqu’en 1914. Après la guerre, le charbon se fait rare, des vols de traverse de rails ont lieu, et le dernier voyage du train a lieu en 1921. Depuis, l’itinéraire suivi par le petit train a été remplacé par la route que vous venez de longer.

Maintenant, il ne reste que cette tour … et ses toilettes publiques historiques ! 🙂 La dame pipi qui gère l’entrée vous tiendra à l’œil, attention !! 😉

Un peu plus loin il y a un grand banc en pierre semi circulaire, en hommage à la Kaiserin Elisabeth … qui est plus connue sous le nom de Sissi 🙂

Le chemin sort de la forêt et un monument commémoratif vous accueille. C’est ici, en 1683, qu’est arrivée l’armée de secours qui a permis de libérer la ville de Vienne qui était assiégée par les Turcs. Cette bataille où 200.000 hommes s’affrontent marquera la fin de la politique d’expansion des armées ottomanes.

Si l’histoire ne vous passionne pas trop, vous pouvez simplement traverser la place, et slalomer entre les touristes. Car hélas, oui, il y a un grand parking rempli de voitures et d’autobus. Tous viennent s’agglutiner sur la terrasse d’un restaurant ultra bondé.

Il faut bien avouer que la vue sur Vienne est formidable! 🙂

Comme il y a vraiment beaucoup trop de monde ici, je vous propose d’aller un peu plus loin pour faire une véritable halte. Ça se passe à Josefinenhütte. C’est un restaurant très bien situé en lisière de forêt, avec des grandes terrasses dehors. L’ambiance y est très agréable et reposante 🙂 (le site web ).

Attention, je vous conseille de ne pas manger ici (même si c’est surement très bon), mais plutôt de vous rafraichir avec un petit verre (ou deux), avant de rejoindre le lieu où vous pourrez vraiment vous rassasier 🙂

Pour ça il faut traverser le terrain d’accrobranche (juste à côté du restaurant) et reprendre le sentier à travers la forêt. Au premier croisement, prendre à droite.

Quand vous sortez de la forêt, il faut prendre à gauche sur la petite route en direction de Heuriger Hirt.

Un Heuriger, c’est un lieu incontournable de votre séjour viennois. C’est le nom de l’endroit tenu par des vignerons et qui permet de gouter les vins locaux tout en dégustant des spécialités. Il y a de nombreux Heuriger. J’ai beaucoup aimé celui là. Ne serait-ce que pour la vue déjà. Ensuite le buffet était plutôt bien garni, et c’était très bon et vraiment pas cher. Le service peut paraitre un peu rude, mais en fait très sympathique dès qu’on sort en sourire. On y a passé un très bon moment, et je recommande vraiment 🙂

Heuriger Hirt (Eisernenhandgasse 165) : Leur site web

Une fois que vous avez fini de cuver … ou de faire la sieste sur les transats, il est temps de reprendre le chemin. C’est tout de suite plus facile, ça descend ! (et avec un peu de vin dans le sang, la fatigue, on l’oublie vite 🙂 )

La route vous conduit au charmant petit village de Kahlenbergerdorf (avec sa jolie église).

Je vous conseille ensuite de passer sous le pont ….

Et ainsi rejoindre les berges du Danube. Ensuite, il suffit de longer tranquillement ce grand fleuve et passer à côté de nombreuses guinguettes animées 🙂

On arrive enfin au niveau des écluses de Nussdorf qui servent à réguler le débit du canal du Danube qui va vers le centre de la ville.

C’est ici que cette longue ballade s’achève. Il faut prendre le petit tunnel et rejoindre la gare Wien Nussdorf Bahnhof. Et de là, hop un petit tour de train pour rejoindre le centre ville (ou reprendre le tramway D si vous n’êtes pas trop pressé).

Pour continuer à découvrir Vienne :